''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 La Libre-Compagnie Solstheim, tu parles d'un nom [Libre]

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Launegisiles l'Implacable

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MessageSujet: La Libre-Compagnie Solstheim, tu parles d'un nom [Libre]   Lun 23 Mai 2016 - 2:23

« - Capitaine ? On va attendre qu’ils meurent de vieillesse ou on attaque ? »

Carim, lui et les quelques coupes gorges qui avaient accepté de me suivre dans la formation d’un détachement pour trouver du boulot au pays commençaient sérieusement à me taper sur le système. Je l’aime ce connard, comme tout les malades qui font partie de notre compagnie, mais par le tonnerre et la glace, s’il n’apprend pas a la fermer rapidement, je vais lui refaire le portrait façon art moderne.

Nous n’étions qu’une vingtaine lorsque nous avions formé ce que les autorités de Venill nomment la « Libre Compagnie Solstheim ». Ces gratte-papiers, cachés derrière leurs murs à la con ne m’ont même pas laisser le droit de garder le nom des « Lames-Errantes », trop générique, trop vague visiblement. Et puis celons-eux, ça nuisait moins a l’image du sénat que nous changions de nom le temps de notre contrat, j’ai beau eu protester et dégobiller ma haine sur ces imperturbables scribes, rien a faire. Mais faut croire que ce nom qui faisait soi-disant « Plus Professionnel » avait eu son petit effet et en l’espace de quelques campagnes de recrutement au cœur de Venill nos rangs avaient quadruplés. Nous étions environs quatre-vingt maintenant, une bonne force pour mener des opérations de guérilla et de pillage. Et en plus de tout les bénéfices liés à notre position de libre-compagnie, on pouvait garder tout ce qu’on ramassait sur les royalistes et leurs territoires.

Une bonne solde, assez de bénéfices pour acheter de quoi engraisser tout un troupeau de bétail et la gratitude éternelle des populations libérées. Un paradis pour mercenaires. Putain, si aucun de ces deux attroupements de corniauds ne prends le dessus sur l’un ou sur l’autre, il serait facile de faire grandir la compagnie et de devenir très rapidement très importants dans les conflits a venir. Je peux déjà voir les contrats certifiant qu’on serait payé par notre poids en or ou nous offrant des terres, peut-être qu’on pourrait même capturer un château en territoire neutre et en faire une base, transformer notre petite compagnie en une putain d’armée-a-louer.

Mais avant, faut se tailler une réputation, se faire la part du Lion. J’étais accroupi parmi le feuillage dense du sous-bois surplombant la route. Notre contrat était simple pour l’instant, couper toute forme de ligne d’approvisionnement vers la ligne du front, une prime pour toute les dix têtes de soldats royaux ramenées au commanditaire et une pièce d’argent pour chaque tête bétail qu’on ramenais. La famine fait la misère des soldats mais la fortune des voleurs et opportunistes. Pas de chance pour les premiers, car le conflit éclair qu’avais été le soulèvement de Venill s’est transformé en une longue guerre d’usure que le Royaume pouvait aisément gagner grâce a son armée de masse, cependant, c’était sans compter sur nous.

J’les avais attendu, ces connards et maintenant ils étaient là. Les sympathisants avaient eu de bonnes informations visiblement, toute une compagnie de lanciers, menés par une dizaine de cavaliers en armure lourdes qui trainaient au cœur du joli cortège plusieurs charriots remplis d’armes, de flèches et d’alcool. Ça, ça vaut de l’or, enfin, ça en vaudrait si je parvenais a empêcher mes gars de les vider après l’escarmouche. Carim tire sa hache en silence, ça ne lui ressemble pas d’être si pressé de se lancer dans une embuscade, a mon avis, comme moi, ses jambes lui font mal. Rester accroupis comme ça dans des feuillages c’est pas bon pour les articulations, mes gars doivent crever de froid mais moi, mon azurite veille sur moi.

Soudain, ça me parcourt le corps comme un coup de fouet, un frisson d’énergie naissant dans ma nuque et se propageant jusqu’à mes doigts engourdis par l’inaction. L’air se fait humide, il est temps de frapper. Mes hommes connaissant le signal, je me redresse parmi les feuillages qui me camouflent encore et je viens serrer ma main autour de la poignée de mon épée et referme mon autre poigne sur les lanières de mon bouclier.
Le pouvoir viens, il inonde mon système, mon corps se mets a bouillir d’une froide puissance et dégainant ma lame se couvrant de glace au contact de l’air m’entourant, j’ordonne l’assaut en hurlant.

« - Sang et Or ! Lames Errantes, a l’attaque ! »

Carim décroche un cor de sa ceinture et souffle dedans, alors que les soldats du royaume se rendent a peine compte qu’ils viennent de tomber dans un piège, je déchaine mon blizzard sur eux. Une vague de glace leurs coupe la route et en un mouvement large avec ma lame, j’envoie plusieurs éclats sur la compagnie d’infanterie pour les attendrir avant la charge de mes gars. Des fourrés surgissent les Lames-Errantes, armes au clair. Dans une grande élancée, je rejoins mes gars au cœur de la mêlée, le choc est infernal. Les soldats royaux hurlent de terreur en voyant leurs compagnons tomber, le plastron perforé par une stalactite géante tandis que les chevaux se cambrent, hennissant de protestation face a l’apparition soudaine du mur de glace leurs barrant la route. Je plante ma lame dans l’interstice de l’armure d’un cavalier et lui transperce le rein gauche, il meurt sur le coup. Je tourne la tête pour apprécier le travail de Carim qui dans un grand geste attrape un autre cavalier par la jambe et le plaque au sol avant de le gratifier de quelques coups de hache bien sentis. Je n’aurais pas a lui refaire le portrait visiblement. Le combat est en notre faveur, le choc a eu son effet et nos tactiques de terreur semblent être toujours aussi efficaces.

Il n’y’aura pas de prisonniers et ce soir, moi et mes gars on fêtera ça. Faudra que je raconte ça a Gareth et Alvin, ça pourrait les dérider, enfin, si Gareth est pas toujours cloîtré dans son mutisme blasé ou si Alvin est pas entrain de déprimer.
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MessageSujet: Re: La Libre-Compagnie Solstheim, tu parles d'un nom [Libre]   Dim 5 Juin 2016 - 5:51

La vie de mercenaire, c’est quelque chose d'unique. Je ne compte plus le nombre de pauvres connards qui ont passé leurs vies a me prêcher que servir une noble cause étais la chose la plus gratifiante qu’un homme puisse s’accorder. Que les dieux étaient là pour veiller sur eux et les vertueux. Quel ramassis de conneries, je vivrais jamais enchaîné au bon vouloir d'un seigneur gras et planqué dans le donjon de sa forteresse, c'est ça la vraie joie de notre travail. On peux faire et défaire des victoires pour quelques pièces de plus et nos employeurs le savent.

Les cavaliers se regroupent pour une attaque sur le centre de la mêlée. Ils vont profiter d'être en hauteur pour tenter de couper la tête du dragon, c'est logique, si moi et mes lames succombons, la bleusaille de notre petite compagnie prendra ses jambes a son cou et se taillera vite fait bien fait. Bon sang, je n’aime pas tuer les chevaux, pas que je sois sentimental ou autre chose du même acabit. Mais ces glorieux bestiaux ne m’ont jamais laissé de marbre. Il faut dire que j’ai connu que des chevaux éduqués et élevés pour la guerre, ces bêtes sont plus fidèles et courageuse que bien des hommes face au pires horreurs et atrocités que ce monde maudit peut parfois nous vomir à la gueule. Régurgitant démons et élémentaires de sa panse boursouflée. Mais bon, faut ce qu’il faut pour atteindre les cibles juteuses que sont les jeunes chevaliers issus de nobles maisons. J’évite en un mouvement ample un coup d’épée qui m’aurais surement décapité si j’n’avais pas bougé a l’instant. J’empoigne fermement la poignée de mon épée bâtarde, je roule un peu de l’épaule et une douleur se réveille. Je grommelle en levant l’épée au-dessus de ma tête, en un mouvement aussi vif que puissant, je fracasse la nuque du cheval et la tranche jusqu’à l’encolure.

Le cheval se cambre un instant, les nerfs qui reprennent le dessus sur la raison de cette pauvre bestiole que je viens d’achever. Son cavalier tente de se retenir par la bride de sa monture, mais est emporté par le poids de la tête de son cheval. Je l’attrape par le gorgerin tandis qu’il tombe et viens le plaquer au sol dans un grand fracas. Je lève mon épée puis remarque un blason étrange dessiné sur un bouclier miniature attaché a son plastron. Un von Arvenec, ça c’est une bonne prise. Lâchant son gorgerin, je l’assomme en cognant si fort dans son casque que la trace de mes phalanges s’imprime sur sa plaque faciale. Pas de sang ni de bruit de fracture, la concussion a dû être assez forte pour l’emmener dans un monde meilleur le temps qu’on s’occupe de ses petites copines.

Je me relève pour évaluer la situation. Quelque chose cloche, je ne sais pas quoi mais je ne devrais pas avoir cette sensation qui me transperce l’échine. J’ai l’impression qu’on nous observe. Je me tourne vers Carim pour m’assurer qu’il est toujours debout et je souris en le voyant faire ce qu’il fait de mieux, c’est-à-dire trancher, mutiler et, comme toujours, se comporter comme un énorme fils de pute. Cependant je vois bien que c’est le cœur solide de ma formation, composé de mes lames-errantes, qui maintiens la pression. Les flancs sont trop faibles, ils ne doivent pas céder. On a pourtant un sacré avantage mais je m’étonne de voir mes recrues avoir le plus grand mal à venir à bout de quelques soldats royaux. C’pas bon signe, je relève mon épée et la fait tournoyer quelques instants en éveillant le pouvoir de mon azurite. Empoignant mon arme par le pommeau je me place sur le cadavre du cheval que je viens d’abattre et abats mon épée vers le flanc gauche. Des grêlons gros comme le poing d’un troll se mettent a tomber sur les soldats royaux.

« - Carim ! Prends Arhian, Mel, Vylio et Frieder et rentre dans le lard du flanc gauche ! »

Carim sourit et lève sa hache pour me faire comprendre qu’il a entendu mes éructations qui font office d’ordres. Il lève sa hache encore plus haut, la tenant presque par la tête en beuglant quelque chose que je n’arrive pas a comprendre d’où je suis, ce foutu heaume m’empêche de bien entendre parfois. Cependant les quatre concernés s’approchent de lui et rompent les rangs pour contourner la ligne d’escarmouche. Ils feront leurs boulots, ce sont des lames-errantes.

Mes réflexes ne me trahissent pas, je vois la lame d’une hallebarde me passer devant le visage, reprenant ma lame en un moulinet, je fais un mouvement rapide et précis. La tête de mon assaillant se sépare de ses épaules en un instant. Je sens une pression contre mes tempes, j'ai presque envie d'enlever mon heaume pour me les masser. Ce serait une terriblement mauvaise idée, j'entends le cri de guerre de Carim me parvenir par dessus la mêlée, il viens d'apporter son soutiens au flanc en difficulté. J'ai presque envie de m'asseoir, la barde de ce cheval n'est pas très confortable pour de l'acier forgé mais elle ferait l'affaire. Je me pose en regardant le combat. Mes lames me font l'impression de faire un excellent travail. Je glisse ma main sous mon menton pour attraper la sangle de mon casque, mais je m'arrête au milieu de mon geste. Quelque chose cloche.

L’air change, il se fait plus chargé. Une odeur de fer me rentre dans les naseaux. Le sol se charge de sang, je me rends compte que je suis relativement isolé de la mêlée que j’observe depuis le cadavre de la noble bête que j’ai décapité, un cadavre soubresautant tardivement a mes pieds, mes gars ont poussé si vite le combat pour qu eje me retrouve seul ici ? Qu’est-ce qu’il m’arrive ? Mon échine me fait étrangement mal, c’est désagréable. J’ai un poids sur la poitrine, j’ai froid.

« - Qu’est-ce que… »

Des pétales rouges passent devant mes yeux.

« - Capitaine ! »

Une voix de femme surgit dans mon dos, je ne la reconnais pas, une main m’attrape par le col et me tire en arrière. Je ne vois plus l’escarmouche, rien d’autre qu’un ciel d’un bleu irradiant puis c’est le choc. Je tombe plein dos sur un roc, je me sens rebondir contre la roche et mon casque frapper le sol boueux. Parlant de la qualité de ce dernier, de la boue me rentre un peu dans le gorgerin. Il fait noir, je ne vois plus ou peut-être ai-je plongé dans les abysses ? Le combat s’intensifie autour de moi, une femme crie, rugis presque. Au moins, j’entends encore. Son cri est suivi d’un vacarme métallique accompagné d’hurlements de douleur. J’ai froid, j’ai envie de dormir…
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Launegisiles l'Implacable

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MessageSujet: Re: La Libre-Compagnie Solstheim, tu parles d'un nom [Libre]   Mer 15 Juin 2016 - 1:41

Il fait noir, face a moi dansent des pétales aussi rouges que celles des coquelicots fleurissant aux abords de Venill. Je lève ma main devant mon visage, tentant de bloquer les pétales de ma vue sans effet. Je sens mes muscles se tendre, que mes gestes balayent le vent, mais en vain.

Il commence à faire de plus en plus froid, ce qui m’avais donné l’impression d’être une bise s’avère en fait être une tempête puis un blizzard. Alors que je sens un impact contre mon casque, le grondement du blizzard se fait hurlement et commence a me lacérer. Des grêlons ricochent contre mon plastron, tentant vainement d’en venir a bout lorsqu’une lueur azurée éclate, apportant une atmosphère bleutée a ce néant oppressant et glacial.

Un choc soudain balaye toute mes pensées comme le ferait une tornade d’une maisonnée faite de paille et de crottin. La lueur azurée s’est transformée en une lumière jaunâtre, aussi brulante qu’aveuglante. Un autre choc me dévisse le crâne et me déboite presque la mâchoire en un claquement douloureux me rappelant que j’étais toujours du monde des vivants si pas des conscients. Dans un ultime réflexe de protestation, je lève les avants bras au niveau de mon visage pour me protéger de la venue de la troisième petite sœur de la fratrie des « Mandales ». Un rire gras me rassure autant qu’il n’éveille en moi une fureur qui ferait pâlir un dragon a qui on aurais chatouillé les valseuses un poil trop agressivement.

« - Putain, t’as la face solide espèce d’enfant de putain ! »

Je grommelle en guise de réponse, tentant de me redresser, je sens une forte douleur m’épingler le dos aux environs de mon rein gauche.

« - Par les dieux, ne bouge pas trop espèce d’imbécile sinon tu vas dégueulasser ton tapis avec ta tripaille. »

L’instant d’une caresse sur mon flanc, je me rends compte qu’il est à la fois recouvert d’un tissu rugueux et terriblement humide. La lumière m’éblouit encore un peu mais me protégeant la vue avec mon bras gauche, je trouve assez de courage pour tenter un regard vers mon abdomen. Je soupire de soulagement, j’ai encore tout les bouts importants et un léger mouvement des jambes sous le plaid pour m’assurer d’avoir encore mes deux guiboles.

« - Aye’. Fait une voix féminine.  Le capitaine est réveillé ? »

L’envie d’attraper Carim par le bout de son nez crochu et de lui faire rencontrer ma table de nuit me passe sous le nez un court instant tandis qu’il émet une onomatopée rauque semant le doute sur mon état mental et physique. Je ne lui laisserais pas le plaisir.

« - Le capitaine est réveillé, en effet. Entres-donc et présente-toi. »

A ma grande surprise, la personne qui surgis de l’entrée de ma tente n’est ni une guérisseuse ni l’une des nombreuses catins ayant eu la lucrative idée de nous suivre mais plus grande que moi, au nez aquilin, a la peau brunie par le soleil et aux cheveux fait de ce qui me semblent être des filins d’or. Ses yeux sont comme des émeraudes qui réveillent en moi l’avidité que je me connaissais. Son cou est cintré d’une espèce de fourrure blanche, tout comme ses gantelets sous lesquels je devine un acier noir familier. Elle porte une énorme hache caractéristique des clans vivant dans le grand nord, peut-être une prise de guerre ou un héritage.

« - Aye’ Capitaine. Je viens pour ma prime. »

J’hausse les sourcils et me tourne vers Carim, intrigué.

« - Ah oui, j’ai oublié de te dire. Dit-il avec son nez crochu le faisant ressembler a un faucon. Voici Khaga, une des recrues de Venill. Elle t’a sauvé la vie en plein milieu du combat d’après ce que m’ont dit « Poingdfer » et Jiorge. Paraitrais qu’en pleins milieu de l’échauffourée t’as arrêté de donner des ordres et qu’un lancier t’as transpercé le flanc, d’où le bandage et ton état, elle a essayé de t’attraper par le col juste avant que c’t’enculé traverse les rangs et ton bide, mais elle a juste réussi a empêcher au toutou royal de t’achever d’une manière très rocambolesque. D’ailleurs, c’est quoi ce délire, je pensais que ton cristal renforçait ton armure de manière instinctive, tu m’aurais menti toute ces années ou tu me caches quelque chose, mon vieux ? Quoi qu’il en soit c’est toi le chef, pas a moi de la payer pour la remercier de t’avoir sauvé la peau du cul a défaut de ton bide. »

Je fronce les sourcils un instant, me renfrognant et passant ma main droite sur ma barbe, je soupire et me tourne vers Khaga, la congédiant d’un regard. A ma grande surprise, cette dernière campe sur ses positions en croisant les bras.

« - La gratitude éternelle de ton capitaine, ça ne te suffit pas, hein ?

- Pas vraiment. Qu’elle me répond.

- Bien, pour te récompenser, tu pourras prélever ce que tu veux de ma part du butin du raid. Sinon tu peux attendre qu’on reçoive notre or de la part du gardien de la paix et je te récompenserais rubis sur l’ongle.

- Rien de ça Capitaine. J’suis pas une bleue comme les traînes-couilles que vous avez recruté a Venill, Carim peut en témoigner, je veux une place dans la compagnie mère et un poste de commandement pour la durée du contrat jusqu’à ce qu’on en ait fini avec le gardien de la paix.

- Après, mon vieux. Dit Carim, il semble avoir préparé le coup. Faut bien admettre que la demoiselle elle cogne dur, elle a fait quatre prisonniers nobles et tué un bon paquet de réguliers de l’armée royale. »

Je soupire un instant, puis m’allonge un peu, me reposant sur les coudes. Après un instant de réflexion, je prends mon azurite pendant a mon cou entre mon pouce et mon index, la caressant, sentant son pouvoir m’irradier avec la douceur que je lui reconnais tant.

« - Pour rejoindre les lames, ça attendra. Dis-je. Tant qu’on n’a pas fini le contrat avec Venill on est la libre compagnie Solstheim ma grande, être mercenaire c’est ça aussi, les obligations. Je réfléchis quelques secondes. Très bien, tu vas prendre le commandement de dix hommes volontaires et vous formerez les unités de choc, je laisse a Carim le privilège de sélectionner ceux qui rejoindrons ton unité. D’ailleurs, Carim ?

- Mh ? Qu’il me fait en relevant son nez crochu, ses yeux bleu-acier brillant a la lumière jaunâtre des bougies.

- Quelles sont les prises de l’escarmouche ? J’espère que vous ne me les avez pas tous butés, dans le tas y’en avais quelques-uns de ces fils de nobles qui nous vaudraient de coquettes rançons. D’ailleurs,  y’en avais un de noble assez important dans le tas… Le von Arvenec, où est-il ? »
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Lyanna Azura

Fille de L'Equinoxe

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Fiche de Personnage : La fille de l’Équinoxe.


MessageSujet: Re: La Libre-Compagnie Solstheim, tu parles d'un nom [Libre]   Lun 4 Juil 2016 - 22:04

Il fallait le reconnaître. Bien qu'elle s'impatientait de découvrir de nouvelles choses, Lyanna détestait le fait de se retrouver dans des groupes trop grands. C'était le cas en ce jour, alors que Théon et elle se retrouvaient mêlés à un contingent loyaliste du royaume. Officiellement, il s'agissait d'assurer la sécurité de différents notables alors que ceux-ci se dirigeaient vers la ville de Venill. La fille de l’équinoxe était ensuite venue se greffer à ce déplacement exceptionnel sous les recommandations de Melisandre lors de son départ. Il fallait avouer que pour le moment ils avaient voyagé sans encombre. Cependant, l'idée même d'être aussi visible dérangeait curieusement la demoiselle, et semblait agacer plus encore son chevalier servant.

Le paladin, légèrement en avant par rapport à la démone, scrutait frénétiquement les horizons depuis environ deux jours. Cela amusait légèrement sa protégée, bien qu'elle aurait préférée ne pas le voir ainsi. Concentré comme il était, il n'était pas ouvert à la discussion et cela ennuyait fortement Lyanna qui, sur son cheval, cherchait un moyen de rendre le voyage moins long. Les soldats de l'armée semblaient subjugués lorsqu'ils passaient au niveau de la prêtresse, comme s'ils vivaient un rêve éveillé. Théon devait d'ailleurs leur beugler dessus pour qu'ils se remettent en route car chacun tentait de discuter un peu. Finalement, ce fut un des capitaine, monté sur son cheval, qui vint interrompre le silence ennuyeux dont était victime Lyanna.

- Ne vous inquiétez point gente dame. Nous parviendrons bientôt en territoire sûr.

Un rictus se dessina sur les lèvres de Théon, fatigué d'entre le même discours depuis deux jours.

- Je ne suis pas inquiète messire, répondit Lyanna sur un ton léger. Tout ce qui doit périr périra. C'est ainsi que l’Équinoxe fait son monde. Nous ne faisons pas exception. Cependant, je suis rassurée de voir que selon vos propos nous arriverons bientôt. Le voyage à cheval m'est relativement pénible en robe.
- Hahaha, personnellement j'aimerais que la Déesse ne me rappelle pas à elle tout de suite ma Dame. Enfin, voyez-vous le cavalier en tête de cortège là-bas?

Plissant légèrement les yeux, la demoiselle remarqua assez difficilement le dit personnage, sa capuche gênant sa vue.

- Oui! Je le vois!
- Et bien, ce dernier est notre meilleure sentinelle. Au moindre problème il pourra directem...

Une douleur vive parcourut alors le corps de Lyanna qui se crispa soudainement, tandis que la dite sentinelle s'effondrait sur le sol, un carreau dans la gorge.

- EMBUSCADE! A TOUS! FORMEZ LES RANGS!

Des dizaines et des dizaines de formes quittèrent alors les bois dominant la route que le convoi empruntait, entamant les hostilités avec le groupe loyaliste. Il était pour l'heure difficile de savoir d'où venait l'attaque et qui la revendiquait, néanmoins, les troupes du royaumes se reformèrent pour tenter de repousser tant bien que mal leurs assaillants. Pliée en deux sur son cheval, Lyanna grognait sous la douleur ressentie aux premiers échanges de coups. Une ombre passa alors devant la prêtresse, tirant son cheval par les reines et forçant la bête à la suivre. Entre deux pics de douleurs, Lyanna observa la personne qui la guidait maintenant aux travers des bosquets.

- .. Théon...
- Il est hors de question que je vous laisse en plein champ de bataille ma Dame! Nous devons rejoindre les lignes arrières afin d'assurer votre sécurité!
- Ils... Ils souffrent... Je les... Sens...
- Tenez bon!

Plus ils s'éloignaient, plus la demoiselle recouvrait des forces. Finalement, elle se redressa et parvint à observer ce qui l'entourait. Les feuillages défilaient à une vitesse folle, et il était assez difficile de dire si le duo était toujours aux alentours de l'embuscade. Ce dernier point fût rapidement éclairci lorsqu'un arbre s'effondra devant eux, faisant tomber Théon de sa monture et coupant leur retraite. Mettant pied à terre rapidement, Lyanna se précipita vers le paladin pour s'assurer que rien de grave ne lui était arrivé. Heureusement, le bougre ne souffrait que d'une légère entorse que la fille de l’Équinoxe soigna d'un touché. Une quinzaine d'hommes sortirent alors des verdures, leurs armes respectives au clair. Dégainant sa lame, Théon poussa la démone derrière lui et para le coup d'estoc que venait de tenter d'asséner le premier assaillant.  D'un geste rapide, le paladin fit une fente et ouvrit la gorge de son adversaire de la pointe de sa lame, le laissant s'effondrer sur le sol dans un gargouillis ridicule tandis que Lyanna s'efforçait de ne pas laisser son empathie lui faire ressentir les douleurs de ses agresseurs.

- Reculez! Je trancherai tout ce qui tentera de s'approcher de nous! Et par ma lame je vous jure que je pourrais le faire aisément alors ne tentez pas votre chance et laissez nous partir! Nous n'avons aucun lien avec ceux que vous combattez!
- La fille est à nous, que vous fassiez part de ce convoi ou non.
- Plutôt mourir que de vous la laisser.
- Alors faisons ça.

Ces types n'étaient pas des troupes officielles de Venill. L'absence totale de bannière sur leurs écus ou manteaux ne laissait aucun doute au sujet de ces types. Il s'agissait soit de mercenaires, soit de brigands. Cependant, ils semblaient bien trop brouillons dans leurs méthodes. Des brigands auraient attaqués sans même parler. Il s'agissait de mercenaires donc, mais pas des professionnels. Se replaçant sur ses appuis, Théon jaugeait ceux qui lui faisaient face. L'un des mercenaires s'avança alors en beuglant, accompagné par un frère d'armes. Le premier était équipé d'une lance de moyenne facture tandis que le second s'avançait armé d'une masse et d'une rondache de cuir. Bloquant la lance avec son écu, le paladin mit son poids pour déstabiliser son adversaire et le frapper par la suite, tranchant au travers de ses protections légères. Le deuxième adversaire fut plus dangereux, n'attendant pas que le paladin se repositionne pour attaquer. Frappant d'un mouvement large, il manqua de peu Théon qui venait tout juste de se baisser. Un coup rapide dans le genoux puis une frappe rapide sur le ventre laissa un adversaire inerte retomber sur le sol. Haletant, Théon se replaça devant sa protégée.

- Assez!

Enlevant sa capuche, Lyanna contourna son protecteur et se plaça face aux mercenaires.

- Assez... Je refuse que l'on périsse pour me protéger, ou pour me capturer. Trop de personnes souffrent déjà plus loin, sans que nous ayons besoin de causer plus de dommages ici...

Joignant les mains, une aura lumineuse entoura la demoiselle et les mercenaires. Au sol, les deux dernières "victimes" de Théon n'étaient pas encore mortes, et après quelques secondes, leurs blessures se refermèrent avant qu'ils ne commencent à se relever, visiblement choqués que celle qu'ils attaquaient leur ait sauvé la vie. L'un des mercenaires écarquilla les yeux devant Lyanna, rompant sa formation.

- Je vous reconnais... La fille de l’Équinoxe... Pardonnez moi.. Avec votre capuche, je ne vous avais pas reconnu... Mais cette voix, je ne l'oublierai jamais.

Ordonnant aux autres mercenaires de ne plus bouger, ce qui semblait être le "dirigeant" de ce petit groupuscule dévisagea la démone.

- Nous ne vous ferons aucun mal ma Dame. Cependant, nous allons vous demander de nous suivre. Notre compagnie aura besoin de la rançon que vous nous rapporterez. Navré, mais nous n'avons malheureusement pas le choix. Aucun mal ne vous sera fait.
- Mais, tu es fou? Les autres gars vont sûrement vouloir lui pas...

Un coup de poing particulièrement violent vint stopper la phrase du type ayant ouvert la bouche. Lyanna grimaça en ressentant la douleur du coup, tandis que le "chef" reprenait son discours.

- Je m'arrangerais avec nos "supérieurs". Ils n'en sont pas à leur premier mercenariat, tout comme moi. N'ayez crainte, je ne les penses pas fous au point de risquer de s'attirer les foudres de l'inquisition.
- Nous verrons bien. Quoiqu'il en soit Je refuse de voir plus de sang couler ici. Je demande seulement que mon protecteur aura le même sauf conduit que moi, mais il lâchera ses armes. Juste une question... Quel est votre nom messire?

Les mercenaires se détendirent légèrement lorsque Théon laissa tomber, à contre-cœur, son arme sur le sol. Le dirigeant éclata cependant de rire, indiquant le chemin à suivre à la démone.

- Je ne suis ni sire, ni chevalier, fille de l’Équinoxe. Je me nomme Simon. Cependant, j'étais un religieux avant de me lancer dans le mercenariat lorsque ma fille tomba malade. Je vous ai vu la sauver... Tout le monde la pensait perdue. Seulement, l'enjeu ici était devenu trop important pour que je retourne à une vie tranquille. Venez, je dois vous mener à nos dirigeants.Oh et... Navré, mais nous allons devoir vous lier les mains.
- Une chose, Simon le mercenaire... Même si vous avez attaqué ceux qui étaient chargés de nous protéger, je vous en conjure, laissez moi soigner.

*
*  *


L'arrivée au camp de la compagnie fut relativement étrange. Bien que Lyanna eut l'impression d'être un bout de viande lorsque les hommes, à peine remis de la bataille qu'ils venaient de mener, la virent arriver. Pour eux, c'était comme le repos du guerrier, comme un prix attrapé et qu'ils allaient pouvoir se partager... Tout du moins jusqu'à ce qu'un membre des Lames Errantes leur refusa ce droit en acceptant la demande de Simon. La démone, et Théon, furent cependant menés jusque dans une tente hautement gardée où ils allaient devoir attendre la suite des événements, sans avoir le droit pour la demoiselle de pratiquer le moindre soin. Crispée, Lyanna haletait rapidement. Ces derniers événements l'avaient un peu chamboulée, et elle ne parvenait pas à contrôler son pouvoir d'empathie. Gesticulant lamentablement alors que Théon tentait de la consoler, elle suppliait, dans différents murmures, qu'enfin, on l'autorise à libérer ces âmes de la douleur qui les étreignait.
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Launegisiles l'Implacable

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MessageSujet: Re: La Libre-Compagnie Solstheim, tu parles d'un nom [Libre]   Ven 8 Juil 2016 - 21:45

Gareth,

Nos opérations au service de Venill se déroulent correctement, lors de notre dernier raid on a pu faire quelques captures qui valent leurs poids en or, j’ai décidé d’attribuer des primes aux hommes pour m’assurer de leurs loyautés. Les recrues de Venill sont pour la plupart d’anciens paysans ou des vétérans boudés par la dissolution de l’armée royale sur les terres de la cité-état. Bien que Carim, Poingdfer et pas mal des lames que tu m’as confié ne soient guère ravies des restrictions liées a notre contrat avec la cité-état, ils restent les bon compagnons qu’ils ont toujours été, fidèles a leurs famille.

Cependant, je les comprends, il nous est interdit de piller la terre pour nous approvisionner, ce qui nous place sous la dépendance immédiate des lignes de ravitaillement gribouillées a la hâte par ces saletés de bureaucrates et le soutiens de l’armée régulière des cités état se limite a quelques points-forts d’où un sacré paquet de compagnies lancent leurs opérations. De plus, il nous est déjà arrivé d’être placé sous le commandement d’un officiel qui pensait pouvoir refaire a sa guise ma chaine de commandement pour mieux nous contrôler, il a dû nous prendre pour de la bleusaille. Quoi qu’il en soit, je m’en accommode plutôt bien pour l’instant, ils nous graissent la patte pour ne s’assurer qu’aucun des collègues sous leurs service actif ne songe a passer de l’autre bord, en plus, on reçois des sacrées primes.

Mais ce n’est pas pour te faire un simple rapport de nos finances (Que tu trouveras joint a cette lettre) que je t’écris ; J’ai réussis a trouver une faille dans les procédures du sénat de Venill qui peut nous permettre d’enfin trouver une base d’opération d’où on pourra vraiment grandir. Il y’a un noble qu’on ne revendras pas, je ne sais pas si tu as entendu parler des Von Arvenec, mais je crois avoir capturé l’un de leurs fils prodige, je t’en dirais plus en privé, cette lettre peut être interceptée.


Transmet mon salut a Alvin et aux autres branques.
Launegisiles


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« - Et quoi ? Je ne rajoute même pas un « Bisous » ?

- Ta gueule Carim. Tu n’oublies pas de joindre les relevés de compte hein ?

- Ne t’en fais pas pour ça Laun’, mais t’as rien de mieux a foutre que de jouer au notaire de mes deux ? Tu sais, du genre te reposer.

- Pas le temps. Dis-je en me redressant pour attraper la chope qui trônais sur ma table de chevet. J’me reposerais quand je serais mort et crois moi, crever ça donne soif. Ponctuais-je en prenant une rasade de ce brouet immonde auquel je ne m’habituerais définitivement jamais, Carim se mit à rire en voyant ma tronche se tordre de dégout.

- Tu tires une de ces gueules mon vieux. »

Ce genre de mixtures de sorcières ça a vraiment le gout d’une huitre fourrée a la merde, mais ça fait son effet. La douleur dans mon bas-ventre disparaît relativement rapidement. Deux jours sont passés depuis la dernière fois que je me suis éveillé, mes nuits ont été sans rêves, sans réel repos tant mon organisme s’éreinte à me retaper la plaie béante dans le bide. J’aurais peut-être dû rajouter ça a ma lettre, informer ce pauvre Gareth que j’imagine déjà larmoyant en apprenant qu’on m’a refait le bide façon sauce tartare, même si je ne me fais d’illusion quand a sa réaction. Un rire muet s’échappe de mes nasaux, en fait, ce serait peut-être une bonne chose, Alvin pourrais se dépayser un peu en allant pleurer sur une autre tombe.

Cette fois, je renâcle carrément, l’idée m’est extrêmement amusante et je me tourne vers Carim pour lui partager mon récent éclair humoristique. Je lui tape sur la cuisse pour attirer son attention mais je m’aperçois rapidement que ce grand con reste planté là, rêveur, un sourire béat greffé a sa gueule de vautour. C’est une claque un poil plus virile sur la cuisse qui me le ramène du pays des songes.

« - Eh grand con tu me fais un anévrisme ou quoi ?

- Hein ? Qu’il me dit. Non excuse-moi, je pensais a… Nan, laisse tomber.

- Hep, tu penses t’en tirer comme ça ? C’est quoi ton problème mon vieux ? T’es tombé sur un gamin qui te fais de l’œil ou quoi ? »

A voir sa tronche, j’ai dû toucher un point sensible. Il grimace puis dodeline de la tête, sa gêne est presque palpable, il doit trouver l’ambiance aussi lourde que je la trouve amusante. M’appuyant sur mon coude droit je roule de la tête en posant ma main sur mon flanc.

« - Allez Carim, tu n’me cacherais pas quelque chose toi des fois ? Je souris en le voyant se renforgner, il va parler. Tu sais que je t’apprécie malgré le fait que ce ne soit pas toi mais une demi-géante qui m’ai sauvé, allez, dis-moi tout.

- Y’a eu du grabuge au sein du camp ces derniers jours quand t’étais a moitié dans les vapes, j’avais pas pensé a t’en parler quand tu t’es éveillé pour la première fois mais y’a Simon-

- C’est qui ça encore ? M’écriais-je un instant avant de me souvenir. Ah oui, « Grison », le gars de Valclair ? Bah quoi, qu’est-ce qu’il a fait « Simon » ? C’t’un vieux de la vieille, comme toi et moi, il connait les ficelles du métier pourtant.

- Il n’a rien fait de mal Laune’, enfin pas qu’on puisse lui reprocher directement du moins. Dit-il en soufflant. Il a même fait une superbe capture, trop superbe même, y’a de la bleusaille qu’a tenté de se frayer un chemin jusqu’à sa cellule histoire de se payer une tournée avec un magnifique cul tout bleu pâle. Bleu pâle ? Y’avais une elfe de la nuit dans le tas ? D’après ces crétins de Venill, c’est un genre d’oracle ou de demi-déesse, j’n’en sais rien moi, ces conneries d’Equinoxe et son panthéon peuvent bien aller se faire mettre en enfer pour c’qu’j’en pense, quoi qu’il en soit c’est du pontife de haut rang qu’on a l’a, de quoi facilement s’offrir une province riche si on arrive à convaincre l’église de nous payer, s’ils ne nous balancent pas une croisade sur la tronche, à en croire certains gars.

- Attends. Dis-je en levant ma main gauche pour l’interrompre. Croisade ? Une croisade et toute le tremblement que ça implique ?

- Ouais, au moins. Dit-il en prenant son boitier de tabac à chiquer. Elle n’arrête pas de se plaindre en plus, bon dieu, qu’est-ce que ça peut être geignard ce genre de gonzesses. Il soupire puis grimace avant de se pencher et de cracher une giclée noire vers l’extérieur, l’odeur du tabac humide m’agresse les narines. Elle a dû passer sa vie à être traitée comme une princesse voir une déesse a en juger par le regard de ces connards de fanatiques qui trainent autour comme des chiens affamés. D’ailleurs, parlant de chien. Dit-il en se frottant la gencive avec l’auriculaire et humant l’air de ses narines de vautour. Elle a un gars qui traine toujours avec elle, au point même de dormir avec elle, il n’arrête pas de demander a voir le chef de la compagnie et… Mais attends tu me fais quoi la Laune’ ? Reste couché bons dieux ! »

Grimaçant, je me redresse en gardant ma main sur mon bide. Putain, plusieurs décennies passées à vendre mon épée et a m’en tirer qu’avec quelques petites coupures ou entailles pas trop grave et voilà qu’au moindre geste trop brusque, j’ai mes entrailles qui risquent d’aller dire bonjour à leurs amies les fourmis et le sol. Cette histoire me gave déjà, c’n’est vraiment pas bon. Les ecclésiastes ne font pas de bonnes prises en général, ces zélotes sont presque tous prêts à mourir pour leurs causes et l’emprise qu’ils ont sur la bleusaille peut les pousser à la mutinerie, temps de tirer ça au clair, si pas de la laisser continuer sa route carrément. M’appuyant sur mon épée et son fourreau comme une canne de fortune, je m’élance.

Je traverse le camp, il fait relativement doux pour la saison, je souris un peu en voyant Carim venir couvrir mes épaules avec ma cape en peau d’ours, histoire de maintenir mon image de grand chef mais je ne dois pas avoir une belle mine a en juger les regards que me lancent mes hommes et plus particulièrement mes lames. Tiens, Khaga est toujours là à trainer a côté de Poingdefer et des autres. Elle s’intègre la géante, semble pas très loquace malgré, trop occupée a faire passer sa pierre a aiguiser sur le fil de son énorme hache. Elle porte toujours sa fourrure et lève la main en me voyant passer, j’hoche la tête en retours, la saluant elle et mes hommes, les rassurant sur mon état de santé je l’espère.

« - Je vous le dit les gars, c’est la fille de l’équinoxe ! Beugle une voix aussi forte que jeune. C’est péché de la garder la, elle souffre ! Les dieux vont être furieux contre la compagnie si on la laisse là ! »

Des rires lui répondent, l’échange semble se faire véhément. Le brouhaha s’élève et se fait assez fort pour que poingdefer se lève, l’air inquiet et avise les autres lames d’un regard alarmé. Je ne peux pas encore voir l’attroupement responsable de cet esclandre mais à en juger par la silhouette titubante, la gueule en sang, s’invitant sur ma trajectoire avant de s’effondrer complétement sonné, ça commence à dégénérer en mêlée. Je siffle un coup vers mes hommes pour qu’ils m’accompagnent et dans l’instant, ils sont avec moi, j’avance d’un pas un peu plus rapide. Par tout ce que ces putains d’illuminés considèrent comme étant sacré, je ne laisserais pas une ecclésiaste organiser une mutinerie et saborder mon autorité sur mes mercenaires.

Carim passe devant comme pour me protéger alors que nous nous engageons dans le tournant menant au chemin emprunté par le malheureux violenté. Je me retrouve face à une vingtaine de mes gars, certains avec des épées et d’autres armés uniquement de leurs poings, prêts à s’étriper pour le sort réservé à la captive. Fronçant les sourcils, j’arrête Carim et les autre avant qu’ils ne se lancent dans le tas pour régler leurs comptes a ces mutins. L’air se fait a nouveau plus froid et, comme lançant une boule sur le sol, je condense l’atmosphère assez pour former un mur de glace entre les deux camps en hurlant.

« - Assez ! Ma voix se fait assez forte pour couvrir le vacarme, voir même le camp a en juger par le silence s’installant. Je sais que c’est un nouveau concept pour vous, mais maintenant que vous êtes dans ma compagnie, vous êtes des frères ! Vous saignez ensemble, vous souffrez ensemble, vous tuez quand ensemble et vous mourrez ensemble ! Que les choses soient claires, si l'un d'entre vous a si peu d'amour propre qu'il est capable de tenter de planter l'un de ses camarades, je l'éventre moi-même !

- Allez ! Libérez le passage les gars, dispersez-vous ! Beugle Carim tandis que les autres lames s’approchent de l’attroupement pour séparer les mercenaires. Simon ! Je te donne dix seconde pour vous calmer, toi et tes putains de fanatiques avant que je ne m’énerve vraiment !

- Je t’emmerde Carim ! Répondit « Grison ». Pour qui est-ce que tu te prends, connard de mécréant ?! Je t’interdis d’insulter ma foi, hérétique ! »

Dans la seconde d’après, Carim a quitté mon côté pour se ruer vers Simon, le gars responsable de la capture de la soi-disant fille de l’équinoxe. Il a beau être un vieux de la vieille, mon putain de vautour semble avoir atteint sa limite, faut croire que c’est pas la première confrontation entre mes gars les plus fervents et mon vautour préféré. Je lui laisse le plaisir d’enfoncer son poing dans le visage de Simon et à en juger par le bruit, il lui a facilement pété le nez et la mâchoire supérieure si pas fait une commotion cérébrale directement. A ma grande surprise je n’ai pas à l’arrêter, c’est le cri de douleur d’une femme qui fais taire tout le monde. M’approchant des cages-aux-prisonniers, appuyé sur mon épée. Je me retrouve surplombant un homme qui tente de couvrir une forme féminine. Son visage grisonnant est frappant d’une dévotion rare envers sa maîtresse, je m’attendais a voir une folie religieuse bruler dans les yeux de cet homme mais non, rien de ça. Je me penche sur le côté pour tenter d’apercevoir le visage de ma captive. Et après un moment silencieux a l’observer. Ma main posée sur mon flanc qui commence a nouveau a me faire souffrir, je parle, sans me rendre compte que sur le moment, une petite foule c’est formée derrière moi, épiant mes réactions. Je sens même le souffle rauque de Carim s’approcher a mon côté. Ainsi que la figure de Simon qui s’avère avoir la mâchoire brisée et le nez en sang.

« - Détends-toi, vieil homme. Dis-je, levant ma main gauche dans un geste de paix. Je suis le capitaine de cette joyeuse bande de connard. Je m’accroupis un peu, reposant ma main sur mon flanc. Excusez l’esclandre, j’ai pour habitude de mieux traiter mes invités et mes captifs, mais vous devez savoir ce que c’est. Je marque une pause en inspectant la figure de l’homme qui me fait face. Les mutineries religieuses. Ma voix se fait relativement dédaignant, avant de laisser a l’homme de me répondre, je relève la main de mon flanc. Votre amie, la… « Fille de l’Équinoxe », comme mes hommes le prétendent. Que lui arrive-il ? »
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Lyanna Azura

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MessageSujet: Re: La Libre-Compagnie Solstheim, tu parles d'un nom [Libre]   Lun 11 Juil 2016 - 19:26

Les derniers jours, n'avaient pas été faciles. Simon, et les quelques mercenaires ayant fait venir le duo de l'équinoxe au camp, avaient dut patrouiller autour des "cages aux prisonniers" afin de s'assurer qu'aucun mal ne serait fait à leur précieuse captive. Seulement, l'un d'entre eux était parvenu à se faufiler et entrer dans la tente de la demoiselle. Cette dernière, courbée sous la douleur ressentie, n'avait eu qu'à peine le temps d'entrevoir son futur violeur que ce dernier se retrouvait projeter sur le sol par celui qu'on surnommait " Grison ". L'échange avait été bref, et violent. On ne viole pas les prisonniers. Et encore moins la fille de l'équinoxe. L'homme était incroyablement bienveillant, et visiblement pieux. Peut-être même un peu trop de temps à autres.

L'histoire de sa capture ayant fait le tour du camp, beaucoup de personnes affluaient pour tenter de voir la prisonnière, et à chaque fois, les tensions augmentaient entre ceux voulant la sécurité de Lyanna, et ce voulant la découvrir plus en profondeur. Théon, quand à lui, tentait autant que faire se peut de protéger la prêtresse, et de la soulager. Malheureusement, il ne parvenait même pas à accomplir cette seconde tâche, tant les blessés étaient nombreux, et tant les petites tensions menaient souvent à des coups et d'autres blessures. Gémissante, Lyanna ne cessait de demander à son protecteur d'arrêter ce supplice, de lui permettre de ne plus ressentir ça. De l’assommer, ou bien de faire en sorte qu'elle puisse s'en aller. Elle ne supportait plus de subir cela. La douleur était parfois plus forte que d'autres, lorsqu'un chariot transportant un blessé grave passait près de sa position. Elle songeait même parfois à ordonner qu'on la laisse servir de viande fraîche aux chiens au dehors, afin de pour une fois ressentir quelque chose qui lui était proche, et qu'enfin on cesse de se battre pour elle. Seulement, l'idée même d'offrir son corps en pâture la dégoûtait au point de se laisser souffrir ainsi, e de tenter d'espérer que les choses s'améliorent. Tentant de focaliser son pouvoir empathique en vain, la demoiselle récitait de temps à autres les versées de l’Équinoxe. Si cela l'aidait à se focaliser l'espace d'un instant sur autre chose que sa douleur, les mots prononcés ne semblaient que renforcer la ferveur des défenseurs de la captive.

Carim, l'un des dirigeants de ces mercenaires vint un jour pour observer les raisons de ces disputes fratricides. L'homme avait fixé Lyanna pendant de longues minutes, comme fasciné par sa beauté, puis s'était détourné de cette dernière en tentant visiblement de chasser l'image de la jeune démone de son esprit. Il s'était ensuite pris à Simon, lui ordonnant de se calmer dans ses "protections" autour de la tente. Il était clair que les deux hommes ne s'appréciaient que moyennement, pourtant, Théon semblait penser qu'ils deviendraient futurs amis, enfin s'ils ne s'entre-tuaient avant. Ce fut une dispute plus forte et l'arrivée du capitaine de camp qui marqua une avancée dans leurs relations. Simon ayant la face écrasée par le poing de Carim, alors que les éclats verbaux semblaient avoir cessés à l'arrivée du chef mercenaire.

Tremblante, Lyanna avait lâché un cri de douleur lorsque la mâchoire de Grison se brisa et que son nez se mit à saigner. Cependant, c'est une douleur plus vive qui la tiraillait, la forçant à se maintenir le ventre, comme prise de crampes menstruelles. Théon échangea rapidement avec le capitaine. Enfin, il répondit surtout qu'il savait comment se passait les mutineries, ou bien comment des mercenaires traitaient leurs prisonniers. Cependant, la dernière remarque du dirigeant des lames sembla faire tiquer le paladin qui prit un air grave.

- Elle souffre. Elle souffre à cause de vous, et de vos abrutis de gars qui se frappent sans cesse. Depuis plusieurs jours, ce n'est pas réellement vous que nous quémandions, mais l'autorisation de pratiquer les soins sur vos blessés. Nous voulons, enfin ma Dame veut, pouvoir arrêter les souffr...

Le paladin n'eut pas le temps de terminer sa phrase, que Lyanna levait la main, lui intimant le silence. Le paladin la fixa, alors que la fille de l'équinoxe se redressait péniblement pour faire face à son geôlier.

- Vous souffrez...

Se dégageant de l'emprise de Théon, la demoiselle commença à ramper vers le capitaine, s'arrêtant lorsqu'elle comprit qu'il ne la laisserait jamais le toucher ainsi. Se redressant sur ses genoux, la démone fixa de ses yeux azur Grison.

- Vous.. Vos propos sont trop extrêmes, mais votre douleur est injustifiée... Vous ne souhaitez que notre bien...

Fixant la foule qui se trouvait derrière l'homme dirigeant les lames errantes, Lyanna écarta les bras, révélant des marques de griffures qu'elle s'était elle même imposée, afin de pouvoir se concentrer sur autre chose que la douleurs des gens.  Théon se leva à son tour, s'approchant de la démone avant de s'arrêter, observant les liens entravant le duo.

- Nous ne comptons pas fomenter une mutinerie messire. Nous souhaitons reprendre notre route. La Fille de l’Équinoxe devait se rendre à Venill non pas pour infliger la moindre punition en tant que prêtresse inquisitoriale, mais soigner les blessés les plus touchés par une maladie semblant avoir fait son apparition. une sorte de peste. Laissez-nous aller là bas, j'ai une missive pour prouver mes propos. Je l'ai d'ailleurs fait parvenir à votre ami, derrière vous.

Carim leva un sourcil face à cette remarque, Théon se doutait bien que la missive n'avait que peu de poids, mais il était de son devoir d'au moins en parler. Cependant, il ne put continuer son discours, coupé par la fille de l'équinoxe.

- Si vous ne souhaitez pas nous laisser partir... Car l'or vous attrait plus que l'humanitaire, laissez-moi au moins soigner vos plaies, à vous, et aux autres. Je me moque que vous ne vendiez vos lames au plus offrant. Je me moque que vous utilisiez ma personne pour vous enrichir en demandant une rançon qui sera probablement payée par mon église. Je me moque de votre vanité, car c'est ce qui vous permet de vivre, et il n'y a rien de laid là dedans. Si j'avais la certitude que laisser vos hommes souiller mon corps m'assurait de ne plus jamais ressentir les douleurs de ceux qui m'entourent, je pense que j'arracherais moi même mes vêtements. Seulement, par l’Équinoxe, laissez moi vous soigner... Laissez moi atténuer votre douleur...

La voix de la demoiselle était cassante, tremblante. Elle tenait à peine debout tant la douleur la tiraillait, et elle sentait les larmes lui monter.

- S'il vous faut une démonstration, je suis prête à vous la fournir... Accédez à mon souhait, messire, et je vous assure que je resterais à vos côtés et ceux de vos hommes jusqu'à ce que l'or vous soit versé, et je m'assurerais qu'aucune réprimande ne vous soit faite à cause de ma capture.

Fermant les yeux, un halo de lumière entoura la demoiselle, puis emplit l'entièreté de la pièce. La mâchoire de Simon se reforma et son nez se replaça, le saignement cessant. Les plaies du chef des mercenaires commencèrent quand à elle seulement à s'améliorer, l'aura de soin de la déesse n'ayant pas put encore faire un travail aussi important en quelques secondes. Stoppant l'aura, la démone rouvrit les paupières pour apercevoir Théon retenu par quatre hommes, tandis qu'un acier froid se trouvait près de sa gorge, Carim la menaçant comme si elle venait d'invoquer le mal dans la tente. Restant stoïque face à la lame qui frôlait sa gorge, Lyanna fixa Laune droit dans les yeux.

- Je ne puis faire le mal à qui que ce soit, nul besoin de menacer de me tuer de la sorte Carim.

Le mercenaire sembla troublé par le fait que la demoiselle eut retenu son nom lors des échanges qu'il avait eu avec Simon ces derniers jours, puis elle reprit, fixant toujours le capitaine des lames errantes.

- Votre blessure est trop importante pour que mon aura vous soigne à elle seule. Vous devez me laisser vous toucher. Croyez-moi, si j'étais néfaste, je n'aurais pas attendu autant de jours pour me mettre à l'oeuvre, et surtout, surtout, je n'aurais pas toléré autant de souffrance.

Un nouveau pic de douleur, ressenti par la demoiselle alors qu'un blessé, un peu plus loin, venait de rouvrir sa plaie, lui fit tirer une moue particulièrement expressive. Toujours sous la menace du mercenaire, alors que Théon semblait incroyablement calme, comme confiant envers sa protégée, la démone passa ses mains sur son ventre instinctivement, les plaçant sur son flanc, à l'endroit où Laune avait reçu le coup de lance.

- Le choix est votre messire. Laissez-moi souffrir si cela vous sied, laissez vos hommes me souiller et accepter le fait que ceux ayant foi en moi tente de l'en empêcher même si cela n'est clairement pas mon souhait, ou bien acceptez mon aide, et mes soins. Vos guerres et conflits ne m'intéressent pas. Seule la vie m'importe.

La tension était palpable dans la zone, mais il était plus qu'intéressant de constater que Simon, et les mercenaires ayant assisté à l'aura de soin de la fille de l'équinoxe épiaient la réaction de leur chef. Certains pour savoir s'ils allaient pouvoir reparler avec leur frère et se battre avec lui alors que ses deux jambes étaient tranchées, tandis que d'autres se préparaient à toutes possibilités, de la guerre fratricide ou de l'abandon de poste, plutôt que de subir les foudres inquisitoriales. Quoi qu'il en était, le silence pesant venait d'être rompu par une averse impressionnante, inondant le camp d'une fine pluie cristalline.
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Launegisiles l'Implacable

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MessageSujet: Re: La Libre-Compagnie Solstheim, tu parles d'un nom [Libre]   Mar 12 Juil 2016 - 23:23

A peine vient-elle d’ouvrir la gueule que je me sens obligé de détourner le regard pour cacher mon profond dégoût, sa voix douce à outrance et plus que mielleuse m’insupporte déjà. C’est à peine si j’ai pu voir ses bras couverts d’hématomes et de griffes que je me rends compte que j’ai affaire a une personne digne d’une jeune nobliaude en manque d’attention qui se taillade pour extérioriser sa « douleur tragique ». Finalement, c’est parfaitement ce a quoi je m’attendais, un petit oiseau qui viens d’être libéré de sa cage d’or et qui se trouve face à face avec la brutalité du monde réel.

En effet, gamine. Nous vendons nos lames aux plus offrants, on tue quand on nous le demande, on prend des prisonniers pour gagner de l’or en plus car ce qui nous pousse en avant c’n’est pas tant la vanité que la vénalité. Un mercenaire, c’est un outil, une épée à louer. Mais oui ma grande, pas mal de mercenaires dans ce monde de merde restent quand même dominés par leurs instincts. Et voilà qu’elle est prête à proposer de passer sous tous ceux qui le désirent, à l’entendre, j’en viens à croire que la réputation des lames-errantes a été un poil déformée par la propagande ennemie ou simplement que moi et mes gars avons l’apparence de violeurs alors que putain, on est des professionnels. Après, j’pense que la bleusaille a dû lui tourner autours pendant que j’oscillais entre l’inconscience et le réveil aussi humide que désagréable d’une plaie rouverte, j’serais prêt à parier ma queue que les bleus n’ont jamais eu l’occasion de tremper la leurs dans autre chose que le cul d’une chèvre ou leurs poings fermés en pensant furieusement à leurs mères.

Attends, elle parle de me soigner là, de nous soigner moi, mes gars et les prisonniers ? Pourtant mon état est stable, tout ce qu’il me manque c’est du repos et il est hors de question que je laisse une prisonnière me toucher, cette conne doit me croire né de la première…

Putain de merde.

Putain de bordel de merde.

J’suis plus tout jeune, j’en ai vu du paysage avec la compagnie mais là, je suis littéralement sur le cul. Tandis qu’elle me proposait une démonstration de sa bonne volonté, j’ai tourné mon regard vers elle pour la remettre à sa place mais là. C’est une toute autre histoire. De toute ma putain de vie, jamais je n’ai posé le regard sur une femme aussi belle, aussi innocente que séduisante. L’espace d’un instant, je comprends parfaitement mes hommes qui ont tenté de se frayer un chemin jusqu’à elle et le silence qui lui avais permis de s’exprimer avec autant de calme me semble plus logique. C’est à se demander si cette… Cette… Femme a pu vraiment penser a mal un instant et a semer la discorde au sein de ma compagnie pour se faire la male avec son ami le poilu.

Malgré le fait que je contrôle vachement bien les expressions de mon visage, cacher l’instant d’admiration et de surprise m’a été impossible, il me suffit de secouer un peu la tête pour retrouver contenance. Écoute moi bien espèce de vieux con, tu t’es déjà fait limite éventrée par un gamin parce-que t’as pas fait attention, tu ne vas pas te faire avoir deux fois en l’espace de la même semaine. D’ailleurs, quel jour sommes-nous ?

Une lumière intense commence a émaner du corps de la jeune femme, je peux voir un instant ces formes se dessiner sous sa longue robe et j’hausse un sourcil, est-ce que j’ai bien vu ce que je viens de voir ? Le temps semble se ralentir, je sens de l’énergie qui me traverse le système nerveux tandis que ma peau se couvre d’un filin de glace protectrice pour me protéger de la déflagration qui me semble imminente et lève les mains devant mes yeux pour me protéger de la lumière qui deviens aveuglante. Le choc auquel je m’attendais ne semble jamais arriver, d’ailleurs, je me sens étrangement apaisé. Baissant mes bras, ma peau visiblement congelée, je me tourne vers mes hommes et me surprends a tous les retrouver, Simon lui-même semble être extatique, les mains posées sur sa mâchoire en se tournant vers ses compagnons en clamant que c’est un miracle, qu’il n’a plus du tout mal et qu’il a l’impression d’avoir un nouveau nez. Je passe ma main sur mon flanc gauche que je retrouve sec, bien que la blessure soit toujours douloureuse au contact, il me semble que la cicatrisation ait réellement avancé d’un bond, je dois bien avoir gagné quelques jours d’avance sur le processus de guérison. Où est Carim ?

« - Bon dieu Carim, rengaine ton arme ! Crie-je, me redressant, alarmé. Détends-toi mon vieux. Détends-toi. »

Je grimace un peu en me tenant le flanc, cette saleté est encore un peu douloureuse. Me mettant bien droit, je me rends compte que je n’ai plus besoin de mon épée comme canne improvisée et la range à ma ceinture. Je ne crois pas aux miracles ni aux dieux des hommes, mais pour le coup, j’en viens à douter de mon cynisme. Enfin, des soigneurs puissants, il parait que Beolan en est remplis, quoique, à ce point… Je secoue la tête un instant.

« - Si je m’attendais à ça… Je roule un peu de la tête en expirant de la buée, ma glace se résorbant sous ma peau, mes hommes m’épient. Vous savez, jeune fille, j’imagine que je dois vous remercier. Dis-je en la regardant. Carim ?

- Ouais Laun’ ? Qu’il me répond avec sa gueule de vautour.

- Assures-toi que la dame et son ami aient tout ce dont ils ont besoin, ce sont toujours nos prisonniers mais j’exige qu’ils soient traités comme des membres de la compagnie le temps qu’on décide concrètement quoi faire d’eux, j’te confie leurs sécurités, je peux te faire confiance sur ce sujet ? Il acquiesce, je tourne mon regard vers la sublime jeune femme. Dame… ?

- Lyanna… Me réponds-elle, visiblement exténuée par sa démonstration.

- Dame Lyanna, parfait. C’est moins chiant à prononcer que « Fille de l’Equinoxe », vous ne trouvez pas les gars ? Dis-je, visiblement de meilleure humeur, c’est un plaisir à voir les gars se détendre et à me répondre affirmativement. Je suis le capitaine Launegisiles, vous savez, comme le saint au nord, on me dit « l’Implacable » parce-que j’ai tendance à être très casse pieds sur les termes des contrats que je signe pour ma compagnie, mais vous pouvez m’appeler « Capitaine » ou « Laune », c’est plus simple. Mon cher Carim, comme vous semblez déjà le connaître si ce n’est que de nom, c’est le second de ma… Compagnie. On est la libre-compagnie Solstheim, c’est pompeux, vous n’trouvez pas ? Remerciez les pontes de Venill qui renomment les trois quarts des compagnies qu’ils engagent le temps de leurs contrats. »

Je m’accroupis et lui sourit, l’air plus agréable, ce qui dois quand même vachement contraster avec la gueule de déterré que je devais me payer y’a pas trois heures.

« - Vous savez, dame Lyanna. Je marque une pause. Vous n’aviez pas a montrer vos talents pour vous assurer que mes hommes n’allaient pas vous passer dessus. Nous sommes de professionnels et on traitre bien nos prisonniers, même blessés. Vous êtes… Un investissement à long terme, dirons-nous. Donc rassurez-vous, on vous traitera aux petits oignons. Dis-je en mimant un geste horizontal. Cependant, j’imagine que vous vous rendez tout les deux compte de ce que je viens de dire à Carim, vous allez être tout de même traités comme des membres de la compagnie, vous êtes libres de vos mouvements, dans l’enceinte du camps et sous la garde de Carim et mes Lames. Vous me suppliez de vous laisser soigner mes hommes, vous m’ôtez une sérieuse épine du flanc, je vous laisse une semaine pour faire ce que vous avez a faire et pour que nous puissions préparer des provisions pour le voyage de retours. Reposez-vous et dormez sur vos deux oreilles, dame Lyanna. Les Lames-Errantes se portent garantes de votre sécurité. Khaga ! Dis-je en hurlant tandis que l’intéressée montre se fraye un chemin dans la foule.

- Ouais cap’ ? Me dit-elle, enthousiaste.

- T’es sous les ordres de Carim et tu vas faire office de garde du corps pour dame Lyanna. Je pense qu’elle se sentira sous meilleure garde avec une femme. Et surtout, tu vas me garder un œil sur ce vieux vautour qu’il aille pas jeter un œil où ne devrais pas. »

Carim rit un peu grassement et viens me cogner dans l’épaule. Je me tournes vers mes hommes et dans un geste magistral. Les congédie tandis que les autres lames reprennent leurs postes d’officier au sein de ma troupe.

« - Allez les gars ! Rugit Poingdefer. C’est fini, laissez don’ la donzelle s’reposer ! »

Dans les minutes qui suivent, la tente se libère et je me retrouve avec Khaga, Carim, Lyanna et le rabougri dans la tente et me tourne vers la dame en question.

« - Quand vous aurez fini de soigner mes hommes, je vous demanderais probablement un coup de main. Je fronce les sourcils un instant en l’avisant. Cependant, dame Lyanna, messer. Dis-je, l’air moins amical que toute a l’heure. Je vous accorde ma confiance et je vous laisse approcher mes hommes les plus mal en point. Vous seriez mal avisés de tenter d’en abuser. Nous partons dans une semaine, je pense que vous devriez vous reposer avant de commencer à prodiguer des soins et de manger avant d’aller y jeter un coup d’œil, vous perdre l’appétit sinon. »

Me redressant, j’incline le chef tandis que Carim et Khaga me répondent, je n’offre pas un regard a l’homme et bien que je sois tenté de laisser mes yeux se perdre sur les formes de Dame Lyanna, je réussis a ne lui accorder qu’un simple regard avant de me diriger vers la sortie. J’espère avoir pris la bonne décision, que leurs dieux leurs viennent en aide s’ils m’ont berné.
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Lyanna Azura

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MessageSujet: Re: La Libre-Compagnie Solstheim, tu parles d'un nom [Libre]   Jeu 14 Juil 2016 - 10:36

Théon soupira de soulagement, lorsque les mercenaires le relâchèrent après le discours de Launegisiles. Lyanna, quand à elle, continuait de fixer le capitaine des lames avec un œil curieux. Son corps s'était recouvert de givre l'espace d'un instant, formant comme une carapace pour ce qui aurait pu être une agression. La demoiselle était curieuse, car elle n'avait jamais vu cette forme de magie. Un millier de questions fusèrent dans son esprit, avant que la dame ne se ravise, se doutant que l'homme en face d'elle avait d'autres choses à faire que de lui répondre pour le moment. Théon, quand à lui, n'avait pas l'air étonné. Le vieux paladin avait vu des choses bien plus exotiques, et se doutait probablement que Laune n'était rien d'autre qu'un mage guerrier, ce qui pour lui n'avait rien de bien impressionnant. Lorsque le duo quitta finalement sa tente, Lyanna laissa un long soupir s'échapper de sa gorge lorsque les premières gouttes de pluie touchèrent sa peau. Se sentant finalement apaisée depuis plusieurs jours, la démone observa le camp qui l'entourait, toujours victime de son empathie. Carim les observait d'un œil étrange, tandis que la jeune femme devant assurer la protection de la demoiselle semblait déjà à fond dans son rôle.

- Vous devriez manger.

Haussant un sourcil, la démone fixa la guerrière avant de refuser d'un geste de la tête.

- Non, je me dois de m'occuper de ceux qui en ont besoin. Je n'ai pas particulièrement faim de toutes façons. Théon, si tel est votre cas allez vous nourrir, je suis certaine que dame Khaga assurera ma sécurité convenablement.

Le paladin grogna, n'aimant pas l'idée de laisser seule la fille de l'équinoxe pour le moment. Au final, ils restèrent tous ensemble et commencèrent à se déplacer dans le camp des mercenaires. Observant la population qui s'afférait, Lyanna remarqua rapidement les regards à la fois curieux et admiratifs que les mercenaires lui lançaient. S'approchant de l'endroit où les blessés les plus touchés étaient placés, la démone s'agrippa la robe, sentant une vague de douleurs s'emparer d'elle. Prenant sur elle, la demoiselle se rendit près d'un homme grognant, une plaie béante sur le ventre.

- Du lait de pavot... Donnez moi du lait de pavot...

S'agenouillant, Lyanna fixa le mercenaire et lui demanda doucement de se calmer. La pluie fine tombant sur le camp s'intensifia grandement, apaisant la démone tandis qu'elle posait sa main contre le front du blessé. Une aura lumineuse s'échappa de sa paume, alors que la plaie se résorbait, comme si le corps du mercenaire remontait le temps. En quelques secondes, l'homme ne semblait atteint d'aucun mal, et ses yeux étaient à la fois emplis de surprise, et de gratitude. Souriante, la fille de l'équinoxe se redressa sous le regard bienveillant de Théon.

- Prenez soin de vous, votre vie est précieuse.
- O... Oui ma Dame. Merci...

Un nouveau sourire glissa sur les lèvres de la démone alors qu'elle laissait cet homme pour se diriger un peu plus loin, vers les autres blessés. Ce fut une femme qui reçu les prochains soins. La mercenaire souffrait de nombreuses fractures, ayant été percutée par l'un des chevaux de la cavalerie du royaume. De nouveau, la démone soigna la mercenaire en la touchant. La jeune femme la fixa les larmes aux yeux, se redressant et marchant de nouveau, chose qu'elle ne croyait plus possible depuis la bataille. Plusieurs autres personnes reçurent les soins de la demoiselle, et Khaga dut même intervenir lorsque l'un des blessés voulut enlacer la fille de l'équinoxe sous la joie d'avoir pu de nouveau respirer normalement. Au final, Lyanna avait demandé à celle qui assurait maintenant sa protection de n'agir que lorsqu'elle voyait que Lyanna était vraiment en danger, qu'un geste de bonté n'engendrerait pas de violence à son égard. Théon, quand à lui, discutait avec Carim. Les deux personnages, étrangement, semblaient apprécier leur discussion. Les deux hommes cessèrent un temps leur échange lorsqu'ils se rendirent compte que la démone les observait en souriant. Pour elle, Carim, et les mercenaires présents ici n'étaient pas des hommes mauvais. Ils n'étaient pas parfaits, mais ils ne faisaient que leur travail, et en souffrait lorsqu'ils étaient blessés. Cependant, Lyanna n'était pas crédule, et se doutait bien que son sort n'aurait pas été le même si jamais Laune et ses hommes n'avaient pas dirigés ce camp. Mais quoi qu'il aurait pu en être, elle ne pouvait s'empêcher de leur pardonner cette envie qu'ils ont pu avoir. Ils obéissaient à un bas-instinct, comme beaucoup d'hommes, mais cela n'en faisaient pas des monstres pour autant. Enfin, sa vision aurait peut-être changé si elle avait été victime de ses agressions, mais pour l'heure, ce n'était pas le cas.

Ce fut un mercenaire qui l'extirpa de ses pensées, hurlant. Khaga et Carim avaient du lui demander de se calmer. Lyanna s'approcha, à la fois curieuse et inquiète des cris de l'homme. Elle ne sentait pourtant rien venant de lui, il n'était ni malade, ni blessé.

- Ma dame... Madame... Je vous en supplie... Soignez-le!
- Du calme Talon, elle fait déjà ce qu'elle peut.
- Je sais. Je sais. Mais... Mon frère... Je ne supporte plus de le voir ainsi...
- Qu'arrive-t-il à votre frère messire?
- Sa jambe... Sa jambe fut tranchée lors de notre combat. Il a survécu mais il ne pourra plus jamais se battre, ou travailler normalement. Je vous en conjure, si vous pouvez faire quoi que ce soit...
- Allons, la Dame a beau soigner de grandes blessures, ce qui est déjà impressionnant, je ne pense pas qu'elle puisse...
- Entendu. Menez moi à votre frère je vous prie.

Khaga, Carim, et Talon lui même haussèrent un sourcil en même temps. L'homme prit d'une joie soudaine s'empressa de les mener à son frère, qui semblait déprimer, dans une chaise en bois, un bandage de fortune cachant le nouveau moignon qui remplaçait son membre tranché. Les regards se posèrent sur la démone lorsqu'elle s'approcha finalement du frère de Talon. Ce dernier l'observa quelques instants, et malgré l'admiration qui semblait présente dans son regard, Lyanna y sentait aussi une profonde tristesse, et ressentait la douleur fantôme qui touchait le pauvre homme.

- Il me faudrait une gourde, ou un bol, je vous prie dame Khaga.

La guerrière, qui était bien plus grande que Lyanna lui tendit un bol vide, visiblement curieuse comme le reste de cette partie du camp de voir ce qu'elle allait faire. Le soulevant et le laissant se remplir doucement d'eau de pluie, Lyanna le replaça près d'elle lorsqu'il fut presque plein, et ferma les yeux. l'instant d'après, le liquide présent dans le contenant s'illumina et pris une lueur lumineuse. Tendant le bol au blessé, Lyanna lui murmura de le boire. Après un temps d'hésitation, l'homme acquiesça et commença à boire. Retirant avec ses propres mains le bandage du mercenaire, la fille de l'équinoxe plaça ses deux mains contre la peau nue de la cuisse de l'homme, passant ses mains sous le pantalon remonté. Le moignon se déforma alors, puis après quelques secondes les os du genoux puis du tibia semblèrent se reformer. Plusieurs cris de surprise s'échappèrent de la gorge des spectateurs présents alors que le frère de Talon, lui, semblait livide. Les minutes qui suivirent se firent dans un silence religieux, seulement perturbé par la pluie frappant le camp. Une fois les os formés, les tissus musculaires et les ligaments firent leur apparition, se tissant le long du membre osseux. Par la suite, on vit les différentes couches de peau se placer sur les tissus musculaires.

- C'est un miracle!

L'esclandre de Talon brisa de nouveau le silence présent, alors que Lyanna lâchait finalement la jambe de son frère. Ce dernier, hésitant, fixait sa jambe semblant pris par des émotions contraires. Au final, il tenta de se lever, et fut apaisé de constater qu'il pouvait de nouveau marcher normalement. Son frère l'enlaça, en pleurs, tandis que Lyanna se levait à son tour doucement, prête à quitter cette partie du camp. Souriante, la démone fit quelques pas avant de finalement tituber et se faire rattraper par Théon et Carim. Haletante, la demoiselle laissa un petit rire las s'échapper de sa gorge.

- Finalement, je crois que manger n'est pas une si mauvaise idée... Je dois reprendre des forces, pour les autres blessés...

Acquiesçant, le duo l'épaula sous le regards bienveillant de Khaga et les acclamations des mercenaires jusqu'au lieu où les mercenaires mangeaient. S'asseyant lourdement sur l'un des bancs, la demoiselle soupira de nouveau, une fois qu'elle aurait mangé et pris un peu de repos, elle se remettrait au travail. Il lui restait beaucoup de choses à faire, et seulement quelques jours pour y parvenir.
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MessageSujet: Re: La Libre-Compagnie Solstheim, tu parles d'un nom [Libre]   Jeu 28 Juil 2016 - 0:33

« - Elle ne peut pas rester. Point final. »

La protestation muette du désormais mal-nommé « Sept-Doigts » est rapidement tuée dans l’œuf par la poigne ferme de Carim, lui faisant une injonction aussi silencieuse que sans équivoque. Je me repose un instant contre le dos de ma chaise en soupirant. Ces derniers jours avaient été pleins de rebondissements. Les exclamations de joie face à ce que les bleus qualifiaient désormais de miracle à l’unisson n’apportais rien de bon. Je ne pense pas que Dame Lyanna fomente quoi que ce soit contre nous. De toute façon, elle n’y survivrait pas. Elle a beau être d’une innocence désarmante, on ne me la met pas à l’envers sans que je m’en rende compte. Mes bonnes manières ont des limites.

Et voilà que maintenant, « Septs-Doigts » ou plutôt « Eirikr » depuis son passage sous les soins de Lyanna, grogne limite. Il vient du nord comme moi, j’espère que c’est encore une bravade et rien de plus grave. Khaga est avec nous aussi, dans son coin, appuyée sur le pommeau de son énorme hache de guerre. Silencieuse, en toute contenance.

« - Mais tout de même, Launegisiles. Commence Urukan, l’homme de l’est. Tu ne peux pas ne pas admettre qu’elle nous rendrait presque invincibles ? Avec une telle soigneuse a nos côtés on pourrait prendre Madorass a nous seuls, sans les recrues de Venill. Il se mets a rire gras pendant un court instant. Tu imagines ? Elle pourrait même faire oublier son amour a Alvin ! »

Je renâcle un instant avant de me mettre a rire légèrement. Il n’a pas tort sur le point final mais je désapprouve toujours, je le regarde un instant avant de secouer la tête doucement.

« - Uru’, tu penses sérieusement que c’est la meilleure chose à faire ? Donner à Alvin une autre raison de pleurer si jamais il ne lui arrivait quoi que ce soit ? Je soupire un instant, maudissant Gareth dans un souffle. Non, elle ne peut pas rester et vous le savez tous aussi bien que moi. Vous avez vu ce que sa présence a causé comme dégâts dans l’unité de la compagnie ? Je soupire. Vous imaginez la réaction du clergé si jamais ces connards apprenaient que la « Fille d’Équinoxe » traîne maintenant avec une bande de mercenaire au service de Venill ? Je peux vous assurer qu’après quelques semaines on se retrouverais harcelés par des fanatiques constamment pour libérer la fille de leur dieu. Elle est à peine là depuis quelques jours, certes elle a sauvé tout nos gars mais la moitié d’entre eux seraient prêts a déserter pour rejoindre les ordres maintenant. Non, elle ne peut pas rester avec nous. C’est trop dangereux pour la compagnie. »

Uru’ retrousse ses narines un instant en se redressant a l’aide de son coude et tourne l’œil vers Eirikr qui enlève son gant et le jette sur la table avant de nous montrer sa main dotée récemment de trois nouveaux doigts.

« - Regarde, Laune’ ! C’est ça son pouvoir ! Qu’il beugle. Elle m’a rendu mes doigts la putain ! Et encore c’est rien ! Rien par rapport a ce qu’elle a fait pour un chiard qui viens a peine de quitter les cuisses de sa mère ! Ses jambes ! Ses putains de jambes qu’elle lui a rendu ! Tu laisserais passer ça ? Sérieusement ! »

Je soupire un instant et pose ma main sur mon ventre, grimaçant. La douleur revient toujours par moments, elle ne part jamais complétement. Mais je dois bien l’accepter, je dors beaucoup mieux depuis que je l’ai tirée de sa cage. Tout le monde va mieux, même Carim est passé à quelques reprises sous ses mains expertes, notamment une fois pour remettre son nez de vautour en place après qu’il ait assené un coup de boule disciplinaire parfaitement mérité.

« - Khaga ? Dis-je après qu’un silence se soit installé sur l’assemblée. Sur ma table de chevet il y’a une carte de la région, apportes-la moi. »

Elle s’exécute après un court instant. Repousse Harald de l’épaule et déplie la carte sur la table avant de venir se poser près de moi, Poingdfer ne réagis même pas, considérant la situation parfaitement normale. La petite s’intègre bien, c’est un bon signe. Je tire la carte a moi, l’étudie quelques instants et pose mon index sur notre position.

« - Vous savez comme moi que Dame Lyanna devais se rendre à Venill. Carim, a combien de lieues estimes-tu le trajet jusqu’à la capitale ?

- Ça dépends. Je dirais qu’on en a pour trois jours au bas mot. Me répond-il, calmement.

- A quoi penses-tu Launegisiles ? Demande Uru’ en croisant les bras sur la table. Tu comptes la revendre ?

- Non, nous allons l’escorter jusqu’à sa destination originale... Vous savez ce qu’il manque a beaucoup de compagnies de mercenaires les gars ?

- Des couilles ? Clame Poingdfer en un rire, quelques-uns autours de la table le suivent et partent dans un éclat de rire.

- Pas exactement, William. Dis-je, levant l’index pour appuyer mon propos. Il y’a de ça, mais surtout c’est la fiabilité. Mes gars me regardent en haussant presque tous un sourcil voir en penchant la tête légèrement, comme dans le cas de Carim.

- Qu’est-ce que t’entends par là, Laun’ ? Me dit la face de vautour. On traite bien nos hommes, on accomplit nos contrats en bon ordre et nos prisonniers sont traités avec le respect que leurs poids en or réclame.

- Ouais, c’est vrais. D’ailleurs c’bien pour ça qu’on a eu ce joli contrat qui nous as permis de rameuter toute la bleusaille de Venill dans nos rangs et quelques vétérans comme Simon. Mais si on prouve, aussi bien au Pays qu’au Royaume, qu’on est des gens dignes d’une réelle confiance, t’imagines… Non, vous imaginez à quel point ça nous mettrais sur l’avant de la scène dans notre petit monde de mercenaires ? Vous verrez, j'vais nous creuser un petit nids des plus confortables dans cette guerre. »

Je marque un petit silence avant de soupirer et de regarder mes compagnons d’armes.

« - Les gars, préparez-vous pour le trajet, on lève le camp demain a l’aube. Carim, Khaga ? Amenez-moi Lyanna et son protecteur. J’ai à leurs parler. »
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MessageSujet: Re: La Libre-Compagnie Solstheim, tu parles d'un nom [Libre]   Dim 21 Aoû 2016 - 14:45

Depuis quelques jours, Lyanna se sentait mieux. Elle était fatiguée, en partie à cause du nombre de soins qu'elle avait prodigué, mais elle ressentait beaucoup moins les souffrances l'entourant. Plus calme, elle était parvenue à se ressaisir et contrôler un peu mieux son empathie. Malgré les quelques regards curieux ou perplexes qu'on lui lançait encore quelques fois, la notoriété de la demoiselle avait grimpé en flèche, au point même qu'elle était maintenant saluée dans une bonne partie du camp. Il était assez amusant de voir que son statut de "prisonnière" n'était presque plus existant, tant elle pouvait se mouvoir et était bien traitée. Cependant, même si elle se plaisait de plus en plus parmi ces mercenaires, la fille de l'équinoxe ne pouvait s'empêcher de penser aux conditions qui la menèrent ici, et à la fragilité qui marquait sa sécurité. A proprement parlé, elle craignait surtout que l'inquisition ne se mette en marche pour venir la "secourir". Elle avait discuté avec quelques uns des types qu'elle avait soigné, et avec Khaga et Carim également. Ils n'étaient pas des mauvais bougres, dans le fond, juste des guerriers faisant leur travail.

Soufflant longuement alors qu'elle s'asseyait sur un vieux tronc d'arbre près de la partie "forestière" du campement, Lyanna fixait la végétation d'un œil pensif. Théon s'approcha alors, une gourde à la main. La tendant à la demoiselle, ce dernier se posa à ses côtés et fixa à son tour la forêt après avoir observé les différents mercenaires qui scrutaient la démone. Il soupira à son tour lorsque Simon fit son apparition.

- Nous ne pourrons rester avec eux Dame Lyanna. Je doute même que Sire Launegisiles ne nous y autoriserait de toutes façons. Et je pense que Dame Melisandre me tuerait si je ne vous fait pas revenir à Madorass.
- Je le sais Théon.
- ...

Son regard se posa alors de nouveau sur sa protégée qui n'avait pas encore touché au contenu de la gourde.

- Vous vous êtes attachée à cette troupe, n'est-ce pas?
- Ce n'est pas ça. Je me pose simplement quelques questions. Toute chose doit disparaître pour en laisser une autre naître. Mais... Pourquoi les mortels cherchent-ils constamment le conflit? La plupart de ces hommes seraient morts si je n'étais pas intervenu. Et en quel nom? Ils ne le savent pas eux même. Ils n'ont qu'accepté un contrat, quelques pièces d'or pour une vie?
- Ces hommes là ne cherchent pas le conflit, ils en tirent profit. Le monde est constamment bercer par les affrontements et conflits politiques. La nature est ainsi faite dans notre société. Ils appliquent seulement ce qu'ils savent faire afin de survivre, et améliorer leurs conditions de vie. Un contrat, comme vous dites, n'est qu'un moyen de parvenir à ce but, à cette vie plus agréable à laquelle ils aspirent.
- Vous avez sans doute raison.

Lyanna se recroquevilla alors, regroupant ses genoux près de sa poitrine et enfonçant sa tête dans ses bras, fermant les yeux, la gourde toujours dans l'une de ses mains.

- Je n'aime juste pas voir les gens souffrir...

Entamant un chant, la demoiselle laissa son esprit vagabonder, tandis que derrière elle, plusieurs mercenaires, ainsi que Carim et Khaga s'étaient regroupés, et l'observaient silencieusement. Théon, quand à lui, ne détachait pas son regard de sa protégée, buvant chacune de ses paroles. Lyanna n'avait point menti, elle était née dans un monde chaotique, ou tout semblait incertain, mais cela ne la privait pas de son amour des autres. Elle détestait, et non uniquement car elle le ressentait, voir les autres souffrir. Ouvrant les yeux, la démone posa à ses côtés la gourde de Théon et se leva, continuant de chanter alors qu'elle s'avançait vers les bordures du camp. Khaga s'avança accompagnée par le vautour qui servait de second à Laune. Ils s'arrêtèrent en remarquant que la demoiselle ne s'éloigna pas du campement, mais s'approchait simplement de deux biches s'étant approchées. D'abord craintives, ces dernières se laissèrent approcher puis caresser par la fille de l'équinoxe. Ce spectacle avait sûrement dû faire passer la demoiselle de nouveau pour une sainte auprès de ceux doutant encore d'elle, mais il ne s'agissait pas d'un tour ou d'une quelconque ruse pour s'attirer les faveurs des mercenaires. En touchant la bête, la demoiselle renouait avec la forêt qu'elle avait habité pendant deux longues années. Les deux animaux l'entourant lui permettaient de se détacher un peu du monde humain et de sa violence. Une bouffée d'air frais qui cesserait sûrement lorsqu'elle viendrait voir Khaga et Carim pour savoir ce qu'ils voulaient. Sa place n'était pas auprès d'eux, non pas car elle ne le désirait pas, mais car cela la détruirait de savoir que tel ou tel type était tombé lors de la dernière bataille. Ils étaient un peu rustres comme personnages, mais la compagnie de Solstheim lui était assez agréable pour qu'elle ne laisse un sourire barrer son visage en pensant à eux.
Le chant cessa lorsqu'elle revint au niveau du tronc d'arbre pour enfin boire l'eau se trouvant dans la gourde. Fixant par la suite les deux seconds de Laune, elle haussa un sourcil interrogatif.

- Le chef veut vous voir ma Dame.
- Entendu. Je vous suis Carim.

Le mercenaire masqua rapidement le rouge qui lui était monté aux joues pendant quelques secondes puis se tourna, entamant sa marche, suivi par Théon, Khaga, et Lyanna qui souriait. Arrivant finalement à la tente du capitaine, le groupe pénétra à l'intérieur. Là, se tenait Laune, les bras posés contre le pommeau de son arme. Lyanna ressentit alors une pointe de douleur au niveau du ventre. L'état du mercenaire s'était amélioré, mais il n'était cependant pas guéri. S'avançant timidement, Lyanna désigna de la main la blessure du mercenaire.

- Je ne sais la raison pour laquelle vous nous avez fait venir messire, mais, votre blessure, puis-je?

S'approchant de lui après avoir attendu de voir s'il ne refuserait pas de se faire soigner, la démone remarqua cependant qu'il n'était pas à l'aise. Soit il ne lui faisait pas confiance, soit il était mal à l'aise à l'idée qu'on ne s'occupe de lui. Dans le premier cas, Lyanna ne pouvait lui en vouloir vu les conditions de leur rencontre. Dans le second, elle aurait trouvé ça mignon. Relativement drôle venant d'un guerrier comme lui, mais mignon.
Se retrouvant au niveau du mercenaire, la demoiselle leva la tête pour l'observer silencieusement, ce dernier faisant au moins une tête de plus qu'elle. Le petit bout de femme leva alors la main, avant de la poser délicatement sur la joue de Laune et de fermer les yeux. Une aura lumineuse se dégagea alors de sa paume, tandis que le plaie du capitaine se résorbait rapidement, avant de finalement disparaître. Rouvrant les yeux, légèrement haletante, le petit bout de femme lâcha le mercenaire et fit quelques pas en arrière, souriante.

- Votre plaie était bien plus sérieuse que ce qu'elle ne laissait voir. Je suis navrée, j'aurais du m'occuper de vous bien plus tôt. Les derniers jours n'ont pas dû être agréables pour vous vu comment vous vous baladiez. Je vous écoutes quoi qu'il en soit messire, pourquoi avez-vous demandé à nous voir?
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MessageSujet: Re: La Libre-Compagnie Solstheim, tu parles d'un nom [Libre]   Jeu 15 Sep 2016 - 12:10

J’avais eu a peine le temps de me remettre des émotions que cette femme m’inspirait qu’elle s’approchais de moi qu’elle posait sa main sur ma joue. J’eu une grimace, pas par dégoût, non. Plus par réflexe, je n’aime pas être touché mais… Je dois avouer que c’est plus pour la forme, son touché ne me dérange pas tellement en fait.

Une sensation désagréable d’anesthésie parcourra mon corps, j’eu peur l’espace d’un instant qu’elle se propage jusqu’à mes jambes et me fasse défaillir mais non. Je restais bien debout en la regardant reculer, avec ce sourire a faire fondre un cœur de glace, même le miens. Je lui rendais un sourire très discret avant de me palper le ventre. Plus la moindre douleur, en réalité, je me sentais même mieux qu’avant cette foutue blessure. Qui sait, elle m’avait peut-être aussi retapé les entrailles en plus de les remettre en place correctement ?

Putain, que mon cristal en soit témoin, cela ne rendait que plus difficile ce que j’allais lui annoncer mais que voulez-vous, c’est le rôle qui incombe aux commandants, prendre les décisions les plus douloureuses sans faire preuve d’hésitation. J’inspirais longuement et détachais mes bandages qui maintenant faisaient plus office d’étranges sous-vêtements que d’outils médicaux. Je me retournais dos à la jeune femme et ôta ma chemise pour reprendre un habit plus confortable mais plus ceinturé. Je ne l’appris que plus tard mais même mon dos n’avait plus la moindre trace laissée par des coups de trique, de fouet ou de tête de flèches. Tapotant ma jaque matelassée, je souriais. Tirant un peu sur mon collier, je reposais l’éclat de givre sur mon torse avant de me retourner.

« - Vous n’auriez pas dû vous donner la peine, Dame. Je me déplaçais vers ma table de chevet et y pris un parchemin roulé que je dépliais sur la table des opérations de ma tente. Mais merci. Dis-je simplement. Nous levons le camp, grâce à vos soins, tout mes hommes ont pu rester en vie et ça, vous n’imaginez pas à quel point ça va me faciliter la vie. Dis-je sans détour et sans sarcasme. Vous savez, il y’a une véritable faction dans ma compagnie qui n’arrête pas de me solliciter pour que je vous force à rester en tant que notre « invitée à long terme », c’est hors de question, rassurez-vous. »

Je m’installais à la table et l’invitais à faire de même. Puis je me mis à siffler particulièrement bruyamment, personne ne me répondit donc je me mis à beugler un bon coup sec. « Khaga ! » et dans les secondes qui suivirent, la géante pénétrais dans la pièce en me toisant.

« - Ouais ? Elle regardait Lyanna une seconde et inclina la tête. Dame.

- Khaga, va demander a Eirikr et aux autres de préparer le sanglier que Carim et son nouvel ami ont chassé hier et en plus des préparations pour le départ de demain, ordonne aux hommes de bien manger ce soir, qu’ils boivent du vin, de l’hypocras, de la bière ou par l’enfer, de l’eau s’ils le veulent. De plus, tout le monde aura une majoration sur sa prime, même toi.

- Hm. Hochant la tête, un sourire se dessinait vaguement sur son visage. A vos ordres « Monseigneur ». Dit-elle, narquoise. »

Elle quittait la tente et dans les minutes qui suivirent, on entendit un « Hourra ! » de la part des gars, visiblement, grailler de la viande et pas être rationner allais leurs faire du bien, avec ce qu’ils allaient bouffer, ils tiendraient sur les rations que nous avions préparées pour le voyage. Je me tournais vers Dame Lyanna et lui fit un sourire cordial, rien de plus.

« - Nous allons lever le camp, Dame. Commençais-je. Les lames-errantes ne vont pas tarder à nous rejoindre, je pense qu’ils apprécieraient de partager un repas en votre compagnie, vous vous êtes faites un bon nombre d’admirateurs d’ailleurs, vous vous souvenez d’Eirikr ? Celui que mes gars appelaient « Les sept-doigts » pour l’emmerder ? J’ne serais pas étonné qu’il devienne prêtre un jour à cause de vous, ou du moins vive sa vie plus pieusement, enfin, autant qu’une vie de mercenaire peut l’être. »

Je me mis à rire franchement avant de reprendre.

« - Vous êtes libre, Dame Lyanna, vous et votre ami. Je lui souriais un court instant. Nous allons vous escorter jusqu’à la cathédrale de Venill demain, il y’a quelques jours de route mais ce sera plus un voyage de plaisance, vous pourrez prendre place dans un charriot ou monter à cheval comme il vous plaira. Avec la protection des lames-errantes et du reste de la compagnie, rien ne peux vous arriver, on connait des chemins que même l’armée et les gardiens de la paix ignorent. »

Je lui souriais avec sympathie, puis inspirais longuement et haussais un sourcil.

« - Vous n’êtes pas végétarienne si ? »
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MessageSujet: Re: La Libre-Compagnie Solstheim, tu parles d'un nom [Libre]   Mar 7 Fév 2017 - 20:45

- Je ne le suis pas, ne vous inquiétez pas.

Observant le plat qu'on venait de déposer devant elle, la demoiselle commença à manger doucement et avec grâce, savourant le repas que certains avaient eu du mal à préparer. jetant de temps à autres des regards au capitaine mercenaire, la démone ferma quelques instants les yeux entre deux bouchées.

- Je vous remercie, messire. Vous nous avez traité avec respect, et bien que notre présence eut été au départ problématique pour votre compagnie, vous ne nous en avez pas tirer rigueur. Vous êtes un homme bon. Tout du moins, vous l'avez été avec moi, et je vous en remercie.

Attrapant son gobelet, Lyanna avala une gorgée d'eau fraîche et soupira de soulagement tout en découpant un nouveau morceau de viande.

- Je n'aie aucune crainte quand à notre retour à Venill. Pas avec des hommes comme vous pour nous protéger tout du moins. J'aimerais voyager à cheval cependant, les chariot sont plus agréables, mais j'aime voir le monde que je parcours.

Le repas s'acheva alors après quelques longues minutes. Remerciant une dernière fois son hôte, la démone se leva et sorti de la tente, marchant silencieusement aux côtés de Théon dans le campement, souriant simplement aux compliments et ovations que les mercenaires lui lançaient. Levant la tête, la demoiselle observa les cieux, se demandant ce que l'on pouvait voir dans une vie de mercenariat, ce qu'elle aurait vécu si ce n'était pas un groupe de l'église de l'équinoxe qui l'avaient recueillie. Le hasard avait fait que les choses se déroulent ainsi, mais maintenant qu'elle était liée en partie à l'église, elle n'était plus aussi libre qu'auparavant, que lorsqu'elle vivait, nue, dans la forêt. Soupirant longuement alors qu'elle fermait les yeux, la demoiselle revint à la réalité, et repensa au confort que l'église lui donnait.

- Dîtes moi Théon... Pensez-vous que je pourrais un jour observer le monde dans son intégralité?

La remarque de la démone sembla déstabiliser le vieux chevalier. Il ne pouvait simplement lui répondre oui en lui mentant, mais il ne pouvait non plus lui dire que ça lui était impossible.

- Peut-être. J'avoue ne pouvoir vous répondre ma Dame. Même si l'inquisition nous offre une grande liberté de mouvement, nous ne pouvons réellement parcourir le monde comme bon nous semble, certaines responsabilités nous incombent.
- Je sais... Elle leva la tête de nouveau vers les cieux. Mais j'aime croire que je verrais de nouvelles terres avant la fin. Que ce monde saura partager quelques uns de ses mystères avec ma personne. Seul le futur saura nous répondre quoiqu'il en soit. Je vais me coucher, je ne veux pas retarder le départ de la compagnie demain matin.

Entrant dans la tente qui lui était attitrée, Lyanna s'approcha de son lit et s'y allongea d'une traite, passant ses mains dans ses cheveux pour toucher ses tentacules, frémissante en réaction à ses propres mouvements. Cacher sa véritable nature aux hommes était important, non parce qu'ils auraient peur d'elle, mais parce que cela influencerait trop leurs opinions à son égard. Sa main glissa le long de son corps pour passer sous le tissu, caressant le bas de son dos et le début de sa queue. Tremblant de nouveau, Lyanna retint un petit gémissement avant de se mettre en position fœtale sous ses draps, fermant les yeux en replaçant ses mains sous son oreiller, sa queue s'enroulant autour de sa jambe comme à son habitude. Relativement vite, le sommeil la gagna, son esprit ne ressentant pour la plupart que l'ivresse et le bonheur des mercenaires entourant sa tente.

Le lendemain matin, le convoi de la compagnie se mettait en route. Impressionnée par l'efficacité avec laquelle les mercenaires se déplaçaient, Lyanna tentait d'observer autant que possible les actions des hommes et femmes qui l'entouraient. Déplaçant sa monture, la démone se dirigea vers Laune et les autres lames errantes. Théon la suivit de peu. Arrivée au niveau du capitaine mercenaire, la fille de l'équinoxe replaça la capuche qui recouvrait partiellement sa tête.

- Vous voir tous ainsi en action est impressionnant, votre efficacité... C'est... stupéfiant. Vous fonctionner d'une manière millimétré, comme si chacun avait sa place et son rôle à remplir. Beaucoup de personnes pourrait y faire une référence aux dogmes de l'équinoxe. Enfin, je ne suis pas venu à votre niveau afin de parler religion, même si je me demande si vous êtes croyant ou non. Cependant, ma question est la suivante... Une fois que vous nous aurez déposés à Venill, que comptez-vous faire, vous et vos lames?
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MessageSujet: Re: La Libre-Compagnie Solstheim, tu parles d'un nom [Libre]   

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