''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Fantômes nocturne.. [PV : Meryle]

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Akira Satetsu



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Race : Démon Commun
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Fiche de Personnage : Cendres.


MessageSujet: Fantômes nocturne.. [PV : Meryle]   Mer 23 Mar 2011 - 20:04

Fantômes nocturne.
Meryle_et_Akira.


Froid. Tellement froid. Pourquoi sentait-on si intensément le froid ici ? Akira gelait. Pourtant, la nuit n'était pas très profonde. Pourtant, le ciel était d'un bleu marine à couper le souffle, la brume donnait un aspect irréel aux grands plateaux, et un vent glacial frigorifiait les os du démon. De plus, la fatigue commençait à lui mordre la peau et les muscles. Les alentours étaient bondés de sangsues. Il ne fallait pas croire, mais ces bestioles étaient coriaces. Le sabre dans le dos, la lame laissant quelques gouttes de sang au sol, Akira ne se préoccupait pas vraiment qu'on puisse le trouver. Ses muscles le lançaient, son sang pulsait dans ses tempes comme un gong cruel. Son corps tremblait, ses foulées faiblissaient petit à petit, le vent lui fouettait le visage. Ses yeux bleus glaces scintillaient, à cause du froid. Le seul vêtement chaud dont il disposé était un manteau en piteux état, déchiré en vieux tissu bleu foncé, sinon, sa tunique était aussi fine qu'un drap. Une rafale faillit le mettre au sol, il resta un instant immobile, à lutter contre la force dévastatrice du vent. Une vrai tempête s'abattait dans le coin. La pluie menaçait de s'abattre elle aussi. Il fallait trouver un abri, Akira était loin d'avoir la force de tenir la nuit entière, ou de se bagarrer avec d'autres vampires.
Petit à petit, progressant durement à travers le vent et la brume, Akira s'éloignait du coin infesté de sangsues. Il devait forcément il y avoir un village. Juste un camp, voir même une grotte où il pourrait enfin goûter à la chaleur. Chaque particules de sa peau se hérissait. Ce que les humains appelaient à la chair de poules. Quelques gouttes de pluies commencèrent à tomber. La peau du démon était blanche comme du marbre, ou de la porcelaine. Le froid lui durcissait les veines, le sang avait du mal à circuler. Cette fois, la violente rafale le propulsa au sol, dans l'herbe humide. Ses jambes se faisaient lourdes et faibles, il se releva avec peine, et tenta de continuer sa route.

Malgré la rage du temps, et les douleurs intenses de son corps, il sentit une odeur de pierre et perçut faiblement l'odeur familière de la fumée. Un village ? Ses yeux plissés, presque fermés s'agrandir légèrement. Sa volonté reprit le dessus, même avec les tiraillements assassins de sa peau. Tout se liguait contre lui. Et depuis quelques minutes.. Il sentait une présence derrière lui. Pas démoniaque, pas humaine. Akira jura intérieurement, encore une de ces garces de vampires. Présence féminine. Ses sourcils se froncèrent. Il ne ferait preuve d'aucune pitié, et d'aucune indulgence. Cette bestiole crèverait ce soir. Sa tête s'inclina sur le côté, et il aperçut le corps fantomatique de la vampire errante. Lentement, et non sans facilité, son bras droit se saisit du sabre dans son dos et le dégaina doucement. La sangsue se déplaça rapidement, bon sang, en plus il allait devoir jouer à cache-cache.
La vampire bondit bêtement sur lui.
Elle était trop impulsive, trop assoiffée ? Il ne savait pas vraiment si les vampires de Feleth buvait le sang par soif ou juste par envie. Akira lui saisit les cheveux, plaçant son sabre dans son dos, prêt à lui découper les hanches. La pluie s'était calmée. Le vent non. Le visage de la créature lui parut beau. Délicat, finement dessiné. Soudainement, cela lui parut stupide de gaspiller un visage aussi poétique. Mélange entre la violence, la rage, l'addiction. La sangsue, entre ses mains bougeait, cherchant à se libérer. Elle grognait, rageusement. Le démon resserra sa poigne sur sa chevelure foncée, et appuya sa lame dans son dos. Peu à peu, la femme perdit sa vivacité, présageant sa mort. La main d'Akira glissa sur son visage, et il saisit sa gorge, puis, d'un coup sec, il lui trancha le buste. Le corps presque en deux parties s'écroula au sol, l'odeur du sang lui parvint aux narines comme une douce caresse corporelle. Le vent lui rappela le froid. Sans intérêt pour le nouveau liquide rouge qui recouvrait la lame, il reprit sa route en courant. Toute douleurs physiques oubliées. Il avait faiblit, cela ne se reproduirait plus.

Sa course effrénée, le mena à une sorte de coin perdu. Et là, c'était clair. Un village. Un village qui ressemblait à une ville fortifiée. Mais en fait, c'était un endroit fortifié. Mais pas aussi grand qu'une ville. Il paraissait avoir été reconstruit, vu les bâtisses en bon état. Des chaumières ? Il ne s'en rendait pas trop compte. Comment aborder ce chef de village ? Akira n'était pas en mesure de parler. Tuer cette douce moins que rien, traverser une tempête oppressante. Subir les fantômes nocturnes de la lune. Refouler ses souvenirs. Il ne pourrait parler. Le démon décida de se faire passer pour muet. Avançant, hésitant, faible, endolori, frigorifié, il resserra le vieux manteau et, ne sachant trop où aller, se dirigea vers une sorte de chapelle. Peut-être le seul endroit désert où il pourrait au moins dormir.
Peut importait le léger appétit qui le tenaillait, et l'envie violente de dessiner qui lui étreignait le cœur et l'esprit. Il fit preuve d'encore un peu de faiblesse en priant pour reposer ses muscles. La chapelle était bien construite, mais il émanait d'elle un sentiment de mystère. C'était peut-être juste son imagination, mais cela lui plaisait. Sentir cette étreinte d'étrangeté et de peur. Ça le rassurait. Vérifiant que personne ne le suivait, il s'appuya à la porte de la chapelle et tenta de tourner la poignée pour enfin sentir la caresse de la chaleur de sa peau...


Dernière édition par Akira Satetsu le Mar 16 Aoû 2011 - 23:49, édité 2 fois
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Meryle Nightlander



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MessageSujet: Re: Fantômes nocturne.. [PV : Meryle]   Jeu 24 Mar 2011 - 0:23

" la vie se lasse le temps trépasse... Ou peut etre est ce l'inverse je ne sais plus... Depuis combiens de minutes suis je là à attendre que les mots me viennes, sans apercevoir une lueur qui trahisse mes souvenirs afin de crever l'ennuis qui me ronge et la solitude qui se pose... Ou peut etre que là aussi, l'inverse est le plus juste... "


La plume grattait inlassablement le papier. Et voila trois jours que la pluie au dehors melait sa triste mélodie redondante au murmure de la pointe d'argent meurtrissant les pages vierges d'un petit manuscrit jaunis par le temps, laissant pour seule trace un sillon d'encre noire. Elle était là depuis des heures à écrire. Il avait rarement autant plu depuis bien des lunes sur les plaines et le vent faisait rage. La bruine tambourinait sur les carreaux des vitrailles de la chapelle. Le village était vide de toute vie. Aucun n'aurait bravé la tempète qui se déchainait sous les cieux menaçants. Les éléments étaient en colère ce soir, la tristesse caressait de ses mains douloureuses les affluts de mes pensées grises. Silence et mélancolie... Un ambiance étrange reignait dans les faubourgs du village et ses ruelles assombries. Comme si la vie et l'animation n'y avait jamais exister. Les nuages comme des amas de fumée denses, comme chargés de cendre et de charbon, grondaient d'une rage contenue et inquiétante... Le froid s'insinuait partout, comme le vice qui se glisse entre les interstices de chaque recoin de peau inconsciemment laissé à porter des griffes de l'humidité saisissante et glaçante.

En réalité il venait à peine de se mettre à pleuvoir.. Pourtant j'avais l'impression que cela faisait des années que le ciel pleurait sans arrêt.

Je relevais la tête vers le vitrail qui me faisait face. Mes yeux se surprirent d'eux même à contempler d'un regard vide et absent, les gouttes de pluie s'écraser dans un bruit mat et sourd comme un son en arrière fond contre les carreaux de couleurs ternies par le temps maussade et le noir de la nuit présente.

Seules quelques bougies éclairaient la pièce supérieur de la chapelle qui me servait de toit depuis les 60 lunes qui me séparaient de ma montée sur "le trone" de ce village. Ses pierres grossièrement taillées et son cachet d'ancienne ruine trahissait le lieu de culte. J'avais aimé cet endroit, m'y sentant étrangement en sécurité. Mais cette nuit ci, j'étais seule... Comme la seule ame ayant garder les yeux ouvert sur un monde endormis pour une éternitée limitée.
La chaleur des flamèches délicates qui donnaient à la cire des formes torturées et qui accrochaient la pierre et les bougeoires de fer forgé posés ci et là, donnait une atmosphère presque religieuse à la seule différence qu'aucun signes ne prouvaient que ce le soit véritablement. La chapelle était comme vide de présence malgrès ces bougies allumées et la douceur de l'air ambiant. Du moins semblait vide... Le hall état vraisemblablement désert mais l'escalier qui montait sur la gauche était aussi éclairée de ces petite lumières de feufolet posées à même le sol, dont la cire dévalait les marches par endroits comme une rivière blanche mais figée à tout jamais.

Assise à mon chevalet dans la pièce à vivre qui surplombais la chapelle, en haut de l'ésclaier, ce fut un bruit de fer rouillé comme un loquet que l'on dévérouille qui me tira des ma mélancolie ponctuelle. Y avait il ame qui vive à cette heure ci ? Et ici ? je restais un moment assise à fixer le vide de l'éscalier en fond de pièce . Restant à l'affut d'un nouveau bruit qui trhaisse une hypothétique présence . Avais je rêvé ? ... Je ne le croyais guèren mes sens ne me trompaient que rarement... Ou bien étais ce la solitude et ses entrave qui m'envoyait de vicieuses impressions comme des visions utopique pour me retrancher dans une tristesse accablante ? ... Mais ce ne fut pas le son qui me prouva le contraire.. Mais une odeur forte et âpre qui prend l'odoras et mord à la gorge de son parfum amer et subtile... Une odeur de sang.
N'importe quel vampire aurais sauter sur ses membres arrieres et aurait accourus perfidement à l'assaut de cette odeur ennivrante... Tel ne fut pas ma réaction. Ces dernieres années au sein des humains m'avait humanisée à un point que la pulsion animal qui coulait dans mes veines avait été annihilée par une raison qui s'était faite et construite d'elle même. Ce fut l'inquiétude qui me pris alors. Je me levais de mon siège et marchant d'un pas calme et posé malgrès l'apréhension et la curiosité je me dirigeait vers les larges marches qui menaient à niveau inférieur et descendit alors...
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MessageSujet: Re: Fantômes nocturne.. [PV : Meryle]   Ven 25 Mar 2011 - 21:33

La chaleur l'avait gagné. Rien n'aurait pu le satisfaire plus qu'à cet instant. Cette immense bouffée de chaleur qui l'avait enveloppé, protectrice, comme une mère. Cette étreinte, chaude et agréable. La porte claqua toute seule. L'endroit était désert. Ses sens encore endoloris, il était incapable de deviner si quelqu'un se trouvait, en haut des grands escaliers. Tout paraissait calme. La tempête de dehors semblait lointaine. Très lointaine. Engloutie par la chaleur de l'édifice. Akira se frictionna les bras. Il était tellement rare qu'il se sente aussi.. humain. Dans le Vein, il y a avait parfois du chaud et du froid, mais c'était différent. Cela n'était pas un supplice, il y avait toujours les murmures déments de ce monde. Dans le Vein, tout était différent. Il ne fallait même pas tenter de comparer. Le démon repensa avec mélancolie aux étreintes du Vein. La douleur agréables des gouttes de pluie, la violence des éclairs qui lui déchiraient la moindre parcelle de son être. En pensant cela, il se dit qu'il avait peut-être échapper de justesse à une séance de torture, mis à terre par la foudre. Akira fit quelques pas, les jambes encore tremblantes. Ce n'était pas de la peur, juste une immense fatigue qui lui mordillait la peau à chaque inspiration.
La montée des marches commença. Ses muscles gémissaient. Plaintes sans bruits, se manifestant juste par des douleurs intenses. Puis aussi, l'esprit meurtri par les souvenirs si poétiques du Vein. Une chanson qu'il avait entendu, de la gorge d'un démon étrange lui revint. Cela lui paraissait lointain, tout comme cette tempête. Le démon avait chanté dans une langue étrange, une chanson qui, au premières émotions ressenties parlait de la pleine lune et des créatures qui parfois prenaient vie, en ces nuits. Son pieds buta sur une marche, et sans bruits ni aucune manifestation faciale, Akira glissa et se cogna le nez et la lèvre sur une marche. Du sang coula. Son front aussi, cogna légèrement le sol, lui faisant voir flou un instant. Avec le revers de sa main, il frotta sa lèvre. Le sang s'était sûrement rependu, mais au moins, il cesserait de couler un moment.

Soudainement, sans crier gare, lui vint une sorte de vision derrière les yeux. Une femme. Sans visage, rien. Juste une présence. Il se retourna. La sangsue le hantait peut-être. C'était fou tout ce qu'il avait ressenti, simplement en retenant sa chevelure foncée, et en fixant ses prunelles démentes et sauvages. Mais là.. Ce n'était pas elle. Un vampire peut-être, mais alors très spécial. Il perdait pieds dans ses pensées. La fatigue faisait hurler son corps en entier. Sa peau, ses muscles, ses os. Ses yeux brûlaient. Ses lèvres tremblaient.
Le jeune démon s'assit sur la marche où il avait chuté et passa sa main sur son visage. Tout était embrouillé. Confus. Flou. Il ne comprenait plus rien. Concentré sur son immense douleur physique. Et son néant de mélancolie. Perdu. Perdu. Abandonné. Dans un monde qu'il ne connaissait pas. Perdu dans son passé. Abandonné dans un enfer. Il le méritait peut-être, aux yeux d'une quelconque entité, si cette dernière existait. Après tout, il avait tué les siens. Il avait tué. Tué sans cesses. Mutiler des cadavres, brûlé d'autres, pendu certains. Tant de choses qu'il avait faite pour extérioriser son art, et son amour de la poésie macabre.
Des spasmes de tristesse faillirent le faire pleurer. Mais il ne pleura pas. Comme d'habitude, il enfouit sa douleur et sa peine au fin fond de son âme. Ces émotions.. Il ne fallait plus jamais les regarder en face, ne plus jamais écouter leurs murmures détruits. Leurs complaintes faites de larmes et de souffrances. En lui, couvait un monstre aux griffes acérés qui l'avalait au fil des jours. Et le pire.. Sans s'en rendre compte, Akira s'y abandonnait. Dans son propre gouffre, aux mains de ce monstre qui mangeait tout son être, parcelles par parcelles.

Après ce plus ou moins long moment à penser. A souffrir. A se laisser couler dans son gouffre, il entendit des bruits. Ses jambes lui obéirent, et il se remit sur pieds. Il fallait monter les escaliers. Explorer un peu. Quitte à tomber sur quelqu'un de vivant. Au pire des cas, il en ferait une bouillie, de chair et de sang. Au pire des cas. Sa gorge était nouée, comme d'habitude, dès qu'il songeait à parler. Entendre sa voix, quelle horreur. Une profonde envie de vomir lui saisit l'estomac. Akira jura intérieurement. Il s'insulta lui-même. Avant, il encaissait tout. Depuis quelques temps, il était constamment au bord des larmes. Son poing alla frapper un mur de rage. Le démon n'avait même pas réfléchi. La violence de son acte.. Ses phalanges étaient meurtries. Le mur à peine amoché. Il saisit ses cheveux, tentant de calmer sa colère. Et pourtant, malgré la neutralité de son visage, sans signes apparent, ses sourcils de froncèrent, ses yeux se fermèrent et un cri étouffé de haine lui échappa.
Il avait envie de frapper tout ce qu'il y avait à porté de sa main. Mais il parvint cette fois-ci à se retenir et continua de monter l'escalier. En effet. Une femme. Spéciale. Debout, la chevelure blonde, blanche ? Les yeux étranges, effrayants. C'était bien un vampire.. Mais, d'après l'odeur qui émanait d'elle, elle était comme...sevrée. Était-ce possible ? Le sang n'était-il pas la source des vampires ? Il en savait trop peu pour juger. Son regard croisa celui de la femme. Il oublia toute initiatives de parler. C'était impossible avec le monstre enragé qui lui lacérait la gorge et la poitrine.
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MessageSujet: Re: Fantômes nocturne.. [PV : Meryle]   Ven 25 Mar 2011 - 23:47

j'avais à peine déscendu quelques marches que je tombais sur une silhouette à demie morte gisant sur les marches de pierre de l'esclalier dont dévalait la cire des multiples bougies qui s'y trouvaient.
Du sang... Du sang , trop de sang... l'odeur âpre et prenante, etouffante envahi ma gorge mais au lieu dem 'attirer, elle m'étrangla à la manière d'un étau.. Depuis trop longtemps je n'avais pas sentit ce parfum morbide et brulant mes papilles.. Pourtant j'en aurais eus une nausée violente... la tête me tourna une seconde, je portais la main à mon front...

Mes yeux se reposèrent assez vivement sur cette créature sanglante qui dans un râle de douleur semblait se débattre avec lui meme... C'était un jeune homme.. Et rien qu'aux odeurs qu'il émanait, une odeur glaçante de fer et de suie, de charbon et de terre à la fois... Je sus irrémédiablement de quelle race il découlait ... Un démon. Apparenté au Vein, comme toute les créatures de cendre de ces terres chaotiques, dont la poésie ne pouvait émouvoir que pareil être vivant, tout comme je le fus et peut etre le suis je encore, il était pourtant seul... Et meurtri. Je le regardais un instant comme stupéfaite mais aucune peur ne traversa mon visage, aucun sentiment ne trahis ma surprise, comme toujours je grardais un visage neutre et mélancolique.

Mon regard droit fixé sur ce corps qui se contorsionnait je ne pouvais m'empécher de me poser dix mille interrogations à la fois... D'ou venait il par un temps pareil ? Pourquoi ? et comment avait il trouvé le village ? Pourquoi s'était il réfugié ici ? Qui lui avait causé ces immondes blessurse, ces failles immenses à même sa peau, d'ou s'écoulait à flot le sang de sa vie sécouée...Etait il une menace ? ... Mes sens s'étaient automatiquement mis en alerte. J'étais souvent sur mes gardes lorsqu'il sagissait d'étrangers .. Pourtant à bien le regarder, j'en croisais son regard, ce fut comme la foudre qui s'abbat sur la conscience d'une ame qui en aurait perdu la mémoir.
en effet ce que je pus y voir fut....La douleur... Une douleur nulle semblable à aucune autre en ce monde.. Son esprit semblait torturé par milles choses en ébullitions, comme une personnalitée dédoublée dont chaque visage pousserait l'autre à l'auto siucide.. Il sembalit pris d'une folie inexpliquée.. Une folie.. Qui me sembla atrocement familière. Les entrailles nouées sous le choc de cette révélation je descendis alors lentement jusqu'à lu,i qui, à même le sol, avait remarqué ma présence mais paraissait être loin de comprendre véritablement les visions qu"il pouvait avoir..

Je m'étais approchée assez près à présent pour qu'il puisse distinguer qui j'étais en précisions . Sur ce je m'arrêtait comme pour lui laisser le temps de me jauger, comme on approche un félin en furie, un aniaml effrayé et à la fois .. dangeureux. Je ne savais pas à quoi je m'exposais vraiment si je m'approchais.. Il semblait instable. Pourtant je ne pouvais rester là à le laisser agoniser... J'aperçut son regard qui me dévisageait alors comme appeuré .. et à la fois furibond. Des yeux d'un bleu splendide ... clair.. peut etre contraire à son ame mouvementé... Mais je savais à présent que si l'ame semblait noire et l'apparence angélique, tout pouvait etre différent...
S'il m'attaquait, s'il se jettait sur moi ou par pur reflex d'un geste brusque venait à me blesser, je me connaissais assez bien pour savoir que je n'aurais aucune réaction violentes... Au contrair même surement. Il était presque comme un enfant perdu sans foi ni loi, un être jeune et fou à lié, une ame en errance attaché à des chaines invisibles, comme prises dans un cilice de peur et d'effroi, de démence et de rage. Et moi...? ...Et bien moi, je me sentit mère. Je me sentit comme liée à cet être inconnus, par je ne sais quel lien, quelle attache, mais je fut touchée au plus profond par la tristesse de ce regard fou, dans lequel je m'identifias alors.

Doucement je fis encore un ou deux pas vers lui. J'étais vêtue d'un habit de lin blanc tombant sur mes épaules et dévoilant mon dos sur toute sa longueure. Mes cheveux blanc, lachés et raides, tombaient sur mes épaules et le long de ma colone. Seul mes yeux rouges grenades contrastaient sur ce tableau blanc, complété par le nacre de la peau.
Doucement lorsque je fut près de lui je me baissais, et ma main vint lentement se poser tel une plume sur la sienne, d'un geste qui mimait toute la tendresse du monde...
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MessageSujet: Re: Fantômes nocturne.. [PV : Meryle]   Sam 26 Mar 2011 - 10:22

Elle ressemblait à un être chimérique. Et sa démarche lente venant vers lui eu pour effet de l'effrayait encore plus. Le contact d'une main froide sur la sienne le fit tressaillir. Bien trop de proximité. Il se sentait mal. Ce n'était pas le monstre. Il était repu et endormi. C'était simplement le contact.. plus ou moins humain. Irrésistible envie de fuir. Ou de tuer. La chaleur, autrefois bonne amie devint bourreau, étau étroit qui broyait son être et faisait perler des gouttes de sueur sur son front. Le démon retrouva enfin la familiarité de son caractère. Trop de contacts. Un être vivant trop proche de lui, ses sourcils se froncèrent et ses yeux s'assombrirent. Le regard peut-être assassin, froid. Pourtant.. Comment la tuer, elle ? L'envie n'était pas là. Aucune inspiration. Les chants cadavériques s'étaient tapis dans l'ombre de ses sombres souvenirs de créations. Comment se laisser faire ? Entrer en contact avec quelqu'un, lui parler, le toucher, c'était révulsant. Et pourtant ! Une main était posée sur la sienne. Comme une entrave à son armure contre toutes faiblesses. Mais cette armure avait été détruite depuis longtemps semblait-il, vu sa sensibilité actuelle. Akira avait l'impression d'avoir retrouvé l'âme qu'il avait étant enfant. Confusion, abandon, manque. Pourtant, depuis pas mal d'années, ce côté là était omniprésent, mais calme et sans manifestation comme ce monstre cannibale.
La femme étrange, aux yeux d'un rouge inquiétant n'avait pas bougé. Elle était là, calme et presque tendre. Pourquoi presque ? Vu son regard et la lenteur de sa respiration, son geste fut tendre. Qu'était réellement la tendresse ? La mère du démon avait-elle été tendre avec lui ? En quelques sortes oui. Ses paroles, ses gestes intimaient un attachement. Alors c'était ça la tendresse ? Un certain attachement ? Sentiment humain, il détestait devoir les comprendre. Pourtant, la femme n'était pas humaine, enfin, n'était plus ? En colère contre lui même. Il ne connaissait rien ! Rien du tout ! Ni des humains, ni des vampires, ni des elfes. Il n'était pas fait pour Feleth ! Le Vein était le seul endroit où il pouvait vivre et disparaître. C'était ainsi.

Sur le coups des émotions, sa main se déroba de celle de la femme. Pourquoi lui en voulait-il ? Elle n'avait que de bonnes intentions. Bon sang, il y a à peine quelques minutes, Akira priait pour qu'on lui vienne en aide. Mais désormais, il étouffait dans cet escalier restreint, si proche de cette femme. Si proche de la mort. Il mourrait petit à petit, chaque fois qu'il respirait, il mourrait un peu plus. Que ce soit par le monstre, par les lames aiguisées de sa rage, tout le tuait. Même un regard. Même un mot. Même un simple souffle. Tout ce qu'il touchait était détruit. Tout ce qui le touchait le détruisait. C'était un cercle vicieux. Comme si certaines choses se vengeaient en lui faisant sentir qu'il disparaitrait bientôt. Consumé par sa peine, sa colère, sa douleur. Dévoré avidement par le dégout et le mépris. Lacéré par l'amour.
Sornettes. L'amour ne faisait pas parti de ses ressentis. Ce qu'il ressentait pour sa mère n'était pas de l'amour. Juste de la.. tendresse. Il était atrocement attaché à elle. Désormais, il tentait de comprendre sa mort à elle. Peut-être était cette dernière.. Qui le touchait, le déchirait. Le tuait. Un appel à la mort. Comme si sa mère lui disait de le rejoindre. Et d'un côté, le démon ne pouvait pas faire ça. Trop de créations, de projets, de souvenirs si fascinants. Tant de choses à savoir sur sa mère. Sur le Vein. Trop de choses ! Trop.. Trop..

- Trop de choses..

C'était sorti tout seul. Le son de sa voix lui fit écarquiller les yeux. Son cœur failli lui sortir de la bouche. Dégouté, refoulant son envie de vomir, il tentait de reprendre son souffle. Désemparé. Même son esprit le détruisait. Le faisait parler. Lui donner envie de se trancher la gorge à lui même. Akira s'appuya contre le mur, frottant ses phalanges endolories. Il lança à nouveau un regard sur la femme. Qui était-elle pour vivre dans cet endroit ? Chef de village peut-être ? Certainement.
Peu importait. Il fallait à tout pris contrôler ces sentiments contradictoires qui lui vrillaient la tête pour éviter de lui voler sa vie. Bien qu'elle semblait sage et bien plus âgée. Il risquait même de perdre sa Souffrance et son Inspiration en écoutant le monstre qui avait ouvert un œil.


Note:
 
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MessageSujet: Re: Fantômes nocturne.. [PV : Meryle]   Sam 26 Mar 2011 - 22:28

-trop de choses...

Quelles choses ? Pourquoi ? comment ? De quoi ? pourquoi trop ? pourquoi ces mots ? Comment ? avaient ils un sens ? un impact ? une vie en eux même ? Une raison d'être posés ?
Les choses ? Matérielles ? Immaterielles ? tristes ou douloureuses ? Quels sentiments rattachés ? Toutes ces questions qui fusèrent et qui n'étaient pas les miennes. L'ampleur de cette vague déffférlant sur ma conscience comme un flot immuable de ressentis externes et douloureux.

Je sentis sans mal sa crainte et sa colère. Pourtant mon regard droit fixé sur lui ne bougea pas et ne cilla pas une seule seconde. Montrez à une créature que vous avez peur et elle ne fera que d'avantage en profiter. Je n'avais pas peur, je n'avais ni crainte ni effrois face à lui. Je ne voyais qu'une ame perdue et emprunt à des démons intérieurs violents et des interrogations qui très certainement devaient bouleverser ses pensées les plus profondes.

Immobile, mes yeux lisaient en lui comme on découvre une écriture inconnue que l'on veut déchiffrer.. Je restais là à le regarder. Je ne pouvais faire d'autres gestes que celui de ma main posée. Je préssentais qu'en cas contraire il n'aurait pas hésité à me tuer. Il me fallait arrêter, d'abord, ou plutot, pouvoir calmer ou apaiser sa folie. J'en avais la capacité.. Pourtant je n'osais pas m'introduire dans ses pensées, ni faire usage des capacités impératrices vampiriques qui faisaient de moi, comme quelque uns de mes semblables,( une poignée tout juste tant nous étions rares) dans ce cas là, des êtres parfois capables de manipuler les consciences à notre guise.
Non seulement je n'aimais pas me servir de cette aptitude si particulière car elle me rappellait que trop mes origines monstrueuses mais aussi parce que manipuler une ame comme on tient une marionette de bois entre ses doigts n'est pas naturel et s'apparente à un acte pire encore que la torture... Indolor certe. Mais moralement irrespectueuse. Bien que le respect, cette notion oubliée, n'éxiste plus en ce monde je voulais encore y croire... A moins que je ne me donne de bonnes excuses pour ne pas en arriver à ces pratiques douteuses...

Je m'étais jurée de ne plus en user sur des êtres innocents.. Du moins innocents pour moi. Car j'ignorais si l'ame de cette créature ci était véritablement innocente... Bien qu'il était facil de supposer que non. Dans un cas contraire il n'aurait eu aucun troubles, aucuns remors qui l'aurais autant assaillis comme les monstres invisibles qui le baffouaient en ce moment même.

J'ignorais ce que le destin m'avait apporté là. Pourquoi ce jeune homme ici et maintenant ? pourquoi cette douleur retranscrite en lui là devant moi ? Pourquoi y voyais je un signe ? Je ne trouvais aucunes réponses à ces questionnements qui cette fois ci, étaient bien les miens.

Je me contentais étrangement de le regarder. Je voyais la folie sur son visage, la douleur sur son corps meurtris, et la bousculade qui avait lieue dans sa tête entre raison et emprise. Il m'aurais fallut dire des mots précis, des mots pointilleux qui touche une partie de son être qui puisse le calmer avant que l'inquiétante tergiversation qui se déroulait au fond de son coeur ne fasse surface et détruise tout. Je n'avais jamais croisé un démon aussi torturé, aussi emprunt aux spasme de la sénilité. Que pouvais suffir pour calmer la rage d'un démon ? Un autre démon ? oui mais pas seulement... Du sang. Seule la voie du sang, la voie de la morte-vie, la voix du Vein, son chant, sa plainte pouvait apaiser le coeur noir d'encre d'un être à l'éphémerité immortelle...

Le chant du Vein... sa plainte... la connaissais je encore... ?

Doucement un murmure vint à mes lèvres.. Comme si mon esprit se souveniat de lui même.. Ma main se souleva un peu très lentement au dessus légerement de lui mais sans plus... et alors que des remiers mots me vinrent en murmure aux lèvres mes ongles blanc rentrèrent dans la chaire de ma paume faisant perler quelques gouttes de mon sang presque noire, qui se mirent à glisser comme au ralentit d'un supplice silencieux, le long de ma main jusqu'au poignet laissant le sillon rougeâtre sur le nacre de la peau sans couleur... suivant alors le fredonnements soufflé d'une mélodie .. tendrement.. inquiétante... apaisante au coeur du mal....

Ammnä-nri yë azzr-y...hhe

douce plainte au poison des supplices

Lrraöh ekkrlmaa yu nii esphrel-dä.. sho

Voit et cri la plaie par ses vices

Ottr-y-â zzreldra-ü sso ammnä-nri...hhe

mais au noir d'encre de l'impure se salissent

okkra Lorgnä doh , orla nizst esphrel-firz

Lucifer la passion , la brulure du caprice

..

Orkna -luzd zzredra-y... der-shô-tedenä Vein--lehh...

Souffrir la vertue, enlacer le cilice... O doux Vein, comme l'ombre s'immisce..

Alors que le silence terminais l'étrange mélodie tout droit sortit des abysses du Vein lui même, et que le sang sur mon bras avait atteint le coude dans un glissé charnel et morbide, ma voix revint tout aussi douce murmurer :

-Tu as trop de choses en toi ... n'est ce pas ? Trop de choses .. autour .. aussi... Calme toi ... Si tu as l'envie de tuer.. fais le lorsque tu sera rétabli... au moins laisse moi t'apaiser de tes blessures...
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MessageSujet: Re: Fantômes nocturne.. [PV : Meryle]   Dim 27 Mar 2011 - 15:54

Tout lui semblait lointain. La douleur encore présente paraissait s'endormir, rassasiée. Et tandis que son âme s'apaisait, que sa tempête intérieur se calmait, la femme à le chevelure pâle leva le bras, la main plutôt. Légèrement au dessus du corps du démon, et la fine odeur de fer qui s'échappait du sang lui parvint aux narines. Abstraite. Légère. Douce. Ses ongles s'étaient plantés dans sa chair, faisant couler un filet rouge le long de sa peau très claire. Le sang était plus sombre que celui que le démon voyait souvent. Interpellé par ce geste, il faillit à nouveau user de cette voix répugnante, pour lui demander. Mais la douleur physique n'était-elle pas un bien fait ? Elle rappelait à n'importe quel être que son cœur battait toujours, que son esprit pouvait encore se remémorer, que la peau réagissait. La douleur physique était la preuve que l'on vivait encore. Et cette pensée lui fit mal. Car même en souffrant de quelques blessures, la douleur ne lui paraissait que moral. Peut-être était-il mort. Dévoré.
Et alors que ses sombres songes allaient reprendre le dessus, la femme se mit à.. chanter ? Avec des mots étranges, dans une langue plutôt obscur. Une langue démoniaque ? Très certainement. La signification lui resterait inconnu, mais à entendre cette voix brisée, la portée des mots n'était pas joyeuses. La joie ? Le bonheur ? Dieu quelles sornettes. Sentiment agréable, certes. Akira même ne pouvait le nier. Mais à quoi bon courir après ? Se voiler la face, ignorer toutes ses vérités ? Avant de savourer un repos toujours teinté de souffrances, le démon devait savoir l'entièreté de son passé.

- Tu as trop de choses en toi... n'est-ce pas ? Trop de choses.. autour.. aussi... Calmes toi... Si tu as l'envie de tuer.. fais le lorsque tu sera rétabli... Au moins laisse moi t'apaiser de tes blessures...

Ses mots résonnèrent comme une berceuse. Malgré tout.. Il ne voyait pas comment se calmer. En effet, trop de choses en lui. Trop de choses autour de lui. L'inspiration brisée, détruite par le feu d'une géhenne sans issue. Le démon pourtant, se sentit tout de même apaisé. Il releva les yeux, ses cheveux tombant sur son front et ses yeux. Sa cicatrice le brûlant légèrement. Et sa mâchoire se fendit, pour laisser place à un très léger sourire. Son corps vibra, se cabra presque de l'intérieur. Un hoquet l'étouffa dans sa gorge. Il serra les poings. Tentant de faire taire son être. Ferme là, laisses moi tranquille. Repars dans l'ombre. Cesses de grignoter mes rêves comme un insecte dévorent un cadavre. Vas t-en. Son sourire, bien que quelque peu atteint par la douleur demeura sur ses lèvres. Ces dernières tremblaient. Son esprit se préparait à se faire frapper par la voix d'Akira. Appréhension intense. Il avait presque peur.
L'envie de parler de cette sangsue qui avait perdue la vie de ses mains lui prit. Pourquoi ne pas lui raconter. Partager un peu de sa créativité. Il revit ces yeux, ce visage, cette chevelure, ce corps brûlant. Il se rappela son emprise dévastatrice sur cette.. chose ? Victime ? Bourreau ? Peut-être n'avait-elle pas mérité son sort. Même certainement. Mais elle était morte. Morte. Tranchée en deux par une larme de foudre. La même lame qui avait tranché tant d'âme défaite et anéantie.

- Ses pupilles semblaient brûler. Se faisant consumer par un enfer que cette sangsue s'était elle-même construit. Alors, je l'ai détruite avec une lame de glace. Pourtant, malgré son feu intérieur, cette barrière de givre autour de son cœur a fondu. Et je l'ai tenu dans ma main. Une vie volée. Encore.

Il respirait terriblement fort. Faillit même tomber en avant, et du se rattraper sur la femme. Petit à petit, il se sentait moins mal à l'aise à sa proximité. Et le contacte de sa peau le fit frissonner. Mais il refoula le dégout. Il appuya son autre main sur ce qui semblait être une rampe, et regarda la vampire si spéciale. Deux prunelles rouges, sans fond. Splendide.
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MessageSujet: Re: Fantômes nocturne.. [PV : Meryle]   Jeu 31 Mar 2011 - 0:15


Il semblait se débattre avec lui même, mais pourtant quelque chose changea dans son regard fou. Comme s'il parvenait à extirper en lui le peu de raison qu'il lui restait, comme s'il refoulait le monstre qui s'agitait comme un diable dans son coeur...
Puis alors que son calme semblait le regagner il se mis à parler :

- Ses pupilles semblaient brûler. Se faisant consumer par un enfer que cette sangsue s'était elle-même construit. Alors, je l'ai détruite avec une lame de glace. Pourtant, malgré son feu intérieur, cette barrière de givre autour de son cœur a fondu. Et je l'ai tenu dans ma main. Une vie volée. Encore.

Mes yeux le fixaient donc.

Deux prunelles rouges fixées sur lui, qui ne trahissaient aucuns sentiments autre qu'une mélancolie ..
Non .. La mélancolie était sur le visage, non pas dans ces yeux... Ces yeux rouges sang, comme le fruit d'une vie volée, comme la chaire sanglante et pure d'une enfant ni morte ni vivante. Ces yeux sans fond sans passé sans présent avec à peine l'ombre d'un futur. Des yeux terrifiants mais dans lesquels on avait l'impression de pouvoir gravé n'importe quoi, comme une feuille vierge, un parchemin à la couleur de lave qui ne pouvait parler qu'à ceux dont l'âme était démente et couroucée.

A son histoire je semblais sourire. J'ignore pourquoi mais son récit résonna en moi... Tuer. Il avait tué une créature de sang froid, et pas n'importe laquelle. Un vampire. Et bien que je le sois moi même je ne fut pas en colère et aucun mal être, aucune haine ou encore envie de vengeance ne me traversa. J'avais tuer moi même ceux de ma race, je les avais chassés, j'avais gouter au sang de ma propre lignée , par rage de voir ces êtres perfides se déléctée d'une existance qu'ils ne méritaient pas, et par plaisir de les voir se vider de leur tripes jusqu'au dernier. J'en avait fait le pire de mes cauchemard, la derniere des vermines à exterminer, comme des insectes que l'on voudrais écraser de l'index un à un , aussi lentement que le permet une agonie longue et douloureuse.

Je ressentit une sorte de passion grisante me remonter des entrailles, comme un plaisir fou et sanglant d'entendre que l'un d'eux avait trépassé, même si de la main d'un autre. Ces créatures si belles qu'on pouvait les enviers, si mystérieuses et désirables, ne pouvaient être que de perfides immitations de ce qui était beau... J'étais de ceux ci... J'était de cette race et pourtant je jouissait interieurement de savoir qu'une vie de plus était partie aux oubliettes dans le mouvement rageur d'une lame hasardeuse; comme de la main du destin. De ce sentiments vengeur découla presque instantanément une reconnaissance, un fort attachement pour ce démon en prois à la folie, là dans mes bras, me contant ce méfais comme s'il confessait un bonheur sans fin ressentit..

-Tu as pris sa vie n'est ce pas ... Oui... Tu l'a prise et tu t'en ai fait une raison de plus d'être ce que tu es ... Tu as vu son visage... son visage si pur et si doux n'est ce pas ? Tu t'es délécté de ce visage si tendre et de chaque recoin si beau , si lisse de celui ci... Et son expression .. ça aussi tu l'a vu... Son expression sauvage, furieuse.. Si belle si primitive et si spectaculaire... Tu as vu un être soumis à ta force, soumis là, sous ta main et tu as trouver ça beau... Tu as du penser que c'était triste .. triste à en mourir de gacher si belle créature .. si terrible âme que celle ci faite de la nature.... Mais voila, un être vie et meurs, comme une fleur qui nait et se desseche, comme un Dendelune papillon noir du Vein, qui nait pour mourir après quelques battements d'ailes, après quelques minutes de vie à peine... La vie est faite pour etre vécue .. Mais dans cette vie on croise aussi la fin de celles des autres....

Je me mis à caresser imperceptiblement ses cheveux sous ma main comme l'aurais fais une mère... Je caressais là sa tête et son front alors que résonnaient mes parôles aussi terribles que morbides entre mes lèvres blanche. Et alors que ma main répétait ce geste inlassabelment, alors que le démon suivait ces dits mots, ses blessure lentements, très lentement se résorbaient, par le givre purificateur du pouvoir de ma peau vampirique, par ce pouvoir que je possédais comme un fardeau à la fois maudit et donné.
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MessageSujet: Re: Fantômes nocturne.. [PV : Meryle]   Sam 2 Avr 2011 - 22:27

Elle le fixait. Sans tressaillir. Pourtant, l'intensité de son regard varia. Comme si une joie malsain s'était emparée de ses tripes. Elle était vampire, elle. Et pourtant, l'agressivité ne l'avait toujours pas atteinte. Akira ne percevait pas une seule once de danger venant d'elle. Même si, quelque chose l'effrayait encore. Une chose abstraite. Un petit détail, tout petit, perdu dans une brume de confusion. Et il était incapable de comprendre ce que c'était. Un détail.. Le démon ne pouvait toujours pas donner de nom à cette femme. Une chimère, comme il l'avait pensé plus tôt. Si proche de lui. Par le passé, quelqu'un avait-il réussi à être aussi près du démon ? A tirer autant de paroles de lui ? Son regard tomba, avec sa tête. Ses sourcils se froncèrent alors que ses dents mordaient sa lèvre inférieur. Mais pourquoi ce corps était-il si lourd à porter ? Tous ces sentiments intenses et incompréhensibles. Ce fardeau se faisait si pesant à son dos. Et dans ces moments là, ou tout jeter lui aurait plu, il se passait toujours quelque chose. Une chose qui le faisait basculer dans son côté sombre. Une sorte de folie meurtrière. L'Inspiration. Il la sentait arriver, cette Inspiration. En même temps que ce petit détail. Tout petit. Abstrait et inquiétant. Il se faufilait, comme un spectre perfide à travers le nuage de douleur et de sérénité fragile qui entourait les deux êtres. De ses griffes, il détruisait le cocon. Les membranes fines d'un partage de douleur. S'incrustant, donnant ce gout de fer, cette odeur de sang et de rouille.

- Tu as pris sa vie n'est ce pas.. Oui.. Tu l'a prise et tu t'en ai fait une raison de plus d'être ce que tu es.. Tu as vu son visage.. Son visage si pur et si doux n'est ce pas ? Tu t'es délecté de ce visage si tendre et de chaque recoin si beau, si lisse de celui ci... Et son expression.. ça aussi tu l'as vu.. Son expression sauvage, furieuse.. Si belle, si primitive et si spectaculaire.. Tu as vu un être soumis à ta force, soumis là, sous ta main et tu as trouver ça beau.. Tu as du penser que c'était triste.. Triste à en mourir de gâcher si belle créature.. Si terrible âme que celle ci faite de la nature... Mais voila, un être vie et meurs, comme une fleur qui nait et se dessèche, comme un Dendelune, papillon noir du Vein, qui nait pour mourir après quelques battements d'ailes, après quelques minutes de vie à peine... La vie est faite pour être vécue.. Mais dans cette vie on croise aussi la fin de celles des autres...

Ces paroles étaient vrais. La sangsue qu'il avait tenu dans sa main, plus tôt était sauvage et primitive. Un visage beau ? Aucune idée. Mais énigmatique. Une soumission arrivée avec l'acceptation. Et puis.. La fin de la vie des autres. Voir tous les gens autour de nous qui meurent. C'était une chose qu'Akira connaissait bien. Il avait vu tant d'êtres mourir, à ses côtés. Parfois même de sa main. Son clan. Disparu par la lame qu'il tenait. Sa mère, son passé, ses souvenirs, ses rêves, tout étaient morts. Il avait tout perdu. Tout. Et le petit détail devenait de plus en plus fort. Il grandissait. Devenait puissant. Son arrivée était imminente. Et c'était si frustrant de ne pas savoir à quoi s'attendre. Déchirant. Oppressant. La lèvre du démon se mit à saigner.
Et tandis que le gout lui imbibait la bouche, elle s'approcha, Elle. Le regard toujours aussi terne. Sa main chercha à nouveau un contacte. Et dans ce geste, le détail explosa. La vampire se mit à caresser la chevelure châtain d'Akira. Mais plus que le geste, une sorte de vague violente le pénétra. De la peau, jusqu'aux os. Il sentit tout son corps se tendre. Et une partie de son esprit disparaître. Dévoré. Mordu. Le détail, devenu bête féroce mangeait dans son esprit. Et c'était elle, qui dominait cette bête. Un froid sans nom. Irréel. Totalement démesuré lui gela tout le corps. Entier, de la peau, au muscle, en passant par chacun des organes, finissant sur ses os.
Et son sang tambourinait son crâne, terrible migraine alors que les doigts du vampire trituraient ses cheveux. Ce n'était le froid comme la tempête. C'était physique, certes, mais aussi mental. Ce froid, comme un serpent, rampait dans chaque recoins de son esprit. A l'affût d'une proie ? Mais laquelle ? Que faisait-elle ? Finalement, sortant d'une léthargie désagréable, il sentait ses membres moins lourd. Ses égratignures semblaient s'apaiser. La proie de ce serpent, c'était la douleur ? Les vampires pouvaient soigner ? Mais, ce froid aurait pu tuer un être fragile. Oui, tant de choses qu'il ignorait. Cependant, malgré sa tristesse. Ce dérangeant contact glacé, ce petit détail qu'il avait tant cherché, il se sentait mieux. Et c'était de son fait à elle. Fouillant ses tripes pour trouver le courage de parler, il arriva tout juste à sortir quelques syllabes, accentué d'un ou deux hoquets.

- Merci pour cette froideur..


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Fantômes nocturne.. [PV : Meryle]

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