''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Un nouveau commencement. [RP Libre]

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Rusyann Amentia



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Race : Reiko
Classe : Lame Noire
Métier : Tortionnaire des Âmes
Croyances : En le Début et en la Fin de toute chose.
Groupe : Les envoyés du Fléau

Âge : 921 ans

Messages : 20

Fiche de Personnage : L'Antre de la Folie.

Histoire de Personnage : Rusyann était un grand Démon Renard blanc à huit queues devenu par la suite un Reiko pour tromper la mort. Son Âme est désormais prisonnière des sceaux de la Robe qu'il porte. Le rendant plus puissant que ce qu'il était.

Très vite son état actuel a finit par le dégoûter profondément de lui-même. Extrêmement Fier, il ne supporte plus d'avoir perdu son propre corps et il écume désormais Feleth pour trouver un moyen de le récupérer.

En proie à la folie constamment, il massacre les Démons, les Felethiens et mêmes les Anges qui se dressent contre lui et sa profonde Sagesse. Alliés comme ennemis.


1) L'ascension de la Folie:
Un nouveau commencement.

2) Le règne de la Mort:
Un nouveau règne.

MessageSujet: Un nouveau commencement. [RP Libre]    Sam 11 Juil 2015 - 16:37

Rusyann avait atterri sur Feleth il y a de ça quelques mois. Il avait déjà pu drainer suffisamment d'informations sur l'histoire et le monde qui l'entourait pour en avoir un aperçu global. Il avait même réussit à intégrer le groupe des envoyés du Fléau en interpellant l'un d'entre eux au hasard de ses recherches et dont il s'était déjà fait une renommée de par son efficacité dans les missions qui lui étaient confiées.

Après avoir escorté l'un des criminels politiques du Royaume vers Venill, il avait reçu sa récompense de 10 000 pièces d'or qu'il avait attaché à sa ceinture avec les autres. L'idée lui était grotesque de devoir marchander une possession avec des morceaux de minerais plutôt qu'avec la force mais il devait s'y soumettre si il ne voulait pas attirer l'attention sur lui. Mais grâce à cet or, il avait néanmoins pu entamer les travaux de construction d'une très grande tour située à proximité du fleuve, lui donnant une vue imprenable sur le pont de Venill. Il comptait en faire un lieu d'échange reconnu dans tout Feleth. Il espère ainsi, grâce à se stratagème, attirer les personnes qui pourraient l'aider dans ses quêtes personnelles et pourquoi pas y rencontrer des personnes très influentes du Pays ou du Royaume. Comme celle qui viendraient récupérer les prisonniers qu'il aide secrètement à sortir du Royaume.

Il se tenait à présent sur le pont de Venill avec pour seul compagnon le vent qui tailladé sa longue Robe noire. Puis une vague d'hérésie vint s'écraser dans son esprit.

*Comment ais-je pu perdre mon corps et faillit y laisser ma vie? Si je n'avais pas sous-estimé mon frère je ne me serai pas fait entailler par ses armes maudites et mon véritable corps s'en serait remis. Fallait-il seulement qu'il me provoque et que je me laisse emporter par son insoumission face à mes ordres? Quel crétin fut-il.*

La perte de son frère n'affectait pas plus que ça Rusyann, car au fil des années ils étaient devenus davantage des rivaux que des alliés. L'avoir supprimé le réjouissait en partie car cela signifiait qu'il était le plus fort d'entre les deux. Sa fierté se hissant aussi haut que le tas formé par ses funestes victimes. Mais il avait perdu son corps et par le biais de celui-ci une part de son identité. Quand il se regarde maintenant, il ne voit plus qu'une ombre dépravée et sans visage, bien loin du prestigieux Renard blanc qu'il était et percevait auparavant dans les yeux remplis de terreur de ses proies.

La lune était masquée par des nuages aussi noirs que la nuit. Seule la lumière translucide de quelques étoiles parvenaient à percer au travers des nombreux cumulus et à se refléter dans les eaux remuées du fleuve de Venill. La pâle silhouette de Rusyann se détachée nettement au dessus du pont, plus noire encore que l'ombre sur laquelle elle se déplaçait.

*Combien d'êtres se sont arrêtés ici et combien d'êtres s'arrêteront ici? Combien d'êtres m'ont-ils salués ici et combien d'êtres sont-ils mort ici? La Vie ne trouve t-elle donc de raison que par la présence de la Mort? La Raison ne trouve t-elle donc sa place que grâce à la Folie? Puis-je distinguer sa Lumière si mes yeux sont déjà illuminés? Puis-je apercevoir la profondeur des ténèbres dans lesquelles je suis plongé si je suis aveugle? Pour atteindre la Raison, faut-il donc que je sois Fou?*

Rusyann continuait à s'avancer d'un pas lent mais certain vers le coté Ouest de Venill pour retrouver les collines où il a l'habitude de s'y tenir. De là il guette ensuite l'arrivée ou la sortie des passants sur les quelques routes isolées qui mènent au pont. Peut-être pourront-ils l'aiguiller, autrement il les dévorerait pour satisfaire sa faim si ils se révèlent corrompus.

Il continuait de marcher quand il perçut vaguement puis plus distinctement l'aura d'un être, se confondant lui aussi dans la nuit. Il marqua un bref arrêt pour l'étudier, sa force semblait plus grande que ceux des passants qu'il avait l'habitude de croiser par ici. Rusyann s'avisa et se dirigea vers cette mystérieuse ombre qui se tenait désormais non loin de lui et qui se retourna en sa présence quand il l'apostropha de sa voix fantomatique:

- Qui es-tu, voyageur?


Dernière édition par Rusyann Amentia le Mar 11 Aoû 2015 - 16:06, édité 2 fois
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Magda Seriel

Maîtresse d'Indreju

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Classe : Aube-lame
Métier : Garde du corps
Croyances : Aucune
Groupe : Solitaires

Âge : 438

Messages : 22

Fiche de Personnage : Ici tout débute


MessageSujet: Re: Un nouveau commencement. [RP Libre]    Mer 15 Juil 2015 - 1:04

"Non, les affaires politiques ne m'intéressent pas."
"Pour quelqu'un qui souhaite changer la façon d'être de ce monde, tu ne fais pas beaucoup d'effort pour y parvenir."
"Je souhaite que Feleth change, oui, mais pas par ma main. Avant que tu ne me demandes pourquoi, sache que j'ai déjà réfléchi à tout ça. Surtout depuis mon rapide passage en Adiryl où j'ai pu de nouveau ressentir les effets d'un monde bienveillant."
"Ta conclusion ?"
"Je pense que c'est à l'Empereur d'agir avant toute chose, même si nous ne devons pas forcer la main aux races de Feleth nous devons leur montrer ce qu'est vraiment un monde parfait et pour cela Adiryl à un role à jouer. Il faut épurer Feleth du mal qui le ronge, les démons et chaque être maléfique des races de ce monde."
"Ta solution, c'est que l'Empereur décide de déclencher une guerre des trois mondes pour "épurer" le monde du milieu ?"
"Pourquoi pas enchaîner sur l'épuration du Vein ?"
"Tu es sérieuse ?"
"Non, bien entendu. Personne ne serait assez fou ni même assez puissant pour cela, pas même les deux démons primordiaux. Détruire le Vein serait comme détruire la matière dont nous sommes fait, après tout, c'est de là-bas que tous, nous venons. Qui peut connaître les conséquences d'un tel événement ?"
"On en revient au premier sujet, pourquoi tu ne ferais pas de la politique si changé Feleth importe pour toi."
*sourpir* - "Même si je souhaitais m'engager là-dedans, je ne pense pas qu'une haut-elfe soit la bonne personne pour changer ce monde, ce doit être quelqu'un qui est originaire de ce monde, on pourrait l'assister mais qui mieux qu'un natif peut savoir ce qui est bon pour sa terre ?"

Le fait de parler de l'avenir des mondes avait le don de me donner le vertige. Même si j'ai déjà vécu des siècles et des siècles, le fait est que le futur est incertain quoi que je puisse dire ou faire. Mes actions ont des conséquences, oui, comme chaque action de chaque être vivant peu importent d'où il vient. Je pourrais choisir d'agir d'une façon qui toucherait plus le monde qui m'entoure, mais j'ai la désagréable sensation que ceci n'est pas l'objectif que je me suis fixé en arrivant sur Feleth. Oui, je souhaiterais voir ce monde changer et devenir meilleur, mais non, je ne veux pas être aux premières loges de ce changement, je voudrais aider mais pas que toute ma vie se résume à cela. Qu'importe tout cela, lors des changements des dernières années, j'ai préféré ne pas agir, me contentant de laisser les évènements se dérouler. L'oracle lui s'était absenté pendant un temps avant de revenir bougonnant qu'il était inutile de se mêler à tout ça, que ce n'était qu'un prélude au véritable bouleversement. En attendant, les rebelles cachés sont devenus une puissance à part, le royaume se meurt en témoigne les évènements sur l'île, il est incapable de s'occuper de ses terres les plus lointaines.

Nous voilà, dans un monde en proie à la guerre, où il est impossible de marcher plus de quelques pas sans se faire, agresser, insulter ou accuser de trahison envers le pays ou le royaume et c'était encore plus vrai dans les alentours de leur nouvelle capitale, Venill. Je suis déjà venu ici bien avant la reconversion de la ville en capitale. C'était un endroit bien différent, et même si c'était déjà l'endroit où les rebelles se retrouver maintenant que c'était officiel cet endroit était devenu un dépotoir pour ceux désirant fuir le royaume, la surpopulation dans une ville n'avait jamais rien de bon. Madorass avait au moins l'expérience pour gérer une foule énorme, là, on en était très loin.

"Pas question que je passe la nuit ici."
"On va rester ici un petit moment, va falloir t'y habituer."
"Je préférais construire une cabane de mes mains plutôt que passer une heure de plus ici."

J'étais partie en direction du pont sans me soucier de savoir si oui ou non l'oracle m'avait suivi. Si le nombre de personnes avait grandement augmenté la ville en elle-même n'avait pas changé. Traversé le pont me permettrait de rejoindre la deuxième partie de Venill et d'en sortir sans avoir la fâcheuse impression d'avoir perdu ma journée. Me voilà, sans le moindre ménagement en train de bousculer les personnes qui restaient sur mon passage. Je ne suis pas très bien au fait de ce que ces gens ont dans la tête, mais par expérience, je ne restais jamais très proche de quelqu'un d'armée comme je l'étais. Je commençai à voir le pont devant moi avant de voir deux personnes d'une stature un peu trop fière pour être du bas peuple le garder. Je n'avais pas souvenir de ça, sûrement un changement dû au nouveau statut de Venill. J'ai continué de marcher à vive allure espérant qu'ils ne m'importunent pas. Ils se sont tournés vers moi alors que je venais de poser un premier pied sur le pont.

"Magda attend !"

Je me suis retournée pour voir l'oracle qui me criait après s'excusant auprès de tout le monde à ma place, je devais avoir l'air d'une chasseuse en quête d'une proie, peut-être la raison pour laquelle les deux hommes n'avaient rien engagé à mon égard. Voilà que le vieil homme m'avait rejoint, il avait adressé la bonne journée aux gardes avant de venir me rejoindre, il m'expliqua que dans ma précipitation, je n'avais vu aucune des missives adressées à la population. Apparemment, le pont n'était pas sûr à cause de personnes trop zélées, les deux hommes étaient là pour empêcher les villageois de traverser le pont à la nuit tombée. Dans un profond soupir, je me suis adossée sur le mur en pierre qui empêchait les maladroits de tomber dans le fleuve. Je comprends maintenant pourquoi ils m'ont laissé passer sans rien dire.

"Ils savent autre chose ?"
"Que si vous voulez rejoindre l'autre partie de la ville, attendez demain."

J'ai tourné la tête vers le garde de gauche qui s'était retourné pour s'immiscer dans notre petite discussion. Il avait l'air d'un jeune soldat, sûrement un garçon qui venait de se trouver une raison de vivre en s'enrôlant dans la garde civile de sa nouvelle capitale.

"Mon petit." Dis-je de manière ironique pour remettre ce petit chenapan à sa place. Il m'a regardé d'un air furieux, la main déjà sur la garde de son épée. Son collègue, que je voyais toujours de dos, ne semblait pas bouger pour le moins du monde. L'oracle lui me foudroyait du regard, il était vrai que depuis quelque temps, j'étais de moins en moins patiente envers n'importe quel étranger, surtout s'il venait à prendre aussi mal la moindre petite pique. Je l'ai encouragé à dégainer ce qu'il a fait sans la moindre hésitation.

"Des hommes trop zélés, c'est bien ce qu'indiquent les missives ?"
Je n'ai eu en guise de réponse de la part du vieux qu'un bougonnement boudeur, lui aussi avait compris dès l'instant où ce petit idiot a répondu à ma provocation. Il a lancé son bras derrière lui pour se donner de l'élan avant de lancer un coup à l'horizontal près de ma gorge, je me suis écartée promptement avant de poser ma main sur le pommeau d'Indreju, mais à peine avais-je senti l'arme sous mes doigts que j'ai eu un petit ricanement. L'oracle lui n'avait pas bougé d'un pouce, la colère du jeune démasqué était clairement visé contre moi, mais pourquoi donc ?

"Garder son calme ce n'est pas une règle de base ?"
"T'es mal placée pour dire ça ma pauvre enfant."
"Pas aujourd'hui."

Il était en train de me foncer dessus avec son épée placée comme s'il voulait me transpercer. D'un bref pas de côté, je l'ai laissé poursuivre sa course dans le vide. Il s'est arrêté comme il a pu avant de me jeter un regard noir qui m'aurait presque fait frissonner, s'il ne venait pas d'un tel abruti... Il existe des êtres tellement puissants dans les trois mondes devant lesquels mon coeur se serait aussitôt arrêté s'ils m'avaient lancé un tel regard. Mais les yeux de cet enfant ne montraient qu'une colère injustifiée, pour moi du moins. Pour la personne en colère, elle était toujours justifiée, il fallait avant tout se calmer pour savoir si oui ou non, il fallait s'énerver dans ce genre de situation. Hélas, c'était impossible de savoir si ce gosse pouvait avoir ce genre de réflexion. Cette fois, il avança doucement vers moi, il était en train de retrouver un certain calme qui l'empêchait de foncer tête baissée comme un débutant, il s'est soudainement arrêté avant de me hurler dessus. Brièvement, mes yeux se sont écarquillés de surprise, il était en train de me dire de dégainer, car c'était un profond manquement à l'honneur de se moquer ainsi de quelqu'un en ne le prenant pas au sérieux.

"L'honneur ? Mais que sais-tu de l'honneur ? Même si l'on t'offense, tu dois rester stoïque et ne pas réagir aux moqueries de parfaits inconnus, pas les attaquer avant même qu'il n'ait eu le temps de se mettre en position pour se battre. Si tu veux de l'honneur de la part de tes adversaires, commences déjà par en avoir toi-même. De plus, je doute que les passants que vous agressez la nuit ait la moindre chance face à vous, ça aussi, c'est de l'honneur ?"
"Vous avez une grande gueule, ça, on ne peut pas vous l'enlever."

Je me suis retournée à vive allure pour voir apparaître depuis l'autre bout du pont trois hommes qui semblaient avoir envie de tout, sauf de rigoler. J'ai soupiré de lassitude, décidément Venill était devenue une deuxième Madorass. Je me serais bien passée de ce genre de rencontre, je voulais simplement quitter la ville...

"Hey gamin, dégage de là et pas un mot, autrement, je te sors les tripes à main nues."

J'ai entendu le garde déglutir avant de détaler et se faire intercepter par son binôme visiblement en colère d'apprendre que des hommes du même corps que lui était capable de tels actes. Il m'a fait un signe de tête montrant qu'il s'occupait du morveux, je ne pouvais lui en demander plus, encore moins se battre contre ses collègues.

"Tu as le chic pour attirer les ennuis Magda."
"Ce n'est nullement intentionnel."
"Eh bien, tu voulais t'amuser, maintenant, tu peux."

J'ai sorti Indreju et sa jumelle avant de partir à la rencontre de mes adversaires, même si la nuit commençait dangereusement à devenir noire, je me savais capable de continuer à voir comme si l'on était en pleine journée. J'aurais pu utiliser mon armure de métal, mais je n'ai aucun doute sur l'issue de l'affrontement, ces hommes ont beau être plus expérimentés, je savais que je leur étais largement supérieure et le combat qui a suivi n'a fait que me conforter dans l'idée que tant que mon adversaire n'était pas un habitant du Vein ou d'Adiryl j'étais incapable de défaite, du moins, pas avec une lame. À peine étais-je arrivée à leur hauteur qu'Indreju a décrit un arc de cercle, j'ai senti le bout de la lame trancher quelque chose, les quelques gouttes de sang tombant sur le sol confirma mon ressenti. Ma lame avait fini sa course en en rencontrant une autre, à croire que le coup n'avait pas été assez rapide pour tous les surprendre. L'homme blessé lança un juron avant de lever son arme pour l'abattre à la verticale, à peine avait-il commencé son geste que Kvalnir, la jumelle d'Indreju, détacha sa main de son poignet. Sa main tenant l'arme tomba lourdement sur le sol, son bras resta en l'air quelques secondes le temps qu'il se rende compte de ce qu'il venait de se passer. Ignorant ses cris de douleurs j'ai enfoncé Kvalnir dans sa poitrine sans la moindre difficulté, partir au combat avec un simple cuir sur soi n'est guère recommandé, à vrai dire, même une armure de plaque n'aurait pu empêcher la lame de s'enfoncer. La vie avait quitté son corps depuis à peine une seconde que déjà, je me suis retournée vers mes deux autres ennemis. Après quelques parades, je me suis reculée avant de me lancer dans un léger rire. Dans leurs yeux, je pouvais voir à quel point ils étaient terrifiés.

"Qui à une grande gueule maintenant ?"

Ils lâchèrent leur arme d'un coup, le bruit du métal heurtant le sol me vint aux oreilles. C'était étrange, c'était la même réaction qu'avaient les humains lorsqu'un démon venait à eux pour les tuer sans nul autre motif que le plaisir de tuer. Étais-je devenu comme les êtres du Vein au point de prendre la vie d'humain sans que cela ne m'attriste ? Non ! Absolument pas, ces hommes étaient loin d'être innocents. Je ne me battais pas pour mon plaisir, à peine, mais c'était de leur fait si j'en étais venu aux armes, pas aux miens, j'étais contre depuis le départ. J'ai rengainé Kvalnir et à peine Indreju à-t-elle commençait à rejoindre son fourreau qu'ils m'ont sautés dessus couteau en main, je n'avais qu'une fraction de secondes pour réagir et ma seule réaction a été de placer mon bras droit en opposition, leurs lames se brisèrent sur celui-ci, l'on ne me considérait pas comme une aube-lame pour rien. J'avais besoin de temps pour faire apparaître l'armure complète, mais faire apparaître une petite partie était un véritable jeu d'enfant.

"L'honneur à l'œuvre..."
"Sorcière !"

Ils commencèrent à s'enfuir sans arriver à garder leur équilibre, je les ai rattrapés avant d'en finir avec eux. Leurs derniers mots résonnèrent dans ma tête, moi une sorcière ? J'ai soupiré d'aise que ce soit fini et tout cela sans blessure malgré une petite frayeur à la fin, j'aurais dû me douter qu'ils fussent capables d'un tel coup bas. Dans un léger effort, j'ai fait passer leur corps par-dessus bord, le fleuve les amènera au grand océan là où le monde les oubliera. Je suis retournée vers l'oracle avant de lui sourire.

"La voie est libre !"
"Oui, j'ai remarqué..."
"2% pour cette fois."
"Merci."

On a traversé le pont pour rejoindre la deuxième partie de la ville après ce petit désagrément. Il faisait maintenant nuit noire, seule quelques torches permettaient aux oiseaux de nuit de se retrouver dans la capitale du Pays. Je ne savais pas pour l'oracle, mais moi, j'étais épuisée, il me tardait de dormir, mais hors de question de me reposer avant d'avoir quitté la ville. Encore une vingtaine de minutes et l'on sera enfin dehors, j'aurais préféré dormir dans un lit même si celui-ci n'était pas très luxueux, mais je ne reviendrais pas sur ma décision. Mes pas se firent plus lent au fur et à mesure que l'on approchait de la grande porte, à peine l'avait-on traversé que je pris une grande bouffée d'air. Enfin ce sentiment d'oppression constant que je ressentais avait disparu, il était maintenant temps de trouver le premier endroit possible où dormir.

"Magda."
"Quelque chose ne va pas ?"

Je connaissais déjà la réponse, à force de le côtoyer, je pouvais reconnaître les intonations de sa voix, et je savais que quelque chose le troublait.

"Qui es-tu, voyageur ?"

Cette voix me fit le même effet qu'un éclair, je me suis retourné vivement une dague déjà dans la main, parée à toute éventualité. À peine avais-je posé mes yeux sur le propriétaire de cette voix que mes doigts lâchèrent aussitôt mon arme. L'oracle posa une main sur mon dos et m'aida à me calmer.

"Inutile de paniquer, il n'est pas dangereux, du moins pas encore. Autrement, tu serais déjà morte. Pour te répondre Reiko, nous sommes des êtres d'Adiryl, comme toi si ma mémoire ne me fait pas défaut et nous cherchons simplement un endroit où dormir avant de reprendre des affaires qui ne regardent que nous."

Reiko, que venait de dire le vieux ? Reiko, reiko, j'ai beau fouillé dans ma mémoire il n'y avait rien dans ce nom qui me revint, l'oracle aurait-il préféré ne pas me parler de ce genre de créature pour ne pas m'effrayer ? Non, impossible, j'ai entendu des histoires sur ce démon que l'on nomme Squelette, rien ne peut me faire peur à ce point. S'il ne m'en a pas parlé, c'est que lui-même avait des doutes sur l'existence d'une telle chose, mais de toute évidence, il en savait plus que moi, mais jusqu'à quel point. J'ai reculé de quelques pas avant de lever les yeux vers le ciel noir et de nouveau porter mon regard sur ce "Reiko". Un frisson me parcourut l'échine, qu'allait-il faire de nous ? Que pouvait bien ressentir l'oracle ? Étais-je la seule à être à deux doigts de m'évanouir.
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Rusyann Amentia



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Race : Reiko
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Fiche de Personnage : L'Antre de la Folie.

Histoire de Personnage : Rusyann était un grand Démon Renard blanc à huit queues devenu par la suite un Reiko pour tromper la mort. Son Âme est désormais prisonnière des sceaux de la Robe qu'il porte. Le rendant plus puissant que ce qu'il était.

Très vite son état actuel a finit par le dégoûter profondément de lui-même. Extrêmement Fier, il ne supporte plus d'avoir perdu son propre corps et il écume désormais Feleth pour trouver un moyen de le récupérer.

En proie à la folie constamment, il massacre les Démons, les Felethiens et mêmes les Anges qui se dressent contre lui et sa profonde Sagesse. Alliés comme ennemis.


1) L'ascension de la Folie:
Un nouveau commencement.

2) Le règne de la Mort:
Un nouveau règne.

MessageSujet: Re: Un nouveau commencement. [RP Libre]    Jeu 16 Juil 2015 - 1:30

La nuit continuait à recouvrir les êtres de ses ténèbres. Mais aucun de ceux se trouvant sur le pont ne s'en souciaient. Ils étaient habitués à percevoir au delà de son ombre, tout comme à jouer avec elle lors de leur mission.

  Autrefois quand il était encore fait de chair et d'os, Rusyann n'aurait jamais apostrophé ouvertement une personne autre que pour se jouer d'elle et la martyriser. Il aimait posséder quelques fois les esprits affaiblis par la haine pour les pousser à bout contre leur propre proche. Cela le faisait énormément rire, car quand ces esprits là retrouvés enfin la raison, ils semblaient si éperdus et si misérables quant à leur récent agissement que sa en était raillant. Mais dans son nouvel état, il avait énormément de mal à prendre plaisir aussi simple soit-il, au contraire. Depuis quand n'avait-il plus goûté à la sensation du vent soufflant sur son fin pelage? Depuis quand la vue d'un bon repas fumant ne lui donnait plus aucune faim? Depuis quand était-il devenu si pathétique à ses yeux que cela le rendait malade? Rencontrer des êtres impurs aussi minables sur Feleth l'aidé à déverser une partie de sa rage qu'il avait contre lui, sur eux. Adyril semblait lui avoir ouvert une nouvelle voie, un chemin de paix intérieur qu'il était curieux et pressé d'arpenter pour en connaître tous les secrets. La Séraphine qu'il y avait rencontré, aux cheveux aussi blanc que son défunt pelage, semblait l'avoir envoûté, lui qui d'habitude était l'envoûteur. Quelle ironie, il fallait qu'il trouve un moyen de retrouver son corps, la vie n'avait plus aucun goût dans celui-ci mal grès l'effroyable puissance que son état actuel lui conférait. Aussi fallait-il qu'il trouve des personnes pouvant l'aider, et celles qu'il avait en face de lui pouvaient peut-être se révéler capable de l'aiguiller vers un début de solution.

 Quand il apostropha la jeune demoiselle, qui faisait à quelques centimètres près sa nouvelle taille, il fut tout d'abord interpellé par sa vivacité de réaction. Jamais une personne ne lui semblait avoir était aussi rapide et coordonnée en un seul mouvement. Peut-être était-ce par ce qu'il n'avait rencontré que des personnes comme lui qui privilégiaient la force et la précision de leurs coups plutôt qu'à leur rapidité d’exécution. Mais quand celle-ci lâcha son arme à sa vue, il fut profondément étonné qu'une personne de sa trempe puisse être désarmée et être chamboulée aussi facilement rien qu'en étant sujette à sa seule présence. Cette réaction envers-lui lui rappela pendant une fraction de seconde son état actuel. Il réussit toutefois à conserver son sang froid avant que la Folie ne le frappe.

 Une voix sage et posée mit fin à ses ruminations intérieurs et obligea Rusyann à défaire son regard lourd et pesant de la jeune femme pour venir s'apposer sur celui à ses cotés. Il était imperturbablement calme, se qui était la marque d'un esprit sage et fort. Son énergie couplée à celle de la jeune fille à ses coté semblait d'une luminosité irréelle maintenant qu'il pouvait les discerner plus nettement. Il n'avait entrevu cette énergie qu'une seule fois dans sa vie, et il sut qu'il avait affaire à des êtres originaire d'Adyril. Néanmoins il estima qu'elle aurait pu rayonner davantage si l'inconnu en question se serait révélé plus jeune, du moins si il avait déjà connu cet état. Il arrêta de le dévisager pour porter attention à ses propos quand celui-ci lui répondu à voix ouverte et sans une once de crainte à sa question:

"Inutile de paniquer, il n'est pas dangereux, du moins pas encore. Autrement, tu serais déjà morte. Pour te répondre Reiko, nous sommes des êtres d'Adiryl, comme toi si ma mémoire ne me fait pas défaut et nous cherchons simplement un endroit où dormir avant de reprendre des affaires qui ne regardent que nous."

 Rusyann sentait sur lui le regard fixe de ses deux interlocuteurs. Si il aurait pu rire devant la mine livide de la jeune femme il l'aurait fait. Il pouvait percevoir les battements intenses de son cœur et son effort constant pour essayer de retrouver son calme. Cependant une sensation de mal à l'aise l'empara, comme si pour la première fois il se sentait vulnérable depuis qu'il avait se corps pratiquement immortel. Il sentait en eux une autre lumière, plus vive et radicale que celle de leur âme mais qui fort heureusement ne semblait pas aboutir à la fin de leurs canaux d'énergie, surement ne l'avaient-ils jamais encore matérialisée sous la forme la plus épurée de celle-ci. Il reprit alors de sa suffisance.

"Je ne suis dangereux qu'avec ceux que je ne porte pas dans mon estime. Mais comme il me le semblait vous êtes tous deux originaires d'Adyril. Vous n'avez donc rien à craindre de moi. Appelez-moi Rusyann. Et donc, à qui ai-je l'honneur de m'adresser?"

*Heureusement, le vieux semble avoir rapproché mon origine à celle de la robe que je porte. Il en a conclu, fort heureusement, avoir affaire à un Adyrilien. Il faut pour l'instant que j'use de cette erreur pour leur soutirer des informations.*

"Appel moi l'Oracle, inutile que tu en saches davantage sur moi, et voici..."

"Je suis Magda. Je vous prie d'excuser ma conduite quelque peu honteuse, mais je dois concéder que vous m'avez surprise. Je suis tout de même contente de rencontrer enfin un autre Adyrillien, que j'imaginais d'ailleurs plus rayonnant et débordant de vie."

"Magda! Voyons!"

 Il lui porta ensuite un coup de coude modéré entre les côtes.

"Arf, oui désolé, ce n'était pas contre vous. Ne le prenait pas personnellement. Alors pouvez-vous nous aider?"

 La jeune femme semblait avoir reprise de son assurance et ramassa la dague qu'elle avait lâchée un peu plus tôt et la rangea. Rusyann quant à lui s'était fait violence pour conserver son calme. Il desserra silencieusement la main qu'il portait sur le pommeau de sa faucille en se maudissant d'être aussi irascible à chaque détail envers lui. Encore un défaut qu'il espérait perdre en arpentant la voie d'Adyrill. Heureusement ils semblaient ne pas vraiment porter attention à ses mains, mais plutôt à son visage dont ils essayaient surement d'apercevoir les traits.

"Je peux effectivement vous aider. Gratuitement de surcroît. Je possède une tour en construction non loin d'ici, isolée de la ville de Venill et située le long du fleuve. Les étages sont encore en travaux, mais j'ai fait construire deux niveaux souterrains. Vos lits se trouveront sous terre au premier niveau avec une fenêtre donnant sous l'eau du fleuve. Idéal pour ceux désirant de la quiétude. Je vous demanderai seulement de ne pas descendre au deuxième niveau. Il n'est pas entièrement finit."

"C'est parfait! Que peut-on donc faire pour vous remercier?"

"Peut-être lors de votre périple avez-vous rencontrés les personnes que je recherche. Mais nous en parlerons plus en détail quand on arrivera à la tour. Je ne voudrai pas vous épuiser en question plus longtemps."

"Ne vous dérange t'on pas?"

 Magda, semblait visiblement ravie de sortir de la ville pour loger dans un endroit calme. Aussi la question avait-elle était posée par un simple souci de conformité.

"Pas le moins du monde.. Mettons nous donc en route. Si vous voulez bien me suivre."

*Parfait, tout ceci est parfait. Ils ne se doutent de rien.*

  Rusyann prit la tête du groupe. Il ne prêta aucune attention aux murmures de l'Oracle et de Magda derrière lui, mais il continuait à sonder discrètement leur énergie afin de savoir si l'une d'entre elle s'agitait violemment où pour savoir à quelle distance ils étaient par rapport à lui. Leur montrer son propre dos sans se retourner était tout désiré par Rusyann. Il voulait leur montrer qu'il avait confiance en eux et qu'il n'avait rien à se reprocher en ne se retournant pas frénétiquement comme un être ayant quelque chose à cacher ou de mal assuré.

  Pendant bientôt 30 minutes, seul le bruit des chaînes reliant les deux faucilles accrochées à sa ceinture résonnait à travers la nuit. Magda troublait aussi quelques fois le silence pour demander si ils étaient encore loin de cette fameuse tour. Encore 20 minutes de route si ils conservaient cette allure, lui répondit-il. C'est du moins ce que supposa Rusyann avant qu'il ne s'arrête brusquement. Baissant le bras pour ordonner le silence. Ce qu'il ne savait pas, c'est que de par leur formation, l'Oracle et Magda s'était accroupi avant même qu'il ne fasse ce geste. Magda s'avança alors aussi silencieusement qu'une ombre jusqu'à lui.

"Qu'y a t'il Rusyann?"

"Devant nous, postés dans les fourrés, deux hommes, avec des armes de jet, surement des arcs au vu de leur position."

"Comment fais-tu pour le savoir?"

"Restez ici je m'en occupe. N'intervenez pas."

  L'Oracle et Magda, curieux mais néanmoins sur leur garde, observèrent Rusyann avancer vers les archers.

"Mais il est fou? Pourquoi n'avance t'il pas à couvert?"

"Magda, c'est un Reiko. De vieilles histoires, dont certains détails très important m'ont surement échappés à leur propos, content toutes la puissance faramineuse de ces êtres. Regardes et retiens."

 Quand Rusyann arriva à 5 mètres des archers, ceux-ci commencèrent à bander leurs arcs en percevant l'arrivée d'une cible potentielle. Ils devaient être sûr de pouvoir la tuer ou de l'handicaper suffisamment du premier coup, autrement elle pourrait fuir avec son butin si elle en possédait un. La nuit jouait en l'avantage du Reiko. La première flèche fut finalement décochée et la deuxième ne tarda pas à la suivre.
Rusyann s'effondra face contre terre.

"Vite il faut que j'aille l'aider!"

"Non Magda! Restes ici!"

 C'était trop tard, elle s'élança à son tour, portée par l'obscurité. N'avait-elle fait dix pas, qu'elle aperçue les deux archers sortir de leurs fourrés silencieusement et s'avancer auprès de Rusyann.
4 mètres...
Puis 3 mètres...
2 mètres. Aucune réaction de la victime.
Ils débandèrent leur arc et entreprirent de fouiller leur victime. Magda les garda en vue et entreprit de les contourner. Elle fit un clignement d'oeil, Un seul. Les archers avaient disparus. Sans un son, hormis un léger remous du vent apportant dans l'air une odeur de chair brûlée. Rusyann se releva ensuite avec les flèches qu'il avait réceptionné dans chacune de ses mains. Il les jeta à terre, là où les morceaux de corps des archers s'étaient éparpillés sur le sol et dont le tissu de leur habit émettait une légère lueur rouge fumante. Pour avoir forgée Indreju, cette lueur ne lui était pas inconnue, c'était comme celle qu'on obtenait après avoir chauffé le métal à un très haut degrés de température.

"La voie est libre nous pouvons continuer. Nous ne sommes plus très loin."

 Magda et l'Oracle gardèrent le silence depuis cet événement, néanmoins seulement après que l'Oracle n'ait enguirlandé à son retour Magda pour ne lui avoir désobéit. Mais elle s'y était accoutumée, et elle n'y prêta pas plus attention. Ils arrivèrent enfin devant la tour. Le bâtiment était large, et il promettait d'être grand une fois achevé. Situait à coté du fleuve, on entendait le bruit régulier et hypnotisant de l'eau, le crissement des criquets et, à de rares occasions, le hululement de quelques chouettes en chasse. La seule touche déprimante du tableau était la pierre froide et grisâtre avec laquelle le château était construit, mis il s'accordait avec le thème de Venill.

"Nous voici enfin arrivé. J'espère que l'endroit vous plaira. Je dois avoir quelques fruits en stock, je m'en vais vous les quérir. Installez-vous donc à cette table."

*Il faut que je continue de m'efforcer d'être courtois et poli avec eux surtout après ce qu'il s'est passé, surtout après se qu'il s'est passé. Cela a posé un froid entre nous, surtout avec la jeune fille qui semble fuir mon regard quand je me tourne vers elle. Il faut que je dissimule mon comportement exécrable avant d'avoir obtenu les informations que je recherche.*

 L'intérieur avait était planché, apportant tout de suite une agréable chaleur une fois le pallier de bienvenue franchit. Les invités se mirent tout de suite à leur aise, du moins quand Rusyann quitta la pièce. À son passage, les chandelles et les torches s'allumèrent quand elles étaient à proximité de lui, révélant une salle ronde plutôt grande. Au fond de celle-ci un escalier descendait dans les ténèbres.

"Bon je suis crevée, je te laisse en tête à tête avec notre hôte, je m'en vais trouver ma chambre."

"Tu devrais peut-être attendre son retour, il te l'indiquera surement, et n'oublies pas, seul le premier niveau est accessible. Je te rejoindrais bientôt, après l'avoir renseigné du mieux que je peux."

"Pas de souci. Mais fait très attention à toi, je ne sais pas si on peut vraiment lui faire..."

 Elle s'interrompit. Rusyann réapparut d'une salle connexe à la leur avec un plateau de fruit qu'il tenait par le bas à l'aide de son gantelet en acier grisâtre. Il remarqua tout de suite Magda prête à descendre s'installer et il s'empressa de poser son plateau pour lui indiquer sa chambre, même mal grès le fait qu'elle indiqua vouloir la choisir elle même. L'excuse était qu'il voulait qu'elle se sente bien, surtout après les récents événements, pour la faire récupérer dans la meilleur de ses chambres possibles. Mais Magda n'était pas dupe, elle remarqua que la chambre qu'il lui avait indiqué était la plus éloignée de l'escalier descendant au niveau 2.

 Lors de sa discussion avec l'Oracle, celui-ci lui avait parlé de nombreuses personnes susceptibles de l'aiguiller. Aussi avait-il eu l'amabilité de ne pas lui poser davantage de question sur le pourquoi il les recherchait, surement par respect envers lui. Chose que Rusyann apprécia. À la fin de leur discussion, Rusyann s'assura que tous ses invités étaient partis dormir. Il perçut cependant l'énergie assez agitée de la jeune femme, ne savant pas exactement ce qui la troublait, ou du moins en avait-il peut-être une vague idée.

 Tout en descendant au niveau 2 il se recentra sur ce qui l'y amenait. Sa faim. Il marcha le long du couloir et pénétra dans une pièce qui donnait sur un trou béant mais dont on pouvait faire le tour. Un long filet d'eau s'écoulait d'un trou dans le mur jusque dans le sol pour finalement plonger dans ce trou sans lumière. Au fond se trouvait une large et profonde fausse où se tenait une quinzaine de personne. Certaine d'entre elles était agenouillées et priées pour qu'on les délivres, d'autres étaient allongées et pleurées, d'autres semblaient être devenues folles, grattant les parois de leurs ongles pour essayer de sortir. D'autres encore étaient mortes.

 Il vit que la pomme qu'il avait laissé avait était dévoré.

"Vous ne semblez décidément rien comprendre.. Ne mangez pas la pomme et je vous offrirez peut-être le droit d'arpenter de nouveau librement Feleth. Vous n'avez aucune volonté hormis celle de vous nuire entre vous, alors mourrez comme la vermine que vous êtes."

 Sur ces mots il jeta une de ses faucilles qui se planta entre les côtes de l'homme qui avait mangé la pomme, il tira sur la chaîne pour l'extraire jusqu'à lui, sous ses cris d'agonie. De là il le hissa jusqu'à lui et tout en lui serrant le cou, il commença à aspirer l'entièreté de son énergie vitale. Une fois mort il rejeta le cadavre dans la fausse. Pour Rusyann tout était clair, si il œuvrait pour transformer le coté sombre des felethiens en blanc, c'est qu'il l'était lui même. Il remit une pomme au fin hameçon qui pendouillait au milieu de la fausse et la relança dans la fausse où elle se balança devant les yeux affamés des êtres qui y séjournait depuis des jours.

"Je reviendrai dans 2 jours. Soyez convaincant."

Il quitta la salle. Mais il ne remarqua pas la présence de Magda dans on dos, et dont l'armure de métal magique avait entièrement camouflée son énergie.

"Hum, je vois qu'on ne peut pas obéir à un simple ordre, même pour une adyrilienne de haut talent, c'est très fâcheux que tu vois ceci. Que vais-je donc faire de toi?"

*Quelle est donc cette étrange armure? Serait-ce bel et bien une Aube-Lame?*

"Que fais-tu à ces pauvres gens en bas? Qui es-tu vraiment? Tu n'es pas d'Adyril pas vrai? Il est temps de donner des réponses, et non des fausses. Et je te conseil d'arrêter de nous jouer la comédie comme tu sembles si habile et doué pour le faire ou tu le regretteras amèrement."

 Elle avait ses mains posées sur le pommeau d'Indreju et de Kvalnir. Elle semblait trembler un peu mais son ton était pourtant très calme. Elle était prête à le combattre si il le fallait.

"Ces pauvres gens en bas comme tu dis, sont des déchets, des rebuts de Feleth dont je me nourris. Ils ont leur âme corrompue par le noir. Je leur montre donc ce qu'est le vrai noir, celui dans lequel ils ont plongés tant de victime innocente. Peut-être se tourneront-ils alors vers le blanc. En les aidant à devenir blanc, je pense aussi me rapprocher de lui. Car comme tu l'as deviné, je ne suis pas originaire d'Adyril. Mais je compte y retourner quand je me serais délivré de cette prison" -Il porta ses deux mains sur sa capuche comme dans une très forte envie de vouloir l'arracher pour en sortir- Je viens du monde opposé, le Vein. Je suis.. J'étais un fier et prestigieux démon Renard blanc. Amentia le fou. Et.. il est... vitale pour moi, pour toi, que je continue à jouer cette comédie si je veux.. si nous voulons continuer à vivre sans problème.

 Ressasser le passé était toujours difficile pour Rusyann. Comme les êtres dans la fausse, il avait goûté à la lumière avant de la perdre brusquement. Et il ne s'en remettait toujours pas. Néanmoins l'ambiance calme et le visage serein et compatissant de Magda l'aida à s'apaiser et à résister à l'approche d'une de ses crises de folie. La dernière fois qu'il en avait eu une, il avait rasé quelques maisons d'un village du Royaume avant de disparaître après que l'un des villageois lui ait lancé une pierre pour lui indiquer qu'il n'était clairement pas le bienvenue.

 Magda semblait réfléchir. Pendant ce temps Rusyann semblait attendre son verdict. Il ne voulait pas s'attaquer à des êtres aussi nobles et pures que Magda dans un monde où ils se faisaient rares et précieux. Il voulait se réserver aux démons qui étaient plus nombreux et plus forts, mais aussi plus agréables à affronter et à regarder mourir. Ceux-là allant jusqu'à implorer sa pitié une fois leur tête se retrouvant sous sa botte.

*Peut-elle être d'accord avec moi? Deviendra t-elle une alliée d'exception ou mon ennemie? Comment réagirait-elle si elle perdait elle aussi son délicat et fin corps pour se réincarner dans un chiffon? Suis-je peut-être le seul à réagir comme cela? Comment réagira t-elle quand son Maître lui annoncera que demain que je les accompagne contre une petite rémunération pour les guider dans une région particulièrement mal fréquentée? Pourrais-je seulement continuer à me contrôler comme je l'ai fait jusqu'à présent?*
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Magda Seriel

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Fiche de Personnage : Ici tout débute


MessageSujet: Re: Un nouveau commencement. [RP Libre]    Dim 19 Juil 2015 - 2:31

Je ne parlerai pas des compétences ô combien douteuses de notre hôte, encore moins de ce que l'on peut ressentir face à ce genre de créature. L'oracle ne m'a pas donné bien plus de détails pendant que l'on rejoignait cette "tour", il ne devait pas en savoir beaucoup plus autrement, je le savais assez prudent pour m'informer à propos de ce "Reiko". À dire vrai, ce que le vieux aurait pu me dire n'aurait rien changé à ce que je ressentais déjà. À savoir de la peur, pas la peur qui aurait pu me rendre incapable de tout mouvement, plutôt la peur qui me donnait la même impression lorsque j'avais à faire à des êtres venant du Vein. De ces êtres dégageaient une aura des plus détestables, c'était le parfait contraire du sentiment d'apaisement que l'on pouvait ressentir en Adiryl. J'étais presque certaine que cette chose n'était pas de notre monde, l'oracle devait le savoir aussi, alors pourquoi lui aurait-il fait croire l'inverse ?

Vérité ou mensonge, la réponse était tellement évidente qu'un léger sourire se dessina sur mes lèvres. Je ne pouvais pas savoir ce qu'il avait en tête en lui disant ça, mais à connaître l'oracle comme je le connais, je savais qu'il avait quelque chose de prévu, mais quoi ?
Il m'est arrivé de rêver à propos de mes mensonges, tous ceux que l'on peut dire au cours d'une vie, qu'elle soit longue ou non. Je me retrouvais dans un espace entièrement noir, aussi noir que le fond des océans, je ne respirais pas, je n'en ressentais plus le besoin. J'ai passé une main sur mon ventre, il était rond comme si je m'apprêtais à donner la vie, mais je ne ressentais aucune vie. Ma main est remontée vers ma poitrine et là aussi, je ne ressentais rien, même pas ma peau. À la place gisait un trou, un trou irrégulier comme si une arme m'avait transpercé, ainsi donc j'étais morte, mais je n'étais pas morte seule, je suis morte avec mon enfant. Je pouvais sentir des larmes coulaient sur mon visage, si je portais un enfant, c'était que quelque part dans ces mondes mon cœur s'était épris d'amour hélas plus jamais ça ne serait le cas, j'ai emporté une personne chère avec ma mort tandis que j'ai laissé la deuxième dépérir sans moi. Petit à petit, une lumière fit son apparition, d'abord un minuscule point blanc qui grossissait de plus en plus jusqu'à s'arrêter devant moi. J'avais maintenant une toile géante au millier de branches, sur chacune d'elle se trouvait un mensonge. La luminosité des branches correspondait à la gravité d'un mensonge. Une question me venait en tête, comment peut-on juger de la gravité d'un mensonge ? Un mensonge, c'est un peu comme une boule-de-neige, si je la lance contre un mur, elle s'éclatera sans causer de dégâts, mais si je la lance dans une pente enneigée alors elle grossira, deviendra incontrôlable avant de s'écraser et de causer un maximum de souffrance. Je revivais les souvenirs de chaque branche, les mensonges les moins importants étaient ceux de mon enfance. Je m'entendais dire le plus ridicule des mensonges, celui que l'on disait à ses parents pour ne pas leur obéir. Plus le temps passait, plus les mensonges étaient graves. Par curiosité, je suis allée vers une branche plus lumineuse, proche du centre. Je me souvenais très bien de ce mensonge, il avait failli me coûter très cher.
Je me revois en Adiryl, dans l'un des camps d'entraînement de l'armée. La journée touchait à sa fin, le magnifique ciel étoilé du monde des anges brillait de mille feux, que ce genre de spectacle pouvait me manquer. J'avais passé cette journée à m'entraîner dans des conditions rudes mises en place par nos supérieurs. Les camps d'Adiryl ont un contraste important avec la sérénité que ce monde pouvait dégager, quand je m'entraînais selon les conditions dictés par nos supérieurs, le bien-être disparaissait, même mon corps avait dû mal à s'en accommoder, c'était très étrange, mais c'était en bien. Comment entraîner des soldats s'ils se savaient invulnérable aux maux ? J'étais épuisée à un tel point que le moindre effort supplémentaire aurait pu être dangereux. C'est ici que Slyfried m'est apparu pour la première fois. Il était déjà gradé et n'avait rien à faire chez les bleus que nous étions, encore moins une fois l'épreuve terminée. J'étais assise sur l'un des poteaux délimitant le terrain d'entraînement, je retrouvais mes forces tant bien que mal quand il s'est approché de moi, deux épées en mains, m'a demandé si j'étais encore capable de bouger. Ici, j'aurais dû répondre que non, c'était à peine si mes jambes avaient été capable de me porter jusque chez-moi... Jeune, je l'étais, stupide, je ne pensais pas, mais maintenant que je me retrouve à revivre cette partie de ma vie, oui, j'étais stupide. Je voulais absolument me mesurer à quelqu'un comme ça, je voulais prouver que j'étais capable de me battre contre autre chose que des novices. J'ai rassemblé mes forces pour me mettre sur mes deux pieds, il m'a tendu une lame et à peine l'avait-il lâché qu'elle m'a glissé des mains et que je chavirai en avant prête à m'empaler sur l'arme. À demi-consciente, je voyais de façon floue la lame se rapprocher de moi avant de changer de direction, Slyfried m'avait frappé sans ménagement pour m'envoyer valser sur le côté sauvant pour la première fois, et non la dernière, ma vie.

Cette nuit-là, je m'étais réveillée en age, apeurée comme une petite fille dans les jupes de sa mère. Mes pensées, comme j'aurais aimé les revivre éternellement, mais vivre dans le passé, ce n'est pas vivre. J'ai fait un effort pour me concentrer sur l'instant présent.
L'instant présent, parlons-en. Nous étions dans une tour aux mêmes couleurs que ce détestable endroit qu'était devenu Venill. Pourquoi étions-nous venu ici, pourquoi ne pas nous débrouiller par nos propres moyens, on était dans un piège, je le savais. L'oracle le savait, mais nous étions quand même rentrés, pourquoi ? Non, le pourquoi je le savais, le vieux voulait en savoir plus sur cette robe ambulante, je pouvais le comprendre et j'étais embarquée là-dedans, avait-il peur de lui au point de préférer m'avoir à ses côtés ou était-ce simplement le fruit du hasard ? Là encore, non, ce n'était pas possible, le vieux prévoit, il n'agit pas au jour le jour comme je pouvais le faire. J'ai toujours confiance en lui malgré tout ses secrets et le manque de confiance qu'il a envers moi. On avait parlé de tout ça, il disait que ce n'était pas une question de confiance, mais une question de compréhension puis nous avons repris notre chemin sans jamais vraiment en reparler, ce n'était guère important quand j'y pense. Je lui ai souhaité bonne nuit avant de partir à la recherche de l'endroit qui sera ma chambre le temps d'une nuit. Alors que j'ouvrais la porte, je me suis retrouvée face à Rusyann qui tenait un plateau de fruits à la main, j'ai attrapé une grappe de raisin avant de le suivre. C'était curieux, mais à ses côtés et malgré la façon dont il s'est débarrassé des archers, je n'éprouvais plus la moindre peur face à lui, seulement un début de pitié. Il n'avait même pas l'air d'une créature vivante, je me demandais comment cette chose pouvait encore tenir debout. Toutefois si je devais me retrouver à croiser le fer avec lui, je le ferais avec la plus grande précaution. La chambre était ridiculement petite, son édifice était très loin d'être au point. Décidément plus le temps passait, plus j'avais envie de sortir d'ici dans les plus brefs délais, hélas, j'en étais incapable. La longue journée de marche pour atteindre Venill, l'épisode du pont, la marche vers la tour, tout cela était trop pour une journée, il fallait dormir. Demain, je prendrais mes jambes à mon cou, que l'oracle me suive ou non, ce Reiko ne m'inspire aucune confiance et je n'ai aucun désir d'en savoir plus sur lui, surtout si je dois risquer ma vie pour ça. Mourir pour cette cause ne m'enchantait aucunement, je ne suis pas une poupée prête à être sacrifié pour la recherche de savoir du vieil homme. À peine m'étais-je allongée sur le lit pour mieux ressentir les effets bénéfiques d'un matelas contre mon dos que ma curiosité fut soudainement piquée au vif, il avait voulu m'éloigner du deuxième étage pour une bonne raison, mais laquelle. Dans un soupir, je me relève et commence à me concentrer pour faire apparaître ma meilleure défense, quelques minutes plus tard, j'attrape les deux fourreaux contenant mes lames et passe le pas de la porte pour me diriger vers le deuxième sous-sol. C'était le seul avantage de cet infâme endroit, il était ridiculement petit, j'étais déjà face à la porte ouverte, devant-moi se tenait Rusyann et un spectacle pour le moins incompréhensible. Une fosse, une pomme à moitié mangé pendu à un crochet, je me suis approchée discrètement alors qu'il parlait de sa voix fantomatique pour voir une masse humaine dans un état des plus précaires. Quels étaient les objectifs de Rusyann de retenir des personnes captives comme ça ? Il s'est soudainement retourné vers la sortie sans me voir tout de suite. Je rêve ? Obéir à l'ordre de quelqu'un comme ça qui ment comme il respire, non, ce n'était définitivement pas ma façon de voir les choses.
Je l'ai écouté se défendre avec des mots empoisonnés, mais qui semblait être la vérité, mais comment vraiment savoir face à un menteur de sa trempe. Même si j'aurais eu tendance à croire son discours, car je cherchais désespérément à voir le bien autour de moi, c'est à ce moment-là que l'oracle est apparu derrière moi.


"Voilà qui confirme ce que j'avais déjà appris sur vous, hélas, vous n'avez pas l'air d'être un hôte sincère. Je sais que vous avez besoin de "boire" les autres, et même si vous êtes obligé de faire cela, je crains que nous nous soyions pas en mesure de comprendre."

Le ton de sa voix était de moins en moins contrôlé, comme s'il était à deux doigts de faire comprendre à ce démon ce que huit mille ans d'expérience pouvaient lui faire. Rarement j'ai vu l'oracle dans un tel état de colère contrôlé, il me faisait peur, même entourée de mon armure. J'ai regardé Rusyann qui me regardait toujours, comme s'il voulait savoir ce que moi, je pensais de tout ça et que l'avis du vieil homme n'avait pas d'importance pour lui.

"Je vous demanderai également de pas nous inclure dans votre comédie, nous n'avons rien à faire avec vous."
"Comprendre, non, je ne peux pas. On ne force pas les autres à devenir bon, ils doivent le devenir de leur propre volonté. Le libre-arbitre, cela vous parle ? Votre agissez comme un démon avide d'assouvir son pouvoir sur autrui, au final, c'est ce que vous êtes, c'est votre nature profonde."
"Je comprends mieux ce que tu voulais dire plus tôt sur l'avenir de Feleth..."
Je me suis tournée vers l'oracle pour lui adresser un léger sourire avant de me retourner à nouveau vers Rusyann.
"Vous devriez les relâcher, tous. Et trouvez un meilleur moyen de sortir de votre prison."

L'oracle m'a forcé à me retourner vers la sortie alors qu'il gardait un œil sur Rusyann, le vieil homme n'avait décidément aucune envie de rester ici plus longtemps. À peine avais-je traversé le seuil de la porte que le Reiko commença à bouger et je n'étais pas sa cible, sans aucune hésitation l'oracle a repoussé notre hôte devenu ennemi d'une onde sonique. Pendant le léger gain de temps qu'il nous avait donné, j'ai soulevé mon maître sans le moindre effort et j'ai commencé à me diriger vers la sortie. Un hurlement strident se fit entendre derrière nous alors qu'on retrouvait l'air libre. J'ai déposé l'oracle au sol avant de fermer la lourde porte d'entrée bien que cela ne soit guère utile... Aussitôt, nous nous sommes dirigés vers les arbres aux alentours, nous avons encore couru pendant une dizaine de minutes avant de nous arrêter en pleine forêt pour reprendre notre souffle. Mon maître s'est approché de moi avant d'attraper ma main de métal, qui devint soudainement aussi noir que le charbon, ma seconde peau subit le même traitement peu à peu et je pouvais sentir que je devenait moins lourde, le sentiment de fatigue était un peu moins présent.

"Plus résistant à la magie, plus légère, plus utile. Il va revenir."

J'ai acquiescé d'un signe de tête. C'était un sentiment étrange que de le toucher, le contact par la chair était très rare entre nous, mais ce n'était pas désagréable pour autant, après tout il venait d'un simple toucher de renforcer ce que je pensais être déjà élaboré, dire que c'était l'un des domaines où je me trouvais douée... À croire qu'il me restait encore beaucoup à apprendre.
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Rusyann Amentia



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Race : Reiko
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Croyances : En le Début et en la Fin de toute chose.
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Messages : 20

Fiche de Personnage : L'Antre de la Folie.

Histoire de Personnage : Rusyann était un grand Démon Renard blanc à huit queues devenu par la suite un Reiko pour tromper la mort. Son Âme est désormais prisonnière des sceaux de la Robe qu'il porte. Le rendant plus puissant que ce qu'il était.

Très vite son état actuel a finit par le dégoûter profondément de lui-même. Extrêmement Fier, il ne supporte plus d'avoir perdu son propre corps et il écume désormais Feleth pour trouver un moyen de le récupérer.

En proie à la folie constamment, il massacre les Démons, les Felethiens et mêmes les Anges qui se dressent contre lui et sa profonde Sagesse. Alliés comme ennemis.


1) L'ascension de la Folie:
Un nouveau commencement.

2) Le règne de la Mort:
Un nouveau règne.

MessageSujet: Re: Un nouveau commencement. [RP Libre]    Lun 20 Juil 2015 - 19:42

Dans la plus profonde salle souterraine de la Tour de Blanche Brume, deux êtres que tout opposait se toisaient sous la lumière vacillante des quelques torches présentes destinées à repousser la pénombre glauque des lieux. La Nuit la plus froide précède toujours le Jour le plus chaleureux. La Vérité consume irrémédiablement l'ombre du Mensonge. La Soumission de l'un annonce irrévocablement le Règne de l'autre. L'un des deux devra inévitablement s'incliner pour que l'autre s’élève; Et il en sera toujours ainsi.

  Oui il était impossible d’espérer une quelconque compréhension venant des autres. Rusyann le savait, pourtant il avait espéré que des êtres originaires d'Adyril puissent le comprendre. Quel idiot fut-il de l'avoir pensé. L'espoir n'existe pas. Seul le spectre d'une fatalité évidente nous pousse à croire aux illusions d'une improbable réussite. Juste pour ne pas avoir à sombrer avant l'heure dans une profonde amertume, celle d'avoir finalement échoué, quoi qu'il se passe.

  Si cet Oracle ne s'était pas ramené à leur coté en ce moment si désavantageux pour lui, peut-être aurait-il réussit à convaincre la jeune femme de l'épauler dans sa quête d'épuration de Feleth. Elle qui semblait si compréhensive.. Au lieu de ça ils avaient remis en cause sa profonde sagesse. Ces semi-Adyriliens étaient définitivement tombés aussi bas que les démons qu'il avait pu rencontrer. Insoucieux de vouloir comprendre quelque chose d'aussi simple que cette logique fondamentale qu'il avait acquis avec tant de remises en question et de bouleversements psychologiques, que cela aurait rendu fou n'importe quel être incapable de surmonter ces épreuves.

  Fallait-il donc qu'il use de son influence de Démon Renard pour soumettre la volonté des autres? Il possédait suffisamment de puissance pour les plier avec aisance, mais cela ne changera pas la nature profonde de leurs âmes. Alors comment procéder? Lors du rituel d'ensorcellement de ses faucilles, son frère avait poussé dans son extrême la volonté de deux jeunes sœurs qui, dans leurs dernières paroles, s'étaient jurées de se protéger mutuellement. Rusyann avait ensuite recueilli leurs âmes avant de les fondre dans ses propres armes. Plutôt que de laisser leur volonté s'éteindre, il leur avait permis d'exaucer leur souhait.

  En incitant ces déchets de Felethiens à souhaiter et à vouloir la pureté, il affaiblirait l'emprise du noir sur Feleth tout en permettant que les personnes qui peuvent se montrer utiles pour ses projets futures ne deviennent une de leurs victimes. Tâches des plus faciles pour celui qui commençait à se faire appeler comme le "Tortionnaire des Âmes". Un nom bien peu éloquent mal grès ses bonnes intentions. Mais peu importe, il mènerait son projet à bien. Ils ont tout à perdre et lui tout à gagner.

*Ce soi-disant Oracle a un esprit trop fort pour que je m'en empare. Cela va donc être plus difficile de convaincre ou persuader Magda de se lier à ma cause. Comment donc y parvenir sans élargir la montagne de différence qui nous sépare? Et ces déblatérations incessantes de ce vieil homme qui me donne une profonde migraine.. En quel droit vient-il s'incruster entre elle et moi?*

"Comprendre, non, je ne peux pas. On ne force pas les autres à devenir bon, ils doivent le devenir de leur propre volonté. Le libre-arbitre, cela vous parle ? Votre agissez comme un démon avide d'assouvir son pouvoir sur autrui, au final, c'est ce que vous êtes, c'est votre nature profonde."

"Vous devriez les relâcher, tous. Et trouvez un meilleur moyen de sortir de votre prison."

Alors qu'il fulmina intérieurement sur ces propos tenus par la jeune femme qu'il estima insensés et enveloppés par un voile d'ignorance dans lequel cet Oracle l'avait surement plongée, Rusyann remarqua que ce dernier la poussait à sortir de la Tour.

*C'est bien ce que je pensais. Il veut l'éloigner de moi pour la garder en son pouvoir. Les Adyriliens ne sont donc pas aussi pures que ce que j'ai pu entrevoir aux premiers abords, derrière leur âme blanche peuvent se cacher des esprits aveuglés par la même Lumière qui les a fait naître. Une Lumière aussi corruptrice et envoûtante que les Ténèbres du Vein. Il faut mettre fin à sa folie avant que son Mal ne se répande.*

Aussitôt qu'il enserra ses mains sur le pommeau de ses faucilles, il fut impitoyablement projeté en arrière par une onde. Prit de cour et surtout de face par la pression dégagée en un instant par l'Oracle qui s'attendait à une réaction de ce genre, il fut déstabilisé et chuta dans la fosse situé trois pas derrière lui. Il tomba lourdement sur l'une des personnes qui mourra sur le coup dans un sinistre craquement d'os. Quand il se releva il fit face à 13 personnes qui le regardaient, la plupart avec crainte, les autres avec haine. C'est alors que trois de ces personnes se ruèrent sur lui en poussant un vague cri de rage. Elle ne comprirent pas lorsque qu'un trou fumant remplaça leurs cages thoraciques à mi-chemin de lui. Elles s'écroulèrent dans un silence presque angoissant, sans plus aucun cœur pour les accompagner jusqu'à leur dernier soupir. Ces êtres étaient si misérables, même dans leur mort. Il eut tellement pitié de cet état de fait qu'il était prêt à leur accorder un début de rédemption.

"Vous souhaitez retourner à la surface pas vrai? Que feriez-vous pour échapper à ces ténèbres dans lequel vous vous êtes vous-mêmes plongées par vos méfaits passés?"

"Absolument tous ce que vous voudrez, ne nous laissez pas ici, par pitié!" Dit l'un d'entre eux à la voix rendue tremblante par la profonde détresse que lui avait infligé cet endroit. Aussi commença t-il à pleurer nerveusement quand son offre fut acceptée après un moment de réflexion.

 Rusyann toisa ensuite les autres qui commencèrent à se relever faiblement et à demander chacun la même grâce. Les soupirs de soulagement qu'ils émirent dans leur coin, leurs visages entre leurs mains ou levés vers le ciel semblaient leur redonner un semblant de vie. Seule une femme refusa de se soumettre à lui. Il n'y fit pas attention et entama ensuite l'ascension des parois humides de la fosse en se hissant avec ses faucilles qui se plantaient aisément dedans. Une fois en haut il leur jeta une échelle de corde. Mais ils étaient tellement affaiblis que seul quatre parvinrent à se hisser. Une fois devant lui, ils le regardèrent et baissèrent les yeux quand son visage les toisa un à un.

"Vous n'allez donc pas les aider?" Cette simple question prononcé comme sur un ton lourd de reproche, fit frissonner l'intégralité de leurs échines.

 Ils retournèrent aussitôt dans la fosse pour récupérer et aider chaque personne à monter. Même la femme qui ne voulait pas se soumettre à son tortionnaire. Quand Rusyann s'approcha suffisamment d'elle pour qu'elle soit en tête à tête avec lui, elle lui cracha au visage avant de détourner sa tête de dégoût, sa salive s'évapora instantanément au contact de l'énergie tumultueuse de Rusyann. D'un geste dont la rapidité avait était amplifié par la haine, il planta ses deux faucilles dans chaque poignet de la femme et se mit à tirer violemment de chaque coté. Il lui arracha les deux bras d'un coup sec et net. Un long cri strident se fit entendre et qui se répercuta jusque dans les plus hautes salles de la Tour. Elle tomba à genou devant Rusyann qui la repoussa dans la fosse d'un énorme coup de botte en plein visage avant de lui rejeter à la face et avec amertume ses deux bras.

"Allez donc vous laver et vous restaurer. Vous travaillerez ici à présent et exécuterez mes Ordres. Si l'un d'entre vous s'échappe d'ici, je vous rejetterai tous dans la fosse putride d'où je vous ai extirpé. Gagnez mon estime et je vous redonnerai votre Liberté. Je ne dors ni ne serai jamais loin de vous, je vous sent, ne l'oubliez jamais. Vous nettoierez cette fosse en ma courte absence. réduisez en cendre les cadavres à l'intérieur et jetez les dans le fleuve."

*Je leur ai toujours laissé le libre-arbitre. La Mort ou la Vie. Quant à toi Oracle, nos chemins se recroiseront et tu paieras pour cet affront, une mort de lâche, voilà la digne fin que tu mérites. Je te chasserai et je mettrai ta tête à prix chez les envoyés du Fléau. La jeune femme est encore susceptible de changer pour devoir t'accompagner dans la mort. Libéré de ton aveuglement il est certain qu'elle fera dès lors les bons choix, tant au niveau de ses alliés qu'au niveau de son jugement. Je n'ai plus qu'à attendre et savourer en avance le délice de me voir t'arracher tes entrailles pour te les faire avaler.*

 Il se retourna et lu dans les yeux terrifiés de ses neufs nouveaux serviteurs, qu'ils lui étaient entièrement soumis et qu'ils ne s'échapperaient pas. Ils ne voulaient pas lui désobéir. Au contraire ils étaient envenimés par le poison qu'a distillé l'espoir de rédemption. Il leur suffisait d'arpenter le droit chemin afin de purifier leur âme, pour ensuite se voir ouvrir les portes d'une Liberté et d'une nouvelle vie qui les mèneraient loin de la noirceur de la fosse et de leur tortionnaire.

 Rusyann sortit ensuite par une porte dérobée située à l'arrière de l'une des nombreuses salles enfouies de Blanche Brume dont lui seul connaissait l’existence. Elle débouchait sur l'entrée d'un long tunnel stabilisé qui fut creusé et achevé à la fin de sa septième semaine de construction par une trentaine de malfrats que le Renard avait engagé en leur promettant une grande récompense une fois leur travail achevé. Il les dévora tous une fois le travail finit. La fin du tunnel se terminait de l'autre coté du fleuve, sous un rocher suffisamment lourd pour ne pas pouvoir être déplacé par de simple bras humains. Une fois le rocher remis en place, Rusyann entrepris ensuite un périple vers l'Église en ruines, là où résident les envoyés du Fléau et d'autres grands mercenaires de renoms, tous avides de richesses.


Dernière édition par Rusyann Amentia le Mer 22 Juil 2015 - 23:45, édité 1 fois
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Magda Seriel

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MessageSujet: Re: Un nouveau commencement. [RP Libre]    Mer 22 Juil 2015 - 14:30

"Tu dois m'apprendre comment faire !"
"Je dois ?"
"Oui, c'est ton devoir en tant que maître, d'apprendre à ton élève."

Je me suis approchée de lui, il se tenait face à un arbre à le regarder dans tous les détails possibles et imaginables. Je n'avais pas la moindre idée de ce à quoi il pouvait bien penser et je n'osais toujours pas lui demander. Toujours était-il que je trouvais ce qu'il avait fait à mon armure tout simplement incroyable et impensable, même si lorsque j'ai su que Rusyann ne nous suivrait pas pour le moment, j'ai fait disparaître cette version améliorée, mais le sentiment était de bien-être toujours bien présent. Il faisait jour depuis quelques heures déjà, on approchait du moment où le soleil serait le plus haut dans le ciel, une brise traversait la forêt comme si une vague d'air venait vérifier que tout allait bien. Le vieux a bougé un bras avant de poser un doigt sur l'arbre qui s'est ouvert en deux laissant apparaître un amas de couleur bleuté mélangé avec du rouge-rose, les couleurs se mélangeaient entre elles dans une harmonie envoûtante. Après plusieurs secondes à contempler cette chose qui était tout sauf naturel, j'ai relevé les yeux pour me rendre compte que l'oracle me dévisageait gentiment.

"Qu'est-ce que c'est ? Une faille ?"
"Si c'était le cas, tu l'aurais senti. C'est bien moins sophistiqué que les portes d'entre-monde, c'est le travail d'un humain."
"Venant d'un mage ?"
"Sans aucun doute."

J'ai commencé à approcher la main jusqu'à presque toucher le portail avant que l'oracle ne m'en empêche d'une main ferme. Son regard inquiet me fit comprendre que la prudence était de mise, mais je n'arrivais pas à dérocher mon regard d'un tel mélange de couleurs, j'étais comme hypnotisée. L'arbre s'est soudainement refermé comme si de rien n'était, aucun de nous n'avait bougé, mais voilà que les couleurs avaient disparu... J'ai cligné rapidement des yeux comme pour être sûre que je ne rêvais pas, le vieux avait la mine basse et semblait réfléchir au phénomène. Comme épuisée de toutes mes forces, je me suis laissé tomber par terre écrasant les feuilles mortes au passage, l'oracle n'a pas réagi et continuer de fixer l'arbre les sourcils froncés. Il a soudainement relevé la tête avant de regarder vivement autour de lui, il s'arrêta devant chaque arbre se contentant de me contourner quand j'étais sur son chemin. Il a commencé à faire les cent pas s'arrêtant brièvement devant un arbre avant de passer à un autre, il commençait à me donner le tournis. Il était visiblement agacé de ne pas comprendre, alors qu'il s'apprêtait à faire un énième tour, il s'arrêta devant moi avant de se baisser et de prendre mes deux mains dans les siennes. Surprise, mais aussi désireuse de savoir ce qui se tramait, je n'ai rien fait pour l'en empêcher. Après avoir terminé avec mes mains le voilà à défaire le nœud tenant mes cheveux attachés, à peine avais-je senti ses doigts sur l'élastique que j'ai voulu me retourner pour l'en empêcher. D'une voix forte, il m'a ordonné de ne pas bouger, je savais que dans son état discuter était impossible. Il m'a tendu ce qu'il venait de défaire, nerveuse me voilà à jouer avec pendant qu'il ne faisait, je sais quoi avec ma chevelure. Il avait mis ses mains comme lorsque l'on passe un jeu de cartes en revu. Une main d'abord vide, une main pleine de cheveux et un par un, il les faisait passer dans son autre main. Je n'avais pas la moindre idée de ce qu'il cherchait et le processus fut long. Une fois terminé, il a arraché un seul et unique cheveu avant de se diriger vers l'arbre qui cachait le mélange de couleurs. Il s'est humecté les lèvres avant de passer le cheveu entre elles et de souffler doucement, le cheveu s'est soudainement tendu avant de se figer dans les airs. J'étais en train de refaire ma coiffure avant que ma curiosité ne soit piquée au vif, j'ai arrêté ce que je faisais, laissant tomber mes mains sur mes jambes avant de fixer cette ancienne part de moi qui léviter.

"Tu verrais ta tête ma pauvre."

J'ai attrapé une poignée de feuilles avant de les jeter dans sa direction et de lui lancer un regard noir. Il s'est mis à rire ce qui m'a un peu réchauffé le cœur, c'était rare de le voir sourire... Il a repris son sérieux avant de fixer le cheveu du regard chose que je fis aussi. Il flotta dans les airs pendant encore quelque secondes avant de soudainement changer de direction de se figer devant l'un des arbres aux alentours. L'arbre s'ouvrit comme celui de tout à l'heure, mais cette fois les couleurs à l'intérieur étaient plus sombres et l'harmonie semblait rompue, nous étions très loin du précédent spectacle, voir des squelettes ou des restes humains en sortir ne m'aurait pas surpris. Le cheveu s'est enfoncé dans ce mélange de couleurs pour ne jamais en revenir. D'un geste vif, l'oracle m'a arraché un autre cheveu m'arrachant un léger cri de douleur, il recommença la même opération, la même chose se passa, le seul changement fut l'arbre devant lequel le cheveu s'arrêtait. Deux fois encore, il répéta le même processus, la première fois seule du blanc était apparue, la deuxième fois un mélange de nuance vert et orange. La représentation de ces choses m'était totalement inconnue, l'oracle semblait presque euphorique face à tout ça.

"Qu'est-ce ?"

Il m'a interrompu en posant un doigt devant sa bouche m'intimant le silence. J'ai soupiré de dépit, tournant les yeux autour de moi pour trouver de quoi m'occuper, j'ai attrapé le fourreau d'Indreju avant de faire coulisser la lame hors de la protection de cuir sans le moindre bruit. J'en ai fait de même avec Kvalnir, une lame dans chaque main me voilà à les observer de très près pour voir les différences entre elles. Je n'avais pas le même œil que le meilleur des forgerons humain et encore moins celui de leur fabricant. J'ai déposé Indreju au sol avant de regarder Kvalnir d'encore plus près, j'ai fait coulisser ma main sous la lame avant de faire de même avec sa jumelle, il n'y avait aucune différence au toucher et ce peu importe le côté de l'épée. Les pommeaux étaient différents dans le sens où l'un était fait pour droitier, l'autre pour gaucher, mais aussi pour les deux mots gravés sur chaqu'un d'eux. Chaque lame avait le nom de l'autre sur elle. Celui-ci m'a néanmoins appris quelques rudiments en la matière, pourtant, je ne voyais pas de différence. Pendant plusieurs dizaines de minutes, j'ai examiné les deux épées sans trouver la moindre signature.

"Tu ne peux pas encore la voir ?"
J'ai releva la tête soudainement, je ne faisais plus attention à ce qui pouvait se dérouler autour de moi, depuis combien de temps me regardait-il ? Il s'est accroupi face à moi avant de m'ôter Kvalnir des mains, il jouait avec comme quelqu'un jouerait avec un simple morceau de feraille alors que depuis tout à l'heure, je prenais le maximum de précaution comme si elles étaient des oeuvres d'arts. Il m'a rendu l'épée avant de faire de même avec Indredju, il m'a demandé de pointer Kvalnir vers lui à l'horizontale, il a ensuite posé Indreju sur sa jumelle comme s'il achevait un puzzle.
"Tu comprends mieux ?"
J'ai acquiescé d'un signe de tête.
"C'est une lame en deux ?"
"C'est une question ?"
"Non, une affirmation."

Un grand sourire s'afficha sur son visage, il m'a rendu Indreju avec grande précaution contrastant avec sa façon de la manier de tout à l'heure. Une partie de ma curiosité assouvie, j'étais quand même toujours désireuse de connaître la différence entre les deux épées, peut-être qu'elles n'en ont tout simplement aucune... De vraies jumelles. Il s'est relevé avant de me tendre une main pour que j'en fasse de même, le soleil avait un peu avancé dans le ciel.

"Pour le moment, on a un problème plus grave."
"Le reiko ?"
"Non, pas aussi grave." - "Les couleurs." Dit-il après un silence comme s'il rechignait à en parler. "Elles sont en quelques sortes vivantes et représentent soit une partie d'Adiryl, Feleth ou du Vein. Je suppose qu'on peut les traverser pour voir ce qu'elles nous montrent."
J'ai secoué la tête pour me remettre les idées en place. "Des failles, c'est bien ce que tu dis ?"
"Non, on en est même très loin, si quelqu'un traverse ça, il a très peu de chances d'atteindre la bonne destination. Même avec des failles "parfaite" on ne peut pas être sûr de notre point d'arrivée. On est face à quelque chose créé sur Feleth, cela n'a rien à voir avec les portails que l'on connaît, c'est bien trop mauvais. Grâce à toi et tes cheveux, j'ai pu observer comme ces portes réagissaient quand quelque chose les traverse. Les couleurs s'affolent pendant un temps avant de reprendre leur vitesse de croisière, j'avais l'étrange impression qu'elles dévoraient ce que je leur avais présenté."
"Des couleurs omnivores ?"
"C'est grossièrement dit, mais oui, j'ai eu cette impression."
"Qui a bien pu penser tout ça ?"
"Un esprit brillant sans aucun doute et beaucoup trop ambitieux."
"Ambitieux ?"
"On parle de quelqu'un qui est partiellement capable de créer une faille, tu ne te rends pas compte parce que tu es née sur Adiryl, mais c'est très difficile pour un humain de faire ce que l'on fait d'instinct. Quand un être de Feleth est proche d'une faille, il a un sentiment de malaise et ne reste pas près de ce qui lui procure ce malaise, c'est son instinct de survie. Bien sûr, il peut arriver que les curieux se retrouvent plongés dedans et ils finissent dans presque tous les cas par être rejetés incapable de supporter le monde dans lequel ils arrivent. Une fois revenus, ils deviennent fous au point de parfois se donner la mort. Celui qui a créé ça connaît les trois mondes et souhaite parvenir à aller dans l'un ou dans l'autre par ses propres moyens, même s'il est bien plus facile de forcer un ange ou un démon à le faire pour lui, son égo surdimensionné le force à le faire lui-même."
"Voilà un homme pour le moins dangereux."
L'oracle s'esclaffa avant de reprendre :
"C'est indéniable."
"Que comptes-tu faire ?"
"Je ne vais rien faire, c'est toi qui vas agir."
"Comment ?
"Fait apparaître ton armure, mais uniquement sur ton avant-bras droit, avance-toi vers les couleurs sombres et plonge ton bras dedans."

J'ai obéi sans grande conviction en repensant à ce qu'il m'avait décrit un peu plus tôt, même si mon armure est capable de résister au tranchant d'une lame ou au poids d'une arme contondante face à la magie, elle est moins efficace. J'ai brièvement pensé que l'on aurait pu trouver quelque chose de non-vivant, mais il venait à peine de faire l'expérience, j'étais nerveuse et incapable de réfléchir correctement. Une fois près de l'arbre ouvert en deux, j'ai jeté un regard inquiet à mon maître avant d'enfoncer mon bras dans cet amas de couleurs. J'ai immédiatement senti quelque chose s'agiter, je pouvais voir les pigments s'agiter rapidement. J'ai commencé à ressentir une légère douleur qui devint plus forte, j'avais l'impression qu'une aiguille me traversait lentement le bras pour recommencer la même chose à un autre endroit. J'ai serré le poing de l'autre côté du portail comme si cela pouvait m'aider à supporter un peu plus la douleur. Celle-ci s'est multipliée soudainement m'arrachant un cri de douleur qui fit fuir toute la faune des environs, j'ai immédiatement retiré mon bras de cette infâme magie. L'oracle s'est précipité vers moi pour m'aider à m'éloigner de cette chose avant de regarder mes blessures, j'en ai fait de même avant d'immédiatement tourner la tête de dégoût. Il ne restait plus rien de mon armure, seul quelques lambeaux de peau s'accrochaient directement à mes os, aucun de mes muscles n'ayant survécu. Une substance noirâtre coulait des restes de mon bras avant de terminer sa course sur les feuilles et de les faire disparaître à leur tour. Dans un geste désespéré de faire taire la douleur, j'ai, de mon autre main, dégainé l'une de mes lames avec dans l'idée de trancher cette partie inutile de mon corps. Le vieux a immédiatement réagi en me la retirant de ma main avec une simplicité étonnante.
Je commençais à devenir folle de ressentir une telle douleur, avec une force surprenante l'oracle m'a forcé à m'allonger avant de m'enfoncer un bout de tissu dans la bouche.

"Je suis désolé."
Je ne sais pas ce qu'il mijotait et je ne voulais pas le savoir, à peine avait-il prononcé ces mots que mon tourment se fit encore plus fort alors que je croyais déjà vivre l'enfer. J'ai mordu dans le bout de tissu si fort que mes dents se sont rencontrés au travers. Mes pieds frottaient le sol avec une telle véhémence que je les sentais s'enfoncer petit à petit. Pourquoi étais-je encore consciente, lorsque je me bats avec quelqu'un dans un combat à mort et que j'inflige de graves blessures, il finit par s'évanouir si je ne décide pas de le tuer moi-même. Ce mal était-il vraiment inférieur aux douleurs permettant de perdre conscience et de souffrir sans s'en apercevoir. Comme si on m'avait entendu, je sentis mon cœur ralentir et mes yeux se fermer doucement, je vivais toujours le même enfer, mais j'étais incapable de m'agiter jusqu'à finir par défaillir complètement.
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Rusyann Amentia



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Race : Reiko
Classe : Lame Noire
Métier : Tortionnaire des Âmes
Croyances : En le Début et en la Fin de toute chose.
Groupe : Les envoyés du Fléau

Âge : 921 ans

Messages : 20

Fiche de Personnage : L'Antre de la Folie.

Histoire de Personnage : Rusyann était un grand Démon Renard blanc à huit queues devenu par la suite un Reiko pour tromper la mort. Son Âme est désormais prisonnière des sceaux de la Robe qu'il porte. Le rendant plus puissant que ce qu'il était.

Très vite son état actuel a finit par le dégoûter profondément de lui-même. Extrêmement Fier, il ne supporte plus d'avoir perdu son propre corps et il écume désormais Feleth pour trouver un moyen de le récupérer.

En proie à la folie constamment, il massacre les Démons, les Felethiens et mêmes les Anges qui se dressent contre lui et sa profonde Sagesse. Alliés comme ennemis.


1) L'ascension de la Folie:
Un nouveau commencement.

2) Le règne de la Mort:
Un nouveau règne.

MessageSujet: Re: Un nouveau commencement. [RP Libre]    Sam 25 Juil 2015 - 20:14

Alors que Rusyann continuait son inlassable marche vers l'Église en ruines, des rayons orangées commencèrent à percer l'horizon, ébranlant la faune et mettant fin au long règne silencieux de la nuit. De loin, la brume blanche débordant du fleuve n'était pas sans rappeler les fantômes des milliers de hères ayant finis leur vie dans son eau glacée. Le Pont de Venill semblait être devenu à nouveau le théâtre vivant de leurs sanguinaires batailles, outre-passant les limites mêmes de la mort. Mais Rusyann ne s'attarda pas davantage sur ces détails, il devait rallier quelques mercenaires pour cerner les déplacements des semi-adyriliens et agir en conséquence. Plus qu'une vengeance, ce qu'ils avaient vus pouvait ternir la réputation de la Tour et le mettre dans un embarra sans nom. Quelques envoyés du Fléau haut placés était au courant de la vrai nature de Rusyann, aussi étaient-ils enclin à lui accorder des privilèges, comme une couverture lors des différentes enquêtes pouvant être menées à son encontre, mais pourront-ils le couvrir davantage?

 L'Église n'était plus loin à présent. Il pouvait désormais ressentir la présence des quelques membres de son groupe et des nombreux mercenaires en attente de contrat. Il poussa les deux portes d'entrée avec une telle violence que les gonds tremblèrent. Des pierres tombèrent au loin dans un éboulis sonore attirant l'attention de tous vers la source de cette soudaine agitation. Rusyann regarda la trentaine de personnes qui le dévisageaient.

"Oh Rusyann, heureux de te revoir, tu viens pour trouver une nouvelle mission à ta hauteur?

"Non, j'ai besoin de mercenaires pour une traque et une capture, qu'ils soient certains d'une grande récompense une fois leur mission accomplie."

"Ah ouais? Et tu te sentais obligé de défoncer la porte pour nous faire ton annonce?"

 L'homme qui venait de lui adresser la parole portait un un bandana rouge remonté jusque sous ses yeux, si bien qu'on ne distinguait qu'eux et sa coiffure brune remontée. Il avait ses deux bras posés de part et d'autre du dossier de la chaise sur laquelle il était assis.

"Des remarques à me faire humain?"

" "humain?" Ah! Ainsi dont voilà le fameux spectre de la nuit qui trouble ces temps de paix en dévorant les personnes qu'ils croisent. On ne veut pas de ton contrat, on sait très bien comment on finit ceux que tu as précédemment engagé. Tu auras beau le nier, tu ne peux pas déformer la vérité."

 L'homme se leva en écartant sa chaise d'une talonnade. Il se posta ensuite devant Rusyann qui se tenait toujours à quelques mètres de l'embrasure de la porte. La vingtaine de personnes regroupées en ces lieux murmuraient entre elles sur cette possible confrontation, mais tout en gardant leurs yeux braqués sur le Reiko et l'homme. La température de la pièce commença soudainement à chuter mal grès la tension qui montait.

"Pas de dispute en ce lieu quiet, combien de fois devrais-je te le rappeler Devreyd?

 La femme qui s'était avancée, avait les cheveux tombant dans son dos en une longue et large tresse noir. Une fine robe noire parée de motifs en argent contrastée avec le blanc lune de l'armure légère qu'elle portée au dessus. Ses bottes entrelacées de motifs d'argent déposaient, sur les marches de l'escalier qu'elle descendait et à chacun de ses pas, un léger voile de gel. Ses yeux orangés révélaient qu'elle appartenait aux Corsaires Noirs. La seule tribu du nord du Pays qui avait cette étonnante spécificité.

"Fais donc tes remarques à celui qui vient d'en exploser les portes."

Le regard de la femme se tourna vers le Reiko avec plus d’attention.

"Alors comme ça tu es à la recherche de mercenaires Reiko? Tu n'as pas précisé quelles étaient les cibles, ni le montant et la nature de la récompense.

 Rusyann repoussa brutalement de son bras gauche Devreyd qui s'envola sur plusieurs mètres, emportant avec lui et lors de son vol toutes les chaises qui se trouvaient sur sa trajectoire dans un tumulte fracassant. La femme n'avait pas sourcillée, mais la dizaine de Corsaires Noirs qui étaient présent dans l'église sortir leurs armes. Rusyann fit ensuite quelques lents pas, comme ceux d'un prédateur se préparant à rugir. Il répondit ensuite de sorte que tous puissent l'entendre.

"Comme vous ne semblez pas tous le savoir, je suis Rusyann. Le Reiko comme vous semblez si désireux de me définir. Et vous, vous êtes de simples mortels que la vie à jugée bon de faire naître pour divertir les désirs d'êtres immortels comme moi. Mon offre? 20 000 pièces d'or sonnantes, dont 10 000 de plus si vous écorchez vif cet homme n'ayant su rester à sa place."

Devreyd qui venait de se relever péniblement au moment où Rusyann faisait son offre, réagit aussitôt à la fin de l'annonce.

"Fumier! Tu vas payer!"

 Alors qu'il se ruait sur le Reiko en renversant d'autres chaises sur son chemin, une épaisse couche de gel recouvrit sa peau,empêchant petit à petit tous ses mouvements avant de le transformer sous son regard affolé en statue de givre. Rusyann su que l'auteur de cette sorcellerie n'était qu'autre que la femme qui les avait interpellé plus tôt.

"Nous réfléchirons à ton offre, sois en certain. je te prie de pardonner son insolence envers ta prestigieuse personne. Pour en revenir à ta mission, maintenant que nous savons quelle est la récompense, quelles sont donc les cibles?

"Ta magie est puissante humaine, mais il devrait prier dès à présent pour ne plus jamais recroiser ma route. Il y a deux cibles. La première est un homme très âgé qui se fait appeler "l'Oracle", la deuxième est une Aube-lame portant deux épées au nom de Magda. Ramenez moi la tête du premier et la deuxième vivante."

"Je te remercie, mais tu peux m’appeler Éternia Frost peut-on savoir pourquoi tu la veux vivante? Ce n'est pas dans la spécialité des Corsaires Noirs que de laisser une de leur cible vivante."

"Elle pourrait être susceptible de servir le Fléau. mais l'Oracle qui l'accompagne la tien sous son contrôle. Derrière son aura lumineuse se cache un démon aveuglé par la propre lumière qu'il croit servir."

"Alors, je pense que ça mérite un petit supplément, rajoute nous d'office les 10 000 pièces d'or que tu nous avais promis à la condition d'écorcher Devreyd, mais sans devoir le faire."

"J'accepte."

"Très bien. Corsaires! Nous avons du travail! Prenez la statue de Devreyd, elle fondera sur la route."

 La dizaine de Corsaires s'étaient mis en route. Rusyann se languissait de mettre enfin la main sur la tête de l'Oracle et sur l'Aube-lame qui l'accompagne.

*Voyons voir comment elle se débrouille face à ces mercenaires..*
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Magda Seriel

Maîtresse d'Indreju

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Fiche de Personnage : Ici tout débute


MessageSujet: Re: Un nouveau commencement. [RP Libre]    Dim 26 Juil 2015 - 5:14

Mes yeux se sont ouverts, j'ai immédiatement voulu bouger mon bras avant de me rendre compte que c'était impossible. Je me suis redressée en laissant échapper un grognement sous l'effort à produire. Mon corps était ankylosé au point que le moindre petit mouvement devenait une torture. J'ai jeté un regard pour voir l'étendue de ma blessure, mes os étaient en bon état, mes muscles étaient revenus seule ma peau restait absente. La puanteur me monta au nez si vite que j'ai dû arrêter de respirer par ce biais. Je voyais que mon épiderme commençait à repousser devant moi comme si je devais être éveillée pour que le processus de guérison s'achève. J'ai quitté des yeux ce spectacle rebutant avant de réaliser que je ne sentais plus du tout mon bras, au moins je ne souffrais plus. J'avais la gorge tellement sèche que j'aurais pu boire du sable avec grande joie. J'ai essayé de me relever pour attraper ma gourde, effort bien inutile, l'oracle qui venait à peine de m'entendre se rua sur moi visiblement soulagé que j'ai repris conscience. Il s'est approché de moi, gourde en main, avant de l'ouvrir et de me la donner. Il est aussitôt retourné auprès des arbres, comme s'ils n'avaient pas fait assez de mal jusque-là...

"Dis-moi que je n'ai pas..."
J'ai toussé plusieurs fois avant d'avoir le luxe de pouvoir terminer ma phrase.
"... Faillit perdre mon bras pour rien."
"Tu n'as pas souffert pour rien. Maintenant tais-toi, reprends des forces, plus vite, tu seras remise, plus vite, je me sentirais à nouveau en sécurité."

J'ai de nouveau jeté un regard à mon bras pour me rendre compte que toute la peau était maintenant revenue, je n'arrivais toutefois toujours pas à le bouger. Prenant appui sur mon bras gauche, je me suis relevée pour m'approcher du vieux qui en profita pour regarder où en était ma blessure, il soupira d'aise en voyant le résultat.
"Je ne le sens toujours pas."
Il m'a souri avant de me demander de me baisser pour toucher mon front de sa main frêle, j'ai immédiatement pu ressentir que mon bras m'obéissait de nouveau.

"Qu'est-ce que ?"
"J'ai dû endormir les nerfs autrement, tu serais morte de douleur, même inconsciente."
"Et tu viens de les réveiller ?"
"Oui."

Il s'est détourné de moi pour jeter un regard aux arbres, desquels on pouvait voir les couleurs s'agitaient encore plus vite que pendant le moment où les sombres me dévoraient le bras.

"Qu'as-tu fait ?"
"Sachant la réaction de ces choses face à quelque chose de vivant et de magique, j'ai tenté de voir les effets que seule la magie pure pouvait avoir."
"La magie pure ?"
"Oui, la première, j'ai utilisé un cheveu qui même s'il est arraché, il ne meurt pas immédiatement. Les couleurs l'ont détruit en moins d'une seconde. La deuxième fois, elles ont mis un peu plus d'une minute pour complètement annihiler ta magie et encore moins de temps pour presque te rendre infirme. Cette fois, j'ai uniquement envoyé des bribes de magie et uniquement de magie, le résultat fut le même, évaporé en moins de temps qu'il ne faut pour le dire."
"Tout cela n'a servi à rien finalement..."
"Non, pas à rien, on en sait un peu plus."

Plusieurs heures avaient passé, l'après-midi avait avancé, mais la nuit était encore bien loin quand l'oracle commença à jubiler d'une manière provocatrice. L'un de ses doigts s'est mis à briller avant qu'un épais rayon de lumière fonce à une vitesse ahurissante vers l'arbre aux couleurs bleu et rouge. Le portail explosa laissant échapper des faisceaux de la même couleur, par réflexe, je me suis couchée à terre, la tête toujours relevée pour ne rien rater de la scène. Le vieux à réitérer son action pour détruire chaque arbre. Toutes les couleurs se répartirent partout autour de nous dans un désordre digne du Vein puis petit à petit, elles se sont mélangées jusqu'à formé un ectoplasme gris qui flottait au-dessus de nous. Un autre éclair transperça cette chose qui hurla d'une voix rauque. Je me suis aussitôt relevé pour me précipiter vers l'oracle, Indreju en main, si ce truc était vivant, il pouvait réagir. Mon maître m'a hurlé de rester en arrière tandis qu'il ne quittait pas l'ectoplasme des yeux, j'ai obéi à contrecœur avant de fixer le même objectif que lui. Il n'y eut aucune réaction pendant un moment, ça a commencé à bouger d'une manière étrange, comme si quelque chose à l'intérieur de cette couleur souhaitait se dégager. L'oracle m'a crié de m'écarter et de me concentrer uniquement sur lui. Il avait besoin que je le protège, mais pas avec quelque chose de physique, j'avais compris le message, je me demandais toutefois ce qu'il espérait accomplir. J'ai reculé de quelques pas avant de m'agenouiller à même le sol, tout près des feuilles brûlées par le liquide noir. J'ai fermé les yeux pour uniquement me focaliser sur ce vieux bonhomme.

Qu'il était bon de sentir sa protection, elle a encore beaucoup à apprendre, mais ceci est déjà d'un bon niveau. J'ai mis du temps à comprendre le but de ces couleurs, mais après tout ce temps à réfléchir et après ces trois expériences... Pardonne-moi encore Magda, mais c'était nécessaire ! J'ai pu déterminer que ces "portails" étaient en fait l'œuvre d'une séparation de corps, les raisons d'effectuer un tel rituel peuvent être nombreuses. Si je me devais me servir d'un tel processus, ce serait pour conserver tout ce que j'ai pu amasser dans ma vie pour que quelqu'un puisse en profiter. Quelque chose d'aussi complexe était une bonne protection pour éviter qu'une personne ne tombe dessus par hasard. J'ai bien failli passer à côté ce matin, mais un sentiment de mal-être régnait en ces lieux, je suis certain que Magda l'a ressenti aussi, peut-être est-ce pour cela qu'elle s'était montré aussi patiente, même si elle était incapable de comprendre, elle savait que quelque chose n'allait pas, brave petite. Je ne suis pas totalement au fait de ce qu'il va se passer, voilà pourquoi j'ai préféré l'éloigner en lui demandant sa protection, on ne peut pas "combattre" cela par les armes.

L'ectoplasme fonçait vers l'oracle, je pouvais le sentir, celui-ci commençait à peine à réagir. Je sentais les flux de magie dans son corps s'agiter avant de terminer leurs courses dans la paume de sa main gauche. C'était prodigieux de ressentir tout ça, je ne sais pas comment cela se passe quand c'est moi, mais ici, je pouvais voir que tout était d'une précision exemplaire, ni trop, ni trop peu. La puissance était calculée pour ne pas gâcher la moindre énergie, combien de temps, d'expérience et de pratique fallait-il pour arriver à un aussi bon niveau, je pouvais sentir une larme d'admiration couler de mes yeux fermés. Quelques secondes plus tard, je ne sentais plus le brouillard gris s'agitait, j'ai ouvert les yeux pour voir un corps au pied de l'oracle, il respirait encore, je le voyais, mais s'étais si ténu. J'ai brisé la protection avant de me relever et de vite les rejoindre, mes jambes avaient quelques problèmes pour m'emmener jusque là-bas, que cette magie pouvait être épuisante. Même si je n'ai jamais senti mon maître en danger, j'ai le sentiment qu'elle n'avait pas été inutile. Une fois arrivée près d'eux, j'ai vu que l'homme à terre venait de donner son dernier souffle. Son corps se transforma en squelette presque immédiatement, j'ai écarquillé les yeux de surprise avant de reculer de quelques pas. La main de l'oracle m'empêcha d'aller plus loin. Il m'a chuchoté un merci rempli de sincérité avant d'éclater en morceaux le crâne du squelette devant lui.


"Tout ça pour ça ?"
"Cet abruti n'a pas réussi l'étape la plus importante !"
"Comment ?"
"Quatre ! Il en faut toujours quatre ! Ni plus, ni moins."
"Quatre quoi ? Arbres ?"
"Oui oui, trois fois oui ! Il n'a pas voulu suivre le rituel à la lettre, à la place, il a ajouté sa propre touche. Quel crétin !"
"Calme-toi ! C'est si grave que ça ?"
"Oui, enfin non ! Ce type était un sorcier humain, il possédait un grand talent et une grande connaissance digne du labeur de toute une vie et il a voulu le conserver ici jusqu'à que quelqu'un de capable arrive pour qu'il puisse le transmettre. Mais dans son arrogance infinie, il a tout détruit."
"Comment ?"
"Le rituel consiste à créer des portails dans des éléments de ton choix, dans ces portes, tu peux y déposer une partie de toi, n'importe laquelle. Les couleurs que l'on pouvait voir représenter en quelque sorte l'alignement de leur propriétaire. Il a créé uniquement trois passages pensant pouvoir mettre deux parties de lui en une seule fois, voilà comment un crétin se suicide, c'est à cause de ça qu'une fois l'ectoplasme évaporé, il n'a survécu que quelques secondes."
"Je t'ai vu lui dire quelque chose avant que j'arrive, qu'as-tu dis ?"
"Quel gâchis."
"..."
"Inutile de rester ici plus longtemps."

J'ai adhéré à cette idée en allant ramasser nos affaires, le soleil était toujours bien haut dans le ciel, avec un peu de chance, nous allons pouvoir dormir dans un bon endroit ce soir.
La nuit commençait à se rapprocher de plus en plus, le temps nous manquait. J'ai légèrement accéléré le pas, nous venions à peine de quitter la forêt pour nous retrouver dans un champ de maïs, champ uniquement coupé par une route qui ne semblait pas en très bon état. Une fois sur celle-ci la hauteur des épis nous empêchait de regarder autour de nous, on ne pouvait voir que devant ou derrière nous, tout ceci n'était guère rassurant. Et à en juger par la taille du champ que nous avions vu de haut, ils allaient nous falloir plusieurs heures avant de le traverser et il fallait encore plus de temps pour trouver un village. Ce que je ne donnerais pas pour être chez moi en cet instant.


"Tu m'inviteras un jour ?"
"Où donc ?"
"Chez toi."
"Avec grand plaisir, je te ferais visiter !"
"Je connais déjà.."
"Oui, je sais."
Je lui ai tristement souri comme pour m'excuser de gâcher ce moment. Tout cela tournait dans ma tête, que pouvait-il bien savoir sur eux ? Étais-je condamnée à l'aider dans sa quête sans autre récompense que son enseignement jusqu'à la fin ? Ne méritais-je pas d'en savoir plus ?
"Laisse-moi te parler un peu d'eux."
"Pourquoi maintenant ?"
"J'ai failli te tuer, disons que c'est ma façon de me faire pardonner."
Je n'ai pas répondu, j'étais tiraillée par le doute, voulais-je vraiment en savoir plus où peut-être préférais-je vivre dans l'ignorance. Non, si je suis sur Feleth, c'est uniquement pour cette raison. J'ai pris tout mon temps pour être certaine que ma voix ne trahirait pas les sentiments qui me tourmentaient.

"Je t'écoute."
"Ils sont..."

Il s'était arrêté et je savais pourquoi, nous n'étions plus seul dans ce champ de maïs, je me doutais que l'on ne pouvait pas traverser sans avoir à subir quelconque interruption. Dans un souci de prudence, j'ai lentement dégainé Indreju. Tendant l'oreille, j'ai pu entendre de nombreux bruits de pas aux alentours, je n'ai pas réussi à compter le nombre de personnes. L'oracle s'est arrêté et m'invita à faire de même, les bruits se firent plus fort, même un sourd les aurait entendus à ce niveau-là. Prenant mon arme à deux mains, j'ai lancé un grand coup horizontal tranchant net les épis et découvrant un peu le terrain par la même occasion. J'étais à l'affût du moindre mouvement, mes doigts crispés sur le pommeau de l'épée, je n'étais pas à l'aise face à ce genre de menace. Il y avait cependant un avantage à se trouver dans ce champ, celui de ne pas être pris pour cible par des armes à distance, s'ils voulaient nous tuer, ils allaient devoir se montrer ce qu'ils firent assez vite. Nous nous trouvions au milieu de cette zone déchiffrée et nous étions maintenant entourés d'une dizaine de personnes, seul quelques regards s'étaient posés sur moi, la majorité visait l'oracle directement.

"J'ai envie de casser des os aujourd'hui !"
L'un des hommes s'était légèrement avancé comme s'il voulait se battre seul.
"Devreyd arrête, on s'occupe d'eux ensemble."
"À dix contre deux ? Pas question, j'ai de l'honneur."

La femme était visiblement le chef, tous les autres la regardaient comme des soldats attendant l'ordre de leur Capitaine. Elle commença à lever le bras ordonnant l'attaque, mais ce Devreyd se retourna d'un coup pour l'arrêter. Les autres mercenaires étaient sur le point de s'élancer vers nous, mais l'action de ce type nous a permis de gagner un peu de temps, que voulait-il donc ? Si Rusyann les a envoyés pour nous tuer, autant le faire le plus vite possible, surtout avec un tel commanditaire.

"Toi, t'es bien la garde du corps de ce vieux truc sénile ?"
"En un sens, oui."
"De ta seule volonté ?"
"Comment ?"
"T'es conne ou quoi, je te demande s'il te force à te battre pour lui."
"Non." Dis-je ignorant l'insulte.

Où était-il parti chercher une idée aussi absurde. Certes, le vieux avait une influence sur moi, mais de là à croire que j'avais perdu mon libre-arbitre il y avait un grand pas.

"Tant mieux, tu vas me donner ta vie de ton plein gré au moins."
"Ne compte pas sur moi pour te laisser faire !"

Il s'est tourné vers sa bande avant les menacer de les tuer de ses propres mains s'ils intervenaient pendant qu'il combattait. Il s'est assuré qu'ils avaient tous bien compris, ceci malgré l'air dépité de leur meneuse, avant d'avancer vers moi, de me regarder de son air dédaigneux et de s'incliner comme s'il était engagé dans un duel officiel. J'ai effectué le même geste par respect pour la tradition. Je tenais Indreju à deux mains tandis qu'il se battait avec une rapière, je savais quels étaient les avantages et les inconvénients d'une telle arme, j'avais toutefois une certaine appréhension. Il débordait de confiance en lui ça se voyait, il n'en était pas à son premier bal. J'ai patiemment attendu qu'il attaque le premier pour mieux le juger, on s'est regardés pendant longtemps, sans doute avait-il eu la même idée que moi. On s'est lancés au même moment, nos lames se rencontrant pour la première fois. J'ai pu ressentir une certaine retenu dans son attaque, il était donc assez intelligent pour ne pas donner son maximum dès le début. On a échangé pendant un moment avant que je commence à légèrement perdre l'équilibre sous ses attaques, chose qu'il a immédiatement sentie, la vitesse de ses attaques s'est soudainement accélérée jusqu'à qu'il arrive à me désarmer, envoyant mon épée voler au loin. Fier de son action, il a, pendant une seconde, baissé sa garde chose qu'il ne faut jamais faire. D'un geste agile, j'ai fait voler ma jambe contre la sienne, grâce à l'élan donné son pied a décollé du sol le forçant à se battre avec lui-même pour qu'il retrouve son équilibre. J'ai ramassé Indreju avant de sortir Kvalnir de son fourreau. Il possédait le même style de combat que le mien lorsque je me bats à une main et au vu de ce qu'il venait de se passer, il était évident qu'il me surpassait dans ce domaine.

"Tu es vexante, me faire un croc-en-jambe en plus de ne pas être sérieuse."
"Tu n'étais pas sérieux non plus."

On a échangé un bref sourire, ce duel avait quelque chose d'excitant. C'était la première fois qu'un humain arrivait à me surpasser dans le combat à une lame, je vais devoir reprendre l'entraînement si jamais j'arrivais à survivre à ça. Il avait très vite compris ce que je comptais faire et j'étais dans le même cas, dans d'autres circonstances, nous aurions été de bon camarade d'entraînement. J'ai placé ma jambe légèrement en arrière pour prendre un peu d'élan, à peine avait-il compris ce que je comptais faire que je me suis rapidement élancée vers lui lançant une première attaque rapide qu'il para de justesse, ma deuxième attaque était déjà lancée et celle-ci toucha sa cible, une coupure se forma sur son épaule nue. Il a grogné de douleur avant de se dégager du corps-à-corps. Il a sifflé d'admiration avant de prendre l'initiative pour un nouvel échange. Le temps avançait et le combat continuait, on avait du mal à se toucher mutuellement et quand c'était le cas, c'était uniquement de petites entailles. Il commençait à avoir du mal à reprendre son souffle alors que j'étais encore capable de continuer pendant des heures. Ses traits se sont soudainement radoucis, il a rengainé sa rapière en riant.

"Félicitations."
"Je suis ravie de voir que tu as la sagesse d'arrêter tant qu'il est temps."
"Je n'ai pas envie de mourir."
"J'aimerais te poser une question."
"Je ne répondrais qu'à une seule, par respect pour le combat qu'on a livré, après nous serons quitte."
"Que veut Rusyann ?"
"La tête de ton maître et toi vivante."
"Merci."

Après un silence dont le temps était déterminé par le pas lent de Devreyd pour rejoindre son chef, l'oracle décida de prendre la parole alors que j'étais en train moi-même de le rejoindre.

"S'il veut ma tête, qu'il vienne la prendre lui-même. Vous êtes assez intelligent pour savoir que vous n'avez pas le moindre espoir d'arriver à vos fins, soit vous mourrez tous ici soit l'on trouve un arrangement."
"Si on retourne voir Rusyann sans vous le résulta sera le même. Un contrat est un contrat."

"Inutile de vous en faire pour ça, vous allez tous périr."


Dernière édition par Magda Seriel le Lun 16 Jan 2017 - 1:43, édité 1 fois
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Rusyann Amentia



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Race : Reiko
Classe : Lame Noire
Métier : Tortionnaire des Âmes
Croyances : En le Début et en la Fin de toute chose.
Groupe : Les envoyés du Fléau

Âge : 921 ans

Messages : 20

Fiche de Personnage : L'Antre de la Folie.

Histoire de Personnage : Rusyann était un grand Démon Renard blanc à huit queues devenu par la suite un Reiko pour tromper la mort. Son Âme est désormais prisonnière des sceaux de la Robe qu'il porte. Le rendant plus puissant que ce qu'il était.

Très vite son état actuel a finit par le dégoûter profondément de lui-même. Extrêmement Fier, il ne supporte plus d'avoir perdu son propre corps et il écume désormais Feleth pour trouver un moyen de le récupérer.

En proie à la folie constamment, il massacre les Démons, les Felethiens et mêmes les Anges qui se dressent contre lui et sa profonde Sagesse. Alliés comme ennemis.


1) L'ascension de la Folie:
Un nouveau commencement.

2) Le règne de la Mort:
Un nouveau règne.

MessageSujet: Re: Un nouveau commencement. [RP Libre]    Dim 26 Juil 2015 - 23:56

C'était une journée qui s'annonçait particulièrement humide. De lourds nuages gris avaient fait leur apparition, portés par le vent du nord. Une pluie fine tombait partiellement, trempant légèrement ceux qui osaient la braver. Un étrange corbeau blanc semblait rire de la pluie qui se déposait sur son délicat plumage. Il semblait conquérir les airs et ouvrir la voie aux sombres nuages qui voguaient en son sens.

"Alors que vois-tu Arfass?"

"Je vois celui que vous avez envoyé voler combattre seul une femme, probablement celle que vous recherchez."

 Arfass était l'un des membres les plus importants des envoyés du Fléau. Il avait la particularité de voir à travers son corbeau blanc. Mais l'obtention d'un tel pouvoir ne se faisait pas sans prix. Il dût en effet donner ses propres yeux à manger à l'oiseau qui partage désormais sa conscience avec la sienne. Il est désormais capable de ressentir toutes les sensations de son oiseau, parler à travers lui et surtout de voir ce qu'il perçoit. Nul n'était un aussi grand expert dans l'art d'espionner des cibles à distance. C'est d'ailleurs grâce à ses précisions que les envoyés du Fléau pouvaient connaitre l'emplacement des prisonniers à délivrer ou des raids importants à mener. Seul une trentaine d'élus parmi les envoyés pouvaient demander ses précisons, les autres ne sachant même pas son existence. Rusyann avait obtenu se droit à force de distinction et de réussite dans toutes ses missions, montrant aux envoyés qu'il leur était indispensable pour mener à bien leur projet.

"Que fond les autres?"

"Ils semblent regarder..."

"Mais qu'attendent-ils pour agir?"

"Je vais me rapprocher pour les écouter, ce champ de maïs offre une excellente couverture."

"Fais donc."

 Le corbeau, incité par l'esprit d'Arfass à se poser non loin de la douzaine de personnes pour discerner distinctement leurs paroles, mais suffisamment profondément dans le champ pour être camouflé par les tiges de maïs, lui obéit d'instinct. Une fois posé, ses sens d'écoute furent aux aguets des moindres bribes de mots échangés.

 Entre Devreyd et Magda La danse de leurs lames s'entrechoquant étaient pour la majeur partie de l'après-midi le seul son qu'entendit le corbeau. Alors que Magda et Devreyd s'échangeaient des séries de coups tous toujours plus précis que les précédents, le corbeau capta un intéressant dialogue entre Éternia et l'un de ses Corsaires.

"Éternia, pourquoi as-tu accepté l'offre de ce Reiko, personne ne lui fait confiance. Ce qu'a dit Devreyd à son sujet est vrai, il a dévoré un groupe entier qu'il avait engagé de la même façon que nous."

"Parce que tu crois qu'il aurait laissé Devreyd vivant si je n'avais pas accepté son contrat? Nous sommes ici et nous jugeons la puissance de nos cibles. J'irai moi-même récupérer la récompense si il le faut, notre clan n'à que trop souffert de la pauvreté. Il sera forcé de me la donner une fois la mission remplie et voyant qu'il ne pourra pas tous nous atteindre d'un coup."

"Notre clan ne se remettrai jamais de ta perte, laisses toi accompagner par au moins quatre d'entre nous."

"Non, je suis certaine que c'est ce genre d'attitude qu'il veut provoquer et qui a valut la mort de ceux qu'il a engagé avant nous. Je ne prendrais donc que toi, comme tu souhaites tant m'accompagner, Sulyvan."

"Bien. Je m'en remet donc à ta volonté, héritière du trône de givre."

 Alors que leur conversation prenait fin, le corbeau reporta son attention sur Devreyd rengainant sa rapière, avant d'énoncer ouvertement la cause de leur présence. Tandis qu'Arfass répétait mot pour mot les paroles qu'il entendait à Rusyann, ce dernier se ravisa sur tout ce qu'il venait d'entendre.

*Cet homme, j'aurai pu le tuer quand j'en avais l'occasion, heureusement pour lui ma grande bonté d'âme l'a épargnée. Je pense que cela signifie que je me rapproche de la pureté que je désire tant. Néanmoins la perspicacité d'esprit d'Éternia me plait, peut-être devrai-je la prendre avec Magda sous la coupe du Fléau. Du moins si elles réchappent de leur affrontement.*

 Alors que la pluie se déversait maintenant par averse, semé par le souffle du vent que le silence semblait amplifier, l'Oracle prit finalement la parole avant qu'Éternia ne réplique à son tour.

"S'il veut ma tête, qu'il vienne la prendre lui-même. Vous êtes assez intelligent pour savoir que vous n'avez pas le moindre espoir d'arriver à vos fins, soit vous mourrez tous ici soit l'on trouve un arrangement."

"Si on retourne voir Rusyann sans vous, le résultat sera le même. Un contrat est un contrat."

*Cet Oracle me croit stupide au point de risquer de blesser Magda pour avoir sa peau. Décidément Éternia apprend vite et ne cesse de m’impressionner par son implication. Peut-être devrai-je leur dire quelques mots.*

 Sur ces paroles il prit la possession de l'esprit d'Arfass sans l'avertir. Le corbeau dissimulé à travers le champ commença soudainement à parler d'une voix d'outre-tombe. Que tous connaissaient pour l'avoir entendu provenir de l'être qui les avait engagé pour les uns, et qui les chassait pour les autres.

"Inutile de vous en faire pour ça, vous allez tous périr."

Des regards stupéfaits et effrayés commencèrent par apparaître parmi les Corsaires, tandis que Magda et l'Oracle remontèrent leur garde.

"En effet un jour ou l'autre la mort prendra ceux dont l'esprit est souillé par le mal. Je suis la mort, vous êtes le mal. Tentez de purifier votre âme en combattant pour une cause digne de la Lumière elle-même."

"Comment le Reiko peut-il être ici?"

Tous se mirent à chercher le spectre sans discerner le moindre de ses traits. Les deux traqueurs des Corsaires ne discernèrent pas non plus la trace de son énergie. Comment faisait-il donc pour être présent?

"Je vois qu'Éternia est la seule qui compte respecter notre contrat. Il serait donc dommage que votre réputation de Corsaire ne soit souillée par votre incapacité à remplir une mission. Comme vous avez pu le constater, les rumeurs se répandent vites par ici. Vous crèverez avec vos familles dans la misère que vous cherchez tant à faire disparaître. Plus personne ne vous recrutera par le manque de confiance qu'aura engendré votre refus volontaire de remplir une mission acceptée par l'héritière du trône de givre en personne."

"Malheureusement il n'a pas tort."

"Insulte encore une fois nos familles et les Corsaires se jureront de te faire ce qu'il reste de ta peau. Éternia, abandonnons cette mission, il n'a jamais eu l'intention de nous payer.

"NON! Tout cela est de ta faute, si tu ne l'avais pas provoqué nous n'en serions pas là, si j'avais agit au lieu de te regarder jouer à l'instant il ne nous aurait pas menacé de la sorte. Tu l'as sous-estimé et nous en paierons le prix fort. Nous sommes maintenant dos au mur avec pour seul espoir de sortie, la rédemption qu'il nous offre."

"..."

"Finis de jouer, nous essayerons d'en finir rapidement avec toi vieil homme pour que tu n'ais pas à souffrir."

 Rusyann satisfait, relâcha son emprise sur la conscience d'Arfass qui réintégra peu à peu ses esprits, mais toujours incrédule.

"Tu me feras un rapport écrit de tous ce que tu verras et entendras à partir de maintenant. Es-ce clair? Je pars pour quelques temps. J'ai une personne à rencontrer."

"Très bien, monseigneur Rusyann. Où dois-je vous l'envoyer?"

"Aux Ruines d'Ascelnoth. Envoies aussi des gardes et un message à mes serviteurs de Blanche Brume, leur signalant qu'ils seront libres une fois la Tour achevée."

*La Mort avance, et avec elle la Lumière du renouveau. Je ferai s'incliner l’impureté du monde devant moi comme j'ai autrefois fait s'incliner Alternyss devant Ahryënna. Nous renverserons l'Ordre établi et instaurerons la rédemption du mal par son éradication.*

 Cette pensée lui rappela son ascension au pouvoir dans le Vein plusieurs centaines d'années auparavant avec celui qu'il avait considéré comme son frère.

 Lors d'une guerre opposant la sublime reine Ahryënna à Alternyss l'Ombre roi, Dementia et Amentia, surnommés ainsi, avaient infiltrés les rangs de ce dernier pour faire pencher la balance en faveur de la reine. Dans leurs opérations, la brutalité de Dementia s'accordait au fin stratège qu'était Amentia. Tandis qu'Alternyss regardait la bataille de haut, savourant la victoire qu'il jugeait écrasante à sept contre un, il ne vit pas que loin en contre-bas, une infiltration pour le supprimer avait commencée. La bataille qui aurait lieu le lendemain se tiendrait dans un vallon pouvant recueillir les 80 000 démons qui lutteraient jusqu'à leur mort pour satisfaire la soif de conquête d'Alternyss ou pour gagner le regard d'Ahryënna qu'on disait salvateur de tous les maux.

 Quand le soir tomba, plusieurs tours de garde étaient réalisés des deux cotés pour empêcher les probables assassins venus tuer les têtes dirigeantes d'accomplir leurs basses œuvres. Aussi la sécurité était davantage renforcée à proximité des points centraux de la guerre. Et en effet la tente d'Alternyss située en haut du vallon étaient facilement reconnaissable, elle était bien trop grande et bien trop éclairée au dehors pour qu'aucune ombre ne puisse échapper à la vigilance des vingt Manges-Lumières postés en cercle autour d'elle. Un immense pan rocheux de la montagne sur lequel était accolée la tente rendait impossible tout mouvement de contournement. L'endroit était stratégiquement parfait. L'approvisionnement étaient tout aussi bien gardé et répartit dans l'ensemble de l'énorme camp d'Alternyss, mais Rusyann s'y attendait. Aussi lui et son groupe ne s'y attardèrent pas, mais relevèrent chaque point stratégique quand ceux-ci se révélaient à eux. Ils relayaient ensuite ces informations au groupe de Dementia chargé de les faire parvenir aux forces silencieuses et en attente Arhyënnes. Ils continuèrent d'avancer sur les vastes pans inclinés des montagnes environnantes encerclant les deux armées sous des capes aux motifs et aux couleurs rocailleuses, ils bernèrent ainsi toutes les patrouilles qu'ils croisèrent. Il estima trente minutes avant d'arriver à la tente d'Alternyss, il fit alors poster séparément 150 archers des deux cotés du vallon qui seraient prêt à décocher une fois le temps écoulé. Le silence de la nuit pesait sur les deux armées, la plupart des soldats d'Alternyss étaient tendus pour ceux qui tenaient la garde, perdus dans leurs sinistres pensées du combat se préparant au levé du jour.

 Quand l'heure fut venue aux alentours de 4H, des centaines traits enflammés fusèrent en direction des tentes de première ligne et vers celles plus au centre contenant l'approvisionnement repérés précédemment par le groupe d'Amentia. Les traits étaient comme les étoiles du Vein, tombantes. Aussi quand les milliers de soldats se réveillèrent complètement désorganisés ils ne surent d'où provenait l'origine des flammes avant de voir certain d'entre eux transpercés par ces flèches. Lors de cet assaut, ils créèrent un tumulte si grand que les officiers peinaient à faire entendre leurs ordres. d'autres traits furent tirés, encore et encore, mais à des endroits d'origine différentes, rendant impossible à localiser les tourmenteurs avant que la lumière de leurs flèches, fendant le ciel nocturne, ne s'éveille sur la montagne. Les tentes qui étaient postées aux limites étaient les premières cibles des archers, l'idée de Rusyann était d'encercler par les flammes l'armée Alternyssienne. Leur empêchant toute avancée et par la suite, toute retraite. Alors que des officiers suivit au pas de course par quelques gardes remontèrent vers la tente d'Alternyss pour faire un rapport de la situation et quérir prestement ses ordres, ils découvrirent sa tête noire sur une pique, ses quatre yeux rouges et sa langue verte arrachés, avec les cadavres des Manges-Lumières réputés pour être l'élite de sa garde gisant tout autour d'elle. L'assaut avait était rapide et couvert par le bruit de soldats hurlant au feu et les cors donnant l'alerte à travers tout le camp.

 Le lendemain les 70 000 démons d'Alternyss furent dévorés moralement par la mort de leur roi, celui qui s'autoproclamait immortel devant eux. Alors qu'ils cherchèrent un remplaçant, une guerre intestine eu lieu suite à l'assassinat public de ceux revendiquant sa place. L'armée Alternyssienne implosa alors intérieurement par les propres clans qui la composaient. trois jours de massacre s'ensuivirent avant que les milliers de démons qui servaient leur ancien roi désertèrent pour regagner soit leur ancienne terre ou pour aller s’enrôler dans l'armée victorieuse Ahryënne.

 La reine reçue ensuite Amentia et Dementia qui lui ramenèrent la couronne d'Alternyss. Son regard était si envoûtant que nul ne pouvait rester impassible en sa présence. Sa voix, si mielleuse et pure que nul ne remettait en doute ses paroles. On en oubliait presque qu'elle avait charmée puis assassinée son prédécesseur pour prendre sa place. Ils furent tous deux anoblis sur le champ et chacun eut se qu'ils réclamèrent. Dementia avait réclamé le grade de général en chef de son armée officielle ainsi que de continuer à traquer les déserteurs et d'autres démons. Amentia lui, demanda à pouvoir assister la reine.

 Amentia le fou, tel était devenu son surnom quand il eut accès au pouvoir de cette façon. Mais davantage quand il s'amusait à tuer publiquement et lentement ceux qui avaient enrôlés l'armée Ahryënne depuis leur défaite. Prétextant qu'ils n'étaient pas digne de la servir après avoir voulu la détruire. Cette traque interne mêla par la suite des démons servant Ahryënna depuis le début, mais soupçonnés de conspirer contre elle. Sa folie ne s'arrêta pas là, il commença ensuite à voir en chaque démon le mal qui les empêchait de se dévouer entièrement à Ahryënna et à lui. Les démons commencèrent à se rebeller contre sa présence au coté de la reine qui par son biais, justifiait tous ses actes, mais son frère Dementia avait la main mise sur l'intégralité de l'armée Ahryënne et sur la majorité de son armement. Ahryënna ne se doutait de rien, les démons qui lui rendaient visite était grassement payés ou était menacé de mort si ils révélaient quoi que ce soit sur la situation actuelle. Aussi resta t-elle aveuglé jusqu'au jour ou Rusyann fit assassiner son futur époux de jalousie ou par stratégie, nul le savait. Alors qu'elle pensait célébrer le serment des liens du sang avec son élu. Elle remarqua une boursouflure masquée grossièrement dans son dos. Son initiative de voir ce qu'il en était sauva sans doute son royaume. Sa stupeur se transforma en une colère noire, la boursouflure était en réalité les queues repliées du Démon Renard blanc qui avait tenté de prendre officiellement la place de roi. Le serment n'ayant pas était conclu, aucun droit ne lui avait était conféré. Rusyann réussit à prendre la fuite avec Dementia et à vivre en tant que reclus dans le reste du Vein.

*Si seulement Ahryënna m'avait officiellement choisi. Ou seulement pu comprendre mon intention d’asseoir son autorité et la mienne sur uniquement ceux dignes de nous servir. Mais il en fut autrement. Dommage que le monde traite de fou ce que leur raison ne comprend pas.*
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Magda Seriel

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MessageSujet: Re: Un nouveau commencement. [RP Libre]    Mar 4 Aoû 2015 - 2:37

"Souffrir ?"
"Souffrir ?"

On avait prononcé ce mot d'une même voix, cette femme était-elle à ce point terrorisée pour croire les paroles d'un corbeau ? Il nous avait vaguement surpris lorsqu'il a donné une voix à cet animal, cela indiquait toutefois qu'il n'était pas présent. Cela s'accordait bien au fait qu'il avait préféré engager une troupe de mercenaires plutôt que venir lui-même, de quoi pouvait-il avoir peur. Ce n'était pas de la lâcheté, il y avait autre chose, autre chose que je suis incapable d'identifier. Je me suis retournée vers mon maître qui semblait déjà se poser la question, était-ce de la vengeance à cause de ce qui s'était passé hier dans la tour, non, cela ne pouvait être aussi simple. Tout cela importait finalement peu à l'instant présent, cette fois les mercenaires semblaient décidés à vouloir attaquer de concert, tous sauf Devreyd qui n'avait pas du tout l'intention de ressortir son arme, il m'a lancé un sourire en coin. Même s'il n'allait pas nous combattre, il ne nous aiderait pas pour autant. Plus le temps passait, plus cet homme me plaisait, un peu rustre sur les bords, mais il possède quelque chose que la plupart des hommes n'ont pas.

Le vieil homme m'a fait comprendre que nous étions dans une situation peu périlleuse, mais qu'il était cependant inutile de prendre le moindre risque. J'ai compris le message et j'ai commencé à faire apparaître mon armure sans quitter mes ennemis des yeux. Plus je faisais appel à elle, plus le temps pour la dévoiler devenait court, j'ai senti la main de l'oracle sur mon dos avant que la teinte grise de mon armure devienne plus foncée avant de complètement devenir noir. C'était comme ce matin, je ressentais une telle différence dans la qualité de ma magie que j'en devenais euphorique. Mon maître m'a immédiatement rappelé notre condition, même si nous étions face à des adversaires peu dangereux, je me devais de ne pas faire n'importe quoi. Je tenais mes lames dans chaque main prête à en découdre. Le vieux, lui, restait derrière moi sans bouger, je savais qu'il n'était pas inactif, mais je savais aussi qu'il n'interviendrait que si j'étais vraiment en mauvaise posture. Il était comme ça, il avait la capacité de nous sortir de là d'un claquement de doigts, mais il s'y refuser, trouvait-il tout cela amusant ?

L'air s'est soudainement refroidi autour de nous, je ressentais mieux les choses extérieures grâce à l'amélioration de l'oracle, je serais sûrement frigorifié sans elle. J'ai jeté un rapide coup d'œil à mon maître qui ne semblait pas gêné pour le moins du monde, les mercenaires au contraire semblaient être encore plus confiant, être galvanisé par ce genre de température en disait assez long sur le quotidien de cette troupe. Je savais que leur chef était à l'origine de ce froid, elle souriait d'un air hautain que je ne pouvais supporter, contrôler ce genre de magie afin de s'en servir pour son propre compte, quel dommage !
Trois hommes se sont précipités vers moi, d'abord surprise par quelque chose d'aussi grossier, j'ai senti de la glace naître à mes pieds jusqu'à complètement les recouvrir. Dans l'incapacité de bouger, j'ai subi les attaques de plein fouet, l'arme de l'un des hommes s'est brisé sur mon corps comme l'eau sur les rochers. Les deux autres frappes ont atteint leur cible, une dans la tête et une dans l'épaule, mais à part le bruit classique d'un métal contre un autre rien ne résulta de cet assaut. Ignorant mes adversaires, j'ai frappé la glace à mes pieds pour la briser avec une simplicité déconcertante, je n'osais pas relever les yeux vers cette magicienne du froid. Une fois complètement libre, j'ai foncé vers le mercenaire dont la lame s'était brisé contre mon armure. Indreju s'est enfoncé dans sa poitrine avant qu'il n'ait pu réagir, j'ai lentement retiré mon épée désormais tâché de rouge, le cadavre est tombé dans la boue qui commençait à naître à cause de la pluie qui devenait de plus en plus battante. Je n'en avais cure, j'ai appris à me battre peu importe la météo, je connais les avantages et les inconvénients d'une telle pluie. À peine avais-je retiré l'épée du cadavre qu'une attaque m'atteignit par-derrière, en plein milieu du dos, sans le moindre succés. Kvalnir a volé rapidement tranchant au niveau de la taille ce lâche qui préfère attaquer par-derrière. J'ai commencé à avancer vers le dernier homme quand le reste de la troupe a décidé d'intervenir. Désormais face à six adversaires, j'ai serré mes articulations contre les pommeaux de mes armes, ils ont décidé de m'encercler avant de m'attaquer ensemble. Un large sourire s'est dessiné sur mes lèvres alors que je me mettais en position. Le pied gauche légèrement en arrière légèrement enfoncé dans le sol, je me suis légèrement baissé plaçant mes épées comme une extension de chacun de mes bras.


"NON !"

Trop tard, Devreyd, lui avait compris ce qui allait se passer. J'ai attendu le dernier moment avant de profiter de l'élan que m'offrait la position prise, j'ai commencé à tourner sur moi-même. D'un œil extérieur, j'étais devenu une tempête de lames à moi seule et chaque homme venait se faire déchiqueter sur Indreju et Kvalnir. Après quelques secondes, je me suis arrêtée tant bien que mal, légèrement prise de vertige, j'ai titubé pendant un instant avant de retrouver un équilibre précaire. C'est maintenant que Devreyd a décidé de revenir se battre, il a foncé vers moi la rapière toujours dans son fourreau, il a ouvert grand les bras avant de me plaquer au sol dans une le centimètre de boue qui la pluie avait créé. J'ai lâché Indreju dans l'action, sa jumelle toujours en main, j'ai donné un coup de pommeau dans l'épaule de Devreyd pour qu'il me lâche, il a grogné de douleur avant de se relever. Il s'est aussitôt précipité vers ma première épée avant de la brandir devant moi. J'ai eu un sursaut de surprise, s'il existait quelque chose capable de passer à travers mon armure, c'était bien l'une de ces épées. L'oracle a émit un sifflement devant l'audace de Devreyd, c'est vrai qu'il avait pris un risque énorme, je ne pouvais qu'être admirative devant tant de cran.
Prenant Kvalnir à deux, nous sommes repartis dans un duel aux règles nouvelles. J'ai été surprise qu'il soit capable de manier une telle lame aussi facilement, il semblait encore plus doué qu'avec sa rapière. Le choc entre Kvalnir et Indreju était intense, c'était comme si les deux lames se battaient pour savoir laquelle était la meilleure alors qu'elles étaient parfaitement identiques.


"Ça suffit !"

C'était la voix de cette mage dont la patience avait été vaincue, je ne pouvais plus bouger, j'étais totalement emprisonné dans la même glace que tout à l'heure, mais cette fois, j'étais incapable du moindre mouvement. Devreyd qui était sur le point de donner le dernier coup s'est soudainement arrêté, la rage dans ses yeux me montrait que ce n'était pas volontaire. J'étais incapable de me retourner vers mon maître, mais je savais que c'était de son fait. Une lance de glace qu'Éternia avait créée se rapprochait de moi à grande vitesse, elle disparut d'un coup avant de m'atteindre. J'ai senti quelque chose passait juste à côté sans arriver à le voir, un éclair de foudre s'était dirigé vers la mage de glace, éclair qu'elle a réussi à bloquer. À peine était-elle remise que cette fois une lance de foudre se figea dans son front, les yeux désormais sans vie, elle tomba face contre terre dans la boue. La glace qui m'emprisonner commença à fondre, petit à petit, je me retrouvais capable de me mouvoir alors que Devreyd restait immobile comme une statue. Le coup qu'il était sur le point de donner avait pour but de me couper en deux à la verticale. Je ne connaissais pas le résultat de la rencontre entre Indreju et mon armure et le savoir de cette manière était pour le moins risqué. Je me suis approchée de la statue pour reprendre ma lame, une fois fait, le sort se rompit rendant à Devreyd sa liberté. Il s'écroula au sol à cause de son élan et du manque de cible pour son attaque. Je lui ai tendu une main pour l'aider à se relever, main qu'il a acceptée. Je l'ai tiré d'un coup sec, maintenant sur ses jambes, il s'est excusé devant moi pour s'être servi de ma propre arme contre moi. L'envie de se battre avait totalement disparu en lui, il était le dernier survivant de ces corsaires, il avait assisté à la morte de chacun de ses camarades et amis. Je pouvais à peine imaginer ce qu'il ressentait...

"Plus aucune raison de..."
"Pose ton arme mon enfant."
L'oracle s'était approché de nous, je ne l'avais pas entendu avec cette pluie qui s'était transforme en averse permanente. Devreyd s'est retourné vers le vieux, son visage faisait peine à voir, il pleurait, on pouvait le voir malgré toute l'eau qui dégoulinait depuis ses cheveux. Son regard s'est aussitôt adouci devant celui de mon maître, comme lorsqu'un enfant rencontre une idole. Je voyais rarement un humain agir comme cela face à lui contrairement aux anges. Chaque être Adiryl était capable de reconnaitre l'un des aînés lorsqu'ils en croisent un, les humains n'ont pas ce sentiment. Ma main a touché la sienne, il a brièvement sursauté, mais il a compris que je voulais simplement lui retirer sa rapière des mains. Je pouvais deviner ce qu'il se passait dans la tête de cet homme, et je dois avouer apprécier chaque minute de ce spectacle. La conscience d'un humain qui arrivait à reconnaître celle d'un ange âgé de plusieurs millénaires.
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Histoire de Personnage : Rusyann était un grand Démon Renard blanc à huit queues devenu par la suite un Reiko pour tromper la mort. Son Âme est désormais prisonnière des sceaux de la Robe qu'il porte. Le rendant plus puissant que ce qu'il était.

Très vite son état actuel a finit par le dégoûter profondément de lui-même. Extrêmement Fier, il ne supporte plus d'avoir perdu son propre corps et il écume désormais Feleth pour trouver un moyen de le récupérer.

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1) L'ascension de la Folie:
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MessageSujet: Re: Un nouveau commencement. [RP Libre]    Mar 4 Aoû 2015 - 12:44

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MessageSujet: Re: Un nouveau commencement. [RP Libre]    

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Un nouveau commencement. [RP Libre]

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