''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 [en train de négocier les droits d'achats du titre]

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Franz Vakarian



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MessageSujet: [en train de négocier les droits d'achats du titre]   Dim 29 Mai 2011 - 20:15

[ viens des docks ]





Erwan et Remy se mirent à le suivre, l'entourant, et regardant les alentours avec les sourcils froncés, adoptant une mine figée de deux constipés. Avoisinant les 185 kilos à eux deux et dépassant le mètre 90, ils étaient en général suffisants pour repousser tout ennui. Erwan était armé d'une grande hallebarde, tandis que Remy gardait deux épées sur son flanc. Ils sortirent tous les trois du port. Les deux gorilles n'eurent aucun mal à tracer un chemin à travers la foule.

" Quelle ville de merde " lâcha le plus petit des deux (enfin, le moins grand), Remy.

" Je dirais poliment qu'elle est... pittoresque " répondit Franz d'un ton qui insinuait qu'il était très fortement d'accord avec son garde du corps. Erwan gardait le silence, moins adepte de la causerie.

Ils prenaient bien soin de marcher au milieu, à cause des caniveaux sur le côté, remplis d'eau crasseuse.

" On se dirige vers ou patron ? " demanda Remy.

" Nulle part en particulier. On fait le tour du propriétaire. Essayons aussi de repérer une auberge pour loger tout le monde. L'équipage s'elève à combien de menbres déja, Erwan ? "

" Cinquante-deux, et soixante-deux si on ajoute Yorg. "

Ils continuèrent leur marche. Franz arrivait à garder un air digne, sans prêter attention aux odeurs de la ville. Ils arrivèrent à un marché, et il acheta 3 pommes, qu'il distribua à ses deux gardes et ils reprirent leur route en croquant dedans. Après un petit moment, ils arrivèrent devant un édifice imposant.

" L'auberge des gobelins musiciens. C'est d'un goût. " commenta Franz dans un grand sourire.




Erwan s’abstint de tout commentaire alors que Remy laissa échapper un ricanement. L’auberge semblait très spacieuse et de qualité. Elle avait, sur le côté, des petits box lui permettant d’acceuillir plusieurs dizaines de montures si besoin. Une douce odeur de fumet sortait des fenêtres, accompagné par des rires joyeux et une musique agréable. Franz se retourna pour voir ce que faisaient ses gardes du corps. Remy et Erwan étaient en plein conciliabule et s’échangeaient quelques pièces. Apparemment, ils pariaient sur la possibilité qu’il y ait des ennuis ou non. Le Prince-Marchand les regarda d’un air paternel. Ces deux colosses avaient tous les deux dix ans de moins que lui, et il les avaient récupérés alors qu’ils étaient gosses.



Ils avaient bien grandis depuis, et, toujours aussi inséparables, s’affectaient à leur tâche avec un rigoureux professionnalisme.



« Bien les petits, on entre, et on prend possession du maximum de chambres. »



Comme un prince entrant dans son royaume, Franz ouvrit la porte d’un geste grandiloquent, un sourire heureux aux lèvres.
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Melpomène d'Ambre

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MessageSujet: Re: [en train de négocier les droits d'achats du titre]   Jeu 2 Juin 2011 - 18:07

Cela doit maintenant faire plus de deux heures que je suis assise à cette table. La pièce principale de l’auberge est bruyante et agitée. J’ignore où je me trouve exactement, n’ayant guère pris le temps de m’interroger sur ma traversée au moment où j’ai quitté Ambre en urgence. Une altercation avec un lointain cousin qui m’a convaincue de ne pas rester dans les parages. Tuer un membre de la famille ne serait probablement pas bien vu.

Après la désorientation habituelle, je me suis retrouvée dans une ruelle sombre. Déambulant quelques minutes dans les rues, j’ai aperçu cette auberge au nom ridicule. Parfait pour me faire oublier mes récentes crises intérieures. Attablée dans le coin le plus éloigné de l’entrée, j’ai un aperçu parfait sur la salle entière. Je peux observer tant la porte menant sur l’extérieur que les escaliers qui s’enroulent vers l’étage.

Une choppe d’un alcool exécrable est placée devant moi. Je n’y ai pas encore trempé les lèvres. L’ivresse ne me permet en aucun cas d’oublier, et génère des réactions que je n’apprécie guère. Je me contente d’observer les divers spécimens autour de moi. Le manège d’un tricheur à une table de dés ne m’a en rien échappé. Je trouve étrange que le petit cube disparaisse plus souvent dans sa manche qu’il n’atterrit sur la table.

Ma colère couve pourtant toujours. J’aurais bien besoin d’une petite confrontation pour me remettre sur pieds. Assommer deux ou trois grosses brutes me permettrait assurément de me sentir moins hargneuse. Ma tenue en cuir rouge serait en outre idéale pour une telle occasion, les quelques taches qui pourraient résulter de la bagarre ne se verraient point. Toutefois, connaissant son caractère licencieux sur les hommes, je l’ai masquée sous une longue cape noire. J’ai hésité un peu à mettre la capuche, mais après tout, je provoquerai plus de remous en affichant mon sexe. Qu’ils me sous estiment afin que les réduire en charpie ne soit que plus délectable. L’Ebène vibre à mon côté à la pensée d’un tel combat. Je la dissuade d’un revers de pensée.

Alors que j’en suis là de mes réflexions, tentant de trouver une victime potentielle dans la grande salle, on pousse de nouveau la porte. Un homme aux traits fins pénètre la pièce, suivi de deux colosses comme ceux dont j’aime à botter le derrière. Une lueur d’intérêt anime mon regard. Le plus petit des trois, l’homme à la chevelure violette, se déplace avec des airs de roi, semblant faire sienne cette taverne.

Qu’il continue ainsi, et le provoquer pourrait être une agréable distraction pour qui s’ennuie comme moi. Je doute qu’il fasse un adversaire très intéressant, mais à en juger par les regards protecteurs que lui lancent régulièrement ses deux acolytes, ceux-ci n’apprécieraient guère que je le dérange. Voila qui pourrait représenter le moyen d’extérioriser ma déconvenue.

Je me tiens pourtant, étant en terrain hostile. J’ignore si des sympathisants pour ce personnage existent, et ne souhaite pas me retrouver seule contre une vingtaine de personnes. Je ne doute pas qu’ils souffriraient énormément de cette rencontre, mais n’aie aucune envie de mettre mon existence en péril. Alors, je demeure sagement à le suivre du regard tandis qu’il traverse la pièce comme un seigneur en son domaine.

Qu’il me donne une seule bonne raison, et nous pourrons commencer à jouer.
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Franz Vakarian



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MessageSujet: Re: [en train de négocier les droits d'achats du titre]   Jeu 2 Juin 2011 - 18:55

En entrant dans la taverne, Franz se souvint pourquoi il adorait son métier. Les négociations discrètes autour des tables enfumées et l'odeur d'alcool mélangée à la sueur chatouillait ses narines. Ah, qu'il aimait ca! C'en était presque enivrant. Il embrassa l'intérieur du regard, un sourire sur les lèvres.

" J'aime cette taverne. " dit-il à Remy et Erwan.

" Moui... " répondirent-ils avec une parfaite synchronisation, les yeux fixés sur quelqu'un, sans que Franz y accorde la moindre attention. " Je vais parler avec le gérant " reprit-il. Ils semblèrent se reveiller.

" On vous accompagne ? " demanda Remy.

" Si vous voulez. Je m'en fous. " répondit-il, le sourire aux lèvres. Ils décidèrent de le suivre. Franz n'eut aucun mal à se frayer un chemin à travers les tables, les chaises et les serveuses avec une grâce féline. Il fit un sourire enjôleur à une serveuse menue qui le lui rendit, éblouie, sans se rendre compte qu'il avait subtilisé un verre, qu'il but en chemin. Lorsqu'il le posa sur le comptoir, le verre avais déja été vidé sans que Franz ne semble avoir la moindre séquelle de tout l'alcool avalé en quelques mètres.

" Bonjour mon brave ! " dit-il d'une voix puissante au patron. L'air enjoué de Franz contrastait avec celui de ses gardes du corps, dont le regard semblait plutot dire " contrarie le chef et on encastre ta tête dans le mur, c'clair ? ".

" Vous voulez quoi ? " demanda t-il d'un air legèrement inquiet.

" Combien de chambres vous restes il ? " commenca aussitôt Franz, directement.

" Une petite quinzaine. Vous en voulez une en particulier ? "

" Toutes! " répondit Franz avec un grand sourire en hochant la tête. Léger silence pendant quelques instants. Remy et Erwan le brisèrent.

" Chef... "

" Oui, Remy ? " demanda Franz d'un air agacé. Les deux hommes avaient le regard fixés sur une personne. Il la regarda du coin de l'oeil, sans se retourner. Une femme, ou alors, un homme très, très éféminé.

" Allez vous amuser les enfants, mais soyez sages. "

Ils obtemperèrent avec la plus grande joie. Franz reporta son attention sur le patron. Son sourire était contrarié par ses yeux qui semblaient promettre une mort atroce à ce dernier s'il refusait. Ou alors, il se faisait des idées.

" C'est que... j'peux pas vendre comme ca 15 chambres à la même personne. Des types qui mangent ici voudrons sans doute loger. "

Franz recula un peu et montra ses mains, comme en signe d'innocence.

" Ecoutez, la vie privée des gens ne me regarde pas. Le premier arrivé est le premier servi, et je viens ici pour loger mes hommes. J'en ai une trentaine comme les deux derrière moi à loger, et les voir au même endroit me rassurerait. "

Le patron regarda derrière son épaule. Son regard et son expression semblait indiquer: " Une trentaine comme ca ? Bah moi, ca me rassure pas. "

" Promis, ils ne causeront aucun problème. " tenta de le rassurer Franz, tout en agitant sa bourse, ce qui provoqua le doux bruit des pièces d'or s'entrechoquant. Cette douce musique aidait toujours en cas de négocitations. Le Prince-Marchand se retourna vers ses deux gardes du corps.

" N'est ce pas mes petits que vous ne poserez pas de problèmes ? "


Dernière édition par Franz Vakarian le Jeu 2 Juin 2011 - 21:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [en train de négocier les droits d'achats du titre]   Jeu 2 Juin 2011 - 19:28

Le regard d’un des colosses se pose sur moi. Je lui adresse un petit sourire timide mais charmeur apte à faire vaciller les véhémences professionnelles de bien fidèles serviteurs. Mes yeux papillonnent derrière mes cils. Promesses merveilleuses.

Le second me prête alors attention, mais bien vite, leur conscience de garde du corps reprend le dessus. Ma bouche se fend selon un pli amusé tandis qu’ils suivent rapidement leur patron. Ce petit homme semble avoir un pouvoir certain compte tenu de leurs attentions. Intéressant détail.

Il arrive devant le patron et commence à discuter avec lui. Je suis trop loin pour comprendre un traitre mot de ce qu’ils peuvent raconter, mais je vois très vite que le tenancier n’a pas l’air enchanté. Pourtant, mon attention se détourne vite vers les deux colosses qui s’approchent de moi suite à la permission qui leur a été donnée. Je reprends immédiatement mes airs de demoiselle en détresse, me concentrant toute entière sur eux.

Quand ils arrivent à proximité de ma table, je baisse pudiquement le regard. L’Ebène, cachée sous ma cape, m’intime irrépressiblement de la saisir pour jouer, mais de toute manière, si combat il devait y avoir, je préfèrerais régler mes différends à la main. Ils me sont sympathiques ces deux lourdauds.

L’un d’eux se décide à m’adresser la parole.

« Bonjour ma demoiselle. Cette auberge va être réquisitionnée par le patron. Toutefois, si vous souhaitez passer la nuit ici, après le service, on pourrait toujours vous héberger, pas vrai Erwan ? »

Le second se contente d’un grognement approbateur, le regard perdu quelque part dans les lacets de ma cape, tentant d’en venir à bout par la seule force de la pensée. Les hommes sont tellement prévisibles…

Je leur renvoie un sourire éclatant. L’occasion que j’attendais se profile désormais. Fracasser ses hommes sans aucun préavis ne m’amuserait pas. Je veux jouer avec leur patron. Un homme plein de promesses si j’en crois les traits soucieux qui barrent le front du tenancier. Sans répondre aux deux balourds, je me lève, les écarte sans ménagement tout en laissant entrevoir au plus grand ma tenue sous la cape qui dévoile quelques larges pans de ma peau.

Sans plus de gène, je m’approche de l’homme aux cheveux violets qui n’a reçu aucune réponse à sa question. A voir la tête de ses acolytes, je les ai plutôt intéressés. Sans lui jeter un seul regard, je m’accoude au comptoir, offrant un sourire angélique au patron et posant en toute discrétion une bourse sur la table.

« Je souhaiterais une chambre pour la nuit. N’importe laquelle. Je vous remercie. »

Mon regard s’abaisse de nouveau pudiquement tandis que je regarde l’aubergiste à travers mes longs cils. Il ne résistera pas. Quant à ce qu’en pensera ma chère future victime, j’attends avec impatience de voir sa réaction.
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Franz Vakarian



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MessageSujet: Re: [en train de négocier les droits d'achats du titre]   Jeu 2 Juin 2011 - 22:07

Franz regarda la nouvelle arrivante en levant un sourcil. Il s'agissait d'une très belle femme, à la peau très claire, pâle comme la lune ou un linge très propre. Des cheveux gris surplombaient un visage de statue. Il regarda quelques instants la silhouette de la jeune femme. Elle était un peu plus petite qu'elle et était vêtue d'un manteau noir cachant une bonne partie de ses formes. Toutefois, l'oeil aiguisé de Franz repéra l'empreinte d'un foureau d'arme sous son manteau, et des jambes faisant quelques kilomètres.

" Je suis désolé mademoiselle, mais les chambres sont toutes prises, n'est-ce pas monsieur ? "

L'aubergiste regarda Franz, puis la femme, puis Franz, et enfin, le décolleté de la femme. Franz soupira intérieurement. Tous les mêmes. Allaient-ils arrêter de penser avec leur verge, à la fin.

" Attendez, vous n'allez pas laisser une chambre que j'achète DOUBLE PRIX à cette personne juste parce qu'elle a deux seins, un regard de biches et d'interminables jambes non ? " demanda Franz d'un air attérré. Il regarda la femme à la peau pâle, dans un grand sourire.

" De très belles jambes d'ailleurs, mes compliments mademoiselle. " dit-il en remontant de son doigt un chapeau invisible pour la saluer.

" Ben..." répondit l'aubergiste, un peu perdu.

" Allons, mon brave, si notre nouvelle arrivante était un homme, vous l'auriez envoyée pâitre, mais comme c'est une femme, vous penser à céder ? Et qu'est ce que cela vous apporterait ? Vous penser qu'elle ira dans votre lit ce soir et vous fera passer une soirée mémorable en remerciements ? Non, elle ira dormir dans son lit tandis que vous vous mordrez les doigts d'avoir raté une occasion de faire des bénéfices faciles. "

Temps de silence.

" Avec mon argent, vous pourrez vous payer cinq femmes tout aussi belles et moins dangereuses. " dit-il en fixant l'arme cachée par le manteau.

Il semblait encore hésiter. Bon, c'était compréhensible, la femme était tout de même très jolie. Quoi que... Franz se méfiait des beautés comme cela. Ses cheveux, son teint et ses yeux indiquait une non-humanité. Pas une elfe, pas une naine... sûrement pas une ange non plus, à moins que s'habiller de noir soit un signe de rebellion parmis eux. Il accrocha son regard, mais il ne fixait pas ses yeux. Il fixait le point entre ces deux derniers, juste au dessus du nez, comme s'il regardait à l'intérieur d'elle.

" Au fait, mademoiselle, comment vont les choses dans le Vein ? " dit-il dans un grand sourire ravageur.

Erwan et Remy se placèrent derrière lui, confus, silencieux, et décidés à faire comme s'ils n'étaient pas là. Franz, lui, fixait Ambre, bien qu'il ne connaissait pas son nom. Il savait que Feleth n'était pas l'unique monde existant et que d'autres bien cachés aux yeux de la majorité des gens, existaient. Il n'était pas stupide.

Lorsqu'on a traité et pactisé avec des démons, on apprend vite certaines choses.


Dernière édition par Franz Vakarian le Ven 3 Juin 2011 - 14:18, édité 1 fois
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Melpomène d'Ambre

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MessageSujet: Re: [en train de négocier les droits d'achats du titre]   Jeu 2 Juin 2011 - 23:19

L’aubergiste aurait probablement immédiatement accédé à ma demande si l’homme n’était pas intervenu. Au contraire, il a commencé à convaincre mon interlocuteur du mal fondé de me réserver cette chambre. Je souris sous le compliment qu’il me fait. Mon attention s’est portée sur lui désormais. S’il a toisé tout mon corps, ses raisons sont assurément autres. Nul regard libidineux de sa part. Seulement un calculateur intérêt.

Face à son salut, j’incline légèrement la tête en une délicate politesse. Il reprend pourtant rapidement son plaidoyer afin de m’écarter définitivement. Je dois reconnaître qu’il est d’une pertinence certaine. Toutefois, je n’apprécie guère sa volonté de m’évincer de ce lieu que j’ai choisi, par pur esprit de contradiction d’ailleurs.

Sa démonstration terminée, il porte de nouveau son regard sur moi, accrochant le mien. J’essaie de lire dans ses prunelles claires, de découvrir quelle personne il peut bien être. J’en ai eu quelques aperçus, mais tout ceci m’intrigue. Sa question me désarçonne quelque peu, mais je n’en laisse rien paraître. Au contraire, mon sourire s’élargit, laissant paraitre mes dents éclatantes. Je détourne la tête, le regardant en coin. Les deux colosses ont retrouvé leur place derrière leur patron, tous penauds.

Je prends mon temps pour répondre, ne le quittant pourtant pas du coin de l’œil. C’est un homme dangereux. Délicieusement dangereux. Son sourire est agréable à regarder. De nombreuses femmes ont dû s’y laisser prendre. Qu’il tente de jouer de son charme… Il rencontrera le mien. Deux insensibles ensemble…

« Tout s’y déroulait agréablement la dernière fois que j’y ai mis les pieds. Toutefois, je ne suis pas sûre que fanfaronner en l’évoquant vous attire des bienfaits. Ses habitants sont pour le moins… chatouilleux à son sujet. Encore que vous ayez de la chance, je suis douce et consciencieuse. »

Je retourne à mon cher aubergiste, me délectant de l’embêter ainsi. Ma hargne s’apaise peu à peu tandis que j’envisage avec joie la suite des événements. La bagarre arrivera, foi d’Ambrienne !

« Je vous en prie, ne me laissez pas devoir trouver une autre auberge. Je sais que vous êtes un homme fiable, et je crains de terribles représailles si je m’aventurais seule dans un autre établissement. Ici au contraire, je sais que vous veillez sur vos clients avec le plus grand professionnalisme. Ce monsieur trouvera bien d’autres lieux. »

Le tenancier ne sait plus où se mettre. Il ne sait plus qui contenter. J’ai quelque pitié pour lui.

Je me tourne de nouveau vers l’homme aux cheveux violets.

« Quel est votre prix pour me laisser dormir ici cette nuit ? »

Qu’il tente quoi que ce soit qui ne me convient pas, et balourd numéro un et balourd numéro deux iront mordre la poussière.
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MessageSujet: Re: [en train de négocier les droits d'achats du titre]   Ven 3 Juin 2011 - 14:51

Franz regarda celle qu'il supposait être une démone en souriant, accoudé au comptoir. Il commanda un verre de vin à l'aubergiste. Il préférait l'eau, mais boire de l'eau d'une ville cotière était du suicide. Entre celles qui lavaient leurs linges sales dans les puis, ceux qui pissaient dans les rivières et les déchets dans l'eau du port, mieux valait s'en éloigner. Il laissa le silence s'installer avec plaisir, et ne répondit qu'après avoir goûté le vin, se léchant les babines.

" Cela dépend... vous pensez valoir le coup que je sacrifie la place de deux de mes hommes pour vous ? "

Il savait que les chambres commandées en premier étaient en général les chambres individuelles. Les chambres doubles étaient les dernières à rester libre, surtout qu'elles coutaient plus cher.

" A moins que vous ne dormiez dans la même chambre qu'un d'entre eux... "

Rapide regard vers Remy et Erwan qui hochent la tête d'un air "oui, ce serait la meilleure idée".

" Enfin, je pense que le problèmes viendrait plus de votre refus que de l'accord de l'heureux élu." dit-il dans un sourire.

" Alors, quels seraient vos arguments pour que je vous fasse cette faveur, MADAME ? "

Il savait que les démones étaient toujours plus agées que leur apparence ne le supposait, et elle était sans doute assez agée pour être son arrière grand mère. Avant qu'elle n'ouvre la bouche, il repris.

" Je veux dire, autre chose que des arguments purements ESTHETIQUES. Prouvez votre utilité par exemple. " dit-il après un regard fugace vers le decolleté pour appuyer ses dires, lorsqu'il avait cié l'esthéisme. Il sentit autour de lui que de plus en plus de gens s'interessaient à la conversation.

L'aubergiste haussa le ton.

" Dites, j'ai le droit de décider qui entre dans mon auberge, non ? Alors je déci... "

Franz frappa du poing sur la table, fort, très fort, bien plus fort que ne le laissa supposer ses petites mains de femme. Il enleva son poing, laissant apparaîre trois pièces dorées. L'aubergiste les regarda d'un air écarquillé. Franz se mit à parler d'un air très sérieux, d'un seul coup, et la température baissa d'un cran.

" Je possède plusieurs milliers de pièces comme celle ci. Si j'ai envie, je peux racheter votre auberge, et votre maison aussi tant qu'a faire, ainsi que out le quartier, à un prix que vous ne pouvez refuser. "

Traduction: ferme ta grande gueule. Il avait dit ca avec une douce voix, mais sans chaleur.

" Alors madame... intéréssez moi, et je pourrais reconsidérer la question. "

Erwan et Remy s'étaient approchés d'elle pour l'entourer. Ils connaissaient la procédure. Si la personne échouait à intérésser Franz Vakarian, ordres étaient de la dégager à coups de pieds dans le derrière.
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MessageSujet: Re: [en train de négocier les droits d'achats du titre]   Ven 3 Juin 2011 - 16:18

L’intéresser ? De quoi peut avoir besoin un tel homme ? D’argent, probablement pas à entendre ses répliques et ses fanfaronnades. Il n’a nul attrait non plus pour ma personne, ou du moins, pas assez pour que cela lui fasse perdre le sens des réalités. Peut être mes talents de combat alors ? Si je mett au tapis deux de ses hommes, cela lui suffira peut être à considérer que je vaux bien leur chambre.

« Quelles sont les valeurs qui pourraient vous intéresser ? Je ne peux assurément pas rivaliser sur l’argent. Des talents guerriers alors ? »

Je perçois la légère lueur d’intérêt qui anime son regard. Les deux balourds se rapprochent encore, désireux de ne pas faillir à leur tâche. Le plus grand, celui auquel j’ai laissé entrevoir ma tenue, a comblé la distance qui nous sépare. Il n’est qu’à quelques centimètres de ma personne désormais.

« Hey oh, couché les molosses, je discute avec votre maître pour le moment ! »

Une remarque hargneuse à l’égard des deux hommes. La colère ravage immédiatement leurs traits. Le plus grand envoie sa main pour m’attraper. Je me glisse sous son bras, tout en lui donnant un méchant coup de coude dans les côtes avant de leur faire face.

Mes doigts se referment sur les lacets de ma cape qu’ils tirent d’un geste magistral. Il faut avoir le sens du spectacle de nos jours. Mon manteau s’ouvre lentement avant de glisser le long de mon corps jusqu’à former un tas de tissu à mes pieds que je repousse du bout de la botte. Mon pantalon de cuir rouge se perd dans mes jambières noires. Plus haut, mon ventre blanc est en partie laissé nu par les ouvertures du cuir, laissant apparaître les plus hautes tours noires de mon tatouage. Mon Ebène pend au côté tandis que la Neigeuse est perdue dans une de mes bottes. Je repousse délicatement le fourreau afin d’être plus libre de mes mouvements tout en prenant une position défensive.

Les deux colosses sont désormais déterminés. Finie toute trace d’envie dans leurs traits, même si je ne doute pas que la chute de ma cape leur ait fait quelque effet. La concentration se lit sur leur visage, immédiatement professionnels, sans prendre la peine de considérer si je suis faible ou pas. Leur patron est peut être mis en danger par ma présence, nulle considération d’honneur n’entre plus en jeu. Leur mission est de le protéger.

Je souris largement, tout le corps baigné de la douce excitation du combat. L’idée de les affronter empli mon cœur d’un plaisir sans fin. Immédiatement après, je passe à l’attaque. Mon pied droit vole vers les parties génitales du plus grand tandis que je me prépare à parer toute éventuelle attaque de mes avant bras. Sous le cuir à cet endroit, des plaques de métal. Le géant parvient à m’éviter au risque de perdre légèrement l’équilibre, juste assez pour que je puisse le repousser d’une épaule dans le thorax qui le fait vaciller. Laissée seule face au plus petit, un échange de coups s’ensuit.

Il frappe bien et relativement vite, mais j’ai sur lui l’avantage de la rapidité résultant de mon corps plus menu à défaut de l’égaler complètement en force brute. Les Seïrdan sont certes plus puissants que les humains, mais je suis tout de même une femme, et il doit être une vraie force de la nature pour sa race. Je prends le dessus, lui laissant à chaque nouvelle frappe entrevoir la possibilité que le suivant l’atteigne, jouant toutefois avec lui en attendant que l’autre se relève.

Bientôt, ils se retrouvent à deux sur moi. Je me prends un mauvais coup dans le nez pour lequel j’entends un méchant craquement, mais réplique par des tranchants de la main qui laissent de jolies meurtrissures sur le corps de mes compagnons de jeu. Le sang se met toutefois à couler le long de ma bouche, s’échappant par mes narines, et la douleur se fait sourde en moi. Le jeu aura été amusant, mais toutes les bonnes choses ont une fin. Il ne faudrait pas que l’homme aux cheveux violets croit que je sois mauvaise au combat.

D’un coup, j’accélère quelque peu le rythme. Le premier colosse est envoyé au sol par un coup de poing retors dans la mâchoire, le second d’un genou dans le bas ventre. Je les regarde se tordre de douleur par terre, tandis que je ramasse ma cape et m’essuie le visage avec. Mes doigts courent le long de mon nez. Rien de cassé, juste un mauvais coup. Le temps fera très bien son usage.

Mes pas me dirigent vers l’homme aux cheveux violets auquel je fais un sourire malgré le sang qui s’épanche toujours sur mes lèvres.

« En tout cas, je vaux mieux que ces deux là. Je crois pouvoir prendre leur chambre pour la nuit. »

Une lueur de défi est apparue au fond de mes pupilles claires. J’attends sa réponse.
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Camelle Elwhang

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Âge : 23 ans.

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Fiche de Personnage : Ne clique pas

Histoire de Personnage : "L'Ambition est née de rêves brisés":
- Diffusion
-Proposition



MessageSujet: Re: [en train de négocier les droits d'achats du titre]   Ven 3 Juin 2011 - 18:01

Je rentrais vers le QG. J'avais eu du fil à retordre cette semaine. La personne dont la tâche de le tuer m'incombait, était du genre coriace et très habile. Il avait, par maintes astuces, détourné mon attention. Je l'avait alors finalement coincé dans la rue et livré au autorité. J'avais alors flâné dans les rues de Venill. C'est une charmante petite ville très dynamique. L'animation des rues et la vie qui en émanait me complaisais. Je terminerai mes jours dans ces alentours.

Je me rendais donc vers le QG de l'Alliance. J'entrais par la porte arrière par habitude. Une odeur corporelle exécrable chatouilla les narines m'indiquant que j'étais au bon endroit. Les cuisines étaient sales et encrassés par la graisse alimentaire et les couverts pas lavés. Je m'avançais doucement. Des hommes dormaient d'un lourd sommeil pensant que d'autre criaient, trinquaient et chantaient. Les effluves d'alcool devenait de plus en plus fort au fur et à mesure de ma marche. Je déposais mes gains pour l'homme traqué puis sans plus attendre, sortais rapidement. Je n'appréciais guère la compagnie de
ces quelques alcoolique dont les chopes bien remplis, avaient pour habitude d'oublier toute bien séance et faire fit des bonnes manières. Alors je partais vers Venill. Cette ville m'avait vraiment plu. Je marchait et le soir tomba peu à peu. Je vis une auberge non loin de là. Je mettais mon capuchon sur la tête de façon à ce qu'il cache mon visage. Les représailles dans mon métier arrivaient plus vite qu'on ne le pensait...

Je pénétrais dans cette antre bruyante. La encore des chants, des rires et de l'alcool. La différence étant que je ne connaissais en rien leur identité. La chaleur de ces personnes me détendais. Je m'assit seule dans un coin de l'auberge. Une jeune femme vint prendre ma commande puis me la servir. Je restais ainsi un petit bout de temps, face à mon verre plein. Je l'observais sous tout ses angles possibles et inimaginable. Je pensais à la vie meilleure que l'on aurait si l'absolutisme tombais. Tout ces impôts au bon compte de la cour, tout ces massacres seraient peut être arrêté. Alors que je trempais enfin mes lèvres dans l'alcool que j'avais choisit, une jeune femme en cape et à la peau pâle comme la lune entra. Elle s'assit à une table près de moi. Plus tard, un homme et deux molosses arrivèrent, l'air supérieur, un sourire entendu sur les lèvres du plus petit. J'en déduis que c'était le patron. Je n'osais pas tourner la tête pour l'observer. Je ne discerner qu'une ombre.

Le temps passait vite. Si vite. La jeune fille s'approcha du comptoir. De ce que j'avais vu, elle semblait plaisante et il fallait le dire très attirante. Elle parla avec le gérant, l'homme et les deux chiens qui le suivait comme un chien suit son maitre. Alors que le ton montait, la jeune fille commença à frapper les hommes. En plus d'être séduisante, elle se battait ! Un sourire apparut sur mon visage. Je me levais lentement, la large capuche voilant mes yeux et mes cheveux. Je marchais d'un pas tranquille et mesuré vers l'attroupement. Je m'appuyai sur le comptoir, observant les deux gars à terre. Elle, elle n'avait qu'un petit filée de sang. Je tournais par la suite ma tête en direction de l'homme que je n'avais pu qu'entre-voir.

Ses cheveux violet. Je le connaissais. Un rictus de dégout vint perturber mon visage. La mâchoire contracté, d'une ferme je retirais le masque qui cachait mon visage. Je regardai l'homme dans les yeux. Je le reconnaissais. Cet homme ne méritait qu'une chose: mourir éventré, mangé par les corbeaux. Cet homme était l'un des plus influant que je connaisse. Il vendait au Royaume des armes. Il s'amusait de voir les Hommes s'entre-tuer. Sadique. Il n'inspirait en moi qu'un méprisable sentiment de haine. Il donnait à la Faucheuse les âmes. Cela était pour moi chose inconcevable. Je ne me rappelais plus où je l'avais croisé. Une chose était sur, ce soir, il ne ressortirait certainement pas indemne.

D'une voix claire et d'instinct je m'adressai au Tavernier:

"-Un verre s'il vous plait.

Puis les yeux remplient de hargne, j'annonçais à mes deux nouveaux interlocuteurs

-Vous n'êtes pas passé inaperçus ce soir. Cependant, vous avez combattu, dis-je à l'intention de la jeune femme à la peau de porcelaine, quant à vous, j'espère que tout vos disciple, tout ces toutous disant amen à tout vos faits et gestes, ne ressemble pas à ces deux là. Je ne me sentirais pas plus en sécurité avec que sans. Après tout, ne dit-on pas que l'on est jamais mieux servit que par
sois même? Ou tout simplement n'êtes vous qu'un lâche incapable de veiller sur votre propre vie Mr. Vakarian?
"

Je souris à ma remarque acerbe. Ce soir, j'allais m'amuser.
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Franz Vakarian



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MessageSujet: Re: [en train de négocier les droits d'achats du titre]   Ven 3 Juin 2011 - 20:01

Franz regarda d'un air absent le combat entre ses deux gardes du corps et la démone. Sans que cela ne le surprenne vraiment, elle vint à bout d'eux sans réelle difficultée, et ils finirent vaincus. Certes, cela n'avait pas été un combat, ni sérieux (Erwan et Remy ne combattaient jamais désarmés), ni réel (ils auraient continués jusqu'a la mort), mais il donnait un bon apercu des capacités de la femme. Elle était déja bien plus forte que la plupart des hommes (et largement plus que Franz), et assez rapide pour prendre de vitesse les plus agiles. Un bon élément, celà était clair. Elle se retourna vers lui. Elle portait des vêtements de cuir rouge qui épousaient parfaitement des formes alléchantes, et même le regard de Franz s'y perdit un instant. En voilà une qui devait collectionner les hommes. Une lueur de défi apparaissait dans ses yeux.

« En tout cas, je vaux mieux que ces deux là. Je crois pouvoir prendre leur chambre pour la nuit. »

Avant que Franz ne réponde, une jeune fille fit son apparition, et d'un air extremement sûre d'elle, se mit à accuser, provoquer, et rabaisser Franz, devant tout le monde. Il resta muet, quelques instants, et finit son verre. Puis, il éclata de rire, rejoint par ses deux comparses qui se relevaient. Il parla à Remy, qui grimacait au milieu de son rire en tirant un tabouret pour s'asseoir dessus avec précaution. Erwan, lui, remettait en place sa mâchoire.

" T'en penses quoi Remy ? "

" Plate comme une planche à pain. " Eclat de rire général dans la taverne.

" Je te parles de madame ! " dit Franz en désignant théatralement la démone qui remettait son manteau en souriant. " Pas de la jeunette ! " Il s'exprimait comme s'il était au théâtre.

" Elle se bat bien, et est aussi forte qu'un homme. Je suis d'accord pour me retirer. " dit-il

Remy était un homme exceptionnel. En plus d'être compétent et professionnel, il était assez sage et réfléchit pour reconnaître quelqu'un de plus fort que lui, pour mettre son honneur de côté, et ne pas créer de remous. La plupart des hommes, furieux de s'être fait battre, seraient revenus à la charge, et auraient sûrement perdus de manière plus ridicule encore. Remy sauvait la face.

Erwan poussa un grognement de désapprobation, mais se tût. Sûr qu'il demandrait une revanche, bien plus sérieuse cette fois, à la démone, mais il remettait celà à plus tard. Il fixa la jeune fille aux cheveux gris-violets.

" On en fait quoi de celle-là ? " demanda t-il d'une voix patibulaire.

" Laissez, laissez... " il se tourna vers la démone " Patientez un petit peu, si vous le voulez bien, madame. "

Il s'approcha de la jeunette, un grand sourire sur ses lèvres.

" Comment t'appelles tu ma petite ? " demanda t-il, avec un grand sourire aux lèvres, parlant comme si elle avait 4 ans.

" Elwhang " dit-elle, sur la défensive. Elle devait s'attendre à une attaque éclair.

" Dit moi, j'ai tué ton père, non ? Ton frère peut-etre ? Ou ton amoureux ? "

Elle hocha la tête de manière négative. Rien de tout cela. Tiens donc. Franz se mit à agiter sa main, la regardant avec un certain sourire, comme s'il en admirait la silhouette. Puis, l'attaque, furtive et terrifiante, vint. Il posa sa main sur sa tête, et lui caressa les cheveux d'un air affectueux.

" Tu sais petite, la vie est dure, et pour les personnes comme moi qui ont réussis, on a plein de choses à faire. Un bon chef doit savoir déléguer, et je prefère laisser la surveillance de ma personne à d'autres pour me concentrer sur des tâches plus importantes. Réussir sa vie n'est pas facile tu sais. "

Il s'arrêta un instant. Et lui fit un clin d'oeil. Pauvre petite fille jalouse.

" Si seulement une langue bien pendue pouvait suffire. "

Les rires qui avaient retentis en seule réaction de son attaque verbale, le regard et l'air condescendant de Franz l'avaient sûrement exaspérée. Elle essaya de se dégager, lui prit le poignet et ouvrit grand sa bouche pour essayer de le... mordre ?! Alors que ses dents allaient se refermer sur le pauvre menbre, ce dernier glissa entre ses doigts comme une anguille. Elle leva pour voir ou était passé le Prince-Marchand, et vit que ce dernier s'était éloigné de deux bons mètres en une fraction de seconde.

Franz jouait également avec un petit objet pointu. Un couteau. Mais ce n'était pas le sien. Son sourire rappellait une mère bienveillante, mais ses yeux étaient comme deux portes de prisons, ne laissant rien deviner de ce qui se passait derrière.

Ce n'était pas une arme Vakarianne. Et cette fille n'était pas, apparament, de haute condition ou du côté du pouvoir en place, sinon, elle ne l'insulterait pas. Mais elle connaissait son identité, et on ne lui en avait pas parlé en termes élogieux. Donc... une lueur de curiosité illumina son regard.

" Joli couteau " dit il avant de s'avancer vers elle et de le lui tendre en le tenant par la lame.

" Surveilles tes relations petites. " dit-il d'un ton neutre.
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MessageSujet: Re: [en train de négocier les droits d'achats du titre]   Ven 3 Juin 2011 - 21:57

Le dénommé Rémy s’incline de bonne foi. C’est un homme que je pourrais apprécier. Combattant respectable et respectueux. Son compagnon en revanche continue à grogner. Il a moins bien digéré l’affaire. Tant pis pour lui, s’il doit y avoir une revanche, je ne ferai plus de cadeau.

La jeune femme qui a agressé ma proie se fait amèrement reprendre par celle-là même. Il ne manque pas de répartie en tout cas. Ni de rapidité à voir la façon dont il accapare son couteau. Je demeure aux aguets, prête à réagir si les choses devaient en venir aux mains. Je ne doute pas que les deux balourds tenteraient quelque chose, mais je crois avoir considérablement diminué leurs capacités en leur tapant dessus. Heureusement que je n’en suis venue à rien de définitif.

J’essuie de nouveau mon nez encore sanguinolent. Cette petite furie a tenté de le mordre. Même en tant que démone pourtant réputée sauvage, je n’en viens pas à de telles extrémités. Ma longue vie probablement. Ces deux colosses n’avaient aucune chance. Je dois avoir vécu au moins trois fois plus d’années qu’eux deux réunis.

Il me faut faire quelque chose pour désamorcer la situation. Je n’aime pas voir une gamine se faire moucher par un homme qui a largement l’âge d’être son père. Ma décision étant prise, je bouscule gentiment le colosse mal léché au passage avant de m’interposer entre la fille et monsieur « Vakarian ». Posant une main sur son épaule, je le dirige vers le comptoir avant d’afficher une mine sérieuse et affairée.

« Dites moi mon cher, nous étions en affaire avant d’être interrompus de telle manière. Je n’oublie pas. Ai-je droit à ma chambre ? »

Je me moque éperdument de la pièce, mais souhaite poursuivre une conversation avec cet homme qui m’intrigue. Un humain de pouvoir sans nul doute. De quoi me distraire parfaitement de mes noires pensées, même si je ne pourrai pas éternellement m’amuser avec lui. Jouets périssables…

Ma voix se fait plus douce, moins audible. Tout en gardant un œil sur la demoiselle, je me penche vers l’homme, comblant rapidement la distance qui nous sépare. Mes lèvres se rapprochent de son oreille, alors même que je sens les deux molosses se crisper. Je lève mes mains à portée de vue pour qu’ils ne me sautent pas dessus.

Un murmure prononcé au creux de son cou.

« La patience n’a jamais été mon fort. Si nous pouvions en finir… »

Je m’éloigne alors doucement de lui, plongeant mon regard dans le sien en un délicat sourire. J’ignore moi-même où je veux en venir à travers ces mots. Qu’il les exploite comme il l’entend, sa compréhension ne me regarde en rien.

Je ne suis là que pour jouer. [/justify]
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Camelle Elwhang

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MessageSujet: Re: [en train de négocier les droits d'achats du titre]   Ven 3 Juin 2011 - 23:00

Comment osait-il ? La rage montait en moi. J'avais envie de lui montrer que parfois, il vaut mieux se méfier des apparences. J'avais envie de l'ouvrir tel un embaumeur, sortir ses boyaux... Je voulais qu'il souffre. Je le voulais mort, je le voulais criant de m'arrêter. Cette pensée me fit sourire. Un sourire sadique, complètement en désaccord avec ma petite enveloppe corporelle. Il tenait dans sa main un couteau. Mon couteau! Il voulait jouer ? Il serait servit ! Les gosses aiment jouer. Nous jouerons donc à un jeu macabre et dont je serais la gagnante. Ses termes se faisaient piquants. Trop piquant. Je récupérai mon arme sans plus d'hésitation, la faisant tourner dans ma main, simple tic nerveux. Mes relations... Ce sont des gens comme lui qui avaient détruis toute forme de relation. Maintenant j'avais une soif intarissable de vengeance.

Mais la femme pâle s'interposa. Dommage pour elle. Elle entama une discutions ou plutôt une séduction avec l'homme. Les chiens étaient près à morde. Ils me faisaient rire ces deux là. La preuve irréfutable que l'Homme n'est qu'un mouton, répondant à des ordres précis, respectant des règles (pas trop compliqué, leur quotient intellectuel devait flirté avec celui d'un poisson rouge). Elle se recula enfin. Son habit moulant, laissant entre voir sa chair nue la rendait d'autant plus désirable. Pourtant, Vakarian restait impassible. Je m'approchais d'eux. Tête baissé, sourire aux lèvres, je relevais ma tête. Mes yeux étaient flamboyant. Je regardais la fille. Elle n'était pas humaine. Elle n'était pas un ange, à moins que leur styliste ai changé. Une démone donc. Je la fixai dans les yeux. Puis ceux du garçon.

"-Avez vous un problème avec les personnes moins âgés que vous ? Je n'ai pas pour habitude que l'on me traite ainsi. Et monsieur, mes relations ont été anéantit il y a fort longtemps. Je suis presque sûre que vous seriez, tout deux, surpris de mes capacités."


Mes yeux jonglaient sur les deux personnages. Ils étaient bien plus âgés mais beaucoup moins vifs. Peut être plus réfléchit ? Mais je n'en avais cure. Réfléchir était secondaire. Ils venaient autant l'un que l'autre de me couvrir de honte en public. Alors, dans un geste assuré, j'envoyais mon petit couteau aux pieds de Vakarian.

"-Voyez vous, je ne parle pas pour rien dire. Si j'ai envie de vous laminer, je le ferais, un jour ou l'autre"

Mon geste eu l'effet attendu sur les deux toutous. En bon chiens fidèles, ils bondirent vers moi. Là j'avais surement dépassé les bornes. Ils me firent face mais dans un geste fluide, je passais derrière eux. Un rire tonitruant emplit la pièce. Mon rire. Ils ont vraiment crus m'avoir en plus. Les gens se turent peu à peu. Un calme plat, pas un bruit. Seulement nous cinq. Le premier, Remy à en croire les dires de son patron tomba au sol alors que je le faisais tomber. Bien sur, dans sa chute il attrapa ma cheville est je perdit l'équilibre. Le choc fut relativement violent. Je n'étais pas allé de main morte. Mes côtes firent un drôle de bruit. Je m'en soucierais plus tard. Je me relevas d'un bon mais lui, déjà affaiblit par le premier combat resta au sol.

-Oups !, dis-je un sourire satisfaite, je n'avais pas que vous étiez devant moi.


L'autre ne tarda pas à riposter et m'attrapa par derrière. Là il était impossible que je m'en sorte. Il serra son étreinte Je hurlai de douleur. La cicatrice de mon combat dans le Vein avait mal guérir et me faisais terriblement mal. Je ne pouvais pas utiliser mes bras. Alors il fallait que j'utilise ma tête. Sans jeux de mots. J'envoyais un coup de boule dans son visage. Il me lâcha. Alors, leur tournant expressément le dos, je regardais les deux "adultes".

-Bien maintenant, j'espère que vous serez plus apte à me considérer comme votre égal. Et vous madame, mademoiselle... Comment vous nommez vous?


Je repris un ton neutre, posé. Ce combat m'avait quelques peu apaisé. Je devais me calmer car j'étais plus vulnérable lorsque mes sentiments prenaient le dessus. Je devais rester maitre de moi même. La dernière fois que je m'étais laissé submerger, j'avais fait bruler une grange. C'est triste mais c'est comme ça. D'un air assuré, je m'approchais et faisant face à Vakarian, lui cracha sur la face

-Chacun son tour.


L'assemblé de poltrons bourrés éclata de rire. Il faut dire que la scène devait être très drôle depuis le début. Sans sens apparent, notre petit discours quelque peu magistral n'avait aboutit à rien de bien intéressant. Je voulais tout apprendre, tout savoir pour aider les rebelles qui verraient bien la tête de cet homme, devant moi, roulait à leurs pieds.
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Franz Vakarian



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MessageSujet: ab   Sam 4 Juin 2011 - 0:04

Franz était resté de pierre, alors que le crachat coulait lentement sur sa joue. D'un revers de main distingué, il essuya son visage, et il regarda la jeune fille d'un air reflétant le pire mépris que l'on pouvait trouver sur terre. Remy et Erwan se relevaient, encore. Décidément, ils passaient une sale journée, et ils montraient l'envie pressante de se cacher quelque part, sous un gros cailloux, pour se faire oublier.

" Tu aurais pu passer une bonne journée petite. Mais, sans que je ne le comprenne, tu as décidée d'ouvrir ta petite gueule, et de faire la fière. Je suis en affaire, et tu viens me déranger, tu vois. "

Silence.

" Tu m'as insulté, provoqué, menacé de mort, et tu ose lever la main sur mes hommes. En temps normal, je t'aurais tuée. Mais à ton âge, on fait beaucoup de bêtises. Je vais donc devoir faire quelque chose pour remédier à ton problème. "

Elle était tendue et braquée, prête à réagir au moindre mouvement. Elle plongea son regard dans celui de Franz. Ce dernier sourit intérieurement. Elle était jeune, et donc, plein de fougue. Il regarda de manière fugace son corps. Ses petits seins, mit en valeur par son bustier, montaient et descendaient doucement à cause de sa respiration. Inpiration, expiration, inspiration, expiration...

Et donc, notoirement fière et stupide.

" Je vais donc devoir reprendre l'education que ta putain de mère n'a pas su faire. "

Comme disait Yorg "la subtilité, ca être pour tapettes." La fille réagit au quart de tour, son visage déformé par la colère. Expiration. Elle fonca vers lui et son poing se dirigea vers le visage de Franz. Son pied faisait de même, dans une tentative de croc-en-jambe. Assez maline pour attaquer deux cotés en même temps, en faisant diversion de son poing. Assez forte pour mettre à terre des hommes de près de 90 kilos. Soit elle n'était pas humaine, soit elle avait été très bien formée au maniement des armes. Une petite rebelle ?

Inspiration. Comme un coup de feu, comme une corde qui se détend, un claquement de fouet, comme un serpent, le poing de Franz heurta la cage thoracique de la jeune fille. Le coup n'était pas puissant, à peine de quoi faire rigoler un homme bien bâti. Mais il s'agissait d'une jeune fille. Elle resta immobile, et essaya de bouger. Elle ne pouvait pas. Il avait frappé son thorax juste pendant l'inspiration.

" CHAISE ! " Hurla t-il, et Erwan pris un tabouret et l'amena sous Franz. Prenant la jeune fille qui essayait de reprendre sa respiration, il s'assit, croisa les jambes, et la posa sur ses jambes, face contre terre. Il retira son bandana, laissant tomber une cascade de cheveux, et lui ligota ses petits poignets avec. Il prit sa robe, et la fit monter, découvrant un pantalon. Son visage prit une mine contrariée. Un couteau apparu comme par magie entre ses doigts.


---- il y a trois ans. Une elfe et Franz. ----

" Pourquoi ne voulez vous pas réapprendre la magie, Franz ? Avec vos capacités, vous pourriez devenir terriblement puissant en quelques mois, le temps de tout redécouvrir. "

Il lui avait répondu avec un grand sourire.

" Car cela ne m'interesse pas. Je prefère mes tours de passe-passe. "

----------

Elle tenta de se débattre, sans succès. Il fit glisser le couteau sur le tissu du pantalon, et fit une petite coupure. Il y glissa sa main à l'intérieur, et, alors qu'elle poussait un cri sonore, haineux mélé de panique, il déchira le pantalon au niveau des fesses, laissant apparaître une petite croupe ferme et très attirante. Un grand " OOOOooooooohhhh " appréciateur se fit entendre. Les hommes s'approchèrent, le patron se penchant sur son comptoir. Franz caressa les fesses d'un air appréciateur, souriant à la ronde, alors que la jeune fille lachait des mots dans un language qu'il ne comprenait pas. Enfin, on pouvait deviner qu'elles désignaient sûrement la mère de Franz comme exercant une profession peu flatteuse.

" Jolies fesses blanches hein ? Mais je prefère le rouge! "

Joignant le geste à la parole, il leva la main, avant de l'abbattre dans un claquement sur les fesses de la petite Elwhang, qui laissa échapper un cri. Il recommenca plusieurs fois, de plus en plus fort et vif, jusqu'a ce qu'elle laisse échapper des sanglots de rage alors que ses fesses donnaient l'impression qu'elle se faisait fouetter.

* SCHLACK SCHLACK SCHLACK SCHLACK ....!!! *

Encouragé par ses hommes, il continua jusqu'a ce qu'il ait mal au poignet. Puis, il la laissa choir au sol. Il se leva et ramassa son couteau, qu'il jeta sur elle. D'un ton impitoyable, il se mit à parler alors qu'il remettait son bandana.

" J'espère que cela t'aurais rafraichît les idées petite idiote. "

Dans un grand sourire, il se retourna vers la démone.

" Bien, je pense qu'elle a compris la lecon. Pour votre chambre... vous y avez droit, une chambre rien que pour vous, payée par mes soins. Je logerais le reste de mon équipage autre part. "

Il désigna la porte dans une révérence, s'écartant de la Seïran, comme l'on s'écarte d'une reine devant un tapis rouge.

" Mais je suppose que nous serons plus à l'aise pour en parler dehors, n'est-ce pas ? " dit-il dans un grand sourire charmeur. " J'ai une proposition à vous faire. "


Dernière édition par Franz Vakarian le Sam 4 Juin 2011 - 21:55, édité 1 fois
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Melpomène d'Ambre

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MessageSujet: Re: [en train de négocier les droits d'achats du titre]   Sam 4 Juin 2011 - 1:05

Sans qu’il n’ait eu le temps de répondre à mes délicieuses provocations, la gamine revient à l’attaque. Je laisse échapper un soupir. Les deux molosses sont de nouveau mis à terre. Dure journée pour eux. Je n’aurais peut être pas dû cogner si fort, ils ont du en perdre le sens de l’équilibre. J’envisage un instant de protéger le marchand, mais il semble se débrouiller parfaitement tout seul.

Je n’ai pas pris la peine de répondre sur mon nom. Quand on a plus de deux cent ans, on garde ce genre de choses pour soi dans une taverne bondée et évite de le répandre aux quatre vents. La jeune fille reçoit une correction mémorable. Je détourne pudiquement les yeux, n’appréciant guère voir une compagne d’infortune du sexe faible humiliée ainsi. Je me promets que si quiconque tente d’attenter à sa pudeur plus qu’il n’en est déjà le cas, je lui enlève toute possibilité de progéniture.

Tout se déroule pourtant relativement bien, d’autant que cela puisse se faire en de telles conséquences. Je n’interviens pas, attendant en retrait. Sa besogne terminée, il se tourne vers moi avec un grand sourire, m’invitant à sortir dans une révérence parfaite. Rarement ai-je eu droit à tant d’égards de la part d’un homme. Une proposition ? J’en tressaille d’impatience.

Je ramasse ma cape, la jette sur mon épaule avant de sortir de l’auberge d’une démarche gracieuse et envolée. Une déesse conquérant son domaine. J’entends l’homme m’emboiter le pas, suivi des déambulations plus lourdes des deux molosses. Arrivés à l’extérieur, il me désigne une alcôve calme dans un renfoncement. Je m’y dirige, tandis qu’il renvoie les deux gardes du corps prévenir l’équipage de la localisation de l’auberge. La moitié des hommes seulement pourront y résider. Une belle fratrie que voilà…

Il s’approche alors de moi sans s’être départi de son sourire étincelant qui pourrait aisément me faire perdre le fil de la conversation si je m’y attardais par trop. J’ai croisé quantité de mâles bien plus virils et beaux, pourtant, il dégage un charme particulier dont il me faut me méfier. Tout n’est qu’un jeu, ne pas l’oublier.

Dans une nouvelle courbette parfaite, il m’aborde d’un timbre chaleureux :

« Nous n’avons pas eu l’occasion de faire les présentations avec tout cela. Permettez-moi de m’introduire, je suis Franz Vakarian, honnête marchand à la tête d’un certain empire. J’ai remarqué chez vous certaines aptitudes propres à m’intéresser, Dame… »

Il attend visiblement quelque chose. Je mets un certain temps de latence avant de comprends, et m’adresse à lui dans ma voix la plus suave.

« Melpomène d’Ambre pour vous servir. »

Il reprend rapidement.

« Très bien Madame, très bien. Je disais donc que vos talents à mains nues m’ont laissé entrevoir l’utilité que vous pourriez me procurer. J’ai besoin d’hommes, enfin au sens large du terme, suffisamment talentueux de leurs mains pour protéger certains de mes intérêts. Il se pourrait donc que j’envisage de vous engager, ne serait-ce que pour quelques jours… »

On y arrive donc. Je prends une mine intéressée, réellement captivée par la perspective d’affrontements à venir.

« Je vous en prie, continuez. »

L’encourager d’un sourire enjôleur. Tout n’est que jeu de dupe et de séduction entre nous, alors même que nos charmes semblent nous laisser insensibles.

« Vu que je ne vous recrute que pour une durée inférieure à une semaine, je couvrirai vos frais de logement et de nourriture, ainsi que de confort, tant que vous n'abusez pas. En retour, j'exige une chose: entière obéissance, si vous avez une objection à faire concernant les ordres, faites le uniquement lorsqu'il s'agit d'une objection sensée, et pas d'un caprice. »

Jusque là, tout me parait relativement raisonnable. Pas de quoi me dissuader en tout cas. Adoptant le rôle d’une mercenaire qui me permettrait de justifier bien des choses, je m’intéresse directement au plus important à ce sujet.

« Et qu’est ce que je gagne dans l’histoire ? Vous avez vu ce que je vaux, je ne me brade pas, surtout quand je sais que mon patron roule sur l’or. »

Il s’empresse de me rendre un sourire radieux.

« En travaillant pour la compagnie Vakarianne, vous gagnerez ceci ! »

Il sort de je ne sais où un morceau de papier qui ne paye pas de mine. Devant ma mine atterrée, il poursuit.

« Il indique que vous avez travaillé pour moi et vous donne une réduction de 5% sur tout ce que vend la compagnie. Bien sûr, si vous restez plus longtemps, vous aurez droit à quelques... exclusivités. »

Des avantages pécuniaires sur un empire marchand. Voilà qui peut être intéressant pour un mercenaire type. Dommage, je ne suis pas de ces gens là. Je recherche plus l’aventure et le combat. En un pas, je me rapproche de lui, plongeant mon regard clair dans le sien tout en posant une main sur son avant bras.

« Imaginons que je ne sois pas intéressée par l’argent. Quel autre avantage avez-vous à me présenter ? Quelle motivation pour rejoindre vos troupes ? »

Je prends un ton plus confidentiel, abaisse ma voix au murmure sans toutefois me rapprocher de lui comme précédemment.

« Faites moi rêver Monsieur Vakarian. Envoûtez-moi, et je signe sans aucun regret tout en vous promettant une loyauté sans faille. »

La tension se fait palpable, le jeu plus intense. Mêler chair et affaires m’a toujours été très vivement déconseillé. Je veux connaître les délices d’un tel mélange explosif.
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MessageSujet: Re: [en train de négocier les droits d'achats du titre]   Sam 4 Juin 2011 - 22:54

Blessée. J'étais profondément et intensément blessée. J'avais mal, je soufrais. Je n'avais pas de mal physique prononcé, mon mal étais psychologique. L'humiliation avait eu l'effet d'un coup de poignard dans le coeur. Ma fierté en avait pris un sacré coup. Je pleurais. Mes larmes roulaient sur mes joues, laissant derrières elles un sillage humide, froid et triste. Cet homme avait en 10 minutes brisé toute pitié envers lui, envers le Royaume. Je ne le laisserai pas partir ainsi. Un flot de sentiment envahit mon petit être. Peine, Excitation, Rage, Colère... Les hommes riaient encore de l'action. Je serrais fort ma mâchoire. La chaise sur laquelle j'étais posée quelques secondes avant pris feu, le vent entra dans la taverne. Les rires s'estompèrent mais un groupe esclaffaient encore. Je récupérais délicatement le couteau et dans un geste précis et franc, l'envoyait entre les deux yeux de l'un d'eux.

"- Quelqu'un d'autre ?, dis-je à l'intention de mon auditoire où tout le monde avait ses yeux rivés sur moi, C'est bien ce que je pensais. Vous riez, vous buvez mais lorsqu'on vous menace un peu sérieusement il n'y a plus personne. Vous êtes des lâches.

L'assemblé s'agita quelques peu. Je savais qu'il fallait les toucher au bon endroit. Je me vengerais, mais pour cela, il me fallait des bras et un plan. Je montais sur le comptoir histoire que tout le monde me voit.

-Bien. Maintenant écoutez, l'homme que vous avez vu tout à l'heure, aide l'empereur à vous piller, vous torturer, vous tuer. Il rit de vous comme de a mort. Et vous, vous vous complaisez dans votre beuverie. Avez vous ne serais-ce qu'un petit peu de jugeote ? Pensez-vous par vous même ou laissez-vous ces gens vous guider ?


Sans attendre plus de réponse, je descendit de mon estrade temporaire et rejoignit ma place, dans le coin de la taverne. Des chuchotis puis bientôt un homme bien bâti, s'assit en face de moi. Un petit sourire triomphal orna mon visage angélique. Bientôt plusieurs hommes nous rejoignirent. Lorsque nous fûmes une bonne quinzaine j'entamais:

-Je pense que vous n'êtes pas là par hasard. Qui vous êtes, j'en ai rien à faire. Maintenant qui à des idées propose.

-Je suggère qu'on retourne ici ce soir, j'ai entendu dire qu'il venait avec tout ses larbins, dit un homme à ma gauche.

-Non
, répondis-je intransigeante. Il s'y attendra. Il sait que je.. nous frapperons fort. Il se préparera à toute attaque éventuelle et surtout après ce qu'il vient de ce passer.
Je regardais la table. Des hommes déterminés et encore assez sobre pour penser d'eux même ce qui m'éviterait tout conflits.

-Moi, j'étais au port la dernière fois, et s'type là, ce drôle d'oiseau, je l'ai vu 'vec deux autres hommes... Ils parlaient de cargaisons...

Mon attention se porta instantanément sur lui. Attaquer une cargaison serais le mieux. Je serais sur de le voir et peut être même de lui laisser un souvenir...

-Dis m'en plus !


-Beh, il parlait d'une cargaison de marchandise qui a été amené ici. Elle est stockée dans les entrepôts des docks
, reprit-il

-Bien merci. Je pense qu'on va porter notre coup là bas. Voler sa marchandise sera un désastre pour lui, pour le Royaume. Ne serait-il pas dommage que des armes lourdes tombent entre les mains des rebelles ?

Je sourit à l'assemblé qui éclata de rire. Mon plan fonctionnait à merveille. Ces hommes m'écoutaient, devenaient mes pions.

-Bien, dis-je pour arrêter le bruit, qui travaille là bas ?


Deux bras se levèrent.

-Vous serez chargés de surveiller les actions. Nous allons faire une liste des lieux où vous serez. Il nous faut être prêts à tout moments du jour comme de la nuit. Vous devez être prêts à tout instants. Toi !
, je montrais un de mes guerriers, tu te chargeras de recenser toute les recrus que chacun cherchera. Hommes, femmes, je m'en fiche. Il nous faut des bras et des têtes bien construites. Une trentaine devrais suffire. Je vais faire jouer mes relations, je pense trouver une bonne vingtaines de rebelles tous prêts à nous suivre.

-50 Hommes en armes ? Ce ne sera pas de trop ?!

-Ce sont des hommes bien entrainé, j'ai pu le constater. De plus, leurs armes sont plus puissantes que les nôtres. Croyez moi, j'ai assez d'expériences pour vous dire que 50 ne seront pas de trop.

Il était vrai que ces hommes étaient fort bien entrainés. Mes côtes me faisaient mal. Elles étaient surement cassées. Je me soignerais plus tard. Je relevais la tête, observais chacun de mes futurs compagnons d'armes. Il ne savaient pas ce qu'était la mort, le sang ou même la guerre. Il l'apprendront sur le tas. Ils sont valeureux mais ça n'en fait pas de fin escrimeurs. J'avais eu quelques relations avec des rebelles non loin de là. Je les ferais appeler. Ils répondront à mon appel. L'enjeu était bien trop tentant. Repartir avec des armes au frais de l'état. Quoi de mieux. Dans un souffle je repris mon monologue de capitaine. J'avais récupéré mon couteau du crâne de l'homme et je l'essuyais soigneusement.

-Je promet sur mon honneur que Vakarian ne partira pas indemne. Je me ferais un plaisir de faire tomber sa tête.
Et comme pour renforcer mes paroles, je m'entaillais l'épaule d'une croix, pour me rappeler de ma promesse faite. La douleur était forte mais je n'en avais cure. L'idée de le voir tomber à mes pieds m'excitais bien plus.
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Franz Vakarian



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MessageSujet: Re: [en train de négocier les droits d'achats du titre]   Dim 5 Juin 2011 - 1:10

« Faites moi rêver Monsieur Vakarian. Envoûtez-moi, et je signe sans aucun regret tout en vous promettant une loyauté sans faille. »

Franz resta silencieux quelques instants, tandis que leurs regards étaient plongés l'un dans l'autre. Ambre, car c'est comme ca qu'il l'appellait dans son esprit, s'était approchée de lui, et était dangereusement proche. Le tenant par le bras, elle était à quelques centimètres de son visage. Il pouvait même sentir son odeur. Une odeur de pêche, charriée par sa douce voix.

Tout cela devenait excitant et... dangereux. Très dangereux. Aussi charmante et amicale qu'elle était, Ambre était une démone. Il se souvint des paroles de l'inquisiteur Garan. Ne parle pas au démon, n'écoute pas le démon, ne regarde pas le démon ! Il devait être prudent, très prudent. Il se dégagea de son emprise dans un souffle de vent. Il s'y connaissait assez en manipulation pour reconnaître un semblable. Elle pouvait même tout à fait être une tueuse envoyée à ses trousses.

Klark'uktal n'avait sûrement pas toujours digéré que Franz ait retourné son pacte contre lui en le trompant. Les démons avaient la rancune brûlante.

" Ne faites pas de promesses que vous n'êtes pas sûre de tenir... il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. "

Une phrase, deux préventions. Il respira intérieurement un grand coup pour dissiper l'odeur de pêche. Il lui fit signe de le suivre, toujours souriant, tandis qu'elle affichait une petite moue. Il devait attendre qu'Erwan ou Remy reviennent. Ambre et lui revinrent vers le marché général, tous les deux. Franz donna comme instructions à Ambre de rester quelques pas derrière lui, et de le protéger au cas ou. S'ensuivit quelques heures guère passionnantes pour la démone durant lesquelles Franz parla à plusieurs personnes rencontrées au hasard (ou pas), avec qui il échangeait quelques aimables paroles, avec, parfois, quelques pièces changeant de mains, et des regards entendus.

Enfin, alors que le soir tombait et que les rues se vidaient, la moitié de l'équipage de Franz était arrivé, Yorg y comprit. Ils saluèrent tous la démone d'un air très poli. Franz avait assez d'autorité pour leur interdire de siffler les femmes, mais les regards lubriques et envieux n'étaient pas arrêtés par le Prince-Marchand.

" Bien mes amis, je vous présente Ambre, qui nous prêtera main forte le temps que nous vendons notre petite cargaison, faites lui bon acceuil. "

Aucun problème de ce côté, là, c'était sûr. Remy et Erwan s'étaient sûrement chargés d'en parler par des mots élogieux. Franz haussa un sourcil.

" Il manque quelques personnes là... ou sont Sven et Karl par exemple ? "

" Ils connaissent une femme les logeant, Marco a de la famille ici, Sam, Maxence et Garett sont allés aux putes. " énuméra très rapidement Wang, en comptant les absents sur ses doigts. Il donna la liste des 25 hommes que Franz avait affecté à la garde de l'entrepôt et qui dormiraient, ou dans le bateau, ou avec les marchandises. Le capitaine Aubviusse était resté sur le bateau.

En quelques minutes, Franz organisa toute cette troupe restante, les divisant dans plusieurs établissements de la ville. Normalement, régenter une trentaine de gardes et de marins seraient un vrai bordel, mais on sentait, qu'en plus de l'expertise et l'autorité de Franz, que l'équipage était assez rodé à ce genre de manoeuvres pour que tout se passe vite.

Cela pour une bonne raison. Franz ne pouvais connaitre personnellemen tous ceux de son entreprise, il gardait donc avec lui les meilleurs, et les plus dignes de confiance, faisan tourner une partie des effectifs pour incorporer des nouveaux, afin qu'ils connaissent le chef et se fassent à l'organisation quasi-militaire de la compagnie.

Tout cela, il l'avait rapidement expliqué à Ambre. Qu'elle comprenne vite qu'il n'était pas un vendeur à l'étalage, mais bien le dirigeant d'un empire financier et commercial assez grand et puissant pour inquiéter un pays. Il alla voir Wang et Korak, un des rares nains de son équipage, et un rapide conciliabule s'engagea, à l'écart de tout le monde. Il savait qu'il courait des risques dans cette ville, et que des précautions supplémentaires s'imposaient.

Wang et Korak partirent tous les deux dans les ruelles sombres, insaisissables. Wang était originaire d'un monastère enseignant des techniques perdues, et avait fait sa spécialité de courir sur les murs et disparaître dans un nuage d'ombre. Quand à Korak... disons qu'il avait tué un elfe. En lui arrachand les oreilles. A mains nues. Ils n'avaient aucun risque, sans compter que les rues étaient gardées. Après reflexion, Yorg fut envoyé sur les traces du nain et du moine-guerrier. S'il y avait bagarre, il interviendrait au bon moment. Enfin, aucune auberge ne pourrait le loger.

Tout le monde se dispersa vers les établissements, menés par des chefs de groupes.

Dans l'auberge des gobelins dormiraient Ambre, Franz, Remy, Erwan et dix hommes. Remy et Erwan avaient échangés leurs places avec deux autres marins sous ordres de Franz, afin que la "nouvelle" soit en terrain connu. Et puis, il voulait garder ses deux gorilles sous la main.

" Bien, qu'avez vous remarquée Ambre ? "

Il avait eu le temps d'apercevoir plein de choses durant sa ballade. Un pickpocket, une mendiante qui piquait son enfant avec une aiguille sous sa cape pour le forcer à pleurer, deux personnes les observant avec une discrétion ridicule, même si l'intention y était, une dispute entre un marchand et des clients....

Il avait besoin de savoir si la démone était capable de remplir son rôle d'observatrice aussi bien que Remy et Erwan.
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MessageSujet: Re: [en train de négocier les droits d'achats du titre]   Dim 5 Juin 2011 - 11:51

Après avoir esquivé ma question, puis s’être rapidement éloigné comme si notre rapprochement l’avait dérangé, Vakarian me confie sa première mission. Le garder en vie dans les rues de la ville.

C’aurait pu être intéressant, néanmoins, absolument rien ne se produisit qui mérita intérêt. Je me suis contentée de la suivre, la main toujours posée sur la garde de mon Ebène, en communion avec ses émotions. Elle est plus sensible que moi aux ressentis environnants et détecterait assurément une présence hostile quelques centièmes de seconde avant moi, le temps qui suffit parfois à sauver une vie.

Un enchainement lancinant de rencontres, de mots anodins échangés pourtant lourds de sens à voir l’intensité des regards. Mon attention toutefois se porte sur les plus fortes sources de colère ou de haine alentours. Et cela représente beaucoup de gens, assurément.

Finalement, il semble avoir terminé de me promener dans toute la ville comme s’il était fier de sa nouvelle acquisition… Moi en l’occurrence.

Nous arrivons devant un groupe d’hommes important. L’équipage de Vakarian compris-je. Il me présente sous le nom d’Ambre, étrange sensation que d’être appelée par le nom de notre domaine, mais je conviens qu’avec un tel prénom, on puisse ne pas vouloir s’encombrer. Immédiatement, je sens des regards de convoitise se porter sur moi. Il va falloir être très prudente avec ces hommes… Déclencher des combats au sein même de l’équipage ne serait guère bien vu, et je ne suis moi-même pas présente dans le but de semer le trouble.

Juste en quête d’aventure… Et peut être un peu de tenir tête au marchand. Les hommes de pouvoir ont besoin qu’on les ramène à leur humanité de temps à autres.

Je me désintéresse un moment des préparatifs, mon attention se portant sur la masse de muscle qui accompagne l’équipage. Etrange créature… Un duel pourrait être plein de promesses. Je finis par regarder les hommes auxquels s’adresse Vakarian en privé. Un nain à l’allure peu commode ainsi qu’un homme à la démarche gracieuse. Tous deux doivent aussi être redoutables dans leurs catégories. Voila un assemblage fort intéressant de talents.

Finalement, Vakarian reporte son attention sur moi. Ce que j’ai remarqué ? Je ne suis pas sûre de répondre aux critères normaux d’observation, mais puisqu’il le demande…

« Le troisième homme auquel vous avez parlé, le petit chauve avec l’anneau en or à l’oreille droite et le léger défaut de langage, je serais vous, je m’en méfierais. Il n’a pas semblé ravi de ce que vous lui avez dit, et sa colère était palpable. Ne lui offrez aucune occasion…

Sinon, concernant deux hommes qui vous ont observé avec un peu trop d’insistance, ils ne représentaient nulle menace directe, ils ne semblaient pas spécialement hostiles. Peut être curieux. Ou calculateurs. En tout cas, ils ne mettaient pas directement votre vie en danger.

Plusieurs personnes nous ont en outre regardés, mais sans vouloir me vanter, je pense que c’était plutôt moi qu’ils dévisageaient… Je doute que vous attiriez souvent les regards lubriques des hommes… Sans préjuger en rien de votre charme bien entendu ! Là aussi toutefois, aucun n’a envisagé sérieusement de faire plus que me regarder. Je peux vous assurer néanmoins que plusieurs vous en ont voulu de vous promener avec telle créature. »


Je fis une pause, lui offrant un sourire malicieux. Qu’y avait-il eu d’autre qui avait attiré suffisamment mon attention pour que je m’en souvienne ?

« Sinon, je dirais que l’importance de la personne avec laquelle vous traitez est inversement proportionnelle à la richesse de ses vêtements. Ce mendiant que nous avons croisé, comme de par hasard bien entendu, au détour d’une ruelle a reçu une bourse bien plus emplie que cet homme détestable vêtu de soie et de métaux précieux. Tous deux m’ont toutefois semblé relativement fiables, je n’ai éprouvé nul besoin de m’inquiéter à leur égard.

Enfin, dans la catégorie des inutiles, mais puisque vous vous intéressez probablement aux limites de mon observation, je peux vous dire que j’ai récupérer ceci auprès du voleur que nous avons croisé. Il n’était pas très doué dans son métier soit dit entre nous. »


Je lui montre diverses bourses sorties de sous ma cape, puis lui en tend une.

« Celle-ci appartient à la quatrième personne à laquelle vous avez parlé. Le grand blond avec ses allures efféminées au manteau bleu. Si vous avez l’occasion de le revoir, rendez la lui en lui demandant de prendre garde à l’avenir. Je ne serai pas toujours là…

Pour les autres bourses… si vous les voulez, elles sont à vous. Je n’aime guère vivre du travail de rapines, et ne me suis permis de les récupérer que dans la mesure où ce voleur ne les méritait pas. Je l’ai intercepté pendant que vous discutiez. Tout était calme alentour, et j’aurais aisément pu intervenir à votre égard si un événement imprévu survenait, mais l’observation des lieux m’avait convaincue que vous ne craigniez rien.

Sinon, j’ai glissé un petit gâteau récupéré sur un étal au profit d’une piécette au gamin que sa mère forçait à pleurer. Le regard que je lui ai lancé a du la dissuader d’empêcher ce pauvre gosse d’en venir à bout avant que je retourne à votre surveillance. Je n’ai pu m’en assurer toutefois, ayant repéré un homme lourdement armé qui vous regardait d’un œil peu amène.

Je me suis beaucoup amusée aussi du manège de cette fille de petite vertu qui cherchait à attirer votre attention. Elle avait repéré un client intéressant la bougresse. Toutefois, me voir à vos côtés l’a relativement dissuadée. Elle était certes mignonne, mais un peu trop anguleuse si vous voulez mon avis. Une fille comme ça ne peut vous offrir le paroxysme du plaisir… Passer son temps à cogner de l’os devient lassant. Les seigneurs d’Ambre en soient loués, qu’est-ce que j’ai pu rire en voyant le regard effaré qu’elle m’a jeté, me jaugeant tant sur mon physique que sur mes équipements. Je pense que c’est Ebène qui a fini par la dissuader… Il est rare qu’un homme tel que vous ait pour protectrice une femme. Cela a semblé heurtait son sens des convenances.

En outre, je trouve que votre équipage est bien ordonné, d’autant que puisse l’être un tel rassemblement d’hommes. Je n’ai pas l’habitude de tant de déférence de la part des mâles en temps normal. Un roux seulement a paru sur le point de tenter sa chance à mon égard, ce dont je l’ai vite dissuadé.

J’ai remarqué enfin que vous ne m’accordiez pas votre confiance. Je peux le comprendre. Néanmoins, ne remettez pas en cause ce que je dis. Lorsque je vous promets toute ma loyauté, vous pouvez compter dessus sans aucune réserve. Dans ma famille, nous ne plaisantons pas avec ce genre de choses… Parole donnée fait valeur de loi. »


J’achève ma tirade sur un regard de glace et un ton froid. Ne jamais douter de mon honneur… C’est la seule chose sur laquelle je suis réellement chatouilleuse.

Sinon, j’ai parlé surtout en termes de protection et de danger. Seules les menaces potentielles à son égard m’ont vraiment intéressée. Je n’ai prêté qu’une faible attention au reste des événements. Aucun ne m’a totalement échappé, deux cent ans d’habitude m’ont rendue légèrement nerveuse, mais ils ne m’ont pas assez marquée pour mériter droit de citer ici.

Je décide de rester sage pour le moment. Je reprendrai mes tentatives de séduction ultérieurement auprès du patron. Pour l’instant, il me faut lui prouver ma valeur, mon utilité, afin qu’il m’assigne des missions plus intéressantes. Qu’il y ait un peu d’action bon sang !

Je vais finir par m’encroûter…
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Camelle Elwhang

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MessageSujet: Re: [en train de négocier les droits d'achats du titre]   Dim 5 Juin 2011 - 18:42

Le temps passait. Il était bientôt l'heure de manger. J'établis une liste rapide des lieux, de chacun des hommes présents ici, où l'on pourrait les trouver lorsque le moment sera venu. Je fit signe au deux hommes chargé de surveiller les docks de s'y rendre. On est jamais trop prudent. Les hommes commençaient à être énervés par mon côté organisateur. D'autres se méfiaient.

"-Vous n'avez donc pas confiance à moi ? Dois-je vous amener la preuve concrète que ce que je dis ne sont pas des paroles en l'air?

Les hommes se regardèrent. Je devais les assouvir pour une meilleure cohésion. M'imposer face à eux devait être ma principale préoccupation. Je devais leur faire oublier toute réticence. J'allais me rendre sur le champs chez mon petit groupe de rebelles qui vivait non loin de là, dans les fermes.

_Bien alors, je m'absenterai. Je reviendrais dans la nuit. Retrouvez moi à l'entrée de la ville.


Sur ce, je m'en allait, laissant les hommes faire la tâche qui leur était destinée ou bien attendre sagement mon retour. La nuit était déjà là. Je déposais ma capuche, camouflant mon visage. D'un pas rapide et silencieux, je me fondais le plus possible dans le paysage. Des voix se faisaient entendre alors que je parcourais les ruelles. Je me cachais du mieux que je pus lorsque es deux hommes passèrent. Par chance ils ne me virent pas. Vu la façon dont ils étaient armée, je me doutais qu'ils faisaient partit de la garde rapprochée, l'élite de l'élite. Ils étaient là. Le transfert se ferait rapidement, dans la semaine tout au plus. Je continuais ma marche, l'arc à la main. J'arrivais enfin sur la rue principale. Là, je n'avais plus le droit à l'erreur. Soudain une voix forte se fit entendre:

"-Eh! Toi là bas!

Je m'arrêtais, il ne fallait pas que j'attire l'attention. Je regardais autour de moi, personne. C'était bien à moi que ce balourd s'adressait. Je me retournais, cachant mon arc, pris une tête enfantine avec un grand sourire et une petite voix.

-Oui monsieur ? Je peux vous être utile ?


-Que fais-tu seule gamine ?! Rentre chez toi, j'ai pas de temps à perdre !

Un autre homme de main. Décidément, le proverbe disant que la nuit, tout les chats sont gris c'est complètement faux ! Quand on se balade avec des armes lourdes je doute que se soit un simple manant. J'hochais la tête en prenant ma tête la plus effrayée possible. Je devais jouer la comédie. Puis je fit mine de rentrer dans une maison et il s'en alla comme si de rien n'était. Pourvut que je n'en croise pas quand je ramènerais deux ou trois rebelles activement recherchés...

Je marchais donc. Le blé sentait bon déjà. La nue était claire et bien dégagée. Demain serais certainement une magnifique journée. J'arrivais enfin près d'une ferme. En apparence, elle n'avait rien d'extraordinaire. Je toquais. Personne n'ouvrit alors j'entrais en m'annonçant:
"C'est Camelle Elwhang, il n'y a rien à craindre"
Comme un seul homme, tout le monde abaissa les armes, se détendant. Un homme de deux ans mon ainés vînt à ma rencontre:

"-Hé Elh ! Qu'est-ce qu'y t'amènes ici ? Tu as enfin décidé de nous rejoindre?
Je souris à sa remarque. L'offre était tentante mais non.

-Bonjour tout le monde ! J'ai une info qui pourrait bien vous intéresser.
Ils me regardèrent tous avec attention. J'avais là un auditoire assidu.
Dans la semaine, l'entreprise d'armes Vakarian écoule tout un stock pour le Royaume. Or, j'ai quelques hommes avec moi prêts à attaquer.
Il me regardèrent suspicieux.
-J'ai eu une petite altercation avec monsieur, et croyait moi, je me réjouis de se qui l'anéantira.

-Des hommes... Savent-ils se qui les attend ? Des capes blanches, des hommes de main et une mise à prix ?

-Non... Mais J'ai fait en sorte de ne connaitre aucun nom... Il a déjà le mien et je pense qu'il me balancera dès qu'il pourra...

-Ce ne serait pas un comble ça ? Une chasseuse de prime dont la tête est mise à prix.

Ils se méfiaient encore...

-Vous ai_je jamais trahit ? Je sais pertinemment que les trois quart d'entre vous valent une petite fortune mais est-ce que je n'ai rien que prononcé votre planque ?


-Tu as raison. Nous avons du mal à faire confiance ces temps ci. Les rafles sont plus proches que jamais et les gens plus manipulaient encore.

-Je comprend, repris-je, c'est pour cela que je vous propose de frapper un grand coup là où ça fait mal. De plus toute la cargaison vous reviendra de droit.


Ils se regardèrent une nouvelle fois et acquiescèrent. J'avais gagné. Un sourire illumina mon visage. Je leur fit par de mon plan de demanda à trois d'entre eux venir expliquer aux hommes les plus récalcitrant que mes actes n'ont rien d'un jeu de gosse en mal d'amis. Nous retournions à l'entrée de la ville. Cinq hommes s'y trouvaient. Les rebelles leur expliquèrent rapidement le plan. Rassurée, je les envoyais à leurs postes quant aux rebelles, je demandais à ce qu'il reste en ville quelques temps. Je savais que se serait dangereux pour eux mais, c'était la meilleure solution pour que tout fonctionne.

J'avais avec moi une quarantaine d'hommes. J'espérais que d'autres s'ajouteraient bientôt. Ce ne sera pas facile de gagner mais combler la force par la ruse était notre meilleur atout. En face il y avait deux cerveaux: L'empereur et Vakarian. Or, j'étais la seule pour notre partie. La cohésion serait donc plus grande car mes ordres seront pensés pour TOUT mes hommes. J'aurais ma revanche et elle allait faire très mal.

Doucement, je retournais à la taverne où j'avais me trouver sur le papier. J'allais y rester cloitrer un bon moment, je le sentais.
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Franz Vakarian



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MessageSujet: Re: [en train de négocier les droits d'achats du titre]   Dim 5 Juin 2011 - 23:03

Franz accepta de prendre les bourses. Il dégagea son manteau, laissant paraître un sac solide et carré, et y rangea les bourses dans un grand sourire. Il savait quoi en faire, mais ne laissa paraître qu'un sourire.

" Très bien, je suis satisfait de vos prestations en observations, tout comme de combats. Je suis content d'avoir un élément aussi exceptionnel que charmant avec moi. " dit-il d'un air officiel.

La petite troupe revint devant l'auberge des gobelins musiciens. Le patron les vit arriver avec un regard... étrange. Même chose pour la plupart des clients, qui avaient du mal à garder leur calme. Sûrement les heures tardives. Il se pencha à l'oreille de Melpomène, avec un regard pétillant de malice, comme si il lui chuchotait quelques mots doux.

" Surveillez bien si quelqu'un sort de l'auberge avec un regard inquiet, alerte, ou exagerement neutre. En fait, si quelqu'un sort, tout simplement. "

Afin d'éviter les débordements, le patron leur demanda de déposer leurs armes. Chose normale. Quand quatre personnes armées débarquent, pas de problème, quand il s'agit d'une quinzaine.... c'était autre chose. Ils acceptèrent, de bonne grâce. La plupart des hommes de Franz n'avaient guère qu'une épée ou une arme simple, en fonction des préférences. Le Prince-Marchand déposa une demi-douzaine de couteaux cachés ici et là, montrant bien qu'il était désarmé.

" Vous avez pas peur qu'il cherche à le vendre ou le piquer chef ? " demanda un marin.

" Cette auberge ne supporterait pas un incendie. " répondit Franz, lancant ses menaces de manière à peine voilée. Il ne les laissa pas profiter de l'auberge plus d'une demi-heure. L'heure était à la sieste, car une dure journée les attendait demain. Il leur souhaita bonne nuit, car il était lui-même relativement fatigué. Il monta donc les escaliers et examina sa chambre, une chambre pour une personne. Un lit, une petite table, une chaise dans un coin, et même... une armoire ! Et pas un rat dans la chambre ! Pas mal, c'était de la bonne qualité. Même s'il perdit un peu d'enthousiasme en découvrant que le lit craquait un peu et était aussi tendre que le sol. Enfin...

Il déposa ses affaires et retourna en bas, là ou une partie de ses hommes et Melpomène étaient restés. Il leur souhaita bonne nuit, et fit signe à la démone de venir. Quelques marins et hommes de main sifflèrent.

" Je vais aller me coucher, passez une bonne nuit. Si vous voyez une personne avec une attitude douteuse, montez me voir et prevenez moi. Je vend des armes pour le Royaume, cette ville est à moitié Rebelle au bas mot et même une gueuse m'a reconnu. Inutile de vous faire un dessin. "

Il fit un léger signe de tête suivit d'un sourire pour lui dire au revoir, et monta ensuite les escaliers en faisant quelques pas de danse, faisant de grands signes de main à ses hommes avant de disparaître dans le couloir, comme une rock-star, sous les applaudissements de ses hommes.


Dernière édition par Franz Vakarian le Mer 8 Juin 2011 - 11:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [en train de négocier les droits d'achats du titre]   Lun 6 Juin 2011 - 1:25

Première remarque agréable de la part de mon désormais patron. Je lui rends un sourire radieux avant qu’il ne rompe rapidement cet instant de « bonheur ». Saleté d’humain !

Je fais profil bas le temps que nous arrivions à l’auberge. Une fois dans la salle principale, j’avise rapidement les regards et le moment de flottement qui nous accueillent. Vakarian doit s’en rendre compte aussi puisqu’il se penche à mon oreille l’air de me murmurer des mots doux. Ses instructions sont pourtant très précises, et j’étouffe un instant la déception qui pointe d’avoir cru à un jeu de sa part. En bonne comédienne, je ricane bêtement mais mon regard lui indique très clairement que j’ai compris. L’avantage d’être une femme. On ne peut imaginer que notre relation pourtant désespérément purement professionnelle ne puisse se teinter d’autre chose. Qu’ils croient donc que je couche avec le patron. Ca n’en sera que plus simple.

Le moment fatidique où on me demande de déposer nos armes. Je pousse un soupir théâtral au moment de détacher mon fourreau, le laissant tomber au milieu des autres malgré les sévères protestations que je sens en émaner. Il faudra faire avec. Ma neigeuse a eu plus de chance puisqu’elle est bien plus discrète.

Je reste un moment avec les hommes, tentant de nouer des relations relativement saines alors que Franz revient. Il me demande de venir, provoquant des railleries parmi son équipage. Je fais un clin d’œil expressif à mes compagnons avant de prendre les ordres du patron. Un signe de tête. J’ai compris.

Je rejoins de nouveau mes camarades. La conversation s’oriente sur des sujets que je ne peux transmettre ici, et j’y participe quelque peu, désireuse de m’attirer leurs bonnes grâces sans pour autant leur laisser espérer. Qu’ils me croient propriété du patron aidera à les dissuader. Plusieurs remarques grivoises se font d’ailleurs à ce sujet que je ne démens pas… Par pur intérêt professionnel bien entendu.

Néanmoins, adossée au mur, je ne perds pas une miette de ce qu’il se passe autour de nous. Plusieurs personnes sortent, mais aucune qui ne me semble valoir la peine d’être observée avec plus d’attention. Un homme pourtant finit par quitter les lieux après nous avoir lancé nombre de regards suspects. Je me lève, expliquant à mes compagnons que j’ai besoin de prendre l’air un instant. Quelques pas me permettent d’adopter une parfaite démarche d’ivrogne tandis que je titube vers la sortie. Une fois dehors, je m’effondre sur l’homme qui tentait de s’échapper. Il me rattrape tant bien que mal et pose sur moi son haleine embuée d’alcool.

« Vous partez déjàààà ? Il est encore tôt… »

Je bute sur certains mots, m’étends sur d’autres, espérant obtenir des informations sur son départ précipité. Mes mains s’accrochent là où elles le peuvent, arrachant négligemment sa bourse qui disparait dans ma botte tandis que je tousse pour étouffer le bruit.

L’homme se laisse prendre au jeu. Je sens ses doigts s’attarder un peu trop longtemps sur ma peau nue mais ne m’en offense pas. J’en joue après tout. Après quelques minutes de conversation un peu étrange, je décèle ce qui me gène chez lui. Un tic anime le pli de sa bouche, annonciateur peut être d’un élément qu’il cherche à me cacher. Pourtant, je n’arrive guère à en récupérer plus. Une seule chose ressort. La fillette de tout à l’heure a fait du grabuge dans la taverne. Je tente de pousser mon avantage un peu plus loin, mais l’homme devient trop entreprenant. Le repoussant soudain, je lui dédie un clin d’œil qui en dit long sur mon état de sobriété flagrant avant de me retourner et de rejoindre mes compagnons dans une démarche parfaite. Le regard atterré qu’il me lance aura suffi. Ses mains sur ma chair m’ont laissé une désagréable sensation.

Après avoir prévenu l’équipage que je devais voir un instant le patron, remarque qui m’a attiré nombre de clins d’œil et de commentaires complices, je grimpe les escaliers, toquant à la porte du chef en m’annonçant comme Ambre. Il me laisse entrer après avoir vérifié que j’étais bien seule puis me demande ce qu’il m’arrive.

« Un type en bas. Bon, je ne vous révèlerai pas comment j’ai obtenu l’information, mais il m’a révélé que la gamine de tout à l’heure avait fait du grabuge. Je ne connais pas les circonstances exactes, mais le regard que j’ai intercepté au moment où il a lâché l’incident en disait long sur la question. Peur teintée de respect. Il s’est passé quelque chose ici ce soir, assurément. »

Il me remercie pour cette information avant de tenter de me mettre dehors. Une idée pourtant qui m’a effleurée précédemment s’impose avec plus de force. Un rituel certes ancien au sein de la famille que je n’ai pas pratiqué depuis longtemps. Nous sommes des protecteurs puissants pour peu qu’on nous laisse la possibilité de l’être.

« Monsieur Vakarian. Quand le cœur vous en dira, je vous parlerai d’une sorte de rituel qui décuplerait mon efficacité dans la tâche de votre protection. Bien entendu, je sais que vous ne me faites nullement confiance si vous me prenez pour une démone, et vous avez bien raison si je ne suis que ça à vos yeux. Néanmoins, j’appartiens à une catégorie un peu particulière de tels spécimens. Si notre partenariat devait perdurer au-delà de cette semaine… il serait temps pour moi de vous révéler certaines spécificités me concernant. D’ici là… dormez bien Monsieur Vakarian ! »

Je m’incline dans une révérence parfaite. Soudain, la bourse me revient en tête. Ma main plonge dans ma botte, et j’envoie le petit sac dans les mains du patron.

« Elle appartenait au fameux informateur. A demain ! »

Je quitte la chambre de mon patron en lui offrant un dernier clin d’œil, puis retourne à mes compagnons. J’aurai réussi à demeurer sage ce soir malgré l’étonnante envie de jouer qui m’a prise. Ces derniers temps, je suis un peu trop appétente au risque. Cela risque de me jouer des tours à long terme.

Je m’assure que d’eux membres de l’équipage demeurent un moment et qu’ils viendront me réveiller en allant dormir. Après ce qui me parait n’avoir été que quelques instants de sommeil, qui ont pourtant suffit à me requinquer, on frappe à la porte. Je redescends dans la taverne déjà bien dépeuplé. Quelques hommes demeurent en cet extrême début de matinée, mais plus rien ne me parait suffisamment suspect pour que je m’y intéresse longtemps. Cette veillée matinale n’avait pas réellement d’intérêt, si ce n’est me permettre de me retrouver seule avec moi-même sans être totalement déconnectée du monde comme j’aurais pu l’être dans ma chambre. Des songes bizarres m’ont animée qui méritent mon attention.

Accoudée à une table devant un bol de lait chaud réquisitionné auprès du tenancier, je finis doucement la nuit, attendant que mes compagnons se lèvent. J’aime les nuits courtes.
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MessageSujet: Re: [en train de négocier les droits d'achats du titre]   Lun 6 Juin 2011 - 19:46

J'arrivais enfin à l'auberge. La nuit était déjà bien avancée. J'entrais, le visage couvert du mieux que je pouvais. Des hommes étaient là en train de discuter. Des hommes de main, encore une fois... Il s'y attendait. Pas folle la guêpe! Toute attaque de ma part serais insensée. J'entrais donc, l'air le plus naturel possible. Tous m'observer, que ça soit du coin de l'œil ou fixement. Je ne pris même pas la peine de dire bonjour. Je regardais un homme droit dans les yeux mais il ne baissa pas le regard. L'air de rien, m'assit à une table en retrait, je ne devais rien laisser transparaitre de mes intentions.

Au bout d'un certain temps, tout les clients et les hommes chargés de surveiller tombaient de sommeil. Des petites natures. Pour ma part, je savais que je n'aurais le droit qu'à quelques heures de repos, mais je m'en contenterais. Le guerrier que j'avais chargé de liaison avec toutes les personnes faisant partit du plan fit son apparition. Il prit une chaise et s'installa face à moi.

"-Le jour va bientôt se lever, dis-je sans lever les yeux.

-Tout est à sa place, annonça-t-il posément toute fois avec une pointe de peur dans la voix.

-Bien. Les affaires vont bien alors.

-Deux hommes viennent d'être recrutés, chuchota-t-il pour que personne à part moi capte ses mots.

-Je ne veux plus te voir ici!, répondis-je en faisant un clin d'œil discret montrant que j'avais compris.

-Mais je ne voulais pas mal faire
, reprit-il tout penaud". C'était un très bon acteur.

Pendant se laps de temps, la femme à la peau blanche s'était incrustée dans une discussion qui paraissait passionnante avec les hommes. Malheureusement, lorsque mon 'soldat' se leva et partit en direction de la porte, elle avait vu son air un peu trop anxieux. Je ne pouvais rien faire. Juste lui accorder ma confiance, de fait qu'il ne balance pas notre projet commun. Elle se releva du mur contre lequel elle s'était appuyé, tituba comme une ivrogne ayant passé sa journée à boire. Elle sortit de la salle et revint au bout de dix minutes, la mine satisfaite. Elle monta les escaliers, pour prévenir le chef je présume. Elle alla se coucher une heure tout au plus puis pris le tour de garde de deux couillons restaient en plan à surveiller (ou à faire semblant) la taverne. Elle se posa devant un bol à une table non-loin de moi. Nous étions les deux seules encore éveillées ou, ayant un état très loin de certains, restés toute la soirée à boire comme des trous.

Le calme plat. Pas de bruit. Un silence brut ponctué par les ronflements sonores ou les bruits de grincements. Je m'ennuyais à mourir. Le jour se levait peu à peu. Je m'assoupis quelques peu. Je rêvais.

"Arrête!, criais-je en pleurant de rire.
-Mais tu l'as cherché!, me dis mon rôdeur qui paraissait si réel.

Des bruits de sabots se firent entendre sur la route. Des gens pressés vu l'allure où le martelage retentissait.

-Toi, tu restes là, dit-il avec beaucoup plus de sérieux.

Il sortit des buissons dans lesquels nous étions quelques secondes plus tôt.

-Halte manant!, s'écria l'homme à cheval.

-En quoi puis-je vous servir?, demanda mon amoureux.

-Nous nous sommes déjà rencontrés je me trompe?

L'homme descendit de son destrier, laissant une grande cape immaculée tomber dans son dos. Cela ne présageait rien de bon. Sortant à mon tour de ma cachette improvisé, je me plaçais au côté de Kevin.

-Il ne me semble pas, non., affirmais-je à l'inquisiteur du Royaume, digne représentant de la méchanceté et du mal.

-Vous ai-je parlé à vous?

-Vous venez de le faire!

-Je vais t'apprendre les bonnes manières moi, tu vas voir !

Il brandit un fouet qu'il fit claquer dans les airs. Je fermais si fort les yeux que je fut surprise de rien sentir. Kevin venait de ce placer devant moi, encaissant le coup à ma place. Il sortit son épée ou l'épée qu'il avait volé, je ne savais plus exactement.

-Essais ne serais-ce que la toucher et tu es un partisans mort.

La menace fit mouche. L'homme fondit sur lui, le transperçant de part en part. Il cracha sur sa dépouille et remonta sur son cheval qu'il poussa au galop. Je m'écroulais près de la dépouille, en larmes.

-Je t'aime Camelle, il me sourit et rendit son dernier souffle, se sourire à jamais figé sur son visage."


Je me levais d'un bond, essoufflée comme si j'avais courut le marathon dans un crie effroyable. Tout le monde me dévisageait. Tout le monde...

Le jour se lève, mettant fin à ce flot atroce de souvenirs douloureux.
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Franz Vakarian



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MessageSujet: Re: [en train de négocier les droits d'achats du titre]   Mer 8 Juin 2011 - 12:59

Franz s'allongea dans son lit, jouant avec la bourse d'un air songeur. A ce rythme là, Melpomène allait lui rapporter plus d'argent qu'une route commerciale. Même s'il n'aimait guère le vol, il lui faudrait en parler.

En plus de cela, il médita les paroles de la démone. Apparament, la gamine était plus dangereuse que ce qu'il pensait. Peut-être avait-elle de l'influence dans cette ville? Après tout, les enfants, maintenant... il était déja tombé sur des gosses plus puissants ou influents que lui. Il faudrait redoubler de prudence. Autre chose préoccupante, l'attitude de Melpomène. Une démone proposant un rituel démniaque à une personne qu'elle connaît depuis une journée tout au plus. Aussi intriguant que dangereux. Il lui faudra demander plus de précisions, mais une fois le danger écarté. Plus tôt ils sortiraient de la ville, mieux c'était.

Après un instant de reflexion, il sortit de sa besace un nombre impressionnant de feuilles et de rapports sur la compagnie, qu'il se mit à lire et étudier.

On ne gérait pas une compagnie entière en se faisant draguer par une démone dans une taverne. Après plusieurs heures, il se mit à dormir.

--- le lendemain matin ----

Franz sortit de sa chambre, baillant legèrement. La matinée était bien avancée. Il croisa Xaveric, un de ses hommes, qui avait, poliment, la tête dans le cul.

" Z'avez une mine radieuse chef. " dit-il d'un air absolument pas convaincu

" Toi aussi Xav. "

Moment de silence. Ils baillèrent à s'en décrocher la machôire, et se grattèrent aux même endroits.

" Vous aussi, votre lit était pas super, chef ? "

" Il était même tout pourri Xav. J'ai de meilleurs souvenirs de notre expédition dans le canyon de la traîtrise. "

" Quand on avaient du dormir à 5 sur un rocher en équilibre précaire pendant plusieurs heures ? Ah, c'tait le bon temps... ". Il n'avait pas du tout l'air ironique. Xaveric avait toujours aimé les terrains rocheux et montagneux. Recruté à la base comme guide de montagne, Franz l'avait gardé auprès de lui afin de profiter de ses grandes capacités d'escalade et de sa résistance physique peu commune. Ils descendirent les escaliers, et retrouvèrent la quasi-totalité de l'équipage ayant accompagné Franz dans la taverne. Cette dernière était bondée. Et même si la compagnie Vakariann était dure à ne pas remarquer (une quinzaine de personne attroupées), elle restait relativement discrète, ses hommes sachant se tenir. Franz prit une chaise que lui avait donné Remy.

" Messieurs et mademoiselle, bonjour à tous. J'espère que vous avez passés une bonne nuit. Prêts pour le plan du jour? "

Quelques personnes à côtés tendirent l'oreille, Franz ayant parlé assez fort. A leur grand regret, ce dernier sortit une liasse de feuillets, qu'il distribua à chaque homme, chacun ayant des instructions personnalisée à son nom. Les cernes de Franz indiquait qu'il y avait travaillé dessus une bonne partie de la nuit. Seule la démone n'avait rien recue, ainsi que Erwan.

" Ambre, vous viendrez avec moi. "

On put entendre Mathias lancer un petit "po-popo-popo-popo-popopo!" et Xaveric chuchoter derrière "olé!".

" Erwan également. "

Ce dernier sourit, manifestement content de voir que la démone ne piquerait pas son travail. Remy, lui faisait un peu plus la tête. Il répondit.

" Et les autres, chef ? "

" Wang et notre ami le nom leur ont déja donnés leurs instructions, ils savent quoi faire. Remy, vous êtes en charge de tous ces messieurs attroupés autour de cette table. Nous avons fort à faire. "

Deux des hommes de Franz, au vu de la tête qu'ils tiraient en voyant leurs instructions, semblaient particulièrement visés. Ils sortirent presque en courant après avoir recu leurs instructions. Une telle discipline faisait plaisir à voir. Après un rapide petit déjeuner-déjeuner commun, ils se séparèrent afin de vaquer à leurs occupations, une fois qu'ils aient repris leurs armes. Franz leur avait donné la journée pour tout faire, certains avaient donc plus de temps que d'autres. Le Prince-Marchand, lui, était accompagné de Melpomène, toujours aussi radieuse (bien que toujours pâle) et d'un Erwan qui avait la tête du type sentant que la journée commencait bien.

" Ou allons nous ? " demanda t-il simplement.

" Aux docks. Nos deux amis sont chargés d'apporter une de mes lettres à Monseigneur McCormick, le propriétaire de la ville d'après ce que m'ont confiés plusieurs personnes. Je lui ai demandé de venir nous rejoindre aux docks, ou, s'il ne veut pas faire le déplacement, de nous envoyer sa réponse là bas. "

Ils si dirigèrent donc vers les docks, et les entrepôts réquisitionnés par la compagnie Vakarianne. Ils saluèrent le capitaine du navire ainsi que les marins et les gardes présent ici. Il fallait réparer plusieurs avaries du bateau, et vérifier que tout le stock était là. Quelques gardes qui avaient patrouillés durant la nuit avaient indiqués n'avoir eu aucun accrochage. Juste des personnes traînant sur les docks, mais assez loin, et qui s'étaient éloignées après de rapides sommations. En tout cas, aucune marchandise n'avait été volée.

Franz fit signe à Melpomène de venir, et lui rendit sa bourse.

" A l'avenir, évitez de recommencer, même si cela partait d'une bonne intention. Je n'ai pas atteint ce rang en volant les autres. Utilisez cet argent d'une manière plus utile. "

Puis, il reprit, plus doucement.

" Je deteste les questions en suspens également. Alors, parlez moi de ce rituel que vous envisagez. Plus tôt je m'en serais occupé, mieux ce sera. "
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