''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Un nouveau règne. [Rp Libre]

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Rusyann Amentia



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Race : Reiko
Classe : Lame Noire
Métier : Tortionnaire des Âmes
Croyances : En le Début et en la Fin de toute chose.
Groupe : Les envoyés du Fléau

Âge : 921 ans

Messages : 20

Fiche de Personnage : L'Antre de la Folie.

Histoire de Personnage : Rusyann était un grand Démon Renard blanc à huit queues devenu par la suite un Reiko pour tromper la mort. Son Âme est désormais prisonnière des sceaux de la Robe qu'il porte. Le rendant plus puissant que ce qu'il était.

Très vite son état actuel a finit par le dégoûter profondément de lui-même. Extrêmement Fier, il ne supporte plus d'avoir perdu son propre corps et il écume désormais Feleth pour trouver un moyen de le récupérer.

En proie à la folie constamment, il massacre les Démons, les Felethiens et mêmes les Anges qui se dressent contre lui et sa profonde Sagesse. Alliés comme ennemis.


1) L'ascension de la Folie:
Un nouveau commencement.

2) Le règne de la Mort:
Un nouveau règne.

MessageSujet: Un nouveau règne. [Rp Libre]   Mar 4 Aoû 2015 - 13:19

Suite du Rp se déroulant à Venill.

 Pluie, vent, boue, n'importe qui en serait découragé, mais pas lui, pas cet être devenu insensible aux éléments, voir à la vie elle-même. Le Reiko entamait son ascension vers les Ruines d'Ascelnoth. Un lieu sacré où il se sentait à sa juste place. Le périple pour un être vivant partant de Venill durait au maximum 4 jours, pour ce spectre, 2 lui suffisait. Il ne ressentait nullement la fatigue ou le besoin de faire des pauses comme les mortels.

 Un corbeau blanc, dont le plumage humide semblait à présent vide de toute joie, lui délivra oralement un message tandis que la tempête masquait sa présence et que le Reiko avançait toujours. Il conta comment Magda avait défait ses adversaires et comment l'Oracle avait tué Éternia, celle qu'il jugeait comme la plus estimable. Quant à Devreyd, seul survivant, il avait rejoint celui qu'il avait envoyé tuer. Le Reiko l'écouta en silence. Il était toujours plongé dans le désordre de ses pensées quand le corbeau s'envola.

 À l'aube, le Reiko arriva au lac situé en contre-bas des ruines. La pluie s'était atténuée, mais elle continuait à déverser sa peine sur cet endroit qui semblait figé dans l'espace et dans le temps. En approchant de l'eau, son reflet lui offrit le même dégoût qu'il continuait de nourrir à son encontre. Ses huit queues spectrales vinrent s'écraser dans l'eau du lac le reflétant, le contact fit immédiatement s'évaporer l'eau qui avait osée le refléter dans un épais nuage de vapeur.

*La Vie à fait naître les Démons. Puis les déviants devinrent les premiers Anges. Et enfin les Felethiens apparurent, un aspect refoulé de la nature même. Ils sont tous différents, tous soumis à leur personne, tous coupable. Il n'y a rien à sauver. La Vie a tenue à me garder dans les couloirs de la Mort. Pourquoi n'ai-je plus de visage? N'ai-je donc plus aucune identité en ce monde? Pourquoi ne ressens-je plus rien hormis la vie s'écoulant au dehors et celle finissant en moi? Quel doit être mon véritable but?*

"Tiens, te revoilà."

 Rusyann, perdu dans ses pensées, n'avait pas prêté attention aux êtres vivants alentours. Il ne se retourna pourtant pas pour faire face à la personne l'ayant interpellé. Il continuait à rester physiquement et mentalement immergé dans la vapeur que continuait à provoquer ses queues ardentes plongées et immobiles dans l'eau froide du lac.

"Es-ce que tu vas bien? J'ai d'ailleurs réfléchis longuement à ta demande. Il est impossible pour moi de te donner un nouveau corps, c'est contre-nature et impossible."

*Impossible.. Contre-nature.. N'est-ce pas ce que le monde est devenu? Ce que je suis devenu?*

"Tu dois savoir que créer un corps exige certaines données, certains éléments que je ne possède pas. C'est d’ailleurs un miracle que tu aies survécu au transfert de ton esprit. Un tel miracle ne se reproduit rarement deux fois. La robe que tu portes, n'étant pas faîte de chair, a pu contenir ton énergie grâce aux sceaux, un corps nouvellement constitué ne pourra pas résister à ton énergie si phénoménale."

*La Vie m'a trahi.. La Mort m'a recueilli..*

"Je sais que tu voulais re-goûter aux sensations que la vie nous a offert à tous. Que tu voulais unir les mondes, gommer leurs différences et les faire marcher vers un idéal commun. Le tien."

*Unir les mondes... Gommer les différences.. Idéal commun.. Mon idéal..*

"Je compatis et je comprend ton silence. Adieu et sois en paix avec toi même."

 L'étrange personnage se retourna.

*Adieu.. Paix.. Moi.*

 Alors qu'il allait regagner la route le menant à Beolan, du brouillard lui passa entre les jambes. Il regarda tout autour de lui et vit qu'il s'étendait, recouvrant d'un voile le lac et engloutissant chaque parcelle de terre visible. Le brouillard commençait à brûler légèrement sa peau. Nul doute que c'était le Reiko qui l'avait provoqué.

"Mais que fais-tu?"

 Il fit volte-face mais le brouillard masquait désormais la présence du Reiko.

"C'est toi qui semble ne pas comprendre. J'ai finalement trouvé où réside la sagesse du monde."

 La fumée commençait désormais à remonter et à fluctuer comme les vagues d'une mer agitée.

"Quelle est cette sagesse? Arrête donc cette fumée, elle me brûle!"

 Alors qu'il reculait en toussant, Un gantelet grisâtre sortie de la brume et l'attrapa par le cou. Rusyann le tira jusqu'à lui et commença à aspirer l'énergie de celui dont les yeux affichaient leur surprise et leur effroi devant celui qu'ils considéraient autrefois comme leur allié. La fumée semblait l'empêcher de se débattre pleinement, ses mouvements semblaient ralentir au même rythme que celui de son cœur. Ses coups ne faisait aucunement vaciller le Reiko imperturbablement froid. Au moment où il allait rendre son dernier souffle, Rusyann le lâcha et parla d'une voix si grave et fantomatique, qu'elle aspira sa volonté de vivre lorsque les derniers mots furent prononcés.

"La Mort unira les trois mondes. La Mort gommera les différences, les êtres, leurs plaisirs, leurs souffrances. La Mort consumera tout. Je t'offre la sagesse de ce monde. Acceptes ton destin. Meurs."

 Le brouillard termina son oeuvre et la vie le quitta ainsi que celle des végétaux et des êtres frêles n'ayant pu le fuir.

*La Mort régnera. Incontestablement.*

 La pluie avait redoublée, et un brouillard étrange et corrosif précédait chacun des pas du Reiko. Les Ruines n'étaient plus très loin.
 Sur son chemin, il rencontra un chasseur portant la carcasse d'un cerf. Le chasseur, dont la vue était brouillée par la pluie diluvienne et le temps noir, pouvait néanmoins apercevoir une silhouette de haute taille à quelques mètres devant lui, une épaisse fumée semblait émaner de lui. Pendant qu'il essayait de discerner davantage de détail, un tintement de chaîne résonna, le poids du cerf sur son dos l'empêcha d'esquiver le coup fendant le vent et la pluie. Une faucille vînt se planter lourdement dans son flan. La douleur lui fît lâcher sa récente proie et son cri recouvra pendant un instant le rugissement de la tempête avant de s'achever quand un gantelet en acier grisâtre, humidifié et aussi froid que la mort, vînt serrer son cou. À sa souffrance se mêla ensuite une terreur indicible quand il sentit sa vie et tous ses espoirs aspirés en même temps dans l'être le retenant à deux pieds au dessus du sol. Sa mort fut lente et sa blessure le tenait suffisamment éveillé pour qu'il en goûte chaque seconde. Aucun son ne voulait et ne pouvait désormais sortir de sa gorge. Il aurait voulu le supplier d'avoir la vie sauve, il aurait voulu être en mesure de riposter, puis, il aurait voulu n'être jamais partit chasser avant de regretter son existence même. Son corps sans vie retomba. Le Reiko poursuivit sa route. Laissant une traînée de végétaux et de morts sur son funeste passage.

 Les ruines s'élevées maintenant devant lui. Perçant le ciel de leurs piliers aiguisés et de leurs toits éventrés. une cavité dissimulée dans le sol se révéla à lui sous une lueur bleutée. Le Reiko d'y engouffra, apportant plus d'ombre qu'il y en avait. Les quelques torches à l'entrée frémirent et s’éteignirent en sa présence glaciale. Une cinquantaine de mètres plus bas il repéra une soixantaine d'envoyés du Fléau qui se tenaient à l'intérieur.

"Mes respects Monseigneur Rusyann et heureux de vous revoir. Nous avons réussit à dégager au fond de cette cave une immense salle qui semble encore intacte. Nous élèverons bientôt un nouveau poste de commandement et d'espionnage ici-même pour renverser le Royaume et les Béols."

*Tous les êtres se tiendront en égal devant la Mort. Vous serez délivrés de vos tourments.*

"Qu'en pensez-vous?"

"La Mort prendra chaque être de ce monde."

 L'envoyé fronça les sourcils d'incompréhension sur cette réponse avant que le Reiko s'élance sur eux. Toujours incrédule et prit totalement au dépourvus, ils ne comprirent pas immédiatement ce qu'il se passait. Les queues du Reiko scièrent une quinzaine d'envoyés du Fléau, tandis que ses faucilles tranchaient, perçaient et arrosaient les murs poussiéreux et sombres de la cavité souterraine du sang de dix autres.

"Aux armes! Abattez ce traître!" Résonna un ordre qui fit écho dans le couloir où autrefois se tenait un éboulis colossal.

 La trentaine d'envoyés du Fléau restant sortirent leurs arcs et leurs lames et s’élancèrent bravement sur le traître. Les lames ripèrent sur son armure quand elles n'étaient pas parées par ses faucilles grisâtres qui forcées les attaquant à retirer leurs lames, faute de pouvoir rompre sa garde. Les flèches tirées sur lui furent soit découpées au vol par ses queues spectrales, soit elles finissaient fondues, comme les différentes lames, dans l'énergie du Reiko pour celles qui arrivaient à l'atteindre. Rusyann ripostait en coupant leurs jambes, leurs mains quand il y arrivait. Quand tous furent agonisant sur le sol et qu'aucune autre énergie vitale ne régna en ces lieux hormis la leur, il dévora l'énergie de chacun d'eux. Le brouillard corrosif qui provenait de Rusyann avait désormais conquit le sol de la cavité, consumant le peu de vie se tenant à l'intérieur.

 Une fois rassasié il inspecta l'endroit. Les éboulis avaient été placés en mont sur chaque coté de l'immense salle. Huit gigantesques piliers s'élevaient jusqu'au plafond dont on ne distinguait pas les motifs, effacés depuis des siècles. Le carrelage fissuré se couvrait à présent d'un brouillard irréel, avalant sa présence. Un trône de pierre qui avait dû appartenir à un être oublié depuis des temps immémoriaux était posté en hauteur d'un escalier aux marches énormes. Rusyann les gravit sans peine et s'installa sur le trône.
 Régnant à présent seul sur la constante obscurité et la solitude morbide qu'offraient ces lieux. Il se plongea ainsi dans une profonde méditation et dans les ténèbres de son esprit tourmenté.

*Je dois me préparer pour la guerre. Je dois développer mes pouvoirs. Le temps sera pour l'instant mon seul et unique allié.*
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Rusyann Amentia



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Fiche de Personnage : L'Antre de la Folie.

Histoire de Personnage : Rusyann était un grand Démon Renard blanc à huit queues devenu par la suite un Reiko pour tromper la mort. Son Âme est désormais prisonnière des sceaux de la Robe qu'il porte. Le rendant plus puissant que ce qu'il était.

Très vite son état actuel a finit par le dégoûter profondément de lui-même. Extrêmement Fier, il ne supporte plus d'avoir perdu son propre corps et il écume désormais Feleth pour trouver un moyen de le récupérer.

En proie à la folie constamment, il massacre les Démons, les Felethiens et mêmes les Anges qui se dressent contre lui et sa profonde Sagesse. Alliés comme ennemis.


1) L'ascension de la Folie:
Un nouveau commencement.

2) Le règne de la Mort:
Un nouveau règne.

MessageSujet: Re: Un nouveau règne. [Rp Libre]   Jeu 6 Aoû 2015 - 13:54

L'hiver était arrivé. Son souffle glacial avait plongé l'intégralité de la végétation qui avait envahit la roche dans un sommeil qui semblait sans fin. Une brume s'était répandue dans les Ruines d'Ascelnoth, suffisamment dense pour masquer le sol. Le paysage ainsi que l'immensité du ciel avait disparu sous un voile blanc opaque. Il faisait froid, trop froid. La chaleur de la vie avait abandonnée cet endroit depuis quelques lunes. La cité en ruines était figée dans la glace. Cependant un étrange remous s'élevait à l'intérieur des ruines.

  Une parcelle de terre dégageait une fumée, constamment, à toute heure du jour ou de la nuit. Une fumée légèrement corrosive, due à sa trop basse température, ayant dévorée au fil du temps l'ensemble des végétaux aux alentours. On pouvait ressentir un étrange malaise en ces lieux vides, rappelant légèrement les Plaines désolées du Vein. La fumée remontait des profondeurs silencieuses de la terre, du long escalier qui s'engouffrait toujours plus bas dans les ténèbres, dissimulé sous une large trappe. L'escalier débouchait sur un long couloir assez étroit, autrefois condamné par la chute d'énormes éboulis. Le couloir menait à une vaste salle. Huit colonnes dont on ne pouvait distinguer la hauteur s'élevait vers un plafond dissimulé dans les ombres de sa grandeur. Des torches éteintes depuis plusieurs mois ornant le bas contour des colonnes commençaient à s'effriter. Un trône de pierre gris érigé à deux mètres au dessus du sol surplombait la vaste salle. Le carrelage entier était recouvert par ce brouillard irréel qui s'évacuait lentement vers la sortie de la salle. Il provenait de la silhouette qui était assise sur le trône.

  "Humain" aurait été le mot pouvant décrire au mieux sa forme, celle qui lui avait permis de se fondre sur Feleth alors qu'il ne l'était pas. Il n'avait d'ailleurs plus de corps. Il était une armure hantée par un esprit condamné à errer jusque la fin des trois mondes. Il avait recherché la Sagesse tout au long de son arrivé sur Feleth, et ce depuis qu'Adyril avait marqué son esprit de démon déjà tourmenté par une profonde folie. Dix-sept mois s'étaient écoulés depuis l'annonce qui lui a fait prendre conscience qu'il était impossible pour lui de retourner dans un substitut de son corps. Il s'était alors plongé dans une profonde folie meurtrière jusqu'à ce lieu, jusqu'à ce trône majestueux où il était toujours assit depuis.

  Alors qu'il semblait mort, son poing droit se serra soudainement, puis sa main gauche se leva. Le brouillard dans la salle se mit à tourbillonner en son centre. Un typhon s'éleva bientôt, faisant frémir les colossales colonnades de pierre. Quelques instants après, il abaissa son bras, mettant ainsi fin à sa formation. Le brouillard se déversa ensuite dans la pièce comme l'eau d'un vase trop rempli.

*Bien.*

  Le brouillard qu'il avait provoqué et qui continuait à se propager à l'extérieur accentuait sa perception des alentours. Il décida de se concentrer sur une partie du brouillard. Il parvint à le modeler en un clone brumeux de lui-même. Il le fit ensuite descendre des Ruines jusqu'au lac en contre-bas. Sur la route le clone s'effondra, la portée limite semblait être de deux kilomètres quand le temps le permettait.

*Parfait.*.

  Alors qu'il allait se recentrer sur la manipulation de son énergie, il sentit l'aura d'un être lumineux approchant des Ruines. Mais il ne semblait pas seul.
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Aether Mortalis



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MessageSujet: Re: Un nouveau règne. [Rp Libre]   Jeu 6 Aoû 2015 - 23:50

Silencieusement, le portail apparut dans la grande pièce sombre. La déchirure entre Adiryl et Feleth s'agrandit, laissant passer deux séraphins en armures, et disparut immédiatement après qu'ils l'eurent franchi complètement. Les ailes immaculées de l'homme formaient une vague tache claire, touchant le sol, tandis que celles de la femme semblaient plus sombres et courtes. Elle leva la main, une flammèche dansant dans sa paume, éclairant enfin les lieux.
- Cet endroit ne me plaît guère, fit son frère d'un air sombre.
- Ce ne sont que des ruines… mais tu as raison, elles dégagent quelque chose de sinistre. De toute manière il valait mieux ouvrir la faille dans un lieu discret.
Aether observa le contenu de ce qui paraissait être une petite chapelle privée, d'un quelconque notable ou riche marchand, puis ajouta :
- Allons-y, ne traînons pas.
Elle agrandit un bref instant la flamme dans sa main pour repérer la sortie, dévoilant les alcôves et les sculptures pleines de poussière. Les toiles d'araignées étaient légion, et quelques tas de bois témoignaient encore de la présence de meubles depuis longtemps pillés et défoncés. Ils arrivèrent ensuite dans un petit hall au sol marbré d'où descendait un large escalier vers l'entrée imposante de la bâtisse. Un mince raie de lumière pâle passait entre les battants de la double porte, laissant également rentrer le froid de l'hiver. Aether frissonna en atteignant le bas des marches, regrettant la douceur du climat d'Adiryl, et de ne pas pouvoir garder la chaleur bienfaisante du feu dans le creux de sa main. Elle le regretta plus encore lorsqu'elle entrouvrit le battant, et qu'elle vit la brume dissimuler le sol.
- Cachons nos ailes avant de sortir, on ne sait jamais, conseilla Cyaneus.
Et il les recouvrit d'une longue cape épaisse d'hiver, sortie de son sac, pendant que celles d'Aether s'estompaient doucement.
- Est-ce bien nécessaire ? On se déplacerait plus rapidement en volant.
- On ne peut pas prendre le risque que quelqu'un nous voit. Et puis il est inutile de fouiller tous les bâtiments, il doit se trouver dans l'un des plus grands.
- Peut-être bien l'ancien palais, les geôles lui seraient utiles.

Son frère opina de la tête.
- Alors commençons par là.
Ils descendirent les quelques marches du perron et se dirigèrent sur leur droite, vers le centre de ce qu'il restait de la ville, laissant le lac dans leur dos. La pente était faible et ils longèrent les murs, surveillant chaque croisement et chaque fenêtre. Les filets de brume s'accrochaient aux arbres dénudés, rendant les rues plus sinistres, plus fantomatiques encore, s'ajoutant aux cris des corbeaux qui peinaient à percer le silence.

La Séraphine jetait un énième coup d'oeil dans une énième ruelle, quand elle aperçut dans l'artère parallèle une forme s'avancer en direction du lac. Ne pouvant expliquer ce qu'elle avait vu à son frère, tant la silhouette était inhabituelle, elle lui fit signe qu'il y avait quelque chose à côté, et s'engagea dans la petite rue étroite. Discrètement ils virent la forme continuer sa route vers le lac, et fut bientôt trop éloignée pour pouvoir la distinguer. Le plus étrange était sa manière de se déplacer, en glissant, et elle semblait faite de la brume même qui envahissait tout. Ils reprirent alors leur chemin par cette avenue plus importante, désormais convaincus de ne pas être les seuls parmi ces ruines. Car quoi que ce pût être, ce n'était sûrement pas un phénomène naturel. Arrivés aux portes du palais, ils pénétrèrent dans le hall en s'avançant avec précaution. Ils voyaient à peine où ils posaient les pieds tant le brouillard était dense ici, et Cyaneus demanda à sa sœur :
- Tu penses que ça pourrait être l'oeuvre du Sorcier ?
Pensive, celle-ci répondit :
- Lui ou un autre. Mais je ne vois pas l'intérêt, à moins qu'il n'ait quelque propriété magique.
Elle s'interrompit et tenta une expérience, envoyant de la chaleur intense pour essayer d'évaporer le brouillard, mais sans succès.
- En tout cas il faut plus que de la chaleur pour le faire disparaître.
Ils errèrent un moment dans les différentes salles et couloirs, cherchant d'où pouvait bien provenir cette brume, quand soudain le Séraphin marcha sur autre chose que le sol de pierre. D'un mouvement de bras il écarta les volutes et découvrit une trappe avec de la fumée s'insinuant dans les interstices. Ils l'ouvrirent prudemment et disparurent dans le sous-sol, éclairés de la seule flamme d'Aether. Ils arrivèrent rapidement à la salle aux colonnes majestueuses, mais ce ne fut pas la première chose qu'ils remarquèrent. Un homme en armure était assis sur un trône impressionnant, créant cette brume tout autour de lui, ou ce qui semblait être un homme, car son visage était camouflé par une capuche. Tous les deux figés à l'entrée, Cyaneus murmura à sa sœur :
- Il ne correspond pas à la  description, manifestement ce n'est pas lui. Espérons qu'on ne soit pas tombé sur quelque chose de pire…
Il jeta un regard aux squelettes qui pourrissaient par terre, et continua :
- On n'a rien à faire ici. Faisons demi-tour et continuons notre mission.
- Et notre devoir d’Éclaireur ? Répliqua sa sœur. Nous devons savoir ce qu'il en est, s'il représente une menace pour le Bien, pour Feleth, ou non. Et si ça tourne mal, l'un de nous doit pouvoir rentrer informer Adiryl, donc reste à l'entrée.
Elle voyait bien que son frère n'était pas d'accord, qu'il avait peur pour elle, mais sa décision était prise. Il demanda néanmoins, peut-être pour lui rappeler un épisode qui avait failli tourner à la catastrophe, si c'était un démon.
- Je ne sais pas, c'est très étrange. Une impression infime, comme pour un démon de faible puissance.
Hésitante, Aether s'avança finalement, une main sur un des pommeaux de ses épées pour se rassurer, et s'arrêta à trente pas du trône. Ignorant comment s'adresser à cette personne, elle jugea bon de se présenter directement, en restant un minimum polie :
- Mes respects Monseigneur, je suis Aether Mortalis.
Elle s'interrompit, inquiète. Elle ne savait même pas s'il la regardait, rien n'était apparent sous cette capuche.
- Qui êtes-vous ?
Son frère bouillait, prêt à intervenir et elle, tendue, se tenait prête à se défendre, observant cet inconnu totalement immobile. Il aurait pu être tout aussi bien mort ou endormi finalement.
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Histoire de Personnage : Rusyann était un grand Démon Renard blanc à huit queues devenu par la suite un Reiko pour tromper la mort. Son Âme est désormais prisonnière des sceaux de la Robe qu'il porte. Le rendant plus puissant que ce qu'il était.

Très vite son état actuel a finit par le dégoûter profondément de lui-même. Extrêmement Fier, il ne supporte plus d'avoir perdu son propre corps et il écume désormais Feleth pour trouver un moyen de le récupérer.

En proie à la folie constamment, il massacre les Démons, les Felethiens et mêmes les Anges qui se dressent contre lui et sa profonde Sagesse. Alliés comme ennemis.


1) L'ascension de la Folie:
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2) Le règne de la Mort:
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MessageSujet: Re: Un nouveau règne. [Rp Libre]   Ven 7 Aoû 2015 - 21:49

Les trois mondes s'écrouleraient. C'était devenu une certitude pour lui. Rien ne pouvait être éternelle. Dès lors qu'il existait un Début, il y avait une Fin. La Vie apportait le tourment, le Chaos, un désordre perpétuel d'émotion et de croyance dans la limite de leur temps. Seule la Mort offrait l'Harmonie, le repos, un havre infinie de paix dans l'effacement du soi au profit du rien. Louer la Mort était sage, mais fallait-il la répandre dans des mondes déjà condamnés? La Vie méritait-elle d'être effacé? Ne lui avait-elle pas autrefois apporté le plaisir de martyriser la vermine qui peuplait le Vein et Feleth, avant qu'elle ne le rejette?

*Cette sagesse est absolue. Néanmoins il n'est pas sage de la suivre aveuglément. Autrement je finirai comme ces semi-Anges perverties par la lumière qu'ils prônent.*

 Un bruit de pas résonnaient maintenant dans le long couloir qui les amplifiait légèrement. Les êtres lumineux seraient bientôt face à lui. Le brouillard se fendait sur leur passage avant de regagner le terrain qu'il avait perdu. Rusyann modela la brume derrière eux pour observer plus en détail les importuns. Ils avançaient sans crainte, surement n'étaient-ils pas là par hasard. On pouvait entrevoir deux larges et grandes interstices dans le dos de l'armure de celle qui menait la marche. Pourquoi y en avaient-ils? Lui même en avait un peu plus bas dans sa propre armure, mais c'était pour mouvoir ses huit longues queues spectrales. L'autre quant à lui, avait une cape épaisse modelant un dos voûté. Cette bosse grossière, lui rappela celle qui avait ruinée son plan et ce, devant la reine Ahryënna qu'il adulait, provoquant son exil et incitant son passage sur Adyril. La femme qui ouvrait la marche avait créée une flamme qui dansait dans la paume de sa main, apportant avec elle une lumière vive. Ils portaient tous les deux une armure aux insignes provenant d'Adyril, qu'il connaissait pour l'avoir entrevu sur les quelques gardes qu'il avait lui-même rencontré là-bas. Ils pénétrèrent finalement dans la vaste salle, leur regard examinant chaque recoin. Mais leur intérêt portait davantage sur lui. Il ne bougea pas et continua à les examiner tandis qu'ils murmuraient entre eux tout en le fixant. L'Ange féminin s'approcha finalement, non sans conserver une bonne distance de sécurité entre elle et le trône.

 Lorsqu'elle se présenta sur un ton extrêmement courtois, Rusyann ne broncha pas. Toujours immobile sur son trône, il examinait silencieusement les êtres devant lui. Étaient-ils inconscient pour se dresser devant lui? Leurs âmes rayonnaient, c'est surement pour cette seule et unique raison qu'ils étaient toujours en vie. Fallait-il les tuer ou devait-il leur accorder sa miséricorde jusqu'au jour ou la mort elle-même les rattrapera.

*Je peux surement faire des exceptions pour des êtres l'étant tout autant.*

 La jeune Ange lui posa ensuite cette question:
- Qui êtes-vous?

 Mal grès la simplicité de cette question, un tumulte de pensée se confrontèrent dans l'esprit du Reiko. Était-il encore Rusyann, ce Rusyann? N'était-il pas mort en même temps que son corps? Amentia représentait son passé tandis qu'il prônait d'autres valeurs à présent. Ou alors voulait-elle demander "ce qu'il est" et non "qui il est". Qu'était-il maintenant? Un Démon Renard déchu? Un esprit hantant une robe protégée par une armure ou était-il la mort qu'il percevait dans les yeux de ses victimes?

 Brisant son immobilité, il leva sa tête vers l'Ange en retrait qui resserrera sa main sur le pommeau de son épée. Puis comme piqué par cette réaction et par la présence de la vie en son antre qu'il pensait caché de tous, il lâcha:

"Toi.. Es-tu à ce point tendu que tu en a oublié de te présenter envers celui qui vous accueil? Ce n'est pas ton morceau de ferraille que tu martyrises qui m'empêchera de te tuer si j'en ai l'envie. Prends donc exemple sur ta compagne de voyage avant que je ne prenne ta conduite pour de l'irrespect en mon égard. Vous vous êtes invités dans un lieu où la vie elle-même a décidé de fuir."

 Voyant que son reproche avait aussi affecté nerveusement l'ange à la flamme, il se leva de son trône. Cette action fit reculer légèrement les visiteurs dont les sens étaient aux aguets. La cape qui dissimulait la bosse de l'homme commença à frémir. Les faucilles attachées à son étroite ceinture noire il descendit ensuite les larges marches, une à une. Le tintement des chaînes les reliant furent bientôt le seul bruit couvrant le silence qui s'était installé dans la salle. Les visiteurs avaient cette fois la main mise et ferme sur leurs épées. Ils étaient prêt à le combattre si il le fallait. C'est seulement quand Aether commença à tirer à moitié une de ses épées, que le Reiko s'arrêta. Il était alors à deux pas d'elle.

"N'aies crainte, Aether, ou alors ta peur te conduira à une mort prématurée. Ceux qui dégainent face à la mort sont ceux qui la rejoindront bientôt. Je t'accorde mon nom: Rusyann. Signe que je te porte dans mon estime et que je ne t'attaquerai pas tant que la lumière de ton âme ne vacille pas."

Il se retourna ensuite vers le second Ange juste à coté d'Aether et qui, lui, avait entièrement dégainé.

"Tu peux t'estimer chanceux. Je ne sais pas ce que tu es venu chercher en venant ici, mais si elle ne t'avait pas accompagné, tu aurais certainement trouvé la mort."

 Puis, à l'intention des deux il ajouta:

"Maintenant que je me suis présenté, dîtes moi ce que vous êtes venu faire en ces bas lieux. Qui vous a envoyé?"
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MessageSujet: Re: Un nouveau règne. [Rp Libre]   Mar 18 Aoû 2015 - 1:06

Lorsque cet homme s'adressa à Cyaneus celui-ci sut, comme il le craignait, qu'ils avaient fait une très mauvaise rencontre. Quoi d'étonnant à cela ? Aucune personne normale ne se cacherait dans le souterrain d'une ville en ruine, entouré de magie. La menace sur Cyaneus dans ses paroles était à peine voilée, il était instable et bien trop sûr de lui pour que les deux séraphins ne le prennent pas au sérieux. Alors quand il se rapprocha d'Aether, le jeune ange n'hésita pas et dégaina, rejoignant sa sœur. Il ne prendrait pas le risque de la voir mourir sous ses yeux, ou blessée à nouveau à cause des humeurs lunatiques d'un être dont on ne connaissait même pas la nature. De plus celle-ci se montrait parfois irréfléchie, et en effet il put constater au fond des yeux d'Aether la lueur d'une juste colère, pouvant lui ôter toute prudence. Car s'il était mû par le désir de la protéger, elle l'était aussi à son égard, et commença à dégainer. La séraphine ne laisserait pas à cet individu l'occasion de mettre sa menace à exécution. Cependant avant qu'elle n'aille plus loin il stoppa net, se nomma, et annonça qu'il n'était pas -pour l'instant- dans son intention de la tuer. Mais il signifia clairement qu'il aurait, en temps normal, déjà éliminé son frère, ce qui ne calma pas la jeune femme.
L'observant froidement, Aether rengaina d'un geste sec. Comment osait-il menacer son frère de mort et lui dire ensuite qu'il la « portait dans son estime » ? Impulsive, elle s'efforça néanmoins à répondre d'un ton neutre :
- Qui nous a envoyé importe peu, seul le résultat compte, n'est-ce pas ? Dit-elle, relevant la tête.
Un profond silence se fit, rapidement interrompu par le séraphin, soucieux, qui posa sa main sur l'épaule d'Aether pour la mettre en garde :
- Pardonnez ma sœur, ses paroles ont dépassé sa pensée. Nous ne pouvons tout simplement pas dire qui nous a envoyé, mais sachez que nous sommes animés des plus nobles intentions. Je suis Cyaneus Mortalis.
Il ignorait ce qu'il savait d'Adiryl, s'il connaissait même son existence, mais si tel était le cas il devait très bien savoir de qui ils tenaient leur ordre de mission. Et s'il n'avait pas connaissance des trois mondes, ce n'était pas eux qui le lui révéleraient.
- Nous avons cru que ce brouillard était provoqué par la personne que nous recherchons, un sorcier, continua-t-il sur un ton d'excuse. Cela nous a surpris, et intrigué, de découvrir que quelqu'un d'autre se trouvait là et on s'est dit qu'éventuellement vous auriez pu voir quelque chose…
Sa sœur ne broncha pas lorsqu'il donna ce pieux mensonge, qui n'en était pas tout à fait un. Du moins pas complètement. Savoir qui il était les intéressait aussi mais il ne semblait pas enclin à donner plus d'informations.
- Disons que la bonté n'est pas une qualité qui l'étouffe, loin s'en faut, reprit Aether, et qu'il doit mourir. Ses agissements sont...réprouvés, par nos supérieurs.
Elle fit une pause, méfiante. Rien ne leur prouvait qu'il n'était pas de connivence avec lui, aucune émotion, aucune pensée, ne pouvait transparaître sous cette capuche. Une ombre impénétrable semblait recluse dans les plis noirs du tissu, et la lumière incapable de traverser ce néant. Seule une fumée s'infiltrait, glissait, coulant entre les plaques de métal de son armure, un maelstrom sans cesse en mouvement, laissant s'échapper doucement quelques volutes. S'il avait eu autrefois quelque chose d'humain dans son apparence, il n'en avait plus rien désormais, sinon les vêtements comme une coquille. Seule une phrase l'avait interpellée, et l'incitait à lui en dire davantage. Il avait mentionné, selon ses propres mots, « la lumière de son âme », lui faisant penser qu'il pouvait ne pas être indifférent à une certaine notion du bien. Ainsi elle poursuivit ses explications :
- Des nobles ont cru bon pour se divertir de payer un sorcier, afin qu'il corrompe et transforme des créatures déjà dangereuses sans cela. Ils les font combattre entre elles, organisent des paris ce qui, en soi, ne nous concernerait pas tellement s'ils n'y avait eu un problème inattendu. Deux d'entre elles ont réussi à s'enfuir récemment, on ne sait comment, et ont ravagé trois hameaux avant d'être arrêtées. A moins qu'elles n'aient été relâchées intentionnellement. Quoi qu'il en soit nous sommes ici pour comprendre ce qu'il s'est passé, et mettre un terme à ces pratiques. Nous savons qu'il mène ses expériences dans ces ruines, et retient ses monstres ici.
Aether échangea un regard avec son frère, qui décida de tenter de l'interroger tout de même :
- Si cela fait longtemps que vous habitez ces lieux, peut-être avez-vous remarqué quelque chose, ne serait-ce qu'un infime détail ? Nous vous en serions extrêmement reconnaissant, et si nous pouvons nous rendre utiles à notre tour, ma sœur et moi, ce serait pour vous une juste compensation, dit-il aimablement.
La jeune femme acquiesça, montrant son assentiment. Il était tout à fait honnête de son point de vue que ce soit donnant-donnant, c'était un juste retour des choses.
- Au fait cette brume c'est pour quoi ? Pour l'ambiance ? Demanda-t-elle, ironique, doutant fortement que ce fut le cas.
Son frère, consterné, ferma les yeux en poussant un soupir et maudit sa sœur l'espace d'une seconde. Plaisanter, même gentiment, en se moquant de quelqu'un d'imprévisible et de dangereux c'était jouer avec le feu, voire stupide.
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Rusyann Amentia



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MessageSujet: Re: Un nouveau règne. [Rp Libre]   Mar 18 Aoû 2015 - 21:28

- Qui nous a envoyé importe peu, seul le résultat compte, n'est-ce pas ?

  Cette simple phrase pourtant prononcée de manière faussement neutre avait nourri l'intérêt du Reiko à son encontre. Le ton ferme et définitif qu'elle avait employé différait nettement avec celui qu'elle avait utilisé pour se présenter, mais son intérêt ne portait pas entièrement sur lui. Le sens de la phrase se mêlait étroitement à son propre ressenti envers la Vie.

*Le chemin importe peu, la destination finale reste la même. Pour tous.*

  Si elle était capable de prononcer cette phrase, peut-être était-elle en mesure de comprendre la funeste Sagesse qui régissait le monde et de mettre sa lame et sa dévotion à son service afin de la répandre elle aussi dans son sillage. Rusyann ne remarqua pas que le silence provoqué par sa réflexion avait rendu soucieux l'Ange qui l'accompagnait. Ce même Ange qui l'avait provoqué en dégainant dans son Antre où régnait la paix. S'étant plongé plus intensément dans le regard d'Aether qui en faisait de même, chacun des deux voulaient cerner l'esprit et la personnalité de l'autre. L'Ange mâle s'avança finalement:

- Pardonnez ma sœur, ses paroles ont dépassé sa pensée. Nous ne pouvons tout simplement pas dire qui nous a envoyé, mais sachez que nous sommes animés des plus nobles intentions. Je suis Cyaneus Mortalis.

 Ainsi elle était sa sœur et non une compagne de voyage comme il avait pu le penser aux premiers abords. Ça pouvait expliquer quelques uns de leur comportement qu'il jugeait outrageux à son égard. Mais pourquoi l'excusait-il pour avoir dit quelque chose de sage? Ou plutôt était-ce pour le fait qu'elle avait froidement annoncé ne vouloir donner de réponse? Qu'ils ne répondent pas montraient qu'ils savaient garder sous silence des informations capitales. Peut-être était-ce cet Oracle perverti qui les avaient envoyés en repérage? Il fallait qu'il en sache davantage. L'Ange enchaîna sur sa mission qui excusait leur présence en ces bas lieux:

- Nous avons cru que ce brouillard était provoqué par la personne que nous recherchons, un sorcier. Cela nous a surpris, et intrigué, de découvrir que quelqu'un d'autre se trouvait là et on s'est dit qu'éventuellement vous auriez pu voir quelque chose…

 Sa sœur le reprit ensuite.

- Disons que la bonté n'est pas une qualité qui l'étouffe, loin s'en faut, et qu'il doit mourir. Ses agissements sont...réprouvés, par nos supérieurs.

 Rusyann avait ensuite écouté en silence et dans les grandes lignes le reste. Mais il continuait à se répéter intérieurement le "[...]il doit mourir. Ses agissements sont...réprouvés, par nos supérieurs.". Cette phrase se répercutait en lui et lui donnait une envie toute particulière de prendre la vie d'êtres n'ayant que faire d'elle. L'ordre semblait si envoûtant et délicieux, absout de toute horreur lorsqu'il provenait d'une Ange. Tandis qu'il réfléchissait sur l'offre qui lui avait était faite et qu'il faisait l'inventaire des êtres ayant foulés les ruines ces derniers mois, l'Ange lui posa cette question:

- Au fait cette brume c'est pour quoi ? Pour l'ambiance ?

 Il se produit comme une déchirure dans son orgueil qui ne cessait de gonfler comme un volcan avec le temps, relâchant alors toute la vanité qu'il avait accumulé, sa raison explosa pour laisser place à une profonde folie qu'il n'arrivait jamais à soumettre. Tandis que ses gantelets en acier crissaient sous la pression exercée par ses mains et que sa tête roulait de droite à gauche surement convulsé par un amas d'émotions qui l'engloutissait, le brouillard dans la pièce se mit lentement à tourner autour d'eux. Les Anges se cabrèrent, examinant l'état de la situation. Un mur de brouillard s'éleva alors d'un seul bloc sur 5 mètres. Ils étaient tous les trois encerclés à l'intérieur de l’œil du cyclone qui gagnait petit à petit en force sur ses bords. Des débris de plus en plus volumineux tombaient du plafond invisible. Ce furent quatre d'entre eux de 20 centimètres chacun qui rallumèrent une lueur de raison chez le Reiko en s'écrasant bruyamment sur son armure. L'action n'avait durée qu'une vingtaine secondes, le brouillard s'effondra dans la pièce. Il eu juste le temps de le retenir avant que celui-ci n'arrive à leurs pieds. Le brouillard était encore sous basse température, les murs commençaient déjà à se glacer là où il était retombé. Une bouffée de fumée noire sortit alors de sa capuche et s'éleva vers le haut. Faisant retomber un peu de poussière lorsqu'elle atteignit le sommet. Rusyann aspira ensuite une longue et lente goulée d'air, surement pour rafraîchir son énergie devenue bouillante. Il devait attendre un peu avant d'être à nouveau apte à contrôler son énergie. Les Anges ne semblaient pas avoir était blessés, cela le rassura. Il aurait pu perdre de précieux alliés à cause de son irascibilité sans nom.

 Puis sans un mot, et pour racheter la mise, il matérialisa une sphère brumeuse au dessus de son gantelet droit qui tremblait légèrement. Aether avait toujours ses mains qui semblaient sur le point de s'embraser. L'Ange derrière elle ne disait plus aucun mot. Leur attention était désormais focalisée sur les gestes du Reiko, sa création et la sortie derrière eux. La sphère se modela pour prendre les formes des ruines, matérialisant les limites et les contours du paysage sur lequel le brouillard se répandait. La réplique en trois dimensions montrait grossièrement les lieux. Puis poursuivant comme si rien ne s'était passé:

"Ce brouillard agit comme un ultrason continu, les mouvements qui apparaissent à la surface se répercutent sur cette carte... Je suis en mesure de discerner si il s'agit d'un être ayant décidé de s'aventurer sur ces terres... Ou si ce n'est que le souffle du vent."

 Il refit une pause, aspirant une nouvelle goulée, sa voix autrefois forte et grave, frémissait et commençait à s'éteindre.

"Suivez-moi..."

 Il gagna la sortie, ressentant la tension des Anges derrière lui.

*J'ai usé beaucoup trop d'énergie sans en récupérer. Je vais finir par me nuire à moi-même si je continue à perdre mon semblant de raison à chaque stupidité prononcé à mon encontre. Ma vanité de Démon Renard ne me lâchera t-elle jamais, même après la Mort?*

 Pour la première fois depuis des mois la lumière du jour pouvait à nouveau se poser sur lui. Sa robe et son armure poussiéreuse avait perdu tout éclat. Il capta l'énergie des Anges à sa suite. Le paysage blanc et froid firent stopper ses légers frémissements. Son énergie entière se calma. Sa voix spectrale regagna un peu en force. Alors qu'il gravissait silencieusement un mont raide cerné par les brumes en son haut sommet, les Anges murmuraient entre eux. Une fois au sommet des Ruines d'Ascelnoth, il clama:

"Qu'est-ce que la Vie? Un cœur qui bat? Non. Une chance? Un cadeau? Non plus. Alors qu'est-ce?
Vivre signifie le début de la Fin. Une existence vouée à s'éteindre dès lors qu'elle apparaît. Rongée par le temps et le dilemme de comment l'utiliser. La souffrance se mêle inéluctablement à la Vie. Seule la Mort offre un quelconque répit à la hauteur du tourment que provoque la Vie."


 Les Anges s'arrêtèrent à ses cotés, mais conservèrent quelques mètres entre eux. Un gouffre envahit par la brume enveloppait de son voile impénétrable le contre-bas. Rusyann décrivit ensuite une poussée avec ses mains, la brume se retira sur plusieurs vingtaines de mètres comme une couverture qu'on aurait soufflé. La brume laissa la vision sur une plaine faite de millions d'ossements qui remplissaient de long en large le gouffre d'une profondeur insondable, Ils étaient de toutes les tailles, de toutes les formes. Une guerre avait eu lieu et ce cratère avait servit de fosse commune.

"Depuis leur naissance, les Felethiens sont des êtres pervertis par l'influence démoniaque du Vein. Si on les laisse vivre, on laisse au Mal l'opportunité d'agir et de revenir. Ce sera un conflit éternel où à chaque fois, la souffrance gagnera les plus nobles et la joie de faire souffrir les plus impies. Il n'est plus l'heure d’espérer sauver ceux qui sont déjà condamnés par le destin. Il est temps de le forcer pour chacun."

"Si vous voulez vraiment changer la face du monde, alors combattez ce qui fait de la Vie souffrance et tourment. Les Démons, les Féléthiens.. Et les Anges pervertis. Il est temps pour l'impureté de disparaître. Complètement."

 Alors que les Anges continuaient de fixer le cratère, éberlués et éperdus dans leurs pensés, un corbeau blanc se posa au coté du Reiko.

"Monseigneur Rusyann, bon retour parmi nous. Vous êtes un peu en avance sur votre temps. Je vous ai fait amener quelques personnes, ils devraient arriver sous peu. Dois-je commencer les préparatifs?"

"Arfass.. Aides d'abord ces Anges et moi-même à trouver un sorcier qui habiterai ces Ruines et retrouves nous quand tu l'auras trouvé."

 Il se tourna ensuite vers les Anges et leur adressa

"Nous nous séparerons pour couvrir plus de terrain. Arfass viendra faire un rapport à chacun d'entre nous toutes les deux heures et nous indiquera où converger si l'un d'entre nous trouve quelque chose de suspect. Ce plan vous convient-il?"
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Aether Mortalis



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MessageSujet: Re: Un nouveau règne. [Rp Libre]   Dim 30 Aoû 2015 - 17:21

Le sourire d'Aether disparut immédiatement lorsqu'elle vit Rusyann commencer à rouler de la tête comme un dément. La brume s'éleva emprisonnant les deux anges avec lui, et la tentation fut très forte pour eux de sortir à nouveau leurs épées, ne sachant s'il voulait leur nuire ou pas. Ce mur immatériel tournait de plus en plus vite mais ne semblait pas se rapprocher, et la jeune femme relâcha la poignée de son épée. Pensant que s'il leur voulait réellement du mal il ne serait pas encerclé lui aussi, elle reporta son attention sur les roches qui tombaient du plafond pour les éviter. Et comme il l'avait déjà déclaré, il pouvait très facilement les tuer, pas besoin de ce déchaînement de puissance. Puis enfin il se calma et la conviction de Cyaneus fut faite, c'était un fou. Quant à la séraphine, elle prit bonne note que la susceptibilité de leur « hôte » était légèrement chatouilleuse. Elle observa Rusyann qui créait sa sphère de brume, se comportant comme si de rien n'était, et écouta ses explications. Son pouvoir était effectivement très utile, et elle espéra qu'il permettrait de retrouver rapidement ce sorcier et ses créatures.
Ils prirent sa suite vers l'extérieur, où ils purent respirer l'air frais et oublier l'atmosphère renfermée du sous-sol enfumé. Tandis qu'ils se frayaient un chemin parmi les éboulis vers le mont dominant la ville, ils se  laissèrent distancer peu à peu, et Aether formula ce qu'ils pensaient tous les deux :
- Il peut nous localiser sans problème. Si ça tourne au vinaigre, à part partir par une faille je ne vois pas trop ce qu'on peut faire.
- Et aucun moyen de le prendre par surprise,
fit-il d'un air sombre, espérons qu'il ne change pas d'avis à notre égard. En plus ouvrir une faille serait risqué, il pourrait l'emprunter si on ne se montrait pas assez rapide.
- Il a l'air de vouloir nous aider pour l'instant,
fit-elle remarquer.
- Ouais, pour l'instant, rétorqua-t-il, pessimiste. Il m'a plutôt l'air du genre imprévisible, comme gars. Et quand je dis gars c'est une manière de parler…
- Je n'ai aucune idée de ce qu'il peut être,
dit-elle, l'observant de dos. Je suis sûre qu'il a d'autres pouvoirs et pourtant je ne suis pas certaine que ce soit un démon. Mais il a quelque chose d'eux.
- Tu veux lui poser la question ?
Demanda-t-il, amusé.
- Euh...honnêtement ? Non, je n'y tiens pas, répondit-elle avec un petit rire. Pas tout de suite.
- Mais il faudra quand même essayer d'en savoir plus,
ajouta-t-elle après un silence.
Une fois arrivés au sommet ils se turent et rejoignirent Rusyann, qui se mit à parler. Aether écouta attentivement ce qu'il pensait sur la Vie et la Mort, espérant mieux le comprendre et savoir à qui ils avaient affaire. Dévoilant l'immense fosse commune contenant les ossements de guerriers morts, il développa plus avant son point de vue, qu'elle trouva radical. La seule réaction de Cyaneus fut d' hausser les sourcils lorsqu'il mentionna l'existence du Vein, des démons et des anges. Et même s'il fit également attention à ce qu'il disait, il ne chercha pas à discuter, c'était inutile. Il ne croyait pas pouvoir le faire changer d'avis, ramener un peu de bonté et de raison en lui, il était irrécupérable. Cela l'exaspérait parfois que sa sœur continue d'essayer, par principe, ce qu'il avait arrêté par lassitude. Mais elle aussi cesserait avec le temps, il en était persuadé. Après tout c'était compréhensible, elle était très jeune pour une ange, et bien qu'ils aient quasiment le même âge il se sentait plus vieux, plus méfiant et cynique. Aussi il se tut, mais nota intérieurement tout ce qu'il lui faudrait mentionner dans son rapport.
Et quand cet être les nomma « anges » devant ce corbeau blanc, Arfass, il se demanda simplement ce que celui-ci avait voulu dire par préparatifs, et garda sa cape. Aether pensa l'imiter et conserver ses ailes cachées -car si cela pouvait sauter au yeux que Cyaneus possédait des ailes, tel n'était pas son cas- mais ils étaient frère et sœur et donc s'il en avait, il y avait de fortes chances pour qu'elle en ait aussi. Petit à petit elles réapparurent alors, et ainsi elle gagnerait de précieuses secondes si jamais elle en avait besoin  d'urgence. De toute manière son pouvoir ne pouvait durer longtemps. Les séraphins acceptèrent tous les deux le plan de Rusyann, la jeune femme émettant toutefois une condition :
- Soit, mais mon frère et moi restons à portée de voix. Et ce n'est pas négociable.
Se séparer lui paraissait imprudent, si l'un deux était en difficulté il ne pourrait pas avoir d'aide dans l'immédiat. Étirant ses ailes pour évacuer les dernières sensations d'engourdissement, elle posa les questions qui la turlupinaient depuis son discours :
- Vous dites que la Vie est une souffrance, et la Mort un répit. Mais il n'y a strictement rien après la mort, et la vie n'est pas faite que de souffrance. Toutes les personnes qui souffrent ne se suicident pas pour autant, que je sache. Leur avez-vous demandé leur avis, avant de décider à leur place ce qui est bien pour elles ? Si vous prétendez agir dans leur intérêt, vous devez prendre en compte leurs souhaits. Et la plupart des gens ne veulent pas mourir, malgré leur existence difficile. Et l'impureté doit disparaître dites-vous, mais tous les Felethiens ne sont pas mauvais. Ne pouvez-vous faire la différence entre les innocents et ceux qui méritent la mort ?
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Rusyann Amentia



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Race : Reiko
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Croyances : En le Début et en la Fin de toute chose.
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Fiche de Personnage : L'Antre de la Folie.

Histoire de Personnage : Rusyann était un grand Démon Renard blanc à huit queues devenu par la suite un Reiko pour tromper la mort. Son Âme est désormais prisonnière des sceaux de la Robe qu'il porte. Le rendant plus puissant que ce qu'il était.

Très vite son état actuel a finit par le dégoûter profondément de lui-même. Extrêmement Fier, il ne supporte plus d'avoir perdu son propre corps et il écume désormais Feleth pour trouver un moyen de le récupérer.

En proie à la folie constamment, il massacre les Démons, les Felethiens et mêmes les Anges qui se dressent contre lui et sa profonde Sagesse. Alliés comme ennemis.


1) L'ascension de la Folie:
Un nouveau commencement.

2) Le règne de la Mort:
Un nouveau règne.

MessageSujet: Re: Un nouveau règne. [Rp Libre]   Ven 11 Sep 2015 - 4:20

- Vous dites que la Vie est une souffrance, et la Mort un répit. Mais il n'y a strictement rien après la mort, et la vie n'est pas faite que de souffrance. Toutes les personnes qui souffrent ne se suicident pas pour autant, que je sache. Leur avez-vous demandé leur avis, avant de décider à leur place ce qui est bien pour elles ? Si vous prétendez agir dans leur intérêt, vous devez prendre en compte leurs souhaits. Et la plupart des gens ne veulent pas mourir, malgré leur existence difficile. Et l'impureté doit disparaître dites-vous, mais tous les Felethiens ne sont pas mauvais. Ne pouvez-vous faire la différence entre les innocents et ceux qui méritent la mort ?

 Le vent soufflait et remuait le léger voile de brouillard qui persistait à recouvrir le sommet du mont. Il ne fallut pas longtemps au spectre pour répondre à la question de l'Ange.

"Il n'y aura rien après la vie tout comme il n'y avait rien avant elle. La Vie elle-même est une erreur. Elle n'est pas faîte que de souffrance, mais elle permet son existence. Peut-on alors dire qu'elle est sage? La Vie est une cannibale qui se nourrit d'elle-même. Elle vous manipule, vous incite à la répandre comme une épidémie. Le Mal, le Bon, la Haine, la Joie tout s'y mélange, rien n'est stable et rien ne le sera. Les personnes se sont perdue au cœur de ce tourment et ne sont plus capable de choisir par eux-même. C'est un combat perpétuel entre le Chaos procréé par la Vie et l'Ordre procuré par la Mort. Donc tu me demandes si je suis en mesure de faire la différence entre des innocents et ceux qui méritent la mort? Et bien le fait que vous vous tenez encore vivant devant moi, Felethien ou non, répond globalement à ta question."

   Le corbeau blanc hocha la tête d'appréhension avant de prendre son envol, semblant mettre fin à la discussion. Rusyann contempla une dernière fois les Anges, comme pour s'assurer que leur âme était toujours aussi lumineuse ou alors était-ce dans l'attente d'une quelconque compréhension.

*Ils assimileront et répandront cette Sagesse, ce n'est qu'une affaire de temps.* Essaya t-il de se persuader. Il ne voulait pas admettre que des Anges aussi lumineux qu'eux ne pouvaient le comprendre. Lui qui voulait devenir parfait pour être à la hauteur de son ego.

 Rusyann prit vers le Sud où se dressait le lac. Il pouvait ressentir la présence des envoyés du fléau qu'Arfass avait amené, pour lui. La quinzaine d'envoyés patientaient près du lac, surement était-ce leur ordre. Ils ne parlaient pas et se tenaient droit, Rusyann percevait pourtant la tension qui accablait certain d'entre eux qui ne se sentaient nullement à l'aise dans ces Ruines embrumées. Le lac offrant une bonne réserve d'eau il n'eut aucun mal à densifier le brouillard. Quand les envoyés s'aperçurent de cet étrange phénomène ils commencèrent légèrement à s'agiter.

"Restez calme! Rusyann est surement proche, Arfass nous l'a pourtant bien expliqué non? Alors arrêtez de vous comporter comme de vulgaires donzelles."

 Les envoyés du Fléau scrutaient à présent le brouillard et essayaient de discerner un quelconque bruit pouvant leur signaler que Rusyann approchait. Le lac était dans leur dos tandis que l'étrange mur de brouillard de deux mètres de haut avançait lentement sur eux, aspirant chaque parcelle de terrain pour le faire disparaître.

"Monseigneur Rusyann, êtes-vous là?."

 Un tintement de chaîne retentit alors. Une faucille grisâtre d'une taille impressionnante fendit le brouillard à l’horizontale et vint se planter dans le crâne de l'orateur dont le corps fut aussitôt ramené dans le brouillard d'un geste sec. Le festin débutait enfin après de longs mois de jeûne. Une poignée d'envoyés essayèrent vainement de fuir par le lac après que nombre d'entre eux eurent la peau et les poumons brûlés par le brouillard en désirant trouver leur assaillant. Des clones brumeux apparurent au dessus de sa surface et vinrent planter des lances faîtes de brumes dans chacune des têtes voulant reprendre leur souffle entre deux plongés. La majeure partie du brouillard fut ensuite avalé par le Spectre se tenant impassible parmi les cadavres.

*Il est temps de me recentrer sur la raison de la présence de ces Anges en ces lieux.*

La sphère brumeuse se modela dans sa paume ouverte, se recentrant sur les points où le brouillard mouvait de façon anormal. Apparemment si sorcier il y avait, il n'était pas près du lac. Aucun être n'était présent ici. Rusyann fit demi-tour. Arfass venait aussi de finir sa première ronde.

"Monseigneur a t-il apprécié cette offrande?"

"Crois-tu que je puisse apprécier ton offrande sous cette forme?"

"Veuillez pardonner mon offense."

"Tout n'est qu’illusion et apparence pour les mortels de ton genre, tâches de ne pas l'oublier. Ce que tu peux ressentir n'est que mensonge."

"Cela sera fait Monseigneur. Me promettez-vous toujours de m'accorder la vie éternelle en échange de mon aide?"

"Je récompense toujours ceux qui servent la Sagesse. Espionnes discrètement les agissements de ces Anges. Leur âme est lumineuse, mais tant qu'ils n'assimileront pas mes paroles ils sont susceptibles de me trahir avant d'avoir pu me servir."

"Qu'en est-il du sorcier qui habiterait ces Ruines?"

"Cherches-le. Fais savoir aux Anges qu'aucun être vivant n'est présent au lac et que je me dirige vers l'ancien autel, à l'Est."

Arfass s'envola. Il rechercherait d'abord le sorcier pendant une heure avant d'aller rejoindre les Anges. Rusyann entreprit une lente ascension vers l'autel plus à l'Est. Alors qu'il marchait depuis maintenant plusieurs minutes, une étrange mausolée apparue. Ce qu'il avait prit pour une ruine n'en était pas une. Intrigué il se dirigea vers elle et pénétra à l'intérieur. Des gravures faisaient référence à une secte appelé "Arcane XIII" qui vénéreraient les démons. Des parchemins effrités par le temps et posés un ancien bureau étaient devenus quasiment illisibles.

*Aduler les démons. Vouloir transcender son état. Un groupe voué à s'éteindre comme sa raison d'être.*

Ruysann ressortie de la mausolée. L'autel n'était plus très loin, dans une heure de marche il y serait. Il modela dans la brume le terrain sur lequel les Anges devaient surement être. C'est alors qu'il perçut, à son grand étonnement, un léger mouvement remuant la brume derrière eux, suffisamment vivace et patient pour passer inaperçu entre deux avancées. Un mouvement qu'il ne percevait que par intervalle très lent. Ce n'était pourtant pas Arfass. Qu'est-ce que cela pouvait-il donc être? Le sorcier en question? Un autre Ange? Ou quelque chose d'autre?
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MessageSujet: Re: Un nouveau règne. [Rp Libre]   Lun 28 Déc 2015 - 14:32

Rusyann n'aurait pas pu trouver meilleur argument que sa dernière phrase pour rassurer le séraphine. Ses inquiétudes mises de côté pour le moment, elle espéra qu'il les considérerait le plus longtemps possible comme des serviteurs du Bien. Ce qu'elle et son frère étaient, à ses yeux, et jamais elle ne renierait ses principes. Elle ne pouvait effacer près de soixante-dix ans de fidélité aveugle en l'Empire.

Ils se séparèrent donc, l'oiseau en premier puis Rusyann vers le sud et Aether et Cyaneus au nord. Marchant côte à côte ils décidèrent de fouiller le quartier des temples, estimant qu'après le palais vide -enfin presque vide- ce lieu était le plus susceptible de cacher le sorcier. Ils avancèrent sur les pavés lisses de la route, rendue glissante par l'humidité, des gouttelettes de brume se déposant sur les plumes d'Aether, scintillantes, et dans les cheveux ébouriffés de Cyaneus. D'un frémissement d'aile elle les éparpilla et jeta un coup d’œil amusé à la crinière étincelante de son frère. Il ne passait jamais inaperçu. Si le séraphin remarqua son sourire il n'en laissa rien paraître et ils atteignirent bientôt le premier temple.

Pendant une heure ils explorèrent chacun de leur côté les salles et couloirs, fouillant le moindre recoin, mais à part remuer les toiles d'araignée leurs recherches ne servirent à rien. Il en fut de même pour le deuxième, et ils commencèrent à se dire que la journée serait peut-être longue. Las, ils pénétrèrent dans le troisième, en ne relâchant toutefois pas leur attention. Cet imposant bâtiment avait davantage souffert des pillages et ravages du temps, ou bien de la guerre… Les pierres autrefois immaculées étaient grises de saletés, et les sculptures éclatées ou rongées par les pluies acides. Ils gravirent les quelques marches du perron et franchirent l'arche, les portes en bois grandes ouvertes, à moitié arrachées. Tous les objets ayant pu avoir de la valeur avaient été emportés, les vitraux étaient cassés, ne restaient que des arches vides. Traversant silencieusement la grande salle de culte, ils se retrouvèrent dans la partie habitable, ayant recueilli auparavant la communauté de religieux. Dès leur entrée, Aether eut l'impression, fort désagréable, qu'on les épiait. Elle se mit à jeter des coups d’œil nerveux autour d'eux, mais n'aperçut rien. Arrivés à un escalier descendant, Aether et Cyaneus se séparèrent : celui-ci se chargerait du rez-de-chaussée, et elle de ce qu'il y avait en bas.

Debout dans le couloir, éclairée de sa flammèche, elle n'entendait aucun bruit mis à part sa respiration. Elle parcourut quelques mètres, visitant plusieurs pièces qui s'avérèrent être des réserves de nourriture et autres fournitures, avant de percevoir un faible son de pas, comme atténué. Elle appela son frère, pensant qu'il l'avait rejointe, mais personne ne répondit. Seul le silence se fit. Elle appela Arfass, mais il n'y eut pas plus de réaction. Ce n'était sans doute que son imagination, et elle s'intima l'ordre de la réfréner, celle-ci étant source de peur. Elle poursuivit son exploration et remarqua bientôt de larges traces de griffures, provoquées par un animal cherchant à se frayer un passage. La créature à laquelle elles appartenaient devait être énorme, très probablement un des monstres créés. Il y en avait donc une troisième qui avait réussi à s’échapper -les deux autres étant toutefois mortes- ou qui avait été relâchée. Quoi qu'il en soit, quelque chose d'anormal se passait, et le contrôle de ces créatures avait été perdu.

C'est avec circonspection qu'elle entra dans une vaste salle haute de plafond, servant à l'époque de réfectoire, mais le noir oppressant l'empêchait de voir plus loin. Tendant le bras devant elle, elle envoya une petite boule de feu qui alla se positionner au fond, au-dessus d'une table installée sur une estrade de pierre. D'autres tables perpendiculaires à celle-ci, plus longues, étaient alignées, certaines cassées et d'autres renversées. Deux escaliers étroits taillés dans le mur montaient de part et d'autre de la salle. Les marques de griffes s'arrêtaient à l'entrée où se tenait Aether, qui entendit subitement des pas derrière elle s'approchant rapidement. Elle fit un bond dans la pièce et se retourna, dégainant son épée, scrutant le moindre mouvement, mais il n'y avait plus rien. Son cœur commença à s'emballer malgré tous ses efforts pour se calmer.

Marchant pas à pas, l'épée au clair, elle créa une autre petite boule de feu qu'elle envoya en hauteur, ainsi qu'une troisième et une quatrième. Elle observa alors le plafond mais ne vit que de la roche grise, jusqu'à ce que la roche elle-même semble bouger. De petites pierres tombèrent, et l'effroi s'empara d'elle lorsque la séraphine compris ce qu'il y avait là-haut. D'un mouvement d'aile elle se projeta à quelques mètres, et le monstre se laissa tomber à l'endroit précis où elle se trouvait, quelques secondes auparavant. Le basilic ressemblait à un lézard géant faisant dans les quatre mètres avec des dents longues et effilées, et des yeux jaunes capable de vous pétrifier. Ses écailles habituellement vertes changeaient de couleur en fonction de l'environnement, et il pouvait malgré son poids adhérer aux parois. Son corps et sa queue étaient hérissés d'une ligne de piquants luisant d'un vert malsain, du liquide suintant au bout, et de nombreuses marques de blessures parcouraient son corps.

Sans lui laisser le temps de réagir Aether lui brûla les yeux avec toute la puissance dont elle était capable, et grand bien lui en pris. Là où il n'y aurait dû rester que deux orbites vides, les globes oculaires réduits en cendres, ceux-ci était noircis et ratatinés. Le monstre avait été rendu résistant à la magie, dans une certaine mesure. Le basilic recula, criant et sifflant de colère, laissant un court répit à la séraphine, momentanément fatiguée par la dépense d'énergie. Ses petites sphères éclairantes vacillèrent un instant, et Aether se mit en position défensive. Furieux, le reptile darda sa langue pour chercher son ennemie, et fonça sur elle. Elle évita de justesse les griffes acérées et sauta sur une table, esquivant les mâchoires, entaillant d'un coup d'épée la gueule du monstre. Il répliqua aussitôt en abattant sa lourde queue sur la table qui se brisa. La séraphine sauta au sol de l'autre côté, s'éloignant de l'animal, trébucha et s'étala de tout son long. Stupéfaite, elle se releva immédiatement, mais ne pris pas le temps de chercher ce qui l'avait fait tomber. Le monstre, lui, mit ce court laps de temps à profit et l'envoya valser à travers la pièce d'un coup de patte. Elle retomba sur le sol de pierre, sonnée, le pourpoint entaillé et le bras légèrement blessé.

Cherchant son épée des yeux elle l’attrapa, mais à peine l'avait-elle tirée vers elle que quelque chose lui écrasa la main, pesant de tout son poids. Ses doigts coincés sous la poignée elle cria de douleur et tenta de se dégager, en vain. La créature se ruait déjà dans sa direction et Aether entendit distinctement un ricanement venant d'au-dessus elle. Cette chose inconnue voulait la faire tuer et, affolée, elle lança un cercle de flamme s'élargissant autour d'elle, à mi-hauteur d'homme. La pression se relâcha soudainement et la jeune femme eut tout juste le temps de s'envoler avec son épée, observant la scène de haut. Nulle trace de son agresseur, mais il avait manifestement un pouvoir d'invisibilité. Elle créa un mur de flamme tout autour du basilic, car même si sa résistance à la magie le protégeait, cela le désorienterait et l'empêcherait de la localiser. Se positionnant à la verticale de sa tête, l'épée pointée vers le bas, elle se laissa tomber à pic, mais son agresseur revint à la charge et s'accrocha à elle. Son coup fut dévié et sa lame s'enfonça profondément dans le dos du monstre, qui hurla de souffrance. Il s'enfuit aussitôt en grimpant péniblement par l'un des escaliers, sévèrement blessé, et emportant son épée.

Lançant des langues de flamme autour d'elle, la jeune femme s'assura que l'individu n'était pas proche d'elle, et entendit à nouveau son rire moqueur qui s'éloignait, se répercutant sur les murs, avant de disparaître. Encore sous le choc, elle sursauta lorsque son frère déboula de l'escalier de droite, Arfass voletant à ses côtés, et s'exclamant :
- Mais qu'est-ce que tu fabriques ? Et qu'est-ce qui s'est passé ?
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