''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Cassandre Ombrelune

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Cassandre Ombrelune



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Race : Demi-Elfe (à moitié humaine de par sa mère).
Classe : Druide.
Métier : Exploratrice / Guérisseuse / Musicienne et conteuse.
Croyances : Déesse de l'Equinoxe.
Groupe : Rébellion.

Âge : 153 ans.

Messages : 11


MessageSujet: Cassandre Ombrelune   Mar 7 Juin 2011 - 19:09

* * *

Personnage


Nom :Ombrelune . Soeur cadette d'Arya Ombrelune.
Prénom :Cassandre
Rang :La Louve Blanche.
Âge : 153 ans.
Sexe : Féminin.
Race : Semi-Elfe. ( père elfique, mère humaine).

Classe : Druide. Cassandre a un profond lien avec les animaux et la nature en général. Elle peut allumer un feu léger en se concentrant grâce à la chaleur de son corps qu'elle canalise avec ses mains sur un tas de bois sec. Elle ne serait pas capable d'en créer sans support, en revanche. Elle connait bien les plantes, ce qui lui permet de concocter des remèdes avec ses trouvailles lors de ses recherches dans les milieux naturels et a des talents de guérisseuse. Elle a de très maigres compétences dans la magie du feu, parvenant tout juste à créer quelques braises pour faire naître un début de foyer mais possède en revanche un bon niveau dans la magie de la Terre, qui est son domaine de prédilection.

Métier : Médecin lorsque le besoin se fait sentir, autrement elle aime traîner de temps à autre dans les tavernes pour raconter des légendes ou faire écouter des chansons oubliées...Mais elle passe beaucoup de temps à voyager pour découvrir de nouvelles contrées ce qui explique sa polyvalence. Par conséquent son métier officiel est avant tout Exploratrice.

Croyances : De par ses origines elfiques et son statut de Druide, Cassandre s'est naturellement sentie proche des valeurs de la Déesse Equinoxe, et elle pratique tous les rituels païens qui font montre de sa dévotion envers cette divinité de la Nature.

Groupe: Rebelles.

Équipement :

Son ocarina :
Spoiler:
 

Ses dagues elfiques :

Spoiler:
 

Son arc :

Spoiler:
 

Talents de combat : Cassandre se bat généralement avec deux longues dagues elfiques qu'elle manie relativement bien, malgré le fait qu'elle soit beaucoup plus à l'aise au tir à l'arc. Elle a hérité de l'arc de son père et ses dagues ont été forgées par l'une de ses connaissances. Pourvue d'une vue perçante de par sa nature elfique, elle se révèle être une archère silencieuse et mortelle lorsque le besoin se fait sentir. Elle a hérité d'une grande agilité et de réflexes affutés, et ses cinq sens sont beaucoup plus développés que les humains, avec son sang elfique dans les veines. Lorsqu'elle se bat au corps à corps, elle est si gracieuse que l'on pourrait croire aisément assister à un ballet terrible et sublime à la fois.


Talents de magie :

Feu : Elle sait créer un feu en canalisant sa propre chaleur corporelle qu'elle transmet dans un support approprié, du bois sec par exemple, afin d'allumer des braises qu'elle attise naturellement par la suite. Elle serait incapable de créer du feu sans avoir de base pour que de faibles braises naissent un feu doux et chaleureux. Cet exercice l'épuise rapidement car elle ne l'utilise que très rarement et seulement en cas de grande nécessité.

Terre : Elle est toutefois plus à l'aise avec les plantes qu'elle connait bien et dont elle se sert pour concocter des potions. Elle connait beaucoup de variétés ainsi que leurs propriétés magiques et naturelles. Elle peut générer des crevasses dans la terre afin de ralentir les ennemis et des séismes de moyenne envergure qui peuvent néanmoins causer des dégâts et étourdir les cibles. Elle peut aussi enchanter les racines des arbres pour qu'elles la défendent contre des adversaires et lui permettent ainsi de s'enfuir plus facilement. C'est un sort mineur qui demande plus ou moins d'énergie selon la quantité de racines. Le temps de récupération est donc variable. Elle est capable de guérir des blessures légères à moyennes en se plongeant en transe. Elle appose sa main gauche sur le front de son patient et sa main droite au niveau du chakra du coeur et sert de transmetteur qui relie les énergies de la Terre dans laquelle elle puise pour soigner, les reçoit brièvement dans son propre corps et finalement la transmet de ses paumes dans le corps du blessé. Lorsqu'elle soigne ainsi, l'on peut voir durant le temps que dure la guérison, une lumière blanche qui semble jaillir de ses mains et s'insinue dans le corps de la personne blessée. Elle peut également réanimer une personne évanouie par ce procédé et réchauffer un frigorifié en puisant dans sa propre chaleur. Mais par ce fait, elle s'affaiblit relativement vite et il lui faut méditer quelques heures durant pour retrouver toute sa forme.

Méditation : Elle passe énormément de temps à méditer afin de retrouver toute son énergie qu'elle dépense généralement en procurant des soins. La méditation est pour elle un substitut de sommeil et quelques heures de transe lui suffisent amplement. Sans doute sa nature elfique y joue également. Lorsqu'elle se plonge en transe, il arrive parfois que la voyance se déclenche. Elle peut recevoir des informations par scènes rapides et plus ou moins floues sur des évènements à venir ou passés, bien que ceci reste un phénomène assez rare.

Talents divers :

Musique et chant : Durant son enfance, elle fréquentait souvent des tavernes dans lesquelles elle se plaisait à écouter les mélodies jouées par les bardes sur leurs merveilleuses harpes, fermant les yeux en se laissant bercer par les airs enchanteurs au rythme des cordes qui vibraient et chantaient la mélancolie, la joie, l'espoir, l'amour et bien d'autres encore. Elle buvait les paroles des vieux conteurs que l'on voyait souvent tard, le soir, murmurant des contes oubliés et merveilleux. Ce sont ces hommes qui donnèrent à Cassandre le goût de l'art et elle apprit à jouer de l'ocarina avec l'un d'eux, auquel elle s'est beaucoup attachée et avec lequel elle est restée amie jusqu'à la mort de ce dernier, qui lui légua dans son testament son ocarina. Depuis ce jour, Cassandre le porte constamment contre son sein, le ressortant souvent pour enchanter tant les bipèdes que les animaux et l'esprit des végétaux, et aussi pour elle-même, pour se rappeler les bons moments qu'elle a vécu. Cela fait quelques années qu'elle s'arrête dans des tavernes pour se mettre à raconter des histoires, des légendes que lui murmurent les arbres et les animaux, et aussi des contes qu'elle a entendu auprès des Hommes. Sa voix douce et profonde est très appréciée et l'auréole d'un charme et d'un mystère certains...

Pouvoirs particuliers :

Linguistique naturelle : Depuis qu'elle est née, elle entretient un lien très fort avec la nature et les animaux et a passé de nombreuses années à tenter de communiquer avec eux. Elle comprend ainsi le langage des animaux auxquels elle peut parler également, et connait les murmures des arbres et des plantes, ainsi que le chuintement de l'eau sur les roches. Cependant, elle a davantage d'affinités avec les loups avec lesquels elle a passé énormément de temps.

Métamorphose : Son amour pour les loups l'a conduite à non seulement apprendre le langage des animaux, mais à se rapprocher de son animal fétiche en prenant sa forme. Ce pouvoir lui a pris près de vingt ans de travail régulier pour parvenir à se changer totalement en une magnifique louve blanche aux yeux d'un or liquide et mystérieux, ce qui lui vaut son surnom de Louve Blanche. A ses débuts, c'était un processus qui se révélait assez douloureux car elle devait se concentrer intensément pour modifier son adn et provoquer ainsi ses changements corporels. C'était un phénomène qui durait très longtemps lorsqu'elle était néophyte en la matière, mais aujourd'hui elle se transforme en quelques secondes et les douleurs occasionnées autrefois lui sont devenus ordinaires avec l'habitude.

Apparence physique :

Une beauté ténébreuse. Une femme fatale. Un animal sauvage. Ce sont les termes qui viennent à l'esprit lorsque l'on rencontre la Semi-Elfe Cassandre Ombrelune. Sa longue chevelure d'encre aux reflets zinzolin lui descend naturellement jusqu'aux hanches, ondulant avec grâce au rythme de son pas léger. Mais elle ne relâche cet objet de séduction que rarement, préférant une coiffure relevée qui laisse choir quelques mèches rebelles le long de ses joues et qui découvre ses longues oreilles effilées qui s'élancent sur les côtés, mettant en exergue son appartenance à la noble race elfique. Son oreille gauche est percée d'un anneau d'argent dans lequel un croissant de lune de même couleur est enchâssé. Ses yeux pénétrants luisent comme ceux des chats dans une faible luminosité et tendent à accentuer cet aspect irréel que possède Cassandre. On pourrait les comparer à deux pierres d'améthystes bien rondes et lumineuses comme la lueur de la lune, le regard tantôt aussi profond et serein que celui d'une grande reine, tantôt aussi sauvage et indomptable que le plus fougueux des loups qu'elle vénère tant. Deux minces et élégants tatouages d'une couleur légèrement plus foncée que celle de ses yeux semblent couper ces derniers à la verticale, traversant ses minces sourcils noirs. De petite taille, la Semi-Elfe ne mesure qu'un mètre cinquante-huit et pourrait presque passer pour une enfant humaine, si la profondeur et l'aura qui s'émane d'elle ne trahissait sa longue existence en ce monde. Elle est cependant assez fine et cet air fragile lui confère bien des avantages comme des désagréments, car si de bonnes âmes n'hésiteraient pas à lui venir en aide, des prédateurs pourraient bien abuser de son apparente fragilité, sans scrupules aucun.
Ses lèvres sont généreuses et d'une couleur oscillant entre gris perle et glycine et sont dans le prolongement d'un nez droit et élégant. Son épiderme est d'une couleur argentée qui possède de beaux reflets lorsqu'il est exposé à la lumière, ce qui lui donne cet aspect elfique, si aérien et mystérieux, si sublime et si irréel...
Comme vêtement, elle ne porte qu'un bustier de tissu léger, de couleur cannelle et des bracelets de force en cuir d'un teint plus sombre ornent ses poignets graciles. Elle porte généralement un pantalon de tissu vert sauge et des bottes de même facture de la couleur des feuilles mortes. Enfin, un manteau à capuchon de tissu gris souris vient l'envelopper lorsque le froid devient trop intense pour la Semi-Elfe. Dans son dos sont fixés son carquois emplis de flèches aiguisées et meurtrières, et l'arc qu'elle a hérité son père, ainsi que ses deux dagues elfiques. Elle ne se promène jamais sans sa besace brune en tissu, dans laquelle se trouve un assortiment de plantes diverses, de fioles contenant diverses potions, quelques livres sur les plantes et d'autres de médecine. Enfin, son cher et précieux ocarina est pendu près de son sein gauche avec une cordelette très fine.


Caractère, personnalité :

Cassandre a subi bien des douleurs durant sa jeunesse, et la plus marquante fut sans conteste la perte tragique de sa mère, Chani Ombrelune, qui périt sous les coups des Capes Blanches pour en avoir giflé un. Cette scène avait été particulièrement choquante pour l'adolescente de quinze ans qu'elle était alors, et une haine et un chagrin immenses l'avaient envahie, à tel point qu'elle désirait les tuer de ses propres mains. Mais sa rencontre avec le Druide elfique, Gwaihir changea totalement sa manière de pensée, même si ce fut un dur labeur que de domestiquer son esprit. Grâce à lui, elle finit néanmoins par apprendre le pardon et elle développa un instinct protecteur et amoureux de la justice. C'est la raison pour laquelle elle décida de s'enrôler dans la Rébellion, afin de défendre les citoyens et d'aider à rétablir la liberté dans le Royaume. Aux côtés de son tuteur, elle a apprit à s'ouvrir à la Nature et admirer la beauté que cette dernière offre à ses enfants, et elle la respecte plus que tout. Férue de musique et de chant, elle passe beaucoup de temps à jouer sur son vieil ocarina qu'elle a hérité d'un homme qui était conteur et qui venait régulièrement dans une taverne qu'elle affectionnait particulièrement. Lors de son départ, son père lui offrit son arc que lui-même tenait de son propre père et Henduil, son amant, lui forgea les deux dagues elfiques qu'elle porte dans son dos. Gwaihir, quant à lui, lui fit don d'une besace et de quelques livres utiles pour la médecine. Tous ces présents associés à son amour pour les voyages et donc à ne transporter que le strict minimum, l'a rendue assez matérialiste et elle attache énormément d'importance à ces objets qui lui viennent de personnes chères. Ceci est un défaut assez important car elle serait prête à risquer sa vie plutôt que d'abandonner l'un de ses cadeaux et irait même jusqu'à descendre au fond d'un ravin pour aller récupérer son ocarina, par exemple, si celui-ci venait à chuter. Elle peut ainsi passer pour folle aux yeux de ceux qui connaissent ce trait de caractère ou passer pour une idiote bornée. Mais en réalité, elle est très sentimentale et ces objets sont son unique lien avec ceux qu'elle aime lorsqu'elle se trouve loin de ces personnes et les prendre dans ses mains les lui rappelle.

Elle a le cœur sur la main et est profondément attachée à sa famille et à ses amis et n'hésiterait pas à mettre sa vie en péril si la situation l'exigeait pour les secourir. Elle est très voire trop téméraire et elle peut être considérée comme un danger pour elle-même puisqu'elle se donne corps et âme pour ceux à qui elle tient. Elle est très appréciée pour son humour et pour sa noblesse d'âme. Il lui arrive cependant d'être à côté de la plaque lors d'une discussion, tout simplement parce qu'elle aime nager dans le monde des rêves et elle n'est pas toujours attentive à ce qu'on lui dit, ce qui peut s'avérer très agaçant pour certaines personnes.
Bien qu'elle se force à être réfléchie et ne pas agir de façon impulsive, c'est hélas bien souvent le cas, même si elle sait faire preuve de prudence par moments, se souvenant brièvement que si le fait de pouvoir mourir à tout instant et d'en réchapper est grisant, ceux qui tiennent à elle sont angoissés dès qu'elle se montre trop entreprenante, et c'est pour cela qu'elle tente de se modérer quelque peu, par amour.
Ce que l'on pourrait lui reprocher également, c'est sa franchise. Elle n'a pas la langue dans sa poche et préfère dire des vérités qui blessent sur le moment mais qui seront bénéfiques par la suite plutôt que de mentir effrontément. Mais ce pourrait être considéré à la fois comme un défaut de par son manque de tact dont elle fait montre assez souvent, mais aussi comme une qualité. Elle est aussi très affectueuse et ne rechigne jamais sur les embrassades et les baisers, qu'ils soient d'amour ou amicaux.

Histoire :


Des lumières scintillaient de mille feux parmi la noirceur épaisse et veloutée de cette nuit, bercée par le froid vigoureux et les flocons d'une neige pure et légère qui annonçait que le solstice d'hiver avait bien entamé sa roue annuelle. La forêt rugissait d'une force inouïe, encouragée par les puissantes bourrasques qui dansaient en ces terres glacées. Les tours de la cité de Madorass pointaient telles des rangées de dents aiguisées, les lumières faisant office de centaines d'yeux d'un animal fou et sauvage. C'était une vision magnifique et terrible à la fois, majestueuse et emplie d'arrogance. Une cité de Rois et l'on se sentait réduit à l'état de fourmi en comparaison. Une forme se mouvait et se tint à quelques lieues de la cité, immobile, emmitouflée dans un large manteau à capuchon qui paraissait noir dans l'obscurité. Sous le capuchon, on pouvait à peine distinguer un visage de forme ovale avec deux yeux perçants aux couleurs des améthystes qui fixaient intensément la ville. Un petit sourire méprisant apparut sur les lèvres de la créature, et la lune mit en exergue sa peau d'une pâleur argentée et étrange. Il était difficile de déterminer si c'était un homme ou une femme, à cause du manteau qui masquait les formes de son corps, ou encore de savoir si c'était là un enfant qui se tenait, raide comme un piquet, dans les ténèbres de la nuit. La créature poussa un soupir tout en claquant des dents, souffla dans ses mains et se remit en marche, prenant la direction de Madorass, en resserrant son manteau contre elle et rabaissant son capuchon au maximum, comme s'il pouvait chasse le froid qui engourdissait la créature. On pouvait se demander ce que faisait une personne isolée avec ce temps effroyable, mais elle ou lui seul le savait, et cette créature paraissait déterminée si l'on se fiait au rythme de sa marche, véloce malgré l'épaisseur de la neige et qui avançait inlassablement.

Deux heures plus tard, la forme mouvante parvint à sa destination et emprunta les nombreuses ruelles du royaumes. Elle jeta de brefs coups d'oeil en direction des fenêtres des habitations mais nulle lueur n'était visible, sauf en de rares endroits. La plupart s'étaient barricadés derrière la chaleur de leur foyer, se protégeant de la rigueur de l'hiver et des flocons de neige qui affluaient de plus en plus, et du chant du vent qui faisait claquer quelques volets à moitié démis çà-et-là, et divers morceaux de papiers. Les sens en alerte, la créature aimait particulièrement arpenter ces ruelles sombres par ce temps, qui la rendait pratiquement invisible aux yeux d'éventuels ribauds qui se seraient davantage affairés à rentrer chez eux. Un craquement sonore retentit et la créature s'arrêta, le cœur battant à un rythme plus élevé que la normale, ses longues oreilles effilées dissimulées sous son capuchon et ne formant que deux bosses sur les côtés de sa tête oscillant pour mieux écouter. Elle étouffa un cri de surprise lorsqu'un chat au pelage sombre jaillit devant elle, aussi vif qu'un éclair et aussi silencieux que le sont tous les félins de son espèce, disparaissant derrière une bâtisse délabrée. La créature poussa un soupir de profond soulagement et continua sa marche jusqu'à entendre au loin des rires grossiers et le tintement joyeux et bruyants de chopines de bière et autres alcools s'entrechoquer avec force. Elle s'arrêta devant une taverne et lut l'inscription : « A la Panse Repue ». Elle agrippa la poignée de la porte et la tourna, se baignant ainsi dans une lumière vive qui lui fit plisser ses yeux étranges au regard profond, ouvrant sur la rue le tumulte infernal qui fusait tel des feux follets dans la taverne. En allant plus avant, elle jeta un regard circulaire autour d'elle. Des ivrognes, des bandits qui chuchotaient entre eux, des honnêtes gens, des catins et des soldats. Bref, c'était le véritable pot-pourri de tout ce qui faisait de ces gens des citoyens du Royaume de Madorass. Elle prit une inspiration et s'assit à une table branlante, posant sa besace de tissu dessus, et tira une autre chaise qui gémit en se rapprochant d'elle et la créature posa son pied glacé dessus, avec un air nonchalant. Pourtant, aussi décontractée qu'elle paraissait l'être, elle ne rabaissa toutefois pas son capuchon qui lui couvrait plus de la moitié du visage. Sa couleur grise passe partout la rendait insignifiante aux yeux des autres qui ne pouvaient pas deviner s'il s'agissait là d'un homme ou d'une femme. Mais sa position faisait plutôt penser qu'il s'agissait d'un spécimen de sexe masculin. Une serveuse vint à elle et lui demanda ce qu'elle désirait. La créature répondit par sa voix grave et douce, mais non moins féminine et la femme disparut, revenant quelques instants plus tard avec un thé au miel bien fumant. Elle demeura un long moment à écouter discrètement les conversations des soldats, puis se rendit compte qu'ils ne disaient rien de très important. Elle soupira et ferma les yeux. Elle pensa à sa sœur aînée, Arya, et à son père, Amorion, qui avait regagné sa cabane elfique dans les bois. Et machinalement, son esprit, alourdi par la fatigue et la rumeur sonore de la taverne, ainsi que par la douceur du thé, finit par s'endormir. Cette créature pourtant, que vous contemplez entrain de se reposer, la tête penchée en avant, est assez réputée dans cette taverne, ou du moins l'était autrefois. Beaucoup doivent se souvenir d'une Semi-Elfe qui passait de longues soirées à raconter des légendes oubliées ou à émerveiller les clients de la taverne par le son clair et cristallin de son ocarina et par sa voix profonde qui se voulait enchanteresse. Mais laissez-moi vous conter à mon tour, l'histoire de Cassandre Ombrelune...



Pour connaître l'histoire de cette Semi-Elfe, il faudrait tout d'abord vous donner un aperçu de qui étaient les parents de Cassandre. Née d'une mère humaine qui se nommait Chani, cette dernière est morte il y a plus d'un siècle, lorsque Cassandre avait bien entamé son quinzième printemps. Chani était une aventurière, qui n'avait pas froid aux yeux et qui trouvait son bonheur en découvrant de nouvelles terres et de nouvelles cultures. Mais elle finit par se perdre dans la jungle de Teleth, et fut blessée par une créature qui prit peur en la voyant et l'attaqua pour assurer sa défense. Le hurlement qu'elle poussa fut accompagné par le gémissement de la créature qui s'écroula sur elle, une flèche argenté fiché dans son échine sanguinolente. Un bruit mât se fit entendre d'un Elfe qui venait de sauter depuis un gros chêne et ce dernier se rapprocha de la jeune femme. Il était d'une grande beauté, pâle et paisible, ses longs cheveux étincelant tel de l'or sous les rayons du soleil qui perçaient à travers la densité feuillue des arbres, ses yeux d'un bleu serein rivés sur la jeune femme qu'elle était. En le voyant la première fois, elle ne put empêcher son cœur de s'emballer et elle prit la main qu'il lui tendit pour l'aider à se relever. Il la porta jusqu'à sa cabane où il usa de ses compétences basiques de soigneur pour guérir sa blessure à la jambe et les griffes qui avaient entaillé son ventre. Chani demeura chez l'Elfe, qui disait se nommer Amorion, durant un mois et demi, pour que sa jambe soit totalement rétablie. Cependant, au fil des jours qui s'écoulaient Chani ne pouvait refouler les sentiments grandissant qu'elle éprouvait pour l'Elfe. Ce dernier le remarqua par ailleurs mais il refusa ses avances. Il savait que les humains trépassaient relativement jeunes et il ne désirait pas leur souffrance mutuelle s'il acceptait de vivre avec elle. Lui, parce que la mort avancée de Chani continuerait à le hanter pour de longs siècles, et elle car elle allait vieillir avec le temps tandis que lui resterait éternellement jeune, ne subissant les dégâts du temps que très lentement.
Pourtant, la Raison finit par s'effacer et l'Elfe ouvrit son cœur à Chani, apprenant l'amour que pouvait lui offrir une créature si jeune et le lui rendit en lui faisant deux enfants, deux filles, Arya pour l'aînée, et Cassandre, pour la cadette. Malgré leur lien du sang, elles ne se ressemblaient guère, l'une ayant des yeux d'un or liquide et pur, tandis que Cassandre avait deux grands yeux améthystes aux longs cils noirs et la chevelure aux reflets zinzolin, et une peau argentée et pâle. La famille Ombrelune vécut quelques années dans la forêt, puis décida de se mettre en route pour la cité de Madorass, dans laquelle Chani tint le rôle de serveuse, tandis qu'Amorion élevait des chevaux en les dressant à la manière elfique, en leur parlant dans leur langage. Les relations entre les deux sœurs étaient affectueuses et toutes deux étaient très complices et s'amusaient de la crainte qu'elles inspiraient parfois à certains enfants en raison de leur différence physique. Cassandre allait souvent vers son père dresseur de chevaux et apprenait à ses côtés l'art de parler aux animaux, qu'elle mit du temps à développer. Elle traînait souvent à la taverne de « la Panse Repue » pour écouter les vieux conteurs et l'un d'eux s'attacha à elle et lui apprit à jouer sur son vieil ocarina. Il passait beaucoup de temps avec elle, lui apprenant ce qu'il savait et la Semi-Elfe buvait les paroles du vieil Aorin. Il était déjà très vieux lorsqu'elle avait douze ans et sentant que sa fin se rapprochait, le vieil homme offrit son ultime présent à Cassandre, le vieil ocarina de bois qu'elle affectionnait tant. Il se retira de la civilisation et Cassandre ne sut jamais où il s'en était allé pour mourir en paix.

Mais la tragédie qui frappa la famille fut lorsque Chani eut affaire avec les Capes Blanches de Madorass, alors que la taverne était particulièrement bondée. Ils avaient déjà bu beaucoup et Chani vint leur rapporter des pintes à contrecoeur, les lèvres pincées. L'un d'eux attrapa son poignet fin alors qu'elle repartait en direction d'autres clients qui attendaient et la rapprocha de lui assez brutalement. Il tenta de l'embrasser mais Chani ne se laissa pas faire et le gifla violemment par deux fois, ce qui déclencha leur fureur. Les trois hommes se levèrent en titubant quelque peu et se mirent à la frapper pour réparer l'affront, et pour faire bonne mesure, celui qui avait été frappé par la main audacieuse de Chani dégaina son épée et pénétra son abdomen, clouant la serveuse à une armoire qui se trouvait derrière, sous les hurlements et les mines choquées et effrayées des clients qui s'empressèrent de déserter la taverne. Cassandre se trouvait là et regardait sa mère, la tête penchée en avant, l'épée fichée en plein ventre, laissant un flot de sang s'étendre sur le tissu de sa robe. Les trois Capes Blanches rirent en la voyant ainsi accrochée et repartirent, laissant l'épée à cet endroit pour le « plaisir des yeux » et pour inciter quiconque oserait leur manquer de respect à se soumettre à leur autorité et leur décision. La Semi-Elfe avait observé la scène, et se tint là, bouche bée, le regard fixé sur le corps de sa mère de longues minutes durant, pouvant à peine respirer. Soudain, elle reprit sa respiration avec les sanglots qui arrivaient et c'est en pleurant qu'elle se jeta aux pieds de sa mère, hurlant sa souffrance comme un animal blessé. Avec rage et douleur, elle frappa ses poings contre le sol, ne cessant de crier à s'en brûler la gorge. Elle se releva soudainement et partit à toute vitesse, cherchant désespérément sa sœur. Elle la trouva et se jeta tel un bolide dans ses bras, la faisant presque tomber à la renverse. Elle demeura contre elle en pleurant, suffoquant et gémissant de douleur, blottit contre Arya. Cassandre finit par lui raconter ce qu'elle avait vu et les deux sœurs allèrent prévenir leur père elfique, Amorion. Choqué par la nouvelle, il se rendit par lui-même dans la taverne et resta lui aussi coi, d'intarissables larmes allant mourir le long de ses joues et de son cou, tandis qu'il retirait l'épée du corps de sa bien-aimée. Il la prit contre lui et resta des heures durant à lui caresser les cheveux, à embrasser son front tandis que les deux sœurs regardaient. Cassandre avait cessé de pleurer, mais avait le cœur lourd, très lourd. N'y tenant plus, elle fila comme une flèche et courut longtemps, très longtemps, et arriva à la lisière de la forêt. Elle désirait mourir, elle désirait se venger, elle voulait être seule, elle souhaitait être une plante pour ressentir moins d'émotions, elle aspirait à être un animal sauvage pour galoper de toutes ses forces parmi les ronces et les arbres jusqu'à ce qu'elle soit trop affaiblie pour continuer et que la mort vienne la chercher naturellement. Son cerveau fonctionnait trop rapidement, son cœur était trop pesant, son chagrin trop intense pour s'estomper aussi aisément. Elle erra ainsi dans les bois, seule, et grimpa dans les ramures feuillues d'un arbre pour y passer la nuit.


Une semaine durant, elle arpentait les bois infinis et se nourrissait de ce qu'elle trouvait sur son chemin, baies, racines, champignons, etc. Le froid l'avait prise d'assaut et elle errait frigorifiée, fantôme d'elle-même gémissant et chantant sa douleur, enveloppée dans une mélodie funeste qui s'émanait de son ocarina de bois et qui attirait les animaux curieux de la forêt. Elle avait besoin de se retrouver seule, loin de sa famille, son père et sa sœur qu'elle aimait plus que tout.
Elle était assise et écoutait le murmure des arbres, sans comprendre ce qu'ils disaient lorsqu'un bruissement de feuilles mortes se fit entendre. Sursautant, elle regarda de tous côtés et vit apparaître un renard qui s'assit devant elle, la langue pendante, les yeux vifs et malicieux. Ils restèrent ainsi un moment à se contempler sans bouger, puis le renard s'approcha d'elle et de sa truffe humide et sombre, lui effleura la main avec douceur et vint se blottir contre elle. La jeune Semi-Elfe eût un sourire et le caressa longuement derrière les oreilles, se délectant de la soie de son pelage roux. Le renard s'échappa de son étreinte et lui tira sa robe déchirée par endroits, avant de s'éloigner de quelques pas. Dans le regard intelligent de l'animal, Cassandre put déchiffrer « Suis-moi ». C'est ainsi qu'elle se redressa et entreprit de suivre l'animal. Le trajet dura longtemps parmi les feuillages et la petite créature finit par s'arrêter devant un petit chalet. La Semi-Elfe s'avança et pénétra à l'intérieur en jetant des regards circulaires. Il y avait un foyer dans lequel dansait des flammes amicales et bienvenues, un lit unique fait de bois avec un assemblement de feuilles et de mousse en guise de couverture et d'oreiller, une table ronde avec deux chaises, un buffet, une armoire avec les étagères remplies de livres, un chaudron qui était disposé près du feu, et sur les étagères se trouvaient également des bocaux dans lesquels des plantes était entreposées. Un bruit de petites pattes survint derrière Cassandre, indiquant que le renard avait passé la porte à son tour. Elle se retourna et le contempla. Elle avait la très nette impression qu'il souriait... Le renard lui fit un clin d'oeil à peine perceptible et se mit à grossir à vue d'oeil. Progressivement, il se redressait sur ses pattes arrières et quelques secondes plus tard, un Elfe se tenait devant elle, avec le même air malicieux dans le regard que lorsque le renard était présent. Il avait quelques rides qui soulignait son visage rieur et bon, encadré par une longue chevelure gris argent et une barbe de même couleur, soigneusement entretenue qui lui tombait sur la poitrine. Dans sa jeunesse, s'il avait été de taille normale pour un Elfe, il devait s'être relativement ratatiné avec le poids des âges. Ses oreilles partaient de chaque côté, comme celles de Cassandre, mais contrairement à elle, quelques poils blancs en sortaient. Il était vêtu d'une simple tunique couleur mousse et d'une cape de voyage brune à capuchon. Cassandre le regarda, bouche bée et eut un mouvement de recul. Le vieil Elfe eût un rire cristallin et hocha la tête.


« -  Je comprend ta surprise. Moi-même, si je n'y étais pas accoutumé serais assez étonné de voir un animal adorable se faire humanoïde. » dit-il en souriant.

« - Qui êtes-vous ? Pourquoi m'avoir amenée jusqu'ici ? » murmura Cassandre, inquiète.

Les yeux du vieil Elfe se plissèrent tandis qu'il souriait. Il tendit une main maigre et ridée à la Semi-Elfe qui la prit, et il l'a fit asseoir sur l'une des deux chaises avant de se diriger vers l'âtre dans lequel il suspendit son chaudron de taille moyenne. Il y versa de l'eau et quelques plantes avant de revenir vers Cassandre. Il s'assit et prit une pipe en bois qu'il bourra de tabac et l'alluma, une étincelle jaillissant de son index. Il tira de longues bouffées, amusé par l'étonnement qui se lisait dans le regard de la jeune fille.


« - Pour répondre à ta question, sache que je suis ce qu'on appelle un Druide. J'aime particulièrement concocter des potions (bien que celle que tu vois entrain de bouillir dans le feu n'ait d'autre propriété que de réchauffer le cœur avec du miel d'acacia disposé dedans) et je suis Métamorphe, comme tu as pu le constater par toi-même. J'ai beaucoup d'affinités avec les renards, je leur ressemble et c'est pour cela que je peux revêtir leur apparence au gré de mes humeurs. Je connais les propriétés magiques des plantes et en fait usage de diverses manières, mais notamment pour guérir. Enfin, l'on me connait par ici sous le nom de Gwaihir. »

Une série de crachotements retentit alors et le vieux Druide se releva et ôta le chaudron du feu. Il prit deux tasses dans lesquelles il déversa un thé odorant et fumant et y déposa une cuiller de miel, avant de revenir s'asseoir. Cassandre le remercia et il la regarda boire en tirant des bouffées dans sa pipe.

« - Et la raison pour laquelle je t'ai amenée jusqu'ici... En vérité, cela fait un moment que je te suis, petite. Tu ne m'as sans doute pas remarqué car comme tout bon renard, je sais me faire discret lorsque je le désire, mais je t'ai vue pleurer à de nombreuses reprises. Et lorsque tu dormais, je t'entendais murmurer des choses dans ton sommeil. Pas très joyeuses, je dois le reconnaître. Et je me demandais ce que faisait une jeune Elfe comme toi, qui paraissait venir du monde des hommes et qui était égarée dans cette forêt... » continua-t-il en haussant un sourcil broussailleux et interrogateur.

Le visage de Cassandre s'assombrit lorsqu'elle repensa aux raisons qui l'avaient conduite jusqu'ici. La taverne, les Capes Blanches, la mort soudaine de sa mère sous ses yeux, la souffrance encourue, la fugue dans la forêt pour laisser éclater sa douleur. Elle se sentit soudain prise de remords en se remémorant le visage de son père, Amorion, et de sa sœur, Arya. Ils devaient probablement la chercher et être morts d'inquiétude. Elle but une autre gorgée de thé et se rendit compte qu'elle était morte de faim. Comme s'il lisait dans ses pensées, le vieil Elfe se leva et prit du buffet une miche de pain et du fromage vieilli mais encore bon. Il coupa plusieurs tranches et poussa le tout dans sa direction. Cassandre se mit à dévorer avec appétit et finit sa tasse de thé lorsqu'elle fut rassasiée. Elle prit alors la parole d'une voix hésitante, le regard perdu dans les flammes qui semblaient danser devant ses yeux fatigués.

« Je me suis enfuie de Madorass. Je ne sais pas ce qu'il m'a prit...Ma mère, Chani, a été assassinée par ceux que l'on nomme les Capes Blanches. L'un d'eux l'avait attrapée et elle l'avait giflée pour se défendre. Mais...ils se sont énervés et l'ont...l'ont transpercée... avec leur épée, la clouant à une armoire... » conclut douloureusement la Semi-Elfe, les yeux embués de larmes tournés vers le vieil Elfe qui la contemplait d'un air grave.

Cassandre se mit à sangloter et le vieil homme se dirigea vers elle, la prenant contre lui et lui caressant le dos affectueusement pour apaiser son chagrin. Elle serrait tellement fort la maigre ossature du vieil Elfe qu'on aurait pu croire qu'elle allait le briser en plusieurs morceaux, tant il paraissait fragile. Mais il ne broncha pas et passa sa vieille main dans les cheveux zinzolin de Cassandre.


« - Je les hais ! Je veux qu'ils paient ce qu'ils ont fait à ma mère ! Elle ne méritait pas ce sort funeste ! Elle était douce, aimante et drôle... Je ne connaîtrais plus jamais sa chaleur par leur faute. Qu'ils meurent ! » rugit Cassandre, les yeux rougis par les larmes et la fureur.

Elle se remit à sangloter tout son saoul contre le vieux Gwaihir qui inspira profondément en fermant les yeux. Il ressentait la peine de la jeune fille, avec plus de force que n'importe quel être normal. Il lui baisa le front et la serra contre son torse fragile en murmurant des paroles dans une langue inconnue, les yeux mi-clos. Une douce chaleur s'émanait de lui et une pâle lueur dorée l'entourait et finit par englober Cassandre qui rapidement, cessa de pleurer. Il y avait un grand silence, et pourtant l'on semblait percevoir une musique bourdonnante et réconfortante, qui allait droit au cœur et s'emparait de votre esprit, l'apaisant de tous les maux que pouvait porter la Terre. Progressivement, Cassandre se sentait mieux et redevenait sereine, n'ayant pour seul souvenir de sa souffrance que les traces des larmes qui étaient venues mourir avec douceur sur l'argent de ses joues pâles. Elle se détacha du vieil Elfe et voyait qu'il souriait, et le cœur de Cassandre s'allégea davantage. Une telle bonté s'émanait du Druide que l'on se demandait s'il n'était pas un ange tombé du ciel. Tout en lui respirait la pureté en cet instant étrange et émouvant. Il reprit la parole :


« - La haine ne fait qu'engendrer la souffrance. Ta colère est normale, mais il faudra qu'elle s'estompe avec le temps, si tu ne veux pas avoir le cœur aussi noir que celui des hommes qui ont tué ta mère. Ce ne serait pas rendre justice à celle qui t'a donné la vie, si tu détruis cette vie qui lui était si chère, ne crois-tu pas ? Allons, ne laisse pas ton âme s'assombrir, ne trahis pas ainsi celle qui t'a tant aimée. Au contraire, apprends le pardon et la justice dictée par la raison, non par le cœur. Mais ne néglige pas pour autant ce dernier, car c'est avec ton cœur que tu pardonneras. Vois la raison comme ton épée que tu brandiras, celle avec laquelle tu protégeras les plus démunis qui, comme toi, ont tant souffert. Mais ton cœur fera office du bouclier qui te protégera du mal. C'est avec un amour sain et noble que ton âme s'élèvera. Respecte ton prochain et ne fais jamais de mal gratuitement. Si tu es contrainte de le faire, assure-toi que ce soit pour une juste cause et qu'il en ressortira un grand bien sur le long terme. Je peux t'apprendre à contrôler ton cœur et ton esprit, et la nature le fera, si tu acceptes de suivre mon enseignement. Je me fais vieux, vois-tu, et j'aimerais transmettre mon savoir à une tête jeune et fraîche. » ajouta-t-il en lui caressant les cheveux avec gentillesse.


Cassandre redressa la tête et le regarda profondément. Tout se mélangeait dans son esprit, cela allait si vite ! Elle ouvrit la bouche à plusieurs reprises et s'agita sur sa chaise. Sa colère et son chagrin avaient momentanément disparu, mais ils risquaient très certainement de refaire surface à un moment ou un autre, si elle choisissait de retourner auprès de sa famille. Peut-être ce vieil homme était-il la bouffée d'air frais dont elle avait besoin pour retrouver l'harmonie intérieure ? Il semblait si sage et si doux, et bien qu'elle ne le connaisse pas depuis longtemps, elle se sentit tout de suite attachée à lui. Elle avait besoin de s'éloigner durant un moment de sa famille pour réfléchir, pour se construire et s'endurcir, elle, qui se sentait si affaiblie par sa douleur récente. Elle poussa un profond soupir et plongea son regard d'améthyste dans les yeux du vieil Elfe qui la contemplait de son air bienveillant et rassurant. Elle serait en sécurité avec lui, cela ne faisait aucun doute. Et puis au moins, il aurait un peu de compagnie, il avait dû être seul depuis des siècles sans en avoir. Cassandre se redressa et lui sourit.


«  - J'accepte de recevoir votre enseignement...Maître. »

Le vieil Elfe haussa les sourcils puis éclata de son rire claironnant. Remarquant le regard surpris et perplexe de la Semi-Elfe, il prit la parole pour lui expliquer.

«  - Ne m'appelle pas Maître, voyons. Appelle-moi par mon nom, Gwaihir. Je me sentirais quelque peu alourdi par les responsabilités que sous-entend cette appellation. Cela est bon pour les hommes, arrogants comme ils le sont. Me nommer comme tout le monde me rassurera davantage. Par ailleurs, tu ne m'as pas révélé le tien, jeune Elfe. »

« - ... Cassandre. Je m'appelle Cassandre Ombrelune, fille de Chani et Amorion Ombrelune. J'ai également une sœur qui se nomme Arya, de quatre ans mon aînée. »

« - Cassandre ? C'est un joli nom, je trouve. Je suis heureux que tu acceptes de recevoir mes connaissances, je ferai de mon mieux pour être un professeur que tu puisses comprendre, bien que je ne doute pas de tes capacités intellectuelles.
Mais, Cassandre, peut-être as-tu quelque chose à me demander, avant que nous ne commencions ? »


« - En effet. Je souhaiterais retourner voir mon père et ma sœur, et les informer de mon départ et de votre apprentissage que je vais suivre. Et les prendre dans mes bras, une dernière fois... Cela durera longtemps, je présume ? »

« - Ah ! Cela ne dépendra que de toi et de ta volonté, jeune Elfe . Soit, va les rejoindre, je t'attendrai à la lisière de la forêt sous ma forme de renard. »
murmura Gwaihir, ses petits yeux étincelants et rieurs rivés sur la jeune fille.
Cassandre Ombrelune lui sourit et après l'avoir salué chaleureusement, repartit en direction de Madorass, dans laquelle elle retrouva sa sœur et son père, dans leur maison. Sur le lit de ses parents reposait le corps de sa mère, Chani et elle eut un terrible pincement au cœur en la regardant. Elle avait été changée et lavée, et Amorion ne cessait de lui caresser tendrement la joue de son doigt long et pâle. En voyant entrer sa fille cadette, il se rua sur elle et la serra contre lui dans une étreinte redoutable, et lui baisa le front, des larmes coulant le long de ses joues de neige. Cassandre se blottit également contre sa sœur aînée qui lui avait beaucoup manquée également. Le soir même, ils édifièrent un bûcher et y brulèrent le corps de Chani, son âme s'en allant reposer en paix dans un monde inconnu. Amorion ne conserva de son épouse défunte qu'une mèche de ses cheveux sombres, qu'il garda dans un pendentif contre son cœur. Cassandre resta une semaine auprès de sa famille et les informa de ses projets avec Gwaihir. Amorion connaissait le vieux Druide de réputation et il l'avait aperçu à quelques reprises du temps où lui-même habitait encore dans la forêt. Il donna son consentement à sa fille cadette et l'aida à préparer ses maigres affaires pour son départ. Il lui offrit son arc qu'il tenait de son propre père en lui recommandant d'en prendre grand soin, car il lui était très précieux. Arya et Amorion accompagnèrent la jeune fille à cheval jusqu'à la lisière de la forêt où se tenait un renard au regard malicieux, qui se gratta l'oreille avec sa patte arrière lorsqu'ils arrivèrent. Cassandre embrassa une dernière fois son père et sa sœur, puis suivit le renard qui s'enfonçait déjà dans le fouillis vert de la forêt, dans laquelle Cassandre allait passer de nombreuses années à apprendre l'art de devenir Druide à son tour...



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Cassandre suivit l'enseignement de Gwaihir durant plus de soixante-dix ans.. Il lui apprit tout ce qu'il connaissait des plantes (et il en savait un rayon), leurs propriétés naturelles et magiques et lui enseigna à comprendre le langage des végétaux et des éléments naturels, des signes qui pouvaient survenir dans le bruissement du vent dans les arbres ou le chuintement de l'eau sur les roches. Il lui fallu cinq ans avant d'obtenir ses premiers résultats et dix autres années pour le maîtriser totalement. Lorsque Gwaihir lui laissait du temps libre, elle choisissait de s'entraîner au tir avec l'arc de son père et pratiquait cet art régulièrement, devenant ainsi de plus en plus experte et plus précise année après année. Le soir, avant de s'endormir, elle jouait sur son ocarina pour Gwaihir et chantait des chansons qu'elle avait entendues et mémorisées de la bouche des hommes, bardes et conteurs, qui fréquentaient souvent les tavernes, lieux dans lesquels elle s'instruisait en buvant leurs paroles. Sa voix s'affûtait comme la pointe de ses flèches et Gwaihir lui suggéra d'arpenter le monde pour faire montre de ses talents, remarque qu'elle garda longtemps dans son esprit avant de mettre en application ses propos.
Un jour qu'elle se promenait dans la nature, se repaissant de l'odeur humide et fraiche de la forêt, des grognements et des hurlements se firent entendre. Sa curiosité la poussant à aller voir ce qu'il se passait malgré le danger potentiel, elle s'en fut en direction des bruits et tomba sur une meute de loups, qui en encerclaient deux autres. L'un avait le pelage brun tandis que l'autre était aussi sombre que la nuit et beaucoup plus gros. Tous deux se battaient avec violence tandis que Cassandre observait cet effrayant et fascinant spectacle. Le combat dura dix minutes avant que le loup noir ne prenne le dessus sur l'autre, lui brisant une patte antérieur avec sa puissance mâchoire. La Semi-Elfe étouffa un cri en voyant cela. Mais les loups entendirent ou perçurent sa présence et se dirigèrent vers elle, grondant et montrant les crocs. Cassandre était à la fois terrorisée et admirative de toute cette puissance et cette noblesse qui se dégageait de ces animaux. Voyant qu'ils faisaient cercle autour d'elle, elle se mit d'instinct sur le flanc et se mit à couiner comme le faisaient de nombreux chiens qu'elle avait vu. Les loups se regardèrent et l'un d'eux vint la renifler, lui poussant la joue avec sa truffe humide, et se mit à la lécher consciencieusement. La Semi-Elfe se laissa faire et cessa de couiner, se calmant peu à peu. Elle se mit à quatre pattes à son tour et lécha le poil soyeux de la louve grise et toutes deux se regardèrent longuement. La louve se mit à chanter, hurlement qui s'éleva dans la forêt et qui donna des frissons à Cassandre, comme lorsqu'elle se laissait bercer par une musique émouvante et envoûtante. Les autres loups se mirent à faire de même, ainsi que le gros loup noir qui rejoignit sa compagne grise et Cassandre osa faire de même. Les loups semblaient l'avoir acceptée dans leur meute, sentant qu'elle ne leur était pas hostile. La Semi-Elfe venait les voir régulièrement avec Gwaihir qui lui était sous sa forme de renard et qui semblait très satisfait des progrès qu'avait fait son élève, en approfondissant d'elle-même son lien avec la Nature et ses enfants. Le vieux Druide lui enseigna comment se transformer en animal et le procédé fut de longue haleine et relativement douloureux à ses débuts, car elle devait entrer dans une transe profonde pour modifier ses caractéristiques corporelles et elle ne réussit une métamorphose complète qu'au bout de vingt longues années de pratique acharnée, la chose n'étant pas des plus simples. Selon elle, c'était même le pouvoir le plus difficile à acquérir et à maîtriser. Lorsqu'enfin elle parvenait à se transformer complètement et régulièrement, s'habituant à la douleur de la métamorphose, elle prenait l'apparence d'une magnifique louve blanche aux yeux d'or liquide.

Lors de ses promenades en forêt, elle rencontrait de temps à autre des Elfes dans la forêt et se lia d'amitié avec certains d'entre eux, passant de nombreuses soirées au coin d'un feu, riant, dansant et chantant, oubliant tout souci et vivant avec la légèreté qui était propre au Beau Peuple. Elle se sentait à l'aise avec ses congénères et apprit de nombreuses choses d'eux. Elle apprit notamment à se battre, car si elle s'avérait douée dans le maniement de l'arc, elle n'avait aucune connaissance en ce qui concernait les autres armes. On la mena à un Elfe nommé Henduil, qui s'avérait être le forgeron de la petite communauté. Il était mince et avait un beau visage pâle, une longue chevelure d'un blond de lin et des yeux d'un bleu intense. Un charme étonnant s'émanait de sa personne et à ses côtés l'on pouvait respirer un parfum de quiétude tout à fait grisant. Cassandre s'entendit tout de suite avec lui et de profonds liens naquirent entre eux deux. C'est à ses côtés que la Semi-Elfe découvrit l'amour, un amour puissant et sincère duquel ils s'enivraient tous les deux. Henduil lui forgea deux dagues elfiques de bonne facture, élégantes aux lames d'un blanc étincelant et aussi aiguisées que faire se peut. Ce cadeau précieux, elle le conserva dans son dos, dagues toujours prêtes à l'emploi lorsque la situation l'exigeait et elle se fit la main dessus tout au long de ses voyages à travers le monde. Elle quitta Gwaihir après soixante-dix années passées à ses côtés et c'est à partir de ce moment qu'elle entreprit de parcourir les terres de Feleth, se cultivant au fur et à mesure de ses découvertes, créant des liens avec les personnes et les créatures rencontrées, bien qu'elle ne se soit jamais autant attachée à eux qu'elle ne l'avait fait avec Gwaihir ou Henduil, ce dernier ayant décidé de l'accompagner lors de ses périples. Elle revenait de temps à autre et durant de très brèves périodes dans la forêt qui avait vu naître son père, Amorion, et lui présenta son ami qui s'entendit tout de suite avec l'Elfe au visage grave, encore endolori par la perte de sa moitié.

Cassandre revint dans le monde des hommes et entendit des rumeurs concernant une Rébellion à l'encontre du Royaume de Madorass. Intriguée, elle décida d'en savoir plus et finit par s'y enrôler, songeant que c'était là un bon prétexte pour venger la mort de sa mère et libérer la population du joug du Roi Hedenmark. Bien souvent, elle partait en mission et allait fureter vers les soldats du Royaume dans les tavernes ou dans des ruelles dans lesquelles ils se trouvaient, à l'affût d'informations à obtenir afin d'aider la Rébellion à accomplir ses desseins...

Chani Ombrelune.
Spoiler:
 
Amorion Ombrelune
Spoiler:
 
Gwaihir le Druide.
Spoiler:
 

Henduil, l'amant de Cassandre.

Spoiler:
 






En ce qui vous concerne

A quelle fréquence serez-vous présent sur le forum ? tous les jours.

Comment avez-vous découvert le forum ? Par un ami

Quelles remarques pouvez-vous formuler à propos de l’apparence du forum ? J'adore cette ambiance sombre et sanguinolente Razz



Test-RP

Cassandre se tenait immobile, sur une branche d'un arbre immense, les sens aux aguets, sa main longue et argentée en visière au-dessus de ses yeux perçants qui guettaient l'arrivée imminente d'un danger. Cela faisait près de deux heures qu'elle fuyait les assauts de ses ennemis et la Semi-Elfe commençait à être considérablement épuisée. Ses oreilles se dressèrent pour mieux écouter les bruits qui se voulaient plus sonores à mesure que les pas de ses poursuivants se rapprochaient d'elle à une vitesse alarmante et des plus déplaisantes. La Semi-Elfe se plongea ferma les yeux et se concentra profondément, la main tendue en avant. Un léger bourdonnement qui s'émanait de sa gorge fit vibrer ses lèvres pulpeuses tandis que d'étranges remous se faisaient sentir dans l'air. De sa main jaillissait en douceur une lueur d'un vert émeraude qui poursuivit sa course, fumée mystérieuse et gracieuse ondulant parmi les arbres, et s'insinua dans les profondes racines des arbres de la forêt. Peu à peu, les racines semblaient prendre vie et se mirent à remuer d'elle-même, entamant la formation d'une sorte de barrage pour protéger celle qui leur avait permis de se mouvoir durant un temps limité. Vive comme l'éclair, Cassandre sauta de l'arbre et se remit à courir avec toute la célérité dont les Elfes pouvaient se montrer capables, ses bottes légères en tissu ne l'alourdissant aucunement. Des grognements et des cris rauques retentirent derrière elle et son cœur s'emballa. Les Orques devaient s'être empêtrés dans les racines qui leur faisaient barrage pour un temps limité. Elle n'avait pas donné toute son énergie en les enchantant, aussi n'avait-elle gagné que dix minutes d'avance. Mais les Orques sont tenaces et obstinés et elle se doutait qu'ils ne la lâcheraient pas aussi facilement. Cassandre courait de toutes ses forces qui commençaient par ailleurs à s'amenuiser considérablement, et trébucha sur une branche morte bien enracinée dans le sol boueux. Elle fit un vol plané et retomba sur le ventre dans la boue dans un bruit mât. Elle cria mais le seul son qui sortit de sa gorge était un gémissement étouffé et se tint l'estomac en grimaçant de douleur. Elle avait eu l'impression que son cœur allait ressortir par sa gorge lorsqu'elle fit sa chute. Elle se retourna sur le dos et resta quelques secondes, haletante, pour retrouver sa respiration et laisser le temps à la douleur de s'estomper. Elle se releva tant bien que mal et reprit sa course endiablée. Elle était trop faible pour se changer en loup, ce qui lui aurait permis de s'échapper plus vite si elle n'avait pas autant dépensé d'énergie à enchanter des racines à quatre reprises pour semer ses poursuivants. Son seul salut était désormais dans la force de ses jambes fines et dans celle de son esprit qui la poussait à continuer, coûte que coûte.

Elle s'arrêta une nouvelle fois et s'adossa au tronc d'un arbre. Elle sortit une gourde de sa besace qu'elle promenait toujours avec elle et but l'eau fraiche qu'elle contenant à grandes lampées. Sa gorge la bénit pour ce nouveau souffle de vie et, après avoir réajusté son arc et son carquois de flèches, la Semi-Elfe reprit sa quête vers la survie. Elle avait un certain don pour s'attirer des ennuis en ce moment, et avait fait joué le rôle de la goutte d'eau qui fait déborder le vase en tombant sur une tribu Orque qui campait dans les environs et qui étaient en pleine querelle lorsqu'elle les trouva là. Malheureusement, ils l'avaient repérée et après avoir tenté la manière diplomatique en les voyant s'approcher d'un air menaçant, les poignards tirés prêts à être employés envers sa personne, Cassandre avait sorti une flèche, avait bandé son arc et avait atteint l'une de ces immondes créatures en pleine tête. Les autres regardèrent leur compagnon et Cassandre avait profité de cette diversion pour prendre la fuite comme si le diable était à ses trousses. L'ennui était que les Orques voulaient sa mort, à présent, pour réparer l'affront qu'elle avait commis en s'introduisant sur leur territoire par inadvertance (mais cela ils n'en avaient strictement cure) et pour avoir assassiné froidement l'un des leurs.
Bien qu'elle n'osât se l'avouer, Cassandre s'amusait au fond d'elle-même et était satisfaite d'avoir un peu d'action après ses longues semaines passées à ne rien faire. Cette sensation que la mort pouvait l'atteindre à tout moment avait un effet grisant sur sa personne et elle éprouvait un sentiment de jouissance lorsqu'elle en réchappait.

Cassandre sortit à la lisière de la forêt et fit quelques pas de plus, avant de jeter un coup d'oeil en arrière, puis devant elle. Une vaste plaine s'offrait à son regard, mais elle n'offrait en revanche aucun abri dans lequel la Semi-Elfe aurait pu se dissimuler. Elle décida donc de repartir en direction de la forêt, et en prenant bien garde à ne pas laisser de trace sur le sol qui indiquerait son retour, grimpa lestement à un arbre et se déplaça de branche en branche pour venir se cacher parmi le feuillage épais d'un gros chêne, qui la rendait pratiquement indétectable. Le souffle court, elle attendait patiemment que les Orques viennent jusqu'à elle et décident de continuer leur route vers la plaine, ou au contraire d'abandonner leur traque. À moins que leur caractère obstiné ne les pousse à sonder tous les arbres, et Cassandre espérait sincèrement que ce ne serait pas le cas...


* * *


Dernière édition par Cassandre Ombrelune le Ven 10 Juin 2011 - 1:00, édité 25 fois
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MessageSujet: Re: Cassandre Ombrelune   Mar 7 Juin 2011 - 23:11

Bonjour Cassandre ^^,

Je me présente tout d'abord, je suis Meryle Nightlander administratrice forum, vampire de mon etat et chef de clan. Mais là n'est pas la question, parlons plutôt de toi.

En éspérant que tu ais bien lu le réglement bien sur, je te souhaite la bienvenue sur Les Terres de Feleth !
Je vois que ta fiche est en cours je me permet donc de te dire que j'en aurait la charge jusqu'à ta future validation.
Pour le reste tout me semble correct pour le moment. Veilles cependant à indiquer de quelle métissage tu es quand tu dit "semi-elfe"
Ta fiche est bien prise en compte, pas d'inquiétude, je te donnerai ma réponse ainsi que ma validation au plus vite après ces quelques modifications et la finition de ta fiche bien entendue, si tu veux bien t'y coller ^^.

Merci de ta compréhension.

Ce sera tout pour aujourd'hui, je te laisse à la méditation et merci encore pour ton inscription. !

KAAAMBAAANWAAAA A LA REVOYANCE !!! lol

Meryle Nightlander.
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MessageSujet: Re: Cassandre Ombrelune   Ven 10 Juin 2011 - 1:01



*Cassy essuie son front après cette dure journée de labeur* Voilà ! J'ai terminé . :)
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MessageSujet: Re: Cassandre Ombrelune   Ven 10 Juin 2011 - 1:11

Une fiche toute aussi bien menée que celle de ta soeur, joli travail. Je ne vois ici non plus rien à y redire à part des félicitations.
J'aime bien l'originalité de mettre un visage sur les noms que tu cites, cela donne un peu plus de corps à votre histoire.
Une bien belle histoire et un joli teste Rp.

Mes féliciations et je te valide sur ces mots.

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Cassandre Ombrelune



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MessageSujet: Re: Cassandre Ombrelune   Ven 10 Juin 2011 - 1:12



Gnowii Merci !! *rougit*
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Cassandre Ombrelune

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