''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Sur le pont [Dena Erwena] [FINIS]

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Vital McCormick



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Sur le pont [Dena Erwena] [FINIS] _
MessageSujet: Sur le pont [Dena Erwena] [FINIS]   Sur le pont [Dena Erwena] [FINIS] EmptyLun 6 Juin 2011 - 20:20

Une des premières journée du jeune seigneur depuis qu'il était en fonction à Venill. Il ne connaissait pas encore totalement bien la contrée dans laquelle il avait été déplacé et il avait tenu personnellement à inspecter chaque parcelle de son territoire. Il s'était d'abord attardé sur les arrondissements de la ville pour pouvoir rencontrer ses nouveaux citoyens et connaître leurs besoins. Ce n'était pas tout de devoir réformer tout un système économique pour une ville marchande, il fallait aussi établir le contact avec ses citoyens pour les mettre en confiance. En effet, si on n'a pas l'appuie de son peuple, comment Vital pourrait-il espérer atteindre ses objectifs?
Cependant il était las de passer ses journées à parcourir du chemin parmi les chemins terreux des banlieues. Aujourd'hui il voulait seulement se promener un peu dans sa nouvelle ville et observer la beauté de cette dernière. Il venait de passer la journée dans les marchés, la soirée commençait et on pouvait observer le coucher de soleil. Après s'être perdue dans ses pensées en marchant dans les rues il s'était inconsciemment dirigé vers un des deux grands ponts qui reliaient le tout à la terre ferme. On était dans les saisons chaudes, nombre d'habitants donnaient rendez-vous à la bonne humeur en observant le paysage magnifique à cet endroit. Il faut croire que les couchés de soleil était très populaire dans cette ville.

Le jeune aristocrate esquissa un sourire.

Aujourd'hui il était paré comme un seigneur devrait l'être. Un chandail sans manche de couleur sombre surmonté d'une veste à manche courte blanche à la bordure noir avec quelques motifs de la même couleur tout le tour des épaules, des pantalons blancs et des chaussures richement brodés. Au premier regard on pouvait facilement deviner qu'il n'était pas sans le sous, mais ses vêtements étaient trop simples pour être ceux d'un marchand, souvent extravagant.
Il commença d'abord par marcher le long du pont en regardant du coin de l'oeil ses protégés. Il y avait des jeunes couples qui se tenaient ensemble, il y avait des amis fatigués de leur journée et profitait de la douce brise qui soufflait en ce début de soirée. Il y avait aussi de jeunes enfants se courrant les uns après les autres, tout ça était d'une harmonie qui plaisait beaucoup au jeune McCormick.
Vers le milieu du pont il s'arrêta et décida aussi de regarder le beau coucher de soleil, son sourire toujours présent.

Vital : Magnifique...

Sur le pont [Dena Erwena] [FINIS] Sans_t10


Dernière édition par Vital McCormick le Mer 29 Juin 2011 - 23:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sur le pont [Dena Erwena] [FINIS]   Sur le pont [Dena Erwena] [FINIS] EmptyLun 6 Juin 2011 - 22:02

    - Oui, magnifique, c'est aussi se que j'aurais dis !

    Assise sur le bord du pont derrière le renforcement de sécurité en pierre, Dena releva la tête vers le nouveau venu qui venait de remarquer sa présence. Tout de blanc vêtue, elle contemplait au loin le coucher de soleil aux teintes orangers, et rosés. Avec un petit sourire malicieux accroché au visage, la jeune femme se redressa, escaladant adroitement la rambarde, avant de retourner sur le pont. Elle venait à peine d'arriver dans cette ville marchande, et avait passé son après-midi à courir à droite et à gauche, sans vraiment savoir où aller. Elle passa sa main dans ses cheveux, dévisageant brièvement le jeune homme qui lui faisait face. Un petit rire cristallin s'échappa de ses lèvres.

    - Désolé, je n'ai pas pu m'en empêcher !

    La foule qui régnait sur le pont s'amenuisait, minutes après minutes, au fur et à mesure que les heures défilaient, et que la nuit tombait sur la cité. Chacun retournait chez lui, avec sa petite famille. Le calme ambiant n'avait rien à voir avec les rumeurs qu'elle avait entendu, et qui l'avait poussé à venir dans cette ville. Aucune trace de rebelles. Juste des marchands excentriques, des passants étourdis et... Cet homme qui ne rentrait dans aucune de ces deux catégories.

    - Oh, j'en oublis mes bonnes manières, je m'appelle Dena, et... Je viens d'arriver en ville, pour affaire, avec mon assistant juste là bas.

    Elle pointa du doigt la silhouette sombre, qui attendait patiemment, les bras croisés, de l'autre côté du pont, le voile noir qui lui servait de vêtement le recouvrait de la tête aux pieds, ne révélant aucune partie de son corps. Ce dernier fit un bref signe de tête en guise de réponse.
    Lui faisant un grand coucou exagéré, agitant son bras comme si elle disait au revoir à une personne à plusieurs centaine de mètres d'elle, la jeune nécromancienne finit par reporter son attention sur le jeune homme.

    - Vous ne sauriez pas, par hasard, où nous pourrions passer la nuit ? Voir même nous installer quelques temps ? Vous savez se que c'est, les affaires, ça viens, ça va... Monsieur ? Je n'ai pas bien saisis votre nom, vous vous appelez ?..

    La curiosité naturelle reprit ses droits sur l'esprit tordu de la jeune femme qui désirait maintenant savoir à qui elle parlait... Ami, ennemi ou neutre ? Chaque mot avait un certain poids dans ce monde ravagé par les conflits, d'ailleurs, elle se doutait bien que son histoire, même si elle était plausible, allait probablement éveiller les soupçons. Était-ce ce qu'elle cherchait ? Provoque la méfiance, jauger les gens dans cette sympathique bourgade ?.. Probablement... Car elle savait pertinemment que rien ne bougerait si tout restait statique, tout se qui manquait, c'était l'impulsion de départ qui enclenche une réaction en chaîne, qui met le feu aux poudres, et qui finit dans un joyeux chaos...


Dernière édition par Dena Erwena le Lun 6 Juin 2011 - 23:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sur le pont [Dena Erwena] [FINIS]   Sur le pont [Dena Erwena] [FINIS] EmptyLun 6 Juin 2011 - 22:55

Le jeune aristocrate s'accouda sur la rambarde du pont, tenant sa tête de ses deux mains, un air rêveur sur le visage. À peine avait-il prononcé son émerveillement devant tant de beauté il entendit une réponse à son mot lancé inconsciemment. Le jeune homme haussa à peine un sourcil, les gens par ici étaient tous très sociables et il fallait dire que les derniers jours qu'il avait passé relevait de la rencontre des gens. Croyant qu'il s'agissait une de ses rencontres, il n'avait par contre pas reconnu la voix. D'après le son de cette dernière, elle venait d'un peu plus bas. Il jeta un regard pour voir qu'une jeune femme escalada la rampe en pierre sur lequel il s'était accoté. En général, seuls quelques enfants espiègles osaient s'aventurer plus bas sans aucuns soutiens de sécurité, les autres craignant de faire une chute de quelques centaines de mètres.
Sa nouvelle interlocutrice était vêtu totalement de blanc. Une belle robe qui laissait paraître plusieurs pans de sa peau dans le même ton que ses vêtements. Une longue chevelure sombre contrastait avec tout ce pâle qu'il avait sous les yeux. Elle passa sa main dans ses cheveux avant de lâcha un petit rire charmeur dont seuls les filles avaient le secret.

Inconnue : Désolé, je n'ai pas pu m'en empêcher !

Hochant doucement la tête en guise de réponse, Vital élargit son sourire. Une délicieuse odeur émanait de cette jeune fille et donnait une impression de pureté, ce qui était totalement le contraire de la personnalité de son interlocutrice mais le jeune aristocrate ne s'en douta aucunement. Le soleil éclairait le pont de ses derniers rayons et les familles ainsi que les couples s'en allèrent. Le jeune seigneur fit face à Dena pendant que celle-ci l'observait, attendant peut-être une réponse. Il s'en allait répondre mais déjà reprit-elle la parole

Inconnue : Oh, j'en oublis mes bonnes manières! Je m'appelle Dena, et... Je viens d'arriver en ville, pour affaire, avec mon assistant juste là bas.

Le regard de Vital se posa sur un homme bien bâti totalement recouvert de tissus noir. D'ici on ne pouvait pas bien voir son visage ou même aucunes parties de sa peau et, pourtant, il faisait chaud. Ce dernier décida de ne pas se casser la tête avec ce genre de questions, peut-être recherchait-il tout simplement l'anonymat. Apparemment, la jeune fille qui était en '' affaire '' dans cette ville s'appelait Dena, un nom simple à retenir et facile à prononcer, pratique.

Vital : Enchanté, on me surnomme Vitality. Vital pour faire plus court, lâcha-t-il d'une voix effacé.

Alors qu'il se tournait vers la jeune femme en quête de nouvelles questions, il remarqua que celle-ci ne lui portait absolument aucunes attentions et qu'elle ne l'avait même pas écouté. Il lâcha un petit rire puis se passa la main au visage, elle était occupé à saluer son compagnon qui avait à peine répondu en faisant un mouvement de tête en signe d'approbation. Les gardes du corps étaient décidemment bien spécials, ils se tenaient toujours à l'écart comme s'ils n'avaient aucuns rapports dans les discutions et n'intervenaient qu'en cas de grabuge.
Le jeune seigneur devait donc faire attention à ses dires. En effet, il n'avait pas à sa ceinture son épée fétiche et il n'était pas accompagné de gardes, aussi étrange cela puisse-t-il paraître. De toute façon, ce n'était pas comme si le noble était chargé de mauvaises attentions. Il lui laissa le temps de faire ses signes et d'un coup elle se retourna pour lui posait pleins de questions. Trop en même temps. Comme elle l'avait dit, elle était de passage, cherchait un établissement où loger quelques temps. Celle-ci n'était-elle pas au courant que cette ville était '' infesté '' de la '' racaille '' rebelle? Aucunes chances qu'elle ne le savait pas, les rumeurs étaient bien trop répandus pour qu'elle ne les ai jamais entendu à un point-elle que les capes blanches avaient suscitées son transfert dans cette ville pour s'en occuper.

Vital : Je connais en effet un endroit où vous pourriez loger le temps de terminer vos petites affaires, une auberge de très bonne qualité où vous seriez sûre de n'avoir aucun problèmes.

Le jeune noble se passa une main dans les cheveux en marquant une pause, réfléchissant quelque peu.

Vital : Sinon, comme je viens de le dire, on me surnomme Vitality, Vital pour faire plus court. Je demeure depuis peu dans cette ville et j'en suis très satisfait.

Le jeune homme hocha un peu plus la tête. Décidément, elle était bien étrange. Elle n'agissait pas comme toutes les dernières personnes qu'il avait rencontré mais, en même temps, elle ne venait pas de la place. Pour une femme en affaire elle était aussi étrangement vêtue, on aurait dit qu'elle faisait partie de la haute société. Gardant cette conclusion au coin de sa tête, il se demandait si son interlocutrice ne lui cachait pas quelque chose. L'air qu'elle avait sur le visage semblait vouloir signifier plus que ce qu'elle avait dit mais le jeune aristocrate ne put mettre le doigt dessus. De plus, il perceva une légère sensation de malaise en se concentrant, comme une énergie... semblable à la sienne lorsqu'il possédait son épée maudite. Une énergie noire pour être plus précis, mais c'était tellement floue qu'il décida de ne pas y prêter attention.

Vital : Eh bien, Dena. Vous êtes en visite dans ma contrée, en tant qu'hôte je me dois de vous montrer le chemin vers cette auberge dont je viens de vous parler, dit-il avec un sourire en coin, à moins que vous n'auriez d'autres questions à me poser?


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MessageSujet: Re: Sur le pont [Dena Erwena] [FINIS]   Sur le pont [Dena Erwena] [FINIS] EmptyLun 6 Juin 2011 - 23:58

    Le visage toujours marqué par un gentil sourire, Dena se contenta d'écouter se que lui disait le jeune homme, régissant par moment à se qu'il disait, comme quand ce dernier leur annonça connaître une auberge tranquille où passer la nuit, la jeune femme joignit les mains dans un mélange où se mêlaient complaisance et remerciements. Quand il annonça son nom, elle hocha la tête, en signe d'approbation, et quand il parla de la ville en disant en être 'satisfait', le sang de Dena ne fit qu'un tour, cependant, rien ne transparu sur son visage ni sur son corps, se fut la silhouette sombre, drapé de son linceul qui tressaillit légèrement, comme si l'émotion de la jeune femme avait été instantanément transmise, avant de reprendre sa pose immobile. Le mouvement fut à peine perceptible, seul un pan du tissus noir remua légèrement, comme poussé par le vent, malgré l'absence de bise. C'était donc lui le propriétaire de la ville ? Intéressant, vraiment, très intéressant. Jouant son rôle de parfaite commerçante à la perfection, elle fit mine de ne pas relever cette subtilité dans la phrase. Il ne fallait pas encore se faire remarquer, ni être dérangeante, surtout que des gardes embusqués n'étaient pas à exclure.

    Se fut seulement quand il déclina une seconde fois son rôle au sein de la ville que cette fois la jeune femme réagit comme l'avait fais le 'garde du corps' peu avant elle. Une légère, et franche surprise imprégnait son visage, avant que celui-ci ne se déride en un petit sourire complaisant. S'inclinant brièvement, Dena releva ses yeux vers ceux du jeune aristocrate. Une petite voie dans sa tête lui dit clairement de ne pas accepter l'invitation du jeune homme, cependant, refuser une telle offre maintenant aurait pu paraître louche, de plus, la curiosité dévorante de la jeune femme la poussa à accepter.

    - Dans ce cas, monsieur Vital, je ne vois pas comment je pourrais refuser !

    Se décollant lentement du mur, la sombre silhouette s'avança vers le duo, d'un pas lent et calculé, prenant bien garde à se que ses vêtements ne laissent pas entrevoir l'ossature dissimulée sous cette cape. Contournant soigneusement le jeune aristocrate, la silhouette se posa juste derrière la nécromancienne. A cette distance, et en pleine lumière, la faux accrochée dans le dos du nouveau venu ne passait plus inaperçu.

    - Oh et, comme je sais qu'il ne se présentera pas de lui même, je vous présente mon partenaire de longue date, Lilieth ! Qui me sert de porteur, et de garde du corps !

    Une voie caverneuse, parfaitement audible, et complètement posé s'échappa de sous le voile :

    - Enchanté...

    Un message neutre, dans un ton tout aussi neutre. Rien de bien encourageant en soit, mais suffisamment polie pour ne pas paraître louche ou complètement inhumain.

    - Ne faites pas attention à Lili, c'est un brave gars, mais il est pas très loquace !.. Son regard s'arrêta un instant sur le jeune homme qui semblait interloqué... Réaction que la jeune femme ne comprit que trop bien ! une armoire à glace drapé ainsi par cette chaleur, une jeune femme lui disant de ne pas y faire attention, et surtout... 'Lili'.... Oui, je sais, c'est pas facile de pas faire attention à quelqu'un comme lui...

    Haussant les épaules, la jeune nécromancienne passa sa main dans ses cheveux avec une nonchalance qui ne laissait pas entrevoir un seul instant se qui se passait dans la tête de la jeune femme. Pourquoi ?! Pourquoi avait-elle dit le mot 'porteur' alors qu'il n'avait rien à transporter ! Instinctivement, la méfiance de la jeune femme grimpa d'un cran. Le silence retomba peu à peu... Avant que la gène et une méfiance réciproque s'installe, la jeune femme frappa dans ses mains, d'un air toujours aussi enjouée.

    - Et bien monsieur Vital ! Nous vous suivons ! J'ai hâte de voir cette fameuse auberge dont vous avez fait l'éloge ! Je suis sur qu'on y sera très bien !

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MessageSujet: Re: Sur le pont [Dena Erwena] [FINIS]   Sur le pont [Dena Erwena] [FINIS] EmptyMar 7 Juin 2011 - 2:05

Le soleil se couchait de plus en plus et la visibilité décrût rapidement et bientôt les rayons du soleil étaient à peine perceptible. Elles donnaient une faible teinte orangé à la ville. Vital ainsi que sa nouvelle connaissance étaient maintenant seul sur le pont en comptant aussi le garde du corps de cette dernière. Tout le monde était partie et ils s'en allaient sans nul doute faire de même. Alors qu'il venait de proposer à son interlocutrice de la guider jusqu'à l'auberge afin qu'il puisse y passer la nuit, quelque chose semblait changer dans le regard de Dena. Il n'avait aucunement remarqué le mouvement de son garde du corps et, à vrai dire, il ne portait pas non plus très attention à celui-ci. Sans qu'il ne comprenne pourquoi, la jeune fille lui tira une révérence ce qui fit largement hocher la tête du jeune noble. Sa dernière phrase résonnait dans sa tête et rien pour lui ne semblait mériter une quelconque révérence.

''vous êtes en visite dans ma contrée'', c'était surement ça qui l'avait fait agir de la sorte. Pourquoi avait-il dit ça comme ça? Pour une fois qu'il n'avait pas besoin de mentionner son titre de fonctionnaire pour l'état il l'avait fait sans vraiment le vouloir mais, en même temps, il fallait vraiment faire très attention aux détails pour arriver à pareilles conclusions. Sans nul doute sa nouvelle connaissance devait être particulièrement intelligente et perspicace. C'était à retenir, il allait redoublé de prudence quant à ses mots dès à présent.

Dena : Dans ce cas, monsieur Vital, je ne vois pas comment je pourrais refuser !

Ce qu'elle venait de dire le tira hors de ses pensées. Le temps était probablement venu à commencer à se déplacer car, à cette allure, la nuit allait bientôt tomber. La visibilité était assez nul donc Vital ne remarqua même pas que l'homme colossal s'était déjà rapprocher. Celui-là aussi il allait devoir y porter attention. Décidément, ce duo était particulièrement étrange... Il remarqua la grande arme que possédait l'armoire à glace, une faux. Très pratique en combat et il serait mortellement dangereux pour Vital d'affronter pareil adversaire, surtout s'il était un virtuose dans le domaine. Il faut savoir qu'une épée ne rivalise que très peu avec ce genre d'outils et que sans sa magie, il serait impossible de pouvoir espérer le vaincre.
Je devais sembler plongé dans une profonde reflexion car mon interlocutrice devait vouloir rapporter l'attention vers elle.

Dena : Oh et, comme je sais qu'il ne se présentera pas de lui même, je vous présente mon partenaire de longue date, Lilieth ! Qui me sert de porteur, et de garde du corps !

En fait, il s'agissait d'un larbin. Vital aurait aimer connaître la raison qui poussait ce mastodonte à suivre une frêle jeune fille mais il n'avait pas assez d'intérêt pour poser ce genre de question, surtout qu'il était muet comme une carpe. Un « enchanté » caverneux détrompa immédiatement vital qui répondit par un léger « moi de même » de sa part. Il semblait vouloir éviter le contact. Le classique en fait, rien qui ne sortait de l'ordinaire. Comme de raison et comme si elle devinait chacune de mes pensées, elle me répondit du tact au tact à une question que je n'avais même pas posé en disant qu'il n'était pas très bavard et que son apparence ne suscitait pas beaucoup la subtilité. Sans aucuns doutes devait-elle être habitué à ce genre de réactions. Lili, drôle de nom pour un gars aussi bâti.
Un clappement de main s'ensuivit et la jeune fille somma le noble à se mettre en marche. Elle semblait quelque plus tendu qu'il y avait quelques minutes, peut-être son titre de seigneur l'avait-elle intimidée. C'est vrai qu'il n'était pas courant de rencontrer la plus haute autorité de la région comme ça, par hasard, sur un pont. Elle était dorénavant prête à me suivre et me le fit comprendre. Je me mis en marche d'un air complètement détendu jusqu'à presque oublier leur existence. Le silence persistant que j'imposais par mon mutisme rendait le temps plus long et moins agréable, sans doute. Ce qui n'était que quelques minutes semblaient bien long pour le jeune aristocrate en tout cas.

Vital : Si je puis me le permettre, ma chère Dena, quelle est donc cette fameuse affaire qui vous amène dans cette ville? Quelque chose de bien particulier ou simplement une visite que vous avez à rendre?

Le jeune McCormick lâcha un petit regard furtif suivit d'un sourire complice.

Vital : Vous n'êtes pas sans savoir que cette ville est envahie par la crapule rebelle, ironisa-t-il, ce serait dommage qu'une charmante jeune fille comme vous ne se fasse agresser par ces ''barbares''.

Il ne pouvait se permettre de compromettre son titre en lui demandant directement si elle était venue ici pour participer à des actes rebelles, mais un peu de subtilité allait pouvoir faire passer le message. Juste assez pour mettre un doute à savoir s'il était un partisan de la révolution ou un homme très fidèle envers le royaume qui pesait ses soupçons sur tout ce qui était louche.
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MessageSujet: Re: Sur le pont [Dena Erwena] [FINIS]   Sur le pont [Dena Erwena] [FINIS] EmptyMar 7 Juin 2011 - 22:54

    Alors qu'elle suivait tranquillement le jeune homme, Lilieth sur les talons, Dena se demanda se que pouvait bien penser cet aristocrate qui semblait vouloir cuisiner la jeune femme. Le mutisme des premières minutes c'était transformé en un interrogatoire, rien de bien méchant en somme, mais tout de même, la curiosité du jeune homme devenait presque malsaine, et déroutante. A quoi pouvait-il bien penser sous son petit air innocent ?.. De toute évidence, il était loin d'être bête... Pire ! Il était puissant, et tout les hommes puissant sont dangereux, qu'ils soient sur leur garde ou non... Finalement, cette rencontre avait tout pour tourner en eau de boudin, et cela n'enchantait guère la nécromancienne qui voulait par dessus tout éviter d'être dérangée dans ces petites affaires personnelles. Alors qu'elle allait répondre une banalité sans grand intérêt, Vital reprit sa tirade de plus bel, lui annonçant la présence des rebelles.

    Elle avait vu juste, cette ville était bel et bien infesté de rebelles ! Les soldats allaient donc probablement être légion, sans parler des capes blanches... Une véritable aubaine ! Son piège allait bientôt pouvoir se mettre en place... Un attrape nigaud qu'elle avait mis au point. Bête et méchant, mais terriblement efficace, qui allait lui permettre d'éliminer quelques soldats, et ainsi provoquer une douce panique dans cette ville d'apparence calme ! Elle en jubilait d'avance !

    - Vous savez, c'est pour ça que j'ai un garde du corps ! Il me protègera de quiconque tentera de me faire du mal ! Hein Lili ?

    Pour toute réponse, le capuchon sembla s'orienter vers le jeune homme, comme si la personne en dessous l'observait, le scrutait...

    - Nos affaires... Ne regarde que nous...

    Froid et implacable, la voie rauque du faucheur s'évanouit comme elle était venue après avoir délivré son message qui ressemblait presque à une menace. La jeune femme se figea et se retourna vivement vers son compagnon, apparemment piqué au vif.

    - Lilieth ! C'est bon ! On peut lui dire ! C'est pas comme si on projetait de tuer une dizaine de personne au nom de la rébellion ! Elle se retourna vers Vital qui les regardait, impassible. Désolé, il n'aime pas trop les gens curieux... Pas que je trouve curieux ! Mais il est un peu dérangé voyez-vous ? Et paranoïaque aussi à ces heures perdues... Enfin, tout ça pour dire que je suis venue suite à un message que j'ai reçu d'un membre de ma famille qui se trouve à Madorass, et, en passant, on a eut l'idée de venir faire un tour ici.

    Elle se gratta l'arrière du crâne, faussement gênée de la fausse réaction de son garde du corps improvisé.
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MessageSujet: Re: Sur le pont [Dena Erwena] [FINIS]   Sur le pont [Dena Erwena] [FINIS] EmptyMer 8 Juin 2011 - 15:03

Le jeune noble esquissa un large sourire. La réaction qu'avait suscité son petit interrogatoire improvisé en disait bien plus long qu'il n'en laissait paraître, mais Vital n'en tira aucunes conclusions pour autant. Même s'il était jeune, il était assez sage pour ne pas classer trop vite une personne dans telles catégories. S'il voulait vraiment savoir les intentions de Dena, il allait falloir pousser le bouchon un peu plus loin, toujours en usant de subtilité. Mais hélas, il n'en avait pas la motivation et, de toute façon, ce n'était pas comme si une rebelle de plus dans sa ville allait le déranger. De toute façon, si elle agissait de travers, il connaissait le visage et le nom de la fautive et un avis de recherche serait immédiatement lancé.
Bien qu'il serait dommage pour lui de lancer la région à la poursuite d'une jeune fille comme l'était son interlocutrice. Si elle se faisait trop remarquer, il n'aurait pas le choix d'agir.

Dena : Vous savez, c'est pour ça que j'ai un garde du corps ! Il me protègera de quiconque tentera de me faire du mal ! Hein Lili ?

Il se tourna légèrement vers sa nouvelle connaissance alors qu'elle prononçait sa phrase. Sa voix était teinté d'une certaine... aisance qu'elle avait laissé de côté en comprenant l'importance qu'avait Vital dans cette ville. Sans doute eut-elle le temps de bien assimiler la situation. Et oui, le jeune aristocrate était très crédule et, même si son instinct lui disait de se méfier de cette nouvelle arrivante, il en avait cure.

Lilieth : - Nos affaires... Ne regardent que nous, lâcha l'immense garde du corps d'une voix rauque, laissant sous-entendre une certaine menace à l'endroit du jeune homme.

Ou toujours est-il qu'il le perçut de la sorte. Il s'arrêta pour lui faire face. Il le scrutait comme pour le défier de mettre en oeuvre une quelconque action à son endroit. Peut-être était-il désarmé et seul mais il était loin d'être sans défense. Une grande partie de son talent reposant sur sa magie du sang et il n'était pas non plus mauvais dans l'art de l'auto-défense à main nue. Si la jeune fille n'avait alors pas tourné le dos au jeune seigneur, elle aurait pu contempler la prestance qu'avait un homme lorsqu'il répondait à ce qui sonnait comme un défi. Au lieu de ça, elle calma la tension qui s'était créait.

Dena : Lilieth ! C'est bon ! On peut lui dire ! C'est pas comme si on projetait de tuer une dizaine de personne au nom de la rébellion !

Elle se retourna vers Vital qui les regardait, impassible. Il avait abandonné l'idée de pousser le défi, se disant que le garde du corps ne provoquerait pas inutilement une bataille. Bien entendu, il ne savait aucunement que leurs émotions étaient reliées. Cependant, le jeune seigneur trouvait étrange de nier en avance le fait qu'elle aurait voulu accomplir une série de meurtre dans sa ville. Encore là ne devait-il pas céder aux conclusions trop rapidement...

Dena : Désolé, il n'aime pas trop les gens curieux... Pas que je vous trouve curieux ! Mais il est un peu dérangé voyez-vous ? Et paranoïaque aussi à ces heures perdues... Enfin, tout ça pour dire que je suis venue suite à un message que j'ai reçu d'un membre de ma famille qui se trouve à Madorass, et, en passant, on a eut l'idée de venir faire un tour ici.

Une raison plausible. Par contre, quelques incohérences demeuraient. Pourquoi le mastodonte avait-il répliqué aux propos du jeune McCormick de la sorte? En effet, ces deux-là cachaient vraiment quelque chose. Il ne pouvait juste plus ignorer tous ces faits qui manquaient trop d'explications. Toujours immobile et faisant face à ses deux interlocuteurs, Vital hocha la tête.

Vital : En effet, vous semblez sous bonne garde avec un tel homme veillant à votre sûreté, et cela me rassure. Ces temps-ci nous souffrant d'une certaine pénurie pour les gardes et ils demeurent trop peu pour pouvoir assurer la sécurité de tout le monde. Nous sommes présentement en train de former des nouveaux...

Dans l'unique but de prévenir la jeune fille qu'elle n'aurait rien à craindre des gardes si elle faisait partie de la résistance, il continua

Vital : ... et vous n'aurez à craindre les représailles de capes blanches. Même s'ils sont officiellement de notre côté, je n'ai pas vraiment confiance en eux et les ai renvoyé à Madorass pour une quelconque affaire. Évidemment, je vous demanderai de garder ça pour vous. Si cela venait à se savoir, le jeune noble leva les yeux au ciel, je n'ose espérer ce que la résistance tenterait de faire. Quoique vous ne devez pas être intéressé par ce genre d'informations...

Bien entendu, il s'agissait d'un pur mensonge pour les gardes qui étaient bien en nombre et tous à leurs postes. Mais en ce qui concernait les capes blanches, il était vrai qu'il les avait renvoyé à la capitale, le temps de se donner un peu d'air. L'air sérieux qu'affichait Vital contrastait parfaitement avec le chaleureux accueil dont il avait fait preuve sur le pont et personne ne prendrait pas au sérieux un haut fonctionnaire qui parlerait sur ce ton. Il était loin de se douter que son interlocutrice était une macabre nécromancienne qui avait prévu d'affaiblir l'influence qu'avait le royaume sur cette ville en tuant quelques uns de ses représentants.
En même temps, le jeune aristocrate agissait d'une manière assez spéciale... C'est vrai, il avait sous-entendu être le seigneur de la contrée mais ne l'avait jamais prononcé de façon claire, il était désarmé, seul, se promenait en pleine nuit alors qu'il y avait des activités rebels dans la ville et surtout, il parlait comme s'il faisait partie des ennemis de la couronne. De plus, ses vêtements ne faisaient pas si royaux que ça, ils étaient certes très classes mais n'en disait pas long sur ses fonctions dans cette ville. En général, les dirigeants étaient plus excentriques et mettaient en valeur leur rang par le style vestimentaire. Il en était tout autre pour ce jeune freluquet qui n'avait pas l'air d'avoir bien peur de se promener comme ça avec des inconnus. Et si c'était prévu?

Il fit un pas vers la jeune femme en ne prêtant nullement attention au gorille derrière celle-ci. C'était une provocation en bonne et due forme pour ce dernier mais il était certain que la jeune femme était plus raisonnable que son protecteur. Son visage s'adoucit un peu plus, quittant son air grave et sérieux. La lune commençait à se pointer le bout du nez, éclairant de sa timide et pâle lueur le visage du jeune seigneur. On pouvait observer de longues cernes qui donnait un ton exténué au jeune seigneur, quelques imperfections sur son visage duent au stresse. De plus proche on pouvait aussi observer de fines teintes rouges dans ses yeux, signe commun d'un sommeil écourté.

Vital : Ou peut-être ai-je tord? Lâcha d'un souffle le jeune seigneur d'un air énigmatique.

C'était étrange mais il sentait comme une certaine... similarité avec cette jeune femme... comme s'il possédait tous les deux une particularité sortant de l'ordinaire et qui ne s'apparenté pas avec ceux des autres. Une sorte d'onde d'énergie négative, comme celle qu'on ressent en pratiquant les arts obscurs de certaines magies ou en étant en rapport avec quelconque démons. Nul doute que s'il était capable de ressentir pareille impression, il en était de même pour son interlocutrice. Après tout, il avait partiellement fusionné avec un démon et dégageait lui aussi de l'énergie du Vein.
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MessageSujet: Re: Sur le pont [Dena Erwena] [FINIS]   Sur le pont [Dena Erwena] [FINIS] EmptyMer 8 Juin 2011 - 18:33

    La jeune femme ne réagit presque pas durant toute la tirade du noble. Il était malin, très malin, probablement trop. Cependant, s’il disait vrai, les gardes étaient loin d’être prêt à se battre contre les éventuelles rebelles, et les capes blanches avaient déserté la zone ? Cela voulait dire que malgré une présence ennemie sur ses terres, Vital laissait son peuple sans protection valable ? Impossible, aucun seigneur, aussi stupide soit-il, ne garderait une garde suffisante qui permettrait à une force ennemie de prendre le contrôle de la ville. Il mentait. Si la pénurie de garde était réelle, qu’il leur fasse confiance ou pas, jamais il n’aurait renvoyé les capes blanches. Il y avait anguille sous roche, mais, malgré sa perspicacité, elle ne parvint pas à savoir sur quoi le jeune homme avait menti, mais de toute évidence, c’était un piège qu’il lui tendait. Dena reporta toute son attention sur le jeune homme qui c’était avancé, un sourire aux lèvres. Les masques étaient plus ou moins tombés. Faisant la moue, répondant au sourire du jeune homme par un sourire radieux, la jeune nécromancienne prit son temps pour répondre.

    - Vous êtes très futé vous savez ? Enfin, j’imagine que c’est votre rôle de me donner un os à ronger, une fausse piste… Et pourquoi pas tendre un piège dans foulé. Cependant, vous devriez tout de même faire attention à ce que vous dites, car tout piège, même bien ficelé, peu mêler des civils à un conflit entre deux forces armées. Et je sais que ce n’est pas ce que vous désirez en tant que dirigeant de cette cité.

    Toujours toute sourire, elle sentait la tension grimpée. L’homme en face d’elle devait maintenant se douter que les deux compères n’étaient pas là pour voir de la famille ou faire du tourisme. La tension palpable qui émanait des deux personnes qui s’affrontaient du regard, l’un pour protéger sa cité, l’autre pour y entrer afin de faire ce qu’elle avait à faire, révéla quelque chose à la nécromancienne. Ils n’étaient pas si différents, autant dans le fond que dans la forme. Il n’était pas aussi bienveillant qu’il ne semblait, tout comme elle, Vital gardait en lui une part d’ombre qu’il dissimulait comme il pouvait. Comme pour mettre fin à ce duel de regard qui n’en finissait pas, la nécromancienne leva les mains comme pour réclamer son innocence.

    - J’imagine que maintenant, vous allez tout faire avec vos petits bras musclés pour nous empêcher de faire un tour en ville, mais sachez que je ne désire pas mêler de civils ou de gens innocent à ma petite vengeance personnelle. Vous avez beau être je ne sais quoi, noble ou roi peu importe, je n’ai pas spécialement envie de répandre de sang sur ce magnifique pont !

    C’était en toute sincérité. Remettant les mains dans son dos, prenant un petit air ‘mignon’ gardant au coin des lèvres un sourire en coin, plein de malice. Autant Dena pouvait paraître inoffensive, que Lilieth lui agrippait le manche de sa faux, révélant l’extrémité de ses doigts osseux, détaille qui n’aurait échappé à personne malgré la pénombre ambiante. Le dos légèrement courbé, dans une posture trop neutre pour paraître menaçante vu de loin, on pouvait très distinctement voir qu’il s’apprêtait à croiser le fer si la situation dérapait.

    - On ne demande pas grand-chose vous savez, juste passer la nuit ici. Dès demain, vous n’entendrez plus parler de nous, et vous pourrez même nous donner la chasse si cela vous amuse.

    Contournant son serviteur à petits pas, la femme en robe blanche se glissa dans le dos de l’immense silhouette, qui fit alors face à Vital. Avec douceur, elle passa sa main sur le manche en bois de l’arme, laissant ses doigts glisser avant de rejoindre la main du faucheur qui relâcha progressivement son arme, glissant ses doigts sans chair sous la tissus opaque, avant de se redresser de toute sa taille, et de faire face au jeune homme. A voir ainsi la scène, il aurait était impossible à quiconque de comprendre que c’était une seule et même personne qui tirait les ficelles de cette funeste représentation macabre.

    - Alors ?.. Que choisissez-vous monsieur le baron ?

    Elle ricana, moqueuse comme tout. Il n’y avait plus à jouer la comédie, et le duo aurait pu tenter de profiter de son avantage, autant sur les armes que sur le nombre, pour tenter un passage en force, pourtant… Ils n’en firent rien, attendant de voir la réaction du jeune aristocrate.
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MessageSujet: Re: Sur le pont [Dena Erwena] [FINIS]   Sur le pont [Dena Erwena] [FINIS] EmptyJeu 9 Juin 2011 - 17:37

Le jeune seigneur sourit de plus belle. Il avait mit consciemment le feu au poudre en poussant l'interrogatoire jusqu'à acculer son interlocutrice qui ne tarda pas à répondre plus franchement sur ses intentions. Quoiqu'il était peut-être allé un peu trop fort, voila qu'une main d'une blancheur immaculé apparaissait de la longue toge noir qu'était le mastodonte, empoignant sa faux tranquillement. Un peu pour lui dire qu'il était trop curieux et qu'il ferait mieux de se taire. N'étant aucunement armé, Vital n'était cependant pas prêt au combat et s'il devait affronter un virtuose de la faux, il allait être bien mal. Surtout qu'il ne le savait pas mais la magie du sang ne serait d'aucunes utilités contre lui. Il allait devoir compter sur sa seule dextérité pour s'en défaire, si cela était possible. Mais de toute façon l'heure n'était pas de penser au combat, l'objectif du jeune aristocrate étant seulement de découvrir les motivations de son interlocutrice, de confirmer les doutes qu'il avait. La pensée que la jeune femme faisait partie de la résistance n'avait cesser de le quitter mais son réel intérêt était de savoir pourquoi il ressentait une onde d'énergie similaire à la sienne...
Le fait que la jeune femme était théoriquement une de ses ennemis allait faciliter la conversation. Après tout, en taisant son identité, ne lui faisait-il pas une faveur? Il ne tolérerait pas cependant qu'elle s'amuse à réduire l'effectif de ses gardes, ça, il n'aurait plus le choix. Nombre de ses soldats étaient d'ailleurs des excellents partenaires de boissons, il les aimait trop pour pouvoir se permettre d'en perdre.

Dena : On ne demande pas grand chose, vous savez, juste passer la nuit ici. Dès demain, vous n’entendrez plus parler de nous, et vous pourrez même nous donner la chasse si cela vous amuse.

Le jeune noble sourcilla, délaissant son sourire. Une mise à prix? Ce n'était nullement son intention. Mais en même temps son plan avait peut-être trop bien fonctionner et l'idée qu'un seigneur était du côté des rebelles ne viendrait pas à l'esprit de quiconque se sent menacée. Il avait trop insisté sur la façon dont il avait parlé des rebelles.
Une chance pour lui, Dena alla calma les ardeurs de son ami. Au moins, pour ça, il n'avait plus rien à craindre. C'est vrai qu'en terme de discours Vital était particulièrement doué mais il pouvait difficilement éviter un coup de faux comme ça sans crier gare pendant qu'il palabrait.

Dena : Alors ?.. Que choisissez-vous monsieur le baron ?

Le jeune McCormick imita la frayeur dans son visage en reculant d'un peu, faisant perdre un peu d'assurance à son visage. Il garda tout de même un ton de prestance, comme s'il envisageait d'agir comme un homme qui était intimidé par l'action de ce qui allait peut-être devenir un adversaire.

Vital : Je ne suis nullement un combattant et encore moins un délateur. Mais je ne peux me permettre de tolérer des pertes dans mes rangs, commença vital en faisant semblant de redevenir plus confiant, je voulais donc m'assurer que je pourrais compter sur votre discrétion.

Il lui fit un clin d'oeil

Vital : Comment pensez-vous que je fais pour survivre tout seul dans les rues, la nuit, entourés de terroristes qui sont supposés en vouloir à ma personne?

Son petit jeu commençait de plus en plus à l'intéresser. Il avait bien ficeler son acheminement pour la mettre en confiance. Tout était logique du début à la fin, la rumeur comme quoi Venill contenait la plus grosse concentration de rebelle du royaume, le fait que Vital ne portait pas d'armes et était effectivement seul. Aussi le fait qu'il se permette de poser trop de questions bien cinglantes devant l'apparence indéniable qu'il serait en mauvaise posture en agissant de la sorte, mentir aussi sur ses capacités guerrières (bien oui c'est bien courant que les politiciens consacraient leur vie à l'étude des droits plutôt qu'aux entrainements guerriers).
Fier de son plan, il finit par reprendre beaucoup plus d'assurance en souriant de pleines dents. Il aurait aussi très bien pu être un pauvre hère bien habillé se faisant passer pour le seigneur et voulant attirer l'attention d'une jeune fille de passage.

Cependant, il avait beaucoup trop mentit pour ne pas se prévoir de plan de secours. Il commençait donc à activer son énergie magique, produisant du sang qui s'évacuer subtilement des pores de sa peau caché par ses vêtements. D'ici quelques minutes, la puanteur métallique du liquide rouge allait se répandre sous le nez de la jeune fille et de son garde du corps. C'est à ce moment là, lorsqu'il avait accru sa sensibilité à la magie qu'il comprenait que l'émetteur de toute cette onde négative qui était tant similaire à la sienne venait du grand homme. C'était avec lui qu'il partageait cette similarité, pensait-il tout du moins. Sa main n'était d'ailleurs pas tout à fait ordinaire en y repensant. Il regarda ainsi donc celui qui se faisait appeler Lilieth

Vital : Toi, ôte ta capuche, reprit-il d'un ton tout à fait différent que celui qu'il avait emprunté un peu plus tôt.
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MessageSujet: Re: Sur le pont [Dena Erwena] [FINIS]   Sur le pont [Dena Erwena] [FINIS] EmptyMar 14 Juin 2011 - 10:21



    Cette discute prenait une bien mauvaise tournure, et cela commençait à agacer de plus en plus la jeune femme qui rongeait son frein pour ne pas envoyer son serviteur à l’assaut sans crier ‘gare’. L’idée d’avoir sur les mains le sang d’un aristocrate ne la gênait pas outre mesure, mais celui-ci ne semblait pas être corrompue jusqu’à la moelle, et Dena savait pertinemment ô combien il était difficile d’avoir un homme de cette trempe au pouvoir. Avec un haussement d’épaule las devant l’attitude de tête brulée du jeune homme, la nécromancienne repassa devant son serviteur, faisant de nouveau face à Vital qui semblait plus déterminé que jamais. Maintenant face à l’homme, elle sentait très clairement qu’il n’était pas aussi inoffensif qu’il n’y paraissait. L’énergie qu’il dégageait était forte similaire à celle qu’elle utilisait lorsqu’elle combattait. Aucun doute possible, il savait utiliser la magie, une magie sombre et chaotique, et comme toute magie maléfique qui se respecte, elle devait certainement avoir comme but final la mort de l’adversaire.

    - Je vous trouve bien autoritaire pour un homme seul… Enfin, si vous voulez vraiment voir ce qui cache sous se voile, il va falloir vous remuer, car il ne l’enlèvera pas de lui-même ! La malédiction qui a frappé mon compagnon ne l’a pas embelli voyez-vous…
    - Tu parles... Trop.

    Une malédiction ? Oui, c’était vraiment ce qu’elle pensait. Certes, à ce mot, on associe rarement la nécromancie, mais, ne pas pouvoir trouver le repos après une vie bien remplit restait de loin la pire des malédictions, du moins aux yeux de la nécromant… Sans volonté, malgré une faible conscience de ses actes, forçant le pauvre erre à subir tous les délires fantaisistes de la jeune femme, ainsi que les meurtres qu’elle lui forçait à accomplir, c’était son lot, son fardeau, et le pire destin qui aurait pu attendre cette ancienne cape blanche après son trépas. Maintenant qu’elle était partie sur ce nouveau mensonge, elle devait s’y tenir, jusqu’à trouver une opportunité quelconque…

    - Vous savez… Lili et moi avons un objectif, et pas des moindres… Est-ce un crime de vouloir la paix à tous prix ?

    Le silence retomba lourdement tandis que la jeune femme dévisageait Vital d’un œil amusé, un sourire en coin sur le visage, un sourire grandissant. Le vent qui commençait à se lever fit un appel d’air en passant au travers l’arc du pont ce qui se traduit par un long sifflement. Finalement, Vital entrouvrit les lèvres, s’apprêtant visiblement à répondre à la question de la jeune femme. La faucheuse agrippa alors le poigné de la jeune femme de sa main squelettique, le coupant dans sa phrase, et il souleva de terre la jeune femme comme un rien, à bout de maigre bras, avant de la jeter comme un sac à patate. Bien entendu, il ne l’avait pas jeté bien haut, juste assez pour avoir le temps de placer ses bras en dessous du corps frêle qui retomba mollement entre ses bras. Ni une ni deux, avec une synchronisation proche de la perfection, Dena s’agrippant au tissu, callant sa tête contre le torse de son serviteur pour ne pas être trop balloté, l’immense gardien rua, se jetant le pied en avant vers l’aristocrate. Dans une franche bousculade chaotique, le duo força le passage dans une rué aussi soudaine qu’imprévisible en profitant de l’effet de surprise. La rapidité d’exécution, mêlée à la parfaite synchronisation avait de quoi en dérouter plus d’un, pourtant, se tenant toujours fièrement debout sur le pont, Vital fixait la sombre silhouette à quelques mètres de lui qui avait fini sa soudaine course, se retournant vers lui, tenant toujours la nécromancienne dans ses bras.

    - Désolé de vous fausser compagnie et de vous avoir pris en traitre, mais, notre affaire commence à devenir pressente, aussi, je vous prie de ne pas nous suivre…

    Sans rien ajouter d’autre, le duo fit demi-tour, avant de prendre la poudre d’escampette pour se diriger vers la porte de la cité, profitant de la grande allonge de Lilieth, et son endurance proportionnellement égal à la magie de la nécromancienne. La lâcheté du duo était sans équivoque, mais justifié, tout du moins aux yeux de la nécromancienne…

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MessageSujet: Re: Sur le pont [Dena Erwena] [FINIS]   Sur le pont [Dena Erwena] [FINIS] EmptyMer 29 Juin 2011 - 23:19

[Suite à une non-réponse par mp, j'affiche ici un post qui clos le topic]

Le jeune seigneur croisa ses bras. Il avait certes fait une demande audacieuse auprès d'un homme qui dépassait très facilement sa taille, mais cela ne l'effrayait aucunement. Au contraire, il manquait d'un peu de divertissements digne de ce nom depuis quelques jours. Il sentait ses bras un peu rouillé par le devoir de passer à travers toute une paperasserie sans avoir le loisir de sortir prendre un peu l'air. Il avait prit du retard, il devait donc en payer le prix. Mais ce soir, peut-être aurait-il la chance de rattraper tout ce temps perdu à l'extérieur. Peut-être avait-il un peu exagéré pour la provocation, par contre. Cet homme était louche, c'est sur, mais en général, lorsqu'on couvre son corps de la tête au pied, ce n'est pas pour une mauvaise raison. Ça pourrait autant être un criminel connu et recherché par le royaume comme ça pouvait être un immonde personnage dont la vision de son visage pouvait vous donner l'envie de sauter quelques repas. Sa jeune interlocutrice, celle qui parlait le plus, en l’occurrence, contourna de nouveau son garde du corps en faisant face une fois encore au jeune seigneur.
Un petit sourire élargissait ses lèvres, attendant impatiemment la suite des évènements. En fait, il voulait juste une bonne raison de se défouler. L'odeur du sang qu'il produisait parvenait désormais nettement aux narines du jeune aristocrate, il n'aurait pas fallu bien longtemps pour que la jeune '' voyageuse '' le sente à son tour.

Dena : Je vous trouve bien autoritaire pour un homme seul… Enfin, si vous voulez vraiment voir ce qui cache sous se voile, il va falloir vous remuer, car il ne l’enlèvera pas de lui-même ! La malédiction qui a frappé mon compagnon ne l’a pas embelli voyez-vous…

Lilieth : Tu parles... Trop, enchaîna l'homme encapuchonné.

Autoritaire? Et bien, pour un homme dans sa position, c'était peut-être plus une nécessité qu'un trait de caractère. Cependant, il n'allait pas châtier cette inconnue pour avoir oser passer outre son rang puisqu'elle lui avait tendue une perche pour passer à l'offensif. C'était clairement une invitation, et Vital ne serait que trop heureux d'y répondre.
La jeune femme calma par contre ses ardeurs qu'il venait tout juste d'avoir en déblatérant une connerie comme une autre. La paix? C'était tout ce qu'ils désiraient? Et puis quoi encore! Cette magie si sombre et si similaire était synonyme de barbarie, de cruauté et d'avidité. Le jeune noble l'avait acquise par le biais d'un magicien, il ne répondait donc pas à ces critères, mais qu'en était-il de ce fameux duo qui se tenait devant lui? Il serait TRÈS dur à croire qu'ils avaient une situation excusant la pratique de cette magie prohibée par les forces '' divines ''. Pas assez d'action, ça tournait trop autour du pot à son goût. Le silence se faisait à présent lourd, le jeune McCormick n'aimait vraiment pas ça. Il s'apprêtait à répondre une ânerie anodine pour la forcer à le provoquer, mais son protecteur le devança. En effet, en l'espace d'une seconde à peine il chargeait déjà vers lui avec sa maîtresse dans ses bras. Il avait à peine le temps de réaction pour se pousser un peu du passage, mais il était trop focalisé sur l'acheminement de sa magie. Il se fit donc heurter de plein fouet et tomba lourdement sur le sol, perdant toute la concentration nécessaire au développement de sa botte secrète. Il se prit la tête avec ses mains, se frottant vigoureusement le crâne pour essayer de recommencer le manège, mais il n'aurait pas le temps de le faire correctement avant qu'ils ne soient hors de sa porté. Il y avait toujours un autre moyen d'aller plus rapidement... mais c'était au détriment de son bien-être.

Soudain, il entendit le signal qu'il avait tant attendu. Elle le narguait, il pouvait désormais se motiver pleinement à l’annihilement de cette cible. Enfin, peut-être n'en arriverait-il pas jusque là, mais l'amocher sérieusement serait assez amusant, si bien sur il en était capable.

Les voyant s'enfoncer vers les portes de la cité, Vital dut se retenir cependant. Des gardes postés à l'entrée de la cité pourraient remarquer leur seigneur en train de se battre alors qu’officiellement il n'était qu'un bretteur ordinaire. Il ne voulait aucunement que la ville aille vent de la malédiction qui pesait sur le jeune homme, il laissa donc les fuyards courirent à leur perte, se fracassant aux patrouilles qui allaient les croiser. Il les laissa donc prendre le large puis s'en retourna vers sa demeure seigneuriale. Demain, il allait annoncer un avis de recherche qui ne dépasserait pas les limites de la ville, histoire de ne pas envenimer les choses s'il faisait répandre une mise à prix un peu partout dans le royaume.
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