''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 "Je vois la vie en rose" [Liv. Hawke]

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Liam Gil' Sayan



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Race : Humain
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Fiche de Personnage : Liam Sayan ~


MessageSujet: "Je vois la vie en rose" [Liv. Hawke]   Dim 5 Juin 2011 - 15:58

Le soleil glissait derrière les collines proches de Venill. Le vent faisait bouger en rythme les champs de blé, les nuages se mouvaient dans le même sens, et seuls les sabots d'un cheval au galop martelaient le sol. Ces terres étaient vierges de monde et de terres habitées. Sur ce cheval, un jeune homme aux cheveux aux reflets du soleil riait.

Liam Gil' Sayan aimait cet endroit. Cette grande étendue de terre où l'infini se mariait avec l'horizon. Nul ne sait ce qu'il y a au loin, sans pour autant s'attendre au néant. Le cheval ? Ce n'était pas le sien. Il appartenait à la nature. Il lui avait juste demandé un peu d'aide, un peu de sensation forte et de liberté. Le cheval, la plus noble conquête de l'homme ? Connerie. Tout le monde sait depuis longtemps que c'est le cheval qui a dompté l'homme. Et non l'inverse.

Liam le fit s'arrêter un peu moins d'un kilomètre avant la ville de Venill pour que l'animal n'ait aucun mal à retourner dans sa nature sauvage. Après une caresse sur le flanc et la tête, le cheval partit au galop dans la direction opposée à celle de Liam. Il se mit alors en marche vers la ville. Il avait un foulard autour du cou. Plus pour se donner un genre que pour se protéger du vent sec, caractéristique de cette période de l'année. Son sac en bandoulière en toile, sa tunique noire, son pantalon et ses bottes en cuir, le foulard... Il était parti pour une grande aventure, encore une fois, la tête remplie de ce qu'il avait pu voir ces dernières semaines. Tout noté dans son calepin, il était déjà allé à Madorass pour faire part de ce qu'il avait découvert aux géologues et autres scientifiques de la citadelle, afin de finaliser ses missions d'exploration, et ainsi toucher sa prime. L'argent ne fait pas le bonheur. Mais si cela lui permettait de manger autre chose que des fruits cueillis ou de la viande chassée, il pouvait vraiment se satisfaire de quelques pièces. Il devait maintenant aller sur Venill pour prévenir les scientifiques travaillant dans cette citée-ci.

Comme il était seul et loin de toute forme de vie, il pouvait s'adonner à ses exercices. Il voulait tenter un nouveau truc : Voler, ou s'en approcher. Il installa bien ses affaires, serra un peu plus son foulard, et se mit à courir. Au bout de quelques foulées, il invoqua des forces novices de l'air pour le porter. Ses jambes se soulevèrent alors. Cela le surprit d'abord, et tomba dès que ses pieds touchèrent le sol. Il explosa alors de rire, trouvant sa situation vraiment ridicule. Il ne se laissa néanmoins pas démonter. Il réajusta sa tunique, et recommença à courir. Il courut d'abord plus longtemps avant de faire appel au vent. Il fit seulement quelques soufflées dans son dos pour se faire courir plus vite, beaucoup plus vite. Il commença alors à chantonner pour se concentrer et invoquer les forces élémentaires. Il faisait le vent le pousser en avant, juste pour pouvoir courir et se préparer psychologiquement.

" - ... Un... "

Il sentait ses jambes se faire porter par une puissante force. Aucun n'obstacle n'était sur sa route. Seulement de l'herbe.

" -... Deux... "

Il faisait de petits sauts de temps en temps pour augmenter sa vitesse et voir la portée de son saut. Il souriait, puis riait à plein poumons !

" - Trois ! "

Il sauta en poussant ses bras à l'arrière pour que le vent le propulse. Le corps en avant, les bras jetés derrière lui, on aurait dit un boulet de canon. Sa descente commença et il tombait vite. Son coeur s'accélérait et se soulevait à cause de la ... peur ? Non ! C'était tellement bon !

Il positionna ses mains vers le sol. Le vent tournoyait autour de lui, l'enveloppant d'un "coussin d'air" protecteur. La vitesse de sa chute diminuait, mais il allait toujours très vite. Il força sur ses bras, toujours dirigés vers le sol, pour projeter de l'air. Il criait de toutes ses forces comme pour s'en donner, et là, la magie opéra. Il ne voyait rien, mais sentait. Il sentait cette force magique de l'air qui l'encerclait et le maintenait à trente centimètres du sol. Surprit, il se mit à rire de joie. Mais là, drame. Comme d'habitude, il se déconcentra, et une brèche dans le cocon de vent s'ouvrit. Il s'écroula sur le dos. Sonné, il n'osait plus rien faire. Il ne savait plus s'il devait rire ou pleurer. Il fit ni l'un, ni l'autre. Son égo venait d'en prendre un coup. Il se tut.

Il n'arrivait plus à se lever, enfin... ne voulait pas se lever. Il attendait que son coeur se calme, et que son cerveau refonctionne à l'endroit. Deux minutes plus tard, il se fit soulever et mettre debout par les forces aériennes. Il contrôlerait ce pouvoir. Il se le promit. Debout, il se dit qu'un petit peu d'eau sur le visage lui ferait du bien. Il se campa alors sur ses deux jambes et repensa au doux visage de Mr Erianthyl, et chantonna une comptine elfe qu'il lui avait appris. L'eau était l'élément qui lui causait le plus de soucis, il avait donc besoin de toute sa concentration. La terre était sous ses pieds, l'air l'encerclait, le feu naissait de ses mains... Mais l'eau ? Il avait juste remarqué qu'en se concentrant pleinement, il arrivait à faire apparaître trois sphères d'eau qui flottaient devant lui. Plus sa concentration était grande, et plus grosses étaient les sphères. D'où venaient-elles ? De l'humidité de l'air. C'est pour cela qu'il devait réellement se concentrer pour les faire apparaître, car les particules étaient tellement fines dans l'air, qu'il fallait une grande force de sa part pour les concentrer ainsi. Par syllogisme, la glace aussi n'était pas son fort. Il arrivait juste à refroidir son corps et à congeler ces sphères.

Une fois que ces trois sphères étaient formées et flottantes face à lui, elles ne bougeaient plus. Il arrivait, grâce au vent, à les envoyer sur d'éventuels ennemis. Mais contrôler l'eau elle-même. Une plaie ! Il s'avança alors vers l'une des sphères, et y colla sa bouche. Il aspirait pour boire, et la sphère diminuait de taille. Il enveloppa sa main droite de magie de vent, et sectionna d'un coup sec la deuxième sphère. Il mit de la magie sur sa deuxième main, et ainsi, il put "attraper" les deux mini-sphères dans ses paumes, et se les envoya au visage. Ça servait à rien de couper la sphère d'eau en deux, mais il utilisait n'importe quel moyen pour apprendre d'autres capacités magiques, ce qui était une autre des leçons de Mr Erianthyl : S'amuser, imaginer, tester, se surpasser... Quant à la troisième sphère, il joua avec et la faisait traîner derrière lui, comme s'il tenait un ballon gonflé à l'hélium. Mais sans fil...

Il était arrivé devant les portes du bâtiments de l'étude du monde. Il sortit les deux cahiers qu'il avait dans son sac, et donna celui qui servait de notes pour le travail. Il rangea le deuxième, celui des notes personnelles. Après un coup d'oeil approximatif sur son travail, le nain qui était à l'entrée lui tendit une petite bourse avec des pièces dedans. Juste assez pour se payer trois repas complets par jour, pendant trois jours. Cette bourse et celle de Madorass lui permettraient de bien manger et dormir en ville pendant une semaine. Pour le reste du mois, il devrait se débrouiller. Le nain le raccompagna à la porte, et leva les yeux au ciel lorsqu'il vit la sphère volante au niveau de son épaule. *Ha... Ces magiciens...*

Où aller et que faire pour dépenser son argent ? L'auberge des gobelins pardi ! Il marchait dans les rues, sourire aux lèvres, impatient de parler à l'aubergiste, de bien manger, boire et dormir. Ne connaissant personne, à part les quelques gérants d'établissements dispersés dans tout le pays, il n'avait pas d'attache. Liberté totale. Ce qu'il avait toujours voulu. Il agissait selon ses propres règles, selon celles de la Déesse de l'Equinoxe, selon les règles de la nature.

Le soleil venait de se coucher, et la lune de pointer son nez. La musique, les rires et les cris de joie se faisaient déjà entendre de l'extérieur. Lorsqu'il entra dans l'auberge, une légère fumée due aux bougies, au lustre et aux vapeurs de la cuisine emplissait la salle, rendant une vision claire quasi impossible. Il se dirigea silencieusement vers le comptoir, et s'assit dans un coin. L'immense montagne de muscles de type masculin qui nettoyait les verres se dirigea vers lui :

" - Hey ! P'tit Liam, j'tai de suite capté quand t'es rentré ! Qu'est ce qui t'es arrivé c'te fois ?
- Vwoff, pas grand chose à part une vilaine morsure au bras faite par un serpent, rien de particulier.
- Hein ?!
- Ouais non mais j'la connaissais cette bête là, son venin n'est pas mortel. Il m'a juste engourdit le bras gauche pendant quatre jours, mais j'ai survécu !
- ... T'es bien plus fort que la plupart des gaillards que je connaisse.
- Arrêtes ! C'était rien j'te dis. Juste une petit bête.
- Alors qu'est ce que je te sers ?
- Je crèèèèèève de faim !
- Va pour mon meilleur ragoût !"

E
t l'armoire à glace partit en cuisine, puis revint de suite.

" - Dis, tu peux faire quelque chose pour la fumée ? J'ai des problèmes en cuisine, les vapeurs viennent par ici. Va te mettre à une table, j't'amène la bouffe "

Liam acquiesça et partit s'asseoir à une table, à l'ombre, là où personne ne viendrait l'embêter. Il s'assit tranquillement, posa son sac à ses pieds, mit son écharpe sur la table, et ferma les yeux. Concentration. Il forma une sphère dans son esprit, uniquement faite de vent. Rien ne comptait à cet instant que cette petite sphère qui grossissait dans son esprit. Le néant entourait la boule de vent. Il la matérialisa ensuite au centre de la pièce. D'un coup, il ouvrit les yeux et la fit exploser. Le vent ainsi que la fumée, partirent par les ouvertures des fenêtres ou par les trous dans le plancher. Les clients, trop occupés à parler, boire ou manger, ne sentirent juste qu'une légère brise leur caresser le visage. Deux, trois personnes captèrent de suite qu'on y voyait plus clair, mais n'y firent pas plus attention que ça.

Dans un sourire, l'aubergiste lui apporta son plat. Il lui ébouriffa les cheveux et lui souhaita bon appétit. Il passa un coup de torchon sur le comptoir et se servit une petite bière. Liam sourit, sentit le délicieux fumet qui se dégageait du plat, et planta sa fourchette dans la viande.
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Liv Hawke



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Race : Elfe.
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Âge : 24.

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MessageSujet: Re: "Je vois la vie en rose" [Liv. Hawke]   Dim 5 Juin 2011 - 17:43

    Cric. CRAC. Criiic. CRAAAC.

    Et voilà, une tente pliée, une !

    Pliée ? Croyez-vous que cette chose en tas devant Liv peut être considéré comme plié ? S'il y avait un mot pour le décrire, je dirais plutôt tordu. Ou enroulé. Ou encore cassé. Un amas de toile et de branches jonchait le sol sous le regard consterné de la jeune fille. Elle s'était vraiment levée du mauvais pied ce matin.

    Généralement, la nuit était bonne. Liv se réveillait d'un sommeil empli de rêves et allumait un feu. Elle y faisait griller quelques plantes, cueillies la veille ou en faisait une espèce de ragoût. Tout se déroulait normalement, et c'était devenu une habitude. Ensuite, la demoiselle rangeait sa vaisselle et sortait son petit miroir en acier et observait son physique. Cheveux ébouriffés, comme au sortir du lit. Elle les brossait avec ses doigts, juste sur le dessous et faisait bomber le reste, pour laisser onduler ses anglaises. Si sa tenue était sale, mais vraiment sale, elle se changeait. Elle avait une paire de tenues de rechange : quand il n'y avait pas de rivière à proximité, elle préférait changer de vêtement que de rester dans ceux de la veille, souvent maculés de boue. Puis, elle ramassait ses affaires, les jetait dans son chapeau. Celui-ci les plaçait tout seul dans son monde parallèle : oui, il y avait un monde dans le chapeau, un monde de rangement. C'était bien pratique ! Ensuite venait le moment de plier la tente ; c'était l'instant que redoutait le plus Liv car cela prenait un temps monstrueux. Mais bien sûr, elle réussissait à la replier et la glisser dans son couvre-chef sans encombre. Sauf peut-être une égratignure de temps en temps, rien de bien méchant.

    Alors pourquoi ce jour-là, sa tente était aussi rebelle ? Parce que la nuit avait été peuplée de mauvais rêves. Des hurlements de loups avaient réveillé plusieurs fois dans la nuit la pauvre Liv qui avait passé une journée plus que fatigante. Suite à cela, les cauchemars s'étaient succédés : le premier dans lequel elle perdait son bâton, ne pouvant plus se battre, le second où elle se faisait dévorer par une wyvern et le dernier qui lui donna le plus la frousse : la Cape Blanche qu'était son père en train de trancher la gorge de sa mère juste devant ses yeux. Horreur. Ce n'était pas tant un rêve qu'un souvenir. Elle le faisait souvent, presque tous les soirs, durant les trois années qui suivirent le drame. Désormais qu'elle avait grandi, ce souvenir ne lui revenait plus beaucoup. Simplement, quand il se montrait, il était effrayant. Liv savait donc qu'elle passerait une journée morne et triste. Sur les routes, seule à ruminer sa colère et sa peine.

    La tente avait été le premier obstacle du jour. Et ce n'était sans doute pas le dernier. Elle était vraiment détruite. Des miettes des branches. Des lambeaux de toile. Inutilisable. Liv devait absolument trouver une ville où elle serait contrainte de passer la nuit à la belle étoile. Non pas que le contact avec la nature la dérange, mais elle n'avait pas spécialement envie de subir le froid. Elle pourrait peut-être se cacher dans son chapeau, mais pas sûr qu'elle puisse en sortir... mauvaise idée. Elle se voyait déjà coucher à même la sol, le nez dans la boue et la terre dans la bouche. Elle avait déjà expérimenté et ce n'était pas très agréable.

    Bref. Liv écrasa d'un pied les débris de tente et appuya son chapeau sur son crâne. Il lui arrivait au niveau des yeux, elle ne distinguait donc plus très bien ce qui l'entourait ; seuls ses pieds étaient observables. Elle attrapa son bâton qui l'attendait près des gravas et se mit en route. Une longue balade l'attendait. Balade ? Que dis-je ? Une épopée oui ! Ha ! Quelle merveilleuse aventure allait lui tomber dessus ? Qui croiserait sa route aujourd'hui ? Un hérisson qui a la gale ? Un léopard des neige ? Un gnome avide de pièces d'or ? Un ettin en pleine discussion avec lui même ? Ou encore un centaure qui prévoit l'avenir en lisant dans les nuage ? Ha, que de mystères ! Qu'importe qui lui adresserait la parole, il serait très vite reçu : un bon « mais tais-toi, tu m'soules ! » envoyé en plein dans la face, ça ne fait de mal à personne. Bon, okais, peut-être ne pas risquer ça avec l'ettin. A lui, elle lui dirait plutôt « Vous pouvez pas vous la fermer deux minutes ? J'essaie de marcher en silence ! » ou quelque phrase tout aussi débile. Le goût du risque, on l'a ou on l'a pas. Et Liv l'avait.

    De longues heures de marche. Toujours aucun vagabond pour lui gâcher sa journée. De toute façon, elle fulminait bien assez comme ça. Elle devrait racheter un abri. Et dieu sait que les pièces d'or ne tombent pas des arbres ! Sauf la fois où elle chassait le Drider, sorte d'araignée géante qui a pour habitude d'emprisonner les humains qu'il croise dans un cocon de toile. Cette bestiole avait une grosse prime sur sa tête : il était tel un tueur en série, il enlevait toutes es demoiselles qui traversaient les bois. Liv trouva sa cachette : un gros saule qui trônait au cœur de la forêt. Le Drider s'enfuit, laissant un cadavre derrière lui. En voulant le faire descendre, la jeune Elfe secoua les branches et du cocon tombèrent des dizaines de pièces. Ho ! Un cadeau de la Nature ! Cette fois là, ce fut vraiment agréable, de voir tomber des arbres ces souverains si précieux. Mais bon, la vie n'est pas toujours aussi sympathique.

    Une pause pour le repas, un temps de repos et les pieds étaient repartis pour une demi journée de déplacement. Elle ne marchait pas vite, mais cela lui convenait. Mais quand elle vit le soleil se baisser à l'horizon, Liv commença à accélérer. Ce n'était plus des pas de souris, mais des enjambées de lion qu'elle faisait. Il fallait atteindre une cité. Il le fallait. Soudain, elle se trouva en haut d'une colline. Et, quoi ? En bas, là, juste au pied ! Des maisons ! Plein de maisons ! Une ville, un village, qu'importe ! Elle ne dormirait pas dans la boue à la nuit tombée. Elle rayonna de joie, remplaçant le soleil qui ne brillait plus. Elle agrippa fortement son bâton et courut, courut, dévala la pente, à une vitesse incroyable. Ses pieds se succédaient en parfaite harmonie, ses bras se balançaient à leur rythme, portés par le vent, ses cheveux virevoltaient autour de son corps, son visage resplendissait.

    PAF. Elle tomba. Une boule roula le long de la pente, sans réussir à s'arrêter. Ce fut seulement quand le sol redevint plat que la course cessa. Liv atterrit sur les fesses, les jambes écartées devant elle, la tête lui tournait. Son bâton était resté au milieu de la colline, à l'endroit même où avait débutée sa chute. Flûte de flûte ! Elle devait remonter tout ce qu'elle venait de dégringoler. Les sourcils froncés, elle s'attela à sa tâche. Lors de la descente, Liv fit attention au moindre de ses gestes, marchant sur le côté, tel un canard. Ses talons touchaient le sol toutes les dix secondes, de peur d'aller trop vite. A cette vitesse, elle était certaine de ne pas tomber.

    Enfin, elle arriva au village. Elle ne pouvait trouver un marchand, le ciel était trop noir pour que quiconque lui ouvre boutique. Dormir dans une auberge était sa seule solution. Cela l'arrangeait bien. Elle eut un instant d'hésitation : préférait-elle manger ses rations ou se payer un bon repas ? Sa bourse était plus pleine que son garde-manger : la taverne était une bonne idée. Elle avança un peu, serpentant les rues, à la recherche d'un établissement de restauration. Là, une petite enseigne qui ne paie pas de mine. Sans prendre le temps de réfléchir, elle ajusta son chapeau sur ses cheveux toujours bien bouclés et afficha son plus gros sourire. Elle n'était pas trop d'humeur à sourire, mais peut-être qu'en aguichant un peu le propriétaire il lui ferait une réduction. Pourquoi pas ?

    Liv poussa la porte. Elle leva le menton, prit un air désinvolte. Elle passa le seuil de la taverne. Les clients buvaient, mangeaient, hurlaient. La porta claqua.

    « Bonjour, bonjour ! » dit-elle avec un petit signe de main, suffisamment haut pour que les premiers individus se retournent.

    Elle avança jusqu'au comptoir et posa un coude dessus. Elle regarda la salle en faisant battre ses sourcils. Elle était mignonne, c'était certain. Elle était étrange, il n'y avait un doute là dessus. Elle tenait toujours son bâton dans sa main droite et sa robe violette ne passait pas inaperçu. Le tavernier arriva et lui demanda ce qu'elle désirait. Avec un grand sourire, elle lui commanda n'importe quoi : quelque chose de bon mais pas trop onéreux. Il fallait qu'elle songe à lui demander s'il y avait un marchand de tente, dans le coin. Peut-être quand elle commanderait une seconde bière. Cela restait à voir.
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Liam Gil' Sayan



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MessageSujet: Re: "Je vois la vie en rose" [Liv. Hawke]   Jeu 9 Juin 2011 - 0:18

Lorsque Liam leva le nez de son assiette une demie heure plus tard, il lâcha un long sifflement de surprise. Du monde. Il y avait des gens partout. Des commandes, des verres cassés, des gens sur les tables, de la musique encore plus forte... C'est là que Liam se rendit réellement compte que c'est quand il mange qu'il est concentré. Ailleurs. Il vit alors le tavernier et sa jeune serveuse au bord du désespoir. Il récupéra son sac de sous la table, et y mit son écharpe dedans. Il fonça derrière le comptoir sous les yeux ébahis de Mr Muscle:

" - T'en fais pas, je gère ! "

Il jeta son sac sous le bar, prit un plateau et partit dans la salle. Il avait pas prit de quoi noter les commandes, il retenait facilement. Une bière par-ci, du vin par là, deux, trois ragoûts. Et hop hop hop ! Il prenait les assiettes vides ainsi que les verres pour les empiler sur son plateau, et repartait au bar.

" - Trois bières pour la table du boiteux barbu. Quatre ragoûts, deux verres de vin et trois chopines pour le mec avec le perroquet. Et... "

SBAAAM ! Un verre et deux assiettes en moins. Les rires des ivrognes. Le tavernier se prit la tête dans les mains... Liam fit alors voler les bouts de verres jusqu'à son plateau grâce à sa télékinésie développée grâce au vent, et envoya le tout dans la poubelle. Il tapota l'épaule de son ami, et repartit à l'attaque avec la serveuse. Elle commença à prendre un balais pour ramasser toutes les cochonneries et les restes tombés par terre. Il la stoppa net, lui retirant le balais des mains, et lui dit de prendre les commandes. Il se chargerait du sale boulot. Sans jeu de mots... Il mit ses paumes tournées vers le bas, tout en passant entre chaque table. Ses mains lançaient des courant d'air qui dirigeaient chaque brin de poussières, chaque miette et chaque verre brisé dans un coin de la salle. Un aspirateur des temps anciens ! En quelques traversées, c'était grossièrement propre, mais personne n'en demandait plus. Mais encore une fois, les clients s'agitèrent. Ils avaient faim. Et un ivrogne qui a faim... C'est pas beau à voir. Surtout s'il n'est pas tout seul.

" - HEY ! On s'active en cuisine !
- J'peux pas gérer, et l'bar, et les fourneaux !
- J'm'occupe du bar ! "


Liam prit alors un vieux torchon et se l'accrocha à sa ceinture, à la manière des taverniers, ça faisait plus sérieux. Pendant que la serveuse prenait les commandes, Liam s'exécutait au bar. Bières, vin, eau, piquette... Il servait tout le monde et vite. Quand un plat était prêt en cuisine, il le filait à la serveuse et tout coulait de source ! Tout ? Non, presque.

" - Chi** ! "

Le cri venait des cuisines. Liam y rentra en courant. Le tavernier, excédé, lui dit qu'il venait de foiré sa marmitte de ragoût. Liam le rassura, prit deux trois épices, rajouta un peu d'eau et fit mijoter le tout. En repartant au bar, il lui lança en rigolant :

" - Tu ferais quoi sans moi mon lourdaud ?
- Lourdaud ?!
- Hahaha "


Là. Vision étrange. Une fille tout de rose vêtu venait de rentrer dans la taverne. Choc des couleurs... Noir de la nuit, gris des ivrognes, orangé à cause des bougies et des reflets des quelques assiettes de décoration, rose flashi. Pendant qu'elle prenait place au bar, Liam l'observait du coin de l'oeil tout en essuyant quelques verres. Elle ne faisait pas attention à lui, mais elle l'intriguait. Il s'approcha ensuite, et dans un sourire magnifique, elle lui commanda quelque chose de bon. Quelque chose de bon ? Il savait exactement quoi. Il lui servit d'abord une chope de bière et partit d'un pas lent en cuisine... Il se sentait bizarre tout d'un coup. Les grands yeux de la jeune fille, c'était comme s'ils venaient de voir au plus profond de lui. Chose impossible à moins que d'être un elfe... Et pas d'oreilles pointues en vue. Son imagination partait parfois trop loin.

Une fois dans les cuisines, le tavernier capta tout de suite que quelque chose clochait. Liam lançait des coups d'oeil en direction de la porte qui menait au bar, et prenait son temps pour remplir l'assiette. Il rajoutait même quelques petites épices soigneusement choisies. Au moment où le bonhomme d'un bon mètre quatre vingt quinze allait parler, Liam lui lança une insulte lui incitant de se taire. Alors que Liam repartait vers le bar le plat dans les main, la "Montagne" se marrait. Il posa l'assiette devant la jeune fille, sans la regarder, et lui donna des couverts. Après un rapide "bon appétit", il fit mine de ne plus s'intéresser à elle, et retourna dans la salle s'occuper du peuple. Il ne faisait que la surveiller du coin de l'oeil.

Le tavernier apporta d'autres plats, qui attendaient depuis plusieurs minutes déjà, d'être amenés. Liam prit deux assiettes et les servit. À peine s'eut-il retourné, que le client l'interpella pour lui dire que ces plats étaient froids. Liam se retourna, prit les plats et... :

" - Vous en êtes sûrs ?
- Pour qui tu m'prends mon p'tit ? Je sais quand même quand un plat est chaud ou pas. Et là, bah il l'est pas ! "


Liam tenait les plats par en dessous. En discrétion, il chauffa ses paumes, ce qui réchauffait les plats. Lorsque la fumée commença à s'échapper des assiettes, il les re-déposa devant l'homme.
" - Dans ce cas, cher monsieur, pouvez-vous m'expliquer comment votre assiette pourrait se mettre à fumer si le plat n'était pas chaud ? "

Silence. L'homme et ses deux amis de table restèrent bouche bée.

" - Je vous souhaite un bon appétit. Notre cuisinier s'est surpassé ce soir. "

Il tourna les talons et retourna derrière le comptoir. Il continua d'essuyer les verres et assiettes nettoyées par la serveuse, en silence. Il vit alors que la jeune fille avait presque finit, mais surtout que son verre était vide. Sans rien demander, il prit une chope vide, la remplit et la fit glisser sur le comptoir jusqu'à elle. Il plongea son regard dans le sien :

" - Cadeau de la maison. Et si vous voulez une chambre, il y en a deux de déjà prêtes. Prenez-celle que vous voulez, même si je vous conseille celle de droite, à côté du pot de fleur... Sans fleur. Le lit est moins dur et la lumière au petit matin y est très agréable. "

À peine eut-il le temps de finir sa phrase, qu'une bande de trois ivrognes se levèrent de table en renversant leurs plats, pour finalement quitter l'établissement. Il n'y avait plus qu'un jeune couple dans le fond, un homme encapuchonné seul, la serveuse, le tavernier, lui et... Il allait l'appeler Rose tient. Original... La porte claqua derrière les trois hommes, et Liam fit encore une fois, intervenir ses talents magiques. Le vent, dirigé par son esprit, faisait voler lentement mais sûrement, tous les débris vers le tonneau reconverti en poubelle. Il se dirigea ensuite vers le couple et demanda ce qu'il voulait. Une bière pour l'homme, et rien pour la jeune femme. Il le dit à la serveuse qui venait de finir de nettoyer les dernières assiettes. Elle partit vers le couple, la chopine à la main, tandis que Liam retournait vers le bar. Il passa un énième coup d'éponge sur le comptoir.

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Liv Hawke



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MessageSujet: Re: "Je vois la vie en rose" [Liv. Hawke]   Jeu 9 Juin 2011 - 12:14

    Liv attendait sa commande. Elle s'amusait à observer autour d'elle. Rien de bien réjouissant, rien de trop amusant ; des ivrognes par-ci, des gens trop alcoolisés par-là. Rien d'original. Si ce n'est elle. Elle regrettait parfois d'être elle ; eh bien oui, si elle s'était trouvée en dehors de son corps, elle aurait eu quelque chose, quelqu'un ! à observer. Quelqu'un d'extravagant et sans doute mystérieux. Ce devait être bien, de ne pas être elle. Rien que pour pouvoir s'occuper avec le sourire lorsqu'elle commandait à manger. Mais c'était tout aussi bien d'être en elle ; elle voyait les regards tournés vers elle et cela l'enchantait. En fait, elle n'eut pas vraiment le temps de se demander qui elle aurait préféré être en cet instant car son plat arrivait.

    L'assiette qu'apportait le tavernier semblait appétissante. Mais l'homme qui lui servit n'avait pas l'air commode. Il maugréa un « bon appétit » sans même regarder Liv et retourna vaquer à ses occupations. Frustration ! Il ne la regardait pas ? Ce jeune homme, qui devait avoir tout au plus vingt-cinq ans, n'avait pas posé les yeux sur elle ?! C'était impossible ! Tout les êtres normalement constitués, surtout les hommes, sont forcés, contraints même, d'être intrigué par cette femme couleur rose orchidée. Une petite moue traversa le visage de Liv. Puis elle prit ses couverts et les enfouit dans son repas.

    Elle prenait un air élégant pour manger, ce qui contrastait totalement avec l'ambiance qui régnait. Elle était la petite fleur dans un marais, ou quelque chose comme ça. Le plat était presque exquis ; combien ça devait coûter, ce genre de repas ?! D'habitude, on lui servait un potage pas frais, qui était réputé pour être le meilleur de la région et cela lui faisait dépenser de nombreuses pièces d'argent. Qu'allait-on lui demander pour un ragoût délicieux ? Elle ne voulait pas voir ces petites pièces d'or partir toutes pour dans le même achat. Ah ! Et que ferait-elle si elle n'avait même plus assez de sous pour acheter sa tente ? Finalement, elle ne reprendrait peut-être pas de seconde bière...

    L'agitation du bar ne la dérangeait pas ; elle avait l'habitude de traîner dans ces lieux, elle connaissait les méfaits de l'alcool et les protestations que cela provoquait. Là, il y en avait un qui râlait. Encore ! Son plat était froid, ça ne lui convenait pas. Mais avait-il au moins encore un palais adéquate pour pouvoir sentir ce qu'il mangeait, cet idiot ? Après les dizaines de chopes qu'il devait s'être enfilé, on pouvait douter de l'intégrité de ses papilles gustatives. Tout cela allait mettre un désordre monumental dans l'auberge et Liv ne pourrait sans doute pas terminer son repas. Quelle tragédie. Pourtant, le serveur (Tavernier ou serveur ? Qui était-il, ce jeune garçon ?) ne se brusqua pas et réchauffa le plat en quelques secondes, clouant le bec au monsieur.

    Liv observait la scène, ayant arrêté une fourchette en suspension dans les airs pour mieux suivre le spectacle. Il y avait de la magie là-dessous, c'était certain ! Ce garçon devait être un peu comme elle... NON NON NON. Personne n'est comme elle. Elle est unique. Sur cette bonne pensée, elle porta sa bière à sa bouche et en ingurgita la moitié d'une traite. Elle s'essuya les lèvres d'un revers de main avant de replonger dans son ragoût. Elle l'avait presque fini, et son estomac était plein. C'était sûr : ce type de dîner est bien plus consistant qu'un mélange de plantes sauvages ! Avant de terminer ses dernière miettes, Liv attrapa l'anse de sa chope et... Tiens, elle était déjà vite ?! Il devait y avoir un trou quelque part, ce n'était pas possible ! Elle examina le fond, portant le verre au dessus de sa tête. Ses gros yeux ne virent rien qui pouvait ressembler à une fissure ; elle devait avoir fini sa bière sans s'en rendre compte. Commençait-elle à devenir ivrogne elle aussi ?!

    La chope retomba sur la table, avec un léger bruit de choc. Si elle était vide, elle était vide ! L'assiette aussi, le devenait peu à peu. Il serait grand temps d'aller se coucher ! Ou de discuter un peu avec le tavernier, histoire de demander une chambre et un marchand de tente. D'un coup, une chope remplie glissa jusqu'à elle. Sans comprendre, Liv la regarda avancer. Éclair de lucidité : cette nouvelle boisson lui couterait sa bourse ! Elle courba alors le dos, tendit les bras dans la direction de la bière et arqua les doigt, comme pour concentrer une quelconque énergie magique pour renvoyer l'objet là d'où il venait. Elle murmurait des « non, non, non » inaudible. Avait-elle oublié la télépathie ? Sans aucun doute.

    Cadeau de la maison. Quoi ?! Qu'elle était ridicule désormais ! Liv se redressa et remit ses mains à leur place : sur le comptoir. Elle fixa l'homme qui lui parlait et eut un sourire. Ha, enfin il la regardait ! Et en plus il lui offrait à boire ! Quel être charmant ! Il lui conseilla même une chambre ; lisait-il dans les pensées ? Si c'était le cas, Liv avait du soucis à se faire. Elle battit les paupières pour essayait de dévier cette magie qui lisait ses pensées intimes – si toutefois il était doté de ce pouvoir. Liv a tendance à s'imaginer bien des choses, souvent irréelles.

    La demoiselle n'eut pas le temps de répondre. La porta claqua, faisant dévier l'attention du tavernier. Soupir. Une porte était donc plus attrayante que Liv ? Pour se consoler, elle entama sa nouvelle chope, les yeux dans le vide. Mais le petit homme revint et se mit à éponger le comptoir. Il y avait presque un silence ambiant, bien plus pratique pour engager la conversation. Liv ne s'en priva pas. Elle tourna la tête vers le garçon et sourit. Ses grands yeux parcouraient son visage, pour déceler ses réactions – même si elle n'arrivait jamais à comprendre les traits des autres, elle essayait toujours.

    « Merci ! Je crois que je vais prendre la chambre près du pot de fleur... sans fleur. »

    Elle avait aimé cette petite pointe d'humour, c'est pourquoi elle la reprit.

    « Mais dîtes-moi... Combien de pièces d'or pour tout ça ? »

    Là, on parlait affaires. Cela devenait intéressant. Liv se leva de sa chaise et posa son postérieur sur une de ses cousines ; plus près de son interlocuteur.

    « Parce que bon, j'ai des revenus des plus... appauvris. Vous ne devez pas connaître ça, vous, les affaires marchant toujours bien dans une auberge ! »

    Et voilà, elle commençait à parler. Il fallait l'arrêter tout de suite où elle en avait pour quelques heures. Une nouvelle gorgée de bière avant de continuer :

    « D'accord, vous qui connaissez la ville, vous pouvez me dire où je suis ? Non, en fait, ce n'est même pas ça que je veux savoir. Vous pourriez m'indiquer le marchand le plus proche ? Parce que... J'ai eu des petits soucis avec ma... »

    BLING. Sa chope lui glissa des mains, roula sur le comptoir et vint s'écraser au sol, côté tavernier. Les yeux de Liv s'écarquillèrent encore plus. Elle porta ses mains à sa bouche, qui formait un gros O.

    « Pardon, pardon... je suis tellement maladroite. »
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Liam Gil' Sayan



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MessageSujet: Un peu de calme...   Ven 10 Juin 2011 - 19:52

Désordre. Cris. Musique. Ivrognes. Précipitation. Blagues sexuelles. Tout cela était fini et laissait place désormais au calme. Un calme quasi total. On entendait juste le tavernier ranger la vaisselle dans les cuisines, et le rire de la jeune femme dans le coin de la salle avec son amant. Liam avait maintenant tout le temps de parler avec sa cliente. Ce fut elle qui engagea pleinement la conversation. Pendant qu'elle s'inquiétait du prix de sa chambre et du repas, elle se leva pour être en face de lui. Liam venait de finir d'essuyer le dernier verre. Il le posa sur le comptoir, la serveuse le prit et le rangea sur l'étagère de derrière et partit laver les tables.

" - Ecoutez... Je ne travaille pas vraiment ici. Je suis là seulement parce que j'aime aider et je ne demande pas d'argent, juste un lit pour la nuit et un bon repas. J'ai déjà eu le repas, je vous offre ma chambre. Mon travail m'a rapporté plus de sous que prévu, je peux me permettre de vous la léguer cette nuit, donc pas d'inquiétude. "

La jeune fille toute vêtue de rose but une grosse gorgée de bière sous le regard amusé du jeune blondinet. Il s'approcha ensuite d'elle, en posant ses avant-bras à plat sur le comptoir et en avançant le visage vers elle.

" - Mais pour le repas... Cela vous fera trois pièces d'or ", dit-il sur un ton moqueur car il sentait qu'elle mettait son charme en avant pour avoir tout ce qu'elle voulait. Absolument tout.

Il ne lui avait demandé que trois pièces d'or car techniquement, c'était Liam et non le Lourdaud sympathique en cuisine qui l'avait fait. Non seulement ce repas était meilleur, mais en plus il lui avait fait pour deux piécettes de moins. Elle recommença à parler, sa chope à la main, tout en faisant de grands gestes. Liam se recula en faisant des grimaces car il sentait le drame arriver... Et le drame arriva. Si vite que même Liam ne put l'arrêter.

//ZWOF ZWOF ZWOF (Bruit du verre qui roule) GLING (Bruit du verre qui chute) PING (Bruit du verre qui se cogne contre le bord de l'étagère sous le comptoir) PAAAAF (... apu de verre...)//

La jeune fille s'excusa et porta ses mains sur sa bouche tellement elle était confuse. Liam rigolait tout en lui disant que ce n'était rien, qu'elle ne pouvait pas s'imaginer le nombre de verres qui avaient déjà été cassés depuis ce matin. * Pas de magie. N'attire pas plus l'attention que ça * Il prit une petite planche fine de bois, et l'utilisa pour rassembler les morceaux de bris. Par contre... pour la bière, il devait agir sinon ça moisirait encore plus le plancher, et l'odeur de la bière séchée était horrible. Il remplit un verre d'eau, le versa par terre, mit ses gants de cuir qu'il avait rangé dans sa poche (Certes, ils étaient quasi indestructibles et éternels, mais enlever de la nourriture séchée dessus... C'est chiant. Y'a pas d'autres mots), et en fit sortir de légères petites flammes qui séchaient les deux liquides sans faire bruler le plancher. Bière et eau, évaporés.

Il se releva, tout sourire, et fit comme si rien ne venait de se passer. Magie ? Hahahaha, personne n'y croit. Ce n'est que bêtise pour faire rêver les jeunes enfants. Il garda ses gants qui laissaient uniquement échapper ses doigts et fit le tour du comptoir pour être à côté de...

" - Heum... C'est quoi votre nom ? Moi je suis Liam. Liam Sayan. "

Il lui tendit alors sa main droite, mais son regard se posa sur ses bagages. Ou plutôt, sur son absence de bagages. Une voyageuse sans affaires, impossible. Lorsque leurs mains se touchèrent pour échanger les formalités de bienséances, il sentit comme une légère décharge qui partit de sa main pour aller jusque dans son épaule. L'expression de son visage passa du sourire à la surprise. Il ne lâchait pas sa main pour ne pas l'inquiéter, mais sentait quelque chose de louche. C'était une sensation qu'il connaissait que trop bien. Un sensation qu'il n'avait plus ressentie depuis bien longtemps. Une sensation magique... La première fois qu'il l'avait ressentie, c'était lors de sa première poignée de main avec l'elfe, Mr Erianthyl. Sensation typique que l'on a lorsque l'on est en présence d'un elfe doté de magie puissante. Ce n'était pas tout le monde qui pouvait la sentir, mais la sensibilité aux forces magiques de Liam lui donnait comme un pouvoir de radar.

Mais cela était impossible... La jeune fille n'avait aucune trace de la race elfique. Du moins, la seule caractéristique physique visible des elfes était les oreilles pointues. Mais là, c'était toujours les mêmes petites oreilles rondes. Mais cette poignée de main ne l'y trompait pas, du sang d'elfe coulait en elle, donc de la magie. Il lui lâcha enfin la main.

" - Je vais vous accompagner jusqu'à votre chambre, attendez deux secondes. "

Il repartit derrière le comptoir, récupéra son sac et rentra dans la cuisine.

" - Psssit ! J'vais me coucher. Si t'as besoin d'un dernier coup de main pour finir ici, ou si demain matin tu galères, je serais dans la chambre bleue.
- La bleue ? Tu prends la orange d'habitude.
- ... Envie de changer. À demain ! "


Avant qu'il ait pu le remercier ou envoyer une boutade sur son changement de chambre, Liam était déjà parti. Il se dirigea vers la jeune fille en rose et violet et la convia de le suivre. Il monta en premier et lui indiqua sa chambre.

" - Je serais dans celle d'en face... "

*Pourquoi j'lui dis ça, elle s'en fiche de savoir où je dors*

" - ... Au cas où vous auriez besoin d'aide ou... Quelque chose dans le genre... Haha."

Liam se passa une main dans les cheveux, derrière la tête, gêné. Il fit volte face, ouvrit la porte de sa chambre et la ferma derrière lui et se jeta de tout son long sur le lit... Trop dur.

" - Aïe... "

[Ou tu continues à partir de là...]
......................................................
[Ou tu continues jusqu'après ce paragraphe...]


Les heures défilaient mais le sommeil n'arrivait pas. Liam se leva alors, une bougie à la main, et descendit l'escalier. Il rentra dans les cuisines, alluma trois bougies de plus, et se servit une petite assiette de ragoût. Il la posa à plat sur sa paume et le fit chauffer de la même manière que plus tôt dans la journée. Il se servit une demie chope de bière, une miche de pain et s'assit à table, une bougie en son centre. Il trempa un bout de mie dans la sauce et le goba direct ! Il allait recommencer lorsqu'il entendit du bruit derrière la porte de la cuisine.

" - T'en fais pas, j'allais payer pour ça. Juste une petite faim. "

La porte s'ouvrit, c'était tout sauf la silhouette de la montagne de muscle qui se dessina dans l'encadrement de la porte.

[à toi de choisir ^^' Même si je pense que le coup dans la cuisine est plus intéressant pour parler ^^' ]
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MessageSujet: Re: "Je vois la vie en rose" [Liv. Hawke]   Dim 12 Juin 2011 - 14:10

    Maladroite. C'était l'adjectif qui convenait le mieux pour décrire Liv. Il ne se passait pas un jour sans qu'elle fasse une bêtise. Pas un. Mais pour limiter l'ampleur de ce défaut, elle pourrait aider à réparer ses erreurs ; pourtant, non. Confuse, elle regardait le gentil monsieur ramasser les débris de verre. Il fit ça de façon très.. Humaine. Pourquoi n'utilisait-il plus sa magie, qu'il usait si aisément tout à l'heure ? C'était certain qu'en un coup de main, tout serait nettoyé, alors pourquoi s'embêter ?

    Tout propre. Le sol avait retrouvé sa couleur d'origine. Aucune séquelle, heureusement ! Et le garçon ne semblait pas lui en vouloir. Il fit le tour du comptoir pour s'approcher de Liv. Elle, pendant ce temps, glissa les trois pièces d'or requises sur le bar, juste à côté de sa chope, désormais vide. Son attention se reporta sur l'apprenti tavernier, ou l'homme qui aimait aider sans rien demander de plus que de la reconnaissance. Étrange ce jeune homme, très étrange. Il lui tendit la main et se présenta. L'invocatrice l'attrapa et lui sourit.

    « Enchantée, Liam. Je suis Hawke. Liv, de mon prénom. »

    Sourire rayonnant de plus belle. Alors pourquoi quelque chose clochait ? Quelle était cette expression de surprise qui se lisait sur le visage de Liam ? La demoiselle haussa les sourcils, ce qui ouvrit de plus belle ses yeux. Elle lui faisait peut-être peur, avec sa poigne de fer ! Ha. Ha. Ha. Liv aurait souhaité le questionner sur sa réaction, mais elle jugea cela impoli ; elle ne le connaissait pas, après tout. Il agissait comme il voulait sans avoir à se justifier auprès d'une inconnue.

    Liv voulait récupérer sa main, que Liam serrait toujours. Il semblait qu'ils étaient collés, car il ne lâchait pas. Bon sang, c'est pas que ce contact humain est désagréable, mais ça doit faire deux minutes là ! La jeune fille agita leur main, mais sans succès. Il était, décidément, de plus en plus étrange, celui-là. Enfin, il lâcha prise. Liv secoua ses doigts, pratiquement engourdis par la pression.

    Liam s'enfuit. Puis revint. Il l'accompagna jusqu'à sa chambre. La fameuse chambre près du pot de fleur sans fleur. Quand Liv le vit, elle étouffa un rire. Il était amusant, ce pot ! Elle ouvrit la porte, et glissa un œil à l'intérieur. Ce n'était pas le grand luxe, mais c'était très bien comme ça. Mieux qu'une tente en tout cas !

    Son guide serait dans la chambre d'en face. Oui, au cas où elle serait perdue dans l'auberge ! Ou si elle ne trouvait pas les couvertures, ha, ha, ha. Peut-être aurait-elle besoin d'aide pour se réchauffer, même sous les couvertures, qui sait ? Ce n'était finalement pas une mauvaise idée, d'indiquer sa chambre. COMME SI ! Comme si elle allait aller déranger un pur inconnu en pleine nuit, c'était mal la connaître !

    « Merci ! Bonne nuit ! »

    Dernières paroles avant qu'il n'entre dans sa chambre en refermant la porte. Alors, Liv en fit de même. Elle s'étala sur son lit, le regard tourné vers le plafond, les bras écartés. Depuis quand n'avait-elle pas passé la nuit sur un vrai matelas ? Bien plus confortable qu'une touffe d'herbe, il n'y avait aucun doute là dessus. Elle se dit qu'il fallait qu'elle investisse dans ce type de lit, pour sous la tente. Elle le plierait et le glisserait dans son chapeau. Ou pas. Il serait sans doute trop grand et le couvre-chef ne gobe pas une quantité infinie d'objets. D'accord, ce dernier avait roulé sur le lit ; il semblait s'y plaire lui aussi.

    Liv se leva, attrapa son substitut de sac et le posa doucement sur le sol, juste à côté du sommier. Il fallait en prendre soin, d'un bijou pareil ! Elle se déshabilla ensuite et se glissa sous la couette. Seule sa tête dépassait du tissu, ses mains serraient les bords pour le coller à son corps. Rapidement, la jeune fille s'endormit.

    Citation :
    Tu crois pouvoir m'abandonner comme ça ?

    Qu'était-ce ? Cette voix, dans ses rêves, elle la reconnaissait.

    Citation :
    N'oublie pas qui je suis ni qui tu es.

    Ce n'était pas un rêve, non, c'était bien réel.

    Citation :
    Tu avais fait le serment de ne jamais m'abandonner. Tu sais ce qui va arriver, si tu me laisses où je suis, n'est-ce pas, Liv ?

    Le Corbeau. Son bâton maléfique.

    Liv se réveilla en sursaut. Son cœur avait accéléré sa course. Où était ce maudit bout de bois ? Un regard circulaire dans la pénombre lui permit de savoir qu'il n'était pas là. Non pas qu'elle ne l'avait pas vu car elle ne pouvait rien distinguer dans cette obscurité ; seulement, elle n'avait pas le souvenir d'avoir gravit les escaliers avec lui en main.

    Elle l'avait oublié, oui. Mais où ? L'avait-elle quand elle entra dans cette taverne ? Elle se rappelait l'avoir posé à côté d'elle lorsqu'elle prit place près du comptoir. Après cela, le néant. Comment avait-elle pu l'oublier ?! Elle en prenait toujours tellement soin, redoutant ce qui se passerait si elle osait le perdre, le brûler, le casser. Alors comment se faisait-il qu'elle ne se souvienne pas de son emplacement ?! Ça, c'était un coup du faux tavernier ! Il l'avait distrait et en avait profité pour lui voler son bâton. Savait-il qu'il les condamnait tous les deux en faisant ça ? Non mais quel idiot ! Quelle idiote !

    Liv se leva de son lit, fouilla dans son chapeau et sortit une tenue rapide ; bien plus rapide à enfiler que celle qu'elle portait la veille. Toujours du rose, encore du rose. En colère et pieds nus, elle courut jusqu'à la chambre d'en face et tambourina à la porte.

    « Hé, réponds moi ! Ouvre cette porte ! Dépêche toi où je l'enfonce ! Crois pas que je n'ai pas de muscles parce que je suis une femme ! »

    Aucune réponse. Pas le moindre signe de vie. Où pouvait-il bien être ? Il n'aurait pas pu rester indifférent au vacarme de Liv s'il avait été dans son lit. Alors où ? La magicienne descendit en trombe les escaliers. Malgré la noirceur de la salle, elle réussit à le pas louper de marche et ne tomba donc pas ; miracle ! Il y avait de la lumière dans ce qui devait être les cuisines.

    Citation :
    Sais-tu depuis combien de temps tu m'as abandonné ? Le sais-tu, Liv ?

    Non, elle ne le savait pas. Sombre idiot ! Et toi, tu crois qu'elle a fait exprès de t'oublier ? Si tu l'avais raisonné avant qu'elle ne plonge ses yeux dans ceux de ce garçon, tout cela ne serait pas arriver !

    Citation :
    Il te reste trois minutes, le décompte commence.

    Non mais arrête ça ! C'est pas en lui mettant la pression qu'elle te retrouva plus facilement !

    La jeune fille fonça jusqu'à la porte éclairée. Elle l'ouvrit à la volée ; la fureur se lisait nettement sur son visage. Elle s'approcha à pas rapides de Liam. Plus elle se dépêcherait, plus vite elle retrouverait son Corbeau. Le garçon mangeait, l'air de rien. L'air de rien ! Et puis quoi encore ! Liv posa ses mains sur la table, brusquement. Ses yeux lui lançaient des éclairs.

    Citation :
    Une minute.

    « C'est toi ! C'est toi qui as emporté mon bâton ! J'en suis sûre ! »

    Son poing frappa la table.

    « Rends-le moi ! Rends-le moi ! »

    Silence.

    Citation :
    Deux minutes.

    Liv leva les bras au ciel, les posa sur sa tête et fit les cent pas dans la salle.

    « Ce n'est pas possible, ce n'est pas possible ! »

    Elle s'en arrachait les cheveux. Ses pieds frottaient sur le sol usé, ce qui commençait à lui faire mal.

    Citation :
    Trois minutes.

    La Marque commença à apparaître sur son bras droit. Elle longea sa poitrine, attrapa sa nuque et descendit dans son dos. Ce n'était pas bon. Pas bon du tout.

    « Non, non, non, tu peux pas faire ça ! C'est pas moi, c'est pas moi ! Pourquoi tu ne t'en prends pas à cet idiot de voleur ?! »

    Ça commençait à chauffer un peu. Pas pour faire mal, simplement pour avertir. Les marques noires devenaient légèrement rouge. Liv se dit qu'il vaudrait mieux commencer à chercher. Elle se mit à quatre pattes et essaya de fouiner sous les meubles.

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Liam Gil' Sayan



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MessageSujet: Troisième choc.   Lun 20 Juin 2011 - 6:46

Troisième choc.



Ce n’était vraiment pas la silhouette du grand tavernier qui se dessina dans l'encadrement de la porte, mais celle de la jeune Liv.

« - Et bien Hawke, Liv de son prénom, qu’est ce qui vous amène ici ? Voulez-vous une part de ragoût ? En deux secondes, je peux vous en… »

Premier choc. Les deux mains de Liv claquèrent sur le bois de la petite table sur laquelle Liam mangeait. Liam la regarda, éberlué, son morceau de pain imbibé de sauce toujours entre ses deux doigts.

« - Votre bâton ? J’en sais rien moi de… »

Deuxième choc. Son poing cette fois-ci. Si fort que l’assiette se souleva un instant. Liam ne bronchait toujours pas. Et Liv était intenable. Elle se mit les mains sur la tête et faisait les cent pas dans la salle. Elle se parlait à elle-même. Elle implorait presque le ciel. Liam s’inquiéta. Que pouvait-il faire ? Il posa son bout de pain dans un coin de l’assiette et tenta de résonner la jeune elfe aux oreilles rondes… Il faudrait d’ailleurs qu’il se renseigne là dessus auprès d’elle… Quand elle sera calmée bien sûr.

Il se leva donc, et s’approcha de Liv. Les bras en avant, comme pour essayer de la prendre dans ses bras, Liam la suivait dans toute la pièce pour essayer de l’arrêter, mais rien à faire. Elle marchait, encore et encore tout en s’arrachant presque les cheveux.

« - Hey Liv… Liv, Liv Liv. Calme-toi. Je peux t’aider si tu veux. Dis moi clairement ce qui ne va…
- Non, non, non, tu peux pas faire ça ! C'est pas moi, c'est pas moi ! Pourquoi tu ne t'en prends pas à cet idiot de voleur ?!
- Voleur ? »


La jeune fille l’avait pointé du doigt. Enervée ? Oui et non. Elle semblait surtout perdue, c’était l’impression qu’elle donnait à Liam disons. Il était bouche bée. C’était bien l’une des premières fois que quelqu’un refusait sa confiance et sa gentillesse. Mais il ne lui en voulait pas. Elle avait perdu son bâton et il semblait important. Très important pour elle. Elle ne s’était même pas aperçue que Liam l’avait tutoyée.

Elle se mit alors à quatre pattes et commença à chercher sous les tables et les meubles. Il eut un sourire aux lèvres. C’est vrai ! On perd un bâton relativement grand, et on le cherche sous les meubles d’une cuisine, dans un endroit où l’on est jamais venu avec l’objet en question… Il y avait de quoi rire. Il y avait tout pour rire, sauf la situation de détresse dans laquelle était Liv.

Liam inspira un bon coup, se mit le bras droit en travers de son corps sur son ventre, prit un petit air de désolation la plus totale, puis se mit lui aussi par terre pour chercher. Il entendait Liv plus qu’il ne la voyait. Il cherchait dans son coin, elle du sien. Il se leva, se dirigea vers le comptoir du bar à l’extérieur, et chercha en dessous. Rien. Tout était au même endroit. Les verres à la même place, torchons rangés et pliés, caisse rangée dans le coffre… Il n’était pas là.

Lorsqu’il revint, Liv était toujours sur le qui vive. Elle paniquait de plus en plus. Comme si sa vie en dépendait. Liam la laissait se calmer toute seule. Il comprenait qu’il ne pouvait rien faire pour l’aider. Sauf peut-être retrouver son fameux bâton. Il referma donc la porte derrière lui pour pouvoir se focaliser sur cette pièce où le tavernier rangeait toutes ses affaires… À défaut d’utiliser le grenier comme chambres d’hôtes, il n’avait plus d’autre endroit que sa propre cuisine pour aménager du rangement.

Lorsque la porte claqua derrière lui, un léger bruit se fit entendre dans un placard sur la droite. Il observa Liv qui était toujours énervée et semblait ne pas l’avoir capté. Il crut alors à un rêve. Il ne fit pas trois pas que ce même bruit se fit entendre à nouveau, mais Liv ne semblait toujours pas l’avoir entendu. Son esprit jouait-il des tours à Liam ? Ou bien Liv était-elle trop aveuglée par la peur de perdre son bâton pour entendre la même chose que le blondinet ? Nul ne le savait. Mais une chose était sûre, Liam avait entendu ce bruit dans le placard. Il s’en approcha doucement, soucieux de ce qu’il pouvait bien y trouver.

Plus il s’en approchait, et plus il se sentait mal. Un mal qui naissait dans son estomac. Des cris, légers, mais des cris quand même, se firent entendre. Liv ne les entendait pas. C’était donc bien son esprit. Au départ, ce n’était que de simples picotements, mais là, devant la porte du placard, c’était comme si une bestiole lui chatouillait le corps de l’intérieur, et se baladait dans tout son être. Les cris, les voix, les chuchotements étaient présents dans sa tête. Insoutenable. Il tendit le bras droit, et d’un seul grand geste, ouvrit le placard. Et plus rien.

Les bruits et la douleur intra-corpus avaient disparu. Seuls des balais au manche de bois tordu se trouvaient là. Liam soupira, presque déçu de rien avoir trouvé. Son imagination était son plus grand ennemi… Il allait refermer le placard quand son regard se posa sur un manche différent des autres. Il était de couleur plus foncée. Noir. Aussi noir que la nuit. Le bout , sculpté en forme de tête d’oiseau. Liam capta de suite une puissante magie s’en émaner. Il ne pouvait plus détourner le regard. Il retendit sa main vers ce bâton et…

Options : Ou, au moment où je vais le prendre, tu me pousses et le récupères.
. . . . . . . . . .
Ou…

Liam tendit la main vers le bâton. Le regard focaliser dessus. Il ne savait pas pourquoi, mais quelque chose le poussait à le toucher. Une partie de lui avait beau lui dire de prévenir Liv, mais rien ne réussit à sortir de sa bouche. Il était près, tout près de toucher le bâton sculpté. Son cœur battait la chamade. Que faisait-il ?

Son doigt se posa sur le bec du Corbeau.

Vol plané.

Liam se fit projeter à l’autre bout de la pièce comme s’il n’avait été qu’un vulgaire caillou lancé dans un lac. La chute fut terrible. Il s’était fait balancé tellement vite et fort qu’il ne put amortir sa chute, ni de ses mains, ni avec de la magie. Il tomba néanmoins que sur l’épaule gauche, dans l’angle de la table de travail de la cuisine. Troisième choc. Au passage, plusieurs verres et quelques ustensiles avaient accompagné sa cascade. Les verres, brisés sur le sol, lui avaient légèrement ouvert les mains lorsqu’il avait glissé sur le sol, cette fois-ci en les utilisant pour amortir sa descente. Son doigt, celui qui avait l’espace d’un très court instant touché l’Oiseau, n’avait rien physiquement, mais pourtant il le brûlait de plus en plus.

Une épaule sûrement fracturée, ses deux mains et avant-bras coupés, un mal de crâne et un doigt brûlé… Tout ça à cause d’un bâton.

« - Bah merde alors… »

Liam avait réussit à articuler ses quelques mots tandis que sa respiration se bloquait. Une inspiration lui faisait aussi mal qu’une aiguille qui pénétrait lentement dans ses poumons. Un léger filet de sang coulait le long se son front pour passer près de son œil et traverser sa joue. Quand diable avait-il pris ce coup à la tête ?

[ HRP : Ça serait sadique de ta part de faire subir ça à Liam… Mais en même temps, ça apporte un plus au rp xD Comment arranger ça par la suite ? on va se démerder Mdr Si tu veux que je change des trucs, tu m’dis :p

Ps : Je sais que c'est pas grave, mais je préviens... Pour la phrase que j'ai rapporté. Ta phrase. Je pense ne pas l'avoir mise dans la bonne couleur. Donc je m'excuse parce que je confonds les couleurs irl... Donc je voyais pas duuu tout laquelle c'était xD J'ai mis au pif ^^' ]

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Liv Hawke



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MessageSujet: Re: "Je vois la vie en rose" [Liv. Hawke]   Lun 20 Juin 2011 - 21:21

    Détresse. Désespoir. Peine. Peur. Rage. Colère. Angoisse. Exaspération. Échec. Défaite.
    Tous ces mots décrivent parfaitement la situation de Liv. Mais un autre mot résume encore bien mieux les choses. Il définit parfaitement Liv et ainsi nous fait comprendre comment ectte situation bien improbable lui est tombée dessus.

    Hurluberlu. Un mot à la fois étrange et amusant. Assonance parfaite, de belles courbes, juste ce qu'il faut. Extravagance et étourderie. Une mixture adaptée au personnage. Un détonnant mélange. Un délice aux saveurs sucrées. Liv, Liv. Dans toute sa splendeur.

    Abracadabrant.

    Alors que la jeune fille cherchait en vain son bâton sous les meubles de la cuisine, endroit très inadapté d'ailleurs, elle ne portait plus une seule attention sur Liam. Elle se fichait bien de ce qu'il faisait, d'où il était, de ce qu'il mangeait ou même de la couleur de son caleçon : il était bien moins important que le Corbeau. Du moins en cet instant précis de détresse intense.

    Parmi les casseroles, Liv ne trouva rien. Dans le placard à couverts, pas le moindre signe de bâton. Sous la table, dans l'évier, rien du tout. Même derrière les boites de nourritures entreposées dans un coin, son précieux ne se cachait pas. Elle alla jusqu'à regarder dans le gros four à bois, écarter les rideaux, ouvrir la porte qui menait dans la ruelle extérieure, lever les banc pour examiner les pieds, soulever le couvercle de la poubelle. Rien de rien.

    A chaque fois qu'elle passait à un endroit différent, un juron sortait de la bouche de Liv. Elle était pourtant douce et gentille, mais là, c'en était trop. Même lorsqu'elle revenait sur un coin déjà examiné, elle ne pouvait retenir une exclamation. Par exemple, elle prononça plusieurs fois la phrase : « Bon sang, j'étais certaine que tu seras là, où te caches-tu ?! » ou encore « Tu le fais exprès, face de rat ! » ou bien « Je te trouverais et je te ferais la peau ! » ou parfois « Tu ne perds rien pour attendre, Corbeau de malheur. Je t'arracherais les plumes une à une quand je te retrouverais. » ou même « Si ma vie ne dépendait pas de toi, je te laisserait croupir dans ton coin, que les vers fassent des trous dans ton corps et qu'ils te dévorent vivant. » jusqu'à « Mon dieu, que va-t-il advenir de moi, je vais mourir …. ». Bon nombre d'expressions semblables. Elle n'arrêtait pas. Pas une seconde ne passait sans que Liv n'ouvre le gosier et en laisse échapper des grossièretés. Bien sûr, chacune de ses réflexions était ponctuée d'un mot vulgaire ou d'une expression grossière.

    Soudain, au moment où la magicienne hurlait, je cite : « Cette enflure ne va pas me donner d'indice sur sa localisation, je le savais que ce n'était qu'un misère tas de fiente moisi qui aurait dû.... » un bruit la coupa. Elle ne finit pas sa phrase ce qui est, à mon humble avis, la meilleure des choses qui soit arrivée en cette soirée. Le son provenait de la salle d'à côté, celle où la jeune fille avait passé une partie de la soirée et échangé ces premiers mots avec Liam. La salle où son Corbeau avait disparu, aussi. Un regard circulaire et elle comprit que le garçon n'était pas là.

    « BON SANG ! En plus d'être un voleur c'est un bon à rien ! MALADROIT ! INCAPABLE ! IDIOT ! »

    Malgré sa recherche du bâton, Liv se sentit obligée d'aller voir ce qui se passait. S'il était tombé, s'il s'était pris une assiette sur le coin du crâne, s'il était blessé, elle s'en voudrait de l'avoir laisser agoniser. Elle préférait achever ses souffrances, plutôt que de le voir souffrir, ha, ha. Mais bien sûr, seulement après avoir révélé à Liv l'emplacement exact de son Corbeau. Eh oui, elle n'allait pas laisser partir ce fauteur de trouble sans avoir récupéré son bien.

    La demoiselle se retourna et voulut se précipiter vers la salle d'à côté. Elle n'en fit rien. C'était Liam qui était venu à elle. Il était affalé sur le sol, l'air mal en point. Il avait la tête d'un guerrier après un combat. Un guerrier ayant perdu la bataille. Sans attendre plus longtemps, Liv se précipita à côté de lui. Elle s'agenouilla et le regarda un instant de ses gros yeux effrayants.

    « C'est lui... C'est lui... C'est LUI ! » murmura-t-elle.

    L'expression de peur qui se lisait sur son visage se métamorphosa soudain en un sourire joviale surmonté d'yeux rieurs.

    « C'EST LUIIIII ! »

    Elle se leva rapidement. Elle était certaine que cette chute était due à son bâton. Il n'y avait rien d'assez puissant dans cette misérable taverne pour produire cet effet là. Liv laissa en plan le pauvre Liam et courut vers la direction opposée à lui. Elle se retrouva devant un placard à balai. Qui avait bien pu être assez stupide pour confondre le Corbeau avec un instrument à ménage. C'était une honte.

    « Je t'ai trouvé ! Tu peux arrêter maintenant. »

    Citation :
    Tu as été bien longue, très chère Liv.

    « Qu'importe ! Maintenant tu es de nouveau avec moi. »

    Un grognement se fit entendre dans son crâne. Le Corbeau ne semblait pas du même avis. Liv attrapa l'objet, les lèvres tendues par la joie. Brûlure. La Marque, qui ne s'était toujours pas éteinte, chauffa bien plus qu'avant.

    Citation :
    Tu as été trop lente, Liv. Trop lente.


    Elle lâcha le morceau de bois et posa sa main gauche sur son bras droit ; c'était là qu'avait commencée la corruption, c'était la partie la plus ancrée, la plus douloureuse. Ce faisant, elle essayait d'apaiser la douleur. Cela ne fonctionnait pas très bien.

    « Tu n'es qu'un imbécile. Un idiot. Un détraqué ! UN DÉTRAQUÉ ! OUI C'EST CA ! TU ES MALADE COMPLÈTEMENT MALADE ! »

    Elle s'empara de nouveau du Corbeau, avec violence. Elle retourna aussi vite qu'elle put vers Liam. Elle jeta à côté de lui le bâton qui riait aux éclats.

    « Imbécile. Idiot. Imbécile. Détraqué. Malade mental. Demeuré. Débile. »

    Ribambelle de surnoms affectueux. Qu'elle l'aimait ce bâton magique, qu'elle l'aimait !

    Citation :
    HA ! HA ! HA ! Tu es bien amusante, petite sotte. Je me ris de toi et de ton petit ami. Vous êtes de bons joujoux tous les deux. HA ! HA ! HA !

    Il était rarement aussi méchant. C'était bien la première fois qu'elle le voyait comme ça. Qu'elle l'entendait comme ça, plutôt. Liv lâcha son propre bras et le posa sur celui de Liam, le secouant un peu.

    « Qu'est ce qu'il t'a fait ? Tu n'as pas trop mal ? Oww... Ça doit être douloureux. »

    Elle remarqua la trainée de sang qui s'écoulait sur le front et la joue du jeune homme. Il avait fait fort, très fort. Elle passa un doigt de sa seconde main sur le liquide coulant, de façon à l'essuyer.

    « Je suis désolée, Liam... Mais c'est à lui qu'il faut t'en prendre. »

    Coup de menton vers le Corbeau, qui riait toujours à gorge déployée. Le visage de Liv se fit plus fermé, et elle eut un éclair de lucidité :

    « Non, c'est de sa faute. C'est de ta faute tout ça. »

    Elle lui enfonça son doigt dans la joue. Oui, c'est un truc qu'elle aime bien faire aux gens qui sont proches de la mort ! (cf. Vital..!) Ses sourcils se froncèrent.

    « C'est de ta faute, petit voleur. Si tu n'avais pas dérobé ce machin, on en serait pas là ! »

    Elle leva les bras au ciel pour exprimer son mécontentement. Elle voulut se lever mais le Corbeau l'en empêcha, lui enflammant davantage la nuque. Aussitôt, elle porta sa main à cet endroit.

    « Tsss, fit-elle, serrant les dents. On va crever là, comme deux idiots. Tout ça parce que tu n'as pas pu t'empêcher de faire n'importe quoi. »

    Elle lui en voulait. Même si ce n'était pas de sa faute à lui. C'était elle qui avait oublié son arme magique, elle qui l'avait laissé choir dans ce trou à balai. Il lui fallait pourtant un coupable et elle s'en prenait déjà bien trop souvent à elle ;; maintenant qu'un étranger se greffait à l'histoire, pourquoi ne pas lui faire tout retomber dessus ? Cependant, elle restait persuadée que c'était le bâton qui avait mauvais caractère et qui se jouait d'eux. Quoi qu'elle fasse, il aurait réussi à lui faire subir ça. A elle et à un autre. Si ça n'avait pas été Liam, un autre aurait pris sa place. Il s'en fichait, lui, ce démon aux allures de liberté, de qui souffrirait, tant qu'il avait de quoi rire, quelqu'un à torturer.

    Liv posa son regard embrumé sur Liam et lui tapa la cuisse, sans intention violente. Dans la même galère, ha ça, oui. Elle essaya de lui sourire, mais les larmes voulaient perler sur son visage. Elle se refusa le luxe de les laisser glisser.

    « Je crois... que tu as besoin d'un soigneur... »
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Liam Gil' Sayan



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MessageSujet: Contact.   Lun 29 Aoû 2011 - 14:06

Contact.


Liam eut juste le temps de… de rien. Son corps se fit balader violemment d’un bout à l’autre de la salle. Un choc à l’épaule, des verres brisés qui lui écorchent les mains et les avant-bras, un coup à la tête qu’il n’avait même pas senti. Et cette « brûlure » au doigt qui augmentait crescendo. Il n’était pas très beau à voir au milieu des débris… Il entendit alors les pas de Liv, qui vint s’agenouiller près de lui. Qu’est ce qu’il était content de la revoir ! Elle pourrait l’aider et surtout lui donner des explications sur ce SATANÈ BÂTON ! Elle paraissait au début terrorisée, puis au final… Euphorique ? Liam afficha quand même un sourire, puis tendit une main vers elle, et à peine allait-il la toucher, qu’elle se leva d’un bond et couru vers son bâton de mes deux en sautillant de joie…

Liam se retrouva seul, à moitié mort, au sol et effaça son sourire benêt de son visage. * Tu l’as toujours su mec, tu crèveras seul… * Là, il eut a brillante idée de se retourner pour s’allonger sur le dos, mais le choc reçu à l’épaule ne le laissa pas sans peines. Il grimaça et étouffa un juron au fond de sa gorge. Que de vulgarités ! Il se positionna alors sur le côté pour éviter tout contact entre son épaule et le sol, mais rien à faire. C’était comme si ce premier contact avec le sol avait ravivé sa douleur. Chouette hein ? Il décida ensuite de se relever. Malgré le sang qui ruisselait sur son visage. Malgré une épaule certainement fracturée. Malgré ses mains tranchées. Malgré son doigt qui lui laissait une impression d’implosion imminente. Et là, je vous entends dire « Mon Dieu ! Mais quel homme ! ». Et là je vous réponds de suite : « … Mesdames, ce n’est qu’un rp voyons, calmez-vous BON SANG ! » … Mais je m’égare.

Ce pauvre Liam, à peine eut-il posé une main sur le comptoir pour se relever, qu’il abandonna son idée et s’assit, dos au mur, sans doute pour… Pour… Pour attendre que ça passe... Quel homme ? Certes. Mais quel con surtout. Il ferma les yeux, avala sa salive, et entendit cette chère Liv hurler à quelqu’un que c’était un fou. Quelqu’un ? Et bien non, elle était bien en train de dire à son bâton que c’était un détraqué. Rien de plus normal. Là, elle courut vers lui et jeta son bâton un peu plus loin. … Et après elle s’étonne de le perdre…

Elle prit le bras qui était relié à son épaule meurtrie et le secoua un peu en lui demandant s’il n’avait pas trop mal. Mal ? * Mais. C’est. Toi. Qui. Me. Fait. Mal… Nounouille ! * La douleur était si grande, qu’il ne put faire qu’une sorte de grimace ridicule et lancer un regard noir à cette charmante jeune fille, délicate à souhaits.

- Ça doit être douloureux…
- Du tout.


Mais c’était loin d’être fini ! Elle posa un doigt sur sa tempe et suivit la traînée de sang avec. Le contact de son doigt contre sa peau fit battre son cœur encore plus vite, et il sentit la douleur à la tête et aux mains doubler de puissance. * C’est pas vrai ! *

Liv s’excusa. Enfin ! Et rejeta la faute sur son bâton. Liam s’était un peu rendu compte qu’il était magique et n’avait pas du tout accusé Liv, mais ne pouvant pas tellement parler, il la laissa faire et se contenta de la regarder dans les yeux. Il voulut lui envoyer un message télépathique du style « T’en fais pas. Ça arrive ce genre de choses »… Enfin… Se faire exploser la tronche par un simple bâton avec une tête d’oiseau. Non. Mais les accidents, oui. Ça ça arrive tout le temps. Mais là, une étrange chose se passa. En l’espace de deux secondes et demie, il passa du statut du mec à plaindre, au mec à blâmer. Il eut simplement le temps de voir le doigt de Liv foncer droit sur lui et atterrir dans le creux de sa joue. Et le pauvre était sans moyens de défenses… Enfin, il lui aurait bien envoyé une pœle qui se trouvait à portée de main dans la tronche, mais ce n’était décidément pas des manières d’agir avec une jeune femme. Décidément pas. Il se retint et la laissa faire.

- C’est de ta faute petit voleur ! Si tu n'avais pas dérobé ce machin, on en serait pas là !

Elle faisait tourner son doigt dans tous les recoins de sa joue, l’empêchant de bien articuler sa phrase de défense. Oui, parce qu’il avait miraculeusement retrouvé l’usage de la parole une fois sa respiration calmée.

- Mais z’de quoi tu’z z’parles ? z’t’ai rien volzé du touz !

Elle leva les bras au ciel puis porta directement un bras sur sa nuque en poussant un léger râle de douleur. Folle et hypocondriaque ? Liam, lui, porta une main ensanglantée sur la joue que venait de lâcher Liv, et commença à la masser légèrement du bout des doigts. Sa joue avait été endolorie quelque peu, donc les tâches que pouvait laisser le sang de ses doigts… Il s’en fichait vraiment beaucoup. Il savait déjà qu’il devrait probablement jeter sa tunique, alors une tâche de plus ou de moins…

Liv reporta son attention sur Liam avec un regard empathique [Ça se dit ? Oui, non peut-être ? Tant pis.] et asséna à Liam une petite claque amicale sur la cuisse.

- Je crois… Que tu as besoin d’un soigneur.
- Il semblerait, ouais.


....... PAUUUUUUUUSE ! C’est moi où nos personnages ont un QI surdéveloppé ? Liam est agonisant au sol, tout pété de partout et Liv lui dit qu’un soigneur serait peut-être utile et il lui répond « Il semblerait ». Waw. C’est d’une logique et d’une déduction imparable. Enfin bref… REPRISE.

Liam prit un couteau qui était tombé en même temps que lui, et fit une large coupure dans sa tunique. Il le redéposa au sol et arracha une large bande de tissus avec sa main la moins amochée. Il l’enroula autour de l’autre afin de stopper un minimum ses « fuites sanguines » et porta son bandage rudimentaire à son front pour en absorber aussi le liquide qui s’en échappait.

- Mais à cette heure, je ne crains qu’il soit difficile d’en trouver un. On devra se débrouiller avant le lever du soleil. Mais pour mon épaule, j’pense qu’elle n’est que déboîtée donc… Heum… Tu pourras me la remettre à sa place. C’est simple comme tout, t’en fais pas.

Au cours de ses virées en solitaire, il s’était plusieurs fois cassé un membre ou autre, donc ça il savait faire… Mais pour ce qui était d’ordre magique comme la brûlure au doigt, il n’y connaissait rien et n’en parla pas à son amie, de peur de passer pour une chochotte. * Hooo, il s’est brulé au doigt le grand jeune homme de 25 ans, le pauuuuvre ! * Il lui indiqua sommairement où elle devait exercer une pression avec son genou, et tirer avec ses bras, puis s’allongea sur le ventre. Il la sentit s’installer sur son dos et lui attraper la main, puis l’arrêta d’un coup.

- Attends ! Attends…

Il reprit le même couteau que précédemment, puis se mit le manche dans la bouche en s’apprêtant à le serrer de toutes ses forces avec les dents. [ Elle fait sexuelle cette phrase… Enfin bref !] Pour lui dire qu’il était prêt, il lui fit un petit signe de la main et commença à se préparer psychologiquement. Il respira plusieurs fois puis…. CRAC !

Un cri étouffé résonna dans toute la pièce.


[Yeaaaaah Atsu & Liam sont de retour Very Happy. Si tu veux que je change quelque chose, ici ou au bal, dis le moi !]
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"Je vois la vie en rose" [Liv. Hawke]

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