''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Faussement dangeureuse, réellement tendre... Ou l'inverse ? (PV Clause)

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Ssélisse L'Envouteuse



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Race : Syrinx
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MessageSujet: Faussement dangeureuse, réellement tendre... Ou l'inverse ? (PV Clause)   Mer 9 Fév 2011 - 13:35

C'était à l'heure où les chandelles illuminaient les ruelles de la ville, c'était à l'heure où flambaient les torches sur les murs pour éclairer les ruelles. A l'heure où le ciel se voilait de sa parure d'ombre et bleu sombre se reflétant sur les eaux noires d'encres de la nuit céleste. Mais l'animation ne s'éteingnait jamais à Venill. Si le jour celle ci déambulait à l'exterieur sous le soleil diurne et brulant, la nuit elle allait danser sous les chaumières et particulièrement dans la seule taverne qui faisait le charme de la cité. Déja de dehors à quelques pas on devinait entendre les bruits de la folle musique de flutes celtiques, de lyres à quatre cordes et de shamisen tzigane, rythmés par le tambourinement des pieds sur le sol de bois de l'auberge, frappé par les sabots des danseurs ivres mais joyeux, ou bien des habitués venus chercher un peu de gaité dans ce foutu monde de calomnies en tout genre. Chaque soir c'était jour de fête, chaque soir c'était folies et inconsciences qui soignent les ames en quète de réconfort et de rires. L'ambiance y était toujours décadente et follement accompagnée de quelques bagarres divertissantes, de filles à volonté et de bière à profusion. A croire que sexe, alcool et chanson font le bonheur des hommes.

La nuit était bien avancée, et pourtant la vie était bel et bien réveillée. Ce soir comme tout les soir à cette heure précise où la lune était haute dans le ciel voilé et où le froid mordait un peu plus les égarés nocturnes au dehors, ce fut un air plus doux de harpe qui vint résonner le long des poutres de bois de la batisse. Un son teinté d'une certaine tendresse avec un soupçon de mystère et une consomnance particulière. Quelque sifflements, quelques exclamations, de ceux qui avait l'habitude de venir assister chaque nuit à ce moment précis de la soirée, le charmant petit encas qui était réservé aux plus patients. Tout d'abors aucunes parôles, rien d'autre que la farondole des cordes sous mes doigts...

Qui étais je ? N'importe qui. Quelqu'un comme les autres, une ame parmis tant d'autre. Une fille de tout, une fille de rien. Mais une fille à coup sur. Vivant des envies de ceux qui se donnaient corps et âme à ma petite personne capricieuse. Vagabonde le jour, serveuse le soir, fille de joie la nuit en de rare occasions. Aimant les vices comme une raison d'être. Mais heureuse et divertie en tout point. Ah que j'aimais voir leur pauvres regards hébahis et rêveurs devant quelques funestes notes posées sur les cordes tendues d'un instrument de bois noir qui les abrutissaient sans qu'ils le sachent. Je les tenais tous comme je le souhaitais à ma porté. Ils étaient miens, embrumés par l'alcool et la chaleur étouffante de la pièce principale, sous les lumières tamisées des bougies, dont la cire recouvrait de grosses larmes blanchies et épaisses, les bougeoires en fer rouillés pendus au plafond et aux murs de chène.

M'étant assise sur un vieux tabouret de bois usé aux trois pieds, la tempe posée sur la caisse sonor de mon instrument, yeux clos et sourire aux lèvres, j'entamais ainsi quelques notes subtiles. Ici tous connaissaient mon nom. Ainsi que ma drole de réputation. Je dis drole car elle m'amusait plus qu'elle ne me faisait honte. Une Charmeuse ? Mieux encore, une Envouteuse qui adorait manipuler leurs petits coeurs aigris par la dureté des jours qu'ils vivaient en ces temps. C'était si simple de leur plaire.. Pauvres humains sans espoir d'avenir meilleur. Je riais interieurement en y repensant.

- Ssélisse plus haut !!! Plus haut !!

Riait le patron, un homme bedonnant à gorge déployée, d'un ton gras et rauque jovial, en essuyant un verre d'un chiffon quelque peu putride par son apparence éfiloché aux coutures, et au blanc plus que passé, je dirais même trépassé. Son souhait fut vite accompagné par les viva des autres clients de l'auberge. Je me pris d'un rire fou et joyeux avant de changer d'acord subitement et de placer mes mains plus bas sur l'instrument laqué. J'entamais une balade celtique un peu folle, sur laquelle tout les clients se levèrent ou en tout cas en partie, pour danser ou taper du pied. Les serveuses, riant aux éclats, dansaient elles aussi aux bras des gaillards aussi enthousiastes que saouls. Même les vieux paysants avec leur sourires amusés tapaient dans leurs mains. Les quelques sages hommes ou êtres (même non-humain) qu'ils soient orques, semi-elfes,troll, gobelins ou bien d'autres encores, assistaient au spectacle avec un sourire d'appreciation, dans le fond de la salle, aux tables les plus calmes et pour les solitaires.
Je me mis finallement à chanter bien vite .

Ú i vethed nâ i onnad
Si boe ú-dhanna.
Ae ú-esteli , esteliach nad

Petite bagatelle, regarde moi danser
chanter à tire d'ailes, enfin fais moi rêver

Regarde là le cerf, la loutre et le renard :

Le premier, couvre-chef
n'a pas vendu ses cornes
pour attirer la belle
il fit dans la dentelle
mais il en rentra borgne !

Oui borgne !

Ú i vethed nâ i onnad
Si boe ú-dhanna.
Ae ú-esteli , esteliach nad

Petite bagatelle, regarde moi danser
chanter à tire d'ailes, enfin fais moi rêver

Regarde là le cerf, la loutre et le renard:

Le deuxieme, passe en outre
pour séduir mademoiselle
ramena saumonelles
sans voir qu'il la dégoute !

Il la dégoute !

Ú i vethed nâ i onnad
Si boe ú-dhanna.
Ae ú-esteli , esteliach nad

Petite bagatelle, regarde moi danser
chanter à tire d'ailes, enfin fais moi rêver

Regarde là le cerf, la loutre et le renard:

Le troisième vieux vicelard
pour se faire pinprenelle
et la croyant pucelle
se vit offrir cocard !

Un beau cocard !

Ú i vethed nâ i onnad
Si boe ú-dhanna.
Ae ú-esteli , esteliach nad

Petite bagatelle, regarde moi danser
chanter à tire d'ailes, enfin fais moi rêver

Envoyons là valser, cerf, loutre et renard !
Si ces trois idiots là, tombés dans le traquenard ,
sont repartit bredouille, comme de braves paluchards,
C'est que madame est farouche, un pantin dans l'tiroire !

Un pantin dans l'tiroire !

Ú i vethed nâ i onnad
Si boe ú-dhanna.
Ae ú-esteli , esteliach nad
esteliach nad
esteliach nad !
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Clause Vaneslander



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MessageSujet: Re: Faussement dangeureuse, réellement tendre... Ou l'inverse ? (PV Clause)   Mer 9 Fév 2011 - 22:39

La nuit. Demeure obscure des ombres et autres esprits malsains. La voûte céleste étincelait sous son champs d'étoile, orné d'une splendide lune qui jouait avec les nuages. A l'inverse des petites ruelles, les grands boulevards de Venill étaient bien éclairés. Parsemées de rangés aux torches flamboyantes, les rues animées contrastaient avec la noirceur du ciel et jouissaient des divers commerces qui veillaient encore. Venill était une ville portuaire qui regorgeait de vitalité, surtout en cette période où la pêche et les transports maritimes abondaient. Et tout ça grâce au fleuve qui traversait la ville de part et d'autre, telle une veine alimentant un organe de ses besoins naturels. Il s'agissait sans doute du lieu le plus accueillant pour les voyageurs ou les vagabonds qui désiraient faire escale, car en plus de ses fermes qui s'étendaient à l'extérieur du centre-ville, Venill était connue et réputée pour la chaleur de vie qui remplissait les auberges. Il y en avait pour tous les goûts ! Certaines étaient spécialisées pour leur plateau de fruits de mer aux couleurs multiples; d'autres préféraient se convertir dans les plaisirs charnels, disposant de créatures attirantes; mais d'autres encore étaient réputées pour leurs alcools, leurs habitués qui les fréquentaient, et même pour les musiques traditionnelles.

Clause traversait Venill, titubant dans les rues, telle une âme errante à la recherche de son corps. Fidèle à son large manteau noir et le visage encapuchonné, il avançait droit devant lui, le regard tombé, bousculant les quelques passants qui le percutaient. Il n'y avait pas une grande foule et pourtant, les habitants (et même les autres) trouvaient quand même le moyen de se taper les un dans les autres en marchant. C'était aussi une technique utilisée par les voleurs de bas étages pour subtiliser les objets de valeurs que portaient les veilleurs. Quoi qu'il en était, Clause ne possédait aucun artefact n'ayant assez de valeurs à leurs yeux, et plus aucun à ses yeux. Il vagabondait dans les ruelles, songeant à ses rencontres passées, ses images encore floues d'une bataille sanguinaire, les soins apportés par cet ange, le passage dans le Vein avec l'alliée inconnue, tous ces évènements étaient encore frais dans son esprit et s'entremêlaient dans un océan de souvenirs. Le syrinx continua d'errer ainsi, durant plusieurs minutes, peut être même plusieurs heures. Qui sait ?

Les rues se vidaient peu à peu et les torches finissaient de se consumer, annonçant une nuit pleine et menaçante. Les pas de Clause le menèrent dans une sombre ruelle aux tendances mal fréquentée. Il ne réaliser que plus tard où il s'était aventurer et ne désirant se confronter à des vermines putréfiantes il bifurqua dès que l'occasion se présenta; atterrissant ainsi dans une rue parallèle, pas plus accueillante que la précédente. Clause longeait les murs fissurés, pris d'étranges sensation, comme si on l'observait, comme si on le suivait. Il accéléra le pas, jetant des vifs coup d'œil dans son dos sans jamais rien apercevoir de suspect. Pourtant cette sensation demeurait. Devenait il fou ? Est-ce qu'un esprit malin lui jouait des tours ? Ou était ce des hallucinations dues au réveil de ses blessures ? Totalement immergé dans ce monde paranoïaque, il remarqua à peine l'enseigne d'une auberge se balancer au par on ne sait quel force mystique. Elle était composé d'un corps en bois où un symbole et le nom du lieu étaient finement gravés. De légères traces de moisissures recouvraient les recouvraient ici et là, ainsi que sur la chaine qui rattachait le tout à une lourde poutre en bois.

Clause sortit de sa transe à l'entente du grincement de cette chaine et s'approcha désespérément du seuil de l'auberge. Il resta un instant à contempler l'enseigne du bâtiment. Malgré l'usure on pouvait distinguer deux petits êtres semblables à des gobelins ou des lutins, l'un portant une chope de bière et l'autre soufflant dans un étrange instrument, mélange de trompette et d'un cor. Tous deux dansaient gaiement au dessus d'une écriture aux lettres manuscrites délivrant le nom du lieu. Auberge des gobelins musiciens. Voila qui était fort amusant. Clause sentait la fatigue l'envahir, depuis le temps qu'il parcourait les lieux, il avait bien besoin d'une escale histoire de prendre un verre autour d'une bonne ambiance. Il plaqua sa main droite sur la porte en bois, toute aussi bien conservée que l'enseigne, mais ces cerclages métalliques ornés de pointes déconseillaient les fauteurs de trouble de d'y pénétrer. L'instant d'après Clause poussa la lourde porte vers l'intérieur et avança d'un pas dans l'auberge. A peine il eut passer la tête qu'une vague d'odeur envahit ses narines, un concentré de tabac, de chique, et de nourriture tourbillonnant dans la petite salle. La chaleur qui émanait d'elle submergeait le syrinx, qui ne savait où donner de la tête. Mais son arrivée attisa l'envie de quelques curieux qui ne manquèrent pas de se retourner. Ne voulant pas attirer l'attention trop longtemps, Clause s'empressa de s'installer au bar, ne prenant pas la peine de retirer sa capuche.

Le gérant, fort accueillant, lui demanda ce qu'il désirait prendre mais il n'eut pour réponse que de simples murmures, tout juste inaudibles. Après avoir penché l'oreille plus attentivement sur la commande du syrinx, l'aubergiste vint lui apportant une chope contenant un alcool particulier, spécialité de la maison. Clause regarda le liquide sans vraiment savoir pourquoi il avait demandé ceci. Il n'avait jamais bu d'alcool auparavant, peut être cherchait il des réponses au fond de cette chope en bois. Clause releva finalement la tête en direction de la petite scène qui se présentait à eux. C'est vrai qu'il avait entendu une cantonade en entrant ici, mais il n'avait pas prêté attention à celle qui la chantait. Il s'agissait d'une jeune femme à la chevelure de feu et à la voix envoutante. Elle entraînait dans son rythme quiconque l'écoutait ne serait-ce une seconde. Certains sifflait pour l'accompagner ou attirer l'attention de son regard de braise. D'autres se laissaient envahir par la musique qu'elle produisait de sa harpe, en dansant joyeusement. Les plus sobres contemplait la cantatrice avec des yeux ébahis et remplis de contemplation.

Le syrinx se replongea dans sa chope, se demandant sans cesse ce qu'il l'avait poussé à entrer dans cette auberge.
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MessageSujet: Re: Faussement dangeureuse, réellement tendre... Ou l'inverse ? (PV Clause)   Ven 11 Fév 2011 - 3:49

Un couinement de porte mal huilée, quelques pas sur le bois rèche de l'entrée, mon regard ne fis ni une ni deux et se fixa sur le fond de la salle. Une fraction de seconde tout juste sans lacher mes parôles et sans quitter la mélodie paillarde qui faisait tant rires tout ces beaux naifs ennivrés. Un seul coup d'oeil, une seule fraction de temps pour apercevoir un nouveau venus. Grand de taille, ou du moins telle était l'impression qu'il donnait, homme sans le moindre petit doute, et croyez moi je sentais ces choses là à des kilometres pour mon plus grand plaisir, et encapuché de la tête aux pieds. Un instant il se figea, et ce fut alors quelques curieux regards tournés vers lui que je ramenais sans mal par ma petite chanson vicieuse mais divertissante.

Pauvre nouvelle ame naive qui venait s'abriter sous mes griffes. Lui qui venait de passer la porte qui qu'il soit c'en était fait de lui. Je caressais dès lors sans perdre le fil de mes paroles , le tendre paradox qui faisait de lui la prochaine victime d'un merveilleux attrape-coeur qu'il n'imaginait même pas dans ses rêves les plus vicieux. Mes yeux s'étaient posé sur lui. Lui qui n'avait même pas conscience du piège ou il était entré sans même le savoir. Sans même l'entrevoir, en faire utopie ou hypothèse.. Il avait signé le pact de celui qui sort pour ne plus en ressortir. Grands dieux, pas physiquement, quoi que, mais moralement parlant il avait pris là, un drole de tournant à sa petit vie quand bien même je l'ignorais.

Ma petite personne n'est certe pas egocentrique, mais fortement pointilleuse et se joue de la raison. Ayant toujours fais confiance à mes sens et à ma lucidité aiguisée, et n'en ayant été jamais déçue, je jouais sur l'instinct, comme un animal ou un joueur de carte... Je n'était cependant pas pas inconsciente et iraisonnée. Mes intentions n'étaient certes pas toujours très louables, même jamais, mais qui de nos jour ne vivaient pas pour ses propres interets et pour satisfaire ses caprices ? Moi plus qu'un autres j'avais appris à en faire profit. Et jamais la honte ne m'éffleurait. J'était la véritable amante, l'inconditionelle des sentiments et des passions. Je n'était ni l'usurpatrice ni la menteuse, mais je savais dire ce que j'avais envie de dire... En soi cela n'était jamais un mensonge ou une tromperie puisque je pensais consciemment chaque mot prononcés.
Mais laissons là ces élucubration et ce ramassis de stupidité pensives.

Aux regards affamés qu'on me lançait je ne répondais jamais entierement, laissant à la fois la décéptions sur les coeurs mais surtout la naissance de l'espoir de "la prochaine fois". La tentation est un fruit qui se consomme sans faim, ni fin.
L'inconnus s'était réfugié au bar; commandant la boisson typique du patron. A détaillé cet homme sans même le regarder il était évident qu'il paraissait étranger à la régions. Sa cape sombre faisait de lui un être tout aussi mystérieux qu'intriguant ce qui avait pour particularité d'attiser ma légendaire curiositée. Je n'entrevoyais ni ses mains, ni ses bras. Celles ci étaient gantés de cuir sombre et ses bras couverts d'un tissus cousus très visiblement avec justesse sans grossièreter. Ce n'était ni un guerrier soldat, ni un bourrin.
Sa taille etait à la fois fine et élancée d'apparence sous cape ce qui me faisait pensé au physique d'un elf comme ces derniers l'ont gracieux, mais sa posture était bien ancrée sur ses deux pieds dans le sol et des épaules larges surement sous l'éffet d'une armure que je ne pouvais voir, ceci me rapprochant plus vers quelques chose d'humain ou à moitié. Pas de carcoi ni d'arc visible et sa cape lui seyait trop bien à la silhouette pour qu'il en possède un. Pourtant je n'excluais pas la possibilité qu'il possède une lame, sabre ou épée, ou meme plusieurs, tant ces bijoux de guerre sont si facil à cacher. Je détaillais ainsi toute sa physionomie malgrès que je ne puisse en voir qu'une faible partie. Quelque chose me semblait familier chez cet étranger. Une chose que je ne savais expiquer... Etait il démon ? Possible... Fort possible d'ailleurs. En ce monde plus rien n'était sur, et cacher son identité sur des non-dit était un jeu d'enfant. Et j'en étais la preuve vivante...

A peine eut il relevé la tête que mon attention s'était re-focalisée sur mon instrument sans paraître flagrante dans mon égard. Couplets et refrains finis, je continuais la folle mélodie que jouaient mes doigts entre les cordes tendues de la harpes; vnant sans mal les faire claquer pour en ressortir les acords cuivrés et dansants. Très vite les instruments du petits orchestre suivirent ma mélodie pour venir l'agréementer de leurs sonorités joviales... Jusqu'à prendre la dessus comme je jouais de moins en moins de note pour laisser la place aux musiciens et aux rythmes endiablés des pas frappés des clients. Ce fut en riant que je laissais ma harpe pour venir aux bras de quelques danseurs tournoyer pleine d'entrain en laissant virevolter les replis des drapés de ma robes modeste de fille de rien au grè des mouvements. A faire la ronde celtique en riant je glissais habilement au fur et à mesure entre les tables me noyant dans la masse. Je ne fut plus à porter de vue au bout d'un moment.

Alors que l'étranger contemplait le fond doré de son verre emplis de liqueur brune ce fut ma voix délicieuse qui pu sa glisser subtilement a son oreille derriere lui, d'un ton posé et fort respectueux en restant bien ma voix charnelle sussurante :

- L'Ambroisie se bois tiède Messire... Il ne faudrais pas laisser ce nectar délaissé trop longtemps... L'alcool n'y est pas très fort.... C'est un plaisir qui se laisse déguster faites moi confiance... <3
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Clause Vaneslander



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MessageSujet: Re: Faussement dangeureuse, réellement tendre... Ou l'inverse ? (PV Clause)   Mar 15 Fév 2011 - 22:16

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__________JULIETTE, OU LE PONT DES SOUPIRS__________


La douce voix qui emplissait l'auberge était d'une pureté et d'une beauté à la fois dangereuses et envoûtante. Les clients étaient pris dans ce charme qui leur paraissait infini, comme un rêve éternel. Submergés par le rythme entraînant de l'Ode, hommes et femmes se mêlèrent aux notes de musiques pour entamer une danse endiablée. Ici les différents peuples ne craignaient pas de se mélanger. Ici ils brisaient la barrière du langage atour d'une pinte et de gestes amicaux. Ici ils se laissaient envahir par les plaisirs de la musique, des alcools, et des rencontres plus ou moins charnelles. L'ambiance de cette nuit là était aussi festive que les autres soirs; peuple du dessus, du milieu et du dessous se réunissaient en trinquant gaiement sans savoir pour autant l'identité de tous. Certains étaient des habitués venant écouter les chants et comptines des serveuses, d'autres traversaient les portails pour entendre ces muses dont ils avaient ouïe dire. Quand à la poignée restante, l'auberge n'était qu'une escale dans leur périple.

Je faisais partit de cette infime poignée. J'ignorais tout de la réputation que possédaient les jeunes femmes à exaucer les désirs et de leur voix si innocente avec laquelle elles jouaient perfidement. A vrai dire j'avais atterrit en ces lieux par hasard, et ne désirant pas rester à vagabonder toute la nuit dehors, je m''étais résigné à l'idée de pénétrer dans l'enceinte du bâtiment. Je n'étais pas mécontent de sa découverte, mais pas plus ravit pour autant. Il ne s'agissait là que d'un passage furtif et comptais bien repartir dès l'aube. Où ? Moi même je ne le savais pas, mais cela m'importais peu. Je tournais mon verre inexorablement, l'esprit noyé dans le contenu à la couleur brune. Je remarqua du coin de l'oreille que le son de la harpe s'apaisait peu à peu, se laissant substituer par les autres gammes des accompagnateurs. Je feins de ne pas y prêter attention pour conserver sa transparence aux yeux de tout ce joyeux petit monde mais laissa échapper un soupire inaudible. Je compris rapidement l'effet des notes que procurait la harpe sur moi et le chant mélodieux qui sortait cette ange terrestre. La musique détendait l'esprit et le corps et chassait les idées noires des hôtes l'écoutant. Mais ce n'était pas tout. Une fois arrêtée, c'est là que l'on se rendait compte de la dépendance que ce bien être provoquait. Était-ce aussi pour cela que tant d'habitués préféraient passer leur soirée ici ? Peut-être. Certainement même. Le patron ne pouvait être contre, les affaires marchaient et il gardait une clientèle fidèle. Les consommations fusaient et l'argent rentrait à son plus grand bonheur.

Quelques clients s'étaient levés pour entamer des rondes celtiques et autres farandoles typiques du monde du milieu. La plupart des gens installés sur les sièges prirent part à l'évènement et joignirent mains, rires et pas de danse; entrainés par le tintement des pieds sur le sol en bois et les claquements des mains accompagnant les musiciens. Renfonçant ma tête au fin fond de ma capuche, je conservait mon regard intensément plongé dans le verre. Inconsciemment mon index droit se posa sur le rebord du verre et parcouru sa circonférence en faisant glisser l'extrémité de mon doigt. Je répétais ce mouvement inlassablement jusqu'à une voix interpella mon esprit en le sortant de sa transe. Mon index se stoppa net avant que ma main ressaisisse l'anse du verre, l'air de rien.

- L'Ambroisie se boit tiède Messire... Il ne faudrait pas laisser ce nectar délaissé trop longtemps... L'alcool n'y est pas très fort.... C'est un plaisir qui se laisse déguster faites moi confiance... <3

Le ton de la voix était doux et attendrissant, mélangeant innocence et espérance. Une telle voix pourrait annoncer la mort à quelqu'un qu'il ne pourrait s'effondrer de tristesse, tellement l'impact de celle-ci affecterait l'esprit et les sens de la personne. Mais le fond de cette voix m'inquiétais. Était-ce un pressentiment ? Allez savoir... Quoi qu'il en était, et bien que j'avais pour coutume d'écouter mon intuition, mon amnésie ne me permettait pas d'émettre des soupçons sans preuves. Cela m'avait déjà attiré des ennuis. Je reconnu aussitôt que l'inconnue qui s'adressait à moi n'était autre que la cantatrice à la chevelure de feu. Apparemment elle avait réussi à s'éclipser aux yeux de ses fans acharnés. Mais pourquoi venait elle me voir ? Sans doute me trouvais-je simplement sur son chemin et elle profita de son passage pour entamer une discussion avec moi. Décidément, même dans chaque auberge j'avais le chic pour m'attirer la compagnie. Ma rencontre avec la démone avait été d'une aide précieuse pour échapper à cette horde de sang impurs ou encore celle de l'ange qui pu cicatriser mes blessures à temps. Mais avouez que dans la situation dans laquelle je me trouvais à l'instant il n'était pas indispensable d'établir des contacts.

Mais bon... Je devais faire honneur au sang elfique qui coulait dans mes veines et l'impolitesse n'était dans mes principes. Je décida donc de dévier légèrement mon regard vers la silhouette qui se tenait derrière moi, sans pour autant dévoiler l'entière partie de mon visage. Le col remonté jusqu'au menton, seul le haut de mon visage devait apparaître à mon interlocutrice. Du moins c'est ce que j'espérais. Ignorer les paroles de la jeune femme était vu comme une offense et pour quelqu'un qui voulait passer inaperçu, il aurait été mal de ne pas répondre à ses propos. D'un geste souple et rapide je tira un tabouret du dessous du meuble bar et dans le même mouvement, l'invita à prendre place à mes côtés. Ma main gauche agrippa le col de mon manteau et dévoila le restant de mon visage pour accompagner mes mots.

- Vous ne verrez donc aucun inconvénients à ce qu'un voyageur vous offre un verre de ce même nectar ?

Je glissa une main dans une poche intérieur de mon manteau et en retira deux trois pièces que je laissa retomber sur le comptoir dans un son métallique. Les pièces étaient dorées à l'origine mais le temps et les échanges les rouillaient facilement. Une face représentait le profil d'un certain Kaul, sois disant empereur; sur l'autre face était gravée le symbole de Madorass, la capitale. C'était la monnaie la plus basique du monde du milieu, qui ne permet pas de déterminer les richesses d'un individu au premier coup d'œil, sauf regard expert. Je porta un bref regard sur la demoiselle pour ne pas commettre d'impolitesse, et même si mon air était des plus neutre c'était l'intention qui comptait; puis mes yeux dévièrent vers l'hôte de ces lieux qui comprit rapidement mon invitation. Il posa son torchon d'une couleur jaune-pâle et essuya machinalement ses mains sur son tablier brun, d'un revers de poignet. Il attrapa un autre verre qu'il fit tourner autour d'un de ses gros doigts avant de le poser sur le bar pour entamer la recette secrète. On sentait là l'expérience du métier. En un instant la boisson était prête et déposée correctement devant la jeune femme.

Devant l'expression joviale du patron en servant sa protégée, je ne pu m'empêcher de dessiner un rictus sur le coin des lèvres que je cacha aussitôt d'un toussotement anodin. Qu'est-ce que ce regard signifiait ? Limite on pouvait croire qu'il lui allait faire un clin d'œil. Je devinai facilement que je n'étais pas au bout de mes surprises et préféra aiguiser mes sens contre toute attente. Paranoïaque moi ? Que nenni.
Alors que nous allions trinquer en notre rencontre, une main robuste me saisit l'épaule et me retourna brutalement. Un homme d'une quarantaine d'année me faisait face. Il était de petite taille, les cheveux crépus, les rides et des traces de terre criblaient son visage. Une encombrante barbe noire aux reflets blanc pendait au dessous de deux larges lèvres gercées. A en déduire par les manches recousues de sa chemise et le rafistolage de son pantalon il était issu d'une famille au moyen peu élevé et travaillant certainement la terre. Ses larges yeux était d'un noir profond et son regard me foudroyait comme si je venais de violer son territoire. Deux puissants bras tous deux recouverts d'une capillarité qu'il ne cachait pas et recouverts de cicatrices retraçant le travail de toute une vie. A l'extrémité des membres supérieurs, deux grandes mains toutes aussi criblées de marques que le reste de son corps montraient aussi un côté bagarreurs. Un personnage à la force brute de toute évidence. L'homme pointa son gros doigt sur moi en me dévisageant et interrompu ma conversation d'une voix rauque :

- T'es qui toi ? J'te connais pas et t'es pas l'bienv'nu ici s'tu laisse pas Mm'zelle Ssélisse tranquil ! S'tu cherches la baston t'vas m'trouver !

Je le regardais, les yeux exorbités par une telle incompréhension et un pareil malentendu. Mais avant que je ne puisse rétorquer quoi que ce soit, l'homme renifla un bon coup en se frottant le nez d'un revers de main puis ajouta :

- Allez casses toi, laisse moi avec c'te beauté. C'pas pour les p'tochard comme toi !

Une soudaine envie de lui coller ma lame sous la gorge me démangea les mains. Je n'eut pour seule réponse à ce désir qu'un serrement des mes poings afin de me contrôler. Par respect pour l'aubergiste, qu'il n'ait pas à nettoyer le sol maculé du sang du campagnard, et pour éviter de me faire passer pour un monstre, plus que je ne le suis déjà, je ne rentrai pas dans son jeu. Il allait de soit qu'il ne me fallait qu'une demi-seconde pour scinder cet insolent en deux parties égales, mais pour une fois je ne voulais pas m'attirer les foudres du chaos. Je pris mon air le plus respectueux possible et poussa délicatement le gros doigt de l'homme, de ma main gantée en reprenant :

- Loin de là l'idée de m'opposer à vous mon brave. Soit, je me retire de ce pas.

Poussant le tabouret, sur lequel je me tenais, pour me relever, montrant ainsi ma taille plus imposante que celle de l'homme à la chemise. D'un geste souple je replaçai le col de mon manteau sur la partie inférieur de mon visage, le reste étant toujours vêtu de ma capuche. Pour finir je me tournai vers la dénommée Ssélisse afin de lui tirer ma révérence. Et commença à réfléchir sur le lieu où je pouvais loger cette nuit là. Bien que trop tard pour louer une chambre, il allait surement avoir un pont sous lequel se réfugier.

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MessageSujet: Re: Faussement dangeureuse, réellement tendre... Ou l'inverse ? (PV Clause)   Mer 16 Fév 2011 - 1:07

Ce fut avec un rare plaisir que je le vis retourner son attention vers moi. Je lui offris un regard.... Un sourire.. Ca y'est il était fichu j'avais confirmé ma cible. De beaux yeux sombres que je n'eux aucuns mal à discerner des les replis sombres de sa capuche rabattue et derrière son haut col remonté sous ceux ci, s'offrirent à mon humble vue. Le noir de ceux ci me paraissaient envoutant et chargé d'un passé quelque peu intriguant et mystérieux qui donnait l'envie d'en savoir bien plus sur le personnage... Et je dois avouer que c'était exactement le type de personne que j'aimais prendre "en chasse" si le terme n'est pas trop péjoratif à vos pauvres petites oreilles chastes et pures... Mais je m'égare ;
J'avais une folle envie d'entreprendre ma petite ruse de Charmeuse professionnelle. Non pas que c'était un effort suprème à faire ! Non ce qui était encore plus drôle c'est que c'était tout simplement de nature et si ensorceler n'etait pas de ce qu'on peut nommé "de famille" c'était diablement inné quand même et redoutablement éfficace.

De mon regard vert menthe sucré dans deux écrins en amandes éfilées, je plongeais leur chlorophile dans l'ombre des siens encores bien inconnus. A peine eut il le temps de s'en apercevoir qu'il retira capuche et col en découvrant son visage. J'en suivais les lignes sans vraiment chercher à être discrète. Il fallait dire que cela n'était pas vraiment mon rôle après tout, de jouer la pudeur et l'innocence puisque je ne l'étais pas. J'esquissais de mes lèvres rougies par une couleurs qui semblaient naturellement écarlate, une courbe amusée et flattée par son geste. Ses lignes de portrait étaient fines et lisses passant le long de ses tempes jusqu'à son menton sans accros dans un ovale doux légèrement aigris aux joues comme tout aventuriers ou vagabon vivant de ce qu'il peut gagner par bon ou mauvais temps. Ses lèvres étaient fines et justement dosée pour que j'y prenne bientot goût,( car après tout pourquoi se priver d'y penser ?), son nez par dessus était lui aussi sculpté finement et fort peu saillant malgrès sa droiture ce qui lui conférait un air particulier. Ce qui m'intrigua fut ses oreilles... Et d'un coup sous cette vision je n'eus aucun mal à percevoir après coup la provenance des origines de ce cher inconnu... Elfe. Ou du moins il en possédait à coup sur des gènes.. Sa beauté le confiramit. Beauté qu'il n'avait pas l'air de remarquer chez lui d'ailleurs, étonnant pensais je, quand on sait que les elfes étaient pourtant arrogants et vantards sur le sujet en général...

- Vous ne verrez donc aucun inconvénients à ce qu'un voyageur vous offre un verre de ce même nectar ?

Quelle ne fut pas ma surprise en entendant le vocabulair dont il fit l'honneur de me servir. Décidément il m'intrguait de plus en plus et pour le plus grand bonheur de mes oreilles. Les vagabons venant de terres souvent éloignée ou bien plus rudes que celles de Venill et ses calmes faubourgs avaient bien souvent l'accent dur et la voix rauque. La difficulté et l'endurance se lisait la plus part du temps aussi facilement que dans un livre sur leur fascièce et leur physique alourdit par la fatigue.. Pourtant ici, rien de tout cela n'était flagrant. Pour revenir à des pensées moins barbantes, mon sourire s'élargit doucement pour laisser entrevoir mes dents blanches. Je n'eus aucun mal à me glisser d'un mouvement fluide et calculé sur la chaise qu'il me tirait. Cette commande était une aubaine, moi qui raffolait des alcool sucrés tirés des fleurs de lys et de pomme fermentée de vergé ... Mais ce qui était réellement "une chance", c'est que si cette boisson n'était pas très forte en liqueur, peu de gens étaient capable de la boire sans éprouver une détente corporelle singulière...
Amusé de me voir commencer mon petit jeu avec le noble inconnus fraichement arrivé le patron nous servit la commande en me lançant un regard entendus que j'était la seule à savoir déchiffrer. Cela me tira une mine rieuse avant que je ne porte mon attention sur la boisson posées sur table.

Mais mon plaisir fut de très courte durée. Avant même que je n'entamme la danse subtile de mes regards enflammés (poussons la syntaxe jusqu'à ses limites et le contexte à l'éxagéré pour plus d'amusement) , Une poigne d'ours des caverne ( et c'est peu dire) vint attraper violement mon tendre ami par l'épaule pour le tourner dos à moi. Etonnée je levais les yeux pour entrevoir "" l'imbecile qui à oser m'interrompre"" . Un homme, que j'avais le malheur de bien connaitre, aux allures de nains des cavernes, ou de troll comme vous préferez, se tenait là crampé sur ses jambes aussi grosses que mon buste et ma poitrine réunis.

- T'es qui toi ? J'te connais pas et t'es pas l'bienv'nu ici s'tu laisse pas Mm'zelle Ssélisse tranquil ! S'tu cherches la baston t'vas m'trouver !

Avec visiblement un coup dans le nez, pour ne pas dire qu'il était totalement ivre, il renifla comme un ogre avec encore moins de manière avant de baugler :

- Allez casses toi, laisse moi avec c'te beauté. C'pas pour les p'tochard comme toi !

Faisant une moue qui virait de plus en plus à la colère j'allait pour me lever mais l'inconnu fut plus rapide que moi :

- Loin de là l'idée de m'opposer à vous mon brave. Soit, je me retire de ce pas.

Je le regardais étonnée, je dirais même stupéfaite avant que je puisse le voir s'incliner et se détourner pour se retirer. Le patron derrière moi avait arrêter l'astiquage de son verre qui allait finir par être usé à force d'être frotter toujours du même bord, et regardais la scène surprise mais aussi avec une soudaine pointe d'anxiété. Et pour cause, moi quand on m'agace je finis par le faire malheureusement violement savoir.

Avant que l'étranger arrive à la porte , sous le regard de queqlues clients silencieux observant la scènes du coin de l'oeil, je me levais bras tendus sur la table et soupirais de ces mots, assez fort pour que mon inconnu ne s'arrête aussi pour regarder ce qui allait suivre :

- Lörgna, Lörgna, Lörgna... Quel sombre idiot fais tu mon petit Lörgna... ! Ma voix était étrangement passée du sensuel murmure à la mélodie méprisante et teintée d'une amertume qui faisait froid dans le dos, tel le sifflement faussement confiant d'une couloeuvre venimeuse.
Je marchait tel un chat vers l'homme trapus en balançant des hanches et arrivée à lui, en décrivant une ronde autour de lui en marchant de ce même pas je fis une pichenette d'un revers de la main dans sa barbe dense avec un air suffisant :

-Tu es bien naif mon chéri ... Tu restera donc toujours stupide ?... Grosse bête, toi et ta tête vide .. On dirait une pauvre huite sans même un grin de sable la dedans.. dis je en tapottant du bout du doigt sa large tempe grasse . J'agrippais son épaule pour m'y pencher alors : Pauvre mignon <3 .... dis je avec une fausse moue moqueuse dans le fond et d'un sarcasme certain.

Quelques pouffements se firent entendre parmis les moins saouls. Lörgna balança d'une voix raclée :

- Ho oui que oui haha.. et t ' m'offriras tes faveurs pas vrai ma belle ..? Moi j'sais t'ravire moi, fais pas ta farouche ma belle, c'soir c'est moi l'gagnant regarde ! dit il avec un sourire niait en bombant le torse, un sourire stupide aux lèvres, envouté par le moindre petit mot que je pouvais prononcer sans en comprendre aucunement le sens.

Je souris tel un fauve jouissant d'avance de ses actes sadiques, bien que ce soit plus le regard qui paraissait follement dangeureux lorsqu'on y prêtait attention. Je m'approchais de son visage et collant ma silhouette pendues à ses épaules et sussurais alors :

- Huhu, mais dis moi Mon petit Lörgna D'amour.. Mh ? ... Qu'es ce que gentille Ssélisse fait aux vilains vilans qui l'embêtent mh ? <3... Elle fait quoi Gentille et adorable Ssélisse dis moi mon beau ...?

Pendus à mes lèvres, les dévorant de son regard aussi sale que pervers, il beggaya deux trois syllabes incompréhensibles.

- Ho... Tu ne sais pas ..? Murmruais je . Attend approche je vais te dire mon chéri... J'approchais doucement les lèvres des siennes... mais avant même d'en être proche ce fut un coup monumentale qui partit tout seul. Ma main en une fraction de seconde avait aggrippé ses deux cents kilos par le col , l'avait soulevé de terre et balancé avec une force de diable à l'autre bout du bar, sur lequel il s'étalla en glissant et déboulant sur tout sa longeure avant d'en tomber au bout de celui ci, ayant du même coup renversés tout les verres et les choppes du comptoire. Moi faible petit bout de femme ? Vous me faite rire... N'est pas démon qui veux !
D'un air condescent et pas peu fier je m'époussetais les mains , échine redréssée avec un petit sourire satisfait. Les clients du bar, outrés par le brusque attérrissage forcé sur leur commande à présent dégoulinant parmis les morceaux de verre brisés un peu partout, commencèrent à beugler leur mécontentement sur le responsable de ce capharnaeum. Autrement dit : Lörgna ! (Et non pas moi, si c'est ce que vous pensiez ! Voila à quoi ça serre d'avoir à la botte la moitié de la taverne ! )

Je revins fixer mon regard sur l'inconnu qui avait assisté à la petit scène quelque peu mouvementée (soyons modeste) . Mon sourire se refit alors charmeur mais aussi fortement attisé par cette altercation qui m'avait remise en "appetit". En un pas à peine je fus à lui. Le pris par le col. Mais au lieu de l'envoyer valser comme l'autre gros cochons, qui se faisait à présent tabasser à l'autre bout de la pièce dans une joyeuse bagarre ponctuelle, je le renversais sur la table, vivement mais sans aucune violence pour autant, (je ne suis pas qu'une brute ! ) et ainsi, à moitié appuyée semie-allongée (je dis bien semie- !) sur ce dernier, retenue par un seul bras sur le bord de la table et l'autre à son col je lui offrais un beau sourire lumineux :

- Quand je commence quelque chose, j'aime aussi la finir en beauté, alors on ne part point sans consomer mon cher je suis désolée...! <3

Je repris un des verres en tendant la main sur la table :

- Une Ambroisie ? <3
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MessageSujet: Re: Faussement dangeureuse, réellement tendre... Ou l'inverse ? (PV Clause)   Dim 20 Fév 2011 - 23:49

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__________RETOURNEMENT DE SITUATION ? OU DE TÊTE ?__________



Je me dirigeais d'un pas lent mais décidé vers la lourde porte en bois. Déposant une main ferme sur la poignée d'un bronze noirci par la crasse et la rouille, je fit un mouvement simple du poignet. On put entendre un cliquetis se déclencher, signe que le loquet de la porte se déverrouillait. Mais à l'instant où je m'apprêtais à tirer la porte en bois massif vers moi, un retournement de situation se précipita derrière mon dos. Je ne me retourna pas. Désirant juste pencher une oreille furtive sur les évènements qui allaient suivre. Le bruit sourd d'un tabouret qui se renverse brusquement sur le sol fait du même composant. Un silence pesant subitement dans l'auberge habituellement animée. Un soupire désespéré provenant de la jeune femme dont je tournais le dos. La suite des évènements s'enchaîna à une vitesse folle mais entre l'instant déclencheur la suite en question, personne n'était capable de dire combien de secondes s'étaient écoulées. Peut-être deux. Peut-être trente. Peut-être plus. Mais le lourd silence que provoqua la chute du tabouret avait considérablement plombé l'ambiance festive de la soirée.
Une voix émanant de la bouche de la démone brisa néanmoins ce mutisme avec un ton méprisant et amer.

- Lörgna, Lörgna, Lörgna... Quel sombre idiot fais tu mon petit Lörgna... ! Tu es bien naif mon chéri... Tu restera donc toujours stupide ? Grosse bête, toi et ta tête vide...

Les quelques clients qui étaient assez sobres pour se rendre compte de ce qui se produisait devant leurs yeux émirent des rires étouffés. Se couvrant la bouche pour atténuer le son et éviter de se faire remarquer. Ma main lâchait prise peu à peu, libérant la poignée de mon étreinte. Je conserva ma position, face à la porte, pendant un instant puis me retourna, intrigué par tout ce tintamarre. Je pus constater par mes propres yeux que la scène était mouvementée, mais je n'étais pas au bout de mes surprises. Ssélisse avait une approche bien particulière et sa démarche sensuelle faisait flancher même les plus robustes, ajoutant un léger balancement de hanches à chaque pas. Totalement hypnotisé par son charme, l'homme aux cheveux crépus plongea son regard dans le profond décolleté de la jeune femme et gloussa un rire idiot avant de lui répondre.

- Ho oui que oui haha.. et t ' m'offriras tes faveurs pas vrai ma belle ..? Moi j'sais t'ravire moi, fais pas ta farouche ma belle, c'soir c'est moi l'gagnant regarde !

J'assistais à la scène en tentant de me prouver que cet odieux personnage s'efforçait de paraître aussi abruti. Mais à croire que j'avais tort ! Je regardais donc cet être répugnant bomber le torse avec une fierté imaginaire, croyant véritablement avoir gagné ce qui était pour lui le lot de soirée.

- Huhu, mais dis moi Mon petit Lörgna D'amour.. Mh ? ... Qu'es ce que gentille Ssélisse fait aux vilains vilans qui l'embêtent mh ? <3... Elle fait quoi Gentille et adorable Ssélisse dis moi mon beau ...?

On se demandait vraiment si la campagnard comprenait quelque chose des mots que prononçait la chanteuse. Sa voix envoutante résonnait dans l'esprit de Lörgna qui ne répondit qu'en beuglant des paroles incompréhensibles.

- Ho... Tu ne sais pas ..? Murmura la démone. Attend approche je vais te dire mon chéri...

L'action n'était pas très vivace et j'avais toujours éprouvé de la lassitude pour les romans à l'eau de rose. Je baillais au corneille au plus profond de mon âme. Et alors que je regardais ces instants avec une dévotion impressionnante et le tout dans une ironie extrême, Ssélisse s'amusa avec les vices de l'homme rabaissé. Je la regardai se pencher sur Lörgna et frôler ses larges lèvres gercés. Sur le moment je ne le crus pas moi même mais l'instant suivant une sorte d'éclair déchira mon esprit. Elle n'allait tout de même pas...? Le campagnard était déjà partit dans un rêve où sa perversité atteignait sont paroxysme. Rêve qui allait viré au cauchemar la seconde suivante. Il n'eut pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait qu'il vola à travers la salle avant de percuter violemment une table où mangeait une bande de nains trapus. Moi même fus étonné par ce qui venait de se produire sous mon regard blasé. La jeune femme venait d'attraper le col de Lörgna afin de le projeter hors de sa vue, dans un mouvement aussi simple qu'effrayant. La bande de nain qui sirotait joyeusement une bière au froment virent leur repas s'interrompre brusquement et se jetèrent sur le campagnard pour le lui faire payer. Le fracas attisa la passion de certain pour les bonnes vieilles bagarres d'auberges et le tout dégénéra très vite, faisant rire le patron devant tant de bonne humeur. C'était devenue une habitude que de voir une petite querelle amicale finir en baston générale. Et même avec cela, les habitués restaient et conservaient leur statut de clients fidèles.

Mon regard se détourna de cette nouvelle animation pour revenir sur Ssélisse qui n'était qu'à un pas de moi. La jeune femme m'agrippa le col de la même façon que sa victime précédente mais au lieu de m'envoyer rejoindre Lörgna sans sa bagarre, elle me renversa sur le bar avec la légèreté d'une plume. Il n'y avait aucun doute à avoir sur les origines de la jeune femme. Sa force trahissait son humanité et l'absence d'ailes, oreilles pointues et autres caractéristiques physiques, prouvaient qu'il s'agissait certainement d'une démone. De quelle race précisément ? Je l'ignorais, mais je comptais bien le découvrir au plus tôt. En attendant j'étais là, plaqué contre le bois dur du bar, où quelques taches délavés donnaient au meuble une couleur jaunâtre. A l'instant même où Ssélisse s'allongea en partie sur moi, me bloquant ainsi toute chance de fuite, une sensation me traversa. Une sensation qui m'était familière mais dont je ne savais pourquoi. Cet curieux sentiment était comme un frissonnement qui parcourait mon corps en parsemant sur son passage divers spasmes sur mes membres, comme des tremblements incontrôlés. Cet saisissement ne me laissait pas de marbre, et me laissais à la fois perplexe et admiratif, tel un gamin découvrant un trésor. Je sentais les émotions recouvrirent ma mémoire oubliée, morceaux par morceaux.

Ssélisse m'afficha un sourire victorieux qui ne laissa pas mon visage indifférent et dessina un léger rictus au coin des lèvres.

- Quand je commence quelque chose, j'aime aussi la finir en beauté, alors on ne part point sans consomer mon cher je suis désolée...! <3

Je regarda la jeune femme saisir un des verres remplis de ce nectar accompagnant son geste d'un mouvement de tête.

- Une Ambroisie ? <3

Je dirigea mon bras vers le verre qu'elle me tendait généreusement et posa délicatement ma main gantée sur la sienne avant d'empoigner l'anse du contenant. Remerciant la serveuse d'un hochement de tête. Ma capuche retomba sur mes épaules aussitôt, démasquant la longue chevelure que je dissimulais. Mes mèches étaient toutes tirées vers l'arrière à cause de l'apesanteur, et mon visage se dévoila entièrement. Je leva mon verre par dessus nos têtes et posa mon autre main sur l'épaule de la jeune femme sans la lâcher du regard. D'une impulsion vive et souple, je bascula mon corps sur le côté, emportant Ssélisse dans mon mouvement pour retourner la situation à mon avantage. Je reposa délicatement mon verre, dont il ne manquait pas une goutte, à côté de son visage, et marquant à mon tour un sourire satisfait.

Une fois mon petit retournement réussis, je me redressa, permettant ainsi à la jeune femme de faire de même et attrapa le second verre avant de le lui offrir.

- Arriverons-nous à boire cette fameuse ambroisie ?

Avant même qu'elle puisse me donner une quelconque réponse, mon esprit s'éclipsa sur un détail que j'avais oublié. Il me fallait un endroit où dormir pour cette nuit et rien ne me disait qu'ils avaient ici des chambres restantes. Et puis l'idée de pioncer sous le même toit que l'autre demeuré ne me réjouissait guère. Je profitai donc que l'hôte de ces lieux passa devant nous pour l'interpeller et le questionner si il lui restait une chambre à disposition. Et à mon grand désarroi, sa réponse fut négative. Il ne me restai plus qu'à savourer ce verre en compagnie de cette charmante créature avant de m'en retourner. Tout compte fait j'allais certainement finir à dormir sous un pont.



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MessageSujet: Re: Faussement dangeureuse, réellement tendre... Ou l'inverse ? (PV Clause)   Mer 23 Fév 2011 - 2:52

Mon inconnu sembla tout d'abord surpris par les derniers évenements. Il faut dire bien entendu que je n'avais pas fait dans la dentelle voyez vous ? Quand je veux une chose la plus part du temps il était tout même rare que je ne la possède pas après quelques ruses ou simples battement de cils. Mauvaise habitude à ne pas prendre ? Très surement... Car le jour où votre convoitise se dérobe sous vos yeux impuissant l'échec est très douloureux. Mais malheureusement pour moi je suis d'un naturel capricieux et têtu. Il est donc relativement difficile de me faire entendre raison sur ce point là. Mais revenons en au fait. Sa surprise, bien que très prononcée fut remplacée par une sorte de sourire entre lèvre et joue, sourire typique créant la petit faussette qui veut dire beaucoup plus qu'il n'y parait. J'y lisait l'amusement mais aussi une ironie qui ne me déplus finellement pas.
J'aimais les hommes à caractère depuis toujours, et j'avais une faiblesse prononcée pour ceux qui n'ont pas besoin de se pavaner pour montrer qu'ils n'en pense pas moins, allez savoir pourquoi, surement parce que j'étais un peu de la sorte moi même et que qui se ressemble, non pas ne s'assemble, mais en tout cas s'attire charnellement c'est moi qui vous l'assure croyez en mon experience ! Pour ne pas tourner autour de ce sourire astucieux je lui rendais un regard légerement incliné de coté, quelque peu attisant la curiosité et assez pétillant pour montrer que j'appréciais sa personne pour le dire avec un vocabulair plus recherché que le jargon habituel des vicieuses du dimanche ! Bref.

Ce fut avec légeretée et douceur de sa main gantée qu'il vint donc prendre le verre à ma main, que je lui tendais généreusement entre mes doigts fins liés à celui cicomme on tiendrais une bulle de savon, c'est à dire à peine. Sa main frola la mienne et sur ce mon sourire s'accentua un peu. Décidément les manières de cet étranger me surprenais et j'avais l'agréable impression qu'il voyait claire dans mon petit jeu mais le suivais quand même et cette pensée me tira une animosité euphorique singulière et profonde. J'adorais ça. Je ne savais l'expliquer mais c'était la premiere fois que je ressentait l'envie de connaitre ma victime... Qui donc pouvait, tel que lui, paraitre si détaché et à la fois engagé envers ce que j'avais habitude de nommer "ma chasse aux faveurs", et s'en jouer à son tour par plaisir ou par simple amusement. Sans le savoir peut etre il avait attiser ma curiosité mais de plus en plus celle ci était renouvellée ...

Du fait de l'apesanteur certaine dans la position quelque peu sensuelle que j'avais imposée, sa capuche tomba enfin révélant enfin tout son visage et la stature de sa tête. De longs cheveux d'eben et retombé en arrière laissait un air à la fois follement charmeur mais aussi accompli. Bien que ce dernier mot ne veuille pas dire grand chose j'en suis consciente ce ne fut que par celui ci que je parvint à décrire pour moi même ce que m'inspirait son esthétique. Si vous voulez quant bien même que je sois plus concise et synthétique dans mes palabres et mes discours redondant voici un petit aperçu : Il était d'une beauté singulière. Et si cela ne vous suffis pas, je peux ajouter qu'à cet instant je fus surprise moi même de le penser car, la coutume voulait que ce soit quotidiennement l'inverse qui soit pensé et moi ne pretant pas beaucoup attention à la plastique de mes victimes tant les clients d'une telle taverne n'ont habituellement rien de charnellement attirant. Mais pour une fois je devait avouer que renaissant en moi un sentiment depuis longtemps oublié. Et celui ci me tira un sourire de plus, mais non pas charmeur comme tous les autres jusqu'à présent... Celui ci fut un sourire à la fois surpris et enfantin devant son apparence étonnement attisante à mes yeux d'envouteuse.

Sa main finit par décollée de la mienne alors (oui je confirme que tout ce que je viens d'énnoncer précedemment avait tourmenté mon esprit que quelques millièmes de secondes à peine.. A croire que ma tête possède plusieurs cerveaux pour être aussi complexe en si peu de temps) Je ne quittait pas ses Yeux sombres. Et ce fut avec un second étonnement de ma part que la situation changea brusquement comme on retourne sa veste. Quelque minutes plus tôt j'était maitresse de la situation et à mon tendre avantage et voila qu'il me mis à sa place avec un facilité déconcertante. Surprise je ne m'en froissait pas pour autant. Prenant cela pour une invitation au jeu je repris mon air énamouré et eu même un rire amusé. Il m'invita à me redressé et je ne me fis par prier.

Ce fut avec grace qu'il m'offrit un verre du même nectar dont il était question depuis le début. Je pris le verre avec un hochement de tête légerement de coté mais simple. Autant ne pas trop en faire puisque le naturel lui allait à merveille je n'avais pas envie de séduir pour séduir mais plutot de séduir pour savoir et certainement m'y accrocher bien que ce ne soit pas dans mon caractère habituel.

- Arriverons-nous à boire cette fameuse ambroisie ?

J'eus un rire joyeux significatif avec de lever ma coupe, trinquer alors enfin et en boire une gorgé sans le quitter des yeux, politesse oblige mais surtout techniquement lorsque l'on vise un homme il est plutot intelligent de ne pas le quitter des yeux.. Cela trahis avec tendresse la considération que l'on y porte.. Le langage du corps est souvent plus parlant que n'importe quel autres mots ou discours interminables...

Je l'obsevrais, même si lui même ne me regardais pas. Il héla le patron alors et je l'entendis demander une chambre pour la nuit. Je ne m'était pas trompée, il n'était pas d'ici et s'il demandais une chambre c'est qu'il s'en revenais de loin très certainement. Par curiosité ou simple interrogation spontanée je me mis à essayer de deviner d'ou il pouvait venir, mais sans y parvenir ce qui m'intrigua encore un peu plus. Décidements j'étais de plus en plus envieuse de décomposer pour mon plus grnad plaisir sa petit personne, l'éffeuiller informations par informations si cela se dit vraiment comme cela. Le verre n'avait pas décolé de mes lèvres, lèvres que je laissait s'imprégner du sucre de la boisson légèrement ennivrante et très parfumée. Mais mon regard ne décollait pas de lui. La réponse négative du patron lui tira une sorte de moue anxieuse et déçue qui me tira un sourire amusé pour moi meme, dents encore légerment sur le rebord du verre que j'aggripais de celles ci . Une idée ponctuelle émergea de mon esprit tourné vers lui et me sortit de ma contemplation pour arrêter une fois de plus le patron de justesse et dire alors : Stanley, ma chambre sera pour monsieur réserve la-lui....
L'homme bedonnant tout sourire aquiesa et partit alors sur ce.

" Laissez moi au moins vous offrire un toit.. Les nuits sont fraiches à Venill.. Dis je avec un petit sourire. Mais au fait ... Je ne connais même pas votre nom bel inconnu que vous êtes ... ! Cela serait il indiscret que de vous le demander ? <3 ... dis je avec un battement de cil."
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MessageSujet: Re: Faussement dangeureuse, réellement tendre... Ou l'inverse ? (PV Clause)   Sam 26 Fév 2011 - 1:49

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Les deux verres s'entrechoquèrent dans un tintement aigu. Comme le veux la tradition, je plongeai mes yeux dans le profond regard de la jeune femme avant de porter le goulot du verre au bord de mes lèvres légèrement entrouvertes et de laisser couler juste assez de liquide entre celles-ci. Je remua machinalement la liqueur contre mon joues pour imbiber ma langue de ce goût particulier. L'alcool n'y était pas très présent et la nuance de sucré donnée par l'érable contenu à l'intérieur trompait les sens. En effet, la boisson était d'une facilité à boire déconcertante et n'importe qui pouvait être charmé par cette douceur alcoolisée. L'arôme que dégageait la liqueur embaumait mon odorat d'un parfum subtil qui effaçait l'odeur immonde commune aux auberges. Je tournai ma main qui tenait le verre pour agiter le liquide à sa surface et constater une robe d'une couleur brune ornée de reflets dorées, certainement dus à la présence d'érable dans la liqueur.

Je regardais le contenu de mon verre en ne disant mot. Je n'osais pas non plus tourner la tête vers Ssélisse qui m'observait depuis le début, d'une manière sensuelle voluptueuse. J'avais remarqué cela en donnant quelques coups de regards discret au coin de l'œil et qui s'avéraient toujours donner au même résultat : je me faisais dévorer par ses prunelles d'une beauté incomparable, et on peut direque je ne trouvais pas ça déplaisant. Bien que je ne savais pas vraiment comment réagir face à de telles situations, depuis le temps qu'on ne m'avait pas regardé ainsi.
La jeune femme mit fin à ce jeux envoutant de regards de braises pour s'adresser à son patron.

- Stanley, ma chambre sera pour monsieur réserve la-lui....

Sa réponse ne se fit pas attendre et l'aubergiste acquiesça d'un mouvement de tête vers l'avant munit d'un large sourire qui trahissait ses pensées. Ssélisse se tourna de nouveaux vers moi pour ajouter de sa voix calme et apaisante.

- Laissez moi au moins vous offrir un toit.. Les nuits sont fraiches à Venill.. Mais au fait ... Je ne connais même pas votre nom bel inconnu que vous êtes ... ! Cela serait il indiscret que de vous le demander ? <3 ...

Ah. Ça c'était une bonne question. Quel était mon nom déjà ? Avec tout ce qui venait de se produire j'en avais oublié les priorités de la galanterie et la politesse. Je détourna légèrement les yeux des siens, réfléchissant un instant. Devais lui dire ma véritable identité ? Ou bien un leurre comme ceux fournis à la plupart de mes rencontres ? Inconsciemment je répondis à la jeune femme sans même penser aux conséquences à venir.

- Clause... Clause Vaneslander...

Mon intonation n'était pas importante et pourtant j'eus l'impression que mes paroles résonnaient dans le silence soudain de la salle. Instinctivement je pivota à gauche et à droite, passant un œil furtif derrière mes épaules pour constater que tous les regards étaient braqués sur moi. Des murmures s'installèrent aussitôt entre les tables dont je ne captais que divers mots. Mais il ne fallait pas être ingénieur pour comprendre que mon nom venait de provoquer cette interruption soudaine. Que les gens parlaient de l'Ordre du Sang Clair. Et que certain ici là craignaient cette appellation comme leur pire cauchemar. L'ennui c'est que personne ne connaissait mon visage. Seul mon nom traversait les régions et se forgeait une réputation de tueur sans merci. Les rumeurs disaient que je mesurais au moins trois mètres de haut, qu'à chacun de mes pas je dévastais champs et habitats, et que la simple vue de ma laideur rendait aveugle. J'étais un monstre quoi. Ceci dit, tant que ça ne m'empêchais pas de faire mon boulot, je me moquais de ce qui pouvait tourner autour de moi.
Le problème c'est que ces rumeurs étaient plus prenantes que la vérité en elle même. Et que très vite les messes basses s'intensifièrent et je put parfaitement ouïr les paroles des clients sur mon usurpation d'identité, sois disant pour montrer une certaine virilité et me pavaner devant la plus que charmante Ssélisse.

Ne supportant plus ces sarcasmes je demanda à l'hôte de ces lieux de m'indiquer le numéro de la chambre que m'avait généreusement proposé la jeune femme, ce qu'il fit en me tendant les clef de la porte. Je les attrapa d'un geste rapide et précis avant de les glisser dans la poche de mon manteau. D'un coup de main droite, j'encapuchonnai mon visage et m'empressai de monter les escaliers en bois menant à l'étage. Chaque marche grinçait différemment et ce n'est qu'arrivé au premier que l'activité du rez de chaussée repris son cours. Je restai quelques secondes inerte, me tenant droit et faisant face au long couloir qui s'étendait devant moi, plongé dans l'obscurité. Je soupirai un bon coup, et réalisai soudainement que ma main droite étreignait quelque chose d'assez fin, lisse et d'une douceur étonnante. Mon tronc pivota sur ma droite pour me retourner partiellement et constatai avec méprise que j'avais entraîné Ssélisse dans ma fuite. Dès que je m'aperçus de mon acte, je la lâchai et me courba, un genou légèrement plié, afin de m'excuser pour cet agissement.

Je redressai sans vraiment savoir quoi dire pour me justifier. La honte m'envahissait sans que je puisse y faire quoi que soit. Et alors que je longeais le couloir assombri, un grincement provenant des escaliers se fit entendre. Une voix rauque et rouillée s'incrusta dans le mutisme qui régnait entre la jeune femme et moi. Une voix qui m'était malheureusement familière.

- Usurpfateur ! Lasse Mmz'elle Zzélizze !

Et oui. Lui. Lörgna. Ce nabot mal léché s'était relevé de son altercation avec quelques clients et nous avait perfidement suivit. Son visage était criblé de bleu et de bosses plus ou moins saignantes, un œil mi-clos et un sourire démantelé de dents. Il couru de tout son corps, le souffle manquant tous les deux pas, et suant comme un porc au bout de deux mètres. Le campagnard brandit son large poing vers nous en criant pour se donner force et courage. Le bruit n'avait pas l'air d'inquiéter les clients qui poursuivaient leur soirée autour de chants, de danses et de chopes où l'alcool coulait à flot.

Le mini mastodonte fonçait droit sur nous. Déjà qu'il n'était plus très sobre, les coups qu'il s'était prit n'avait pas arrangé son état et il titubait en courant vers Ssélisse et moi, risquant de la frapper si cet abruti me loupait. Sans me déplacer, je stoppa net son élan en bloquant son poing de la paume de ma main. Je repliai mes doigts sur lui, imposant ma force tiré de mon côté démoniaque. Ses doigts craquèrent les uns après les autres, et Lörgna s'agenouillait déjà devant moi sous cette intense douleur. Je le regardai sans broncher. Mon regard ne reflétait aucune âme et le foudroyait sur place en ajoutant d'une voix calme et froide.

- Je ne serai pas aussi clément que la demoiselle.

Ma main resserra son étreinte un peu plus avant de l'envoyer violemment en arrière. Le nabot s'écroula sur le sol et se releva brusquement avant de détaler en gémissant des plaintes incompréhensibles.

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MessageSujet: Re: Faussement dangeureuse, réellement tendre... Ou l'inverse ? (PV Clause)   Dim 6 Mar 2011 - 3:07

- Clause... Clause Vaneslander...

Ce nom fit l'effet d'une véritable bombe. Un silence de mort s'installa. Ce nom avait résonné tel la frappe d'un marteau sur les murs de toute la taverne. Je connaissais ce nom. Tout le monde le connaissais. Mon regard fut fixe. Non pas effrayé, car je n'avais rien à craindre de cette rumeur qui courru de bouches à oreilles comme court l'eau vive d'un ruisseau glacé, entre les roches de la crainte... Les vampires étaient courant parmis les voyageurs et beaucoup de clients avaient eu recours à certain d'entre eux pour divers raisons plus ou moins louables ... Et quand bien même, l'extremisme de "L'Ordre du Sang Claire" faisait toujours froid dans le dos... Aussi craint et redouté qu'admirés et adulé.. enfin, en certaines occasions bien entendu...

Mon regard ne cessa cependant pas de le dévorer, si je puis dire cela de cette manière peu catholique... Je dirais même plus que cette présence de "danger", même si celui ci ne me concernait en rien directement, venait plutot à m'attiser qu'à me dégouter. En effet j'aimais le risque et ce genre d'experiences brulantes d'aventures et de mystères avec un soupçon de "mauvaise fréquentation"... au cas ou vous ne l'auriez pas compris !

Une nouvelle flamme anima alors mon regard comme une étincelle de curiosité et d'anxiété qui traversa celui ci. Je me fichais pas mal des messes basses qui traversairent la pièce , se glissant présomptueusement à notre ouie curieuse, j'avais toujours fais les choses comme je les voulais, alors ce n'était pas une prise de risque ou une nouvelle connaissance brulante et sans pitié qui me faisait peur. Pourtant l'origine de cette rumeur minodante , à savoir ce très certain "Clause", parut fortement géné et un mal aise flagrant anima son visage. Visiblement il ignorait les répercussions que pouvaient provoquer son nom, à mon grand étonnement, car du haut de son age et de son experience il devait pourtant y êre habitué... Tout cela m'amena à penser que quelque chose devait clocher en lui même pour qu'il ai une telle réaction et de tels agissements et aptitudes depuis le début... Mais quoi donc..? ... Quel personnage curieux... Aussi beau qu'énigmatique ; décidement en moi grandissait une envie très sure et bouilllonnante... Certe peu commune car il était rare d'autant me surprendre, et lui avait réussi ce pari avec une facilité déconcertante bien qu'il n'en ai pas conscience... Cette particularité faisait naitre en moi un attachement ... Celui là je n'avais pas envie de le lacher de si tot étrangement... Cela peut vous paraitre osé pour une fille de bas-étages de dire cela, ou bien fort prématuré, ou encore très étrange... Pourtant je ne pouvais décrire ce sentiments naissant, que par ces mots-ci.

Les rumeurs s'accentuèrent tant et si bien que son premier reflexe fut alors à la fois complet et rapide : il rabbatit sa capuche cahcant une fois encore son visage d'elfe fin et tout bonnement somptueux, réjusta sa cape sur ses épaules, empoigna les clefs de ma chambre que le patron lui tendait, après se les être faites réclamées d'une demie voix assez sombre et d'une parole brève. Sa main empoigna alors mon bras sans dureter aucune mais avec fermetté. Surprise sous cette action innatendue, je n'opposais cependant aucune résistance et le suivi alors que nous traversions la pièce d'une démarche assez rapide, passant dans le fond de la taverne, rasant les murs, passant devant la porte d'entrée, pour se diriger vers les escaliers qui menaient aux chambres à l'étage. Nous montions quelques marches avant finallement d'arriver au premier pérron qui comportait quelques portes closes. Ce ne fut qu'à cet instant qu'il sembla remarquer qu'il m'avait entrainer dans son acte soudain, et une gène grandiloquante se lu alors sur son visage. Ce fut avec un profond respect qu'il se courba très bas devant moi comme pour pallier à sa honte.. Je m'appretais à rire à la fois comblée et amusée, quand une voix rauque m' arrêta.

- Usurpfateur ! Lasse Mmz'elle Zzélizze !

Encore ce gros empoté agaçant. Je m'appretais à lui retorquer quelques propos venimeux, mais Vaneslander fut plus rapide :

Sans se déplacer, il stoppa net son élan en bloquant son poing de la paume de sa main. Il replia ses doigts sur ceux ci, lui imposant une force hors du commun. Ses doigts craquèrent les uns après les autres dans un bruit écoeurant, et Lörgna s'agenouilla devant lui sous cette intense douleur dans un grincement de dents communicatif. Il le regardait sans broncher. Son regard ne reflétait aucune âme et le foudroyait sur place. Il ajouta alors d'une voix d'un calme impressionant, presque inquietante et d'une froideur à couper le souffle :

- Je ne serai pas aussi clément que la demoiselle.

Sa main resserra son étreinte un peu plus avant de l'envoyer violemment en arrière. Le nabot s'écroula sur le sol sur plusieurs mètres et se releva brusquement avant de détaler comme un lapin en gémissant des plaintes incompréhensibles.

Je le dévisageai alors. Surprise. Voila qui devenait fort interessant... Un elfe, seulement "elfe", n'aurait pas une telle force de poigne face à 120 kilo de graisses et de muscles, même emprunt d'alcool... Ma curiosité atteingnait son paroxysme ! Sans qu'il s'en soit aperçu nous étions arrivés à ma chambre, celle du bout du couloir dont la porte était à l'écart des autres, puisque je vivais ici constemment. Je le regardais alors fixement et eus un sourire alors à la fois doux et attisant comme je sais si bien les faire naturellement .. Doucement je vint prendre la clef dans sa main gantée d'un geste délica et effleurant tout le long de son pouce et sa paume. Je portais ensuite la clef à la serrure et ouvrais la porte d'un cliquetit légèrement sonor avant de pousser doucement la porte de bois, révélant l'interieur de la pièce par un entrebaillement léger...


La pièce était baignée d'une lumiere tamisée , l'éclairage n'était pas fait de bougie comme je craignais le feu et le rejettais, mais par des bocaux en verre, aux couvercles de bois ou de métal argentés, dans lequel était conservés des fleurs ou même des pousses de plantes appellées "belles de nuit". D'autres végétaux qui avait la particularité d'émmettre de la lumiere ou une couleur phosphorescente dans l'obscurité complétaient l'ambiance à la fois diurne et nocturne, ou bien même , dans certaines fioles, de gros vers luisant ou autres chenilles et insectes, tous en vivarium joliment agencés (tout de meme nous ne somme pas dans un laboratoir mais dans une chambre de femme ! ) qui avaient tous le même attribus, divergeant dans de jolies couleurs qui différaient selon l'éspèce ... un peu partout donc des plantes ou des tiges de fleurs minuscules, en grappes ou en boutons , lézardant ici les murs ou là le pieds d'une table sous une poutre de la toiture... Sur les meubles de bois brut, des dizaines de petits objets , en argent en cuir ou en bois, tous différent, décoratif ou utile , grigri ou encore souvenirs.. Au sol des tapis qui recouvraient le sol en entier. Au milieu de pièce un lit dont les draps emmelés arboraient des tientes plutot chaudes, allant des rouges grenas aux oranges dorés. La pièce était un véritable cocon à la fois étrange, mystérieux et envoutant... Les odeurs s'y melaient, sucrée ou voluptueuse, dans une chaleur douce et agréable.

Je lui relançais un sourire plein de sous entendus et de voluptée (A ne pas prendre au sens pervers de la chose ! ), alors que je n'avais toujours pas redis un seul mot, et entrais la première en prenant son poignet , l'entrainant à l'interieur sans hésitation.

La première chose qui lui fit donc face lorsque je l'entrainais ainsi à l'interieur fut donc mon dos, dénudé de la nuque jusqu'au très bas des reins par la chute de tissu de ma robe ne tenant que part le corset des hanches et le montant de poitrine. Homoplates et colonne à l'air libre donc, cette dernière conduisait de haut en bas comme dans une vallée à même la peau, jusqu'au V formé au creux des reins par la limite du jupon recouvrant le bassin. Un détail seulement ornait étrangement la plaine de mes hanches devinée par cette encolure en pointe inversée... Une fleur. Ou plutot une cicatrice entre rouge, rose et violacé avec une légère teinte de vert sombre é demie effacer par le reflet de la peau même. Un camélia. Ni tatouage, ni blassure de guerre, non rien de tout cela, juste la preuve évidente de ma nature même... Syrinx. Née d'un camélia rouge sang.
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MessageSujet: Re: Faussement dangeureuse, réellement tendre... Ou l'inverse ? (PV Clause)   Mar 15 Mar 2011 - 21:55


_____Le sceau d'une malédiction_____



Mon regard foudroya l'opportun qui fuyait tête baissée, tordu de douleur part la brutale confrontation avec le sol du premier étage. Je me retourna sans plus tarder vers mon hôte qui semblait surprise d'assister à une pareille scène. Elle qui venait de démontrer sa force herculéenne quelques instants plus tôt, elle ne se doutait surement pas qu'un simple elfe puisse atteindre une puissance proche de la sienne. C'était pourtant simple : je n'étais pas seulement un elfe. Elle le comprit à l'instant, rien qu'à voir son regard curieux et intrigué. J'espérais juste qu'elle n'allait poser aucunes question au sujet de ce qui venait de se produire dans le couloir sombre. Je répondis à son sourire par un rictus plus ou moins forcé, essayant de paraître détendu. Je dis bien essayer car déjà que je n'étais pas très à l'aise en présence de d'autres personnes, mais cette femme qui répondait au doux nom de Ssélisse me perturbait l'esprit à un point dont on ne peut plus haut. Absorbé par la beauté de son regard et le charme dont elle faisait preuve, je la laissai glisser ses doigts fins contre mon pouce et la paume de ma main droite. Une fois que son index accrocha le cerclage en fer de la clef sa main fit le chemin inverse, caressant volontairement ma main gantée d'une tendresse et d'une sensualité digne d'elle. C'était charmeur, provoquant, attirant, tous ces mots réunis ne pouvaient décrire pareille sensation.

La clef pénétra la fente de la serrure et déloqua le verrou d'un demi tour, provoquant un cliquetis aigu et métallique. Je demeurais sans bouger à la regarder agir sans prononcer un seul mot. La jeune femme poussa délicatement la porte en bois qui grinça sous les frottements contre le sol de même composition. L'espace entre-ouvert laissa dévoiler une pièce baignée d'une lumière tamisée. L'éclairage n'était pas fait de bougies, mais de bocaux en verre, aux couvercles de bois ou de métal argentés, dans lesquels étaient conservés des fleurs ou même des pousses de plantes appelées "belles de nuit". Leur réputation était connues pour les syrinx, qui les employaient dans de nombreuses demeures pour éclairer les pièces. Un peu partout des plantes ou des tiges de fleurs minuscules, en grappes ou en boutons , lézardant ici les murs ou là le pieds d'une table sous une poutre de la toiture. Sur les meubles de bois brut, des dizaines de petits objets , en argent en cuir ou en bois, tous différent, décoratif ou utile , grigri ou encore certainement des souvenirs. Au sol, des tapis qui recouvraient le sol en entier. Au milieu de pièce un lit dont les draps emmêlés arboraient des teintes plutôt chaudes, allant des rouges grenas aux oranges dorés. La pièce était un véritable cocon à la fois étrange, mystérieux et envoutant. Les odeurs s'y mêlaient, sucrées ou voluptueuses, dans une chaleur douce et agréable.

Je me laissai guider par Ssélisse qui avait pris mon poignet, le serrant fermement mais sans mal, exerçant un contact affectueux qui ne me déplaisait guère. Elle entra à l'intérieur de la pièce à la lumière chaleureuse et je la suivi, d'un pas plus hésitant, imposant une légère distance entre nous. C'est alors que je remarquai un détail qui ne m'avait pas marqué jusqu'à maintenant. Simplement parce que c'était la première fois que la jeune femme me montrait son dos. La complexité de sa robe faisait qu'une grande partie de son dos était découverte, laissant discerner ses omoplates, le tout long de sa colonne jusqu'au bassin. Et là, dans le creux de ses reins, finement dessinée sur la peau, une marque. Les contours se laissaient parfaitement voir mais ne choquaient en rien, et les couleurs nuançaient avec le teint de la peau sans contrastes prononcés. La marque semblait représenter un camélia, bien que ses couleurs soient particulières. En effet il était rare de voir une telle fleur de même couleur que le sang humain. Un rouge écarlate dégradé d'une nuance sombre qui rendait la marque à la fois terrifiante et attirante. Je fixais le camélia avec stupeur et un saisissement qui ne me laissait pas de marbre.

Un étrange sentiment naissait en moi, sans savoir pourquoi, ignorant la provenance et l'aboutissement d'une telle sensation. Cette marque, je ne la connaissais que trop bien. Représentée sur une partie du corps, cette cicatrice à l'apparence d'une fleur originelle n'était autre qu'un sceau maudis. Un stigmate qui scellait notre vie à tous. Nous, les syrinx, êtres engendrés par des plantes. Véritable sel de vie, il nait avec nous et se fane plus ou moins vite au fil du temps, des blessures, des maladies, des faiblesses, jusqu'à ce que le dernier pétale disparaisse et emporte notre souffle de vie avec lui. C'est la malédiction à laquelle sont voués les Syrinx. Bien que je sois de sang mêlés, je possède moi aussi ma propre marque qui scelle mon destin. Il s'agit d'une fleur aux douze pétales allant d'un cœur bleuté à six pétales aux nuances violacées et passant par six autres d'un bleu profond. Bien sur les couleurs paraissaient ternes aux yeux humains, car gravées à même la peau, mais les syrinx savent réveillés les véritables tonalités de ces marques, qui réagissent aux périples de leur vie. Autant Ssélisse avait un camélia, autant moi j'ignorais le nom de mon sceau. Du moins je le savais à une époque. Celui-ci c'était échappé en même temps que ma mémoire. Peut être que ce nom en question renferme mes souvenirs et que m'en rappeler pouvait me permettre de recouvrir ce que j'ai perdu, et que je cherche depuis déjà plusieurs lunes.

A la vue de la marque de Ssélisse, je ne pu m'empêcher de stopper net mon avancée dans sa chambre, bien que j'avais déjà dépassé le seuil de la porte. Je restais immuable face à ce qui se dévoilait devant mon regard. La porte en bois se referma d'elle même dans mon dos dans un claquement audible mais pas bruyant. Mon bras gauche restait maintenu par la main de la jeune femme sur mon poignet. Lentement, presque avec hésitation, comme si une peur inconnue s'emparait de moi, je tendais mon bras droit en direction du dos nu de Ssélisse se tenant, droite, devant moi. Mes doigts vinrent effleurés les contours de sa marque, et avant d'en avoir fait le tour complet, mon index se déposa dans le creux de ses reins, au cœur même du camélia. Instantanément le contact sensoriel provoqua une répulsion qui me fit reculer d'un bon mètre. J'ai juste le temps de stopper le recul avec ma jambe pour m'éviter de tomber et la suite arriva la seconde suivante.

Des images animées défilèrent dans ma tête à une vitesse hallucinante. Je n'en voyais clairement que quelques unes, mais j'apercevais les horreurs de toutes. Sang, chair et métal s'entrechoquaient dans un océan de torpeur et d'angoisse. Était-ce vraiment mes souvenirs ? Une partie oui. La même qui revenait encore et encore, tel un cd rayé que l'on écoute en boucle. Ces images ne répondaient aucunement à mes questions, au contraire, elles m'en posaient de nouvelles. Je voyais des visages inconnus, des lieux que je ne pensais jamais avoir visité, j'entendais des voix qui me paraissaient familières sans les reconnaître pour autant, des sons qui ne m'indiquaient pas plus les situations dans lesquels je me trouvais, si ce n'est des bruits de métal qui se percutaient et des cris de douleur qui se perpétuaient. Le dos légèrement courbé, je portai ma main droite sur mon front, entremêlant mes doigts dans les mèches de mes cheveux, et serrant mon crâne dans la paume de ma main. Mes paupières s'étaient refermées sur mes yeux et restaient crispées sous le mal qui me prenait. Mes lèvres se criblèrent de douleur et ma paume de main resserrait son étreinte comme pour atténuer tout ce géhenne. Seules des paroles, mes propres paroles, résonnaient dans ma tête.

Qui suis-je ? Le savez-vous ? Ou plutôt, que suis-je ?
Mon vrai nom est Vaneslander. J'ai été élevé à l'écart des autres gens. Pourquoi ? Je l'ignorai. Jusqu'à ce jour, ce fameux jour. Tout mon entourage prétendais que j'étais souffrant d'une maladie incurable. En effet, une malformation cardiaque provoquait chez moi un état second, un état de furie contrôlée par la voie du sang. Elle s'activait, si j'ose dire, par un choc émotionnel qui provoquait l'augmentation du rythme cardiaque. De part sa malformation, le cœur battait plus vite que la moyenne et les battements s'intensifiaient jusqu'à donner une réaction en chaîne. Ce qui était étrange, c'est que ce n'était pas une crise ordinaire où l'être saute partout en hurlant et détruisant tout sur son passage, non. Moi j'étais différent. Dans ces moments là, la rage et la colère que je canalisais durant mon enfance explosaient. Je ne cassais rien, je tuais; je ne criais pas, je tuais.


Est-ce que je parlais seul ? Ou à quelqu'un ? A qui m'adressais-je dans ce cas ? Je ne comprenais pas mes propres mots. Suis-je un meurtrier ? Peut-être. Surement, d'après l'écoute de cet oratoire. J'avais l'impression que l'on perçait ma conscience pour y forcer des centaines d'informations qui s'enchaînaient sans cesse. Ma tête allait exploser quand tout à coup, tout s'arrêta. La dernière cinématique, défila dans mon esprit et tout stoppa net. Plus une image. Plus un son. Le calme absolu. Le néant. Tout ça était à la fois reposant et effrayant. Que venait-il se de passer ? Pourquoi ais-je eu cette sorte de flashback ? Pourquoi à cet instant ? Pourquoi au contact de la marque de Ssélisse ? Était-elle liée à mon passée ? Ou était juste une réaction du fait qu'elle était une syrinx ? Tant de questions d'un coup. Et aucune réponse. Je finissais par avoir l'habitude à la longue, d'obtenir à chaque fois qu'une information partielle.

Je me redressai pour refaire face à la jeune femme, encore abasourdis par ce qui venait de m'arriver. Je retirai doucement mes doigts de mes cheveux, évitant le moindre geste brusque et mon visage reprit sa mine habituelle, calme et posée. J'avais la nette impression que tout ça dura des minutes entières, en réalité elle lui fallu quelques secondes à peine pour se dérouler. Mon regard se posa sur Ssélisse qui venait d'assister à la scène. Un silence pesant s'installa dans la chambre aux reflets rouges. Ne désirant prolonger ce mutisme plus longtemps je me courbai raisonnablement mais avec respect devant elle. Jamais une telle situation ne s'était produite auparavant, donc aller expliquer ce qui venait de se passer n'était pas des plus simples, surtout si l'on doit faire dans la dentelle.

"Je vous prie d'accepter mes excuses pour cet acte déraisonnable. J'ai eu... un étourdissement."

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MessageSujet: Re: Faussement dangeureuse, réellement tendre... Ou l'inverse ? (PV Clause)   Ven 25 Mar 2011 - 2:50

Stupeur et Tremblements...


Stupeur et tremblement ? Presque... Tout s'était déroulé très vite.. à peine l'eus je tiré à l'intérieur de la pièce, que je sentis irrémédiablement son regard se poser sur la chute de mes reins. Je ne saurais dire sur le moment si ce fut par contemplation physique ou par surprise, d'y trouver ce qui faisait concrêtement que j'existais en ce monde. La Marque. Le Symbole d'une vie toute entière, retranscrite à même la peau, comme un signe éternel qui à jamais désigne son porteur... J'étais de ceux ci ; j'étais Syrinx. Etant de sang pur Syrinx, ou plutôt disons le, de sève, j'étais née de la nature et de son hasard mystérieux... Les syrinx s'apparentent à un végétal particulier qui définit et leur caractère, et leur aptitude... J'étais un camélia, fleur de sensualité à la consonnance joueuse et sucrée. Supportant les forts gels et la rudesse de tout climats, le camélia est capricieux cependant à la floraison... Rien ne me décrivait mieux que cela. Il est facil de lire en un Sytinx lorsque l'on connait les plantes et ses caractéristiques intimes...

Très vite je compris que s'il ne savait pas tout cela, enfin, hypothétiquement, en revanche son regard ne dévorait pas ma plastique à ce moment précis... Mais bel et bien cette cicatrice posée sur le très bas de ma colonne creusée. Je m'étais figée de même que lui d'ailleurs, comme si je ne savais que penser de son arret brutal face à l'évidente vision qu'il devait avoir. Je voulu me retourner mais il fut plus rapide en besogne et ses doigts ne tardèrent pas à éffleurer les courbes de la fleur vicieusement éxposée... Je ne sais ce qui me traversa mais une sensation étrange fusa en moi... Tant et si bien que j'en fermais les yeux le temps d'une caresse aussi subtile .. que grisante. Un plaisir certain sembla émaner de ma conscience, amenant aussi un doute. Un doute curieux. Pourquoi... Comment plutôt... pouvait il .. agire de la sorte face à cette découverte ... était il .... Syrinx ? Cette pensée ne dura que très peu de secondes en mon esprit, comme un arrière songe lointain et à peine murmuré.

Je le sentis suivre chaque pétales, chaque pistils, du bout de ses doigts comme s'il promenait ces derniers avec lenteur sur la surface d'un monde minuscule et désiré... Yeux clos, j'en eu un frisson et entrouvris même mes lèvres... La course ralentie de ce frolement lassif se termina brusquement lorsque, touchant au coeur de la fleur de sang, je le sentis frémir de douleur juste là derrière moi. J'eus juste le temps de faire volte face, ouvrant soudain les yeux, surprise et de l'entrevoir presque éjecté contre la porte. En un millième d'instant si court, une plaie béante sembla se réouvrire en lui, comme un gouffre qui s'élargirait d'un coup pour en aspirer la moindre parcelle de bien être.

Trop surprise pour réagir sur le moment, j'avais par reflex, aggripé derrière moi le rebord de la table de bois brut et m'étais collée contre, par effrois de constater qu'un évenement étrange et effrayant se produisait. Contracté et raide de douleur et de panique il serrait son front dans sa main et ses dents parvinrent même à grincer tant ce devait être... blessant ? J'ignorais ce qu'il s'était produit mais une seconde après c'était fini. Il y eu un instant de silence comme s'il reprenait son souffle, avant de se redresser et de me dévisager. Son mal aise s'était encore accentué, il ne semblait pas comprendre lui même ce qu'il venait de se produire.

Moi aussi je reprenais mon souffle. Je ne m'en étais pas aperçut avant mais à présent je remarquais qu'en fait, j'avais retenus mon souffle durant le phénomène inexpliqué. Ce ne fut qu'à cet instant que je captais aussi autre chose... Ma cicatrice me brulait.. Affreusement. Et la sensation de brulure est bien la pire que l'on puisse imaginer chez un Syrinx. Pourtant je tentais de ne rien en démontrer, j'ignore même pourquoi. Je passais juste une main rapide dans mon dos aux reins, par pur reflex irréfléchis. Je ne le quittait pas des yeux encore sous le choc mais pas appeurée de lui .

Il ETAIT Syrinx. C'etait sûr. Ca ne pouvais qu'être ça. C'ETAIT ça.

"Je vous prie d'accepter mes excuses pour cet acte déraisonnable. J'ai eu... un étourdissement."

Je le dévisageais un moment toujours reprenant mon souffle. Alors que celui ci se calmait quelque peu, je décollais prudemment de la table à laquelle je m'étais agrippée et appuyée sans le quitter une seule fois des yeux. Puis, doucement et prudente, je me ravançais vers lui d'un pas lent et hésitant. C'était la première fois que j'éprouvais de l'hésitation face à un homme .. Surtout un homme tel que lui !

Mon sang de syrinx sembla s'éveiller de plus belle alors que je ne fus qu'à quelques centimètres. Je sentais... SA marque. SON signe. Le symbole qui lui était propre et unique... Mes yeux se posèrent sur son torse alors.. coté droit... Non... Gauche... là.... ma main hésitante se redressa pour venir prudemment toujours se poser très délicatement sur son ventricul doucement, à même le vêtement à travers lequel cependant je sentit très distinctement une cicatrice... De Syrinx... Brulante.

La main posée là, mes yeux croisèrent de nouveau les siens s'y fixant alors, comme si ceux ci l'interrogeait et se surprenaient à la fois...
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MessageSujet: Re: Faussement dangeureuse, réellement tendre... Ou l'inverse ? (PV Clause)   Lun 11 Avr 2011 - 10:59


_____Le Destin et Nous_____



Tout s'était déroulé si vite. Je me redressais lentement, les mains crispées sous la douleur qui me foudroyait. Ma marque me brulait, me torturait de l'intérieur, et semblait aspirer les moindres partielles de mon âme. Mais je ne devais fléchir. Pas maintenant et pas devant elle. Une chose était sûre à présent, la cicatrice qu'elle portait dans le creux des reins trahissait ses origines. Ssélisse était une syrinx. Le monde était vaste et les syrinx se faisait rares, surtout à l'extérieur des zones boisées. Alors que ces deux êtres étaient réunis là, dans cette chambre, face à face. Le destin ? Le hasard ? Allez savoir. Je la regardais s'approcher de moi d'un pas lent et hésitant. Éprouvait-elle de la peur ? Je ne pense pas. Notre sang était commun à une même espèce, il coexistait donc une certaine attirance l'un pour l'autre. Quelque chose qui dépasse l'entendement et que même les syrinx ne pouvaient expliquer. C'était simplement un fait, on ne pouvait le renier.

Je reprenais mon souffle en l'observant, constatant que la répulsion avait aussi eu un certain impact sur elle, vu sa respiration saccadée.
Pas à pas, la jeune femme se rapprochait jusqu'à être plus proche de moi qu'elle ne l'a jamais été, même lors de notre amusement sur le bar. Elle posa alors ses yeux sur mon torse, plus précisément au niveau du ventricule gauche de mon cœur. Là où réside ma marque de naissance. Mon pacte maudis. Ma cicatrice éternelle. Je su à son regard qu'elle avait compris qui j'étais et pourquoi ce stigmate l'attirait autant. La chaleur devenait plus intense à mesure que Ssélisse avançait vers moi. Et d'un mouvement calme et doux, elle vint déposer sa main, à plat, sur l'origine du mal. A cet instant, une violente douleur me transperça le cœur. Je la supportai sans broncher, serrant un peu plus mon poing sur lui même.

Ma marque me consumait intérieurement. Les formes et les couleurs avaient virés au noir sombre, et les contours dégageaient une lueur rouge orangé, comme si ils brûlaient d'une flamme vive. Que signifiait cette atroce douleur ? Je l'ignorai. Et même sans mon amnésie, je ne pouvais dire si j'avais eu la réponse un jour. Quoi qu'il en était, elle était là et me procurait un mal de chien. Mais alors pourquoi... Pourquoi malgré mon esprit perturbé mon corps demeurait attiré par la jeune femme ? Pourquoi étions-nous conçu avec une marque qui réagit d'une telle façon ? La marque naissait et mourrait avec nous. Elle traçait notre destin. Est-ce que toute cette douleur signifiait que nous allions à l'encontre du notre ? Cela voulait dire que pour nous deux, l'aventure s'arrêtait là.

Si le destin était que nous devions nous dire adieu alors pourquoi éprouver une telle fascination...? La marque trace notre destinée et nous commande notre chemin du début jusqu'à la fin. Je refusais de l'admettre. Je refusais d'y songer. Surement à cause de ma mémoire perdue. Mais pour nous deux, l'aventure s'arrêtait là.

Ma main rejoignit celle de Ssélisse et se posa sur la sienne, toujours contre mon cœur. Ma main droite gauche vint taquiner son autre à elle, caressant avec hésitation l'extrémité de ses doigts fins. L'attirance était trop forte, il me fallait des réponses. Mais pas que...
Quelque chose d'autre que je pensais ignorer jusqu'à maintenant. Une sensation antérieur mais un souvenir nouveau. Nos corps étaient si proches que je pouvais ressentir la chaleur corporelle de la jeune femme. Mais pour nous deux, l'aventure s'arrêtait là.

Je ferma les yeux pour me laisser envahir par cette sensation si douce et apaisante, contrastant avec l'effroyable mal qui me pourrissait. Mais pour nous deux, l'aventure s'arrêtait là.

Je sentais sa respiration contre mon visage, telle une brise très légère qui venait caresser ma joue. Mais pour nous deux, l'aventure s'arrêtait là.

Sa bouche doucement entre-ouverte m'entrainait. Mon visage s'abaissa sur le sien et les yeux toujours clos, mes lèvres frôlèrent les siennes, avant de s'y déposer entièrement. Et pour nous deux, l'aventure commençait là.



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MessageSujet: Re: Faussement dangeureuse, réellement tendre... Ou l'inverse ? (PV Clause)   Dim 17 Avr 2011 - 16:54

Pensées folles,
enfreignons nos règles, effaçons le destin...



Curiositée.....
Contacte...
Douleur...
Tendresse..
Envie...
Douleur..
Désir...
Caresse..

Envie...
Envie..
Envie...


Douleur...
contacte, caresse, toucher, sa peau, ses doigts, ses yeux, son souffle... pourquoi ...? Tant de gestes, tant de questions, tant de douleur...

Je m'étais avancée si près, que moi même ne me rendais pas compte du peu de millimètres qui nous séparaient l'un de l'autre. Ma main qui s'était d'elle même avancée puis enfin posée, prise d'une curiositée brulante, avait tendrement éffleurée son torse bien qu'habillé, telle la plume qui glisse lassivement sur le papier pour s'y confondre...

Au contacte de celle ci je cru ressentir l'illusion tonitruante d'une douleur morbide me traversa les reins. Ce fut comme si mes hanches se disloquaient et que mes os craquelaient, comme s'éffrite l'argile de la terre assoifée... Ce fut comme si se consumait ma peau de parchemin sous la tendresse, comme la sigue qui grignote le tissu fragile et charnel de l'écorce douce et voluptueuse qui recouvrait mon corps végétal... Une douleur à nulle autre pareille. Je crus m'éffondrer sous celle ci et pourtant mes jambes sous mon poid plume ne faillirent pas une seconde, bien qu'elles auraient pu, rien que pour se laisser tomber dans ses bras. Car l'envie était là... cette envie si brute, si puissante qu'elle était inquiétante..

Pourquoi ? Pourquoi malgrès cette répulsion purement physique, l'attirance que j'éprouvais se faisait sentir avec une violence inconsidérée ? pourquoi le corps refusait il ce désir fou qui émergeait à une vitesse qui ne peut nullement être décrite ?

Mes yeux se levèrent vers les siens. Je plongeais mon regard vert de menthe dans le noir Eben des siens. Ce noir qui aspirait les miens comme un gouffre dangeureusement excitant... J'avais soudainement des envies de me jeter à son corps et à ses lèvres... Les Syrinx ne sont pas des créatures primitives ou vulgairement humaines... le désir est bien plus profond que ce que peuvent ressentir d'autres êtres ignares et trop primairs pour en comprendre la complexité... Si ceux là n'ont pas de destins ou bien même s'il peuvent le modifier tout au long de leur vie, celui des Syrinx, le notre, est tracé, gravé à jamais dans notre propre coprs, dans notre propre ame... Et nous étions en train de commettre l'irréparable.. On ne modifit pas l'avenir ... Et pourtant nous le faisions, ames damnées que nous étions...

Je sentit ses doigts venir s'entrelacer au miens et je ne pu qu'y répondre, en caressant la lignes des siens, introduisant lentement mes phalanges entre les siennes... L'envie pulsait dès lors dans mes veines comme un poison, une liqueur renouvellée ... et grisante. Le camélia au creux de mon dos criait, criait à m'en arracher la peau.. Et pourtant plus il criait ma torture plus je me faisait proche de lui. Je remarquais sa main sur la mienne, puis son visage bien plus proche qu'avant. L'envie fut plus forte... L'envie finit par vaincre la douleur et le reste...

Quitte à trahir mon existence et ma destinée je pris ses lèvres dans une étreinte non controlée...
La douleur arriva à son paroxisme... mais le désir lui même aussi...

J'avais choisit mon destin, il avait choisi le sien... Et chacun d'eux portaient le nom de l'autre et cette nuit là en fut le garant et l'unique témoin.
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MessageSujet: Re: Faussement dangeureuse, réellement tendre... Ou l'inverse ? (PV Clause)   Mer 4 Mai 2011 - 21:12


_____Un nouveau monde, le notre_____



L'aube se dessinait sur l'horizon, formant des ondes aux couleurs chaude. Le soleil montait peu à peu dans le ciel, imposant ses rayons à travers la ville. Les contours de Venill étaient occupés par de nombreuses fermes et les coqs qui trônaient sur leurs mottes de foin se pavanaient avant de chanter en cœur l'appel du matin. On pouvait les entendre dans toute la ville, c'était un peu comme un signal pour les commerçants qui, en majeur partie pêcheurs, poissonniers ou bien marchands, installaient leurs attelages sur la grand-place. Venill était réputée pour sa criée où on ne pouvait trouver ailleurs de pareils trésors des océans; mais aussi réputée pour ses produits importés des différents mondes. Certain commerçant faisait longue route uniquement pour participer à cette rencontre hebdomadaire, car nombreux savaient qu'ils ne feraient meilleurs profits ailleurs. Et pourtant, non loin de cette agitation, dans une petite ruelle sans embrouilles, une curieuse auberge n'avait toujours pas ouvert ses portes aux touristes arrivant dans la cité. Une fenêtre demeurait close, deux longs rideaux rouges tombant derrière celle-ci. Les rayons du soleil se faufilèrent entre les larges tissus pour venir titiller le visage des occupants, déposant une douce chaleur naturelle sur la peau des endormis.

Dérangé dans mon sommeil par une lumière éblouissante je plaçai inconsciemment ma main droite sur mes paupières encore closes et essayai de ramener mon autre main vers moi, mais en vain. Je ne compris pas tout de suite où j'étais, et ce qu'il se passait et pourquoi j'étais à moitié nu, ma mémoire étant encore brouillée par les événements. Je tournai la tête à ma gauche et constatai, presque surpris, d'entrevoir la silhouette d'un corps féminin à mes côtés, pas plus vêtue que moi. Je me disposai sur le dos afin de scruter le plafond de la chambre et tentai de me remémorer la journée de la veille. Beaucoup d'images diffusaient dans mon esprit et agissaient comme un puzzle. Les accolant une à une je fini par retrouver le contrôle de mes souvenirs et me retourna vers la jeune femme qui n'était autre que Ssélisse. D'un main hésitante je déplaçai une mèche recouvrant sa joue, et contemplai son visage endormi quelques instants.

Je fini par le redresser, dégageant mon bras de dessous la jeune femme sans mouvement brusques et m'assis doucement sur le rebord du lit. Ma tête dans la paume de mes mains je frottai mes longs cheveux sans vraiment savoir pourquoi, et regardant de nouveau mes mains je constatai le fin rayon qui traversait la pièce jusqu'à moi. Je ne pu m'empêcher d'esquisser un sourire, amusé par cette lueur matinale qui m'avait tiré de mon sommeil. Mes yeux se posèrent sur mon torse, nu, et regardèrent les cicatrices et blessures du temps passé. Ce corps était vraiment endommagé... Mon regard croisa la marque maudite qui reposait au niveau mon cœur et qui n'hésitait pas à me rappeler ce que j'étais vraiment. Un syrinx. Un démon. Le sceau était d'une couleur moins ardente que celle de la veille mais la douleur demeurait. Et étrangement une sensation plus intense et plus puissante prenait le dessus sur le mal. Il était vrai que Ssélisse avait réveillé en moi une partie que je croyais envolée avec mes souvenirs.

Je me levai du lit et avançai d'un pas lent vers le faisceau qui jouait à cache-cache avec les rideaux. Mon pieds se posa sur mon pantalon qui avait certainement volé avec le reste de nos vêtements, maintenant éparpillés dans la chambre. J'en profitai pour le remettre avant de reprendre mon avancée vers la fenêtre. Ma main se glissa entre les longs tissus rouges et les tira légèrement, me permettant de voir à l'extérieur. Les couleurs de l'aube disparaissaient dans un effet de transparence, pour laisser place à la voûte bleutée. De la chambre je pouvais apercevoir le clocher de Venill ainsi qu'une partie du marché qui battait son plein. J’eus un soupir de contentement en observant les toits des maisons qui longeaient le fleuve. J'avais cette impression qui restait en moi. L'impression d'être un autre homme. Un homme nouveau. Dans un nouveau monde. Le notre.


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Ssélisse L'Envouteuse



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Race : Syrinx
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MessageSujet: Re: Faussement dangeureuse, réellement tendre... Ou l'inverse ? (PV Clause)   Lun 13 Juin 2011 - 9:34

Douce chaleur des rayons du soleil filtrant par les volets, comme des rubans de lumière venant jouer sur les courbes et les replis de ma peau. Mes longs cheveux roux étaient comme la mer qui vient lècher le sable dans ses rouleaux amusés, étendues sur le drap blanc et rouge qui nous avait servit de nid charnel, durant cette longue et tendre nuit. Complètement nue, allongée de coté, comme vénus en moins pure, sortant d'un sommeil éternel, je n'avais pourtant pas les yeux encore ouverts.

Si l'agitation déja dehors régnait, ici c'était un trésor de silence des plus doux qui flottait dans l'air ambiant, parfumé de senteurs toujours aussi sucrées que la veille. Un syrinx. Enfin plutôt deux à présent. Il l'était. Et moi de même.Je lui étais son double racial. Il était étonnant de savoir qu'en ce beau matin, nous nous surprenions de nous être trouvés là, et d'avoir toute une nuit partagés ce lit. Je n'avais jamais rencontré un autre de ma race, à la vérité ... Ou seulement quelques vieillards édentés, venus passés leurs derniers jours parmis les vices des autres hommes, pour savoir ce que cela fait d'être hors de sa calme et sage forêt...

Mais lui, il n'avait rien d'un vieillard oh que non... J'irais même jusqu'à dire qu'une certaine curiosité inssatiable et inconnue jusqu'ici, s'était comblée enfin en moi. Comme si inconsciement depuis toujours, j'avais besoin de savoir, de sentir... Et jamais, au grand jamais, je n'aurais soupçonné pareilles explosions de sensation. Etions-nous donc véritablement des êtres à part, nous Syrinx ? Il fallait bien le croire...

Doucement j'ouvris les yeux, lentement, comme si les ouvrire trop vite aurait tout gaché, ou bien m'aurait aveuglé, malgrès la faiblesse de la lumière dans la pièce... Il ne faisait ni chaud ni froid et pourtant j'eus un frisson. Peu éveillée, mes idées n'étaient pas encore tout à fait éclairées, bien que je n'eus absolument aucun mal à me souvenir de la veille, tant le contacte de sa peau sur ma peau était persistant. J'eus un petit gémissement en m'étirant de tout mon long. Cambrant le dos, le soulevant de la couche, tête en arrière un temps, je reposais doucement ceux ci à la manière de la mer qui se gonfle puis se retire . Enfin mes yeux se posèrent sur lui. de leurs écrins verts menthes je le fixais sans regrets et sans crainte. Un doux mais toujours aussi malin sourire aux lèvres...
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MessageSujet: Re: Faussement dangeureuse, réellement tendre... Ou l'inverse ? (PV Clause)   

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Faussement dangeureuse, réellement tendre... Ou l'inverse ? (PV Clause)

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