''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Traqués par les crocs de la nuit [PV : Mon Moi Clauclau]

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ShuiLong Zhang



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MessageSujet: Traqués par les crocs de la nuit [PV : Mon Moi Clauclau]   Mer 12 Jan 2011 - 18:50

Tout lui semblait lointain... Oui absolument tout... Cela faisait des mois que l'incident de la Tour des Mages s'était produit, qu'elle avait du essuyer la colère du Roi, l'échec de sa mission et pourtant, maintenant, en y repensant, tout ses problèmes lui paraissaient futiles, terrestres, humains...
Elle ne pouvait pas se voiler la face plus longtemps : Shui était devenue humaine, pas physiquement mais mentalement parlant. Tout ce temps passé sur Feleth, parmi ces créatures mortelles avait adouci son cœur et apaisé l'âme meurtrière de démon qui sommeillait en elle. Toujours, Shui avait eu ce côté fragile et tendre dans son esprit mais ces derniers temps elle s'était surprise en s'apercevant qu'elle était devenue bien sensible d'un coup. Elle, si indifférente à tout, aux hommes, à leurs histoires, à son passé, la voilà qui s'était retrouvée pleinement impliquée dans les conflits qui déchiraient Feleth, à servir ce vieux Roi tyrannique. Et avec ça, elle était prise de régulières crises de mélancolie dans lesquelles elle était capable de rester des jours chez elle, à ne rien faire d'autre sinon se souvenir de toute son histoire, des événements qui avaient marqué sa vie et curieusement tout lui manquait.
Et elle était lasse, lasse de tout. Même tuer, massacrer ne lui inspirait plus rien. Elle rêvait de retourner au Vein, sa terre natale, mais quelque chose l'en empêchait et elle n'aurait su le dire quoi. Après tout, que ferait-elle au Vein ? Sa vie était ici maintenant.

Mais elle n'avait pas baissé les bras, peut-être qu'une bonne petite tuerie ranimerait sa rage de démone qui dormait encore. Elle n'en avait au début aucune envie, mais s'était forcée à marcher vers ce manoir isolé qu'elle avait déjà repéré. Des vampires. Descendants stupides et faibles des Seirdans, elle leur vouait un sentiment de mépris incomparable. Ce n'était que de la vermine à exterminer. Pire que les hommes.
À la tombée du jour, elle avait forcé les portes en bois abimées par le temps et s'était introduite dans la demeure à demi-abandonnée. Et le combat s'était vite engagé. Ils étaient nombreux, mais ce n'était pas le nombre qui comptait mais la sensation. Celle du sang qui coule le long de ses bras, des lames qui transpercent la chair et des crocs qui s'enfoncent dans sa peau blanche et lisse. Elle revivait. Car Shui était pour ça : tuer ou être tuée sur le champ de bataille.
Mais bien vite, les choses s'étaient gâtées : elle s'était attaquée à plus gros qu'elle et alors qu'elle trainait une femme par les cheveux, haletante et couverte de sang noir et rouge, s'amusant à la voir se contorsionner de douleur et de peur dans le grand hall du manoir, parmi les cadavres des siens, d'autres créatures de la nuit arrivèrent. Retirant une lame qu'elle avait plongé dans le ventre de sa victime, elle bondit, non pas vers ses adversaires mais en direction des escaliers. Elle prit appui sur la rambarde et se propulsa à travers les vitres teintées de la demeure, se défenestrant sans l'once d'une hésitation pour échapper à ses ennemis.
Et quand elle eut roulé sur le sol pour se réceptionner de sa chute, elle se releva rapidement et se mit à courir en riant, prise d'une soudaine allégresse sous l'effet de l'adrénaline. Elle pouvait mourir en ce moment, elle mourrait heureuse.


Dernière édition par ShuiLong Zhang le Dim 16 Jan 2011 - 12:45, édité 1 fois
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Clause Vaneslander



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MessageSujet: Re: Traqués par les crocs de la nuit [PV : Mon Moi Clauclau]   Sam 15 Jan 2011 - 16:26

Qui suis-je ? Le savez-vous ? Ou plutôt, que suis-je ?

Mon vrai nom est Vaneslander. J'ai été élevé à l'écart des autres gens. Pourquoi ? Je l'ignorai. Jusqu'à ce jour, ce fameux jour. Tout mon entourage prétendais que j'étais souffrant d'une maladie incurable. En effet, une malformation cardiaque provoquait chez moi un état second, un état de furie contrôlée par la voie du sang. Elle s'activait, si j'ose dire, par un choc émotionnel qui provoquait l'augmentation du rythme cardiaque. De part sa malformation, le cœur battait plus vite que la moyenne et les battements s'intensifiaient jusqu'à donner une réaction en chaîne. Ce qui était étrange, c'est que ce n'était pas une crise ordinaire où l'être saute partout en hurlant et détruisant tout sur son passage, non. Moi j'étais différent. Dans ces moments là, la rage et la colère que je canalisais durant mon enfance explosaient. Je ne cassais rien, je tuais; je ne criais pas, je tuais.


Clause se réveilla en sursaut, manquant de tomber de l'arbre où il s'était assoupi. Il se frotta machinalement les yeux et étira ses membres les un après les autres en provoquant un craquement à chaque fois. Clause prit le temps de regarder les alentours et de contempler les couleurs chaudes d'un crépuscule tant attendu. Ces vagues jaune-orangés qui ornaient l'horizon lui rappelaient les soirs d'été qu'il passait dans les bras de sa mère; à cette pensée lui fit serrer les poings si fort que ses blessures antécédentes relancèrent une légère douleur. Son visage grimaça sous ce pincement et le Syrinx déposa une main sur son flanc droit, comme pour apaiser le mal. Il resta dans cette position quelques instants, une minute, peut être deux, avant de se laisser tomber de cette majestueuse colonne de bois. Clause plia les jambes pour amortir sa chute et se redressa naturellement, dépoussiérant son long manteau d'un revers de main. Il glissa sa main droite dans ses cheveux noirs et les tira en arrière en laissant ainsi apparaître des mèches de couleur cendre, comme à son habitude après un réveil mouvementé. Scrutant les nombreux plateaux qui s'étendaient à perte de vue sous la lueur du croissant d'argent, le Syrinx s'avançait d'un pas lent mais décidé vers cette horizon aux contours infinis. Il avait l'habitude de ces escapades nocturnes; à vrai dire il n'avait guère le choix vu les proies qu'il traquait. Ces sang-froids, êtres à mi chemin entre l'humain et le cadavre, se nourrissant du nectar de vie pour se propager telle la peste. Ils se disaient Vampires ou Seïrdans, mais quelle importance ? Pour Clause ils étaient tous à mettre dans le même sac, qu'importaient les fiertés ou les trahisons.

Il arriva finalement à destination, l'unique manoir encore debout en ces lieux, l'antre d'un groupe de buveurs de sang qui se nourrissaient de créatures de prairies ou d'êtres qui s'aventuraient trop près de leur domaines. Un sourire aux lèvres, Clause se dirigea à l'arrière du bâtiment, délabré par le temps et les combats. Même dans leur clan seule la loi du plus fort régnait. Le Syrinx enjamba facilement les poutres qui barricadaient l'entrée de ce qui devait être auparavant une remise, l'unique endroit qui reliait la demeure à l'arrière-cour. Une fois à l'intérieur, Clause fut étonné de ne voir aucun comité d'accueil et tenta donc une approche moins délicate. Il avait pour habitude de faire exploser la porte principale et de laisser les vautours se ruer sur lui pour étouffer leur soif d'un bon coup de lame. Pour une fois qu'il voulait faire dans la finesse, aucune de ces bêtes enragés ne sentirent sa présence. Soit une épidémie de rhum sévissait, soit une autre attraction les occupait. Clause se senti vexé qu'une entité venait lui couper l'herbe sous les pieds, mais ce fut de courte durée. Pendant qu'il longeait les longs couloirs, en partit dissimulé dans l'ombre, une escouade de Vampires croisa son regard. Elle se précipitait vers le hall principal où des bruits de fer et des cris se faisaient entendre. Était-ce l'invité surprise ? Sûrement. Le Syrinx profita du fait que les cinq Vampires ne l'avaient pas vu pour bondir derrière le dernier et lui briser la nuque d'une parfaite rotation. Les quatre autres se retournèrent instantanément et sautèrent sur Clause en montrant sauvagement les crocs. Il s'avança sur l'un d'entre eux et plaqua sa main droite à plat, au niveau du torse et un cercle lumineux apparu. Le Vampire n'eut le temps de comprendre ce qu'il se passait qu'une lame le transperça de part et d'autre, traversant par la même occasion son collègue qui se trouvait trop près de lui. Clause plongea sa main dans la poitrine du Vampire pour attraper le pommeau de son arme et la retirer brusquement, laissant deux autres cadavres retomber lourdement avant d'être réduis en poussière. Il se retourna pour enchaîner une attaque circulaire sur les deux derniers mais le coup se bloqua avant d'atteindre sa cible; la lame s'étant coincée dans le mur du couloir. Celui-ci étant trop étroit, son épée demeurait un inconvénient mortel.

Clause se jura des insultes pour avoir été si imprudent et attrapa le bras d'un des deux survivants qui l'attaquaient pour l'envoyer sur son partenaire. Cette riposte était juste assez suffisante pour occuper les Vampires et prendre la fuite entamer un replis stratégique. Il attrapa son épée qui se brisa instantanément en une multitude de petits éclats et sprinta le long du corridor et s'appuya sur le mur pour plonger à travers la première fenêtre qui se présenta. Clause eut l'impression de planer quelques secondes, son large manteau flottant derrière lui. Il retomba sur le toit de la remise qui manqua de s'effondrer et sauta au sol. Il se ne laissa pas un instant de répits et repris sa course effrénée en longeant le manoir pour atteindre la porte d'entrée. Il remarqua une silhouette courant à vive allure en direction des jardins, du moins ce qu'il en restait, et vu les quelques Vampires qui la poursuivaient il ne faisait aucun doute qu'il s'agissait de l'entité surprise. Clause se rapprocha d'eux et freina brusquement, formant un dérapage sur la terre battue. Il détacha une fiole en verre de sa ceinture et la lança aux pieds des poursuivants, s'éclatant au contact du sol. Une forte odeur d'ail concentré se dégagea, permettant de perturber les sens des Vampires. Il n'y en avait pas assez pour les tuer évidement, car s'était un plaisir que d'exterminer ses sangsues en les regardant dans les yeux. Le syrinx regarda les Vampires se débattre dans ce nuage invisible et laissa un léger rictus se dessiner sur son visage. Le nuage disparu peu à peu, laissant place à un combat inégal. Leurs sens étaient brouillés mais ils étaient en surnombres. Dommage que cet avantage ne pouvait leur apporter la victoire. Clause jeta un œil vif sur la silhouette avant de se ruer sur la troupe d'ennemis, la main droite étendue, prêt à dégainer.

[désolé c'est un peu pourri, mais j'avais pas d'inspiration ^^" Donc ça rame un peu. Et sorry pour ne répondre que maintenant ! ]
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ShuiLong Zhang



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MessageSujet: Re: Traqués par les crocs de la nuit [PV : Mon Moi Clauclau]   Dim 16 Jan 2011 - 15:41

Et elle courrait, dans l'obscurité de la nuit. Malgré les filets de sang noir qui coulaient le long de son corps, rien ne pouvait l'arrêter. Ses jambes, portées par un sentiment d'allégresse et d'euphorie, refusaient de se stopper. Elle aurait pu courir jusqu'à ce que son cœur explose.
Shui se fichait du nombre de vampires qui pouvait bien la courser. Elle ne regarderait pas en arrière, elle n'en avait pas besoin. Il lui suffirait de courir, encore et encore jusqu'à ce que l'un des deux camps finisse par se lasser. Et puis, pas besoin d'être un génie pour se rendre compte qu'ils étaient bien trop nombreux pour elle. Elle jouerait donc au chat et à la souris, un jeu qui lui laissait des chances de gagner car si il avait bien une chose qui faisait la réputation de la démone, c'était sa rapidité. Ce serait à qui se fatiguerait le premier. Ou du moins c'était ce qu'elle pensait car quand elle aperçut l'immense mur de pierre qui délimitait les jardins dans lesquels elle s'était enfuie, elle se rendit bien vite compte que son plan était voué à l'échec.
Bifurquer à droite ? Ou à gauche ? Non, si elle longeait l'enceinte, ils pourrait la chopper par les côtés. Alors elle n'eut d'autres choix que de rengainer ses lames pendant sa course et de bondir avec une agilité féline contre le vieux mur en pierre. En temps normal, elle aurait escaladé l'obstacle sans aucune difficulté, prenant appui avec aisance entre les briques irrégulières de ce petit rempart que le temps avait délabré. Mais le problème c'était qu'elle perdait du temps et les autres vampires étaient tout aussi bons en escalade, voir peut-être meilleurs pour certains. Et elle le réalisa bien vite quand elle sentit un soudain poids sur son dos qui faillit la faire chuter. Sa main droite se perdit dans le vide tandis que la garce de vampire qui avait réussi à la stopper s'accrochait à elle, s'apprêtant à lui planter ses crocs dans la nuque. Mais, se retenant à grande peine d'une main contre sa prise au mur, elle se saisit de la dague qu'elle gardait cachée dans ses cuissardes et la planta dans la gorge de son assaillante avant de la pousser en arrière d'un soubresaut, la projetant dans le vide dans un grand éclat de sang écarlate. Mais elle n'eut le temps de souffler qu'une main lui attrapait la jambe et en baissant les yeux, elle s'aperçut que ses ennemis étaient en train de la rattraper. Elle jeta sa dague entre les deux yeux du suceur de sang qui l'avait saisie avant de se rattraper, les deux mains contre le mur pour lui donner un coup de talons dans les crocs. Par chance, la douleur fit perdre l'équilibre à la sangsue qui lâcha prise et elle entreprit de se hisser difficilement sur le rebord du mur, essoufflée et sentant des paires de main tenter de s'agripper à ses grandes bottes en daim.

Puis ce fit à ce moment qu'une odeur immonde la prit à la gorge. Elle entendit quelques cris de douleur et rejeta un coup d'œil à ce qui pouvait bien se passer en bas. Son regard se posa immédiatement sur une silhouette inconnue, la seule qui se tenait droite au milieu de la meute de vampires qui se convulsait, leurs sens parasités par cette senteur qui leur était douloureuse.
Un allié ? C'était une rencontre bien surprenante mais qui tombait à pic. La meilleure chose à faire aurait été de profiter de la diversion de cet étrange sauveur pour se jeter de l'autre côté du mur et le laisser seul à seul avec le troupeau de sangsues. Mais cela aurait été bien lâche, quoique en tant que démone, Shui n'avait que peu de scrupules de ce côté-là. Et puis, si elle pouvait continuer de s'amuser, autant le faire !
Elle lâcha alors tout, dégainant ses lames dans sa chute pour se réceptionner sur les épaules d'un vampire, le décapitant d'un mouvement précis avant de se laisser rouler au sol et de se relever, sabres à la main et tenus à l'horizontal pour former comme une grande pince. Elle s'élança vers l'inconnu, tête baissée, courbant l'échine pour tailler les genoux des vampires dans sa course, les forçant à s'agenouiller, les tendons rompus, lors de son passage. Quand elle arriva à la hauteur de cet inespéré allié, elle dérapa sur le côté balayant l'air d'un geste circulaire autour d'eux deux pour se placer contre son dos.
Faire équipe ne faisait pas particulièrement partie des habitudes de la démone, mais elle savait qu'à deux dans cette nuée d'ennemis, il valait mieux couvrir son seul partenaire en espérant que celui-ci en fasse de même. De plus cette position lui donnait l'avantage de bloquer toute attaque ennemie par l'arrière.
Sans se tourner pour mieux aviser l'autre combattant, elle lui lança :

- Je ne sais pas qui tu es mon garçon, mais j'espère que tu ne t'es pas lancé dans cette bataille sans aucun plan pour nous sortir de cette mauvaise passe.

Tandis que l'effet de la fiole jetée par l'inconnu s'estompait, Shui observait d'un œil perplexe la meute de vampires qui se plaçait en cercle autour d'eux, leur coupant toute possibilité de retraite.

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MessageSujet: Re: Traqués par les crocs de la nuit [PV : Mon Moi Clauclau]   Sam 22 Jan 2011 - 20:54

La lune éclairait les jardins d'une lueur argentée, jouant avec les nuages pour ne dévoiler qu'une partie de l'obscurité environnante. Clause faisait face à cette horde de suceurs, gardant un œil discret sur les agissements de l'entité secrète. Il lui avait fourni une belle occasion de s'enfuir et de le laisser face à une mort certaine. Seulement, Clause n'était pas seul. Il n'était plus seul. Il avait appris à vivre avec cette solitude qu'il appelle aujourd'hui son amie. Et des alliés, il en regorgeait plein derrière "la porte", mais Clause n'était pas insensible à un peu d'autre compagnie que celles de ses créatures, du moment que ça n'allait pas plus loin qu'une petite entraide. Pourquoi Clause s'était-il imposé alors qu'il avait lui même la possibilité de quitter la demeure sans encombres ? Il l'ignorait. Une action sur un coup de tête, une improvisation. Généralement très calculateur, il aimait s'accorder quelques instants de folies où il pouvait faire des rencontres plus ou moins mauvaises. Un peu de surprise dans sa vie parsemée de doutes et de questions.
La silhouette se décida finalement à rejoindre Clause et après un passage forcé à travers les vampires elle se plaça dos contre lui. Il aurait fait de même, c'était la meilleur tactique pour attaquer l'ennemi sans craindre une attaque dans le dos. Chacun couvrait les angles morts de son coéquipier, mais encore fallait il avoir une parfaite confiance avec celui-ci, qui plus est un inconnu. Clause se tenait droit, le regard foudroyant les vampires qui se dressaient devant eux en les encerclant totalement. Son long manteau pendait le long de ses jambes, remuant légèrement bien qu'il n'y avait pas même une petite brise. Le syrinx posa un bref regard sur l'entité et constata avec étonnement qu'il s'agissait d'une jeune femme. Du moins en apparence car l'âge n'avait plus aucune importance dans ces mondes. Une goutte de sang qui roulait sur sa joue souillait son visage délicat et pâle. Une beauté dangereuse en soit. Une fois placée elle engagea la conversation sur leur mauvaise position au seins du combat.

- Je ne sais pas qui tu es mon garçon, mais j'espère que tu ne t'es pas lancé dans cette bataille sans aucun plan pour nous sortir de cette mauvaise passe.

Ces paroles firent sourire Clause qui laissa échapper un léger soupire de contentement avant de lui répondre.

- Si cela peut te rassurer, nous avons un avis en commun. J'ignore qui je suis et j'espère ne pas mettre lancé dans ce combat sans qu'il me vienne un plan de secours.

Il tourna la tête vers l'arrière, apercevant les longs cheveux noirs de son alliée temporaire, et repris :

- Mais d'un côté, n'est-ce pas là que réside l'adrénaline ?


Clause s'accroupit et plongea sa main droite dans le fond de manteau, comme si il cherchait quelque chose dans une poche intérieur, avant de murmurer des phrases dans une ancienne langue.

- Ô balance de la justice
Toi qui purifies les âmes
Délivre ton supplice
Du tranchant de ta lame
Viens à moi
Libra


Aussitôt l'incantation prononcée, Clause se rua en avant et stoppa net son élan, d'un dérapage pour le moins contrôlé. La seconde suivante il tira brusquement sa main droite enfournée dans son manteau et dévoila une épée à la lame de cendre. Le syrinx trancha le vampire qui se trouvait devant lui dans le même geste, soufflant une trainée de sang de son passage. L'arme était longue et des gouttes rougeâtres dégoulinait le long de la lame, qui paraissait si fine et parfaite, à son tour souillée par l'hémoglobine. Mais telle était le prix de la purification.
Le corps du premier vampire retomba lourdement au sol, scindé en deux parties distinctes qui retournaient peu à peu à leur état d'origine : la poussière. Là était le début d'un réel massacre. La goutte de sang qui fit déborder de rage et d'envie tous les compatriotes du cadavre. La nuit promettait d'être longue.
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MessageSujet: Re: Traqués par les crocs de la nuit [PV : Mon Moi Clauclau]   Jeu 27 Jan 2011 - 23:02

- Si cela peut te rassurer, nous avons un avis en commun. J'ignore qui je suis et j'espère ne pas mettre lancé dans ce combat sans qu'il me vienne un plan de secours.
Étrange allié que voilà. Tandis qu'il tournait la tête vers, Shui fronça les sourcils, hésitant entre l'amusement ou la déception. Parce que ce n'était pas tellement la réponse qu'elle aurait voulu entendre. Oh bien, ça pimentait encore l'histoire. Même si dans le fond elle espérait vraiment qu'il ait un plan de secours.
- Mais d'un côté, n'est-ce pas là que réside l'adrénaline ?

Il dut se contenter d'un grommellement en guise de réponse. Mais dès qu'il se retourna à nouveau, Shui s'autorisa un petit sourire amusé. Et bien, Alea Jacta Est, que le sort en soit jeté. Nous verrons comment les choses se dérouleront et tant pis s'il nous faut mourir. Enfin, la démone ne se permettrait pas de mourir aussi facilement et encore moins sous les crocs de ces créatures de la nuit qu'elle répugnait tant.
D'ailleurs il faudrait bien passer à l'action un moment ou un autre. Les sangsues s'étaient rassemblées autour d'eux et ce n'était qu'une question de temps avant que l'une d'entre elles ne lance l'assaut en bondissant, crocs sortis. Shui préférait être la première à frapper mais elle ne pouvait pas se lancer seule dans la bataille sans risquer de perdre son unique allié de fortune... ou de perdre tout court.
Puis elle remarqua que ce dernier s'était accroupi au sol, récitant quelques paroles incompréhensibles. Ah voilà qui lui plaisait déjà plus. Était-il un magicien ? Un invocateur ? Oh s'il pouvait faire apparaitre une armée de démons, cela l'arrangerait bien. Enfin, il se releva et s'élança. Dans la seconde qui suivit, la Zhang bondissait derrière lui, couvrant ses arrières et préférant rester le plus près possible. Il y eut une giclée de sang et ce fut le début de l'assaut.

La bataille entre créatures de la nuit et les deux inconnus reprenait de plus belle. S'assurant de maintenir sa position auprès de l'étranger, Shui virevoltait, tranchant sans répit tout ce qui essayait de s'approcher vers elle à l'aide de grands mouvements circulaires avec ses lames et formant un demi-cercle de protection devant elle. Alors qu'elle entamait un tour sur elle-même pour trancher avec plus de force un ennemi qui se jetait vers elle, elle put apercevoir la lame enchantée du jeune homme. Oh c'était ça le rituel... Bon, il fallait dire qu'elle s'attendait à quelque chose de plus impressionnant, mais elle n'allait pas cracher sur l'invocation quand même.
Mais dans ce court moment de distraction, elle sentit quelque chose de violent lui heurter le ventre. Avant qu'elle n'ait compris ce qu'il venait de se passer, la voilà qui vacillait quelques mètres plus loin, séparée de l'invocateur. Elle se rattrapa en plantant sa lame dans le ventre du vampire sur lequel elle avait failli tomber et s'appuya sur son arme avant de voir un autre mort, nettement plus volumineux et imposant que les autres, foncer vers elle, tête baissée prête à la percuter une nouvelle fois. Ignorant la douleur qui lui brisait les côtes, elle bondit sur le côté pour éviter la charge et sauta sur les épaules de la sangsue, lui plantant ses deux lames de chaque côté de la colonne avant de laisser glisser le long de son dos, transperçant la chair. Mais un autre de ces sous-êtres infects l'attaqua, la saisissant par la taille pour essayer de lui planter ses crocs. Toutefois il ne s'attendait pas à ce que la démone se courbe en deux pur le faire basculer par-dessus son épaule. Lorsqu'elle se redressa, elle remarqua qu'elle s'était bien éloignée de l'inconnu et qu'elle était maintenant totalement encerclée. Elle tournait sur elle-même, essayant de protéger ses arrières mais en vain. Elle stoppa un premier assaillant mais ne put éviter le deuxième qui la fit chuter en l'attaquant de derrière.
La tête aplatie contre le sol terreux et pleine de colère, elle n'eut d'autre choix que d'utiliser sa botte secrète.

- Mais crève immondice !
Railla-t-elle dans une explosion de rage soudaine en se retournant. Elle leva les bras et les abaissa. Un flot d'eau sale vint percuter le vampire, balayant dans un torrent noir toute la zone autour d'elle. Elle avait vu la fontaine remplie d'eau vaseuse et venait de se servir de son contenu. Elle bondit sur ses jambes et enjamba la masse de vampires qu'elle avait réussi à faire chuter sous la violence de son attaque, en profitant pour revenir vers son allié qu'elle prit par la main, l'entrainant dans sa course.
- Désolée l'ami mais je pense que nous allons opter pour un repli stratégique. Tu me couvres ?Lui lança-t-elle sans s'arrêter. Ce n'était pas réellement une question parce qu'avec sa main froide tenant fermement le poignet du jeune combattant, ce dernier n'avait pas tellement le choix. Elle avait rangé sa première lame dans son fourreau et se servait de la deuxième pour balayer tout ce qui avait le malheur de se trouver sur son chemin, se frayant un passage dans une gerbe de sang au milieu de la masse vampirique, revenant dans le manoir, traversant les grandes portes de bois moisies pour finir à nouveau sur les plateaux de lune, suivie par la horde de sangsues.

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Dernière édition par ShuiLong Zhang le Mar 22 Fév 2011 - 21:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Traqués par les crocs de la nuit [PV : Mon Moi Clauclau]   Lun 14 Fév 2011 - 21:33

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__________LIBÉRATION ! LE GOUT DE LA VICTOIRE ?__________


Rouge. Telle était la couleur des flots qui se déversaient devant leurs yeux. Le paradoxe était que dans le tourbillon de rage qui animait les deux guerriers coexistait une joie intense de participer à un tel génocide. Bondir sur l'ennemi. Le surprendre. Sentir sa lame transpercer son corps pâle et sans âme. Regarder cet être privé de ses membres se vider de son propre sang. Écouter ses hurlements de douleurs en l'observant. Lui trancher la gorge pour mettre fin à sa misérable existence. Se redresser, un rictus démoniaque dessiné sur son visage. Et le pire, c'était d'admettre que l'on était plus avide de ce liquide pourpre que ces buveurs. C'était une véritable jouissance pour les sens.
Voila une nuit parfaite pour une petite virée de détente. Une lune étincelante, une voûte céleste intensément noire, et un jardin aux allures hantées à perte de vue. Le paysage rêvé pour tous les amateurs des ballades nocturnes.

Clause s'amusait comme un gamin d'une dizaine d'année. A chaque corps qui s'écroulait sur le sol il riait. Intérieurement certes, mais il riait. Il ne s'était pas autant divertit depuis bataille dans le monde du milieu. Et bien qu'il attendait toujours de recouvrir la mémoire, certaines sensation lui revenait peu à peu. Une odeur, un contact, un regard, un son, un goût, une impression, tout cela lui paraissait à la fois familier et inconnu. Le syrinx se ruait sur les vampires à tour de rôle, faisant tournoyer sa lame dans ses mains pour en décapiter deux trois en même temps. Clause n'était pas un combattant hors-paire il fallait l'avouer et lui même ne le cachait pas. Il n'a aucun style de combat en particulier quand au maniement de l'épée, mais son opportunité et son improvisation ont souvent raison de ses adversaires. Et puis en cas de panne sèche il y a toujours la solution de facilité, le replis stratégique. Plus communément appelé : fuite. Souvent interprétée par les guerrier comme étant un acte de trahison ou de lâcheté, Clause préférait lui être un lâche vivant qu'un vantard mort. Mais il s'agit là d'un cas d'extrême urgence ! Ne dit on pas que la meilleur défense c'est l'attaque ?

Le syrinx se débarrassait des buveurs de sang comme il pouvait. Leur tranchant les membres quand il ne pouvait les tuer directement, brisant les dents d'un coup de coude à ceux qui l'empoignaient brutalement. Ils avaient au moins une qualité : celle de continuer de bouger même à moitié mort. Il pouvait leur couper les jambes qu'ils ramperaient vers lui pour l'attaquer. De véritables sangsues ! Était-ce là une volonté d'acier ? Ou bien une soif incontrôlable générée par toute cette hémoglobine qui giclait ? Clause avait beau en tuer, il en revenait toujours d'autres. Et bien qu'il déchirait l'encerclement de chair et de sang qui l'entourait, celui-ci se reformait en se resserrant un peu plus à chaque fois. Le syrinx était continuellement en mouvement, permettant ainsi de couvrir ses propres arrières, vu que son alliée avait été séparée de part l'apparition d'un mastodonte. Il voulait lui apporter son aide pour abattre ce géant vampirique mais très vite les congénères du monstre lui barrèrent toute possibilité de sortie.

Clause pesta contre son incompétence face à de telles situations. Et il allait devoir faire vite pour soit en finir avec eux, soit pouvoir se forcer un passage assez de temps pour enjamber l'assaut de ces impures, car sa tactique l'épuisait et ses cicatrices tiraient sur sa chair qui se déchirait de douleur. Il devait exécuter une offensive à la fois puissante et économique en force et en magie. Il allait devoir procéder à la libération de Libra. C'est la seule invocation de Clause qui prend l'apparence d'une arme, parce que Libra, étant un grand flemmard, reste habituellement sous la forme d'une épée longue. L'invocateur ne la déploie que peu souvent car elle est couteuse en magie et de surcroit elle est encombrante. Libra étant une invocation de type vent, son état primaire lui permet de trancher le moindre courant d'air ou de le dévier (sans le contrôler pour autant). Son état secondaire, que Clause nomme "libération" convertit la magie pure en "élément vent" lui même, ce qui à pour effet d'affaiblir son porteur.

Pour cela Clause ne disposait que de quelques secondes, peut être moins. L'erreur lui serait fatale. Il prit la même posture que lors de l'invocation de Libra, un genou à terre, le bras tendu devant lui et tenant fermement l'arme à l'horizontal. Les yeux clos, le syrinx inspira largement et déploya une bonne réserve d'énergie magique en citant l'incantation.

- שחרור !*

Suite à ses mots, une aura entoura Clause et son épée en tournoyant inlassablement autour d'eux. Un éclat de lumière blanche. Un sensation d'oppression dans l'air. Un courant d'air menaçant. Clause se releva doucement avec la véritable forme de Libra entre les mains. Celle-ci changeait peu de son état primaire, une seconde lame de même taille que l'autre venait se compléter à l'opposé du pommeau. Heureusement pour Clause et son alliée que le combat se déroulait à l'extérieur, car dans les couloirs précédents, il lui aurait été impossible de faire appel à cette forme. Le syrinx s'accroupit légèrement et se rua d'un bon de félin sur ceux qui lui faisaient face. Mais dès lors que son pied se réceptionna sur le sol, une main parsemée de spasmes et de coupures lui saisit le mollet. Clause eut le temps d'apercevoir la blancheur des doigts squelettiques qui entravait son mouvement, et dont les extrémités possédaient des ongles pour le moins acérés. Certains étaient cassés et noirs, de part la terre qui logeait entre la peau et ceux-ci. Ces contrastent de couleur et cette peau froide qui épousait le moindre os de la main, donnait une effroyable sensation.

En une fraction de seconde, Clause perdit l'équilibre. Et dans chute, le syrinx put tout de même effectuer un geste semi-circulaire avec l'arme, ce qui eut pour effet de déblayer une partie des vampires qui l'encerclaient. Son corps s'écrasa lourdement contre le sol, faisant échapper un écran de poussière et brisant Libra en une multitude d'éclats lumineux. Sa jambe droite se faisait tirer par une vieille femme au regard affamé, resserrant son étreinte sur Clause.

- Dégage pestiférée !

L'invocateur lui asséna un violent retour avec son pied gauche et la vampire lâcha prise en laissant une belle griffure sur sa jambe droite. Clause jura contre cette vieille folle au sourire démantelé. Étant déjà suffisamment blessé à son goût, il n'avait pas besoin d'un autre cadeau et surtout de la part d'une sale impure. Mais Clause se devait de faire abstraction à ce mal pour profiter de l'occasion que lui avait fournit Libra. Le syrinx se releva tant de bien que de mal, un filet de sang dégoulinant le long de mollet droit, et couru comme il put vers la sortie improvisée. Ses assaillants ne tardèrent malheureusement pas à reprendre la partie et, pour les plus robustes, retournèrent à la charge. Clause soupira de désolation, se résignant à l'idée qu'ils n'allaient pas en finir. Et apparemment il s'agissait du même avis pour son alliée qui la rejoint juste après.

- Désolée l'ami mais je pense que nous allons opter pour un repli stratégique. Tu me couvres ?

Le syrinx n'eut pas le temps d'ajouter un mot à ses paroles qu'il fut entrainé par la jeune femme, au grand malheur de sa jambe droite. La couvrir ? Encore fallait il qu'il puisse invoquer une créature ou faire appel à un sort élémentaire, mais ses réserves étaient pauvres et il se sentait incapable de faire quoi que ce soit dans cet état. Néanmoins, détestant être inutile, Clause attrapa deux fioles accrochés à son ceinturon et les envoya derrière lui. Les fioles se brisèrent et laissèrent échapper une épaisse brume grisâtre pour servir de camouflage dans une quelconque fuite. Ces objets étaient donc forts utiles pour ce genre de replis.

Après plusieurs minutes de sprint intense à traverser le manoir, les deux compagnons de bataille finirent par atteindre les plateaux de lune. Mais les cris qui se laissaient entendre prouvaient que les vampires ne comptaient pas en rester là, et qu'à cette allure ils allaient bien vite les rattraper. Il fallait trouver une solution et dans les plus bref instants, commençant déjà à apercevoir des silhouettes familières gambader vers les deux alliés. Clause serra les poings, insatisfait de ses capacités. Il ne pouvait pas crever ici. Il ne devait pas crever ici.

*Si seulement il me restait un peu de réserves ! Pourquoi me sens-je si épuisé ? Libra ne consomme pas autant en temps normal... Et toutes mes invocations sont de l'autre côté de la porte...*

Clause se figea brusquement, toujours plongé dans sa profonde réflexion, le visage crispé par le questionnement et le doute.

*Toutes mes invocations... La porte...*

Le syrinx frappa le vieux portail noir donnant lieu sur le domaine des vampires. Il s'agrippa la tête en criant un bon coup et se redressa avant de lever les yeux au ciel, semblant chercher quelque chose.

- Tu t'es bien foutu de moi hein ? Montre toi ! Je sais que tu es là. Je t'ai invoqué il y a deux lunes et tu n'es jamais retourné derrière la porte. Ordure ! Tu en a bien profité en me cachant ta présence. Montre toi ! Voyageur !

Un rire mesquin déchira le silence nocturne et une créature, inconnue pour la jeune femme, fit son apparition, perchée sur la murette. L'être était petit. très petit. Guère plus haut que trois pommes il fixait le syrinx et son alliée, d'un air méprisant et moqueur. Ses yeux ambrés reflétaient un esprit vif et ses pupilles axés à la vertical, tel un reptile, lui donnaient un air arrogant. Son crâne formé en triangle semblait disproportionné par rapport au reste du corps. La créature possédait quatre membres, extrêmement fins, en guise de bras et de jambes et se tenait parfaitement bien sur celles-ci. Ses pieds étaient palmés, en revanche il n'y avait aucune trace de branchies sur le reste du corps. Sinon, la créature était nue comme un ver et sa peau, de couleur grise, paraissait lisse, bien que dépourvue d'écailles.

- Quel invocateur pitoyable tu fais ! Te voila à t'accoupler avec une femelle pour exploser deux trois albinos !

Clause empoigna l'invocation et la plaqua brutalement contre la murettes, serrant la main contre le crâne de la créature en appuyant fermement.

- Emportes nous.

La créature grimaça, le visage et le corps embrassant complétement les pierres composant la murette. Il dégagea un de ses bras, guère gros qu'un doigt humain et leva un doigt, comme pour imposer une condition.

- Je ne peux pas le faire sur commande ! Combien pèse la femelle ?

Le syrinx augmenta la pression de sa paume, écrasant un peu plus le petit être qui lui ordonnait de le lâcher.

- Ferme la ! Et fais le.

Il ne laissa pas le temps au Voyageur de rétorquer qu'il ajouta :

- Maintenant !

Le Voyageur grommela dans un langage incompréhensible et soupira en donnant son accord, n'ayant pas vraiment le choix. Il attendit que Clause retire sa main pour bondir sur le bras de l'invocateur, que la jeune femme tenait encore. Entre temps les vampires parvenaient à la sortie de leur domaine et se ruèrent sur le trio réunis. La créature leur adressa son plus beau sourire, dévoilant une dentition acérée, et claqua des doigts.
Une fraction de seconde et les trois fuyards disparurent dans une épaisse fumée qui s'évapora après eux.


*: Libération !

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MessageSujet: Re: Traqués par les crocs de la nuit [PV : Mon Moi Clauclau]   Mer 23 Fév 2011 - 1:54

Ses mains couvertes de l'eau sale qu'elle avait utilisé pour se défendre glissaient entre les doigts de l'inconnu qui peinait à la suivre. Pourtant, il eut l'intelligence de briser deux autres fioles, libérant une épaisse brume grise leur permettant de se faufiler avec plus de facilité au sein de cet attroupement de morts-vivants. En jetant un rapide coup d'œil en arrière, elle remarqua que son arme avait changé de forme. Était-cela la lueur blanche qu'elle avait cru apercevoir alors qu'ils avaient été séparés dans la masse de sangsues ? Elle n'y prêta pas grande attention et se reconcentra sur leur course effrénée, cherchant l'issue la plus rapide et la plus sûre à emprunter au milieu de cette mêlée infernale. En quelques secondes, elle choisissait sa direction à travers les couloirs, dégageant à coups de sabre ceux qui se dressaient sur son chemin et courant à travers les gerbes de sang et les membres qui volaient sans lâcher l'étranger qu'elle avait maintenant fermement saisi par le poignet pour mieux l'entrainer dans ce sprint endiablé.
Mais leur fuite fut brutalement interrompue lorsqu'ils arrivèrent au pied du portail noir du manoir... clos.

- 他妈的 !

Elle lança un juron dans sa langue maternelle en lâchant brusquement l'invocateur pour donner un coup de pied désespéré dans cet obstacle qui leur barrait toute sortie. Qui aurait pu penser que ces maudites créatures auraient eu l'intelligence de fermer les portes du manoir ? Elle avait naïvement cru pouvoir s'échapper par l'entrée même des lieux. Elle se maudit mille fois d'avoir fait l'erreur d'emprunter une voie aussi vulgaire et dénuée d'originalité tout en se retournant d'un air sceptique vers la horde de vampires qui arrivait. Son regard se posa alors sur son compagnon de fortune et plus particulièrement sur sa jambe qui semblait gravement endommagée. Un autre coup d'œil vers la porte. Le temps avait abimé son état mais elle était encore trop solide pour être brisée et encore trop lisse pour être escaladée. Il n'y avait plus qu'à trouver une autre solution pour ne pas succomber sous cette vague vampirique qui allait bientôt déferler sur eux.
La démone serra les dents, rengaina à moitié sa lame et se positionna, une main sur le manche et l'autre sur le fourreau, préparée à trancher le premier imprudent qui lui bondirait dessus. Les talons de ses cuissardes s'enfoncèrent dans le sol lui assurant un certain équilibre. Elle allait maintenir sa position et crever ici sous les crocs de ces créatures de la nuit s'il le fallait. Elle était fin prête.

- Tu t'es bien foutu de moi hein ? Montre toi ! Je sais que tu es là. Je t'ai invoqué il y a deux lunes et tu n'es jamais retourné derrière la porte. Ordure ! Tu en a bien profité en me cachant ta présence. Montre toi ! Voyageur !

Allons donc, voilà que le sous joug du désespoir, son allié improvisé pétait les plombs. Il ne lui manquait plus que ça. Elle jeta un rapide coup d'œil en arrière et ne put s'empêcher d'hausser un sourcil en apercevant cette étrange petit être à qui s'adressait l'inconnu. Mais d'où sortait cette chose ? Représentait-elle un possible échappatoire. Elle l'espérait car si mourir au combat ne l'effrayait pas, elle n'était pas contre l'idée de ressortir en un seul morceau de cet affrontement inégal, bien que ce dernier lui ait procuré une certaine euphorie.
- Quel invocateur pitoyable tu fais ! Te voila à t'accoupler avec une femelle pour exploser deux trois albinos !

- Pardon ?
Peu heureuse d'être rabaissée au rang de femelle, la démone émit un claquement de langue manifestant son agacement, hésitant à tourner le dos à l'afflux de sangsues qui se rapprochait de plus en plus pour aller tordre le coup de cette insolente petite chose. Toutefois l'invocateur la saisit et la cogna contre les pierres du mur qui bordait le portail en insistant fermement :
- Emportes nous.
- Je ne peux pas le faire sur commande ! Combien pèse la femelle ?

- 34 kilos, 90-60-90. Ça te convient sale bête ?
Ricana la démone pour cacher sa nervosité.
- Ferme la ! Et fais le. Maintenant !
- Ce serait bien en...
Voulut-elle rajouter en reprenant le bras de l'invocateur et le tirer un peu pour lui désigner leurs poursuivants qui n'étaient plus qu'à quelques secondes d'eux. Ceci dit, elle n'eut pas le temps de finir la phrase qu'elle se sentit aspirée dans le néant. Sa vision se troubla et ses sens s'évanouirent.


Un kaléidoscope fou. Une agression visuelle de couleurs dangereusement flashies. La voix suraïgue de la chose orange qui lui brisait les tympans sans qu'elle parvint à assembler les sons entre eux pour former des mots. Tout son corps engourdi comme si elle avait été plongée dans une gelée infecte. Serait-ce un gnuf en bikini qui sautille au loin dans cet horizon vert fluo ? Que faisait un pingouin au milieu du désert de sable rose ? Et son pote le chameau, pourquoi était-il parti en babouches nager dans la forêt des rêves bleus ? Oh, Seigneur ! Qui mangeait donc des rognons ? Ça empestait la viande avariée ici ! Ou serait-ce la senteur du thé à la menthe ? Et pourquoi avait-elle un gout d'algues dans la bouche ? À moins que ce ne fusse celui d'une huître. C'est sucré les huîtres ?
La voici plongée dans cauchemar sans logique d'images farfelues, de sons terrifiants, d'odeurs inconnues et de gouts infects. L'instant ne dura à peine que quelques secondes, mais elle eut la sensation que le voyage dura des heures tant elle avait enchainé les sensations abracadabrantes.

PLOUF !
L'eau froide la ramena brusquement à la réalité. L'eau lui emplissait les poumons, rendant son corps lourd, la tirant dans les tréfonds de ce lac sans fond dans lequel elle avait atterri. Que se passait-il ? Respirer ! Elle voulait respirer ! Dans un moment de lucidité, l'instinct de survie prit le dessus sur la confusion qui avait endolori son esprit et elle réussit à remonter à la surface, faisant fi de cette soudaine envie de vomir qui l'avait prise aux tripes.

- LE SALAUD !
Pesta-t-elle après avoir craché une gerbe d'eau amère. Elle toussa, se vidant de l'eau qu'elle avait involontairement absorbée avant de nager vers la rive et de se trainer sur la terre. Elle essaya de se relever, mais la tête lui tournait, son pauvre esprit ne s'étant toujours pas remis de cet affreux sortilège qu'avait lancé l'abominable créature orange. Ainsi, elle tituba à la manière d'une alcoolique et tomba lourdement sur le sol, le corps lourd et meurtri et chacun de ses membres engourdis.
La démone scruta la surface dans l'espoir de retrouver l'invocateur et surtout le démon qui lui avait joué ce mauvais tour avec la ferme intention de lui manger chacune de ses dents pointues. Tout ce qu'elle vit fut un bras percer la surface de l'eau à quelques mètres d'elle. Elle s'accroupit donc pour ramper misérablement vers l'inconnu et saisit sa main pour le tirer en dehors de cet espèce de lac sombre. Quand ce fut fait, la Zhang se laissa tomber en arrière, s'étendant de tout son long sur la terre boueuse, trempée et épuisée :

- C'est pas ce que j'appelle un voyage de première classe mais je suppose que je t'en dois quand même une.

Elle n'avait pas pris la peine de se tourner vers son interlocuteur, fixant le ciel étoilé qui s'étendait au-dessus d'eux. Shui tendit le bras devant ses yeux noirs et en contempla rapidement les multiples écorchures plus ou moins profondes qui striaient sa peau de marbre.

- Ces chiens galeux m'ont pas manquée. Cependant je dois avouer que ce fut fort divertissant et... Enrichissant. Et toi, qu'en penses-tu ? Tu engages souvent des combats désespérés avec des morts-vivants juste pour le plaisir ou j'ai simplement eu un coup de chance ?


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Traqués par les crocs de la nuit [PV : Mon Moi Clauclau]

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