''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Une p'tite gorgée de bienvenue! [Libre]

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Vital McCormick



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Race : Demi-Élu
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Métier : Seigneur de Venill
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MessageSujet: Une p'tite gorgée de bienvenue! [Libre]   Ven 3 Juin 2011 - 17:12

La soirée s'annonçait longue. Bien que sous le ciel étoilé aucuns bruits ne se faisaient entendre, Venill resté tout de même un petit village très fréquentés par ses habitants. Les passants étaient certes moins nombreux que le jour mais il y avait tout de même de la vie. Des petites emplettes de dernière minute, des promenades pour retrouver le sommeil perdu ou d'autres personnes qui s'en allaient fêter de manière convivial un peu partout dans les endroits où les boissons affluaient. À première vue, personne ne se prenait la tête en ce lieu où le commerce était florissant. Mais ce n'était peut-être pas le cas pour tout le monde.
En effet, le seigneur de ce lieu était bien préoccupé par ses devoirs. Il avait beaucoup chômer ses derniers temps, prétextant qu'il allait inspecter les nouvelles terres dont il avait maintenant la charge. Cela faisait quelques mois qu'il était rentré en fonction et, pour ce qu'on appelle un village, les terres s'étendaient loin, plus loin encore que sa ville d'origine. Vital ne le regrettait aucunement, il fallait qu'il accepte ce transfert pour le bien de son peuple, mais il avait tout de même des responsabilités dont il devait s'acquitter. Le vieil intendant qui était le précédent seigneur de cette contrée s'occupait des tâches comme il le faisait avant à la différence qu'il n'avait plus besoin de sortir, mais le jeune aristocrate avait sa propre paperasserie à passer pour le bon fonctionnement du royaume. Heureusement pour lui, ce n'est jamais bien long. Une journée, tout au plus, et le gros de son travail était terminé.

Le jeune homme était exténué, assis dans son bureau. Cette pièce qui était autrefois perdue avait été aménagé comme lieu de fonction pour le noble et il avait choisit lui même sa décoration. Cette dernière consistait à un bureau, une chaise, une étagère et... rien d'autres. Non, il n'aime vraiment pas se compliquer la vie. Si ce n'était de ses servants à son service la demeure seigneuriale serait bien vide. Il avait par contre promit à l'intendant de faire plus d'efforts. Avec le temps, il venait un peu à le considérer comme un deuxième père, le sien s'étant fait assassiné, et l'ancien gérant des terres prenait bien à coeur son nouveau rôle de paternel. Il aimait bien le sermonner pour diverses raisons que Vital trouvait un peu ambigu. Enfin bon, il faut dire aussi que le jeune homme ne se prenait pas bien en main depuis qu'il avait été affecté ici. Il avait découvert un nouveau vice récemment auquel il ne s'adonnait pas avant certaines tragédies : La boisson. On ne parle pas ici de jus de fruits ou d'eau fraîche mais plutôt d'alcool, le plus fort reste le meilleur.
Et ce soir, devinait ce qu'avait en tête Vital?

On ne le saura probablement jamais. Ou peut-être bien.

***

Je n'avais qu'une idée qui ne cessait de me traverser la tête depuis ces dernières heures : fuir de ce bureau le plus vite possible et aller décompresser en buvant le bonheur liquifié en une mixture bienfaitrice. Je jetais un coup d'oeil vers une fenêtre en classant mes derniers papiers de la journée pour m'apercevoir qu'il faisait nuit dehors. Déjà? Le temps passe beaucoup trop vite! En espérant que le vieux ne sera pas encore la pour ne pas me faire la morale, j'essayais de m'exfiltré hors de mon bureau subtilement. Après tout, sa chambre n'était qu'à l'étage au dessus et il était dans son habitude de m'espionner pour savoir si je fais bien mon travail. Bon, peut-être pas, mais il apparaissait étrangement toujours au moment où je pense à déambuler innocemment dans les rues de la ville sans aucunes pensées malsaines. À mon âge, nombre de jeunes s'amusaient à travailler dans les champs ou, pour les plus aisés, aller à l'école pour étudier durement afin de gagner un honnête salaire plus tard, ils sont bien chanceux ceux là! Moi je dois me coltiner un jour de travail par semaine et le reste du temps je le passe à boire ou bien à faire de nouvelles rencontres, quel ennui! À quand mon prochain combat, à quand ma prochaine aventure? Je reste cloitré dans une ville alors que je pourrai découvrir la vie sur les routes, à l'affut des dangers!
Au moins, il y avait ce rad où je peux me rendre pour oublier mes problèmes ici. Je sortais de mon bureau en rangeant mes affaires puis je partis dans ma chambre me changeait. Ses vêtements de riches étaient tellement confortables qu'il en devenait lassant de les porter! Je m'habilla d'une façcon simple, pantalon et t-shirt sombre en enfilant mon manteau préféré du même ton. Je gardait cependant mon maquillage pour garder un air un peu plus humain afin de ne pas trop effrayer ceux qui allaient être mes compagnons de soirées en espérant encore rencontrer des honnêtes soulards. Il n'y a qu'avec eux que je me sens à mon aise. Je me mis en direction de la sortie du château pour rejoindre ma taverne habituelle et surement la plus fréquenté du bourg.

À peine je quittais l'enceinte du château que je tombais sur mon nouveau mentor. La poisse, comment il fait pour savoir celui-là!

Intendant : Bonsoir sir, disait-il d'un ton lourd.

Je roulais des yeux. Ça y est, je me suis fait pincer.

Vital : Bonsoir intendant, rétorquais-je.

Intendant : Auriez-vous l'obligeance de me dire ce que vous comptiez faire à l'extérieur en cette heure tardive?

Pas croyable celui-là! Toujours présent lorsqu'il s'agissait de m'empêcher de faire ce que je voulais même si je savais que sa raison était bonne. C'est vrai que ce n'était pas responsable de ma part de m'adonner à ce genre d'activité mais bon.

Vital : Et bien, commençait-je en levant les yeux au ciel, après avoir finit le travail que j'avais à faire, je me suis dis que je pourrai faire une petite promenade histoire de me dégourdir les jambes avant d'aller me coucher...

Lorsque je jeta un coup d'oeil vers le vieil homme, je pouvais faire son visage se durcir un peu. Son air décrivait suffisamment ce qu'il avait en tête pour ne pas avoir besoin de parler.

Vital : ... et peut-être que si la marche me donnait soif et que, par le plus grand des hasards, je tombais sur un endroit qui servirait des rafraichissements m'y arrêterais-je mais ce ne serait aucunement mon intention de départ, je vous le jure, intendant.

Je savais bien que mon interlocuteur ne serait pas dupe, mais qu'est-ce qu'il pouvait bien y faire, de toute façon? J'accomplissais mon devoir en ce qui concernait l'administration de la contrée et j'allais à chacun des rendez-vous auxquelles me conviait ce dernier et faisait toujours une excellente impression, sans compter les capes blanches me tenaient en haute estime, j'étais intouchable. Enfin, presque. Avec la mine que j'ai en revenant le matin ça me prend tout les efforts du monde pour me remettre d'une gueule de bois trop forte.

Intendant : Vous avez encore du travail à faire demain, si je peux me permettre de vous le rappeler, sir. Lord Harrington vous attend pour déjeuner afin de discuter de...

Vital : Oui je sais, tranchais-je, j'y serai et j'y serai au meilleur de ma forme. Bon si vous n'avez rien d'autres à dire je vais me permettre de disposer.

Je m'éloignais rapidement du moralisateur en abaissant ma capuche sur ma tête sans lui laisser le temps de répondre. Je sentais tout de même un regard désapprobateur peser sur moi. Le vieux était bien gentil mais parfois, il me courrait un peu sur le haricot. Si je l'avais laissé parlé il en aurait sans doute eu pour toute la nuit.
Bien entendu, il était hors de question que je me promène vraiment dans la ville. Même si je ne portais mes atours de seigneurs il demeurait toujours un risque qu'on me reconnaisse dans les rues de la ville, le seul endroit où je pouvais être tranquille était l'auberge. Personne n'était en état de me reconnaître et cela me convenait parfaitement et pour ceux qui l'étaient, mon visage n'était pas encore assez connu pour qu'on me reconnaisse... enfin, c'est ce que j'espérais. De toute façon, il n'y à rien de mal à rester en contact avec sa population et quelles autres plus belles preuves que celle de festoyer bras dessus bras dessous avec ses gens?
J'étais le seul dans la noblesse à faire cela à mon humble avis. Ces riches considéraient bien souvent les citoyens comme la plèbe, inférieur à leur classe, c'était tout le contraire de ma vision de la chose. Plus vite qu'il ne le fallait j'arrivais déjà aux portes de la fameuse auberge. Je respirais profondément puis ôta mon capuchon. D'un geste ferme je poussais la porte tout sourire, regardant autour de moi. Toujours la même ambiance assez bruyante pour pouvoir éviter d'attirer l'attention et en même temps assez silencieux pour ne pas avoir mal à la tête. Je me dirigeais d'un pas décidé vers le comptoir où je commandais un verre. L'aubergiste me rendit le sourire enthousiaste que j'avais puis me tendit une échoppe que je m'empressais de goûter.

Vital : AHHHH, ça, ça fait du bien! laissais-je échapper avec bonheur.

Je gardais mon échoppe en main tout en la laissant reposer sur le comptoir puis je me retournais pour observer la salle. La salle était particulièrement bien remplit ce soir. Nul doute que je finirai la soirée avec plusieurs inconnus à chanter des chansons dont je ne connais aucunement l'origine. Que j'aimais cette vie!

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Oliana Mésyrhis

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Fiche de Personnage : Fiche d'Oliana Mésyrhis


MessageSujet: Re: Une p'tite gorgée de bienvenue! [Libre]   Ven 1 Juil 2011 - 20:41

L'agitation était palpable, même dans l'écurie où s'était réfugiée Oliana, son poignard à la main elle allait et venait, parfois le lançant puis allant le chercher, parfois déconcentrée s'attardant sur le regard des chevaux qu'elle trouvait dénué de sens, parfois tentant d'écouter si des bruits se rapprochaient au-dehors. Edward montait la garde aux portes du batiment sous le seul ordre de la manipulatrice qui prenait un malin plaisir à le voir se devouer pour elle de la sorte. Trop naïf ce jeune homme... trop naïf....
Elle avançait alors jusqu'au mur du fond. Sa respiration prise, elle soupesa une nouvelle fois l'arme qu'elle avait à la main puis se retourna brusquement dans un ample mouvement de robe, envoyant le poignard se ficher dans la poutre d'en face. Pas mal, elle avait presque atteint le point souhaité, mais la concentration lui faisait défaut. Une nouvelle fois, elle récupéra l'arme fichée dans le bois, avant de la renvoyer, encore et encore, contre la poutre. Toutefois un bruit se fit entendre qui ressemblait étrangement à un claquement de porte. La démone sursauta, prise de panique, et courut pour reprendre son poignard. De l'autre côté des portes de l'écurie, des voix se firent entendre, elle n'eut aucun mal à reconnaître celle de son maître :


Où est Oliana, Edward ? Je ne le répéterai pas deux fois et tu sais la punission réservée aux menteurs en ma propriété.

Le palefrenier eut beau faire, le maître entra tout de même, impétueux, une longue cape sur ses épaules. La domestique, dont le coeur avait entre-temps commencé à s'agiter avec sérieux, se dépêcha de cacher son poignard sous sa robe pour ne pas qu'il l'aperçoive. Mais il ne semblait pas s'en soucier, parcourant simplement d'un pas décidé la distance qui le séparait de la vision d'Oliana qu'il appela alors d'un ton sans réplique :

Oliana dépêche toi ! Nous partons en ville. Tout de suite.

Dans la pénombre semi présente et l'odeur de foin, la jeune démone marqua un temps, sidérée, mais plus encore par le fait que le maître ne venait pas pour la punir de ses sorties illicites dans l'écurie que par la teneur des propos eux-mêmes. Alors qu'elle proposer de seller un cheval, elle eut un second temps d'arrêt, le maître déclarant qu'ils iraient à pied. Elle se dépêcha alors de le rejoindre, méfiante, et en oublia même de maquiller les marques de ses entraînements. Heureusement pour elle, c'était la dernière des préoccupations de Kaëdereth Mésyrhis qui sortait déjà du batiment et s'engageait sur le chemin qui menait hors de la propriété.

***

Oliana se traînait dans les ruelles en regardant le soleil plonger lentement à l'horizon. À quelques mètres devant elle, son maître avançait à un rythme plus soutenu, la rappelant souvent à l'ordre, moments pendant lesquels elle accélérait un instant avant de se laisser distancer à nouveau. Ce n'était pas vraiment une attitude à avoir pour une domestique, mais lorsque la démone était vexée ou inquiète, on ne pouvait lui faire entendre raison. Et ce soir-là, c'étaient les deux. L'attitude de son maître n'était pas habituelle. D'abord, il avait mis une cape et n'avait pas pris de cheval, ce qu'il ne faisait que lorsqu'il voulait passer inaperçu. Ensuite, parce qu'il ne se souciait presque pas d'elle, si bien qu'elle en venait à se demander ce qu'elle était venue faire là, ne la réprimandait que lorsque le son de ses pas était vraiment trop lointain. Et enfin parce qu'il était tard, et qu'elle ne voyait pas ce que son maître venait chercher en ville à cette heure. Certes un domestique n'a pas à recevoir d'explication de ce que celui auquel il obéit fait, mais la jeune démone avait toujours pris pour habitude que Kaëdereth l'informe de ce qui se passait. Ausssi ce soir-là était-il particulièrement étrange pour elle.

Soudain son maître stoppa et elle détailla la ruelle dans laquelle elle se trouvait. Des maisons de pierres, une rue pavée... bref, rien d'extraordinaire, pas de quartier riche ni d'agitation nule part, seulement les aboiements d'un chien en sourdine un peu plus loin. Oliana regretta de ne pas avoir eu une veste avec elle lorsqu'elle se trouvait à l'écurie, car le froid commençait à s'installer. Elle trépigna sur place pour réchauffer ses jambes trop peu couvertes par sa robe et attendit les ordres du maître, même si celui-ci, perdu dans la contemplation de l'une des habitations, ne semblait pas disposé à lui parler pour le moment. Prendre son mal en patience n'était pas son fort mais elle s'y contraint, sans autre choix que celui-ci. Puis Kaëdereth vint vers elle. Elle se tint plus droite, se disposa à écouter. Pour seules instructions elle eut ceci, prononcé sur un ton sans appel :


Quoiqu'il arrive et peu importe le temps que je prendrai, tu ne bougeras pas d'ici.

Dépitée, la jeune démone trouva un coin assez confortable pour s'asseoir, profitant au mieux de la lumière des étoiles grandissante au-dessus de sa tête. L'endroit était parfaitement désert et les pauvres jardins étaient vides de fleurs. Autant dire que la distraction était pauvre, et le froid n'arrangeait rien. Il grandissait de minute en minute s'insinuant partout. Oliana maudit mille fois la pierre qui cernait tout son champ de vision, trop face, trop grise, trop froide. Pourquoi construisait-on des maisons en pierre ? Elle souffla de dépit. La question n'avait aucun intérêt et ne suffisait en rien à tromper le temps. Alors elle fit quelques pas, se perdit finalement dans ses pensées :

*Alors là, si c'est une punission, le maître a réussi ! S'il compte que je reste là pour les siècles à venir il se met le doigt dans l'oeil, j'ai trop froid et je m'ennuie. Peu importe ses ordres. Je vais quand même pas restée plantée là comme ça toute la nuit ! Et puis qu'est-ce qu'il peut faire sombre dans cette rue ! Où sommes-nous venus nous perdre ainsi ? Vraiment quelle idée ! J'espère que le maître sait ce qu'il fait, je n'aime pas cet endroit...*

Dans l'espoir de se désennuyer, elle fit quelque pas. Ses chaussures à talon léger claquaient un peu, et le bruit résonnait dans l'air immobile. Tout était calme et silencieux... une vraie misère. Mais elle ne pouvait rester sans bouger, même si son maître la punirait s'il la trouvait trop loin. Et sans qu'elle ne s'en rendit compte elle s'éloigna de plus en plus. Elle suivait dans le ciel une sorte de chemin que formaient les étoiles et qui se poursuivait sur terre, dans la ville. Elle finit par entendre de plus en plus de bruits, des voix plus précisément. Elle croisa plusieurs personnes, beaucoup étaient saouls. Oliana commençait à se poser des question lorsqu'elle aperçut un écriteau : "Auberge des gobelins musiciens". Parmi les personnes de plus en plus nombreuses, elle ralentit et s'arrêta devant une fenêtre. Des dizaines de personnes chantaient des chansons dont elle ignorait encore l'existence jusqu'à maintenant. N'ayant jamais pénétré dans un établissement pareil, elle se plut à observer les gens. Ceux qui se mettaient à danser n'importe comment, qui montaient sur les tables, chantaient, tombaient, riaient, ceux qui se battaient brusquement, ceux qui applaudissaient... bref, une foule parfaitement inconnue qui la fit sourire. Ils ne paraissaient avoir aucune préoccupation en tête, être coupés du monde... pas comme elle.
Elle resta là longtemps, ne se décidant pas à rentrer. Et si son maître la trouvait ici ? Mieux valait ne même pas y penser...
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MessageSujet: Re: Une p'tite gorgée de bienvenue! [Libre]   Sam 2 Juil 2011 - 23:13

Pochtron, soûlard, poivrot, toutes ces gentilles catégories de personnes se trouvaient dans ce charmant endroit. Selon son analyse personnelle, Vital put même apercevoir quelques gorets qui s'amusaient à savoir leur quantité maximal de nourriture ingéré dans un état second assez avancé. C'était une scène vraiment répugnante ce soir, plus que d'habitude. Il ne savait pas pourquoi, mais particulièrement en cette belle soirée, c'était comme si tout le monde s'était donné le mot pour venir boire ici jusqu'à ce qu'on ne puisse plus rien avaler... Enfin, peut-être cela s'expliquait-il par la célébration d'une fête quelconque, Vital n'en savait foutre rien mais il savait bien une chose, c'était que cette ambiance lui plaisait. Bon, peut-être qu'il aurait préféré un peu plus de retenu de la part de plusieurs d'entre eux, mais c'était toujours mieux que de faire face à un intendant qui se trimbalait avec un bâton bien enfoncé dans le dérrière. Le jeune seigneur en était déjà à sa cinquième choppe de consommation et l'alcool commençait à faire son effet. Il voyait un peu trouble, peut-être quelques petites imperfections dans son élocutions, mais il était capable de boire bien plus que ça encore. Étant donné le fait qu'il n'avait presque rien bu en ces derniers jours, il était en pleine forme et capable de boire en masse. Toujours accoudé sur le comptoir, il était bien heureux aussi de constater que personne ne faisait réellement attention à lui. Parfois certains essayaient de lui faire la causette, sans succès. Non pas que ce soit le noble qui ne voulait pas parler mais c'était plutôt ses interlocuteurs qui s’effondraient avant d'avoir finit leurs phrases.
Un sourire s'élargissait sur son visage lorsque cela arrivait. Il en laissa quelques uns cuver leur boisson mais le dernier qui avait tenté de tenir debout - ce qui était un échec total pour lui aussi - était encore conscient et marmonné des trucs. Curieux, le seigneur laissa son verre sur le comptoir pour se pencher vers ce dernier. Ce faisant, il ressentait tout d'un coup comme un coup de matraque énorme dérrière la tête et c'est là qu'il comprit qu'il était bien bourré (les choppes font quand même 950ml xD) . Une foule de pensée traversa son esprit quant à savoir s'il devait se lever de son tabouret et s'accroupir pour être sur de ne pas tomber ou de succomber à la paresse et de rester immobile en espérant que le soûlard lève la voix. Plusieurs arguments plus tard, il trancha la poire en deux et se pencha un peu plus et comprit quelques mots.

Soulârd : ... Pieux-tu m'aider à m'lever, ch'teplait? [...] 'sens pu mes jambes...

Le jeune McCormick pouffa de rire et tendit une main vers son futur partenaire de boisson. Celui-ci la saisit et essaya péniblement de relever. Échec critique, il entraîna l'aristocrate vers le sol en tirant trop fort, il tomba donc dans un bruit sonore et en s'esclaffant davantage. Leurs rires à l'unisson, ils finirent par retomber sur terre puis à chacun se trouver un tabouret pour continuer tranquillement à boire.

Soulârd : M'chi. L'nom c'est Tymmé.

Vital jeta un oeil vers l'homme assit à côté de lui. * Qui c'est lui déjà...? * pensa-t-il brièvement. En se concentrant il put se souvenir de l'événement qui venait JUSTE de se passer, ce qui était un exploit pour lui. Il se félicita lui même d'avoir une aussi bonne mémoire. Celui qui se prénommait timmé était un grand gaillard, le dépassant de plusieurs centimètre. Les cheveux rasés aussi court que la barbe, c'est à dire un bon 3mm, le tout était d'une couleur sombre. Il avait le visage fatigué mais aussi rougit par l'alcool, la mâchoire carré, quand même bien bâtie. Il portait des vêtements de citoyen ordinaire dans les tons tirant sur le beige pâle surmonté d'une veste sans manche noire. Il avait un oeil mi-clos juste pour faire comprendre à quel point en ce moment il devait être proche d'avoir atteint sa limite de consommation. Le seigneur prit une autre rasade de bière et continua à vaquer à ses réflexions sans penser qu'il serait poli de lui répondre. Il resta ainsi pendant cinq bonnes minutes à le dévisager sans jamais comprendre le lien qu'il y avait entre le mot '' M'chi '' et le mot '' merci ''. Il essayait de décoder le tout. Il finit par abandonner puis par lui poser une question qu'il aurait du poser dès le début.

Vital : DAMNED, l'est où ma bière...?? lâcha-t-il en cherchant son alcool des yeux.

L'inconnu prit un air aussi désemparé que celui de l'aristocrate et l'aida à chercher pendant un bon moment, jusqu’à ce qu'il décide de regarder la main du jeune noble, histoire de vérifier qu'elle ne se trouvait pas là. Aussi étrange que ça puisse paraître, son idée était la bonne. POUF, elle se trouvait la, et le seigneur la tenait fermement en plus. Il était en train de regarder sous le comptoir lorsque Timmé lui frappa l'épaule pour lui signaler la localisation exacte de son verre tant recherché.

Timmé : L'est dans ta main, ta bière! L'homme reprit une gorgée de sa choppe, la pro... prochaine foé fa's plus at-attention, j'serai 'tête même pas la pour...

L'inconnu s'arrêta un instant puis leva les yeux en l'air en posant un doigt sur son menton. Il semblait cherchait intensément quelque chose d'une importance capitale. Sans aucuns doute le reste de sa phrase. L'homme finit par passer à autre chose, comme si de rien n'était, ce qui était aussi le cas du blond. À mesure que la boisson rentrait, la température de la pièce devenait invivable. Ne supportant guère la chaleur, le seigneur regarda avec envie le chemin de sortie le plus proche... malheureusement, la porte de l'auberge était son extrême opposé et il n'avait foutrement pas envie de traverser tout ce bazar. Il savait pertinemment qu'il allait être entraîner dans des chansons ou autres altercations qui le retardera dans sa quête ultime de trouver un peu de fraîcheur. C'est alors qu'il remarqua une fenêtre ouverte non loin. Sa joie était au paroxysme. Sans se questionnait comment il allait pouvoir sortir, il commença à se frayer un chemin rapidement, sans faire attentions aux quelques protestations qui lui étaient adressées. Sans le vouloir, il avait en fait prit un gros détour à travers toute l'auberge. Il se dépêcha d'atteindre son but ultime mais se prit un râteau total et s'effondra sur le sol. Son visage s'étampa carrément au sol mais, par chance, il n'avait rien de cassé. Se contentant de se relever et d'hausser les épaules, il continua sa route et allait indirectement rejoindre une petite voyeuse. À peine à quelques mètres du trou dans le mur, il se demanda comment il allait franchir cet obstacle pour atteindre l'extérieur... Devait-il y aller prudemment ou juste courir comme un dératé pour essayer de sauter à travers? Il était de profil vis à vis de la fenêtre, personne ne pouvait deviner ce qu'il allait faire.
Mais si il ratait sa cible et qu'il se prenait le mur? Ou qu'il se donne un trop gros élan et qu'il ne puisse pas se rattraper? Il réfléchissait, et beaucoup trop. Il était en cours en train de peser le pour et le contre quand il remarqua qu'il était déjà en train de courir vers la fenêtre et de la traverser de tout son corps.

[ Là, tu décides si tu veux que ton perso évite le mien ou qu'elle se le prenne en pleine tronche xD, je vais écrire les deux scénarios possible et tu choisiras celui qui colle avec ce que tu veux]

Scénario 1 : Vital n'avait jamais remarqué que quelqu'un était planté devant la fenêtre en train de regarder ce qui se passait à l'intérieur de l'auberge. Il sentit quelque chose de dur, certes, mais beaucoup moins que ce qu'il avait anticipé. Une fois qu'il avait touché cette matière solide, il l'entraîna dans une chute pour carrément la plaquer au sol et ce, sans ménagement. Il y avait été fort, il n'y avait aucuns doutes la dessus. Profitant un peu du confort de ce qui avait amortit sa chute, il releva la tête pour regarder à ses alentours. Ce n'était pas encore le matin, tant mieux. Il ne prêta absolument aucunes attentions à son héroïne et décida plutôt de redresser son corps tout en restant assis dessus. On aurait pu croire que c'était de la cruauté mais c'était plutôt de la distraction. À vrai dire, il ne s'était pas poser de question quant à cette matière qui l'avait retenu et n'avait même pas remarqué qu'il s'agissait d'un être vivant.

Vital : 'tain, où yé passé l'aut'e troufion? Marmonna-t-il en grattant son menton, et ma bière...?

Scénario 2 : Le temps d'un instant, encore suspendu en l'air, Vital se demandait bien qu'est-ce qu'il était en train de foutre en ce moment, là, en ce moment. Était-il vraiment en train de sauter par une fenêtre sans aucuns objectifs? Où était-il tellement bourré qu'il ne savait même plus faire la différence entre un tabouret et une fenêtre. Probablement que son état se situait un peu entre les deux. Oui, ça devait être ça. Il avait totalement oublié qu'il avait trop chaud. Le dur contact du sol le ramena à la réalité, recroquevillant quelque peu son visage vers son cou, histoire de ne pas se reprendre encore le plancher directement sur sa face. Il resta quelques secondes comme ça, allongé sur le sol de tout son long, sans avoir remarqué la présence d'une personne qui devait sans aucuns doutes l'épier. C'est vrai, quoi. Il y a à peine quelques minutes il était en train de s'amuser à l'intérieur sans causer de problèmes et là, sans prévenir, son corps passe par la fenêtre comme on jetterait un fauteur de trouble. Seulement, dans ce cas précis, le jeune aristocrate s'était par lui-même jetait par la fenêtre pour s'écraser dehors. Même pour un pochtron c'était un exploit d'être aussi stupide. Il se redressa quelque peu et regarda le ciel. Toujours noir, bien, il avait encore du temps avant de devoir aller se coucher... sans doute. La soirée ne faisait que commencer quand il avait commencé à boire, cela devait donc faire deux trois heures depuis... Il avait encore du temps avant le matin.

Vital : Merde... mon royaume pour une bière bien fraiche, marmonna-t-il
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Oliana Mésyrhis

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MessageSujet: Re: Une p'tite gorgée de bienvenue! [Libre]   Dim 3 Juil 2011 - 19:25

L'alcool coulait à flot entre les tables. L'agitation battait son plein, et Oliana se demandait comment tout ce monde pouvait tenir enfermé les uns contre les autres à l'intérieur, dans un bruit qu'elle-même qualifiait d'insoutenable depuis l'extérieur. La stupeur se peignait de plus en plus sur son visage au fur et à mesure qu'elle voyait tous ces pochtrons boire, boire et reboire. Comment était-il possible de vider autant de verres d'un coup ? Grand mystère ! Les yeux collés aux carreaux et les oreilles employées à détecter la moindre personne qui s'approcherait de trop près, elle resta longtemps là, complètement obnubilée par le spectacle. Elle sentait l'air de l'auberge depuis la fenêtre et il réchauffait l'ambiance de plus en plus froide de la ruelle. Seule à un pas de l'agitation, elle pouvait avoir un échantillon de toute cette soirée : la chaleur, les cris, l'alcool... rien ne lui échappait malgré la cohue. Son observation depuis ce point à l'écart étant bien plus aisée qu'au milieu des soûlards.

Elle ne perdit ainsi pas une seule miette de ce qui se passait et se retint d'éclater de rire maintes et maintes fois devant l'attitude des gens de l'auberge. Si elle avait eu à compter toutes les personnes qui étaient tombées pendant le temps durant lequel elle resta là, le nombre aurait été exorbitant. Et toutes ces gamelles non préméditées et suivies de rires immédiats et incontrôlables régalaient Oliana. Comment pouvait-on se mettre dans pareil état ? C'était simplement extraordinaire ! Et dire qu'elle aurait pu manquer ça si elle avait écouté à la lettre les ordres de son maître. D'ailleurs il lui faudrait bien revenir à un moment... et puis zut ! Non vraiment c'était trop drôle ! Elle ne pouvait pas partir maintenant ! Il fallait qu'elle ait au moins le temps de regarder tout ce petit monde encore quelques minutes... le temps de trouver... lequel était le plus rouge par exemple ! Cet homme au fond de la salle était plutôt pas mal placé. Peut-être servait-il de lanterne pour les gens qui n'étaient pas assez près des bougies ? Fort probable ! Tous ceux qui passaient à un pas de lui prenaient la même teinte. Et puis cet autre homme au comptoir qui essayait de se relever depuis tout à l'heure mais qui n'y parvenait pas... ! Mais d'où venait cette espèce de gens là ?

Toute à ses réflexions, elle ne remarqua qu'à mi-chemin cet homme qui tentait tant bien que mal de fendre la foule. Cet animal-là était dans le même état que les autres... ou peut-être pire ? Il finit par se ramasser de tout son long sur le plancher et disparut de sa vision.


*Vraiment ! Ne même plus savoir se tenir correctement ! Voilà qui a dû lui faire bien mal... Ou pas, dommage. Le revoici debout ! Téméraire celui-là ! D'autres se sont laissés tomber sans pouvoir s'arrêter de rire, et les autres soûlards avaient été obligés de les relever. Et que fait-il à présent... ? Ah ! Il fait le tour de la salle. Peut-être est-il perdu... Quelqu'un pourrait l'aider tout de même, ils ne voient pas qu'il titube complètement ? Peut-être qu'il ne sait même pas ce qu'il fait au fond. Ça doit être marrant... même si je ne vois toujours pas comment on peut avoir l'air aussi stupide en si peu de temps...*

L'individu s'était à présent mis à bousculer tout le monde. Et lorsque Oliana s'aperçut qu'il se dirigeait vers la fenêtre, elle fronça les sourcils. Qu'était-il entrain de faire ? Peut-être qu'il l'avait repéré, après tout elle n'était pas très discrète. Et alors, depuis quand n'avait-elle plus le droit de regarder les pauvres gens à leur insue ? D'autant plus que son esprit de démone était comblé par ce spectacle. En tout cas, quoi que veuille cet homme, elle ne bougerait pas de là, ça c'était clair. On ne lui enlèverait pas comme ça son droit à se nourrir du ridicule des autres. Surtout que celui qui venait faisait partie des meilleurs du lots des soûlards.
Néanmoins rapidement la question fut supplantée par une autre, plus précise. Pourquoi jugeait-il l'encadrement de la fenêtre de la sorte ? Campée sur sa position, elle observa avec attention le drôle de manège. Un coup d'oeil à droite puis à gauche, à gauche puis à droite... Peut-être voyait-il triple et ne discernait-il pas très bien la fenêtre... ? Hypothèse envisageable même s'il avait réussi à venir jusqu'ici presque sans encombre. Ou alors il était entrain de se raviser et aller repartir tout droit vers là d'où il était venu ? Ça pouvait coller aussi. Dans tout les cas son air de profonde concentration témoignait d'un effort de réflexion et d'un choix difficile à faire.

Oliana observait avec curiosité les diverses expressions qui passaient sur le visage de l'homme près de la fenêtre. Elle tentait de les analyser mais c'était bien trop abstrait pour elle. Il lui semblait en effet que c'était la première fois qu'elle voyait quelqu'un d'aussi saoûl, sauf peut-être deux ou trois autres hommes de la salle. Et alors qu'elle songeait à cela elle le vit s'élancer vers la vitre.


*Non mais qu'est-ce qu'il fait là ? Il court pas comme ça vers la fenêtre tout de même ? Ah ben si on dirait bien ! Enfin... il va bien s'arrêter avant le mur, non ? ... Non ?*

Bien décidée à rester sur place, elle n'eut que le temps de se couvrir la tête de ses bras, présageant la catastrophe. Et en effet la catastrophe survint, et le pauvre homme passa à travers les carreaux, emportant la fenêtre avec lui qui se brisa un peu plus loin. Il avait eu de la chance, tout le monde était trop ivre pour s'en apercevoir. Celle qui eut moins de chance en revanche fut la démone qui, les yeux cachés derrière ses mains, ne put l'éviter. Tous deux tombèrent à terre, elle la première. Cet infime moment où elle resta en l'air, happée par le soûlard, lui laissa le temps de pousser un cri de surprise qu'il étouffa lorsqu'il lui tomba dessus. Coincée entre cet homme à l'odeur d'alcool et le sol dur de pavé froid, elle allait pousser une imprécation lorsqu'il commença à se redresser.

*Ah ben quand même ! C'est pas trop tôt ! Il est vraiment pas pressé celui-là, et pas léger en plus ! Enfin... on va quand même attendre qu'il se relève pour... Non mais qu'est-ce qu'il fait là ? Je rêve ou il va rester assis ? Non mais je le crois pas ça !*

Ouvrant des yeux de plus en plus grand au fur et à mesure que le temps s'écoulait, muette de stupéfaction, elle resta là durant quelques secondes d'hébétude, banquette malgré elle, à attendre un mouvement, aussi infime soit-il, de la part de l'homme volant à travers les fenêtres. Lorsqu'il parla, elle tenta ainsi tant bien que mal de discerner des paroles cohérentes. Ce qu'elle comprit en tout cas, c'était qu'il était vraiment trop ivre pour se rendre compte qu'il était assis sur quelqu'un. Donc, autant s'en débarasser tout de suite. Elle se contorsionna pour se se dégager, le faisant tomber au passage, et se releva, contrôlant comme elle pouvait l'énervement naturel à sa race qui succédait logiquement à sa surprise.

Non mais vous pouvez m'expliquer ce qui vous a pris là ? Votre mère vous a jamais éduqué ou quoi ? Vous savez qu'on ne saute pas sur les gens comme ça ? Et sans s'excuser en plus ! Et aussi qu'il existe des portes pour sortir d'une salle, pour les gens civilisés ? Non parce que quand on vous voit comme ça on a plutôt l'impression que vous êtes complétement idiot vous savez ? ... Non mais vraiment !

Elle ne se rendit compte qu'après avoir crié que l'homme ne comprendrait certainement pas un traître mot de ce qu'elle venait de dire. Il était trop ivre, elle s'époumonait pour rien. Alors, tentant de se calmer, elle fit les cent pas et alla s'adosser au mur qui faisait face à l'auberge, croisant les bras. L'air frais lui seul ne suffit pas à l'appaiser et elle sentait le rouge lui monter aux joues tant sa part de démone avait envie de s'énerver encore plus. Heureusement pour le soûlard, elle réussit à se convaincre que ce n'était pas la solution, que le pauvre homme n'y pouvait rien s'il avait bu un verre de trop. Elle respira donc patiemment, figure même de la compréhension, pour retrouver son calme premier.
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MessageSujet: Re: Une p'tite gorgée de bienvenue! [Libre]   Lun 4 Juil 2011 - 5:09

L'aristocrate était tout simplement éberlué par son environnement. Il ne reconnaissait aucunement les lieux auxquelles il avait gaspillé ses dernières heures. Gaspiller? En général, lorsque ce genre d'action a été effectué, on n'est pas supposé ressentir quelque chose comme... le regret? Des remords, ça, le jeune McCormick n'en vivait aucunement et, au contraire, il vivait plutôt le parfait bonheur, là, assis sur son tabouret. Il s'en allait empoigné sa choppe pour trinquer mais, par le plus grand de son désarroi, il avait encore perdu son verre. Il haussa un sourcil et essaya de se remémorer comment il avait fait la dernière fois pour retrouver sa boisson... Il leva les yeux au ciel en réfléchissant peut-être trop. C'était son partenaire de boisson qui le lui avait trouvé pour lui, il lui semblait en tout cas. Il s'en allait redemander de l'aide à son ami mais il n'était plus à ses côtés. Peut-être était-il partit au petit coin? Toujours est-il que ça ne régler pas son problème. Normalement, on buvait pour oublier ses problèmes et éviter de penser ou, tout du moins, c'est ce que la croyance populaire veut faire croire. En réalité, elle vous fait réfléchir cent fois plus qu'à la normal mais, à la différence de lorsque vous n'êtes pas sous l'influence de l'alcool, rien à l'extérieur ne peut vous déranger pendant que vous êtes piégé dans vos pensées. Mais quand je dis rien, c'est vraiment RIEN. La fraîcheur de l'extérieur? Aucune sensation. Le changement de décoration des lieux? Oui, il l'avait remarqué, mais sans se poser de questions. Le fait qu'il avait traversait une fenêtre pour plaquer au sol une personne vivante? Pas souvenir.

Tout à coup, il y eut un déclic dans sa tête.

Sa bière n'était nul part ailleurs que dans sa main la dernière fois qu'il l'avait perdu. Sa main était tellement crispé sur le récipient qu'il avait l'impression que ses deux matières avaient tout simplement fusionné et que la choppe n'était qu'une extension supplémentaire de son corps. Il regarda donc une à une ses mains, mais sans succès. Il regarda toujours aux environs et son compagnon n'était toujours pas de retour... peut-être s'était-il perdu en chemin? Ou qu'il avait tellement uriné qu'il avait éjecter tout le sang de son corps par mégarde? Tant de possibilités, mais Vital parvint à une conclusion qui lui semblait la plus logique. *Il s'est enfuie avec ma bière dès que l'occasion s'est présenté! Le chacal!*
Il s'agita quelque peu sur son coussin vivant puis sentit que sa chaise lui rendit ses secousses et ce, indépendamment de sa volonté. Il essaya de suivre le rythme de ce qui aurait très pu bien être un tremblement de terre mais il ne tarda pas à tomber de sa chaise qui se glissa littéralement loin de lui.
C'était un phénomène tout à fait extraordinaire. Un séisme de plusieurs secondes qui a donné vie à sa chaise (?) pour un moment, juste le temps suffisant pour s'extirper du statut d'esclave qui avait été donné par le jeune seigneur (??). Comprenant qu'il aurait dû prendre en compte les sentiments de son tabouret, il essaya de se redresser péniblement - ben oui il avait quand même du verre un peu de verre incrusté dans sa chair ainsi qu'un énorme mal de tête - mais c'est ainsi que la chaise haute commença à s'exprimait. La chaise parlait, non mais quel délire! Il essaya de suivre toutes les revendications du meuble mais elle parlait trop vite et trop fort pour lui. Il se tint la tête quelques instants afin de faire cesser ces vibrations qui lui faisait tourner la tête. Il se prépara à se lever pour faire volte-face à ce qui aurait très bien pu devenir son ennemi.

Vital : qu'é c'est c'é qu'a l'a dit...? marmonna-t-il inconsciemment

Il leva les yeux vers son interlocutrice qui avait une silhouette humaine. Ça alors, en plus d'avoir passé d'un état totalement léthargique sans aucunes émotions à une forme de vie capable de communiquer, elle était devenue une véritable personne! Quelle sorte de sorcellerie était-ce que cela? Totalement perdu, le jeune seigneur essaya de lever un doigt comme pour se donner le courage de répliquer, mais à la place de mot, c'était une bulle d'air qui s'échappa par la voix buccal. Alors qu'il essayait de sortir une phrase, la jeune femme - ce qui avait l'air de ça en tout cas - décrivait à présent des arcs de cercle en marchant puis alla s'adosser contre le mur de l'auberge. Si sa compréhension personnelle était très proche d'une valeur nulle, je ne pense pas qu'il soit utile de citer que, dorénavant, elle devait sans aucuns doutes se trouvait dans les négatifs. Des gros points d'interrogations ornaient ses yeux, mais qu'était-ce donc cette magie inconnue? Pourquoi avait-elle marché en rond de la sorte pour ensuite s'asseoir? Sans oublier qu'elle lui avait crié quelque chose dessus sans qu'il ne saisisse la signification... Peut-être était-elle en train de lui jeter une malédiction?
Peut-être que ses folles théories allaient trop loin... Il fit quelques pas vers la soi-disante chaise vivante et pensa qu'il était à présent nécessaire de s'assurer qu'il n'était pas en train de rêver. Il s'accroupit non sans difficultés à côté de son interlocutrice pour l'observer un peu avant de la toucher du bout de son index à la hauteur de son épaule. C'était dur, certes, mais ce n'était en aucuns cas du bois. Toujours avec son index il décida d'essayer de déplacé une mèche de cheveux de ce curieux personnage, la texture était agréable au toucher et totalement véridique. Il plaça sa main devant sa bouche pour enfin comprendre qu'il ne s'agissait en aucuns cas d'un meuble mais plutôt d'une réelle personne vivante. Il se trouvait bien bête sur le coup.

Quoique... sa théorie n'était-elle pas si ambigu que ça?

Il choisit de s'en assurer. Il se leva et passa sa main au visage, farfouillant dans ses souvenirs les derniers évènement. Heureusement, la chute lui avait replacer un peu plus les idées qu'auparavant et il se souvint qu'il s'était retrouvé à passer à travers une fenêtre sans aucunes raisons apparentes. Cette personne devait sans aucuns doutes n'être qu'une pauvre passante qui avait eu le malheur de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.

Vital : Oh nonn... lâcha-t-il en se couvrant les yeux

Le choc de comprendre qu'il avait commit une bavure l'avait fait sévèrement dessoûlé d'un coup, grâce à l'adrénaline produit sous l'effet d'une augmentation considérable de son afflux sanguin. Son rythme cardiaque était proportionnelle à la honte qu'il ressentait. Ses conneries l'avaient mené à déranger une pauvre femme apparemment sans défense qui n'avait fait que demander réparation, sans aucuns doutes. Quelle tâche pour son image, il devait arranger la situation et ce, au plus vite! Mais d'abord, ne pas révéler son identité pourrait peut-être le sauver de cette situation. Des poivrots, ils en courraient les rues, il pouvait très bien se faire passer pour un type anonyme qui était de passage dans le village et qui ne remettrait plus jamais les pieds ici. Mais il était trop tard. Agissant totalement sans aucunes réflexion, il s'était pointé à quelques dizaines de centimètres à peine de la jeune fille pour l'observer, aucuns doutes qu'elle allait se souvenir de l'empreinte de son visage...
Mais pourquoi ne s'était-elle pas enfuie? Ou tout simplement débattue plus tôt? Il était tout de même resté une belle lurette assis en califourchon sur cette personne, quelle était la raison qui l'avait poussé à ne pas se mouvoir plus tôt? L'avait-elle reconnue?

Le meurtre serait-il donc la seule solution possible pour laver son honneur? Il chercha de sa principale main la manche de son épée mais il ne l'avait pas emmené. Damned. De toute façon, c'était une idée de merde. Éviscérer une pauvre créature pour avoir été au mauvais endroit au mauvais moment, ce n'était pas bien. Au moins avait-il encore conscience de la notion du bien et du mal... Il s'accroupit à nouveau à côté de la jeune femme en essayant de trouver son regard de ses yeux.

Vital : Hemm... j'imagine que des excuses seraient de mises, madame, mademoiselle...?

Il avait dit ça d'un ton un peu plus sérieux avec une meilleure élocution. En effet, la situation de '' crise '' qu'il était en train de vivre l'empêchait de sombrer encore une fois dans l'inconscience volontaire de son entourage. Il devait tout du moins régler ce problème avant de pouvoir revivre le bonheur parfait. De toute façon, il ne pouvait plus continuer à picoler car sa consommation était resté à l'intérieur et il était prêt à parier que son verre était déjà vide de toute façon... Il tenta faiblement de sourire à celle qui lui faisait face, ne sachant pas trop quelle attitude adopté.



[ Hrp : Désolé j'ai fais le post vite fait avant d'aller travailler u___u ]


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Oliana Mésyrhis

Celle d'ailleurs

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MessageSujet: Re: Une p'tite gorgée de bienvenue! [Libre]   Sam 9 Juil 2011 - 16:27

Le froid commençait à piquer sa peau lorsqu'Oliana se calma enfin, s'abreuvant du son du silence dès qu'il se décidait à poindre, s'en délectant autant qu'elle pouvait pour réussir à s'appaiser durablement. La nuit noire et les petites étoiles de la voûte céleste tentaient de l'aider du mieux qu'elles pouvaient et la démone les fixait tant bien que mal pour ne pas avoir à regarder l'homme qui lui avait sauté dessus. Ce n'était en même temps pas très compliqué, à cause de l'obscurité et du fait qu'il ne bougeait pas vraiment, mises à part quelques paroles incompréhensibles accompagnées de mouvements qui n'aboutissaient pas toujours à grand chose. Consciente qu'il lui fallait se changer les idées avant de prendre l'initiative d'entamer une conversation avec l'inconnu, elle ruminait ses pensées sans rien dire. Ce n'était pas l'envie de lui crier dessus une nouvelle fois qui lui manquait, mais sa maîtrise d'elle-même l'en empêchait pour le moment. L'impulsivité naturelle dont elle faisait preuve en temps normal ne la menaçait pas à cet instant, guettant très certainement dans l'ombre le moment propice pour surgir et se manifester. Mais Oliana elle-même ne savait quand ce moment se produirait. Peut-être mettrait-il un peu de temps à venir, avec de la chance. Dans tous les cas, son regard finit pas se détacher du ciel pour tomber sur l'homme qui lui faisait face et qui avançait vers elle. Si ses sourcils se froncèrent, sa première réaction fut toutefois de se crisper. Puis elle se résolut à le laisser venir, constatant bien que dans l'état où il se trouvait, il ne pourrait pas faire de mal à une mouche.

La première entreprise de l'inconnu fut alors de s'accroupir près d'elle. Ensuite, avec un air qu'elle jugea perdu, il lui toucha l'épaule, les cheveux... le tout dans la même expression d'incompréhension. Elle s'écarta alors, se demandant ce qui pouvait bien passer par la tête de cet étrange inconnu, quoiqu'elle se douta que dans son état il ne pouvait pas y avoir grand chose.


Vous êtes véritablement ivre, vous, laissa-t-elle tomber. Je me demande d'où vous sortez pour vous mettre dans des états pareils.

Puis l'intéressé se releva enfin, lui tirant un soupir. Cette situation était décidément de plus en plus bizarre. Du moins elle lui semblait incongrue lorsqu'elle se rappelait les circonstances qui l'avaient poussée à venir s'échouer ici, et regardait autour d'elle, en quête de nouveaux repères. En fait, elle n'aurait pas dû se trouver là, c'était clair, et encore moins y rester. Elle esquissa donc un mouvement pour se relever, n'alla pas jusqu'au bout, soupira. À quoi bon partir à présent ? Elle était venue pour changer d'air, l'autre rue étant trop étouffante, et bien elle était servie !
Sur cette pensée morose, elle fixa une nouvelle fois son regard sur le soûlard volant. Peut-être qu'à un moment il se rendrait compte de son comportement grossier. Voilà ce pourquoi elle attendait là, sans rien faire, elle n'en démordrait pas, elle voulait des excuses, impérativement. Ainsi, son regard se fit de plus en plus pesant, attentif, un peu hautain. Et quand elle entendit le maigre « Oh non » poussé par l'homme qui lui faisait face, elle retint un sourire. Il venait très certainement de prendre conscience de ce qui se passait, c'était un bon début pour aller vers des excuses.

À deux pas d'eux la porte de l'auberge s'ouvrit pour laisser passer deux hommes patibulaires encore plus ivres que celui auquel elle venait d'avoir affaire. Ils s'appuyaient l'un sur l'autre pour éviter la chute et avançaient en zigzaguant et en marmonnant des paroles parfaitement inintelligibles. Ce devait être monnaie courante en ce lieu car les modestes passants qui croisaient leur chemin ne semblaient pas relever leur état lamentable. Oliana songea que tous ces hommes devaient être bien misérables pour boire autant, des problèmes à oublier certainement, à noyer dans l'alcool. Leur tenue approuvait d'ailleurs cette hypothèse, trop mise à mal pour que ce soient des gens vivant confortablement. Et pourtant... ses yeux obliquèrent une nouvelle fois vers l'homme face à elle. Lui ne semblait pas de la même condition que ces gens, ses habits le démentait. Mais alors qui était-il ? Elle espéra pour le moins ne pas avoir invectivé un noble, ou un proche de maître, ce qui aurait joué fortement en sa défaveur.

Alors qu'elle songeait à cela, il se rapprocha une fois de plus et s'assit à côté d'elle. Cette fois-ci elle se tint tranquille, sans regard équivoque. Elle se contenta de lui rendre celui qu'il posait sur elle, pour lui faire ses excuses. Devant son sérieux, elle ne se trouva pas capable de les lui faire ravaler par une remarque acerbe, d'autant plus qu'elle le suspectait toujours d'être de meilleure naissance qu'elle, et surtout qu'il avait l'air sincère.


Mademoiselle... lui répondit-elle, Oliana, Oliana Mésyrhis. Je pense en effet que des excuses seraient bien venues. Mais d'abord, qu'est-ce que qui vous a pris de passer par cette fenêtre ? Même ivre, vous pouviez bien trouver la porte pour si vous vouliez sortir... enfin je suppose.

La démone ne se rendit compte qu'après coup qu'elle n'aurait pas dû donner son nom. Les gens avertis pouvaient tout de suite faire le rapprochement avec Kaëdereth Mésyrhis, son maître. Et quoiqu'elle n'ait jamais vu cet homme de sa vie, elle ne pouvait pas savoir s'il connaissait son maître, ce qui serait sûrement le cas s'il était de la condition que lui supposait Oliana.
Mais non après tout, pas de quoi s'inquiéter. Ils ne se connaissaient pas et elle ne craignait rien. En revanche, il fallait qu'elle sache à qui elle avait affaire, pour s'ôter tout autre soupçon de la tête.


Et vous comment vous nommez-vous Monsieur ?

Les deux soûlards de tout-à-l'heure s'étaient éloignés, laissant derrière eux un silence de trop courte durée, vite accaparé par les autres clients de l'auberge qu'on entendait très nettement à travers la fenêtre en miettes étalées sur le sol . Elle jeta une oeil aux carreaux brisés un peu plus loin puis une brusque pensée lui fit de nouveau tourner la tête. Elle n'y avait pas réfléchit jusque là mais l'inconnu ne pouvait pas être passé à travers le verre sans en recevoir des éclats. Elle découvrit en effet quelques bouts de verres sur l'homme assis à ses côtés et esquissa une grimace.

Je crois que vos acrobaties ne vous ont pas laissé indemne. Regardez, vous vous êtes coupé. Vous devriez peut-être faire soigner cela avant que ça ne s'infecte.

Assise ainsi, dans la rue et le froid qui venait, elle ne pouvait s'empêcher de se sentir de plus en plus mal-à-l'aise. Ce pourquoi elle se leva, épousseta rapidement sa robe, et proposa dûment à son voisin de l'accompagner à l'intérieur pour trouver de quoi refermer les quelques plaies qu'il pouvait avoir, ou au moins trouver du désinfectant, ce qui ne serait pas très difficile avec l'alcool qui continuait de couler encore à cette heure. Et si elle tâcha de la cacher, elle ne pouvait masquer complètement sa gêne, bien présente, des événements auxquels elle avait participé malgré elle.

Venez, on va peut-être pouvoir trouver de quoi vous apporter des soins à l'intérieur. Enfin... il y aura bien quelque chose pour vous aider. Vous ne pouvez pas rester comme ça dehors.

Son regard oscilla un moment entre l'homme et les étoiles, pour finalement revenir se porter sur la rue. Venill, une ville qu'elle avait vu cent fois mais qu'elle semblait découvrir à chaque visite qu'elle y faisait. D'ailleurs de quelle partie de la ville était-elle venue tout à l'heure ? Mystère, elle ne souvenait que vaguement du chemin qu'elle avait emprunté. Comment faisait-elle pour se perdre de la sorte partout où elle allait depuis quelques temps ? Malgré la chaleur, elle tira l'éventail offert quelques jours plus tôt par un elfe dans les rues de Madorass, rencontré quelques heures plus tôt sur les docks de Venill, rien que pour y jeter un coup d'oeil, le détailler une énième fois. La dernière fois qu'elle s'était perdue avait été la bonne, elle avait fait une rencontre charmante. La fois d'après, un homme l'avait percuté en volant à travers une vitre. Que se passerait-il à la troisième ?

[HRP : Désolée pour l'attente ^^]
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MessageSujet: Re: Une p'tite gorgée de bienvenue! [Libre]   

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Une p'tite gorgée de bienvenue! [Libre]

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