''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
AccueilFAQS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 A l'aube de nos vies [PV: Ly'] *CLOS*

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Héra Calliope

La Rose Noire

________________

avatar
________________


Race : Elue
Classe : Tueur à gage-Assassin
Métier : Philosophe philanthrope
Croyances : Athée
Groupe : Anges

Âge : 100 ans

Messages : 42


MessageSujet: A l'aube de nos vies [PV: Ly'] *CLOS*   Dim 17 Avr 2011 - 12:11

I still loving you


Les nuages. Un petit bout de tendresse. L’amour entre l’éternité et le rien. La neige. Ces flocons blancs qui envahissent le ciel, comme de petites perles de larmes. Inondant de leur beauté le sol froid d’une montagne. Venant conquérir le monde. Venant imposer sa légèreté au monde. Dans cette neige en haut des sommets règne une atmosphère paisible, que même le diable en personne n’aurait pu troubler. Il y a de la magie dans ce lieu. Un brouillard épais qui fait croire d’en bas que ce pic de glace n’existe pas. Il ne peut pas exister un géant si grand, sur Feleth. Il est impossible de trouver une âme voguant sur cette couche de poudre blanche. Impossible d’y survivre. Mais, si on y survit alors le spectacle est grandiose. Entre deux tempêtes de neige on trouve un paysage indescriptible, la vallée entre deux nuages s’étale devant vos yeux telle une mère souveraine. Vous vous sentez petits dans ce monde déchirait par la haine et la passion. Vous voulez qu’on vous montre une nouvelle fois ce chemin. Ce chemin qui mène tout en haut de la montagne. On peut s’y perdre facilement. La montagne, le pic de glace et ensuite le ciel. Si le ciel n’est pas déjà mêlé à ce géant de froideur. Un calme. Une légère brise qui se garde de faire fuir les nuages. Puis, un rien. Un silence immobile. Presque mortel. Pour l’atteindre la seule voie est l’escalade. Pour atteindre les petites grottes sur ce mur de glace aussi. Les nuits sont mortelles et dormir sur un plateau revient à signer un pacte avec la mort. Les nuits sont éternelles, elles font presque la longueur d’une vie. Presque trop longue pour survivre. Votre seul moyen de résister au froid est de vous logé dans l’une des grottes. Elles sont certes difficiles d’accès mais une fois atteinte vous réussirez à battre ou à combattre le froid. Glacial. La montagne punit les êtres trop gourmands. Elle les empêche d’atteindre son sommet, une chute, une minute de trop, une vie de moins. La montagne a sa propre justice et personne ne peut la détourner. La beauté est difficile d’accès. La toucher revient à se bruler. On y trouve des dunes de sable à perte de vu. C’est étrangement inquiétant. Sa devient alors étrangement beau. On ne sait plus s’il faut dire merci ou pardon. La montagne est telle. La montagne est elle. La montagne vous parle. Sachez entendre son souffle avant que le votre cesse. Aventurier de Feleth. Prenez garde à ce que la montagne ne se réveille pas. Sa colère pourrait vous être fatale. Elle pourrait mettre fin à vos jours heureux. Ne venez pas ici, car ici le froid est plus cruel que la mort elle même.

Tourner les dos aux canyons arides
Aux éoliennes qui tournent dans le vide
S’il y a des mots qu’il faudrait de s’écrase
C’est sur les murs que seule mon ombre rase
J’ai prit le temps, d’apprendre la patience à mon allure
De prendre mes distances
Sur la route
Je trace
Je trace
Les heures qui nous séparent
Je trace
Je trace
A te voir en face
Je trace au marqueur les contours de l’amour
Avant qu’il passe sur la route
Je trace tout de nous


Des traces de pas. Fines et écartées. Comme si un oiseau pouvait vivre dans ce froid. Comme si un homme, une femme, un ange pouvait voler jusque là. Les anges, ne volent pas. Seuls les séraphins peuvent le faire. Les anges ne peuvent pas voler, ils sont accrochés au sol comme pour leur infliger une punition injuste. Ils avancent en marchant, en marchant droit vers un futur désastreux. Les anges se jetaient corps et âme contre les créatures qui menaçaient ouvertement la paix. Les démons. Les fanatiques. Les capes blanches. Les anges pouvaient haïr le mal. Ils devaient les haïr. Les pas s’arrêtèrent aux pieds de la montagne. De ce pic vertigineux. Quel est l’idiot qui… Héra. Héra ? Elle avait quitté le paradis. Toujours en quête d’aventure. Toujours à chercher les perturbateurs dans des lieux insolites. Mais là, elle ne voulait rencontrer personne. Elle voulait qu’on la laisse un peu seule. Jack. Ce démon gris qui lui en avait fait voir de toutes les couleurs dans ce cimetière morbide. Elle souriait à la simple idée de savoir qu’elle lui avait laissée la vie sauve. Elle n’était pas Dieu pour décider de la mort d’un individu. Et pourtant elle le faisait. Elle le faisait parce que le mal avait détruit sa vie. Héra avait pour la première fois depuis des années, cinquante ans, quitté sa robe de soie noire et mit un habit en peau de bête. Noire. Avec de longs poils souples qui lui laissaient la liberté de ses mouvements. Elle l’avait acheté à un paysan non loin de la montagne qui lui avait certifié qu’elle la protègerait du froid. Héra avait aussi prit deux pics en fer, qui ressemblaient à deux petits poignards très coupants, pour escalader la falaise de glace. Un nouveau défit, elle aimait le danger. Les Elus sont presque immortels alors cette montagnes ne l’impressionnait pas. Elle était presque centenaire, elle en avait vu des paysages. Elle avait toujours voulu connaitre le froid. Son rêve allait devenir réalité. Héra avait commençait son ascension à la levée du soleil. Beaucoup avaient essayé de l’en dissuader. La première grotte se trouvait à presque cinq mille mètres. Elle devait y arriver avant la fin de la nuit. Son premier pic se planta dans la roche, elle avait remonté la fourrure autour de son visage. Son corps tout entier se mit en mouvement. La beauté escaladé la beauté. Quelque curieux étaient venus voir la créature de rêves affronter le géant. Au bout de quelques heures elle disparut entre les nuages. Comme un souvenir. La montagne l’avait engloutit. Elle l'avait prit pour elle, jalouse de ce monde trop laid. Ce monde d'aveugle. Ce monde trop vastement con.

Garder le souffle pour aller au devant
Du fond du gouffre jusqu’au point culminant
S’il y a des mots qu’il faudrait que j’efface
C’est sur les murs que seul mon ombre rase
J’ai prit le temps, d’apprendre la patience à mon allure
De prendre mes distances
Sur la route
Je trace
Je trace
Les heures qui nous séparent
Je trace
Je trace
A te voir en face
Je trace au marqueur les contours de l’amour
Avant qu’il passe sur la route
Je trace tout de nous


Héra enfonçait minute après minute ses pics dans des mouvements frénétiques et répétitifs. L’escalade était lente. Elle devait garder son énergie. Un vent se leva alors. Glacial et pas très agréable. La sacoche accrochait à son dos valsait au rythme des bourrasques. Elle avait peut-être négligé la difficulté de ce pic de glace. Ses doigts dévirent bleus. Elle ne pouvait pas descendre. Elle ne devait pas tomber. Les yeux bleus d’Héra se levèrent, cherchant ou était cette maudite grotte. Elle ne grimpait que depuis trois heures et déjà le froid affaiblissait ses muscles. La grotte était encore loin. Héra poussa un juron silencieux et reprit sa montée. Le brouillard autour d’elle se faisait de plus en plus épais. A chaque fois qu’elle plantait un pic de fer pour avançait un peu plus, de la glace volait en éclat sur son visage et ses doigts. C’était une torture qu’elle n’acceptait pas. Elle ne ressentait rien. La glace devenait de plus en plus dure et enfoncer ses instruments de plus en plus difficile. Héra continuait. Encore. Encore. Sa force mentale était sans faille. Sa seule limite était sa mort. La montagne se déchaina alors, l’air se fit insupportable. La peau d’Héra forma de petites billes. Elle commençait seulement à ressentir le froid. Au bout de presque huit heure. La nuit n’était pas loin. Les journées ici, sur cette partie de Feleth était courtes. Alors que les nuits duraient éternellement. Héra grimpait vite. Elle s’acharnait contre cette glace, qui à plusieurs reprise refusa de lui céder. Elle évita plusieurs chutes mortelles. Ses bras se firent de plus en plus lourds. Elle sentait à chacun de ses mouvements son sang irriguer ses muscles puissamment. Héra n’était plus loin de la grotte. Mais, elle s’arrêta. Reprenant son souffle. Elle avait grimpé une falaise entière juste par la force de ses bras. Cet exploit était digne du plus grand capitaine de Feleth. Un petit bout de femme. Trop belle. Qu’on croit presque immortelle tellement elle semble belle. La beauté est éphémère. Héra souffla sur ses doigts. Elle n’était plus loin. Elle le sentait. La grotte était proche. Tous ses muscles criaient grâce de cette ascension qui avait duré toute une journée sans interruption. Sans pauses. Elle avait des capacités qui dépassées largement celles du commun des mortel. Elle se demandait si un homme avait déjà pu grimper une telle falaise. Héra pouvait le faire grâce à ses nombreuses heures d’entrainements mais aussi au don que lui prodigue son état d’élue. Son corps était une véritable machine à tuer. Contre elle la mort n'avait rien à faire. Contre elle vous n'êtes rien.

Le reste à coups d’essuie glace
A ma mémoire, j’efface !
Sur la route
Je trace tout de nous
Je trace tout de nous
Les heures qui nous séparent
Je trace
Je trace
A te voir en face
Je trace au marqueur les contours de l’amour
Avant qu’il passe sur la route
Je trace tout de nous
Je trace tout de nous


Héra arriva enfin au niveau de la petite grotte. Dans un dernier effort elle se hissa dans cette dernière. Elle se glissa à l’intérieur et s’allongea de tout son long sur le sol recouvert partiellement par des plaques de neiges oubliées. Elle respirait fort. Son cœur palpitait. Son corps tout entier était un poids de pierre. Un sac de sable impossible à soulever. L’escalade avait été longue et douloureuse. Mais pour la descendre… Héra ne pensait pas à se détail, elle se concentrait sur elle-même. Une lumière bleuté jaillit alors de son corps et rendit de l’énergie à cette dernière. Une magie qui guérit des maux. Après de longues minutes silencieuses à essayer de reprendre un rythme cardiaque à peu près normal elle se releva et observa la caverne. Profonde. Etrangement profonde. Ses muscles encore endoloris réussirent à se lever. Héra s’enfonça dans le ventre de la montagne, plus elle serait loin de l’entrée de la grotte plus le froid ne l’atteindrait pas. Quelque minute de marche suffirent à confirmer ses doutes. Il y avait une présence dans la grotte. Une présence faite d’onde malsaine. Une cape blanche. Même si la présence était encore à cent mètres devant elle, Héra la sentait. Un grognement s’échappa de sa bouche. L’être était la depuis plus longtemps qu’elle, donc elle devait avoir plus d’énergie pour un combat. Héra avait les muscles encore épuisés. Elle se recula de quelques pas pour que la présence ne sente plus son odeur. Héra s’adossa contre les parois. Et se laissa glisser. Elle pouvait venir la tuer. Héra ne voulait pas d’un combat. Pas maintenant. Héra était assise, silencieuse. Attendant que son sommeil arrive. Attaquer un soldat dans son sommeil est un acte de trahison et même si les Capes blanches étaient les pires traitres que Feleth eut portés, Héra espérait que l’autre dans cette grotte profonde avait un peu plus de cervelle que ceux de sa race. Héra bascula sur le coté. Une force invisible la tenait à terre. La fatigue la clouait au sol. Encore une minute. Elle devait en savoir plus sur cette présence. Ses yeux se fermèrent. Elle essaya de lutter mais son corps prenait le dessus. Elle lui en avait demandé trop. Un mouvement sur le sol. La présence ? Son imagination ? Un rêve ? Héra sombra dans un sommeil sans nom. Un sommeil qu’elle pouvait peut-être ne plus jamais quitté. Le froid n’atteignait plus son corps. La fatigue à des pouvoirs que les plus grands mages ignorent. Qu’en est-il de cette présence ? La fatigue t’as t-elle prise aussi voyageur ? Peux-tu oser d'approcher de la beauté elle même? Veux-tu la reveiller? Veux-tu la mort?

HRP : Je me suis permis(e) de mettre ton personnage un peu en action, si sa te dérange je peux refaire le dernier paragraphe.



Dernière édition par Héra Calliope le Lun 8 Aoû 2011 - 22:33, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Lylium A. Kyera



________________

avatar
________________


Race : Humaine
Classe : Maître Lame
Métier : Cape Blanche
Croyances : Déesse de l'Équinoxe
Groupe : Royaume

Âge : 24 ans

Messages : 8

Fiche de Personnage : Ma Fiche


MessageSujet: Re: A l'aube de nos vies [PV: Ly'] *CLOS*   Dim 17 Avr 2011 - 13:59

Cette nuit ci, cette nuit si calme et douce était étrangement agréable, aucune menace à poursuivre, aucun incendie, pas de crie humain ou bestial, rien. Seul le sifflement du vent frais passant entre les brins d'herbes se faisait entendre à l'oreille de la jeune Cape Blanche. La Lune était à son apogée et l'on pouvait apercevoir dans le ciel, diverse forme plus ou moins grande qui reliaient les étoiles entre-elles. Malgré tout ces avantages certain, Lylium ne trouvait pas le sommeil, quelque chose la tourmentait, l'ennuyant terriblement. Couchée sur le dos, elle était habillée d'un simple débardeur noir débraillé sur une jupe noir et courte, seul les hautes bottes de mailles qu'elle portait était une réelle protection. Sa Cape, Blanche, aussi pure que la couleur de la Lune lui tombait au mollets.
Un long soupire la fit se relever, observant les étoiles de son regard Azuré très profond, puis prononça dans un chuchotement mesuré:

-Ô Déesse, que dois-je faire pour vous remerciez de cette nuit si sereine ?

Une légère bourrasque de vent se leva, faisant voler la cape de neige et les cheveux d'ébène de la jeune femme, montrant les montagnes, et plus précisément un pic dont les nuages glacials cachaient le sommet. Ne perdant pas une minute, elle se mit en route, marchant à vive allure, espérant commencer à gravir le Mont avant le lever du jour, beaucoup d'idées se battaient dans la tête d'Akali, mais, une crainte les dépassaient toutes. Si son esprit maladroit et enfantin surgit au moment de la grimpée.. Secouant la tête elle serra les dents, hors de questions d'y penser ! Oui, effectivement, cette personnalité a bien comprit que son corps était divisé en deux, contrairement à son opposé..

Après une longue marche ennuyeuse, la jeune ninja se retrouva dans un petit village, ayant prit soin de retourner sa cape pour que la face noir soit en dehors et la blanche à l'intérieur. Elle n'était jamais venue dans ce village, suffisait qu'il soit dans la rébellion et notre jeune guerrière aurait quelques soucis. La plus part des habitations présente ne donnait pas signe de vie, mais, heureusement pour elle, une auberge semblait laissait traverser des rayons de lumières par la vitre situé à l'étage. Posant sa main sur la poignée froide, Lylium entra à l'intérieur, un air chaud caressa sa peau blanche et douce, la faisant sourire sous cette agréable brise:

-Excusez moi, je cherche du matériel pour l'escalade, dit-elle avec un sourire radieux
-Rentrez chez vous demoiselle, nous sommes fermés cette nuit, vous ne savez pas lire ? Lui répondit un homme gras et barbu qui sortait d'une salle derrière le comptoir.
-Je suis vraiment confuse, mais je n'ai pas le temps de discuter très cher.

Ouvrant légèrement sa cape, elle lui découvrit l'intérieur coloré en blanc, un sourire fière déformait ses lèvres rosés. L'homme ne trouva d'autre réponse que lui rire au nez, insignifiant qu'une si jeune femme comme elle ne pouvait pas obtenir ce grade, prise d'un léger rire niait elle lança une dague qui lui coupa une mèche de ses longs cheveux gras, allant s'écraser contre le mur. Avec de gros yeux il s'exécuta et sortit du comptoir un kit d'escalade à première vue solide.
Plaçant le matériel dans un sac, Akali lui fit un petit clin d'œil en signe de remerciement pour sa coopération puis sortit de l'établissement.

Le soleil allait se lever dans une petite heure, et ne voulant pas prendre le risque que la glace ou la neige fonde en bas de la montagne, elle commença sa grimpe équipée de cordes, bottes dont la semelle était ornée de pics en fer ainsi que de crochet. Après une bonne heure, le froid se faisait vraiment sentir, même si le soleil commençait à se lever, qu'elle idiote de ne pas avoir pensait aux vêtements ! Quoi qu'il en soit, son esprit téméraire la poussa pendant tout le long à poursuivre. La face noir de sa cape était toujours tournée vers le ciel, pensant gagner de la chaleur supplémentaire ainsi, mais à un moment.. Le soleil ne traversait plus l'épaisse couche de givre qui enveloppait la montagne, enveloppait Lylium et ses armes. De nombreuses heures plus tard, le soleil commençait à se coucher, la grotte était enfin percevable, un dernier supplice allait pratiquement réduire ses efforts à néant, le contacte de sa peau glacial avec le métal tranchant et brulant de givre la fit crier de douleur, une légère entaille se créa sur la jambe de la jeune femme, mais son corps était à un point gelée qu'aucune goute de sang de réussit à s'échapper de la marque. Maintenant cachée dans le plus profond de l'entre sombre, elle arracha un morceau de son débardeur pour couvrir la plaie, pas questions que cela s'infecte dans de tel situation. Retournant sa cape pour que la face blanche soit visible elle se coucha et s'endormit un court moment. Du moins, il fut court faute d'une personne qui perturba son instinct chasseur, regardant au tour d'elle, rien. Elle se leva donc et marcha silencieusement vers l'unique chemin de la grotte, découvrant ainsi, couchée dans un profond sommeil, une femme à la beauté incroyable, soupirant, elle s'avança et regarda cette femme, à l'apparence jeune et à la silhouette envoutante.

-.....Vous êtes du village ? Ils étaient alors bien des rebelles ?!.. Chuchota Lylium de façon douce et à ne pas l'effrayer et éviter un combat inutile.

sortant une lampe à huile de son sac, elle la posa au sol en l'allumant, tendant ses mains blanche au dessus en souriant, la chaleur commençait immédiatement à se faire sentir.

-Je ne désire pas me battre, ne prenez pas attention à mon rang je vous prit, ce n'est pas le moment ni l'endroit, venez vous réchauffez, ici nous sommes dans la même galère..
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Héra Calliope

La Rose Noire

________________

avatar
________________


Race : Elue
Classe : Tueur à gage-Assassin
Métier : Philosophe philanthrope
Croyances : Athée
Groupe : Anges

Âge : 100 ans

Messages : 42


MessageSujet: Re: A l'aube de nos vies [PV: Ly'] *CLOS*   Mer 20 Avr 2011 - 20:52

La différence


La montagne garde les plus beaux secrets dans ses grottes. Ils sont des joyaux qu’elle ne peut révéler au monde. Comme une mère qui protège son enfant. Un aigle tuant le mal entre ses griffes. La montagne est magique, elle apaise les âmes meurtrières et les rend sages. La montagne sait parler et pourtant elle ne fait que murmurer. Accepter. Accepter qui elle veut bien prendre dans ses bras. Le pic neigeux est l’une des plus belles preuves que la montagne ne respecte pas les lois de la gravité. Comment un mur de glace si fin peut-il tenir debout ? Comment peut-il exister ? Feleth est une terre de partage. Les croyants veulent la guerre religieuse. Les combattants veulent la guerre pieuse. Les hommes subissent, les assauts des deux autres mondes. Il ne faudrait pas qu’un Ange se brule les ailes sur un Démon ou même qu’il s’enveloppe dans la Cape d’un meurtrier. Feleth, terre de souillure et de grisaille. Les portes. Les déchirures. L’avenir. Feleth joue son avenir à chaque seconde. Il le joue silencieusement sans vraiment se battre, car on se bat pour lui. On arrive à jeter les dés à sa place. Il ne peut pas y avoir d’autre échappatoire. Feleth est condamné. La montagne est condamnée. Les hommes sont condamnés. Pour faire un monde meilleur le bien doit tout raser. Pour construire, il faut détruire. C’est une évidence, et la montagne gronde. Personne ne peut décider à sa place. A montagne se garde de prendre part de son choix. Mais, viendra le jour ou elle se lèvera contre les hommes. Des monstres sortis de ses grottes envahiront le monde. Des monstres qu’elle appellera ses enfants se lèveront contre les deux mondes. Se sera le Chaos. Se sera l’Harmonie. Se sera le rien. On pleurera l’avenir des hommes qui est déjà en marche. Feleth est perdu. Sa terre faite de sang. On ne lave le sang que par le sang. Feleth sera mort. Pour toujours. A tout jamais. Un grand nuage de cendre tombera sur le sol. La neige de cette montagne ne sera plus qu’un lointain souvenir. Rien. Tout. Le monde se mettra à marcher. Il se lèvera en même temps que la terre, en même temps que la montagne, en même temps que les mers. Exprimer sa profonde colère. Punir les injustices. Punir les hommes, les démons, les anges. Tous. Tous subiront sa sentence. Les enfants, les femmes, les monstres, les hommes, les animaux. Le ciel prendra aussi part de cette guerre incestueuse. Se sera la fin. Se sera le début. Nous ne pouvons plus rien faire. Nous avons signé notre propre mort. Notre faute. La montagne garde les plus beaux secrets dans ses grottes.

Trop de tourments. La montagne gronde en son intérieur. Héra gisait au sol, telle une morte attendant que la mort elle-même vienne la punir. Sa respiration était terriblement calme. La Cape blanche se leva. En clopinant. Elle était blessée. Héra ne dormait pas. Pas encore. Elle laissa la Cape blanche s’avançait vers elle. Lentement. Surement. Comme si un Ange pouvait faire la paix. Un sourire noir passa sur ses lèvres. Un Ange et une Cape blanche. Une odeur de fleurs survint alors à ses narines, pas besoin d’ouvrir les yeux pour savoir que c’était une femme. Pas besoin de précision pour comprendre qu’elle venait pour faire la paix. Héra pensa à ses nombreuses années d’errance. A un souvenir cuisant qui lui rappelait qu’elle avait été fugitive. Sous les coups d’un homme. Cape Blanche lui aussi. Elle ne bougeait pas ses muscles avaient encore mal. Pourquoi elle n’était pas restée au fond de la grotte. Héra serait partie au matin, tout aurait été finit. Le sol tremblait. Il neigeait dehors, Héra sentait l’odeur d’une neige glaciale. Elle n’avait pas l’habitude. Ce froid lui glaçait les veines, un froid qui faisait d’elle une minuscule fugitive. Une proie facile. Ses muscles avaient subis une ascension impossible. Héra eut la surprise, pas une bonne surprise, mais une surprise quand même, de découvrir une présence. Elle ne la rassurait pas. A chaque pas qu’elle posait pour se rapprocher d’elle le loup dans son ventre grognait. Il voulait sortit, comme pour tuer cet individus qui tuait le bien. Le loup était là. Au fond de ses yeux. Dans son corps. Il pouvait bondir, sur l’inconnue. Lui dévorer les entrailles. Le loup c’était elle. Elle était le loup. Mais, elle attendait. De voir la suite. La Cape Blanche avançait. Le long de la grotte. Les vibrations arrivaient dans le corps de la belle Elue, puissantes et meurtrières. Un frisson passa sur sa peau. Héra. L’inconnue pouvait désormais la tuer. Elle était à moins d’un mètre d’Héra, elle pouvait la voir, la toucher, la sentir. Héra ne bougeait toujours pas. La scène avait des allures étranges. L’inconnue la regardait. Héra sentait sont regard sur son visage. Elle avait mit une peau de bête sur son corps. Les crocs de l’animal sortirent légèrement de ses lèvres. Il était prêt. La Cape Blanche n’avait visiblement pas l’intention de partir. Héra respirait lentement. Jusqu’à ce que l’aura meurtrière de la Cape Blanche arrive dans son âme. Un souvenir. Les Capes Blanches sont tous les mêmes. Ils travaillent pour la même cause. Le mal. L’aura traversa l’esprit d’Héra. Le loup gronda. Le souvenir s’intensifia. Douleur. Atroce. Cuisante. Souvenir. Cachot. Coups. Punissions. Désir. Viol. Marques. Passé…

-Tu vas encore me résister ce soir ?

-Je ne veux pas que…

-Tais-toi ! C’est moi qui décide ! Met toi à quatre pates et ouvre la bouche !

-Non ! Je…

-La ferme ! Allez obéit ! Voilà… Tu vois que c’est bon quand tu veux. Vas-y continue.

-Hmmm…

-Oui, je sais que tu aimes ça. Allez retourne toi, et montre-moi. Ouvre bien, c’est ça.

-Je vous en prie ne me…

-Chut. Tu es miennes alors ne me résiste pas encore ou tu sais ce qui t’attends. Tu ne veux pas que je sorte le fouet n’est-ce pas ?

-Non…

-Comme ça, j’y vais doucement. Il va bien finir par céder. Encore un petit effort. Je pousse un peu. Sa y est, c’est finit. Tu aimes alors ?

-Non… Je n’aimerai jamais le mal…


-.....Vous êtes du village ? Ils étaient alors bien des rebelles ?!..

Héra ouvrit les yeux. Ses yeux se rivèrent dans un noir profond. Un noir qui la rassurait. La Cape Blanche avait chuchoté. Elle pensait peut-être que cette voix dissimulerait sa véritable nature. Le loup grogna encore. Pour la prévenir de ne pas s’approcher plus près. Encore un pas et il la tuait. La question de la femme la fit sourire. S’ils étaient des rebelles pourquoi ne pas les avoir tous décimé ? Héra ne comprenait pas la logique de cette dernière. En principe, les Cape Blanche tuent d’abord et réfléchissent en suite. Se sont des idiots doublés de crétins bien encrés. Un vent souffla dans la caverne. Héra avait envie qu’elle parte. Que la présence, trop près d’elle, saute de la paroi ou retourne au fond de la grotte. Bien sur que non, elle n’était pas du village si non elle aurait crié à l’aide en voyant la Cape Blanche. La femme prit une lampe à huile et l’alluma. Héra savait que les humains étaient faibles, mais à ce point. Elle poussa un soupir. Elle était si bien sans lumière. Cette femme était pire qu’une emmerdeuse de première, pensa alors Héra. Une Cape Blanche gonflée. Qui s’approche d’elle comme on approche un chaton. Ici on est sur Feleth pas dans un rêves plein de tendresse et de baisers. Ici, il y a la guerre. Ici, faire confiance c’est comme se couper un bras. Héra remarqua qu’elle ne devait pas être très expérimentée. La lumière éclaira alors la taverne. Héra put enfin voir la Cape Blanche. Une jeune femme d’une vingtaine d’année, frêle, le visage pâle, les grands yeux curieux d’une enfant. Bleus, comme les siens, mais d’un bleu plus sage. Elle ne portait pas grand-chose sur elle. Héra se surprit à avoir pitié d’une créature si immonde qu’est une Cape Blanche. Se sont des êtres assoiffés de sang et rien d’autre. Héra regarda la jeune fille. Une enfant. Elle avait l’impression d’avoir affaire à une gamine innocente. Un sourire pourtant carnassier se dessina sur son visage parfait. Elle serait plus facile à tuer. Elle pourrait plus facilement dormir en suite. La pale lumière de sa lampe à huile éclairait dans une danse sordide les murs de pierres de l’entre. Héra écarta dans un mouvement certain la mèche qui lui barrait le visage. Oui, Héra était parfaite. Elle avait le visage même de la beauté incarnée. Oui, Héra le savait et elle en jouait. Oui, Héra aimait aussi les femmes. Dans un effort surhumain, d’ailleurs elle n’était pas humaine, Héra se redressa et s’adossa contre le mur les yeux mi-clos. Attendant de reprendre un peu ses esprits. La fatigue attendrait. Elle n’avait pas eut le temps de dormir même une seconde.

-Je ne désire pas me battre, ne prenez pas attention à mon rang je vous prit, ce n'est pas le moment ni l'endroit, venez vous réchauffez, ici nous sommes dans la même galère..

Héra non plus n’avait pas envie de la tuer, pas maintenant du moins. Qu’elle ne fasse pas attention à son rang ? Si elle n’avait pas été muette elle aurait répondu dans un grand cri « La blague ! » Se fut un sourire arrogant qui s’échappa de ses lèvres. Etait-elle à se point stupide pour dire ce genre de choses ? Les Capes Blanches sont des tueurs. Mais sous prétexte qu’on se retrouve seul avec eux, alors ils ont la queue entre les jambes et vous lèchent la main. Communauté de fourbes. Se sont des faux. Héra contempla la petite flamme qui dansait derrière le verre. Comment se réchauffer avec un si petit matériel ? Héra sentit que cette fille était d’une naïveté intense. Elle ne connaissait pas le loup. Elle était le petit mouton. Qui avait parlé de galère ? Héra soupira encore une fois. Les Capes Blanches étaient elles toujours aussi inconsciente du danger ? Savait-elle qu’Héra était la plus grande tueuse que les trois mondes aient jamais portée ? Que sa tête sur Feleth, valait plus cher que tous les brigands réunis ? Héra n’avait pas froid contrairement à ce que pouvait affirmer cette femme. Héra lui lança un regard noir. Heureuse de ne plus savoir parler pour ne pas avoir à lui répondre. La parole est parfois utilisée inutilement. Le corps de la jeune fille en face d’elle grelottait. Héra souriait. Souriait parce qu’elle ne ressentait rien. Elle ne connaissait presque plus le froid. Dans un mouvement fluide elle posa une main sur le sol de pierre. Héra ferma les yeux et une immense flamme entoura les deux femmes. Créant alors instantanément une grande chaleur, mais aussi une prison de feu. Les flammes touchèrent le plafond. Impossible de les traverser. Héra reprit alors une position couchée. Le sortilège qu’elle avait lancé durerait jusqu’au levé du jour. La femme pouvait dormir en paix elle ne craignait rien. Elle ne craignait rien si elle ne s’approchait pas trop d’Héra. Le feu autour d’elles était une prison de chaleur. Héra ne sentait pas la chaleur. Si elle avait jeté ce sortilège c’était pour que la femme ne l’importune plus. Ses yeux turquoise se fermèrent. Héra se calma. Les flammes autours d’elle lui donnaient des allures de démons. La Cape Blanche avait peut-être l’impression de pouvoir la tuer, mais c’était Héra qui avait la situation bien en main. Et les flammes se faisaient de plus en plus épaisses.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Lylium A. Kyera



________________

avatar
________________


Race : Humaine
Classe : Maître Lame
Métier : Cape Blanche
Croyances : Déesse de l'Équinoxe
Groupe : Royaume

Âge : 24 ans

Messages : 8

Fiche de Personnage : Ma Fiche


MessageSujet: Re: A l'aube de nos vies [PV: Ly'] *CLOS*   Jeu 21 Avr 2011 - 11:30

Vous aussi vous entendez part moment une petite voix à l'intérieur qui vous donne de bon, parfois mauvais mais cela reste un conseil, vous n'êtes jamais seul au fond de vous, Akali le montre bien par sa schizophrénie, un esprit corrompue par le mal qui ne réfléchie jamais assez et n'éprouve qu'un seul sentiment, mais dispose d'une capacité de combat extrêmement développé. Le second est un esprit Naïf et enfantin, réfléchie et intelligent, par contre, elle ne sait pas se battre, cependant, une seule menace suffit à la faire changer d'un côté à l'autre, un lien très fort unie les deux morceaux car l'une sans l'autre, elles ne peuvent pas contrôler ce corps si séduisant. Au final, la seul chose qu'elles aient en commun est le sentiment d'amour.. Même si l'une ne le sait pas.
La nuit défilait à une lenteur encore jamais aperçut par la jeune Lylium, le temps semblait figé et la grotte éclairait par la seule lueur de la lanterne la faisait regarder de gauche à droite plus d'une fois, mais rien, rien à part cette femme à la beauté resplendissante. La belle inconnue disposait d'un caractère bien solitaire et froid, typique le genre dont Lylium ne supportait pas, d'ailleurs, elle n'eut même pas la politesse de lui répondre, cela commençait légèrement à éveiller son esprit psychopathe. La jeune femme essayait désespérément de réchauffer ses mains gelées quand elle aperçut l'inconnue se redresser pour déposer gracieusement sa main au sol, ce mouvement provoqua un mur de flamme au tour des deux demoiselles, le cœur fragile d'Akali s'emballa, détonant dans sa tête l'éveil de son esprit fou, désormais elle devait se battre contre elle-même pour espérer garder son esprit sain dans son corps sain.
L'inconnu se recoucha tranquillement, l'air de rien. Repliant ses jambes contre sa poitrine, Kyera respira longuement et réussit ainsi à calmer son esprit sauvage qui se rendormit. Relevant la tête, elle fixa un moment la beauté en face, quelque chose chez elle lui donnait un air malsain.. Tendit qu'autre chose lui donnait un air saint.. Que faire ? Les flammes s'intensifiaient au fur et à mesure du temps, la chaleur commençait d'ailleurs à se faire ressentir, un peu trop d'ailleurs, tel qu'elle commençait à faire fondre la glace présente sur le plafond. Quelques goutes d'eau commençaient à tomber sur le visage de Lylium qui fixait à nouveau l'inconnue, elle n'avait vraiment pas l'air d'apprécier d'être sous la compagnie d'une Cape Blanche.. Soupirant elle lui murmura:

-Pourquoi m'avoir enfermer avec vous dans cette prison de flammes ? Par pitié de ma frilosité ? Qu'en avez-vous à foutre d'autrui de toute façon ?

Enfermé au plus profond de son corps, l'esprit psychopathe de la jeune femme mourrait d'envie de bondir, bien plus sauvage de la plus part des créatures présentes sur terre, assoiffée de sang, seul une peur, une marque ou un soupçons pouvait la réveiller, effectivement, l'esprit Naif avait beaucoup plus de réflexion et d'intelligence, arrivant donc facilement à garder le contrôle contre son plus redoutable adversaire qui n'était autre que sois-même.
Les flammes rougeâtre dansaient tout au tour des deux femmes, faisant fondre la glace qui se transformait en une petite flaque d'eau pure au centre des demoiselles.
Décrochant la cape de ses épaules, elle l'étala au sol et se coucha dessus, fermant les yeux et ne tarda pas à s'endormir, oubliant totalement l'inconnue suite à son inactivité.

Dans son sommeil elle fit un rêve il y avait Lylium.. Face à elle même.. L'une était vêtu d'une cape blanche, des habilles courts et les cheveux aux vents. La seconde une cape noir, des habilles qui recouvrait la totalité de son corps, un masque cachait sa bouche et son cou, les cheveux en queue de cheval. Les deux identiques s'avancèrent, l'une armée jusqu'aux dents, la secondes jouait avec ses doigts, blanc est fin. Elles se trouvaient toutes deux dans une salle blanche et noir, totalement vide, seul la respiration des jeunes femmes procurait du bruit, si l'on tendait l'oreille on aurait même pu entendre leurs battements de cœur..

-Laisse moi agir.. Tu ne peux pas faire confiance à une inconnue dans un endroit si isolé,
lança celle vêtu de noir
-Non, Tu tuerais encore un innocent pour rien, qu'est-ce qu'elle ta fais ?
-Elle dispose déjà de pouvoir, c'est suffisant pour avoir une raison de la tuer, que penses-tu qu'elle fait à notre en ce moment ?! Tu aurais pus t'éloigner pauvre idiote !
-Que diable aurait-elle envie de fouiller notre corps ?! Il n'y a rien dessus de toute façon. répliqua la Naïve.

La femme vêtu de noir trancha la gorge de sa jumelle en un éclaire quand au même moment Lylium se réveilla de sa sieste. les flammes étaient toujours présente, la nuit aussi, toujours aussi calme et froide, heureusement aucun frisson ne pouvait se faire ressentir par la jeune femme grâce à cette prison dont avait érigé l'inconnue, comment pouvait-elle disposer d'une telle beauté ? Cela ne devrait pas être possible d'avoir un tel visage, un tel corps.. Souriant légèrement, elle luttait toujours contre son esprit fou qui voulait absolument sortir, respirant à nouveau de façon saccadé, elle fronça les sourcils et serra les poings, les flammes qui se miroitaient dans le regarde Azuré donnait d'autant plus d'ambition à sa doublure, fermant les yeux, elle s'adossa au mur en soupirant pour se calmer. D'ailleurs... Elle était toujours en vie ?! L'inconnue n'avait pas eu l'envie de la tuer ? elle aurait put régler facilement ses problèmes de cette façon, étrange mélodie qui passait dans les oreilles de la Cape Blanche.. Agréable et calme, qu'est-ce ? Est-ce son imagination ? La folie de son double qui essayerai de prendre le dessus ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Héra Calliope

La Rose Noire

________________

avatar
________________


Race : Elue
Classe : Tueur à gage-Assassin
Métier : Philosophe philanthrope
Croyances : Athée
Groupe : Anges

Âge : 100 ans

Messages : 42


MessageSujet: Re: A l'aube de nos vies [PV: Ly'] *CLOS*   Jeu 30 Juin 2011 - 11:57

RP Annulé
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



________________


________________



MessageSujet: Re: A l'aube de nos vies [PV: Ly'] *CLOS*   

Revenir en haut Aller en bas
 

A l'aube de nos vies [PV: Ly'] *CLOS*

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Feleth :: Feleth, le monde du milieu :: Montagnes :: Pics neigeux-