''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Ephémère et insignifiant [PV: Jack]

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Héra Calliope

La Rose Noire

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MessageSujet: Ephémère et insignifiant [PV: Jack]   Dim 10 Avr 2011 - 19:16

La différence ne tue pas


La nuit, si c’était encore une nuit pouvait être fière de ses étoiles. L’amant d’une douce lumière blanchâtre, se n’était que ce cimetière. Prêt à être survolé, prêt à être aimé. Ma lumière n’est que toi. L’homme a sans cesse cherché sa moitié, le sexe opposé qui puisse lui correspondre. Cependant c’est le jour où on le trouve que nous ne sommes pas prêts, alors que notre vie devrait être tournée vers cette hypothèse : la rencontre de l’âme sœur. C’est ce même jour, qui ne nait jamais et qui meurt dans des cris de Douleurs. Sombre tableau, triste histoire, véritable avenir. La douleur reste et le cœur s’en va, voyager dans d’autres cieux pour simplement découvrir une autre moitié. La première étant sur le coté, elle sèche ses larmes sur un bout de papier. Voilà comme est née la poésie. Cet amas de mots qui sonne tellement bien, certains parlent de don, d’autre d’art mais on l’admire tous. La poésie qui est aussi pure et sale qu’un amour. L’homme se soumet à sa propre puissance, souvent on ne peut dire à quoi servent les choses. Ces petites questions qui vous mangent la vie, ces petits riens qui font de vous un crétin. Pourquoi je suis moi ? Je sais comment je suis là, mais la vraie question reste à savoir pourquoi ? Et toi tu m’aimes ? Autant de question qui en engendre d’autres, sa n’en finit pas, c’est pourquoi l’Homme évite de se les poser. Seulement il évite aussi de réfléchir. Car l’Homme est intelligent, l’Homme mange sa vie, l’Homme s’économise et demande grâce en suite. L’Homme nait pour aimer son prochain, il offre ses talents au monde entier, puis il donne la vie pour enfin partir, le plus beau des cercles vertueux. Mais l’Homme change et l’Homme grandit. L’Homme détruit ce qu’il a eut à sa naissance, vend ses propres talents, et n’offre plus rien à sa chair. Le vrai visage d’un Homme, le plus laid des cercles vertueux. On parle d’âme même s’il n’en a pas, on parle de sensibilité même s’il n’en a pas, on parle de prise de conscience même s’il n’en a pas, on parle de tendresse même s’il n’en a pas. Mais on ne parle pas de mort même s’il y en a, on ne parle pas de viol même s’il y en a, on ne parle pas de violence même s’il y en a, on ne parle pas de toi, même si tu es là, on ne parle pas de suicide, même s’il y en a, on ne parle pas de destruction même s’il y en a.

Une...
Une ombre.
Ici?
C'est impossible.
Qu'est-ce qu'elle fait là?
Elle cherche.
Ici?
Oui, il n'y a rien.
Tu entends ce rire?


La liberté avait désiré Héra comme un homme peut désirer une femme. Elle avait su prendre de son côté le corps de cette pauvre enfant. De cette philosophe qui a perdu au fil des jours tout son savoir. Avoir la patience de tout refaire, de faire demi tour et de s’engager sur un autre chemin, ce qu’on appelait « La paix » c’était refaire son fort intérieur, de casser tout les murs pour enfin voir le monde avec ses vraies couleurs. Refaire le monde en bien. Car la vie, se n’est qu’un labyrinthe où faire marche arrière n’est pas s’éloigner du but mais plutôt gagner de la sagesse. Héra n’avait qu’à marcher tout droit, et tant pis si elle se cognait à des ombres, tant pis ou tant mieux. Ses connaissances se perdent peu à peu, car rien n’est acquit. La liberté a des airs changeants. Elle sait se glisser sous le poids d’une pierre où juste s’adapter au rythme d’un souffle. La liberté n’existe pas réellement, sa définition du moins, nous avons tous une façon de voir ce cadeau du ciel différemment. Certain la vive en vivant de grands espaces, d’autres ne la ressentent que quand ils ferment les yeux pour échapper au monde qui les entoure et ceux qui ne peuvent pas la vivre seuls. En revanche elle nait et disparait toujours de la même façon : il suffit de sourire pour l’aimer, et de mourir pour la quitter. Seulement, la mort n’est qu’une porte, la vie qu’une antichambre. C’est ce que disent les gens pressés, de ce qui ne savent pas s’arrêter. La liberté nous quitte t’elle vraiment quand on part dans le firmament ? Où rejoignons-nous simplement la liberté elle-même ? Je vous invite à partir le découvrir. Je ne vous pousse pas, car vous n’êtes pas mes souris de laboratoire, et c’est bien dommage. Les étoiles peuvent briller. Personne ne peut voir qu’elles brillent. Elles crient en silence le besoin de nous refaire ; mais qu’est-ce qu’on en a à faire. On parle de liberté, on parle de savoir, on parle de connaissance. L’Humain à ce fâcheux défaut de se poser toujours des réponses et de ne jamais y répondre. L’Humain, n’est plus Humain, pourtant on continue à l’appelait ainsi. L’Humain à cette sublime qualité de faire des erreurs et de rejeter la faute sur les autres. C’est moins lourd de porter le fardeau du péché s’il est partagé. On parle philosophie aussi, mais dans ce cas on parle de ménage. De tuer tout les démons.

« Beaucoup de bruit pour rien. » C’est parfois ce que disent les hommes qui ne comprennent pas l’art de la philosophie. Héra avait répondu à quelques lettres qui rappelaient encore une fois le génie de l’être Humain. L’Homme n’a pas évolué dans le sens positif. L’Homme n’a pas su écouter les conseils que lui avaient donnés les grands. L’Homme n’est que chair et pensé anarchique. L’Homme n’est qu’une bête dans la grande bassecour qu’est la société. J’aimerai vous dire que se n’est que ma vision des choses. J’aimerai vous le dire, mais je n’aime pas mentir. Ils existent cependant une poignée d’Homme prêts à servir les vraies valeurs Humaines, les Anges. Les seuls sur ces mondes qui pourraient faire battre le cœur endormi de la raison des monde. Le sourire au cœur, la main sur l’honneur. Il faut sauver ce qu’il reste à terre, ces quelques morceaux de poussière. Mais les armées ne sont pas assez nombreuses, et même si la cause est juste, elle reste gratuite. L’Homme s’achète. L’Homme se vend. L’Homme se pend. Triste est l’histoire qui dit que tout à la fin périra. Voir grand. Voir la mer. Cette étendue d’eau qui a perdu sa prestance, juste par le billet de plusieurs histoires qui dit qu’elle n’est plus qu’une méchante mangeuse d’Homme. Tout ce qui s’oppose à la pensé d’un Homme est un ennemis. L’Homme critique, alors que c’est lui le dictateur de sa propre vis. L’Homme ne sait pas dire oui ou non. L’Homme ne sait que poser des peut-être, des surement, des j’ai besoin de temps, des je t’attends. Mais, l’Homme fait mal, l’Homme ne comprendra donc pas. La Terre accueille sans parler cette présence, elle se tait quand il s’agit de la faire saigner, elle se laisse prendre dans le coin d’une rue sans même crier. Seule, la Terre est seule face au monde. On lui crache dessus, comme on insulte un mendiant, le regard fuyant. Se n’est pas de ma faute ! Je peux pleurer. Maintenant, la route continue. Le labyrinthe s’agrandit. Plus de monde, encore plus, toujours plus. Les murs ne servent plus à rien. Ils tombent, dans un silence. La vérité, n’est plus une vérité. Pourtant, elle dit qu’elle l’est, parce que la vérité à apprit à mentir. Juste pour sauver ce qu’elle est. Ou plutôt ce qu’elle était.

Elle avance dans ce brouillard.
Elle marche entre les tombes.
Elle marche seule.
Elle veut la nuit.
Elle est danger.
Elle est peur.


La nuit était seule. La nuit était calme. Ce genre de calme qui vous laisse perplexe et qui vous mange le ventre au moindre bruit. Cette peur qui ne nait qu’une fois qu’on connait les monstres de ce monde. On ne sait plus quoi dire sur cette nuit. Elle pourrait être traitre comme une nuit de désir, où simplement seule pour avoir le plaisir de souffrir. La nuit, l’éternité, une immensité. Une nuit chargée de rêves. Une nuit chargée de trêves. Personne ne saisit le sens des mots, les mots sont une puissance plus forte que la violence. La nuit n’a pourtant pas de mots elle n’en a pas besoin. La nuit elle parle à des murs de poussières, des murs qui s’effondrent quand elle lève les yeux. C’est un bruit, c’est un loup, c’est une femme qui appelle. Pour que plus rien ne paraisse réel, et que le réel ne devienne rien. La nuit sait quoi dire aux hommes démunis, que même les étoiles pleurent leurs amours. Que même les étoiles ont mal de nous voir ainsi. Les étoiles sont seules, seulement seules ne veut pas dire triste. Les étoiles sont les perles du ciel, pourtant on ne les caresse pas, on les laisse seules dans sur cette nappe bleu en disant juste à l’occasion : Regarde comme elles sont belles. Et c’est finit. La solitude sa s’apprend, même quand une femme vous ment ou un ami qui vous vend. La solitude elle vient le soir attraper une partie de votre désespoir. La solitude c’est comme une mer, on peut s’y perdre. La solitude c’est une peur, on vit avec mais on en meurt. La solitude n’est qu’une simple meurtrière, où le coupable est la victime. Il ne faut pas que sa se sache, que personne ne comprenne ce qui se passe dans cette nuit. Le monde entier ne le mérite pas. Personne ne mérite de vivre au-delà des corps, personne ne caressera le sable chaud d’une entité, personne n’a le droit, mais certains le font.

Le vent qui annonçait la tempête se leva. Héra vogua sur ce sol trahit, ses yeux bleus valsèrent. « Monde de fous. » Elle avait la peau pâle,, comme un flocon de neige aussi léger et dangereux; trompeur. Un chien érrant passa une proie sanglante dans la bouche. Beau spectacle. Les animaux sont parfois très cruels, mais la cruauté fait partit de leur instinct. C'était la vie qui avait apprit cela à Héra, depuis elle ne se détachait pas de son image, elle le mettait dans son coeur pour qu'il n'ait pas froid. Elle aurait voulu partir avec lui mais se n'était pas possible. Vivre comme un animal, laissant le loup qui était en elle. Vivre. Le cimetière était tranquille, à cette heure de la nuit personne n'aurait eut l'idée de venir à cet endroit à cause de ce froid grandissant. A cause de cette atmosphère cruelle. Personne ne venait d'ailleurs. Personne sauf Héra, mais Héra n'était pas tout le monde, elle n'était personne. Une pensé pour son défunt mari, son amant, sa vie. Les choses ne semblent pas ce qu'elles paraissent, et parfois l'ombre d'un corps fait pâlir les vivants. Qu'est-ce que je peux faire? Héra respirait paisiblement. Le calme faisait parti d'elle. Le beau et l'étrangeté aussi. Elle ne savait pas pourquoi elle devait être ici. Une vibration. Elle n'ouvrit pas les yeux, profitant encore de ses derniers instants de solitude qu'elle savait perdu. Une seconde. Quelqu'un s'approchait, elle pouvait le sentir, ses longs voyages lui avait apprit à écouter les moindre mouvements du sol. Un troisième. La chose n'était plus très loin, elle vivait avec un loup en elle c'est pour cela qu'elle ressentait tout en plus fort. Même l'amour qu'elle portait au bien. Un quatrième. Héra leva la tête. « Un démon, c'est certain. » Héra se sentait en sécurité ici, personne ne serait venu la chasser. Même le demon qui s'avancait, soit il passait, soit elle le tuait. Un cinquième le dernier. Les yeux turquoises d'Héra fixèrent la silhouette. Héra ne broncha pas. Elle se laissa approcher, ne sachant pas qui se trouvait réellement près d'elle. Le silence revint. Les ondes de la masse près d'elle perturbait sa réflexion. Elle ouvrit encore, lentement ses magnifiques yeux turquoises. Le ciel était encore plus noir. Danger. Elle ne bougea pas. Pas encore. Elle ne le voyait pas très bien. Un sourire pire que carnacier passa sur ses lèvres. Elle attendait un signe du démon. Héra était un Ange, et les Anges veillent au bien. Elle était Rose Noire. Alors que lui, n'était qu'un simple démon.


Cours vite.
Cours vite, avant qu'elle se reveille.
Ne reste pas là, petite âme.







Dernière édition par Héra Calliope le Lun 11 Avr 2011 - 9:11, édité 2 fois
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Jack D'enfer



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Race : démon commun
Classe : nécromancien
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MessageSujet: Re: Ephémère et insignifiant [PV: Jack]   Dim 10 Avr 2011 - 22:39


Carnaval mortuaire
Le dernier soupir
Fait taire le calvaire
De ne pas avoir réussit sa vie


Notre joyeuse troupe parcourait à présent les terres capricieuses des Ruines d’Ascelnoth. Ces endroits de recueillement pour les plus grands chevaliers, de méditation pour les esprits dans le brouillard. Chaque parcelle respirait l’honneur et le courage. On sentait la pureté même de l’être humain. Celui qui voyait les choses en grand. Celui qui voyait au loin, là où même l’horizon n’osait pas s’aventurer.

Alors qu’y faisait Jack ? Oui, que pouvait bien faire Jack dans un endroit comme cela ? Jack courageux ? Une première nouvelle. Jack pure ? Ah, ah. La question ne se posait même pas. Alors que faisait Jack ici même ? Etait-il seulement de passage ?

Avec Jack, le passage était de longue durée. Non, la réponse était toute simple. L’étalage roulait vers en direction du cimetière d’Ascelnoth. Jack, au volant, continuait de marmonner une chanson dont lui seul connaissait les paroles. Il regardait les paysages se mouvoir au fil des kilomètres. Les vastes montagnes n’étaient plus que des petits arbres touffus dont les ombres jouaient d’une douce malice quant à attirer le regard curieux de Jack. Les vastes plaines s’étaient transformées en petits chemins étroits qui le menaient vers un sort des plus funeste. Mais Jack, sous la lumière insistance de l’astre lunaire, n’était pas inquiet. Il savait son chemin.

Et puis, je crois n’avoir jamais vu une once de crainte dans les yeux de Jack…et ce n’était pas par le fait qu’ils étaient dissimulés par sa longue chevelure blanche, non…Jack ne connaissait pas la crainte…et pourtant…

-Mr. Harley…comment va-t-il ?
Son état se dégrade Jack…il faut se dépêcher…Il perd de plus en plus de sang…

Jack devint écarlate.

Du…du…

-Du Sannnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnng !!!! OH MON DIEU !!! DU SANG ! MONSIEUR HARLEY ! DU SANG ! FAIS-MOI VOIR ! DU SANG MONSIEUR HARLEY !

Lâchant la courroie servant à diriger les chevaux, il bascula le haut de son corps dans la charrette où se trouvait Mr. Harley. La route n’étant pas en bon état, l’une des roues percuta un gros caillou, si bien que Jack se retrouva à moitié à l’intérieur de la charrette, la tête à l’envers, les jambes en l’air, les yeux toisant avec intensité, la plaie d’où sortait en abondance le liquide rouge.

-Oooooooooohhhhhhhhhhhhhhh !! Il faut faire quelque chose, Mr. Harley ! Il va mourir !!!!! Il va Mouuuuuuuuuurir !

Depuis quand Jack avait-il peur de la mort ?
Etrange.
Bizarre.

Mr. Harley comprenait la gravité de la situation. Voir Jack dans cet état n’était pas habituel, mais il avait déjà fait face à des crises beaucoup plus graves. Imaginez la scène. Pauvre Mr. Harley, même mort, il devait s’occuper de la jeunesse.

Soupir.

Il souleva sa petite canne d’or avec difficulté, et frappa la tête de Jack avec autant de force qu’un ver de terre. Comparaison un peu…je ne trouve pas le mort…euh…le mot pardon…une comparaison…

Ridicule !

Exacte Mr. Harley.

Tu es ridicule Jack…Dit-il, essoufflé par son effort considérable. Calmes-toi, et dépêches-toi de nous conduire au cimetière ! Toi seul peux le sauver !!

Jack cessa de pleurer. Il arrêta de respirer et regarda Mr. Harley avec amour. Oui avec amour. Et admiration.

Quoi Jack ! S’écria le vieil homme, qui sentait Jack le dévisager.
-Je suis content de vous avoir tué ! Je vous aime Mr. Harley !
Keuf…amènes nous au cimetière !
-Oui Mr. HARLEYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYY ! Dit-il en se remettant à son poste de cocher avec ardeur, laissant son ami Mr. Harley complètement exaspéré par son attitude. Dépêchez mes amis les chevaux !!! En avaaaaaaaaaaaaaaaaaant ! Courrez telle la mort à travers le monde !, qui d’ailleurs nous renifle le derrière !!! Viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite !

Les chevaux hennirent à l’unisson, à croire qu’ils comprirent Jack, et galopèrent avec fougue. Le rire de Jack glaçait le vent, et devait apeurer les bêtes les plus monstrueuses du comté. Heureusement pour elle, Jack ne leur voulait aucun mal. Ainsi, à cette allure effrénée, ils arrivèrent au cimetière en quelques minutes. Les chevaux respiraient avec difficulté. Jack quant à lui, s’était tu.

Il regardait ce magnifique panorama s’offrir à lui. Ces innombrables tombeaux, cercueils dressés tels de fiers chevaliers.

Jack !
-Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! En AVANT ! EN AVANT ! EN AV….oh bonsoirs mademoiselle, dit-il doucement en passant devant une jeune femme, puis continua. EN AVANT, EN AVANT.


Il stoppa la charrette un peu plus loin, et sauta à l’arrière. Pris quelque chose dans ses bras et mit pied à terre. Contre son buste gisait un enfant, la tête en arrière. La poitrine se levant, se baissant avec difficulté. Il était sur le point de mourir. Il avait du sang sur le visage, ainsi que sur son buste. Il était en piteux état.

Jack le posa sur une pierre plate, sous l’œil bienveillant de la lune. Jack approcha la pointe vers le bras du jeune enfant, qui à cette vue commença à paniquer. D’un geste habile et vif, il lui entama la peau. Jack amena l’arme à sa bouche, sur laquelle plusieurs gouttes de sang étaient venues se lover. Il déversa lentement le liquide à l’intérieur de sa gorge et profita, durant quelques secondes, de la sensation exquise que le gout lui apportait. Il était au paradis.

-Qu’es…, commença le mourant avec crainte.
-Chut, mon petit, le coupa Jack en lui mettant la lame sur la bouche. As-tu peur de la mort petit ?
-La mort…Oui…je…ne…veux...p…mou…mou…rir…je vous en supplie…
-Hi hi ! HI HI !C'est parfait dans ce cas.
-Qu’al…lez…vooous faire ?
-Hi hi ! Gloussa Jack. C’est une chose très simple mon petit.
-…
-Je vais te tuer. AH AH AH AH AH AH AH ! OUI TE TUER !!! OUIIIIIIIII !

Il n’eut pas le temps de comprendre ce qui allait se passer. Jack leva l’arme, et d’un coup sec, lui transperça le cœur. Il récita un sortilège qui lui permettrait de prendre possession de l’âme de la victime, pour en faire sienne. Plusieurs minutes passèrent avant qu’il n’achève la dernière phrase.

Mr. Harley, Mademoiselle Kiss, Lord. Jonhs, Mister. Lapidne regardaient le rituel par lequel ils étaient également tous passés.

Silence.
Souffle.

Jack se leva laissant le corps inanimé à terre. Il marchait avec difficulté, vacillant à chaque pas. On entendait ces reniflements, preuve qu’il pleurait.

Les quatre esprits restèrent immobiles, impassibles, compatissants. Puis soudainement, une lueur blanchâtre apparut à côté au dessus du corps. La forme incertaine se matérialisa, et un petit garçon, au jean troué, à la chemise sale fit son apparition. C’était l’esprit du mort.

La vérité s’éclaircissait.
Jack venait d’en faire l’une des ses marionnettes…
Pour le sauver. Paradoxale. Mais pourtant la réalité.

Ou suis-je ? Dit-il avec peur.

Mr. Harley se dirigea vers lui afin de le rassurer.

Petit. Comment t’appelles-tu ?
Sam.
Sam. Je suis Mr. Harley petit. Dis-moi te souviens-tu de ce qui t’es arrivé ?
Je suis mort ?
Plus ou moins. Te souviens-tu de ce qui t’es arrivé ?
Non. Enfin…c’est vague…il y avait du sang…j’avais mal…J'ai peur...
N'ait pas peur. Tout vas bien. Laisse-moi te raconter. Tu dois savoir. Tes parents sont morts assassinés par des brigands.
Lorsque nous sommes arrivés, nous t’avons retrouvé mourant. Jack t’a amené ici pour te sauver. A présent, tu lui appartiens.

Quoi ? Mais…Je suis mort ! Il m’a tué ! Comment pouvez-vous dire qu’il m’a sauvé ! Et mes parents…morts…
Des larmes coulaient le long de ses joues.
Non tu n’es pas mort…il ne t'a pas tué...
Si…Mon corps...là...sans vie...
Oui,ton corps est sans vie...Mas toi...que ressens-tu...?
Je ne ressens rien, JE SUIS MORT
Sam...Calme toi...ne te mets pas en colère
En colère !! En colère ?
Alors...?
C'est...Je sens mes larmes sur ma joue…la colère aussi, la tristesse…comment ?
Jack est quelqu’un de spécial. C’est un nécromancien. Il a prit possession de ton esprit, en te libérant de ton enveloppe
charnelle. On pensait tous qu’après la mort il n’y avait rien…pourtant…Jack à ce pouvoir de nous faire ressentir les sentiments, les émotions…Sais-tu pourquoi ? Parce que lui-même les ressent au fond de lui. Nous faisons partie de lui…

Pourquoi a-t-il fait ça ?
Tu lui as dit que tu avais peur de la mort...
Et alors ?
Alors il t'a permit de vivre encore...mais de vivre réellement...tu verras tu comprendras plus tard...tu comprendras...Et tu verras qu’avec Jack…la mort est loin d’être triste…ni ennuyeuse…tu peux me croire…ah ah…


-OOOOOOUUUUUUUUUUUUUUH !!!! SAAAAAAAAAAAAAAAM ! COMME JE SUIS CONTENT !

Je te l’avais dit.
C’est lui Jack ?
Oui.


-SAAAAAAAAAAAAM ! Comment vas-tu mon enfant ? Murmura Jack en s’approchant de Sam, telle une mère auprès de son bébé.
Bizarre.
-HI HI !! Oui ! TU VERRAS ON BIEN S’AMUSER !

On retrouvait le Jack d’ordinaire. Il sautait dans tous les sens. Se tordait, frissonnait de plaisir, riait, planait ! Un nouvel enfant entrait dans la famille et ça il fallait…

-LE FETER ! OUUUUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!!!

Dans la froide nuit,
Surgissait de vos cercueils
Je vous attends
Donner des coups de brosses sur vos squelettes,
Vous âme endormies.
Je vous attends
Cadavre, il est temps de se lever,
De sortir de Terre,


Sa voix raisonnait dans le silence de la nuit. Les pierres tombales commençaient à trembler. Mr. Harley et Co tapaient des mots, impatients de s’amuser. Jack était en transe. Il faisait sortir de ses doigts, de ses mots, de ses pulsions, des lumières étincelantes, des formes somptueuses et incompréhensibles…Le…

Carnaval Mortuaire
Il est temps de sonner la fête
D’avoir le gout du grand art
De coloré vos existences ringardes
Il est temps de sonner la fête
Etes-vous prêtes ?
Pales créatures !
Du Carnaval Mortuaire
A vivre Mort !
VIVRE LA MORT
HI HI HI HI

Vivre la mort…Les voix s’échappaient de la terre. Des bras, des têtes squelettiques apparaissent. Ils s’équilibraient telles des marionnettes désarticulées. Ils n’y en avaient partout. Par dizaine et des dizaines. Une orgie mortuaire !
Vivre la mort…
Une fois debout, ils sautèrent prêt à fêter la nouvelle arrivée de Sam dans la famille D’ENFER. En parlant de Jack, ou était-il… ?

-Et vous mademoiselle…belle créature de la nuit, vous joigniez vous à nous pour sonner la fête ! HI HI ! Dit-il à la jeune femme présente dans le cimetière depuis le début, mais que Jack avait oublié. Enfin qu’on pensait qu’il avait oublié.

Ses yeux turquoises fascinaient Jack, et sa personne entière, sa longue chevelure brune, ses habits de déesse, son aura animale et meurtrière, inspirait Jack d’un désir d’art très puissant…Elle le faisait frisonner d'un mélange émotionnel très intense...

-Il est temps de sonner la fête bel ange ! Hi hi ! Murmura-t-il en lui tendant la main.
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Héra Calliope

La Rose Noire

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MessageSujet: Re: Ephémère et insignifiant [PV: Jack]   Lun 11 Avr 2011 - 9:03

Entre ciel et terre


Je suis le noir, le sombre, collé à ton ombre.
Je suis l’aboutissement de ta vie.
La fin, le trou de ta tombe.
Je suis ton pire ennemi,
Le temps qui passe et sourit devant ton agonie.
En fait, le but de ma quête est de créer des tempêtes.
Dans les profondeurs de ton être, je suis ton maître.
Le seul prophète.
Viens lire dans mes tablettes.
Tu seras mon adepte, alors accepte.
Et devant moi baisse la tête.
Je suis un dieu qui dort dans les catacombes.
Mon réveil sera furieux, tu verras comme je suis immonde.
Alors ne perds pas ton temps.
Va mon enfant du pouvoir des ombres rejoint les rangs.


Le cimetière des ruines sentait l’âme des morts. Une odeur néfaste qui piquait le nez à n’importe quel visiteur un peu trop aventureux. Une odeur de souffre et de sang, mélange de souvenir et d’abandon. La lune éclairait chaque tombe avec la même pâleur, une lumière si faible qu’elle peinait à traverser ce brouillard mystérieux. Un silence morbide enveloppé les lieux, une telle volonté de faire vivre une paix irréelle. Tout semblait pesant. L’herbe avait recouvert chacune des pierres, comme un drap posé sur un mort. Cependant le temps avait fait son travail. La colère des cieux avaient ravagé les dalles de marbre sombre en brisant quelques unes de celles-ci pour laisser découvrir un corps en décomposition, ou même le cadavre encore frais d’un enfant battu. Le tableau était macabre, l’atmosphère funèbre. Ce lieu pourtant n’était pas sur les terres du Vein, il se trouvait sur Feneth, terre troublée par la guerre des deux mondes. Terre de torture. Terre de martyrs. Les âmes de ces humains devaient voguer en ces lieux, cherchant un endroit pour poser leur déchéance. Ce cimetière était à l’abandon, personne, sauf des ermites en quête d’aventure, ne venait ici. Ce lieu ressemblait à une vieille femme oubliée par son amant, parce qu’elle était trop laide, parce qu’elle parlait trop. Cet endroit parlait trop des blessures de la guerre. Il rappelait à son visiteur, qu’ici il y avait des larmes, ici il y avait des cris, ici il y a le mal. Le mal. Un tourment démentiel qui envoie sa victime dans les profondeurs de la folie. La froideur d’une mort sans repos. Telle était la destiné d’un démon. Le mal. Comme un écho lancinant, comme un métal hurlant. Le mal. Un appel à la déchéance, au Chaos ancestral. Le mal. Qui fait peur à la minuscule créature habitée par ce mal. Le mal, Héra le connaissait trop bien. Elle le vivait à chaque souffle. A chaque pas. Elle le vivait car il était en elle et qu’elle essayait de le tuer dans des instants de délires intenses. Des crises de rires qui faisaient d’elle une folle. Un démon raté. Héra était devenue élue, pour sa beauté et ses soit disant vertus. Sa vie n’avait était que douleurs, sa vie avait était un chemin si sombre qu’en la racontant elle aurait fait pleurer un démon. Victime du mal, car sa beauté était trop grande. Victime d’un don qu’elle n’avait pas choisit et qu’elle aurait certainement refusé. La beauté fait mal. La beauté est éphémère et elle est dangereuse. Elle avait réussit à trouver un morceau de délivrance dans ce qu’on appelle : le bien. Elle avait écouté l’Empereur lui promettre un monde meilleur, c’est pourquoi elle devait décimer tout les démons qui croisaient sa route. Malheureusement alors que ce soir, sous cette lune mourante, elle ne voulait que demander un instant de clémence, ce démon était apparu. Comme apparait un Dieu dans une religion de fanatique. Pathétiquement. Faiblement. Vainement. Héra avait une respiration calme.

A la découverte de son visiteur elle ne broncha pas. Elle souffla légèrement de désespoir, le repos n’existe pas sur cette terre. Héra n’avait pas prit d’arme, elle portait uniquement son habituelle robe de soie noire qui mettait en valeur ses courbes aguicheuses. Des courbes qui invitées son voyeur à la luxure, à la faute. Héra dégageait une aura sensuelle, mais infiniment trompeuse. Une veuve noire qui attire son mâle avant de le dévorer. Les longs cheveux de la belle, toujours détachés, ondulés dans une harmonie divine. Parfaite. Cette même chevelure valsait sur une brise légère en barrant de temps à autre son visage. Le visage d’Héra. Beaucoup, sans dire tous, la trouvait particulièrement belle, sans dire parfaite ni même sublime. Des yeux à couper le souffle d’un mort. Une délicatesse dans la gestuelle. Une sauvagerie meurtrière. Une démarche troublante. Un regard intense. Tout. Tout chez elle laisse à penser qu’elle est une déesse de beauté. Et pourtant se n’est qu’un Ange. Les deux coquelicots sur son épaule étaient bien visible, ils marquaient sur sa peau un territoire occupé et conquit à tout jamais. Héra avança d’un pas pour mieux voir le démon. Son sourire se figea. Des démons elle en avait vu. Beaucoup, même trop. Des démons elle en avait tué. Mais celui-ci… Elle ne put retenir un haussement de surprise à la vision de ce dernier qui la regardait comme une bête de foire. Elle attendait un geste de ce dernier. Mais celui-ci… Elle était intriguée par l’allure ‘décalée’ de se dernier. Un chapeau noir. Vêtu de noir. L’âme noire. Le regard noir. De longs cheveux gris qui cachaient parfaitement bien ses yeux qu’elle devinait dès lors : rouges sang. Il dégageait une aura semblable à celle du cimetière. Etait-il lui aussi mort ? Peut-on dire qu’on démon vive ? Héra ne bougeait pas immobile. Le scrutant comme on observe un nouveau jeu. Il était plus grand qu’elle. Un sourire plus que carnassier était dessiné sur ses lèvres blanches. Héra eut envie de se jeter sur lui. Il avait l’air si sur de lui dans ses vêtements trop grands. Elle eut envie de lui déchirer. Elle sentit une crise de folie monter en elle. Héra ferma les yeux. Se concentra pour qu’elle passe. Pas maintenant. La crise passa de justesse. Le démon l’intriguait. Pour la première fois de sa vie face à un démon, elle n’attaqua pas. Héra était curieuse face à ce monstre qui nuisait à la paix qu’elle visait. De jouer un peu avec lui avant n’était pas très grave. Elle pouvait se permettre de jouer à la poupée. De le faire crier un peu. Des images de destructions passèrent dans son regard. Elle se voyait déjà en train de le découper en morceau. De lui couper les cheveux. Ou même d’abuser de son corps pour jouir violemment de la semence qu’il rependrait en elle.

Ça fait déjà tant d’années que je suis enfermé.
Que l’on m’a condamné à errer comme un damné.
En enfer.
A quelques pieds sous terre sans aucune lumière.
Dans le royaume des ombre ou règne Lucifer.
Voilà, ma haine est si forte contre les hommes de fois.
Qui ont osé claquer la porte fatale du mal.
Inscrit sur une dalle les mots magiques des druides.
Qui m’ont servit de pierres tombales.
Mais maintenant j’arrive et le monde entier dérive.
Tu ne pourras pas survivre.
Car de sang je m’enivre.
La terreur maintenant t’escorte.
Le royaume de la peur qui ouvre ses portes.


-Et vous mademoiselle…belle créature de la nuit, vous joigniez vous à nous pour sonner la fête ! HI HI !

Héra ne bougea pas. Immobile comme une statue de marbre. Immobile car elle n’aimait pas le ton qu’il prenait en s’adressant à elle. Elle avait entendu des bruits. Des chants. Des cris. Qu’est-ce qui rend un démon si heureux ? Un démon peut-il être heureux ? Héra plissa les yeux et découvrit derrière le démon plusieurs silhouettes. Elle ne regretta à aucun instant d’être venue ici. Les auras que dégageaient ces démons n’étaient pas dangereuse. Et l’autre… En face d’elle, avec son allure de cinglé lui fit penser qu’elle perdait son temps. Qu’elle s’était arrêtée pour rien. Sonner la fête ? La seule fête qu’elle sonnerait serait celle de sa dague plantée dans son cœur. Belle créature ? Au moins il avait bon gout. Le rire en revanche qu’il lança à la fin sonna au pathétique. Héra souffla de désespoir.


-Il est temps de sonner la fête bel ange ! Hi hi !


Le corps d’Héra frissonna. Il avait avancé sa main dans un mouvement trop sur. Elle recula. Non par crainte, mais par habitude. C’était un démon. Les démons et les anges sont censés se tuer et non s’inviter à faire la fête. Le loup en elle grogna puissamment. Il voulait attaquer. Héra le retint comme sa crise. Ce démon était pour le moins étrange. Il essayait de l’envouter. Il essayait de la charmer pour qu’elle vienne près de lui. C’était peut-être elle la poupée. Peut-être qu’elle se trompait. Peut-être qu’il n’était pas si inoffensif qu’il ne le laissait paraitre. Héra scruta les alentours. Une caravane approchait. C’était la caravane du démon avec ses ‘amis’. Un grognement faible presque inaudible s’échappa de ses lèvres. Elle devait les tuer. Tous. Héra décida, dans un geste certain, dans une décision certaine de venir avec lui. C'était surprenant venant de sa part, tellement surprenant qu'elle prit le temps d'être sure que ce qu'elle voulait. Le démon noir avait toujours la main levée. Elle ne voyait pas ses yeux. La caravane non loin, poussait des cris de joie. Une fête morbide. Une fête de démons. Héra avait le sens du devoir. Elle savait que sa mission était d'amener la paix en ces lieux. Un sourire néfaste passa encore sur ses lèvres. Un rire muet s'y échappa. Elle ne savait pas parler. Les mots pour elle ne sortait qu'en écriture. Elle était muette. Mais une muette étrangement belle et envoutante. Une âme s'avança. Trop pure. Trop faible. Brisant l'harmonie et la décision de la belle femme. Un enfant. Ou plutôt ce qu'il en restait. C'était une âme. Elle approchait d'eux avec une démarche nonchalant. Héra recula encore d'un pas. Encore, encore, encore. L'enfant, le spectre, l'âme arriva près du démon et se mit à rire d'un air joyeux.

Tu viens Jack? Allez on...

La petite âme cessa de parle et regarda la femme. Le démon s'appelait donc Jack. Drôle de prénom pour un démon. Héra sentait le mal. Elle le sentait monter en elle avec une puissance si forte qu'elle en devenait agressive. Le petit fut envouté. Il la regardait comme on regarde pour la première fois une beauté trop belle pour nos yeux. Il leva ses mains. C'était un démon. Il les leva pour les tendre vers la femme. Il s'approcha. Encore, encore, encore. Héra serra les dents. Il devait reculer. Il ne devait pas la toucher. C'était un démon. Son corps d'enfant, son visage qui paraissait innocent. Le regard que lui lançait Héra voulait tout dire. Il ne devait pas l'approcher. L'enfant continua en levant toujours les bras. Il voulait la prendre dans ses bras. Toucher cet ange magnifique. Toucher un peu le bout d'un paradis. Les yeux bleus d'Héra se braquèrent sur lui. Un instant de trop. Un centimètre de trop. Elle l'avait prévenu par de multiple regard. L'enfant n'était pas un enfant. Les yeux d'Héra se chargèrent de pureté. Une pureté pourtant démoniaque. Les bruits. Les sons. Le démon. Seul l'enfant l'importait. Héra leva une main vers le front de l'âme. Elle lui murmura dans ses pensées. Lui seul pouvait les entendre.

« Toi, qui as su repousser le bien.
Vends ton âme à la folie.
Que tu sois ce soir bannit.
De ce monde dans lequel couler tes mains. »


Une lumière jaillit alors de la paume d'Héra. Une lumière blanche qui illumina tout le cimetière. Une lumière pure qui lava ce sol meurtrit. Héra sentit son souffle s'accélérer un instant, puis un froid la parcourir. Et rien. Un vent glacial souffla alors sur les tombe. Le vent de la justice. Quand la lumière se dissipa, Héra vit son œuvre. L'enfant était au sol. Prit de convulsion. Délirant. Impossible à récupérer. Son âme voguait. Son âme était détruite à tout jamais. Une folie sans nom était à présent en lui. Il n'aurait pas su s'avancer. Il était damné à vivre entre ciel et terre. La raison ne se trouverait plus pour lui. Il était perdu à tout jamais. Héra leva un nouveau regard chargé de haine. Elle comprit trop tard ce qu'il était. Si cette âme était sans corps c'est qu'il était forcément... Nécromancien? Et elle venait de faire sombrer dans la folie, un de ses pantins. Un avenir froid glissa dans son dos. Elle avait le don de torturer n'importe quelle âme faible. Cet enfant était le froid du mal, elle devait le détruire. Héra regarda le démon. Était-il en colère? Certainement. Allait-il vouloir la tuer? Surement. Avait-elle envie de le tuer? Absolument. Mais elle n'était pas armée. Elle n'avait rien à part ses mains et son corps. En revanche on peut penser qu'elle était plus dangereuse sans armes. Plus dangereuse et plus rapide. Dans un mouvement rapide et fluide elle grimpa sur une tombe de pierre, haute de plus de deux mètres. La vue y était imprenable. De plus elle aimait la hauteur. Elle aimait se sentir puissante. En bas l'enfant roulait encore à terre. Héra était fière de son œuvre. Elle voulait tuer. Maintenant. Un sourire passa encore sur ses lèvres. Plus meurtrier que les autres. Promesse de destruction. Elle regarda le démon aux cheveux gris. Elle voulait jouer. Elle leva les bras pour montrer qu'elle n'était pas armée. Un Nécromancien voudrait certainement posséder l'âme d'une si belle créature. S'il venait la chercher. Héra aimait les jeux dangereux, elle aimait se bruler. S'il venait. S'il venait elle goutterait peut-être au corps d'un démon. C'est comment le corps d'un démon? La caravane avait arrêté de chanter. Comme si la folie du garçon les avait tous jeté dans les profondeur de la tristesse. Un démon ressent la tristesse? Elle ne voyait pas les yeux du démon. Elle ne pouvait pas savoir. Son âme vogua dans celle du démon et elle lui parla. A lui seul. Dans un murmure mélodieux qui ne se passait que dans sa tête. De la télépathie. Une invitation.

« Sonnons la fête... Jack. »


Je suis le mal, l’impur, le maître de la luxure.
L’avarice et le sexe son les piliers de ma culture.
Alors sois sûr, je serai vraiment dur, car telle est ma nature.
M’opposer de toute ma haine contre les âmes pures.
Les hommes, les femmes, les enfants.
A tous les opposants du pouvoir des ombres
Qui s’abat sur la terre maintenant.
Car oui, comme dit la prophétie, les tablettes, les écrits.
Ma lourde peine s’achève cette nuit.
Ca y est s’en est fini d’attendre les siècles ont passé.
Je n’ai pas su apprendre à bien me contrôler.
Ma haine est comblée, je suis énervé.
Les humains vont comprendre,
La colère d’un Dieu passé.
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Jack D'enfer



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MessageSujet: Re: Ephémère et insignifiant [PV: Jack]   Mer 13 Avr 2011 - 19:16

Visiblement, la jeune femme ne semblait pas adhérer la présence de Jack. Surtout pas quand celui-ci se trouvait à quelques centimètres à peine de son visage. La main tendue vers elle. Mais Jack n’avait pas remarqué, du moins n’y prêta-t-il pas attention.

En outre, la jeune inconnue fit un geste volontaire et explicite de son dégout pour le nécromancien. Ainsi, elle recula. Elle ne semblait pourtant pas apeurée par la présence du démon. La jeune élue fut d’abord perplexe par l’attitude de Jack ; elle avait bien raison. Qui ne le serait pas devant Jack ? Personne. Peut-être Grell. Et encore. Jack se surprendrait lui-même en se voyant. Mais les apparences peuvent-être trompeuses…comme l’était cette jeune femme. Alors que sa beauté lui donnait une aura fragile, envoutante, inoffensive, un sourire carnetier se dessina sur son visage. Une aura meurtrière l’entourait à présent, prête à faire frémir n’importe quel homme des plus endurcis. Une satisfaction silencieuse lui échappa. Comment allait réagir Jack devant cette attitude menaçante ?

Oh…OOOOOOOOOOOOOOOOOOH ! Pourquoi tant de haine ? Si peu d’amour ? Si peu de tendresse…OOooooooooooOOoHHHHHHHHHHHHHH, je ne mérite pas tant de tristesse…

Il gisait par terre un peu plus loin, à genou, les larmes coulantes le long des ses joues. Jack pleurait. Il était complètement démuni par le refus de la jeune demoiselle à accepter sa demande. Je pense que le plus dur pour Jack, étant d’avoir donné sa MAIN ! SA MAIN ! Alors que comme vous le savez, elles étaient ce qui avait de plus précieux pour le nécromancien. Entre couper sa tête et ses mains, le choix était vite fait. Lui ne comprenait pas quelle erreur il avait pu faire pour être éconduit de cette manière ! Elle l’avait repoussé comme de la peste !

-OOOOOOOOOOOOH Pauvre de moi…gémit-il.

Dans cette situation, il ne vit pas Sam arriver vers lui. Le jeune enfant semblait triste de voir Jack ainsi…un peu…troublé. Cela faisait si peu de temps que Jack et lui étaient liés, pourtant c’était déjà très fort. Jack était très attachant. Son inquiétude trahissait son rire joyeux.

Tu viens Jack? Allez on...commença-t-il.

Son regard s’arrêta sur la belle créature qui avait tant fait de mal à Jack. Ce dernier leva la tête vers Sam, et le vit se diriger vers elle. Il semblait si…envouté par sa beauté. Par sa présence. En contre partie, L’admirée ressentait de la pitié pour lui, pour cet esprit, ce mort. Et pourtant, dans un geste qui semblait doux, redonnant espoir à Jack sur les intentions de l’inconnue, une lumière blanchâtre, aussi intense que celle de la lune, emporta le jeune Sam dans la fumée. Seul son corps, prit de convulsion donnait des signes de vie.

-SAM SAM, Oh, MON PAUVRE SAM !

Jack, une nouvelle fois à quelques centimètres de la jeune femme lui demanda d’un air glacial :

-Qu’as-tu fait à Sam ? Demanda-t-il avec des yeux ronds.

Puis sans attendre sa réponse, il se précipita vers le corps du cadavre. Comme en transe, il ne s’arrêtait plus de sautiller tel un poisson hors de l’eau.

-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! SAAAAAAAAAAAM ! AU SECOURS, QUELQU'UN, UN MEDECIN, Mais il est mort…UN NECROMANCIEN ALORS ! Euh…MAIS JE SUIS NECROMANCIEN !!!!!! HI HI !

Il posa à son tour sa main sur la tête de Sam. Ferma les yeux. Chercha l’esprit de l’enfant dans le tumulte du désespoir dans lequel il était éprit. Jack récita des paroles silencieuses afin de calmer l’esprit paniqué. Au bout de quelques secondes, le corps reprit une allure cadavérique. Sam n’était pas encore sorti d’affaire…mais il allait déjà mieux. Etant donné qu’il faisait partit de Jack, tant que ce dernier vivait, son esprit lui appartenait et personne n’avait de pouvoir sur elle.

Pas même elle.

Jack jeta un regard vers la caravane, la troupe mortuaire qui le toisait inquiet. Une inquiétude qui avait tantôt bousculé Jack. Il leur fit un signe de la main voyant en criant :

-TOUT VA BIEN, NE VOUS INQUIETEZ PAS ! HI HI ! VOUS EN FAITES DES TETES MES AMIS !! HI HI HI ! Des VRAIS têtes DE MORTS !!! HI HI

Du Jack tout craché.

« Sonnons la fête... Jack.

L’atmosphère s’était refroidie. Une aura meurtrière bouillonnait chez les deux personnes. La jeune femme. Jack. Jack ayant reçut ses paroles télépathiques avec bonheur. Colère. Il était partagé, oui écoutez bien, partagé entre :

1) Accepter de sonner la fête avec elle, puisqu’elle avait, dirait-on changé d’avis.
2) La tuer pour le mal qu’elle avait fait à Sam.

Son regard planté dans le sien. Immobile. Impénétrable. Impassible.

-Ce n’est pas bien de se moquer de la mort ainsi…je crois que je dois vous donner une petite leçon de respect…ENSUITE, je dis bien ENSUITE, et si vous avez bien travaillé, cela va de soit, j’accepterais que vous puissiez sonner la fête avec nous…Ce marché vous va-t-il mademoiselle…? Un marché dont il est fier. Pardonnez-moi, mais je crois ne pas avoir compris votre nom...en général la mort aime le savoir avant d'embrasser ses nouveaux amis...
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MessageSujet: Re: Ephémère et insignifiant [PV: Jack]   Jeu 14 Avr 2011 - 10:53

Requiem


S’il existe sur cette terre une âme prête à aimer le corps de la perfection, alors promettez-moi de le damner. Faites de lui un inculte. Faites de lui un mendiant. Faites de lui ce sourd qui ne pourrait atteindre la perfection ultime. Le bijou. L’âme de la beauté. Ce que l’on ne peut toucher même dans de longs cris de désespoirs. Ce besoin de démesure, ce besoin de ce dire qu’on veut la toucher. Nos efforts sont alors réduis à néant. La perfection est éphémère. La perfection se mérite. Elle est comme un joyau trop brillant, trop brulant qu’on ne pourrait attraper. La perfection se mérite. Elle n’est pas la par simple hasard. C’est un cadeau de Dieu, Cadeau du Diable. Elle existe je l'ai vu. Elle existe j'ai presque pu la toucher. Cette perfection qui fait plus peur qu'une ruelle sombre chargeait de créatures immondes. Elle fait de nous ce crétin qui n'a aucun droit sur la beauté. Car la beauté à tout les droits. Nous. Nous ne sommes rien face à cette cruelle vérité qu'est celle de la beauté.

Le démon à la chevelure grise était très expressif. Héra ne comprenait pas pourquoi il avait ce besoin de bouger les bras partout, de crier, de courir, de rire. Elle le regardait comme on regarde une bête foire. « Il est très étrange ce démon ». Il avait réussit, ce qui n’étonna pas Héra, à calmer l’esprit du jeune garçon. Une légère frustration glissa alors dans son dos, c’était lui le maître des âmes pas elle. L’enfant le convulsait plus à terre. Un nouveau sourire passa sur les lèvres de la belle créature. Si elle voulait lui sauter dessus maintenant. Faire de lui sa victime, sa proie. Mais depuis plusieurs jours elle avait des envies charnelles, plus que des envies de combats. Son regard bleus parcouru rapidement le cimetière désert. Se faire prendre sur une tombe ? Pourquoi pas. Le démon pourrait la faire saigner. Quoi qu’il n’avait pas l’air d’apprécier de faire du mal. Un démon qui n’aime pas le mal ? Quelle ironie du sort. Il avait pleuré au refus de son invitation. Héra n’avait pas très bien comprit pourquoi, et elle s’en fichait d’ailleurs. Elle ne savait pas ce que la douleur signifiait, elle ne le savait plus. Elle ne voulait plus le savoir. A presque cent ans elle avait souffert trop de fois, pleurer pour elle était signe de faiblesse. On ne gagne pas en pleurant. Elle regardait le démon, du haut de sa pierre tombale. Immobile. Comme si le temps avait cessé. Très peu de personne avait l’honneur d’entendre la jeune femme à travers la télépathie, elle ne l’utilisait pas pour des ordures. Ce démon, elle ne savait pas pourquoi, no comment, mais elle voulait souffrir de ses mains. Elle voulait sentir ses griffes d’artiste sur sa peau. Dans sa peau. Elle voulait crier de bonheur, un bonheur qu’elle ne trouverait que dans cette douleur. Un nouveau sourire, plus que carnassier. Animal. Animal. Animal. Le démon avait l’air aussi dangereux qu’inoffensif. C’est ça qui attiré Héra. Ce regard qu’elle ne voyait pas. Cet esprit troublait. Ce mal cachait derrière de la bonté. Héra en frissonna. Quel gout sa avait un démon ? Elle n’y avait jamais gouté parce qu’ils la répugnaient. Mais ce soir, elle qu’on disait inaccessible voulait se donner. A un démon. Elle l’obligerait. Elle l’obligerait à faire d’elle son esclave. Un vent froid se leva alors, elle sentit sa colère. Une colère noire. Une colère douce. Héra s’en amusa. A aucun moment elle n’avait été en colère. Même pas quand il avait levé sa main pour toucher sa peau. Il voulait vraiment la toucher ? Alors qu’il vienne elle n’attendait que ça. Avant ça il parla d’une voix dure et sure, ce qui excita encore plus l’esprit pervers d’Héra.

-Ce n’est pas bien de se moquer de la mort ainsi…je crois que je dois vous donner une petite leçon de respect…ENSUITE, je dis bien ENSUITE, et si vous avez bien travaillé, cela va de soit, j’accepterais que bous puissiez sonner la fête avec nous…Ce marché vous va-t-il mademoiselle… ? Pardonnez-moi, mais je crois ne pas avoir compris votre nom…en général la mort aime le savoir avant d’embrasser ses nouveaux amis…

Héra sauta de sa pierre tombale avec un bruit feutré et souple. Sa mâchoire était serrée. Les paroles pour elle, étaient plus fortes qu’une arme. Là, elle devait l’avouer, il venait de la mettre en colère. Elle s’avança vers le démon. Ne portant plus aucune attention à la distance qui les séparait. Elle lui tendit une main et une rose noire se matérialisa. La Rose Noire. Tous les démons étaient cessés connaitre cette tueuse de démon à la beauté envoutante. Elle regarda Jack dans les yeux. Le savait-il ? Avait-il peur ? Savait-il que la mort ne voulait pas d’elle ? Savait-il que la mort elle-même ne l’avait pas accepté dans ses bras ? Elle ne respectait que trop la mort. La rose flotta au dessus de la paume d’Héra. Comme un rêve. Une belle Rose Noire. Héra prit alors sans hésitation la main du nécromancien, il n’avait pas le choix. Le contact de leur peau fit frissonner la belle. Il était si froid. Elle essaya de discerner à travers sa chevelure grise l’émotion de ses yeux. Puis elle posa la main du démon sur son ventre. Il pouvait sentir sans peine à travers la robe de soie noire cette longue cicatrice. On lui avait enlevé son enfant. Héra laissa la main du démon sur son ventre pour qu'il comprenne que la douleur subsiste. Une petite leçon? C'est lui qui devait avoir une leçon. Il se croyait maître de la mort, mais la mort n'accepte pas les Anges. La mort ne veut que les démons. Elle ne veut pas de la beauté. D'une beauté si grande qu'elle en devient gênante. Héra avait sourit quand l'homme lui avait proposé le marché. Elle voulait jouer, mais une colère s'était levée en elle. Une colère. Chez elle. Héra. Si calme. Si belle. Elle faisait passer la main de l'inconnu sur son tissu noir. Elle sentait la caresse comme celle de Thor. Il y a de ça trop longtemps. Elle ferma les yeux. Ses yeux ne pouvaient pas pleurer elle n'était pas triste. Elle n'avait pas mal. Puis, elle lâcha la main de l'inconnu et le regarda. Un regard de fauve. Le regard d'un loup. Le regard d'une joueuse. Elle voulait bien qu'il lui donne cette leçon, qu'elle pensait cependant déjà connaître. Héra fixa la rose noire qui flottait encore dans les airs par la force de sa volonté. La rose prit feu instantanément. Un feu à la couleur du ciel. Des flammes bleues. La rose tomba en cendre sur le sol. Héra rouvrit les yeux. Jack. Jack tu n'es pas méchant. Jack tu es trop bon. Héra recula d'un pas. Sa peau avait été froide. C'était un démon et elle ne savait pas pourquoi elle restait ici. Son corps tout entier détecta alors un danger. Trop grand. Elle était en colère. Elle n'était pas armée. Héra se retourna alors, dos à Jack il pouvait la tuer. Elle se mit à courir. Dans le cimetière. Courir. Sans rien dire.

Le port est à deux pas d'ici
Les marins boivent sans soucis
Le port est à deux pas d'ici
Les marins boivent sans soucis
Mais un drame se trame
Cachez-vous brave dame
Car un homme sans âme
Voudrait bien vous faire tâter d'son arme

Dans ce quartier louche, mal famé
Où se cachent des loups affamés
Une fille blanche et grasse
A l'ombre d'une impasse
Brave pour quelques passes
Le danger qui rôde et qui la glace

Humm, Jack tu n'es pas gentil

Pas de chance Jack la repère
Et l'empoigne d'une main de fer
Elle cède sous la force
De ses assauts féroces
Implorant la clémence
Tandis qu'il la rosse avec démence
Sortit tout droit de l'enfer, ce monstre légendaire
Fera la une des colonnes, une fois de plus
l'éventreur déconne

Humm, Jack tu n'es pas gentil.



Elle ne savait pas si Jack l'avait suivit. Elle ne savait pas non plus pourquoi dans ce cimetière elle devait chercher le danger. Un danger qui a chacun de ses pas grandissait. Jack voulait lui donner une leçon. Cette leçon attendrait. Elle. Héra devait trouver le danger. Son devoir était de laver la terre. Du mal. De ses démons. Héra courrait vite. Ses pieds s'enfonçaient dans le sol. Son corps tout entier était une danse spirituelle. Une danse que les morts voulaient voir. Héra avait oublié le démon. Elle ne se concentrait que sur sa course. Sur les vibrations du sol. Une. Deux. Trois. Elle s'arrêta. Le danger était tout proche. Elle pouvait le sentir. Il était immobile quelque part derrière ses pierres. Héra se trouvait dans un cirque. Un cirque de pierres morbides. Héra fit le tour d'elle même. Angoisse. Du moins c'est ce qu'on pouvait penser. Elle avait couru vers cet endroit avec l'infime conviction qu'ici, à ce lieu, il y avait un danger qui pouvait perturber le bien. La respiration de la belle se calma. Elle pensa au démon. Qui n'avait peut-être pas réussit à la suivre. Puis, un bruit. Jack? Une ombre. Une lumière. Un... Spectre. Héra ouvrit grand les yeux. Un spectre effrayant. Géant. Immonde. Couvert d'une substance blanchâtre. Jack? Jack c'est toi qui a fait ça? C'est ça ta leçon? Héra recula d'un pas essayant de pénétrer l'âme devant elle. Mais elle n'y parvient pas. Le spectre était tout, sauf faible. Vaincre un spectre. Sa peut mourir deux fois? Héra recula encore. Le monstre avança vers elle. Que faisait-il ici? Dans les cimetières ce genre de chose est courante. On peut trouver de tout dans un cimetière. Même la mort. Pourtant Héra sentait que le spectre n'était pas le danger qu'elle ressentait. Elle recula encore. Cherchant une issue. Son pieds butta contre un rebord. Derrière elle, une tombe. Profonde. Des marches. Un tombeau. Le danger était à l'intérieur. Elle devait fuir. Se transformer en loup. Faire quelque chose. Le spectre avançait doucement. Il voulait qu'elle comprenne ce que personne ne pouvait comprendre. Puis une voix. Dans la tête d'Héra. La voix d'un morts. Héra s'efforça de ne pas l'entendre. Elle ne devait pas avoir une crise pas maintenant. Jack? Jack aide la! Viens sauver un Ange qui ne connait pas l'Art de la mort. Héra respirait de plus en plus fort. Ses poings se serrèrent. Ne pas reculer. Ne pas avancer. D'autres voix se firent entendre dans son esprit. Héra pâlit plus que la blancheur de sa peau. Puis, le spectre disparut. Comme par magie. Comme par miracle. Héra sentit ses jambes trembler, pas parce qu'elle avait eut peur. Mais parce qu'elle avait lutté. La crise était un souvenir mais ses yeux restèrent dans le vague. Héra leva lentement les yeux. Jack?

Tu crois qu'elle nous a entendu?
Tu crois qu'elle nous entend?
Tu crois qu'elle veut nous entendre?
Tu crois qu'elle nous entendra?
Tu crois, qu'elle entend?
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MessageSujet: Re: Ephémère et insignifiant [PV: Jack]   Dim 17 Avr 2011 - 16:12

La belle sauta de son perchoir et marcha en direction de Jack. Elle était en colère, oui en colère. A cause de Jack ? De ses paroles ? Qu’avait fait Jack pour tant de haine ? C’était la première fois que Jack, le démon, le nécromancien avait tant de difficulté à se faire…apprécier ? Enfin, je pense que les autres personnes qu’il avait rencontrées durant son voyage ne considéraient pas Jack comme un ami fidèle, un ami pour la vie…ou pour la mort…Mais durant leur conversation il semblait voir Jack comme un individu marrant, un peu fou, mais à qui on pouvait, surement faire confiance. Il y avait comme même un petit doute le concernant…quand on voyait Jack, il était vrai que ses changements d’humeurs permanant troublaient chaque témoin de ses transformations soudaines. En bref, seuls ses esprits comprenaient Jack D’Enfer.

Alors que le nécromancien se demandait toujours quelle erreur il avait pu faire pour mettre en colère la belle créature, celle-ci avança sa main droite et matérialisa une belle rose noire.

La rose Noire…Le tueur de démon…JACK ! ATTENTION !

Les yeux de Jack s’arrondirent devant ce fabuleux spectacle, cette magnifique création.

Je crois que Jack connaissait l’existence de la Rose noire, mais…

…Le démon aimait par-dessus-tout l’art, la magie. Pour lui chaque phénomène venant de la nature, de l’être humain lui-même était une représentation sublime de la vie elle-même. L’art étant la belle représentation des choses. Ne pas croire que Jack ne respectait pas la vie parce qu’il était nécromancien, démon, non, le plus étrange avec lui c’est qu’il avait une conception assez spécial de ces choses. Bien entendu, il avait tué pas mal de personne…mais pour la simple raison qu’elles ne vivaient plus. Elles étaient comme des pantins complètement paumés, à la recherche d’un chemin perdu et assombrit par le voile grisâtre qui siégeait devant le esprit et leur cœur. Des milliers de lépreux, cherchant la pitance. L’homme avait perdu le gout de la nature, des choses simples.

De ressentir la simple caresse du vent sur son corps, la beauté d’un vol d’hirondelles…le ciel bleu du ciel, ou la chaleur du soleil brulant. SENTIRRRRRRR SES Muuuuuuuuuuuuuuucles friIIIIIIIISOnner d’un nouveau plaisiiiiiiiiiir, d’une nouveeeeeeeeeeeeeeelle émotion …OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !

Cela expliquait peut-être ces tels changements d’attitudes. Chaque petit détail emplissait Jack, le ravageait, le lavait des émotions passées telle une vague qui emporte tout sur son passage…et créer un nouveau paysage, un nouvel horizon…un nouveau regard…une nouvelle respiration…

Waouh, j’ai l’impression de parler comme Jack.
Si vous avez compris ce que je viens de raconter, imaginez la réaction de Jack quand la belle créature lui prit la main pour la poser sur son doux tissu…sur son ventre. Au début Jack était enjoué. La chaleur de sa peau le remplit d’excitation. D’un bonheur soudain et considérable. Il se tordit dans tous les sens. Ses jambes l’une sur l’autre, montant et descendant, son autre manche sur sa bouche comme une gamine charmée par son amant, ce qui n’empêcha pas son cri de s’épanouir dans le silence du cimetière.

-OOOOOOOOOOOUUUUUUUUUAAAAAAAAAAAAAAA !! HI HI !

Puis, d’un coup, il se calma. Ce fut le moment où l’Ange posa fit glisser sa main sur son ventre. Une cicatrice. Un mal profond. Une absence. Jack ressentait la froideur, le vide. Comme si ces entrailles étaient mortes…comme si on lui avait retirées. Le nécromancien ne savait pas de quoi il retournait, mais une chose était sur, le bel Ange avait vécu un drame.

Pauvre petite ! C’est SIIIIIII TRIIIIIIIIIIIIIIIISTE ! Des larmes coulaient à flots le long de ses joues.

-Ooooooooooooh ! S’écria-t-il en sanglotant. Je…

Il ne put pas finir sa phrase, que la rose s’enflamma et disparut en une pluie de cendre. Jack regarda le bel Ange comme un enfant à qui on venait d’enlever un jouet. Ses yeux turquoise ouverts. Qu’ils sont beaux…Des vrais diamants. Puis, elle lâcha la main de Jack et, s’enfuit en courant ; Laissant Jack regarder sa chevelure nuit disparaître.

Jack, l’appela Mr. Harley, comment va le petit ?
-Aaaaah…quelle créature !
Jack ?
-Il va bien Mr. Harley, son esprit récupère. Il est hors de danger.
Parfait…on devrait mieux partir Jack ! Cet ange ne m’inspire pas confiance…l’apparition de la Rose noire…c’est dangereux...Tu ne crois pas JACK ?

Malheureusement pour Mr. Harley, Jack n’avait pas conscience du danger. Le bel Ange agissait sur lui comme une drogue de curiosité, d’inspiration artistique. Et pour rien au monde, Jack n’aurait laissé passer ça. Il courait déjà à la suite de sa dulcinée du soir.

-BEEEEEEEEL ANGE ? BEEEEEEEEEEL ANGE ? Criai-t-il à travers les tombes du cimetière.

Ou était-elle passée ? Pourquoi était partie ainsi ? Que lui arrivait-elle ? Ou était-elle ? Oh. Un crie. Un houlement. Un danger. Une menace. Vite Jack, Vite. Après plusieurs mètres de recherche intense, il tombe sur un cirque de pierre tombale. L’ange à terre, désemparé, perdue, vaillante mais à l’agonie. Devant elle, un spectre immense…magnifique, éclairée par la clarté de la lune. Somptueux. Mais quelle tristesse. Ce spectre n’était qu’une ombre, un esprit prisonnier par sa peur, par sa mort. Aucun esprit de Jack n’était réservé à ce sort. Le spectre semblait en vouloir après la jeune femme. Elle lutait, tentait-elle de le détruire elle-même ? Surement…mais sans trop savoir pourquoi il n’y arrivait pas…par contre Jack…

La tuer…oui la tuer…tijjsidj, une élue…hum..ijfhfj, la tuer.
- Excusez-moi, ô grand esprit, mais si quelqu’un doit tuer cette jeune demoiselle, c’est à moi qu’il en convient de le faire…
Qui es-tu misérable humain ? Comment oses-tu voler ma proie ?
-Ta proiiiiiiiiie ? TA PROIE ? COMMENT PEUX-TU QUALIFIER CETTE BEAUTE, cette MUSE ARTIIIIIIIIIIISTIQUE ? NE ressens-tu pas la sensation qu’elle inspiiiiiiiiiiiire ? Je respiiiiire !
Tu es complètement fou ! Je vais la tuer !

En une seconde, Jack, tel un félin, sauta sur le spectre. Il n’était pas nécromancien pour rien. Il le regarda dans les yeux. Récita quelques paroles, un sortilège…et…

-Adieu ! Hi hi !

Le spectre disparut d’un coup.

-Pauvre de lui…voyez comment la mort peut-être terrible…la mort est une enfant qui attends des hommes la vie. Son essence…si vous êtes vidés avant d’arrivée…et que votre baisé n’a aucun gout…vous êtes esclave de vous-même, et sa colère…vous finissez comme ce pauvre spectre…ne lui en voulait pas bel ange…ce n’est pas de sa faute.

Il avança vers la jeune femme qui semblait chercher son sauveur. Elle plante ses yeux turquoise dans ses yeux. Une voix dans la tête de Jack.


Tu crois qu'elle nous a entendu?
Tu crois qu'elle nous entend?
Tu crois qu'elle veut nous entendre?
Tu crois qu'elle nous entendra?
Tu crois, qu'elle entend?

-Oh ma pauvre chérie, vous êtes complètement sous le choc…dit-il en remettant une mèche qui lui tombait sur le visage, je crois que rien de mieux qu’un…

OH ! Des étoiles dans ses yeux ! Malheur !

-Qu’un tour dans un tombeau pour vous remonter le moraaaaaaaaal ?! Hi hi !

Quelque chose en son creux attirait Jack comme un aimant…un appel fort, intense, auquel Jack ne pouvait ne pas répondre…Peut-être ce qui faisait peur à l'Ange...

Jack…
Jack…
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MessageSujet: Re: Ephémère et insignifiant [PV: Jack]   Mer 29 Juin 2011 - 19:00

My way


Dans un rêve on peut trouver des ombres. Plus noires que la guerre sur cette terre. On peut rencontrer des hommes morts devant la vie à force de patience vaine et inutile. Dans un rêve on peut avoir des sourires chargés de larmes et des tortures interminables. On peut voir des bêtes qui n’existent pas et qui perturberont l’esprit d’un fou. Dans un rêve il arrive qu’on croise des tempêtes pleines de sang et de souillures. De fantasmes et d’illusion. Il arrive qu’on découvre des corps immobiles, venant recouvrer la paix perdue de ce monde. On peut parler à des Dieux qui ne s’appellent pas. Des Dieux aimant la souffrance. Dans un rêve tout est permit. Dans un rêve on peut se cacher de ce qu’il ne faut pas dire. Dans un rêve on peut imaginer un sol immaculé d’images irréelles et sadiques. Dans un rêve on peut refaire le monde à sa façon et faire en sorte d’effacer ce qui ne nous revient pas. Dans un rêve même les fous sont acceptés. Même les âmes sans damnations ont le droit de rêver. Dans un rêve tout est permit par la punition. On peut écrire des lignes qu’on n’aurait jamais tracées. Un rêve est fait d’interdits, sinon il ne serait pas rêve. Dans rêve il y a d’immenses plaines sauvages, dans lesquelles se cachent nos fantasmes. On peut y céder dans nos rêves. Le rêve peut paraitre cruel et étrange. Il nous prend la tête comme on prend le cœur d’une fille en détresse. Le rêve abuse de notre inconscient comme un drogué abuse de la terre. On peut rêver de meurtre sans pour autant vouloir faire couler le sang. On peut rêver de bonheur même s’il n’est qu’éphémère. Un rêve est éternel, un rêve dépasse chaque partie de notre corps. On peut rêver du passé et se morfondre sur ce qui nous est arrivé. On peut passer le temps à devoir pardonner. Rêver qu’on cesse de nous tourmenter. On peut rêver des siècles. On peut rêver notre mort. L’attendre telle une délivrance. On peut rêver du ciel, comme on rêve de changement. Les mensonges peuplent nos rêves. Il ne faudrait pas qu’ils sachent ce que l’on pense d’eux. Les rêves sont des monstres qui dévorent nos nuits. Un rêve est un spectre qui ne doit rien à personne. Pourtant on le maudit quand il ne nous montre pas ce que l’on espère. On rêve d’avenir. Comme j’ai rêvé de toi. Tu n’as su que me mentir dans ce rêve qui m’a tendu les bras. Je ne suis qu’une marionnette. Poupée de désir intense. Je me retrouve dans les bras d’une pitoyable consolante. Un rêve c’est pire que la mort elle-même, car il relance sans cesse ce qui est inaccessible.

Héra leva les yeux vers Jack. Elle les leva lentement. Comme si elle le regardait pour la première fois. Elle en avait connu des hommes. Elle en avait vu des flammes s’allumer. Elle avait du en abuser pour ne jamais tomber. Elle en avait connu des mots qui ne veulent rien dire. Des hommes qui marchent contre l’avenir. Il y aura des vents démentiels sur sa vie. D’immense tempêtes qui dévasteront ce qu’elle est. Mais ce démon créait en elle un sentiment de plénitude. Alors que son but était de tuer tout ce qui s’opposerait à son empereur. Elle n’avait pas bougé. Elle n’avait rien dit. Elle ne pouvait rien dire. L’animal sombre qui était au fond d’elle grogna. Lui, se méfiait. Héra se leva avec la même grâce et se posta face au démon fou. Jack tu sais très bien qu’elle ne te tuera pas. Dans un mouvement rapide Héra passa derrière le démon. La nuit s’était arrêtée pour eux. Héra était maintenant derrière Jack. Elle pouvait le tuer. Elle allait le tuer. Sa main se posa sur sa dague. Immobile. Elle attendait. Le vent souffla dans ses longs cheveux noirs. Elle ne bougeait pas. Elle n’y arrivait pas. Des images atroces passèrent dans sa tête. Un devoir. Ce qu’elle devait faire. Obéir. Se taire. Se taire parce qu’elle n’a plus de voix. Héra la belle fleur. La belle ange. Jack ne l’avait pas fait du mal. Il avait même pleuré lorsqu’elle lui avait fait sentir sa cicatrice. Jack ne l’avait pas regardé comme on regarde une femme de joie. Il avait juste vu en elle un chef-d’œuvre. Il l’avait regardé comme on regarde une sculpture parfaitement taillée. Héra avait aimé ça. Elle se souvenait de Thor. De comment il la voyait. Elle se souvenait de tout ce qu’elle avait vécu avant. De tout ce qu’elle avait pleuré et crier avant de perdre sa douce voix. Jack lui, l’avait sauvé. Il avait fait fuir l’immense spectre. Héra ne bougeait pas. Dans sa main la dague qui était apparue par la force de sa magie. L’animal en elle grondait. Le loup noir voulait sortir. Il voulait déchirer la peau du nécromancien. La nuit s’était arrêtée dans un souffle. Pour leur souffle. Les étoiles veillaient sur eux dans un silence morbide. Et la lune teintée la peau des deux différences, laissant sur la bouche du désir une couleur blanchâtre. Une mort. Ce soir il fallait que le sang coule. Pour son empereur. Pour sa vengeance. Héra serra la mâchoire. Jack. Une odeur arriva alors. L’odeur de Jack entra en elle. Héra avança sa tête pour enfoncer son visage dans les cheveux grisonnants de Jack. Cette odeur. Une odeur qui sentait le passé. Une odeur qu’elle n’avait plus sentit depuis la mort de Thor. Elle ferma les yeux.


Veux-tu devenir une Elue ?

Oui

Pourquoi ?

Pour trouver la paix de mon âme.

As-tu de la haine en toi ?

Contre tous ceux qui seront contre mon empereur.

Pourras-tu aimer encore ?

On aime qu’une fois et cette amour est mort.

Chaque amour est différent. Ne crois-tu pas retrouver ton cœur ?

Je ne veux pas le retrouver.

Pourtant ce jour arrivera.


Héra ouvrit les yeux. Ses pupilles avaient pris une forme ronde et noire intense. Les yeux du loup. Un grognement s’échappa de sa gorge. C’était la première fois que l’animal fusionné avec l’ange physiquement. Héra voyait avec le loup. Elle ne le repoussait pas. Elle le laissait être une partie d’elle. Le loup sentait la même odeur qu’Héra. Une odeur qui glissa dans son dos. Elle lui procurait une sensation de bien être. L’odeur du désir. De la passion. Héra approcha sa bouche de la nuque de Jack. Ses lèvres sanglantes embrassèrent sensuellement la peau du démon. Qu’était-elle en train de faire ? Elle qu’on pensait inaccessible se donnait à un ennemis. Sa langue glissa lentement. Un démon pouvait-il ressentir le plaisir de la pulsion d’une femme ? Pouvait-il comprendre que la Rose Noire ne connaissait plus les plaisirs du corps ? Depuis combien de temps n’avait-elle pas offert son corps ? Un demi-siècle… C’est très long. Héra ouvrit alors la bouche laissant ainsi découvrir une rangée de crocs tranchants. Elle planta tendrement mais avec sauvagerie ses dents sans la peau froide de Jack. Un liquide froid s’échappa alors du démon. Héra le prit avec envie. Mais elle ne s’en étonna pas. Elle le buvait. Chaque goutte de sang froid était une récompense pour l’élue. Elle ne voulait pas le tuer. Il coulait en elle. Ses crocs s’enfoncèrent encore dans la chair de l’homme. Sa lui plaisait. Les êtres du mal aimaient la douleur. Elle devenait un démon. Cette idée la ramena à toutes ces peurs. Héra se recula en laissant tomber la dague à terre. L’animal était partit. Elle se retrouvait seule. Jack. Le sang coulant le long de son cou. Héra sentait encore le gout poisseux du breuvage. Héra frissonna. Pourquoi elle avait fait ça ? Dans un mouvement de panique elle se précipita dans la tombe qui l’avait pourtant repoussé quelque minute auparavant. Elle s’y engouffra en courant. Les marches qu’elle dévala lui semblèrent longues et interminables. La lumière de la lune et des étoiles s’effacèrent. Le néant pour seul espoir. Elle qui ne connaissait que la lumière. En arrivant sur le palier Héra sentit une froideur morbide lui glisser dans le dos. Il y avait quelqu’un. Un Dieu oublié. Le sang d’une Elue. La tombe était noire et glaciale. Héra qui ne portait qu’une robe noire légère en soie sentait un souffle chaotique glisser entre ses jambes. Elle avait voulu qu’un démon lui appartienne. Jack. Elle le voulait toujours. Alors ici dans la tombe une force la désirait. Héra n’avait pas la force de créer une source de lumière. Elle avait peur. Son souffle se faisait très lent. Elle écoutait. Posa sa main sur le mur pour trouver quelque chose qu’elle ne trouverait pas. Héra ne se souvenait de l’odeur de Jack. Elle était encrée dans sa tête. Ses repères étaient nuls. La force ne voulait pas qu’elle parte. Allait-elle rester ici pour toujours ? Un souffle dans sa nuque…

Jack… Je ne te sens plus…
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MessageSujet: Re: Ephémère et insignifiant [PV: Jack]   Ven 1 Juil 2011 - 1:52

.
Une chanson..
Un souffle...
Un rythme...
Un murmure...
Bourdon qui résonne...
Reveille la Folie...


La jeune ange regardait Jack avec insistance. Alors qu'elle semblait complètement paniquée à la suite de sa rencontre avec le spectre, une nouvelle lueur brillait dans ses yeux. Un sentiment que Jack avait du mal à cerner. De la douceur, une infine douceur. Comme une caresse d'un souvenir passé dans une prairie écartée par ce même vent qui courbait les roses. Mais en même temps, quelque chose de sauvage grondait dans les iris de la dame. Un animal dont le seul désir était de sentir les os de Jack D'Enfer craquer sous ses puissantes machoires. La nuit devenait de plus en plus en fraiche, et la Lune charmée, effleurait la chevelure de la Rose noire, le mistral quant à lui, s'amusait très délicatement avec les tissus de la jeune femme qui lui servait de vêtement, abandonnant les arbres et les brindilles à un triste état stationnaire, concentrant toute son attention l'Ange et le Démon...

...Toujours situés devant le tombeau qui préfigurait surement la prochaine aventure de Jack D'Enfer. Ce dernier tremblait, tremblait...mais réussis tout de même à parler étonnant venant de la part de Jack non ?, et c'est en ces mots qu'il s'adressa à la brebis, agenouillée devant lui.

-Ma chère, cessez de me regardez ainsi, j'en ai le sang qui BOUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIILLONNNNNNNNNNNE, s'écria-t-il en tournant sur une jambe, les bras en l'air telle une danseuse d'étoile mais d'une façon beaucoup moins graçieuse,, hi hi, où quelle chaleur dans vos yeux ma chère, non arrêtez, dit-il en se cachant le visage, Hi hi, OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOH, Bel ange, vous me donnez la chair de poule ! Ne me regardez pas ainsi, mais continuez à me fixer comme une proie, avec TANT DE DESSSSSSSSSSSSSSSSSSSIR, une FOLLLLLLLLLLLLLLLLE envie de me dévooooooooooooooore, oui c'est ça, oui c'est ça.

Il ne cessait de bouger comme une marionnette désarticulée, dont un démon avait prit les ficelles et s'amusez à épuiser son jouet avec beaucoup d'ardeur. Or, Jack D'Enfer, endossait les deux rôles, celui du démon, et de la marionnette désarticulée. Jack D'Enfer était à la fois libre et seul possesseur de son corps, mais aussi prisonnier de sa folie. Une folie qui s'étendait à chaque individu proche de lui, ou presque.

En tout cas, j'étais déjà contaminé même si je fais beaucoup d'effort pour ne pas le montrer...l'envie de me défouler, de narrer l'histoir de Jack'D'Enfer avec une telle force, un tel désir d'amour et de mort...oh du calme, du calme...Jack est ma drogue, sans moi il n'existe pas, sans lui je n'existe pas vraiment non plus. Quelle FATALITE !

Revenons à nos moutons, mais plutôt à notre brebis...
La brebis blanche, immaculée.
Mais...
Les apparences sont trompeuses.
Le loup est plus prêt que tu ne le crois Jack.
Derrière Jack !

Jack partis dans une transe, n'avait pas vu Héra, la délicieuse Rose Noire, s'était glissée tel un courant d'air, dans le dos de Jack. Une dague dans la main...Le regard posé sur...

...

UNE DAGUE DANS LA MAIN ! NOM DE JACK ! Celui ne bougeait plus. Il ne semblait pas inquiété par la jeune femme pour laquelle il représentait une proie si simple. Il ne suffirait que du bon vouloir de la Rose noire pour le tailler en pièce. Jack était aux portes de la Mort.

Jack réagit, Jack ! C'est la Rose Noire, La Rose Noire ! S'écria Mr. Harley dans la tête de Jack. Accompagné par les voix des autres spectres qui faisaient partis intégrant de Jack D'Enfer.
JACK !
Bouge toi !
Jack ! Pourquoi tu ne ne bouge plus ?

Non il ne bougera pas. Jack était aux portes de la Mort. Mais il ne bougera pas. Non. Car la Mort s'était chez lui. Chaque instant passé si près d'elle est, paradoxalement, comme un moment passé dans un coin de paradis -ou D'Enfer. Se sentir si près de donner son dernier souffle à sa promise et s'envoler vers le Royaume de SA Mort faisait naitre en lui un sentiment d'excitation maximal. Comme un rêve à portée de main, réalisable. Bien entendu, il savait très bien qu'il en se laisserait pas emporter pour ses amis. Pour tous ses spectres, ses âmes perdues. Elles avaient besoin de lui et Jack leur avait donné sa parole. Il devait les sauver, et surtout LA sauver, elle. Plus que tout. De plus, ce qu'il ressentait à cet instant lui rapelait le moment ou leurs âmes fusionnèrent. Quelque chose de magique.

Puis soudain, l'Ange s'approcha de lui. Jack ne bougeait toujours pas. Avait-il confiance en elle ? Allait-il finalement se laisser emporter par les flots tonitruants de la Mort ? Il savait qu'elle ne lui ferait aucun mal. Le nécromancien avait raison, même si ce que fit la Rose Noire le surpris, autant que moi...

-Hi hi, sa chatouille...dit-il quand la respiration de l'Ange vint taquiner son cou.

Puis ses dents s'enfoncèrent dans sa peau. Un geste exprimant une ivresse profonde, sexuelle, mais également une sauvagerie, un désir de meurtre, de tuer. Libérer ses pulsions d'amour et de mort. Sans se soucier des conséquences. Peut-être que Jack le permettait. Il paraissait si irrationnelle. Sans peur, sans douleur. Le désir de la jeune femme se déversa dans tout le corps de Jack, si bien qu'il en trembla presque de plaisir.

-De l'Art. Souffla-t-il simplement.

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Un peu plus loin dans le cimetière

Poum Poum !
Poum Poum !

La toile frémit.
Les chevaux hénisent.
Les cercueuils soigneusement rangés s'ouvrent...
Des corps de lèvent.
Livides.
Les bras sans vie.
Sans âme.
Pourtant quelque chose brulent en eux.
Un désir...une pulsion...un battement de coeur, un battement de vie.
Il est temps de sonner la fête...

Jack !
Maestro !


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Jack ressentait toutes ses vies, ou ses morts pour être plus précis s'exciter dans sa tête. Voila l'art, l'art, le véritable art. Quand deux corps se joignent, quand deux choses s'éclairent avant qu'on ne puisse ils éclairent. Ce n'était pas seulement le corps de Jack qui demandait la présence de la jeune femme, sa beauté glaciale, sa présence meurtrière, sa machoire plantée en lui, c'était tous ces morts dans ce cimetière, tous ces morts qui voulaient une dernière fois toucher à la sublimation. Ce phénomène d'art suprême dont seul Jack pouvait leur offrir. Une danse mortuaire, amoureusement sauvage et meurtrière. Ne plus ressentir les limites de son propre corps, simplement penser une dernière fois effacer les terrains vagues qui colorent nos rêves d'une pallettes de mélange inimaginable, imprévisible, et baigner dans les interdits, et l'essence même de la vie, qui une fois terminée rend la mort belle. Succède à son reflet du miroir, la vie, pour devenir nouvelle Reine.

-C'est de l'art, répéta Jack.

Du véritable art. Mes paroles frétillent également. Je sens la folie m'envahir me prendre à la gorge, m'empêchant de respirer et sur le point de libérer un torrant de sentiment, de désirs infinis et puissants ! OUI JE LE SENS ! OUI ! HA HA ! JE LE SENS ! L' ARRRRRRRRRRRRRRT ! LA MORT! LA VIE ! JE SENS, JE SENS, JE SENS ! HI HI HI HI HI HI !

OH BELLE ROSE, BEL ANGE...PREND MOI TOUT ENTIER....
HI HI HI HI !
HI...HI....HI...aaaaah.

Bel ange ou es-tu ?

Elle avait disparut. La jeune femme n'était plus là. Ou était-elle passée ? A droite, a gauche, en haut, a droite, en bas, a gauche ? Nul part !
Jack continuait d'humer les senteurs de ses rêves...JACK ! JACK !

-Hum...dit-il, les narines dégonflants pour regonfler, pour dégonfler, pour regonfler etc et etc...AH ! BEL ANGE OU ES-TU ? OU ES-TU PASSEEEEEEEEEEEEEE ! A DROITE, A GAUCHE, EN HAUT, A DROITE, EN BAS, A GAUCHE ? NUL PART ! AAAAAAAAAAH ! BEEEEEEEEEEEEL ANGE ! NOM DE...NOM DE...

Bruit dans le tombeau...
Nos regards se tournent versl l'entrée de la crypte.
*NOM D'UNE PIPE EN BOIS*

DANS LE....

-TOMBEAU ! HI HI ! DANS LE TOMBEAU ! HI HI ! L'AVENTURE COMMENCE ! LA FËTE, SUR LE POINT D'ECLATER, LA LUNE N'EN SERA MEME PAS TEMOIN, SEUL LA TERRRRRRRRRRRE, LE SECRET POUR EN PARLER ET CHUCHOTER A TRAVERS LES TERRRRRRRRRRRRES DE FEEEEEEEEEEEEEELETH, LE SPECTACLE FOLLUMENT MEUTRIREMENT FANTAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAASTIQUE !

Sur cette annonce nous nous...Jack se précipita dans la noirceur du tombeau. Le silence y régnait. Le mal aussi. La Mort. Le bien pour Jack. Chaque parcelle de rumeur relatant l'arrivée de la mort, était un souffle de vie en plus pour le démon. Un catalyseur ! Après avoir descendu les longues marches, Jack arriva dans une petite pièce, ou près d'une tombe, le bel ange reposait. Elle semblait apeuré par ce qui s'y trouvait dans la tombe. Mais elle restait là, à ses côtés, comme attirée par une force invisible. Elle ne remarqua pas la présence de Jack, si bien qu'il put s'approcher d'elle sans qu'elle ne le voit. A quelques centimètres d'elle, il lui souffla ses mots :

-Bel ange, je suis là...

Tout en se redressant, visiblement content de lui vu le sourire qu'il arborait, Jack posa la main sur la tombe. Il sentait la respiration de la créature qui y siégait. Une respiration roque, et puissante. Bien entendu, tout ce qu'y avait était mort. Mais Jack perçevait l'âme de l'être. Comme tous les cadavres présents dans les terres du cimetière, il avait un désir sans précèdent pour la jeune femme. Une envie d'elle sans limite. L'ébulition de tout le cimetière frappa de nouveau Jack avec encore plus de fougue. Tant d'enthousiasme le fit mettre genoux à terre...si bien que son visage fut à la hauteur de l'ange...

-Hi hi...pouffa-t-il. Be...Il est te...il est temps de sonnez la fête Belle Rose...

NOIR !

Tous les morts rêvaient de toucher encore une fois au bonheur interdit, celui qu'inspirait la jeune femme...et Jack était leur interprète...

-DE SONNEZ LA FETE ! HI HI HI HI !

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A la surface...

Les morts dansent, dansent
AVEC FRENESIE !
FRENESIE !
SONNEZ LA FËTE ! SONNEZ LA FËTE !
HI HI !


"TOUCHE MOI TOUCHE MOI
JE VEUX ËTRE TIENNE ! "


"CREATURES DE LA NUIT !"

"JE VEUX JE VEUX"
DANSER DANSER, CHANTER, CHANTER !
BOUGER; LAISSER ENTRE LA LUMIERE EN VOUS, DANS VOS AMES DE MORTS,
ENNIVREZ VOUS DE VIE !
SAUTER, SAUTER, CHANTER, DANSER, FRAPPER, CRIER, RIER, TAPPER !
HALLELUJAH HALLELUJAH !
AIMER AIMER AIMER AIMER AIMER AIMER
PLANER PLANER !
CHANNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNTER
SOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOONER !

CHUT
CHUUUUUUUUUUUUUUUT
CHUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUT


elle est là...
Le corps frêle, innocent...
Lumière bleue dans la nuit...
Créature de la nuit
Le tissu vole autour d'elle comme un aimant qui ne veut se séparer de son amant
Elle est belle
Frêle
Innocente...

Tout le monde se tait.
Tout le monde la regarde.
Elle est belle
Frêle
Innocente...

Elle parle.


"Chantez, Danser...
Créatures de la nuit"


Elle est belle
FRELE,
INNOCENTE...


QUE LE CHANT DU FOU COMMENCE !
HI HI HI HI !
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Ephémère et insignifiant [PV: Jack]

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