''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Histoire de Terius Nefelen

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Terius Nefelen



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MessageSujet: Histoire de Terius Nefelen   Mar 26 Oct 2010 - 13:35

I : Deux parleurs et une tête sur pattes.

*Saleté de couloirs à la noix !*

Voici les mots que Crépillond ne cessait de se répéter en parcourant les couloirs souterrains de l'avilissement. De tout le Vein, c'était l'endroit le seul endroit ou il ne voulait en aucune manière se trouver. Mais le destin faisant souvent les choses à l'encontre des êtres, Crépillond avait malencontreusement glissé dans un trou menant tout droit dans ces abjects tunnels. Et depuis, il cherchait désespérément une sortie, traversant des salles toutes plus macabres les unes que les autres. Il avait eu la chance de tomber sur une boulangerie où il avait pu manger un morceau de pain. Mais il avait été chassé par le boulanger, un parleur d'une maigreur affolante et qui trainait avec lui le cadavre de son frère siamois.

Trois jours. Cela faisait trois jours que Crépillond clopinait sur ses petites pattes d'araignée rattachée à la base de sa tête (ces deux choses constituant l'intégralité de son corps. Il finit par se retrouver dans une salle immense et froide, avec de splendides colonnes, un plafond si haut que le faible éclairage le rendait invisible, un trône et marbre blanc et deux personnes, un homme et une femme. tous deux étaient vêtus comme de grands nobles mais leurs somptueux vêtements étaient tout abimés. En les regardant plus attentivement, le démon constata qu'ils jouaient la comédie : leurs voix fortes, le ton sur lequel ils parlaient, leurs gestes légèrement surfaits ne laissaient aucun doute. Cette hypothèse se vérifia lorsque Crépillond se retourna et vit qu'il était sur une scène avec un public de pantins inertes et inquiétants devant lui. Préférant les acteurs au public, il se retourna et les regarda. Il remarqua alors deux nouvelles choses : ils répétaient souvent la même phrase, "Allons loin ma mie, avant que votre père ne me tranche la gorge" pour l'homme et "Laissez-moi, mon doux, la mort est une fatalité" pour la femme, et leurs visages étaient abominable. L'homme n'avait plus de peau sur les crâne et pourtant ses yeux étaient aussi vivants que ceux d'un homme normal. La femme avait des traits magnifiques à l'exception de son œil unique au milieu du visage, un œil horrible.

Et soudain, tous deux cessèrent de parler et devinrent immobiles. Le silence tomba et Crépillond se crut soudain la proie des deux parleurs. Mais ceci ne semblèrent pas le remarquer. Ils se regardaient fixement et soudain ils coururent l'un vers l'autre, les mains en avant. Crépillond s'attendit à ce qu'ils se percutent violemment et ferma les yeux. Mais il n'entendit rien de tel et la curiosité lui fit rouvrir les paupières. Il était toujours sur la scène mais les parleurs n'étaient plus là, seuls leurs vêtements disaient en paquets sur scène. Mais en plus de cela, le trône de marbre était à présent occupé : un petit garçon, blottit sur lui même sur la pierre froide observait ce qui l'entourait d'un regard incompréhensif.

Crépillond resta un long moment à ne pas bouger. N'importe quelle créature raisonnable du Vein dira qu'il faut toujours se méfier de tout, à moins bien sûr d'être sûre de s'en sortir vivant. Crépillond faisait partie des démons raisonnables mais il n'était pas naturellement fait pour combattre. Aussi analysait-il prudemment la situation. Ce garçon semblait être d'une certaine manière, la mélange des deux parleurs ce qui faisait sûrement de lui un autre parleur. Et pourtant... Crépillond avait rencontré de nombreux parleurs et ils avaient tous l'air plus fou les uns que les autres. Or ce garçon semblait simplement perdu. Crépillond sentit alors quelque chose qu'il n'avait jamais ressenti : de la pitié. Il avait toujours fait preuve de méchanceté, d'égoïsme et d'indifférence à l'égard de ses semblables, un tempérament normal pour un démon tout bien réfléchi. Mais à ce moment là, il ressentit quelque chose de nouveau face à ce petit garçon, quelque chose qui lui dictait d'aller vers lui et, dans la mesure du possible, de lui prendre la main et de l'emmener avec lui. Et c'est ce qu'il fit.


"Viens ici toi, on va sortir de ce fichu trou !"

Et il grimpa sur l'épaule de l'enfant en essayant de la faire sortir du siège. Le garçon, qui semblait très réceptif, se leva et suivit Crépillond qui marchait devant. Les démon ne croient pas en des dieux car ils connaissent la vérité sur ce que les humains n'expliquent pas. Mais ce jour là, Crépillond eut la vague impression qu'une entité supérieure existait. Car peu après qu'il ai prit cet enfant avec lui, le décor changea et une sortie se présenta.
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MessageSujet: Re: Histoire de Terius Nefelen   Dim 31 Oct 2010 - 18:04

II : Les rudiments d'une éducation démoniaque.


On l'aura compris, cet enfant était Terius Nefelen. Ce nom est de la création de Crépillond, qui ne voulait pas que son nouveau protégé soit lui aussi affublé d'un stupide sobriquet. Terius était le nom d'un humain ayant malencontreusement atterrit dans la vallée des conifères de brume et que ce lieu désolé avait rendu complètement fou. Crépillond lui avait tenu compagnie pendant quelque moi et l'avait "achevé" aussi. Le malheureux humain vécut en effet sa relation avec Crépillond comme l'horreur de trop pour son esprit déjà très fragile. Il se tua en avalant un caillou qu'il avait prit "par mégarde" pour une fraise. Quant à Nefelen, c'était un démon, un véritable démon avec un carrure imposante, une peau rouge, des sabots et de longues cornes de bouc sur le front. Mais c'était aussi un alcoolique invétéré qui trouva la mort en se battant pour une bouteille avec un autre démon. Mais bien sûr, l'autre Terius ne sut jamais cela.
Crépillond s'occupa de Terius comme un père s'occuperait de son fils, la gentillesse en moins. Il lui apprit à parler, à ne pas avoir peur du Vein et de ses créatures, à traiter avec les autres démons, à profiter de ses propres faiblesses au dépend des autres, bref tout ce dont un bon démon a besoin pour survivre. Mais Crépillond se montrait moqueur, impatient, insultant et, même si cela peut paraitre étrange pour un démon tel que lui, violent.
Malgré cela, Terius considérait son mentor en très haute considération, pas comme un fils vis à vis de son père mais plutôt comme un écuyer considère son chevalier, avec de la distance, mais un profond respect et de l'admiration.
Crépillond apprit aussi à Terius qui il était. Malgré sa petite taille, ce démon sans corps comptait parmi les plus intelligents du Vein et il avait tout de suite reconnu la nature de Terius, à savoir celle de faux-parleur. Il jugea donc que pour sa propre survie, il était important de lui en faire part et d'apprendre à maitriser cela. Crépillond testa donc à ses risques est périls toutes sortes de méthode afin de découvrir ce qui ferait basculer Terius dans cette démence temporaire caractéristique à ceux de sa race. Mais il fallut presque deux ans pour le découvrir. Et le déclic survint par une belle journée d'hiver (si on peut parler de belle journée dans le Vein). Crépillond et Terius avaient fait halte dans la salle à manger d'une maison close. Très peu de clients avaient résisté au charme des succubes qui occupaient l'établissement et il semblait que seuls quatre ou cinq clients tenaient à finir pour de bon leurs repas. Et puis une des femmes descendit de l'étage et s'approcha d'une table où mangeaient deux démons particulièrement laids. Très vite une dispute éclata à propos de la femme et les deux démons en vinrent aux mains. Personne ne bougea pour les séparer ni même pour les regarder. La table se renversa alors brutalement et un petit bougeoir en verre vola et atterrit sur celle de Terius et Crépillond. Un éclat entailla alors la main de Terius qui porta instinctivement le regard à sa blessure. Une effroyable douleur survint alors au niveau de ses yeux et lui fit pousser un cri abominable. Ses yeux se fermèrent en laissant couler des larmes de sang et en même temps, une entaille s'ouvrait au milieu de l'œil de l'enfant. Crépillond frissonna en reconnaissant l'œil de la mère de Terius et comprenant ce qui était en train de se passer, il courut à toutes pattes se cacher dans un coin. Les clients de la maison close cessèrent leurs activités et assistèrent à la transformation de cet enfant en un petit cyclope décharné qui psalmodiait de sa voix faible "la lumière doit s'éteindre". Les occupants de la salle du bas eurent tous les yeux arrachés vivants sans avoir le temps de fuir nulle part. Lorsque Terius reprit ses esprits, il était agenouillé dans une marre de sang, Crépillond face à lui, pâle comme un linge propre. Et pour la première et dernière fois, il pleura. Il avait alors dix-neuf ans.
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MessageSujet: Re: Histoire de Terius Nefelen   Ven 5 Nov 2010 - 17:22

III : La magie.

Crépillond, de part son physique plutôt désavantageux, avait vite dû trouver un moyen efficace de se protéger. La magie, et en particulier les invocations, furent cette solution. En éduquant Terius, il se rendit compte que tout ce qu'il lui apprenait ne lui servirait à rien sans une arme efficace. Ho ! certes, il avait son épée, cette arme plus belle que réellement efficace, trouvée quelques moi plus tôt sur un pauvre chevalier tout desséché et dont Terius se servait comme d'une massue. Mais il fallait quelque chose qui puisse non seulement l'aider à se battre mais qui puisse aussi dissuader les autres de l'attaquer et lui confère une vraie puissance. C'est ainsi que Terius fut initié à l'art rigoureux et dangereux des invocations.
Crépillond ne connaissait qu'un moyen d'invoquer une créature : la soumission. Cela commença par la création d'un monde parallèle où les créatures soumises seraient envoyées, à l'abri, en attendant un appel. Par "monde parallèle", il ne faut pas forcément voir un monde comme celui où nous vivons, pas dans le cas des invocations en tous cas. Ici, les créatures plongées dans ce monde sont comme dans un rêve, plongées dans un épais brouillard, isolées les unes des autres et trouvant ce dont elles ont besoin lorsqu'elles le désirent. Cette opération est sans doute la plus dure. Terius dut se concentrer en restant immobile et éveillé pendant une journée et une nuit entière. Crépillond resta à côté de lui, chantant à tue tête afin de le garder éveillé. Heureusement pour lui, Terius réussit et mit presque deux jours à se remettre de cet expérience. Crépillond, satisfait, lui offrit pour l'occasion un livre où répertorier "tout ce que ta petite ne peut pas retenir toute seule". Au file du temps, ce livre passa du memento sur les créatures invocable, du catalogue des monstres avec tout ce qui était bon à savoir à un journal intime d'un nouveau genre, ne regroupant aucune pensée personnelle comme dans un journal normal mais des informations sur des monstres, des symboles tordus, des bons mots, des plans de lui et des dessins... Un incroyable fouillis que même Crépillond ne parvint plus à décrypter et où Terius comprenait absolument tout.
La seconde étape de la formation d'invocateur consistait à la première soumission. Avant cela, Crépillon décida d'entrainer son apprenti aux combats mentaux, qui consister à heurter deux esprits jusqu'à ce que l'un des belligérants ne cède. C'était le principe même de la soumission : entrer par la force dans l'esprit d'un monstre et de modifier son esprit pour le lier à soi et créer si possible un lien mental. Mais pour ce dernier cas, il faut une quantité d'entrainement incroyable pour être sûr de réussir, d'autant qu'une connexion télépathique est souvent propice à la déconcentration. C'est pourquoi Crépillond omis d'apprendre cela à Terius. Le démon sans corps possédait un esprit presque aussi violent et perçant qu'un éclair et Terius finissait souvent ces combats en tant que pantin de Crépillond. Ce dernier, bon joueur, se contentait simplement de forcer les défenses mentales de son apprenti et de le faire marcher un peu. Mais les choses changèrent petit à petit. Terius commença à acquérir de la pratique. Et puis un jour, après cinq ans d'entrainement intenses, le moment tant attendu arriva : l'élève dépassa le maitre, Terius battit Crépillond à l'issue du combat le plus long qu'ils aient fait, une lutte de cinq heures sans trêves. Crépillond fut vexé, humilié et passa les trois jours suivants à crier mais au fond de lui, il était fier et soulagé, fier d'avoir réussi à former Terius et soulagé de ne plus avoir à endurer chaque des combats mentaux mais aussi de pouvoir passer à l'étape suivante : la première soumission.
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