''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Les convictions sont le fléau de l'humanité [PV : Denoth]

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Magda Seriel

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MessageSujet: Les convictions sont le fléau de l'humanité [PV : Denoth]   Sam 30 Avr 2016 - 13:40

Aurais-je dû seulement être présente ou tout ceci était inévitable ? Devais-je m'en faire ? Étais-je perdu à tel point que je doutais de tout ce en quoi je pouvais croire ? Mes objectifs étaient pourtant simples, pourquoi alors je me retrouvais dans un tel état ? Était-il temps de changer et de poursuivre mon propre but plutôt que celui d'un autre...

Autour de moi, mort et désolation. Pourtant, ici, en Adiryl, j'ai cru que la souffrance ne serait plus ou, pour le moins amoindri, hélas, il n'en était rien. Au départ, une certaine nostalgie s'était emparée de moi, mais dorénavant une question me taraudait, pourquoi ma propre terre m'avait-elle trahi ? Je sentis une main se poser sur mon épaule, c'était Slyfried, il portait un sourire désabusé, il était sûrement aussi dépité que moi d'apprendre la raison de ce massacre.


"On a tué nos semblables, nos amis..."
"Oui, je le sais bien."
"Avons-nous eu le choix ?"
"Tu serais dans le même état qu'eux maintenant si on ne l'avait pas fait."

Si je devais me battre contre ceux que j'appelaient les miens, je ne voudrais pas le faire ici, mais j'osais croire que peu importe le monde, hormis peut-être le Vein. M'enfin si pour survivre, je devais partir là-bas, survivre serait un doux euphémisme...

"Tu ne m'aurais pas dû m'aider, maintenant, ils vont te chasser aussi."
"Ils ont envoyé trois séraphins pour te tuer, ils ont vu que tu fouinais dans les archives pour quelqu'un qu'ils ont juré de voir mourir. Au moins, tu connais maintenant la véritable raison de son refus de venir."
J'ai poussé un soupir de lassitude avant de répondre.
"Certes... Partons d'ici." Dis-je en lâchant un dernier regard vers la ruine qu'était devenu, ce que j'appelais avant, ma maison.

Je l'entendais me suivre sans le moindre mot, il me savait en doute avec moi-même, et me laisser me débrouiller seule avec mes soucis. Sa présence avait le don de me rassurer. Pendant que je me battais avec je le savais aux aguets d'une autre attaque. Cela avait commencé juste après mon action dans la bataille près du palais et surtout à cause de la chose qui pendait à ma ceinture. Je n'avais pas réussi à faire revenir mes deux lames, à la place, j'avais cette arme digne d'un clan démoniaque. Slyfried m'avait parlé d'un état second dans lequel je pouvais être quand je me servais, cela s'était apparemment vu après que j'ai retourné la magie des démons contre eux. Je n'en portais pourtant pas le moindre souvenir. Il m'avait demandé d'inverser le processus de fusion, j'ai essayé et j'ai échoué. Après mon échec, il m'a confié l'un de ses armes, bien trop lourde pour moi, à la limite de l'inutilisable. Il m'a aussi fait promettre de ne pas me servir de la mienne, sauf en cas d'urgence.

Par moment, je me demandais comment je pouvais me laisser dicter comme cela par des personnes en qui j'avais confiance. Peut-être était-ce à cause de mon propre manque de confiance en moi. Pourtant lorsqu'un guerrier chevronné me disait que j'étais suffisamment douée, je n'arrivais tout simplement pas à le croire. Comment pouvais-je savoir s'il disait ça pour ne pas me vexer ou parce qu'il le pensait. Je ne pouvais pas, à moins de lire dans les dites penser, mais cela, je n'en suis pas capable.

Je me suis esclaffée rien qu'à cette idée, je connaissais déjà une personne possédant ce don. Un don, en était-ce vraiment un, oui si l'on pouvait commander cette capacité. Sans aucun contrôle, c'était peut-être dérangeant. Il en va de même pour n'importe quel don. J'ai placé ma main devant mon visage avant de voir le gris-noir typique de mon armure commençait à apparaître. Si je ne le contrôlais, je serais sans doute morte d'épuisement depuis longtemps. J'ai beau avoir un corps que j'estime parfaitement entraîner, je n'étais pas encore capable de maintenir cette seconde peau bien longtemps.

Un son métallique me vint aux oreilles, le vent typique des ailes d'un séraphin se posant au sol, ils n'avaient pas tardé avant d'envoyer d'autres tueurs. Je n'avais pas lâché l'arme de Sylfried des mains depuis notre dernier combat. On était déjà dos à dos pour minimiser nos angles morts respectifs, en terrain découvert comme cela, c'était notre seule manière d'adopter une posture défensive.


"Par ordre de l'Empereur, je..."

Sa phrase restera incomplète. Mon ami s'était déjà occupé de lui sans hésiter.
"Je ne sais pas pour toi Magda, mais j'en ai assez de les entendre piailler !"
Je n'ai eu pour réponse qu'un signe de tête montrant que j'étais d'accord. Prenant mon arme à deux mains, j'ai légèrement enfoncé la pointe dans le sol avant de porter une attaque dans les airs. Le but était simplement d'ajouter suffisamment de puissance pour qu'un léger nuage de poussière naisse, même si c'était pour quelques secondes. J'avais en tête la position précise des séraphins, je n'avais plus besoin de mes yeux. J'ai chargé vers l'un des mes cibles, tout en profitant de l'élan donné par mon sprint, pointe en avant. Le bruit de la chair se faisant complètement traversé me rassura. Non, sans mal, j'ai retiré la lame du corps inerte avant d'attaquer l'un des autres endroits que j'ai mémorisé plus tôt. Le vide, voilà ce que j'avais touché. Le nuage avait disparu et il ne restait que deux séraphins, à en juger par les corps au sol, ils étaient au nombre de six. Sylfried en avait tué quatre à lui seul en bon monstre de guerre qu'il était... Ils ont commencé à prendre leur élan pour fuir, mon ami avait commencé à faire la même chose pour rattraper l'un des deux. Étant incapable d'un tel acte, j'ai lâché mon arme pour envoyer l'un de mes dagues de jet, sans succès... Le corps du deuxième séraphin s'écrasant au sol près de moi m'annonça que j'étais la seule à avoir échoué aujourd'hui.

"Pourquoi tu l'as laissé partir ?"
"Je ne l'ai pas laissé ! J'aurais pu le tuer facilement, mais cela voulait dire trahir une promesse !"

Sa main trempée de sueur s'est posée sur ma tête, il aurait pu me briser le crâne d'une seule main tant elle était grande. Au lieu de ça, il s'est amusé à frotter mes cheveux dans tous les sens.

"Dans ce cas, c'est pour le mieux."
"Partons." Dis-je en essyaant d'arranger le bazar dans mes cheveux.
"Oui, on approche de la forêt, on aura plus à craindre une attaque par les airs."
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Denoth l'Ange



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Fiche de Personnage : Un songe éternel.


MessageSujet: Re: Les convictions sont le fléau de l'humanité [PV : Denoth]   Mar 17 Mai 2016 - 18:01


« Il n'est pas important que vous le sachiez »

La mine déconfite des gardes eut tôt fait d'énerver le capitaine. Querel Sentencia n'était pas tendre, ni avec ses ennemis, ni avec ses alliés. Aussi, malgré l'incompréhension qui régnait dans la salle de commandement, aucun des séraphins présent ne broncha. La pièce était vaguement éclairée de quelques chandelles et d'une lumière absorbée par les épais rideaux qui étaient disposés par dessus les vitres. Elle sentait vaguement le renfermé et la transpiration mais ils s'y étaient tous habitués, faute de mieux. Le visage fermé de l'Ange ne laissait rien paraître. Il était un parmi les six, engoncé dans ses habits de soldats qu'il aurait encore mille fois échangés pour retourner dans le monde où personne ne le connaissait. Il chérissait la solitude plus que sa propre existence, si bien qu'il aurait été près à mourir pour ne plus avoir à vivre dans un pays qu'il ne reconnaissait plus. Mais le sage Adiroth avait eu raison de lui. Peste était-il, lui et son maudit serment ! Il l'avait juré devant les yeux nobles et les âmes sages, il ne pouvait trahir la confiance qui lui avait alors été accordé. Pire, il ne pouvait la décevoir elle. Par les Saints Oracles, il se serait brûlé les yeux si son regard l'avait indisposé. Il se serait fait esclave pour son plaisir. Il lui avait offert plus que son cœur et elle l'avait emmené avec elle dans les tréfonds de la Mort. Rien ne le faisait encore tenir debout, loin d'elle. Rien sinon cette foutue promesse qu'il avait prononcé des millénaires plus tôt.

« Et qui doit-on retrouver capitaine ? ». L'un des soldats s'étaient détaché du groupe, osant même défier une seconde le regard du Séraphin. Il était mort de trouille et pourtant, sa voix n'avait presque pas tremblée devant l'homme puissant.
« Un homme que l'on prénomme Sylfried ». L'intonation glaciale ne laissait aucun doute sur le manque d'informations de la garde. Ils iraient chasser une ombre dans un terrain qu'ils ignoraient encore et cela n'avait l'air de n’inquiéter personne dans la salle ténébreuse. « Il aurait été aperçu près de la forêt il y a plusieurs heures déjà ». Setencia pointa du doigt la partie boisée de la carte disposée devant lui. Dans ces bois, ils n'auraient aucun avantage à être nombreux et le commandant le savait. Ils se devaient de retrouver l'homme bien avant qu'il ne pénètre dans l'épaisse couverture arborée, sinon qu'ils soient autant ne serait qu'un problème supplémentaire.

La conversation se clôtura assez promptement. Ils n'avaient pas de temps à perdre s'ils voulaient mener à bien leur mission. L’échec n'était pas une option pour leur capitaine et chaque homme sous son autorité le savait. Qui ne parvenait à contenter les attentes de Querel se voyait exposé à une mort certaine. Il valait bien mieux trépasser au combat que de rentrer sans honneur. Au fond cette situation convenait très bien à l'Ange. Il n'avait aucune envie de prolonger sa vie d'avantage et il arriverait le jour où il serait temps de rejoindre les hommes sages d'antan et sa douce promise qui l'avait abandonné sur ces terres bien trop tôt. Un sourire triste s'étira sur ses lèvres fines. Cela faisait bien trop de temps qu'il parcourait ces terres et plus les siècles filaient moins le paysage lui paraissait familier. Il n'était plus à sa place dans ce monde où même ceux qui avaient autrefois eut le cœur bon se trouvaient aujourd'hui à répandre le sang pour une idéologie qu'ils ne comprenaient pas. Il avait connu de bien belles choses pour que ce jourd'hui il ne regrette un peu l'époque béni où rien ne semblait important. Peu à peu la beauté d'Adiryl s'était transformée en quelque chose de placide qui lui plaisait de voir mais qui n'avait plus la même saveur. L'univers était devenu insipide à ses yeux.
Ils survolaient les champs et les cours d'eau, passant au-dessus de quelques villages où les habitants intrigués levaient la tête en observant le ballet des ailes battantes dans le ciel dégagé. Lui-même s'en émerveillait toujours un peu. Si sa mémoire s'était atténuée au fil des saisons, il se souvenait de la découverte de ces excroissances de plumes. Les avait-il jamais méritées ? Il préférait ignorer la réponse. Il avait en lui des démons plus coriaces qu'il n'était lui-même, si bien que plutôt que de faiblir, il préférait les faire taire dans un coin oublié de son âme. Alors, tandis que ses compagnons d'infortune jacassaient sur la marche à suivre, lui préférait poser ses mirettes sur les champs verts d'où s’élevait une douce odeur fleurie. Il observait dans le même désintérêt le scintillement de l'eau argentée qui couraient à travers les plaines et les vallons, suivant de ça et là leur course effrénée dans les airs. Tant de merveilles oubliées elles aussi. Qui prenait le temps de regarder l'arbre pousser toujours plus haut et toujours plus fort ? Il n'y avait plus de splendeur dans le cœur des Adiryléens. Peut-être les anciens se souvenaient-ils d'un temps prospère mais ils ignoraient eux-mêmes qu'avant cela, il y avait quelque chose d'encore plus lumineux dans ce pays aux milles couleurs. Ils approchaient de la forêt et personne ne semblait s’intéresser au mutisme de l'Ange. Il avait cette étrange réputation. On ne lui demandait rien, il ne riait pas. Il avait fait ses preuves tant dans les entraînements que dans les batailles, si bien qu'il avait gagné le respect de ses semblables – et surtout leur crainte. Il était arrivé de nul part et il s'appliquait avec un acharnement particulier à ce qu'aucun de ses collègues ne viennent à lui. Il écoutait toujours d'une oreille leur plan qui ne fonctionnerait certainement pas mais il ne disait rien, les lèvres définitivement closes. S'il devait mourir sous le soleil, alors il en était ainsi. Cela ne l'effrayait plus depuis longtemps.
Deux formes se distinguèrent alors près de la lisière. Aucun d'eux ne portaient d'ailes et pourtant ils ne semblaient pas des terres humaines où il avait l'habitude de se rendre. Denoth fronça les sourcils tandis que le petit groupe s'interrogea sur la seconde personne. N'y avait-il aucun doute qu'il s'agissait là de leur proie ? Alors il tourna la tête en scrutant l'horizon. Rien n'indiquait le passage d'autres personnes, ni même l'arrivée. Ils avaient survolés des lieues sans voir âme qui vive si bien que malgré le doute persistant, il abdiqua pour la première fois en faveur de ses compères.
La suite fût trop pompt pour des souvenirs corrects. Avant même qu'ils ne finissent d'attérir tout à fait, le combat avait été engagé. Un épais nuage de poussière les entoura et avant qu'il ne meure des bruits de chairs que l'on pourfend firent écho aux corps qui tombent, morts. Quand ils purent à nouveau observer le terrain, il n'était que deux debout. Les cadavres jonchaient le sol tandis qu'aveuglés, les deux séraphins eurent du mal à retrouver leurs repères. Denoth quant à lui n'avait même pas pris le temps de se poser, admirant des cieux le sang qui tâchait le sentier. Les siens n'avaient même pas eu le loisir de se battre qu'ils étaient déjà dans le royaume de la Mort. D'un geste presque mécanique l'Ange porta sa main à la garde de son épée. Il ne pouvait rien faire, sinon rester aussi discret qu'il le pouvait. Les deux victimes de l'Empire semblaient suivre le chemin qui menait à la forêt des Âges, alors, par précaution, il alla s'installer en hauteur dans un arbre de la lisière. On ne le voyait pas et il s'affairait à ne pas se faire repérer trop tôt. Il avait appris avec les siècles à jouer du terrain et s'ils avaient tués autant de guerriers en à peine quelques secondes, il était préférable de ne sous-estimer personne.
Il vit de son perchoir un des hommes s'envoler si vite que l'on aurait cru le Vein à ses trousses. Il avait son corps constellé du sang de ses amis et la mine ahurit de celui qui avait vu la mort en face. Il regretta un instant de ne pas le rejoindre mais la mission passait avant le reste. Il avait fait la promesse de servir l'Empire à l'homme qui l'avait sauvé de la misère et du remord et il comptait bien la tenir. Les deux personnes qu'il traquait arrivèrent près d'une heure plus tard. De là où il se tenait, il ne parvenait à discerner que de vagues formes approchant sur le sentier poussiéreux. Alors qu'ils n'étaient qu'à quelques enjambées de la frontière arborée, l'Ange se laissa tomber derrière eux dans un bruissement d'aile. Il avait la grâce et l'agilité, loin du la force brute de certains guerriers. Il avait dégainé son épée – d'une magnifique facture, cadeau d'un empereur aujourd'hui oublié – se saisissant en un mouvement de l'homme mûr qui devait être Sylfried. Alors une femme fit volte-face. C'était incontestablement une haute-elfe, son port altier et sa taille plus que convenable trahissant ses origines d'Adiryl. Ses longs cheveux noirs flottaient dans l'air et son visage porcelain n'avait d'égal que sa mine sérieuse et ses armes disposées dans ses mains. La lame parfaite vint s'appuyer un peu plus contre la gorge de l'homme. S'il venait à mourir, il ne serait pas seul à partir.

« Laissez-nous jeune fille, l'Empire n'en a pas après vous ». Les muscles tendus et les ailes déployés, tout c'était déroulé si vite qu'il n'aurait su prévoir la suite des événements. Allait-elle attaquer ? Ou simplement poserait-elle ses armes sur le sol ? De quoi était capable l'homme que le capitaine voulait ? Tant de questions qui ne trouvait pour l'heure aucune réponse...
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Les convictions sont le fléau de l'humanité [PV : Denoth]

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