''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 La Belle et la Bête dans le village fantôme... [PV avec ma jolie Alie]

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Lodrek

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La Belle et la Bête dans le village fantôme... [PV avec ma jolie Alie] _
MessageSujet: La Belle et la Bête dans le village fantôme... [PV avec ma jolie Alie]   La Belle et la Bête dans le village fantôme... [PV avec ma jolie Alie] EmptyLun 18 Avr 2011 - 19:12

CHAPITRE PREMIER
La Belle et la Bête dans le village fantôme...

La journée s'annonçait belle. Ciel bleu et soleil éclatant. Légère brise et parfums printaniers. Géraldine apprécie les saveurs qu'offre la nature. Malheureusement, l'époque dans laquelle nous vivons ne se prête guère à savourer ces petits délices. Souvent même nous les ignorons. Les humains l'exploitent, les orques aussi, les ogres... n'en parlons pas. Et par la guerre, tous la ravage. Même les elfes, les plus enclins à la protéger.
Habituellement, Géraldine aurait trouvé le temps de profiter de pareil instant, allongée dans l'herbe, à écouter les oiseaux, regarder les lapins se faire la cour. Mais pas ce jour là. Le voyage entrepris s'annonce long, et ne permet aucun répit. Géraldine avait prévu une brève halte dans un village reculé, espérant pouvoir y acheter quelques victuailles. Juste le minimum vital permettant de rallier la bourgade suivante. Cependant, le destin semble en avoir décidé autrement. Encore une journée de perdue, pour la magicienne, qui se laisserait bien emporter par quelques rêveries, sentant la douce chaleur du soleil sur sa peau.

Las du temps qui passe, fatigué d'attendre, engourdi par l'inactivité, Lodrek Percechair ne se laisse pas distraire par les beautés qui l'entourent. Les chants des oiseaux l'indiffèrent quand ils ne l'irritent pas. Le souffle du vent glisse sur sa peau sans qu'il ne le ressente. Et les rayons de soleil, éclatant en ce début de saison, lui font plisser les yeux. Fort de sa carrure, le poids de sa partenaire sur ses épaules ne le fait pas plier. Une tourterelle perchée ne le dérangerait pas davantage. Ni même un perroquet, incapable d'en distinguer avec précision les différences.
Ce qui plaît à l'ogre, c'est la guerre, naturellement pour un ancien Général. Mais d'une manière plus globale, il aime se battre, y compris en temps de paix. Cela le maintient en forme, physiquement, et moralement. Se prouver qu'il tient encore la cadence, que son expérience porte ses fruits, et que son âge n'amoindrit pas sa dextérité. Evidemment, un long voyage ne se prête guère à ce genre de rituel. Et une halte dans un village perdu au milieu de vastes prairies, encore moins. Surtout s'il faut éviter d'attirer l'attention. Quel ennui en perspective. A moins, peut-être, que le village abrite un mystère inattendu, un mystère qui permettrait à Lodrek d'utiliser sa cervelle, un peu, et ses poings, davantage.

Tous deux désireux de perdre le moins de temps possible dans une bourgade sans intérêt, Lodrek fait descendre Géraldine de ses épaules, à la demande de cette dernière. Toujours dans son rôle de meneuse, elle ordonne à l'ogre de vérifier si les habitations bordant la rue principale abritent encore des membres du village. Quant à elle, la magicienne pénètre plus avant dans la rue pour en apprendre davantage.
Alors que Géraldine cherche des indices, au sol, sur les murs, et dans l'air, Lodrek s'approche, visiblement peu motivé, de la première maison. Volets fermés, il lui est impossible de regarder à travers les carreaux, qu'il peut deviner poussiéreux. Il glisse son corps imposant devant la porte et frappe.
* CRAC *
La porte en bois, sèche et fragile, cède sous le poids de Lodrek. Un léger nuage de poussière l'entoure ; il le dissipe en soupirant. Au loin, il sens le regard réprobateur de sa partenaire posé sur lui. Sa lourde tête pivote lentement, et affiche un regard désolé. Géraldine secoue la tête, lasse. Lodrek hausse les épaules, innocent. L'échange entre les deux protagonistes s'arrête là. La magicienne poursuit son enquête, laissant son esprit vagabonder à la recherche d'un autre esprit. Rien. L'ogre laisse sa tête passer l'ouverture de la porte brisée, observe et écoute. Personne.
Lodrek Percechair procède de la même manière, mais avec plus de douceur, devant la maison suivante. Malgré ses bonnes intentions, la porte termine en copeaux. Les épaules de l'ogre s'affaisse, blasé. D'où elle est, Géraldine lui lance :
- Lodrek ! J'ai demandé de la discrétion ! Assieds toi et attends !
Sa voix n'était pas cristalline, mais sèche et autoritaire. Rarement elle parle ainsi à Lodrek, mais à chaque fois, cela le bouleverse. Comment une aussi belle femme pouvait-elle être aussi haineuse. Il laisse échapper un long soupire de lassitude. Et de solitude. Il vérifie que l'habitation est vide puis s'en éloigne, d'un pas lourd. Il arpente la rue principale à son tour, jetant un oeil de droite à gauche, cherchant hasardeux un indice qui lui permettrait de se racheter aux yeux de sa compagnonne. Mais il ne remarque rien de tel. Atteignant ce qui semble être le seul carrefour du village, il aperçoit un rocher à l'extrémité de la ruelle sur sa gauche. Voilà un siège qui conviendrait à un ogre, isolé au fond d'une impasse.
Les minutes défilent avant que Géraldine ne revienne vers Lodrek, assis sur son rocher. Jambe tendue, main sur les hanches, elle pose sur l'ogre un oeil sévère et lâche :
- Tu fais quoi, là ?
Paradoxalement penaud, considérées sa taille et son apparence, il lève son regard en direction de la magicienne. Elle attend une réponse. Et lui, il attend, comme elle le lui a demandé. Mais il est conscient qu'il s'agit là d'une réponse à éviter.
- M'ennuie.
- Assis sur une sculpture ? Relève toi gros bêta et vas t'asseoir dans l'herbe, avant que tu n'abîmes autre chose...
Le même ton cassant. Elle aime à le diminuer. Pourtant il suit suffirait de serrer sa tête entre deux doigts, et il serait libéré. Pourquoi ne le fait-il pas ? Parce qu'elle n'est pas toujours méchante. Elle peut être gentille. Parfois. Alors il obéit.
- Oui Géraldine.

La magicienne regarde Lodrek s'éloigner. Elle sourit, mais son regard est dur. Un ogre présente de nombreuse qualité. Malheureusement pour les représentants de cette race, l'intelligence et la beauté n'en font pas partie. Par chance, pour elle, Lodrek est relativement docile. Avec un petit coup de pouce magique tout de même. N'ayant rien trouvé d'intéressant dans le village, Géraldine entreprend de poursuivre la tâche de son compagnon et commence à visiter les maisons une par une. Peut-être reste-t-il un habitant caché sous un lit, dans un placard, dans une cave. Même un enfant permettrait d'éclairer la situation.

A l'écart du village, l'ogre est installé dans les prairies avoisinantes, les jambes repliées, bras croisés et le menton posé sur ses bras. Le regard dans le vide, il observe le village fantôme sans vraiment y faire attention. Il ne voit pas la silhouette de sa partenaire glisser d'une habitation à l'autre, comme il ne voit pas les animaux sauvages gambader sous les bosquets au-delà du village. Il ne remarquerait sans doute pas quelqu'un s'approcher dans son dos. S'il n'était pas ogre, il serait une proie parfaite. Certainement a-t-il conscience de cette garantie que lui confère son état. Alors patiemment, il attend.
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Alie Colamenel



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Alie Colamenel
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La Belle et la Bête dans le village fantôme... [PV avec ma jolie Alie] _
MessageSujet: :)   La Belle et la Bête dans le village fantôme... [PV avec ma jolie Alie] EmptyMar 19 Avr 2011 - 19:22

« L'homme est l'unique être qui se sente seul et qui cherche l'autre. »
[Octavio Paz]




C’est vrai qu’il fait beau aujourd’hui, l’ambiance de la forêt, des routes est vraiment agréable. L’entente des chants d’oiseaux fait toujours beaucoup de bien à Alie, cet elfe si mystérieux... qui marche, vagabonde de part et là sans vraiment trouver une quelconque raison de s’arrêter pour de bon et de se poser.

Sa bibliothèque commence à lui manquer, pourtant elle la laisse de force. Elle cherche, cherche mais bon dieu Alie que cherches tu ici ? Dans ce monde ?

Ouvres les yeux je t’en prie, ose regarder ta façon de marcher, d’être et de vivre. Quelque chose cloche, tu n’es pas comme tous les êtres de ton espèces.
Tu es Introverti.
Tu es solitaire.
Tu es malheureuse.
Ose seulement me dire que mettre la main sur tous ces hommes et femmes le temps d’une nuit te fait plaisir et alors je te laisserais tranquille.


« Bien sûr que ça me plait Pardi, au fond j’aime ça »


Alors dis-moi que tu te sens à l’aise dans ton corps et dans ta tête. Que tout ce mal être n’est du qu’à une simple rengaine de rébellion que tu essaye de te forger depuis qu’ils sont partis.


« Foutue conscience lâche moi la grappe je t’en serais reconnaissante… »


Oui lecteur, certainement que je deviens folle à force d’être seule.
Ça me détruit mais j’aime ça, comprenez.
Je vous ai demandé de me comprendre ?
Attendez j’ai vraiment fais ça ?
Voyons, les espèces entières ne se comprennent plus entre elles. Tu le vois bien, maintenant c’est chacun pour soi. Plus aucune compathie.
Et regarde toi Alie, surement est tu devenu quelqu’un proche de cela…

Celle- çi s’approche d’une fleur. Naturellement elle la cueille et la met son nez.

« C’est bon d’humer quelque chose de si naturel, qui ne connaitras le malheur, qui ne ressentiras jamais ce que je peux ressentir parfois. Toi petite fleur, tu es si belle… si pure. Tu n’a donc pas besoin de te montrer à n’importe qui… tu n’en a pas besoin puisque tu sais ce que tu vaut… »

BLA BLA BLA

Alie tu recommences à délirer.

Mon dieu, il est vraiment temps qu’elle se pose ou qu’elle mange quelque chose. Autrement elle va vraiment finir folle à lier à dire de pareil conneries.

N’avez-vous pas pitié d’elle ? Non. Vous avez raison. Elle est bien plus forte que vous ne le pensez.

Maintenant elle chantonne un air mélancolique, regardant ces pieds et balançant ses bras comme si elle n’avait pas l’équilibre, comme si d’un instant à un autre, elle pouvait tomber dans le fossé de la réalité.

Soudain elle se mit à capter un bruit étrange qui ne lui inspira guère confiance.
Presque aussi vite que son ombre Alie prend son arc et tire un peu à l’aveuglette.

Oui, oui vous l’avez bien entendu à l’aveuglette.
Elle guette si la situation change puis n’entendant plus de bruit elle se dit que finalement c'étais surement pas grand-chose.
Haussant les épaule d’un air je m’en foutiste, Alie remet son arc sur son épaule, quittant cet air si sérieux qui avait habité son visage quelques secondes.

Elle sent que ces pas lui font quitter de plus en plus son lieu de vie habituel.
Elle se laisse donc aller avec pour seul objectif : aller tout droit.

Finalement elle débarqua vers ce qui semblait être un village vu les habitations.

« hum…Pourquoi pas. »

Cela ne la fait même pas fuir, elle continue sa route marchant tranquillement puis soudain réalisa que quelque chose était étrange. Inhabituel.
Aucun bruit, aucuns cris, aucune exclamation. Tout ici dans cette ville semblait mort.

Levant un sourcil de curiosité et de malice, elle poussa une des nombreuses portes qui s’alignaient devant elle. Et si elle se trompait ? S’il y avait bien des gens enfin de compte ! Ha là pour sûr Alie auras l’air bien bête d’entrer chez les gens sans frapper !

« La curiosité me perdras je le sais »

Mais elle ne s’était point trompée. Il n’y avait personne ici.

« Aucune raison de rester donc… »


Elle n’entendit même pas à ce moment là une autre présence qu’elle, se déplaçant dans le village fantôme à la recherche de quelque chose.
Non, Alie ne s’aperçoit de rien et c’est sur ces pensées qu’elle décida de rebrousser chemin.

Elle aperçut à l’écart du village, une grande prairie qui s’étalait sur des kilomètres. La vue était si belle sous ce grand soleil. Elle l’a constaté quelques minutes avant de se dire qu’elle pourrait peut être y faire un tour, se poser et puis écrire ses pensées.
Toujours tranquillement, oui pourquoi se presser, elle se déplace entre les hautes herbes, ne se préoccupant de rien hormis de trouver une bonne place.

Au bout de cinq minutes elle cru apercevoir un gros caillou qui pourrait surement faire l’affaire. Baissant la tête, elle continua sa route ne se posant sans plus que cela des questions.
Quand enfin elle cru atteindre son objectif, elle resta à la place penaude.

Assis sur un gros rocher, un Ogre était là, l’air boudeur et mélancolique.
Il semblait constater le village comme s’il attendait quelque chose.
Un ogre si sage c’est bien rare. A mon avis ça cache quelque chose.

« Berk. Un ogre. » Ne put elle s’empêcher de penser.

Alie ne les aimaient pas tellement. Jamais elle n’en n’avait aimé ni même désiré.
Elle les trouvait un peu comment dire… sans classe, ridicule et un peu naïf.
Oui juste ça.


« Je ne sais pas ce qu’il attend mais en tout cas il le fais très bien. Bon moi sur ce, je m’en vais et bien entendu dans la plus grande discrétion…. »


Me semble il qu’en réalité, Alie les craignaient un peu dans le fond…
Doucement elle essaye de reculer ou même de faire un tour sur elle-même dans le sens inverse de sa venue. Tout ça en voulant éviter l’attention de L’ogre, pas facile hein, et puis en plus…

CRAC.

« Oh, Oh ».

En plus de l’avoir pris pour un énorme caillou, elle l’avait pris pour un idiot.
Bien sûr qu’il devait avoir sentie une présence dans son dos….sinon ce n’est pas drôle, trop facile.

« Qu’est ce qui va encore m’arriver ?... »
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MessageSujet: Re: La Belle et la Bête dans le village fantôme... [PV avec ma jolie Alie]   La Belle et la Bête dans le village fantôme... [PV avec ma jolie Alie] EmptyMer 20 Avr 2011 - 19:37

Géraldine déambule dans l'une des habitations de bois. Sous les semelles de ses bottes, le plancher craque, et dans son sillage s'élève un fin nuage de poussière. Les lieux ont été abandonné voilà plusieurs jours. La magicienne place cette remarque dans un coin de son esprit, sachant que le raisonnement ne peut être fiable, sachant que les lieux ne facilite pas la vie aux ménagères qui voudront faire briller leur logis. Par rapport à certaines maisons qu'elle a pu pénétrer dans sa vie, Géraldine trouve celle-ci plutôt propre, en fait. Elle fait le tour de propriétaire. D'abord une grande pièce, un espace pour la cuisine, une table, cinq chaises, deux fauteuils. Ensuite la chambre, un grand lit, et trois plus petits. Enfin, un espace caché par un rideau, derrière, une bassine. A n'en pas douter, il s'agit de la salle de bain. Pas d'étage.
Rien d'autre dans la maison ne marque Géraldine. Ses pouvoirs de thaumaturge ne l'aide pas aujourd'hui. Pas de résidus spirituels, pas de traces de sang, pas de signe de violence. Pas un seul commencement de preuve d'une quelconque activité démoniaque, barbare, ou esclavagiste. Rien. Sauf peut-être cette porte. Derrière des peaux de bêtes, dans la chambre, elle ne l'avait pas remarquer. Elle pose la main sur la poignet, la tourne. La porte s'ouvre. La magicienne glisse un oeil par l'ouverture, et découvre un escalier. Elle ouvre plus grand la porte, et commence à descendre dans ce qui semble être une cave. Etrange.

Lodrek Percechair fixe la dernière maison que sa compagnonne a pénétré. N'importe qui, condamné à attendre, ferait travailler son esprit pour imaginer la silhouette derrière les murs, visitant les moindres recoins de la maison. N'importe quel ami, contraint à seulement observer, craindrait que les pires ennuis se matérialisent. Ennuis qu'il ne pourrait ni anticiper, ni combattre. Trop loin, trop obéissant. Mais l'ogre ne fait ni l'un, ni l'autre. Pourtant, Géraldine est ce qui ressemble le plus à une amie pour lui, et il est un des membres les plus intelligents, ou les moins abrutis, de sa race. Il sait Géraldine compétente et capable de se défendre. D'ailleurs, il a pu remarquer, depuis le temps qu'il l'accompagne, qu'elle n'a pas besoin de garde du corps. Pourtant, ce n'est pas cela qui empêche Lodrek de craindre le pire. Non, son esprit est ailleurs, vagabondant, quelque part dans le passé.
Il se souvient de son enfance. Alors qu'il n'avait que quatre ans, et mesurait déjà la taille d'un homme, ses parents, comme le veut la tradition, l'ont envoyé seuls dans les montagnes. Il devait chasser et tuer un monstre, et le ramener. Ce qu'il a fait. Dès lors, il est devenu un homme. Et son nom de famille lui a été attribué. Percechair. Usant de ses griffes et de ses cornes, il a empalé sa proie, un ours géant à poil dur réputé pour sa chair épaisse et résistante. Son exploit le suit comme son ombre, mais aucun de ceux qu'il rencontre ne le comprend.
Vient ensuite dans son esprit le premier jour du reste de sa vie, lorsqu'il a été banni et condamné à l'exil. Depuis ce jour, une seule chose occupe ses pensées : trouver la mort héroïque lui permettant de se racheter aux yeux de son Dieu. Comment atteindre cette mort alors même qu'il reste assis à attendre que le temps passe. A attendre qu'on lui dise quoi faire. Si seulement, un monstre sorti des mythes et des légendes pouvait surgir, à cet instant, l'arracher à ses pensées. Il lutterait, le blesserait, le saignerait et... Alors peut-être il mourrait, ou peut-être pas. Il marquerait le temps ou disparaîtrait pour la fin des temps. Bien sûr, partir en marquant l'histoire serait le mieux. Mais qui conterait ses aventures ? Géraldine ? Elle n'a rien d'une conteuse, et s'intéresse trop à sa petite personne. Quel intérêt de marquer le temps, de mourir en héros alors ? Pour rejoindre Warzuk. C'est la seule chose qui compte.
Comme répondant à ses prières, brisant le silence et déchirant le voile de ses pensées, un craquement sec parvient à ses oreilles, proche, très proche. Trop proche. Dans la seconde qui suit, Lodrek distingue un murmure :
« Oh, Oh ».
« Qu’est ce qui va encore m’arriver ?... »

La réactivité étant le maître guide de la survie, l'ogre bondit tout en faisant pivoter sa lourde et imposante carcasse, accompagnant le geste d'un hurlement grave et guttural. Terrifiant. Et si puissant qu'il en ferme les yeux. De sa gueule grande ouverte, des filées de bave s'échappent, épais et gluants. Lorsque, enfin, le cri de rage prend fin, ses yeux s'ouvre pour découvrir la silhouette d'une fille, seule, à l'allure fragile. Laissant sa gueule ouverte, dents acérées mises au jour, il l'observe, patient et calculateur.

Sous chacun des pas de Géraldine, les marches de l'escalier grincent. Elle n'en distingue pas l'arrivée, les dernières marchant sont avalées par l'obscurité des lieux. Sa main glisse sur le mur, les pierres sont froides et visqueuses. La magicienne déglutit, dégoûtée. Lançant un sortilège, une boule de feu apparaît dans sa main droite. Les flammèches lèchent sa peau mais ne la brûlent pas. Désormais enveloppée d'une faible lueur rosâtre, la thaumaturge descend, apaisée, mais toujours sur ses gardes. Elle met enfin le pied sur des pierres froides. A moins qu'il ne s'agisse de la roche brute. Une cave creusée dans la pierre. Non, pas une cave. Un long couloir se dessine devant elle. Ce n'est pas habituel. Alors qu'elle s'apprête à emprunter le long tunnel qui semble mener droit dans un monde de ténèbres, lui parvient le hurlement guttural de Lodrek. Oubliant sa découverte, elle s'élance en sens inverse et remonte l'escalier, gravissant les marches trois par trois.
De retour au rez-de-chaussée de la maison, elle se dirige dans la chambre et regarde par la fenêtre, sachant que celle-ci offre une vue des plus larges sur la prairie, à l'endroit même où l'ogre s'était assis. A travers le carreau, elle distingue son compagnon redressé, et crispé. Gueule ouverte et poings serrés, il observe, dominant, une frêle silhouette. Une femme. Peut-être une elfe.
- Quel fruit de mer s'est encore accroché à cette grosse carcasse ? soupire Géraldine.
Laissant filer son esprit et ses pouvoirs, elle étend sa conscience jusqu'aux deux protagonistes qu'il l'ont perturbé dans ses intéressantes découvertes. Malgré la distance, elle parvient à comprendre les quelques mots qui sont échangés. Seul Lodrek semble prendre la parole, de manière fort utile, comme à son habitude :
- Cherche embrouilles ? Vais te 'crabouiller !
Géraldine secoue la tête pour elle-même, désabusée. Son regard tombant, elle pose ses yeux sur le sol, puis sur ses mains. Sue sa main gauche... La texture visqueuse, qui se trouvait sur le mur... C'est... du sang !
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Alie Colamenel



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MessageSujet: Re :)   La Belle et la Bête dans le village fantôme... [PV avec ma jolie Alie] EmptyDim 24 Avr 2011 - 12:29

Je restai là figée, incapable ne serais ce d’exprimer un seul mot. Je ne sais pourquoi cette situation me mettait si mal à l’aise. Sans doute étais ce sa forte corpulence qui m’impressionnait face à la mienne si petite à coté.

Il y a tellement longtemps que je n’avais pas ressenti cette sensation d’être dominé… pourtant je sais bien que je ne suis pas si forte que ça.

Je ne pourrais certainement pas jouer de mes charmes pour me débarrasser de lui, non.

Déjà il faudrait que je le veuille ce qui me parait impossible tant cette espèce me répugne, et deuxièment il aurait fallu que cet ogre possède une âme, ce qui encore une fois est impossible.

Quelque minute avant, j’avais bien sentie cette espèce de sérénité ou de mélancolie habiter L’Ogre.
Encore une fois je me demandai s’il savait quelque chose sur ce village dévasté qu’il avait semblé ne plus vouloir quitter des yeux.


Il s’est soudain mis à bondir vers moi, tel un monstre, qu’il était d’ailleurs. Sa gueule grande ouverte, il essaye d’émettre un terrible hurlement qui déchira le silence de la prairie. Je cru même apercevoir ce qui semblait être des filées de bave s'échappant, épais et gluants.


« Dégoutant. »


Quand enfin il ouvrit les yeux, dents acérées mises au jour, il m’observa patiemment.
A mon tour je le constatais, perplexe.

- Tu en fais du bruit dis donc.


Cela lui avait échappé sans mégarde. Cette foutue spontanéité la perdrais un de ces quatre.
Elle ne savait même pas la réaction qu’il pouvait avoir mais s’en contrefichait. La peur la quittait, tout doucement. Je crois.


Sans en savoir la raison je fis un pas en avant pour faire comprendre que je ne lui voulais aucun mal.

Étrangement quand je plongeai mon regard dans le sien je remarquais moins sa laideur. Une étrange lueur y régnait je le sentais.

Encore une fois sans que je le vis venir, il articula de sa grande mâchoire:


"- Cherche embrouilles ? Vais te 'crabouiller !"

Un silence de plomb s’installa entre nous.

Je repensai à sa façon de me dire si aimablement son amertume face à mon intrusion…

Cette drôle de façon de s’exprimer…

Un rire moqueur s’échappa de la bouche d’Alie. Elle ne pouvait plus s’arrêter, non, cet ogre est tellement ridicule.
Cette froideur qui émane de son être l’attire un peu tout de même car c’est aussi son cas après tout... enfin en apparence.
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MessageSujet: Re: La Belle et la Bête dans le village fantôme... [PV avec ma jolie Alie]   La Belle et la Bête dans le village fantôme... [PV avec ma jolie Alie] EmptyMar 26 Avr 2011 - 21:46

Dans les méandres synaptiques de l'esprit de Géraldine, diverses hypothèses se dessinent, s'agglutinent. Comme une tornade, elles tournoient autour d'un point statique. Dans l'œil de cette tornade de réflexions, une tâche rougeâtre et sanglante reste immuable. Seul élément qu'elle est parvenue à capter dans les environs, toutes ses idées convergent vers l'unique pièce du puzzle. Des successions d'événements commencent à apparaître, formant d'innombrables hypothèses. Cela ne débouche sur rien.
Géraldine abandonne temporaire sa quête. D'autres problèmes se font jour. Dehors, son compagnon de route est au cœur de nouvelles déboires, et la magicienne doit agir avant la prochaine effusion de sang. Elle trouve un linge dans la cuisine et essuie sa main tâchée. Le sang est épais, presque sec. Il part difficilement. Mais si elle ne parvient pas à l'ôter, elle risque de salir sa robe. Non, elle doit enlever le sang jusqu'à la dernière gouttelette. Elle perdu du temps. trop de temps.

Lodrek Percechair est un habitué de ce genre de situation. Et plus qu'une habitude, c'est pour lui une coutume que de broyer, de la chair jusqu'aux os, ceux qui lui font affront. De la simple insulte au coup de hache en passant par l'inoffensif jet de pierre, la réaction de l'ogre reste la même. Il tue celui qui a osé. La manière peut varier. Le plaisir reste le même. Intense. Aussi, lorsque l'inconnue s'est faite connaître, aucune autre fin ne naît dans l'esprit de Lodrek. Elle finirait inévitablement écrasée, broyée, sous l'énorme main de l'ogre, mécontent. Mais pas mécontent de se faire justice. On ne surprend pas Lodrek Percechair. Et on ne se présente pas à lui sans autre but que de mourir. Dans d'atroces souffrances. Bonus offert par la maison. Avec le sourire.
Mais c'est justement le sourire de l'intrus, et son rire, qui font raviser Lodrek. Figé, il reste penché sur celle qu'il pense être une elfe, les yeux grands ouverts, surpris. Sa lourde tête se penche légèrement sur son côté gauche, lui procurant un air curieux. Une personne extérieure verrait un chat observant sa gamelle pleine d'une nourriture aux saveurs qu'il ne connaît pas. Silencieux, il la regarde. Sa bouche toujours ouverte. L'air curieux, et niais. Rit-elle d'amusement ? Se moque-t-elle de lui ? Habituellement, il ne réfléchirait pas, il la tuerait sans hésiter, et sans délai. Pourquoi réfléchit-il ? Réfléchit-il seulement ? Ou bien peut-être l'envoûte-t-elle. Sorcière, démone ! Usurpatrice ! Tous les sobriquets habituels en de pareilles circonstances de frôlent pas l'esprit de l'ogre, à des milliards de lieues de son corps. Sa voix gutturale, après plusieurs minutes, laisse échapper un presque inaudible et déroutant :
- Huh ?

Lorsque Géraldine rejoint enfin l'ogre et ce qu'elle reconnaît être une elfe, cette dernière tir toujours, et l'ogre reste de marbre. Comme s'il était changé en pierre. La magicienne reconnaît à l'elfe un rire mélodieux, attirant et... excitant. Voilà bien des années qu'elle n'a pas trouvé pareil délice chez une personne. Une femme, qui plus est. Mais l'heure n'est ni aux réjouissance, ni à la jouissance. des choses sombres et énigmatiques se trament en ces lieux, et l'attitude de Lodrek n'est pas la seule à être... inquiétante.
- Alors Lodrek ! Tu ne l'as pas encore tuée cette catin ?
Vocabulaire irritant, choisi sans tact ni subtilité, l'heure n'est pas à la diplomatie. On ne se joue pas de son pion, comme on ne la détourne pas de ses occupations. Deux options s'offraient à l'elfe, soit elle se détourne sans demander son reste, soit elle meurt. Comme connecté aux pensées de sa compagnonne, Lodrek se libère de sa paralysie et fait pivoter son énorme carcasse en direction de la magicienne, posant sur elle un œil mauvais.
- Pas toucher elle, Géraldine... Est à moi !
Avant de se détourner pour poser à nouveau ses yeux sur l'elfe au rire si agréable, il ajoute à l'attention de la magicienne.
- Toi sentir sang... Faim !
L'odeur du sang et la faim sont les dernières sensations qui occupent l'esprit de Lodrek Percechair quand il pose ses yeux sur l'inconnue. Il la regarde. La désire. Il a faim. Comment serait-elle le meilleur ? Ail et fines herbes, cuites à la marmite ? Ou bien à la broche au dessus d'un grand feu ? Crue, peut-être. L'ogre salive. Se mêlant aux parfums de viandes cuites et de sang dégoulinant, une douce mélodie envoûte Lodrek. Toujours plus forte et enivrante. Plus chaude que les rayons du soleil, plus corsé qu'une bière des montagnes. Elle efface peu à peu le feu de camp, la fumée et la viande braisée dont rêvait l'ogre. Les remplaçant par une elfe riant aux éclats, face à lui. Alors la sensation de faim disparaît. Et Lodrek fait abstraction de l'odeur qui émane de Géraldine. Cherchant la voix la moins terrifiante que peuvent lui fournir ses cordes vocales, il s'adresse à l'inconnue :
- Qui es toi ?
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MessageSujet: :)   La Belle et la Bête dans le village fantôme... [PV avec ma jolie Alie] EmptyLun 2 Mai 2011 - 12:02

C’est si compliqué de savoir réellement ce que je pense en général. Regardez par exemple, je souris, me moque de cet ogre alors qu’au fond je suis morte de peur. Pourquoi donc ?
Non mais regardez le c’est un vrai… monstre ! Et puis il y a tellement longtemps que je n’ai pas vu quelqu’un… voilà qu’il faut que ça tombe sur un membre de cette espèce.

Ironiquement pas drôle.

J’ai lu dans la plupart de mes livres que leur principale activité était de s’abreuver de chair fraiche. Leur vulnérabilité fais peine à voir, pour un rien ils s’emportent, pour tout ils restent passif. Je ne sais s’ils connaissent la peur, l’échec ni même la solitude. Sont t-ils intelligent au fond ? Où se sentent t-ils toujours obligés de rester avec quelqu’un pour essayer tant bien que mal de se gérer, d’être « normal ». Enfin bon je dis n’importe quoi, ne soyez jamais normaux mes amis, ça n’en vaut pas la peine. C’est beaucoup plus amusant de voir un Ogre rugir plutôt que de voir un Ange blanc d’apparence mais tellement sombre et mesquin de l’intérieur.

Si c’est ça voilà, je préfère être avec L’ogre, au moins j’apprécierais sa spontanéité.


- "Huh ?" qu’il dis comme pour répondre à la voix dans ma tête.

Mais bon… vu le regard qu’il me lance je crois que je vais finir en brochette. Triste réalité. Je n’aurais même pas édité un livre, je n’ai que quelques contes et poèmes à mon actif. Un roman peut être laissé ça et là dans le coin de ma bibliothèque… mais d’ailleurs qui s’occuperas de ma bibliothèque ? Mon petit trésor !!! La seule chose qui me contient tant bien que mal vu mon jeune âge.

Devant mon rire l’Ogre reste figé je crois qu’il est surpris. Il est vrai qu’il ne doit point avoir l’habitude que l’on pouffe devant lui. La plupart du temps les autres croisant sa route doivent mourir, pleurer, crier. Et bien moi quitte à mourir je le ferais dignement et remplie de poésie comme à mon habitude.
Pourquoi sa tête se met t-elle soudain à se pencher comme s’il essayait de lire en moi. Cela me rend mal à l’aise. Cesse donc l’ogre !

- Tu comptes me manger peut être ? Sais tu seulement pour information que je ne suis pas très comestible. Je mange peu en ce moment, je ne te fournirais que trop peu d’énergie logiquement. C’est quoi ta race favorite comme repas ?

. SILENCE .

- Allez réponds moi. Je n’aime pas du tout ce regard que tu me lances L’Ogre. Et oui si tu veux savoir tu me files les chocottes.

Soudain une femme apparu sans que je ne la vit venir. C’est bien une femme ça… elles viennent, chamboulent tout et puis soudain décident de repartir sans un mot laissant le silence envelopper la joie qu’elles avaient autrefois provoquée. Mais voilà encore une fois je m’égare et vous ne me dites rien ! Je reprends…

"- Alors Lodrek ! Tu ne l'as pas encore tuée cette catin ?"

Charmante. Même très belle. Sans doute trop à mes yeux. Elle aurait bien pu finir dans mon lit mais sa remarque désobligeante m’a bien refroidi alors pour la peine tu vas prendre cher!

- Bonjour. Comment allez-vous ? Il fait beau n’est ce pas ? On ne vous a jamais apprit à respecter ceux que l’on ne connaissait point ? Qui vous dis que je suis une catin et même si j’en étais une sachez que je ne vous aurais jamais touchée ! Votre air supérieur m'aggace déjà!

Voilà. ‘ Fallais pas m’énerver.

Même si c’est un mensonge ce que j’ai dis... Tiens l’Ogre à un nom. Lodrek. Pas mal.

"- Pas touché elle, Géraldine... Est à moi !" fis l’Ogre sans attendre.

Je regardais la femme amusée et fière.

- Tu vois il me préfère à toi !

Même si je savais bien que son unique but étais de me découper en chaire à pâté.

Il fallait bien que je fasse bonne figure pour essayer de m’en sortir non ?

"Toi sentir sang... Faim !"

- Tu rigoles j’espère ? J’ai mis mon eau parfumée à la rose c’est impossible ! Ha tu parles à elle désolé … mais tu me regardais en disant cela… fit je gênée quand j’aperçu le sang sur la femme.

Tant bien que mal j’essayais de me rattraper, de donner bonne figure car la situation m’amuse un petit peu. Surement la solitude m’a-t-elle rendu un peu folle à lier et que j’aurais donné n’importe quoi pour la remplacer.

"- Qui est toi ?"

Etrange sa voix n’étais pas la même que tout à l’heure. Pour la qualifier je dirais quelle est moins effrayante… plus civilisée.

- Qui je suis ? Et bien ça tu vois c’est une bonne question Lodrek .
Je n’ai jamais su qui j’étais vraiment et probablement que je ne le serais jamais. Tout est relatif tu sais d’apparence je suis une elfe. Au fond de moi je suis une femme, une enfant. Un peu des deux. Je suis une poète solitaire.

Je ne te prendrais pas pour un idiot, Moi. Fis je en insistant mon regard sur la silhouette de la femme.
Et toi tu es qui? Terminais je par un grand sourire.
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MessageSujet: Re: La Belle et la Bête dans le village fantôme... [PV avec ma jolie Alie]   La Belle et la Bête dans le village fantôme... [PV avec ma jolie Alie] EmptyVen 6 Mai 2011 - 18:18

Les elfes. Créatures fières. Même hautaines. Elle s'estiment supérieures aux humains. Quelle farce ! Combien d'elfes sûrs d'eux sont tombés entre les douces mains de Géraldine, et leurs cadavres laissés dans son sillage ? Peut-être moins que ceux des humains, mais toujours avec la même facilité. Nul ne résiste à Géraldine. Et cette catin ne s'en sortira pas mieux que les autres. La magicienne s'en fait le serment. Et cette petite garce aux traits anguleux, sans le moindre charme, sans une once de courtoisie, ne peut rivaliser avec la perfection naturelle de Géraldine. Bien sûr, ce n'est pas son corps. Mais elle a bon goût, et n'a pas choisi une elfe. Jamais elle ne la fait, et jamais elle ne le fera. Les elfes sont fragiles. Insignifiants. Ils parasitent le monde du milieu. Et ne mérite pas leur place en Adiryl. Les connaissances de Géraldine vont au-delà de Feleth... Et elle seule mériterait de régner dans le monde du dessus. Bien que tout le monde ignore ses desseins. La magicienne réprime un rictus. Décidément, aucun elfe digne de sa grandeur personnelle ne croisera sa route. Aucun en ces mondes n'existe. Aucun...

Les elfes. Créatures intelligentes et intrigantes. Si proches des humains, et pourtant, tous les y opposent. Les ogres, pauvres en vocabulaire, et avares dans leur démonstration de courtoisie les appellent le plus souvent "les oreilles pointues". Cette caractéristique connue et reconnue est, aux yeux des ogres, le seul et unique signe distinctif qu'ils portent. Au même titre que les orques sont appelés, le plus souvent, "les sans cervelles". Oui, aux yeux des ogres, les humains sont aussi raffinés que les elfes, et les orques doté d'un intellect plus limité que les ogres. Lodrek Percechair, éduqué parmi les siens, a toujours adopté cette vision, bien que, personnellement, il n'ait jamais rencontré d'elfes. Il a bien étripé de nombreux orques, qui, il faut bien le dire, se battaient de manière assez désorganisée. Et compte tenu de leur nombre, les hordes d'orques prennent souvent la forme d'une meute de chiens galeux. Lodrek ne peut en conclure qu'une seule chose, évidente : les orques sont effectivement stupides. Les humains paraissent un peu plus malins. Pas tous. Beaucoup sont des abrutis finis. Une vieille blague ogre s'installe dans l'esprit de Lodrek, dessinant un rictus niais sur ses larges babines baveuses. L'effet humoristique de la blague s'estompe en même temps que le visage de l'elfe reprend vit dans les pensées de l'ogre. Pensées désorganisées. La faute des orques...
Qu'en est-il donc de ces oreilles pointues ? Sont-ils comme les humains ? Lodrek l'ignore, mais compte bien le découvrir. S'il n'a guère trop prêté attention aux propos de son interlocutrice jusqu'alors, les derniers l'ont interpellé.
- Tout est relatif tu sais d’apparence je suis une elfe.
En effet, elle a les oreilles pointues. C'est donc une elfe. Une oreille pointue. Ses connaissances, jusque là, sont correctes. Mais pourquoi d'apparence ? Et ça veut dire quoi relatif ? Un orque n'aurait rien compris, là où un ogre intelligent bute sur un seul mot. Lodrek est fier. Sans doute le mot ne sert-il à rien. Alors il l'oublie. Hum, d'apparence...
- Au fond de moi je suis une femme, une enfant. Un peu des deux.
Une femme ? Comme Géraldine ? Il regarde d'un œil interrogateur sa compagnonne. La ressemblance est frappante. Sauf pour les oreilles. Pour le reste, c'est pareil. Un peu comme un lapin et un lièvre. A peu près. Lequel court le plus vite déjà ? Lodrek s'égare, et recadre sa réflexion. Mettons qu'elle soit une femme, à quoi ça se voit ? Les poils au menton ! Exact ! Ni l'une ni l'autre n'en a. Lodrek se félicite. Mais une enfant ? Un peu des deux ? Voilà autre chose ! Lodrek s'embrouille. Hum... Un enfant c'est petit. Cette oreille pointue de l'est pas. L'affaire se complique. Lodrek est frustré. Et pas content de l'être. C'est frustrant d'être frustré. Paroles de sage. Ou pas. Lodrek ne sait plus.
- Je suis une poète solitaire.
C'est quoi un "pouet" solitaire ? Ça se mange ? Une elfe "pouet", femme-enfant. Solitaire. Seule, donc. Ni amie, ni famille. Trop d'informations à assimiler. A comprendre. Lodrek n'aime pas qu'on prenne Lodrek pour un orque. Ou un troll. C'est pas gentil de faire croire à Lodrek qu'il est intellectuellement fragilisé. Pas gentil du tout.
- Je ne te prendrais pas pour un idiot, Moi.
Idiot ? Ah oui. C'est comme "stupide". Géraldine lui a expliqué. Un jour où il a tué un orque stupide qui mangeait les restes d'un humain idiot. Facile ! L'oreille pointue regarde bizarrement Géraldine. Pourquoi ? Lodrek ne comprend pas. Mais l'oreille pointue semble gentille, car Lodrek n'est pas idiot. Elle ne mourra pas alors. Pour l'instant.
- Et toi tu es qui?
Elle montre ses dents. Elle croit être menaçante ? Possible. Lodrek réfléchit et se remémore les explications de Géraldine. L'ogre pense finalement que l'oreille pointue sourit. Elle se moque ? Lodrek est quelque peu perdu. Qui est-il ? Un ogre. Et il s'appelle Lodrek Percechair. Quoi d'autre ? Hum... Il se concentre. Un ancien général. Banni. Ça ne regarde personne. Mais encore ? Ben, rien, en fait...
- Lodrek Percechair... Suis ogre !

Géraldine s'impatiente. S'éterniser ici pourrait mettre en péril toute l'enquête qu'elle s'apprêtait à mener. Une enquête qui la conduirait inéluctablement vers sa destinée... Là-haut. En maîtresse toute puissante. La main de fer. Oui, oui, ouiiiii... Bientôt... Elle le sent. Elle le sait. Son heure est proche. Perdre du temps est donc inacceptable. Elle prend la parole avant que l'elfe ne réplique à la suite de Lodrek.
- Et je m'appelle Géraldine... Bien que cela ne vous regarde en rien et ne vous intéressera sans doute pas. Trop prompte à faire la court à un ogre, telle une traînée à la libido aveugle.
Son ton est froid et sec. Les mots planent dans l'air tel un blizzard meurtrier du grand nord. La force de la nature. Sa force. Elle se tourne vers son compagnon. Malgré l'imposante physionomie de ce dernier, elle semble le dominer, autoritaire. Dans son regard noir, une sombre lueur jaillit, en direction de Lodrek. Perçant.
- Laisse cette garce ici, et viens avec moi ! J'ai trouvé quelque chose.
La magicienne tourne le dos à ses interlocuteurs et commence une marche vigoureuse en direction du village. Lodrek, soumis, le dos rond, prend le pas à la suite de Géraldine qui a déjà de nombreuses longueurs d'avance. Dans sa marche résignée, Lodrek jette un regard attristé par dessus son épaule. Ses yeux se posent sur l'oreille pointue. Une dernière fois ?
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MessageSujet: Re: La Belle et la Bête dans le village fantôme... [PV avec ma jolie Alie]   La Belle et la Bête dans le village fantôme... [PV avec ma jolie Alie] EmptyLun 9 Mai 2011 - 11:17


Sourire. Toujours sourire. Sincèrement ou pour faire semblant, j’excelle dans cet art. Pourquoi je m’amuse à faire cela ? Aucune idée, il parait que nous, elfes sommes des êtres fiers. Mais moi si je souris c’est parfois pour ne pas pleurer, c’est simplement pour oublier, et essayer d’avancer ou pour déstabiliser mon ennemi. Lui faire comprendre que quoi qu’il arrive il ne m’atteint pas. La seule chose qui le pourrait m’a déjà comme tué une fois et je ne sais pas si je suis capable encore de m’en sortir. De m’en sortir indemne je parle. Car l’amour, est comme un poison et son remède à la fois…

Mais L’ogre n’est pas un homme. Il est autre chose…de plus énigmatique et il inspire au danger et à l’ignorance.

Mais quand je regarde cette garce humaine je n’ai qu’une envie c’est de la griffer à sang. Elle m’agace et me gêne dans ma conversation avec Lodrek. Sa beauté peut bien être aveuglante pour certaines personne, et dont moi, mais en aucun cas je ne la laisserais me parler de cette sorte.

Soudain Lodrek émet un rictus niais de ces babines baveuses. Sans aucune raisons d’apparence.

Je ne serais jamais pourquoi a ce moment là il a sourit. Peut être imaginais t-il la façon qu’il aurait de me cuisiner…

Dois-je répondre à cela ? Non je n’ai plus envie de faire semblant cette fois ci. La situation m’ennuie et me désarme à la fois.

Je vois bien que mon interlocuteur à fixer plusieurs fois mes oreilles, sans doute lui intrigue telles.

Une fois de plus je les touchai et remarqua son regard aller de par et là mes gestes.

Ça m’amuse je dois vous dire, les ogres sont t-ils tous ainsi ? Si distrait ?

Pendant que je me présente je sans bien le regard parasite de la femme sur moi. Je n’aime pas ça mais alors pas du tout. En plus de cela Lodrek n’a semble t-il pas vraiment envie de faire la causette avec moi. Ou bien réfléchi t-il aux sens de mes paroles. Je ne compte pas changer mon langage, je n’aime point qu’on me prenne pour une idiote pourquoi profiterais je de sa carence intellectuel pour en profiter à ses dépends ? J’ai comme qui dirais l’impression par contre que la Catin d’à coté profite de lui. Sa façon de lui parler me le montre. ça fais de la peine pour l’Ogre peut être même que ça me désarme. Je ressens face à lui de la fragilité et de la compassion. C’est si nouveau pour moi.

- Lodrek Percechair... Suis ogre !

Ha enfin une parole ! Percechair. Drôle de nom encore une fois. Ironique aussi. Percer la chaire…hum. Pourvu qu’il ne perce pas la mienne.

- Oui j’ai bien vu que tu étais ogre ! lui fis en un clin d’œil.

- Et je m'appelle Géraldine... Bien que cela ne vous regarde en rien et ne vous intéressera sans doute pas. Trop prompte à faire la court à un ogre, telle une traînée à la libido aveugle.

Mon regard se tourne donc vers elle, plus méchant, je ne peux lui faire confiance. Pas à elle puisqu’elle semble beaucoup trop intelligente. C’est « ceux qui savent le mieux parler qu’ils le sont » m’a dis un jour Grand-mère et je sais aujourd’hui qu’elle avait raison.

- Vous trouvez que je fais la cour ? Et bien ma chère je viens de réaliser que vous n’ y connaissez strictement rien. Un jour peut être je vous montrerais comment faire. Quel gâchis pour une magicienne ! Comment je le sais ? Je ressens cette énergie à l’intérieur de vous…

Je fis deux pas me rapprochant d’elle.

- Ambitieux et prêt à tout pour atteindre ces objectifs… Parfois sans pitié … hum j’aime ça. Je suis certaine que vous avez déjà fais couler le sang autour de vous. D’ailleurs celui sur vos mains vient d’où ?

Ho et puis Allez vous en si cela vous chante espèce de lâche !

Lentement les deux inséparable s’éloignaient à vue d’œil. Devant mes yeux j’apercevais Lod la suivant elle, comme soumis. De la rage monta en moi.

Je suis Alie Colamenel, et malgré et contre tous on me doit le respect et on respecte qui j’ai envie.

Mon regard se plonge Intensément sur le dos de Géraldine marchant d’un pas déterminé.

Je ne dis rien, ne fais parler aucune expression de mon visage. Mon regard parle pour moi.

Je suis en colère. Contre elle, contre la vie en général qui souhaite me laisser seule. Est-ce mon destin ? Rester en solitaire et voguer à la conquête d’un monde que je ne comprendrais jamais ?

Ma tempe commence à me faire mal. Ça arrive, c’est bon signe.

« Je souhaite que tu te retourne. Je veux que tu me regardes dans les yeux comme une véritable femme. »

Une petite étincelle se forma sur son capuchon, grandissant au fur et à mesure qu’elle séloignait.

La flamme sera assez grande quand L’ogre cessera de me regarder niaisement, et enfin il lui donnera l’alerte. Ensuite je sourirais. Véritablement.

- Entre parenthèse, vous devriez cessez ce ton sec et perfide sur moi. Pour qui vous prenez vous ? Vous pensez qu’être humaine vous rends invincible aux yeux de tous ? Un jour vous tomberez sur quelqu’un de vraiment mauvais et vous regretterez vite d’avoir fais votre petite peste, criais-je, ces paroles adressées pour elle.

Il me semble que ma voix avait raisonné dans la plaine entourée de silence et de nature. Le soleil toujours au rendez vous faisais un bien fou à mon visage. Je me sentais libre.

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MessageSujet: Re: La Belle et la Bête dans le village fantôme... [PV avec ma jolie Alie]   La Belle et la Bête dans le village fantôme... [PV avec ma jolie Alie] EmptyVen 13 Mai 2011 - 18:51

La magie. Étrange et fascinant pouvoir qu'elle est. Combien sont-ils à avoir connaissances de leurs aptitudes à la maîtriser ? Combien sont-ils seulement, en Feleth, à réunir en leur sein ces aptitudes ? Si peu... Compte tenu d'une si grande masse. Toutes races confondues. Et encore moins nombreux sont ceux à en connaître l'origine, la source. Qui est capable, aujourd'hui, de décrire l'essence des arcanes, son fonctionnement ? Géraldine elle-même ne connaît que bien peu d'éléments sur le sujet, malgré sa longévité et les études qu'elle a menées, durant sa longue sa vie. La surface émergée de l'iceberg. Certainement en sait-elle moins que cela, en vérité. Elle en a conscience. Mais aussi minimes soient ses connaissances, elles n'en restent pas moins plus importantes que celles de bon nombre de praticiens. Tous réunis. Naturellement, ses semblables... ses pairs... qui n'ont de commun avec elle que la fonctionnalité qu'ils tirent de cette énergie appelée magie.

Les thaumaturges. Une dénomination connue pour des être méconnus, voire ignorés. Certains useront de ce vocabulaire pour parler d'un sorcier, d'autres en abuseront pour parler des nécromanciens. Les termes passent d'une langue à l'autre, déformés par les esprits creux dès qu'ils franchissent le creux des oreilles. Ils perdent leur sens, leur essence. Ils ne sont alors plus que vulgaires mots, inanimés. Tout pour déplaire à Géraldine. Et lui plaire. Rien ne l'énerve plus que les ignorants, mais rien ne la fait jouir davantage que ceux qui ignorent qui elle est. Ce qu'elle est. Magicienne, et non sorcière, elle est l'une des rares thaumaturges, au sens premier du terme. Ce pourquoi il a été créé. Géraldine ne manie pas la magie noire, elle ne manipule pas l'esprit des morts, et ne sera jamais à la tête d'une armée de zombies et autres squelettes. Ces êtres abjectes la répugnent que trop. Autant elle aime donner la mort, que la côtoyer lui donne des nausées. Elle n'a pas peur de la mort. Mais la laideur et l'odeur des morts la dégoûtent. On ne mélange pas les briques de terre et les lingots de métaux précieux. Question de raffinement !

La magie des thaumaturges. En ces quelques mots se tient toute l'intelligence et le savoir de la magicienne. Les pouvoir des thaumaturge peuvent s'analyser de deux façons : en fonction de la cible, ou en fonction de l'effet recherché. Dans le deuxième cas de figure, ce sont typiquement les sorts d'attaque ou les sorts de défense. Rien de bien... sorcier. Les sorts des thaumaturges suivent globalement le même schéma que ceux des autres domaines de magie. Tournés vers l'esprit, évidemment. Sauf que ce dernier détail prend toute son importance si on observe les pouvoirs des thaumaturges en fonction de la cible. La race, le sexe ou l'âge n'entrent pas en ligne de compte. Ni même les croyances. Quoi que, croire en une puissance supérieure est déjà un signe de faiblesse spirituelle aisément exploitable par n'importe quel thaumaturge. La vraie distinction importante, aux yeux de Géraldine, ce sont les connexions existantes, ou non, entre la cible et la magie. Les êtres sans connectivité avec les arcanes seront vulnérables, peu importe leur volonté. En réalité, l'action magique en perd tout son charme. En revanche, pour les êtres connectés aux arcanes, qu'ils en soient conscients, ou non, ne sont pas porteur de la même vulnérabilité. C'est alors que deviennent indispensables les connaissances magiques de Géraldine. Quelqu'un maîtrisant la matière saura trouver la faille, contourner les pièges et les boucliers... et affaiblir, blesser ou tuer son adversaire. Même s'il s'agit du plus puissant des magiciens. Car nul ne peut se protéger contre cette magie, s'il n'en a pas acquis les fondamentaux. Et rares sont ceux, en Feleth, à maîtriser la problématique aussi bien qu'elle. Que cela plaise ou déplaise, elle est en position de supériorité.

Domination. Imaginons le plus puissant des magiciens, décidant de matérialiser un sort, sournoisement, de sorte qu'il tue ou blesse un thaumaturge : ce dernier ressentira l'influence du magicien sur les arcanes, ressentira le flux magique dans l'espace et le temps, anticipera et le sort, et saura le détourner, le contenir, ou l'annihiler. Bonheur gâché, l'elfe n'est pas la plus puissante des magiciennes.

Géraldine. Ceux qui savent qui elle est, et connaissent l'étendue de ses pouvoirs et connaissances, sont morts et enterrés. Ou presque, à bien y réfléchir. Ils doivent être encore deux. Leur tour viendra. La magicienne se complaît à être ignorée, et sous-estimée. L'effet de surprise lors de sa contre-attaque compense largement les railleries futiles qu'elle peut recevoir. L'elfe ne fera pas exception à la règle.

Leurrer. Dès l'instant où l'elfe s'est engagée sur la voie de l'attaque, Géraldine l'a ressenti. Dans son esprit, Lodrek s'est retourné vers sa nouvelle amie? La seconde suivante, une étincelle prenait forme sous son capuchon. Autour d'elle, une sphère invisible se dressait, simultanément. En tant que thaumaturge, Géraldine aurait pu détruire le sort de l'elfe avant même qu'il ne soit lancé. Elle aurait pu aussi le renvoyait sur elle, pour brûler deux trois mèches de cheveux. Mais dans son panel d'option, elle a choisi de jouer l'ignorante. Et préserver l'effet de surprise. L'étincelle ne grandirait pas. Sa chevelure et son capuchon demeureront intacts. L'elfe pensera que son sort manquait puissance. Ou toute autre idiotie de la même gamme.

Jouer. Pour autant, la thaumaturge voit se dessiner une journée intéressante, attractive, et amusante. Poupée de chiffon, cette elfe servirait de casse-croûte spirituel. Voilà bien longtemps que Géraldine n'a pas eu l'occasion de se divertir. Lodrek n'est pas très bon joueur, c'est le moins qu'on puisse dire. Même sous manipulation magique.

L'ogre marche dans son sillage, d'un pas lourd et lent, toujours le regard tourné vers son oreille pointue. Géraldine est presque revenu à hauteur de la maison où elle avait trouvé ses premiers indices. Au loin, l'elfe crie des mots qui n'ont de sens que celui qu'elle veut bien leur donner. Ils n'ont donc aucun, pour la magicienne. Et cette dernière, se rechignant à hurler à travers la prairie, afin de ne pas casser sa voix mélodieuse, lance à l'elfe par télépathie :
- Viens donc avec nous, partager tes... lumières...

Géraldine imagine que si Lodrek avait pu entendre ces quelques mots, il aurait souri. La thaumaturge, elle, sourit.
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Alie Colamenel



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MessageSujet: Re: La Belle et la Bête dans le village fantôme... [PV avec ma jolie Alie]   La Belle et la Bête dans le village fantôme... [PV avec ma jolie Alie] EmptyMer 1 Juin 2011 - 18:04

Non. Ça ne peut se finir ainsi. Vous ne pouvez pas partir, surtout toi Lodrek.
J’ai vu ton regard j’ai lu quelques minutes en toi, bien assez pour comprendre que tu étais un ogre bon et que nous avions des choses en commun. Peut être la solitude et cette envie, ce besoin frénétique d’être dépendant de quelqu’un. Toi de Elle, et moi des hommes aussi incroyable soit t’il, cet être et moi nous ressemblons … d’une certaine façon.

Je viens de lui jeter ce petit sort de débutant simplement pour qu’elle se retourne et ne me laisse pas seule ici. Je n’en n’ai pas envie. Je veux voir des choses et apprendre à mieux les connaitre.
Soudain dans mon esprit je ressens quelque chose. Non pas exactement c’est à l’intérieur, dans mon âme, mon cerveau. Dans celui-ci des paroles qui me sont adressées. La voix est posée un brun autoritaire.
La voix d’une femme qui toujours le dos tourné face à moi continuais sa marche.


« - Viens donc avec nous, partager tes... lumières... »


J’ai sourit je crois. Certainement un peu triomphante. Alors qu’il n’y avait rien n’a gagné. Je joue à absolument tout. A mes yeux la vie est un jeu très perplexe, et chaque partie m’aide à grandir un peu plus. En l’occurrence, une énergie mystérieuse m’attirais vers cette femme, et de la compassion m’attirais vers L’ogre. Qu’est ce que cela donneras ?
Soit. Je m’en vais les rejoindre.
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MessageSujet: Re: La Belle et la Bête dans le village fantôme... [PV avec ma jolie Alie]   La Belle et la Bête dans le village fantôme... [PV avec ma jolie Alie] EmptyVen 24 Juin 2011 - 18:26

Les trois individus pénètrent dans l'habitation. Géraldine en tête, ils descendent les escaliers, évitant de poser les mains sur les murs tapissés de sang. L'air parait glacial. La Grande Faucheuse semble habiter les lieux... La Mort. A la fin de cette descente interminable, la magicienne ordonne à l'ogre de passer devant, de sorte qu'il ouvre la voie, et protège ses compagnonnes. Du moins c'est ce qu'elle veut faire croire.

Après une longue marche dans un couloir sombre et rocheux, le groupe d'aventuriers découvre une grande pièce creusée dans la roche. A la lueur de ses pouvoirs magiques, Géraldine illumine des flaques d'hémoglobines, des restes de cadavres... pas tous humains. Et des instruments de torture. Ou de mort. Géraldine ne sait pas trop bien de quoi il s'agit, ni qui est derrière toute cette mise en scène. Mais cela lui importe guère. D'autres sombres desseins l'habitent.

Donnant l'impression d'enquêter, la magicienne laisse filer son esprit sur son compagnon de route. Telle un étau, sa magie presse et écrase l'esprit de l'ogre, le brise, lentement mais sûrement. Lodrek se recroqueville, souffre physiquement et mentalement. Un hurlement rauque s'échappe de sa gorge déployée. Du sang aussi. Puis le silence s'installe. Lodrek est figé telle une statue de pierre. La lueur de ses yeux s'estompe. Puis son corps s'effondre lentement et heurte le sol lourdement.

Sans autre protocole, Géraldine quitte les lieux, laissant l'elfe avec le cadavre de celui qui fut sa marionnette, satisfaite de lui avoir enfin trouvé un tombeau. Doublement satisfaite, ayant réussi à blesser, à jamais espère-t-elle, une catin elfique. Ainsi prend fin les aventures de Lodrek et Géraldine. Seule Géraldine poursuit sa route, seule, loin du regard des êtres inférieurs qui pullulent en ce bas monde. Aucun qu'en ceux du dessus et du dessous.
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MessageSujet: :)   La Belle et la Bête dans le village fantôme... [PV avec ma jolie Alie] EmptyMer 7 Sep 2011 - 21:03

Un rp qui me rappelle des souvenirs ...

* Sourit*.


Alie.
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