''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Lorsque le miroir reflète nos ombres liées, Histoire du Peintre et du Violoniste

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Le Peintre

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MessageSujet: Lorsque le miroir reflète nos ombres liées, Histoire du Peintre et du Violoniste   Jeu 17 Mar 2011 - 11:20

Le monde n'a de sens qu'à travers nos sens. Ce que nous voyons, ce que nous comprenons, qu'il nous fasse trembler ou rire, constitue notre définition des choses, des êtres. Et même si le ruban de ma vie me semble s'étendre à travers des temps sans fin, je suis persuadé que je n'ai toujours pas acquis de vision objective des landes qui m'entourent. Je ne pourrais jamais en avoir une, personne ne le pourras. Alors pourquoi la chercher ?
Toujours, je me suis attaché à ce que, moi, je trouvais beau. Dès mon obscure naissance, j'ai avancé sur les chemins de l'art, ne me perdant pas dans la forêt ténébreuse des questions inutiles. Et maintenant que les questions sont venues à moi comme un vent d'hiver, j'en ai conclut que j'avais toujours eu raison. Nous ne pouvons voir les êtres et les choses qu'à travers nos propres pupilles sombres, alors nous ne pouvons avoir l'avis des autres, nous ne pouvons savoir ce qu'il faudrait faire par absolu. La seule chose à faire c'est de suivre ses idées. Se réfugier dans ce que nous aimons, nous nicher dans les grottes de notre âme, afin d'y sublimer ce qui représente quelque chose pour nous.
Le monde n'a de sens qu'à travers nos sens. Alors nos sens sont le sens qu'il faut donner au monde.

Je vais essayer de vous montrer mon monde.

Dès lors que le univers m'accueillait dans ses bras assassins, je me suis sentit oppressé, presque seul dans le noir. J'avais déjà un pinceau dans la main, soit je l'avais appelé, soit c'est lui, nous étions fait l'un pour l'autre. J'ai l'impression d'avoir avancé vers l'art en même temps qu'il se mouvait vers moi. Comme si je nageais à contre courant pour atteindre une barque qui se laissait porter. Ça n'a pas été facile pour se hisser dessus, car bien des choses m'ont fait glisser. A commencer par les autres.
Mon frère.
Ce fut lui qui m'adressa la parole alors que je m'apprêtais à virevolter dans les couleurs de mon imaginaire. Nous venions à peine de naitre, au milieu de rien, et il me demandait déjà :

- Tu penses qu'on sera heureux ?

Sa voix chaude et froide rentra dans mes oreilles comme une tempête. Comme si c'était une fatalité, j'avais bien plus de respect pour lui que pour moi, et ceci se répétera, pour chaque personne qui me parlera, je le savais. Chaque fibre de mon corps tombaient dans un puits de peur et d'angoisse. Je ne savais quoi lui répondre, je n'y avais jamais réfléchi, alors il risquait d'être affreusement déçu. Comment jugerait-il mon comportement ? Mes doigts tremblèrent, mon pinceau chuta lentement, pour venir se coller au sol d'encre, dans des petits sons rebondissants. Je cherchais à le ramasser, en soufflant, quelque part entre mes lèvres bleues d'effroi :

- J..Je n..ne s..sais p..p..pas.

Et alors je me rendit compte que ma bouche ne transmettait qu'une bribe infime de mes pensées, enlaidit, faussée. A quoi bon communiquer si c'est pour s'abaisser autant ? Parce que même ce que j'avais voulu prononcer avait été perdu par la faiblesse de ma gorge, et la maladresse de ma langue. Ainsi il suffirait d'avoir une bonne bouche pour que votre tête apparaisse bonne ? Communiquer est stupide.
Heureusement, le Violoniste ne recommença pas, il ne s'adressa plus à moi pendant un long instant, laissant le silence me bercer. Je pris tous le temps. Plaçant la palette au creux de ma paume gauche, j'avais l'impression de porter un lac, profond, regorgeant de vie. Déjà les idées me vinrent. Je marchai, courbé comme un vieil arbre, alors qu'encore bourgeon. Et c'est lorsque je fis face à l'imposante toile blanche, que je me suis rendu compte de son étendue sans fin. Je souris, enfant, les larmes aux yeux. Cette toile était un don, la liberté même, plus doux que le chant des oiseaux par une matinée grise, plus intense qu'une bourrasque dans les feuilles d'un saule majestueux. Elle offrait tout ce que j'aurais pu désirer, la grandeur, l'innocence, la beauté, la créativité, l'Art.

Ainsi, explosant de joie du plus profond de mes entrailles, je plongeai les poils du pinceau dans ma liberté colorée.


Dernière édition par Le Peintre le Jeu 17 Mar 2011 - 15:52, édité 2 fois
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Le Violoniste

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MessageSujet: Re: Lorsque le miroir reflète nos ombres liées, Histoire du Peintre et du Violoniste   Jeu 17 Mar 2011 - 13:32

Les choses n'ont du mérite que dans le court moment où elles sont intéressantes. Le temps fait tout dépérir. Ça devient fade. Ça devient toujours fade. J'ai parfois l'impression d'en devenir complètement dément, de cette banalité. C'est maussade. Tellement maussade. Je pourrais m'en serrer la mâchoire jusqu'à ce que tous les tendons de mon corps se rompent. Chaque "nouvelle" personne comme les autres qui vient me voir comme les autres et qui me dit "bonjour" comme tous les autres en me tendant la main comme je l'ai vu des centaines, milliers, millions de fois, me donne envie de le prendre par les cheveux et de lui écraser ses sales dents contre le rebord d'une table banale jusqu'à ce qu'il en rote du sang ! J'ai envie que ça bouge ! J'ai envie que ça change ! Je désire, ne serais-ce, qu'un tout petit moment, d'inédit, de choses que je n'ai jamais vu. MAIS ÇA SEMBLE BIEN TROP EN DEMANDER A TOI MONDE, MIASME PURULENT D'UN AMAS DE NORMALITÉS DÉCADENTES !
J'ai du désir, un désir sans fin en moi qui me ronge, qui me dévore par dedans. Je veux. Je veux plus. Je suis avide ! Avide de sensations bonnes ! Qui me feraient, au moins, une fois, me sentir, bien, en moi, là, dans ma peau ! Que je me sentes bien ! Que mon sourire soit réel !
Mes souvenirs sont toujours dans ma tête. Ils me hantent, tapent contre la paroi de mon crâne jusqu'à ce que je hurle de douleur. Ils sont désordonnés, ils viennent de partout, ça se mélange et ça éclate.
Je vais donc essayer de les ranger, pour vous faire comprendre...

Dès le début, mon frère, il s'est mis à peindre. Un vrai petit génie ! Tout content tout sautillant. Je n'arrivais pas à le comprendre. Moi, j'avais un archet, et un violon. Alors j'ai fait des notes. Ça donnait un morceau. Rien de plus. Les cordes ne sonnaient pas très bien, mes doigts appuyaient pourtant dessus. Je restait bien fermement agrippé au manche, je secouais frénétiquement ma main pour frotter. Mais rien ne sortait. Ça ne venait pas, pour moi ça ne servait à rien. J'aurais bien aimé être comme l'autre là bas avec ses pinceaux ! J'ai honte de le dire mais je l'admirais énormément. Il avait l'air tellement content, et il faisait quelque chose de vraiment constructif ! De même j'ai toujours aimé ses tableaux, ils sont vraiment, vraiment, beaux. Je souhaitais devenir le même, mais avec la musique, il n'y avait pas de raison que je me rate. Et pourtant je l'ai toujours fait. Je n'arrivais jamais à son niveau. Je ne progressais pas, et lui il avait l'air de ne pas avoir de limite. Je me moquais souvent de lui, je le narguais, mais je me savais inférieur.
Jusqu'à ce que les Couloirs apparaissent. Les Couloirs Souterrains de l'Avilissement. Et avec eux les premiers êtres, comme nous.

Alors je me suis mis à les arpenter, je me sentais dans mon élément, à découvrir, à voir. Une porte, je la poussai, une autre, je la poussai, je longeais les murs, je descendais les escaliers, et déjà, je commençais à me lasser. Enfin j'ai fait ma rencontre avec quelqu'un.
La première personne à part mon frère. Le dialogue s'est amorcé vite, les messages passaient bien :

- Bonjour. Qui êtes-vous ?

- Je suis. Je suis. Je suis.

- Ah oui ? Moi aussi.

- Je suis. Je suis. Je suis.

- Vous l'avez déjà dit.

- Je suis. Je suis. Je suis.

De toute évidence, les discutions avec les Parleurs n'étaient pas les plus captivantes, même si ça restait des aventures. Mais à l'époque je ne les connaissais pas, ces gens là, alors j'ai simplement pris mon compagnon pour un pur imbécile, bien déglingué. D'autant que sa dégaine n'aidait pas vraiment. Droit, les yeux sans paupières, la bouche entre-ouverte, les bras plus longs que les jambes, tous fins, ballants. Et puis ses habits étaient déchirés, un peu partout, ses manches beaucoup trop courtes pour lui.
Mais tout de suite, j'ai sentit que j'allais être plus à l'aise auprès des autres, car ils pourraient m'apporter des choses que je n'avais jamais vu. J'aurais seulement préféré qu'ils soient plus logique que ça.

Car je ne savais pas encore que l'inattendu est la seule chose qui permet de vouloir vivre.

A cette époque, c'était bien, parce qu'il y en avait. De l'inattendu.

Alors je continuais d'explorer les couloirs.
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Le Peintre

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MessageSujet: Re: Lorsque le miroir reflète nos ombres liées, Histoire du Peintre et du Violoniste   Jeu 17 Mar 2011 - 19:39

L'abstrait me permettrait d'exprimer bien plus de choses, j'en avais conscience, car les pensées et les émotions sont plus que des images, ce sont des flots, des eaux troubles qui n'ont de cesse de couler. Je me délectais. J'avais l'impression que mon corps entier se réchauffait, goutant aux douceurs de la simplicité innocente. Je savais que je n'avais besoin de rien d'autre, tout ce que je pouvais vouloir était à ma disposition, servit sur un plateau, par le monde lui-même. Je ne prêtais d'attention à rien d'autre, mes yeux avaient bien trop à voir sur les sommets de mon imagination. Les vallées de créativité et les monts de joie baignant dans ces nuages de légèreté. Je crois que je ne me suis pas arrêté de sourire, je devais ressembler à un épouvantail, complètement accaparé par une activité qui ne nécessitait pas de mouvements importants.
Chaque tableau que j'achevais, c'était un pas en avant sur les sentiers de ma destinée. Je n'existais que pour et par mes œuvres. Sans me remettre en cause. Le désastre des Couloirs a changé tout cela.

C'était alors que je peignais une ligne rouge, sur un tableau presque achevé. Une chose a soudainement transpercé mes couleurs, une main griffue et laide, elle a tout découpé. Il ne restait plus que des lambeaux de ma peinture, pourtant si importante. Ce que j'avais créé, une partie fragile de moi, elle avait été anéantie en quelques instants. Et cela me touchais au plus profond, mon âme se déchirait lentement, je me sentais torturé. Et alors mes yeux sortirent du voile, virent à nouveau l'univers noir, et ses réalités oppressantes.
Un être ignoble se tenait devant moi, difforme, il me hurlait toutes les plaintes du monde, d'une voix rauque et raclée. Autour de moi, c'étaient des pavés, de la pierre froide, grise, emprisonnant, partout. Quelques torches apportaient une lumière faible, presque dominée par l'obscurité.
Alors je paniquai. Je compris, en cet instant précis, qu'il fallait que je sauve mes peintures, car on pouvait facilement les détruire. Alors je ramassai le tas de cadres superposés que j'avais confectionné, et je fuis.

A travers les couloirs, tout est si lugubre que je sentais les poils de mon corps se crisper à chaque pas. Tout change, tout bouge, tout se transforme comme si les murs avaient un esprit vil. Je tremblais, mes œuvres tombaient de mes mains. Mon souffle était paniqué. Et mon cœur battait sans cesse. Alors j'entendais des pas cliqueter dans mon dos, et en me réfugiant dans les barrières de l'oubli, je courrai encore plus vite. Mes jambes de pantin me portaient comme elles pouvaient, sautant de dalle en dalle. Et parfois je tombais sur des pièces, alors je rebroussais chemin sans attendre. Les pièces sont les endroit les pires que l'on peut imaginer. J'y ai vu maint hommes s'écorcher eux-mêmes, tuer, saigner. Toutes ces images se balançaient dans mon esprit, m'effrayant jusqu'au délire. Souvent je rugissais de peur, mes lèvres bavaient et mes yeux pleuraient. Ça se mélangeait, je ne pouvais penser à rien d'autre. J'avais souvent envie de me laisser mourir, mais c'est à la vue de mes peintures que je reprenais une infime once de courage, qui m'élevait vers la survie. C'était un cauchemar, le plus long cauchemar que l'on puisse jamais vivre. Rien ne pouvait en sortir, l'angoisse était maitre des lieux, elle soufflait son poison par les jointures des pierres. Tout tourbillonnait en moi. Chaque phrase de chaque Parleur s'ajoutait aux autres, et faisaient écho dans mon crane comme la mer s'écrase sur les falaises.

- Tu ne devrais pas être un chien.

- Pardon. Qui est-ce qui ruine les racines ? Pardon.

Je n'arrivais plus à avoir de temps pour moi, pour peindre, pour l'art, pour être serein. Je voulais de nouveau gouter à la liberté, voler dans le ciel de ma tranquillité. Mais tout me poussait à rester debout, entre deux murs trop serrés, bien trop serrés, et entre les voix sans fin des êtres fous à liés.

- Je crois que je vais reprendre un peu de beurre. Je crois.

Ces instants me tétanisaient. Et ils ne s'arrêtaient pas. Ils ne s'arrêtaient pas. Je ne pouvais être patient, c'était impossible dans ces conditions. Mais il fallait réussir à l'être pourtant. Car ces années, dizaines d'années, siècles, millénaires, dans les couloirs, ont occupé une bonne moitié de ma vie. Comme si on avait cassé le bas du sablier, et que les grains se dispersaient dans l'air, mon temps précieux se perdait.

Jusqu'à ce que, par miracle, je trouve enfin, en bas des escaliers, un endroit stable. Au plus profond des Couloirs, il y avait un nids, une demeure, un feu d'espoir sans fin. J'en riais, et j'en ai ris pendant plus de trois jours tant j'étais heureux, car aucun parleur ne s'aventurait ici, et le coin était désert et semblait incroyablement serein. Comme si c'était le seul socle sensé, qui soutenait la folie des couloirs.
Les murs s'envolaient, ils étaient haut, culminant, veillant sur moi. Je jouissais à lever complétement la tête pour essayer d'en voir le bout. Ce vaste réseau de couloirs sécurisés, je m'en suis servit pour rester à l'abri, et peindre, et y exposer mes tableaux. Je connaissais le chemin, et je savais qu'à part mon frère, personne ne pourrait jamais découvrir cet endroit. Car il fallait passer des dizaines de millénaires dans les couloirs pour le découvrir.
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MessageSujet: Re: Lorsque le miroir reflète nos ombres liées, Histoire du Peintre et du Violoniste   Ven 18 Mar 2011 - 8:44

Ce temps passé dans les couloirs constitua probablement le moment le plus ennuyeux, répétitif, lassant, de mon existence toute entière. C'était amusant au début, parce que je découvrais tout. Les choses, les gens, mes pouvoirs. Oui, c'est durant cette période que j'ai compris ma faculté à pouvoir être partout à la fois, et en sentant les images qui venaient dans ma tête, j'ai saisit que je savais chaque vécu qui s'était produit. Je compris également, en me faisant égorger plus d'une fois, que mon corps n'était qu'un reflet de mon être, et que la mort ne pouvait m'atteindre.
J'observais mon frère. Il s'était laissé sombrer dans la peur, et j'en souriais.
Mon attention se tourna de nouveau vers l'art, car je n'avais rien trouvé qui me fasse plaisir comme au Peintre. Je pensais que la vie dans les couloirs aurait pu me le procurer, mais non.

Alors je décidai de prendre mon violon, et d'être pratiquement partout à la fois, à jouer, afin de m'améliorer beaucoup plus vite, tout en me débrouillant pour être à l'écart de la vue de mon frère, pour ne pas qu'il se rende compte que je trichais pour atteindre son niveau. Tous mes moi marchaient à travers les souterrains, jouant des airs macabres. Ça mettait bien l'ambiance.

Hélas, je compris, vite, qu'il y avait, un problème. Je ne progressais pas. Je ne progressais pas du tout ! Je faisais pourtant tout ! Tout ! Tout pour pouvoir, enfin, avoir un bonheur simple ! Mais ma musique ne sonnait toujours pas ! Rien à faire ! Je n'y arrivais pas ! Je me demandais, bien, pourquoi, pourquoi, lui y arrivait, et pas MOI ! Ce petit abruti complètement ridicule avec des yeux de la taille d'une orange qui pleurais comme un bébé sans son doudou lorsqu'il était dans le noir et qui bavait comme une grand mère lorsqu'un pauvre débile lui adressait la parole, il me SURCLASSAIT ? MOI ? MOI ? Je ne comprenais pas. Ça n'était pas normal ! Pourtant, encore une fois, comme toujours, j'appuyais sur les cordes ! Et ça ne donnait rien.
C'est une sensation bizarre de mépriser quelqu'un autant qu'on l'admire.
Surtout qu'il s'était trouvé un endroit à l'écart, le Peintre, il pouvait à nouveau mettre sa peinture sur sa toile.

Et un jour, alors que je jouais encore du violon, un de mes moi monta un escalier. Il y avait beaucoup de lumière, elle m'éblouit. Je mis ma main devant mes yeux. C'est alors que je le vis...

- Le Vein.

..Dans sa totalité. Les couloirs n'étaient plus le seul endroit. Des arbres, des brins d'herbes, un ciel. Tout cela était intéressant pour moi à l'époque. Et cet intérêt soudain, innocent, joyeux pour le monde, signa le début de ma période que je nomme Bien-amoureuse.
Aujourd'hui cette période me donne envie de rire, ou de vomir, à chaque fois que j'y pense.

Pendant la Bien-amoureuse on peut dire que je masquais mon malheur par un sourire niais. Je me persuadais que j'allais bien, j'étais sûr et certain que j'avais trouvé mon équilibre, mon emplacement, ma part. Le Vein logique et calme s'offrait à moi, et avec lui, beaucoup d'êtres d'une intelligence semblable à la mienne. Je parlais aux gens. D'ailleurs la première personne normale à qui j'ai parlé, c'était Miossine. Je me souviens d'elle, assise dans les champs de blés. Elle semblait pleurer. Alors je me suis approché. Il y avait du vent. Je me suis agenouillé face à elle, curieux.

- Tu pleures ?

Des grands yeux mauves sont montés vers moi, humides. Quelques mèches de cheveux tombaient sur son visage. D'une voix cassée et presque plaintive, elle répondit :

- Non.

Mais son ton m'avait révélé le contraire. J'en souris. Mes doigts passèrent dans ses cheveux, pour la découvrir. Une beauté démoniaque.

- Ne verse plus de larmes, elles ne doivent pas parcourir de si jolies joues.

Oui, lors de la Bien-amoureuse, j'étais très bête. Elle me rendit le sourire, et posa sa main sur la mienne.

- D'accord. Mais qui es-tu ?

- Le Violoniste.

On peut dire qu'il ne fallut que cette journée ensemble pour que l'on décide de rester ensemble, le soir même nous faisions l'amour. Et pendant des années nous avons découvert le monde main dans la main. Cela me débecte, cette stupidité tellement banale dont j'ai pu faire preuve ! Heureusement que la Bien-amoureuse fut suivit de la Mal-jouissance. Ça j'en suis un peu plus fier.


Dernière édition par Le Violoniste le Sam 19 Mar 2011 - 8:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Lorsque le miroir reflète nos ombres liées, Histoire du Peintre et du Violoniste   Sam 19 Mar 2011 - 8:59

Le temps passait, et comme le lierre, mes tableaux montaient sur les longs murs. Je compris comment ignorer mon passé, comment vivre sans lui. J'ai entendu bien des gens dire que c'était malsain de procéder ainsi, et que ça ne résolvait aucun problème. Mais je crois que ces gens là n'y arrivaient tout simplement pas, à oublier, pour de vrai, comme lorsque l'on tombe en cadavre, et qu'un processus de putréfaction s'enclenche. Alors nos problèmes ne sont guère la vie qui nous a mené sous terre, mais les fourmis et les racines des arbres qui nous menacent.
Mes œuvres atteignaient un zénith, s'élevant dans un des plus hauts de mes ciels. Je les contemplais, je les découvrais moi-même au fur et à mesure que je les créais, Dieu en délire, dépassé par ce qu'il avait enfanté de sa grandeur.
Le regard des torches ne me quittait pas, et la voix des murs me soufflait bien plus de choses que je ne l'aurais désiré.
Au fil des ans, je ne progressais plus, j'avais même l'impression que mes peintures perdaient de leur splendeur. Ne comprenant pas, je fis un tour sur moi même. C'était l'atmosphère. Si j'étais libre dans ma tête, mon corps, lui, ne l'était pas. Cette prison de pierre aurait fait pleurer n'importe quel oiseau, et ce jusqu'à sa mort. De plus, cela faisait un moment que les extrémités de mes doigts vibraient, que mon cœur battait un peu plus fort et que je respirais plus rapidement. Tout mon être ressentait quelque chose, comme s'il y avait un endroit bien plus libre que celui-là.

Ayant peur des couloirs, je suis allé au plus haut, sans même me poser de questions, avec le manque de logique d'un lézard paniqué. Mes yeux se fermèrent. Une onde glacée me parcourut tout le corps, milliers de bouches mordantes, dévorant la chaire et les os. Mes paupières se glacèrent dans un mouvement d'ouverture. Et je le vis, le Vein, du sommet des monts lacérés.

Un vent de givre, puissant, balayait les épais nuages autour de moi. En bas, une forêt noire s'étendait comme une goute d'encre dans un bol d'eau. Et l'astre, là, atténué par le poids du ciel, rayonnait sur moi. A l'horizon, on pouvait voir certains champs et certaines plaines, pleines de mystères. Mes bras se levaient, lentement, apprivoisant le tumulte des rafales. Le son grave qui chantait à mes oreilles ce jour-ci, il m'impressionnait de sa majesté. De tout mon corps, je m'étendais à la verticale, me laissant balancer comme un drapeau. Et alors, sans vraiment savoir pourquoi, j'ai couru, et plongé du pic. Mon être flotta et chuta.

C'était un beau monde.

Par la suite, j'ai trouvé des endroits paisibles où avoir l'esprit libre. Pas trop chaud, pas trop froid, pas trop sombre, pas trop lumineux, j'étais aussi exigeant que la plus subtile des roses. Et mes œuvres grandissaient en beauté au point que je n'étais presque plus capable de les interpréter. Les flots d'idées tournaient dans ma tête, tourbillon, engendré par les plus profonds courants marins. Je regorgeais d'inspiration, sans limites. Mon âme chauffait, brillait et s'embrasait. Ma peau et mes entrailles tentaient de retenir ce bouillonnement intérieur, puisant son magma dans les volcans. Mais rien n'y faisait. Ma joie était telle que la légèreté ne quittait pas mon thorax.

Seule une chose pouvait me stopper dans mon élan inoffensif. Les autres.
Je me suis toujours demandé pourquoi ils avaient besoin d'aller se coller entre-eux. Comme des sangsues. Ils parlaient, criaient, riaient ensemble. Je ne les comprenais pas, je ne les ai jamais compris. Mais moi, ça ne me posait pas de problèmes, le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.
Je ne sais pourquoi on est venu m'adresser la parole. N'importe quoi peut-être source de conflit, ou d'amitié. Leur jugement est obligé d'opérer, quoi qu'on fasse, même si on ne fait rien. Surtout si on ne fait rien. Ils vous observent, ils vous traquent, ils vous poussent dans vos retranchements, jusqu'à ce que vous concédiez à leur opinion sur vous.
La parole n'est pas maitre de réflexion. Aller vers l'amour c'est faire venir la haine. Rien n'est stable lorsque l'on se juge sans céder. Ne faire que communiquer, c'est perdre de son soi pour correspondre à l'autre. Une société qui accepte est une société qui bannit. S'entre-aider c'est se redevoir. Souffrir et rire sont semblables, ils viennent parfois ensemble.
Toutes ces phrases je les aies construites pendant mes premières observations sur les autres. Une philosophie m'a ainsi suivit jusqu'à aujourd'hui. Je me suis toujours demandé, sans avoir de réponse :

- Mais pourquoi donc ne peignent-ils pas leur propre tableaux, sans déborder ?
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MessageSujet: Re: Lorsque le miroir reflète nos ombres liées, Histoire du Peintre et du Violoniste   Sam 19 Mar 2011 - 19:10

Miossine était quelqu'un de sympathique. Du moins, c'est ma compagne qui a tenu le plus longtemps. J'étais dans la Bien-amoureuse, c'est probablement pour ça. Nous avons échangé une relation pendant plus de cinq siècles entiers. Un véritable record ! Réussir à se faire supporter pendant 500 ans ! Je ne m'en souviens plus bien, mais elle devait avoir la cuisse ferme la petite !

Nous voyagions ensemble, des amis, bien des amis, on en avait beaucoup. Je parlais avec eux, je riais, mais plus je riais, plus je me sentais vide, tout à l'intérieur, là, dans mes entrailles, qui saignaient, de partout. On s'amusait, on s'aimait, on se réjouissait, c'était lamentable. Comme je l'ai déjà dit, j'essayais d'être sûr que je m'étais fait une vie stable, sans problèmes. Miossine, elle, elle m'aimait à un point pas possible, c'était à la limite de la folie, ça sortait de tout son corps comme du pus, elle me lâchais jamais. Mais moi non plus je la lâchais pas. Je croyais, comme elle, pouvoir tout faire pour elle. Tout, à l'abondance, sans attendre quelque chose en retour, juste pour faire plaisir tellement on s'aimait. Elle m'aimait. Elle m'aimait vraiment la garce ! Ses yeux, ça en pleurait d'émotion ! On aurait dit mon frère quand il bavait.

Quoi qu'il en soit, la Bien-amoureuse prit fin à un moment précis, très clair. Quand j'ai compris la distinction que les gens faisaient entre le Bien et le Mal. C'était un jour. J'y réfléchissais. Il y avait du vent. Il y avait des arbres. Il y avait des brins d'herbe. Banal. Et ce jour là, je me suis dit, que j'en avais assez. C'était une sorte de déclic, un coup de gong sauveur, dans ma tête. Le Bien, les petits amours, tout ça, je réalisais que c'était ennuyeux, banal, infect. En fait je l'avais déjà réalisé depuis longtemps, depuis quelques siècles, en fait, le lendemain de ma rencontre avec Miossine je m'en étais rendu compte, et ça avait trainé dans ma tête depuis tout ce temps. Mais sur le coup, j'avais l'impression de le découvrir ! Je me suis dit que j'en avais marre, vraiment marre. De ces imbécilités qui me rabaissaient, rire, s'amuser comme des enfants, JE VALAIS BIEN PLUS QUE ÇA ! C'était, BANAL. Et pour moi, je crois que, vous l'avez, compris, c'est la pire insulte qui soit ! JE VOULAIS QUE ÇA CHANGE UNE BONNE FOIS POUR TOUTES !

Ce jour là, on venait de faire l'amour avec Miossine, dans l'herbe. Elle était à côté de moi, nue, étendue. Son regard plongé dans le mien. Ses vêtements étaient à côté, sa tunique, sa ceinture et puis sa dague accrochée dessus pour se défendre. Je regardais son corps, je le jugeais de haut en bas. Mon cœur commençait à se serrer. Ma mâchoire aussi. Le soleil tapait contre mon front, j'avais chaud. Je me sentais, mal, encore, ENCORE, encore une fois, comme toujours. Je me sentais vraiment mal, comme si quelque chose voulait sortir de ma peau, mais que ça n'y parvenait pas que ça poussait que ça tirait que ça s'élargissait prenant toute la place sans que je puisse respirer même pas reprendre mon souffle ni une simple petite ridicule bouffée d'air. D'un air pur. Non, je devais respirer mon propre esprit noir. Sans pouvoir en sortir. Ma main tremblait légèrement alors qu'elle saisissait la ceinture, et la trainait vers moi.

- C'est une belle journée tu ne trouves pas chéri ?

Oh tiens ? Une phrase que j'avais entendu des centaines de milliers de fois dans la tête des autres et dans la mienne. Pourquoi, est-ce que tout le monde, parlait, toujours, comme ÇA ?

- Très belle.

Elle sourit, mes dents se serraient d'avantage, je sentais mes molaires à la limite de l'explosion. Tout cela me donnait une migraine telle que je commençais à voir flou. Les phrases de mes "amis" me tournaient dans la tête, je remettais en cause tout ce que j'avais fait depuis 500 ans, comme un pantin, comme un STUPIDE JOUET. Mes yeux tombèrent sur la dague, je pris le manche entre mes doigts et le serra de toutes mes forces pour me passer les nerfs.

- Mais j'ai un peu peur des nuages là-bas. Il vaudrait mieux se mettre sous un arbre.

Combien de personnes dans le monde pouvaient perdre leur temps à parler du temps qu'il allait faire ? Quel intérêt sérieux y trouver ? AUCUN. Le temps, c'est bien, soleil, SUPER, pluie, ORIGINAL, nuage, INCROYABLE J'EN AI JAMAIS VU, brouillard, ÇA ME PASSIONNE VRAIMENT. Tout cela, j'en étais affreusement désabusé.

- On a le temps.

Je répondais avec toute la patience que je pouvais. Ce monde me débectait, je le voyais rester comme d'habitude, faire tout comme d'habitude, rien qui ne change, rien qui ne varie un tout petit peu. Non rien. C'était horrible. Bruit de métal. La lame était sortie de l'étui, je la regardais, jouant un peu avec, je la plantais dans le sol.

- Fais attention à ne pas te faire mal mon chéri.

A ce moment précis, j'ai écarquillé grand les yeux, ils se sont absolument illuminés, je me suis retourné complétement vers Miossine, je l'ai prise par les cheveux et d'un mouvement de bras d'une violence inouïe, je lui ai traversée toute la gorge avec la dague. Elle est restée plantée, tellement enfoncée que même une partie de la garde s'était fiché dans le cou. Aussitôt le sang à giclé à flot. La démone porta ses mains à la blessure, elle se redressa, ses cheveux s'imbibèrent de pourpre, gluants. Sa bouche ne trouvait plus d'air, je la voyais essayer, je la regardais de tout près, mes pupilles sur elle. Je percevais sa glotte qui remontait un peu, elle tentait de déglutir. Puis elle se tortilla sur le sol. Son corps nu rampa, se débattant, et enfin elle a monté ses yeux sur moi. Ces derniers pleuraient comme quand je l'ai rencontrée. Elle semblait s'interroger, comme si elle ne voulait pas réaliser ce qui lui arrivait. Décidément, même elle ne m'avait jamais compris, personne ne me comprend, personne n'est de mon avis. Ses yeux m'imploraient d'essayer de lui prouver que je l'ai aimé.

- HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA !

C'est ce que je répondais. Ça me paraissait être cohérent comme réponse.
Et cet acte, de tuer la personne qui m'aimait, c'est ça, le début de la Mal-Jouissance.
J'avais fait la distinction entre Bien et Mal. D'un côté : Le définitivement sans-intérêt, de l'autre : Ce qui pouvait apporter des instants amusants.

A l'époque, les démons évolués commençaient à affluer sur la surface du Vein. Parmi-eux, beaucoup de jolies démones comme celle que je venais de tuer. Pendant cette période de la Mal-Jouissance, j'ai cru que mon besoin de plus, de toujours plus de sensations, pouvait être calmé par le sexe. C'est pourquoi, dispersant à nouveau des centaines de "moi" sur la surface des landes, je me mis à me reproduire avec la plupart des femelles du monde. Connaissant leur vécu, et leurs gouts, je jouait avec ça et avec mon expérience pour me les approprier au plus vite. Une fois que je m'étais servi de leurs corps, je passais à d'autres. Et cela à duré un petit moment, avant que je ne sois plus satisfait, et que je trouve cela banal et répétitif. La fin de la Mal-Jouissance annonça le début de la Recherche.


Dernière édition par Le Violoniste le Mar 22 Mar 2011 - 11:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Lorsque le miroir reflète nos ombres liées, Histoire du Peintre et du Violoniste   Dim 20 Mar 2011 - 19:00

Je peignais toujours, épris de ma propre flamme comme l'essence d'incandescence. Ignorant le monde extérieur comme je le pouvais. Mon esprit, renouvelé sans cesse, ne perdait jamais l'innocence. Sur mon vieil arbre poussaient des jeunes feuilles, qui mourraient comme elles étaient venues, mais ne perdait jamais de leur pureté. Jusqu'à un jour, il faisait un peu trop beau, le soleil me gênait. Je m'étais confectionné une toile noire que je portais sur la tête comme un capuchon. On ne me reconnaissait pas de dos.

- Oh un peintre ! C'est très joli ce que vous peignez monsieur ! Viens voir chéri.

La voix venait de mon dos. Encore une personne qui m'adressait la parole ? Elle regardait mon tableau. Comme d'habitude, je me sentis plus que mal, mon cœur battait comme jamais, mes doigts montèrent tout seul à mes lèvres. Je me disais qu'elle n'avait pas le droit de regarder, bien que son ton me rassurait, elle n'avait pas l'air méchante.

- Et bien ? Vous ne répondez pas ?

Elle avait fait le tour pour voir mon visage, je montais mes yeux vers elle. Des petits yeux malins, un nez fin et lisse, les cheveux noirs déferlant sur ses frêles épaules comme une houle, un sourire apaisant. Je sentais en elle toute la bonté et la bonne volonté du monde. Je ne savais quoi dire.

- B..Bonjour.

C'était probablement la meilleure chose à prononcer. Elle me sourit de plus belle, en penchant la tête sur le côté, mais ne répondit pas. Je pensais à une coccinelle en la regardant, on pouvait la juger ainsi. Celui qu'elle avait appelé "chéri" ne tarda pas à la rejoindre. C'était mon frère. Mon regard changea, j'avais l'impression de pouvoir percer avec. Je le portais sur la femme.

- Vous nous permettez de regarder ?

Ma réponse ne tarda pas, et ne bafouilla pas, pour une fois.

- Oui.

Le silence retomba, je pris mon pinceau sans trembler, et appliquai quelques touches. Mon capuchon faisait de la pénombre sur mes sentiments.

- Bah alors ? Tu ne trouves pas ça joli ?

- Si.

Mes yeux tournèrent à nouveau, se plaçant dans ceux du Violoniste. Il les détourna, vers la droite. Je fronçai les sourcils. Un reproche intense pouvait se lire dans mes yeux aux bords des larmes. J'étais triste. Mes dents se crispèrent. Tout vrillait autour. Flou. On entendait le son du vent caresser doucement les brins d'herbes, qui frétillaient. Je fis tomber mon capuchon, ma tête restait vers eux, mon corps tourné face au tableau. Un son grave, que je n'avais jamais entendu, sonna dans ma gorge, se mêlant aux rancœurs des brises. Alors que mon être restait droit, les bras ballants.

- Devenez-humbles, jeunes gens, humbles comme les pétales d'une fleur. Ainsi, rien ne pourra vous faire nuire.

Suite à cela, mon frère m'a fait passé pour un fou, et ils sont partit, bien que la jeune femme m'ait compris. Ma tête se secoua lentement, je n'y étais pas parvenu. Par la suite, j'ai continué à peindre, des jours, des mois, des années, des siècles durant. Mon regard ne portait que sur mes créations, je grandissais avec elles. Chaque peinture, c'était un élan dans le monde de la pensée. Je nageais dedans, comme un petit poisson, essayant de traverser toute une mer avec ses minuscules nageoires. Ma philosophie devenait mature, j'avais un recul que je n'aurais jamais pu imaginer. Mais mes émotions et mon incorruptible sensibilité restaient blottis contre ma gorge, prêts à la resserrer, et à rendre inutile toute réflexion. Le temps passait, et je songeais. Alors l'idée me vient. Peindre le plus beau de mes tableaux, qui ne pourra jamais, jamais, être surclassé par un autre des miens.
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MessageSujet: Re: Lorsque le miroir reflète nos ombres liées, Histoire du Peintre et du Violoniste   Mar 22 Mar 2011 - 11:51

La jouissance procurée par l'acte sexuel en lui-même m'amena à un peu de satisfaction. Je croyais, au début, que c'était cela la solution, et plus ou moins ce que j'avais toujours recherché. Je m'étais dit qu'il y avait une partie perverse, froide et noire, au fond de moi, qui transformait tout plaisir en cendres. Et j'ai cru que ce noir représentait un manque d'assouvissement de mes pulsions primaires. Hélas j'avais faux, encore une fois. Toutes les théories sur moi même n'aboutissaient à rien. Car plus je passais entre des cuisses, plus je n'y voyais que l'action de passer entre les cuisses, sans rien en plus, sans rien pour me sentir bien dans ma peau qui se serrait. Alors je comprenais que le problème, il ne venait pas de moi, mais du monde qui était affreusement fade, et périssait sans cesse. L'envie de sexe était passée à l'indifférence, et cette indifférence au dégoût. Je me donnais envie de vomir sur toute cette viande nue et molle dont je m'étais servi pour espérer enfin vivre normalement dans la mienne pour pouvoir enfin ressentir un apaisement de mon âme qui fasse en sorte que j'arrête de me sentir MAL. Mais je commence à me lasser de le répéter. Ça devient, BANAL.

Ainsi donc, ma période de Mal-jouissance ne dura pas.

[suite bientôt.]
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MessageSujet: Re: Lorsque le miroir reflète nos ombres liées, Histoire du Peintre et du Violoniste   

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Lorsque le miroir reflète nos ombres liées, Histoire du Peintre et du Violoniste

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