''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre]

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Cassandre Ombrelune



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Cassandre Ombrelune
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Race : Demi-Elfe (à moitié humaine de par sa mère).
Classe : Druide.
Métier : Exploratrice / Guérisseuse / Musicienne et conteuse.
Croyances : Déesse de l'Equinoxe.
Groupe : Rébellion.

Âge : 153 ans.

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Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre] _
MessageSujet: Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre]   Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre] EmptyVen 10 Juin 2011 - 10:12




Des lumières scintillaient de mille feux parmi la noirceur épaisse et veloutée de cette nuit, bercée par le froid vigoureux et les flocons d'une neige pure et légère qui annonçait que le solstice d'hiver avait bien entamé sa roue annuelle. La forêt rugissait d'une force inouïe, encouragée par les puissantes bourrasques qui dansaient en ces terres glacées. Les tours de la cité de Madorass pointaient telles des rangées de dents aiguisées, les lumières faisant office de centaines d'yeux d'un animal fou et sauvage. C'était une vision magnifique et terrible à la fois, majestueuse et emplie d'arrogance. Une cité de Rois et l'on se sentait réduit à l'état de fourmi en comparaison. Une forme se mouvait et se tint à quelques lieues de la cité, immobile, emmitouflée dans un large manteau à capuchon qui paraissait noir dans l'obscurité. Sous le capuchon, on pouvait à peine distinguer un visage de forme ovale avec deux yeux perçants aux couleurs des améthystes qui fixaient intensément la ville. Un petit sourire méprisant apparut sur les lèvres de la créature, et la lune mit en exergue sa peau d'une pâleur argentée et étrange. Il était difficile de déterminer si c'était un homme ou une femme, à cause du manteau qui masquait les formes de son corps, ou encore de savoir si c'était là un enfant qui se tenait, raide comme un piquet, dans les ténèbres de la nuit. La créature poussa un soupir tout en claquant des dents, souffla dans ses mains et se remit en marche, prenant la direction de Madorass, en resserrant son manteau contre elle et rabaissant son capuchon au maximum, comme s'il pouvait chasse le froid qui engourdissait la créature. On pouvait se demander ce que faisait une personne isolée avec ce temps effroyable, mais elle ou lui seul le savait, et cette créature paraissait déterminée si l'on se fiait au rythme de sa marche, véloce malgré l'épaisseur de la neige et qui avançait inlassablement.

Deux heures plus tard, la forme mouvante parvint à sa destination et emprunta les nombreuses ruelles du royaumes. Elle jeta de brefs coups d'oeil en direction des fenêtres des habitations mais nulle lueur n'était visible, sauf en de rares endroits. La plupart s'étaient barricadés derrière la chaleur de leur foyer, se protégeant de la rigueur de l'hiver et des flocons de neige qui affluaient de plus en plus, et du chant du vent qui faisait claquer quelques volets à moitié démis çà-et-là, et divers morceaux de papiers. Les sens en alerte, la créature aimait particulièrement arpenter ces ruelles sombres par ce temps, qui la rendait pratiquement invisible aux yeux d'éventuels ribauds qui se seraient davantage affairés à rentrer chez eux. Un craquement sonore retentit et la créature s'arrêta, le cœur battant à un rythme plus élevé que la normale, ses longues oreilles effilées dissimulées sous son capuchon et ne formant que deux bosses sur les côtés de sa tête oscillant pour mieux écouter. Elle étouffa un cri de surprise lorsqu'un chat au pelage sombre jaillit devant elle, aussi vif qu'un éclair et aussi silencieux que le sont tous les félins de son espèce, disparaissant derrière une bâtisse délabrée. La créature poussa un soupir de profond soulagement et continua sa marche jusqu'à entendre au loin des rires grossiers et le tintement joyeux et bruyants de chopines de bière et autres alcools s'entrechoquer avec force. Elle s'arrêta devant une taverne et lut l'inscription : « A la Panse Repue ». Elle agrippa la poignée de la porte et la tourna, se baignant ainsi dans une lumière vive qui lui fit plisser ses yeux étranges au regard profond, ouvrant sur la rue le tumulte infernal qui fusait tel des feux follets dans la taverne. En allant plus avant, elle jeta un regard circulaire autour d'elle. Des ivrognes, des bandits qui chuchotaient entre eux, des honnêtes gens, des catins et des soldats. Bref, c'était le véritable pot-pourri de tout ce qui faisait de ces gens des citoyens du Royaume de Madorass. Elle prit une inspiration et s'assit à une table branlante, posant sa besace de tissu dessus, et tira une autre chaise qui gémit en se rapprochant d'elle et la créature posa son pied glacé dessus, avec un air nonchalant. Pourtant, aussi décontractée qu'elle paraissait l'être, elle ne rabaissa toutefois pas son capuchon qui lui couvrait plus de la moitié du visage. Sa couleur grise passe partout la rendait insignifiante aux yeux des autres qui ne pouvaient pas deviner s'il s'agissait là d'un homme ou d'une femme. Mais sa position faisait plutôt penser qu'il s'agissait d'un spécimen de sexe masculin. Une serveuse vint à elle et lui demanda ce qu'elle désirait. La créature répondit par sa voix grave et douce, mais non moins féminine et la femme disparut, revenant quelques instants plus tard avec un thé au miel bien fumant. Elle demeura un long moment à écouter discrètement les conversations des soldats, puis se rendit compte qu'ils ne disaient rien de très important. Elle soupira et ferma les yeux. Elle pensa à sa sœur aînée, Arya, et à son père, Amorion, qui avait regagné sa cabane elfique dans les bois il y avait plus d'une centaine d'années de cela. Elle avait parcouru beaucoup de chemin depuis lors et gagné en expérience et en maturité. Elle s'était engagée dans la Rébellion depuis un an environ et aspirait plus que tout autre à ce que le flambeau de la liberté soit de nouveau brandi et que les peuples soient libérés du Roi Hedenmark et de son joug maintenue dans un gant de fer au sein du Royaume. Elle partait en mission assez régulièrement et cette fois-ci, elle devait récolter des informations si toutefois il y en avait à sa disposition. Mais ses oreilles elfiques ne perçurent aucune indication alléchante de la bouche de soldat ou de simple ribaud. Elle avait longuement marché depuis Venill et profiterait de cette occasion pour dormir à l'auberge. Elle était épuisée et aujourd'hui pas d'informations fuseraient qu'elle puisse rapporter à ses supérieurs hiérarchiques. Elle commençait à sérieusement s'endormir lorsqu'une voix douce retentit et la sortit de sa torpeur. Elle redressa la tête et sa peau d'un gris pâle devint blafarde. Son cœur manqua un battement puis se mit à accélérer brutalement. Ses yeux écarquillés étaient certes dissimulés sous son capuchon, mais dans son silence on pouvait aisément deviner sa stupeur. C'était une personne de son passé qu'elle ne voyait que très rarement et leur dernière rencontre remontait à bien des années, mais revoir ce visage était un véritable bonheur, car il appartenait à une personne qui lui était très chère...
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Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre] _
MessageSujet: Re: Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre]   Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre] EmptyVen 10 Juin 2011 - 17:16

    Le spectacle qui se dressait devant elle était magnifique. Les lumières de la cité brillaient de milles feux, guidant les voyageurs nocturnes sur les chemins enneigés tel un phare guidant les navires en mer. La neige fouettait son visage tourné vers le ciel alors que le froid restait sans effet sur son corps, ne parvenant pas à lui arracher le moindre frisson. Derrière les nuages se cachait l'astre de la nuit qui formait en cette nuit un magnifique croissant. Elle ne portait pas de lourds vêtements, n'en ayant pas besoin. Il y a bien longtemps déjà qu'elle ne ressentait plus le froid, pas comme un être vivant. Il y avait cette légère caresse qui l'informait de la température, mais rien de plus. Elle avait croisé bien des personnes qui l'avaient regardée étrangement, se demandant sûrement comment cette jeune femme faisait pour tenir debout si peu vêtue dans ce froid.

    Son regard se posa sur la cité qui se dressait devant elle dans le noir, fière et invulnérable, telle une ombre surveillant quiconque passait trop près de ses murs. Sa démarche était féline, gracieuse, comme un animal marchant lentement vers sa proie, sauf que cette nuit le sang ne coulerait pas. La semi-elfe faisait de grandes enjambées, avalant le kilomètre qui la séparait de la cité en quelques minutes. Son regard balaya les habitations qui se dressaient de part et d'autre de la ruelle où elle se trouvait. Les volets étaient clos et seul un mince fil de lumière s'en échappait. La plupart des habitants s'étaient réfugiés à l'intérieur de leurs maisons afin de profiter de la chaleur d'un bon feu et d'un bon repas bien chaud. La créature se mit à réfléchir. Quelle pouvait être la saveur des aliments normaux ? Il y avait tellement longtemps qu'elle n'avait pas croqué dans quelque chose de consistant. Depuis une vingtaine d'années son régime était exclusivement liquide mais également chaud et ne manquait pas de goût. Encore heureux pensa-t-elle, sinon comment aurait-elle fait pour supporter de vivre dans le froid perpétuel depuis toutes ces années ?

    Secouant la tête pour chasser ses idées sombres, elle parcourut les ruelles à la recherche d'un endroit bien précis. Dix minutes s'écoulèrent avant qu'elle ne tombe enfin sur l'enseigne de cette auberge, « A la Panse Repue ». Elle poussa doucement la porte d'entrée et, alors que la chaleur de l'établissement venait doucement caresser ses bras nus, un léger sourire étira ses lèvres avant qu'elle ne se souvienne de son état de Vampire et qu'elle les referme aussitôt. Elle ne pouvait prendre de risque ici. Son regard d'or liquide parcourut la salle puis se posa sur la silhouette encapuchonnée de cette personne si chère à ses yeux. Ainsi vêtue, personne n'était en mesure de savoir si c'était un homme ou une femme qui se cachait sous ce manteau à moins de venir lui parler, chose que personne n'avait fait jusque là mis à part la serveuse. Elle s'approcha lentement de la table, marchant sans faire le moindre bruit. Elle tira le plus silencieusement du monde la troisième chaise et prit place en croisant les jambes, sans poser ses mains sur la table branlante afin de ne pas la réveiller. Elle ne pouvait admirer le visage de sa soeur cadette, mais l'imaginait aisément. Souriant doucement, sans desserrer les lèvres pour autant, elle l'observa quelques instant puis de sa voix douce et calme, prit la parole afin de signaler sa présence.

    « Cassandre Ombrelune... Cela fait si longtemps que nous ne nous étions pas vue, petite soeur. »

    Cela eu l'effet voulu. Sa soeur redressa brusquement la tête et à son silence elle pouvait aisément deviner sa stupeur. L’aînée eu un petit sourire amusé face à cela puis, elle abaissa doucement le capuchon qui recouvrait le visage à la peau gris pale. Son teint était devenu blafard, aussi pale que la peau d'Arya depuis cette fameuse nuit où elle c'était fait mordre. De son regard d'or liquide, elle détailla chaque trais de ce visage qui était restait gravé dans sa mémoire malgré toutes les années qui étaient passées. Cassandre avait grandit mais restait très semblable à l'image qu'Arya avait gardée de sa petite soeur.

    « Ça fait quoi ? 138 ans ? Quelque part dans ses eaux là en tout cas. »

    La vampire se pencha légèrement en avant et pénétra l'esprit de sa soeur. Celle-ci put alors entendre la douce voix de son aînée dans sa tête. Arya marqua, non sans trouver cela amusant, un mouvement de rucule chez Cassandre, celle-ci n'étant pas au courant du pouvoir de Télépathie de sa soeur.

    # J'ai appris que tu avais rejoins les Rebelles depuis un moment ... Bienvenue. Pour ma part ça fait un moment que j'y suis. #

    Le rire cristallin de la semi-elfe résonna dans la tête de sa cadette alors qu'elle s'appuyait nonchalamment contre le dossier de sa chaise. Elle posa ses pieds sur la chaise déjà occupée par ceux de Cassandre et croisa les bras sur sa poitrine.

    « Alors dis moi, qu'as tu fais durant toutes ces années ? »


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Cassandre Ombrelune



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Cassandre Ombrelune
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Race : Demi-Elfe (à moitié humaine de par sa mère).
Classe : Druide.
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Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre] _
MessageSujet: Re: Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre]   Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre] EmptyMer 15 Juin 2011 - 22:27


La chaleur et les effluves entêtants de l'alcool offraient à la taverne une ambiance soporifique pour n'importe quel voyageur fatigué qui s'attarderait en ce lieu à une heure aussi tardive, engourdi par le froid qui assaillait la cité de Madorass et peignaient ses toits d'un épais manteau d'un blanc immaculé. Cassandre, après avoir bu son thé chaud, s'était finalement assoupie au milieu de la rumeur qui s'élevait des voix des clients et des rires des filles de joie ou des serveuses. A priori, elle ne pourrait rien entendre de fort bien intéressant ce soir et pouvait donc reposer son esprit en paix, sans se soucier de ce qu'il se passait aux alentours. Il était possible qu'elle fût connue dans la taverne, ayant bercé de ses chansons et de ses mélodies enchanteresses, les cœurs et les âmes des habitués de la Panse Repue, mais elle ne s'inquiétait guère de se faire reconnaître, puisque ne désirant être vue, elle avait ramené son capuchon sur son visage, qui lui en occultait plus de la moitié. Elle se plongea rapidement dans un état de conscience modifié, puis les rêves et les pensées se mirent à affluer dans sa tête, peignant en son intérieur des images aussi mystérieuses que dénuées de sens, aux premiers abords. Des voix se mirent à ronronner son nom... Cassandre.. Cassandre... Cassandre Ombrelune... Ces voix avaient une intonation tentatrice, des voix féminines et séduisantes qui s'élevaient peu à peu, résonnant dans sa tête. Que voulaient-elles ? Pourquoi l'appelaient-elles, de leurs voix aussi douces et sensuelles que la caresse d'un amant ? Cassandre se rendit alors compte qu'elles ne provenaient pas uniquement de sa tête lorsqu'une voix plus claire et plus sonore retentit dans le monde réel. C'est ce qui la fit se réveiller en sursaut. Désorientée, elle finit par poser son regard améthyste droit devant elle, et quelques dixièmes de secondes plus tard, elle reconnut le visage de celle qui se trouvait devant elle, dans une position décontractée, blanche comme la neige, les yeux d'or la fixant d'un regard intense. Une main longue et pâle s'approcha de son visage et fit tressaillir la Semi-Elfe qui se laissa toutefois faire, et souleva le capuchon pour dévoiler le visage surpris de la jeune Druide, révélant sa peau d'un gris argenté, et les oreilles longues et effilées qui louvoyaient de chaque côté de sa tête ornée d'une épaisse et soyeuse chevelure zinzoline, tandis que les yeux de cette dernière, naturellement très grands et embellis par ses longs cils noirs, demeuraient rivés dans ceux de l'autre Semi-Elfe, qui était aussi différente de Cassandre dans sa physionomie que l'on pouvait l'être, mais qui restait néanmoins semblable dans son essence même. Assurément, il ne s'agissait ni plus ni moins que de sa sœur aînée, Arya Ombrelune, une sœur que Cassandre Ombrelune avait perdu de vue depuis des dizaines et des dizaines d'années déjà, deux âmes liées séparées par les aventures et les sentiers de la vie que chacun des deux Semi-Elfes avaient empruntés selon leur destinée. Mais aujourd'hui, en cette nuit glaciale et tourmentée par les rugissements véhéments du vent et la trombe des flocons qui dansaient dans les airs, les deux sœurs étaient désormais réunies en ce lieu à la fois familier, rencontre impromptue qui embaumait le cœur de la plus jeune des deux femmes Elfes.

Cassandre ouvrit la bouche à de nombreuses reprises, ne sachant que dire. Effectivement, que fallait-il se dire après toutes ces années sans avoir eu l'occasion de se contempler, de se toucher, de s'embrasser de nouveau ? Quelle serait la meilleure réaction à adopter, par où fallait-il commencer pour manifester sa surprise, sa joie de revoir celle qui avait partagé une infime partie de sa vie, certes, mais néanmoins intense en péripéties et souvenirs tant burlesques qu'accablants mais prouvant néanmoins tout l'amour que se portaient deux sœurs l'une pour l'autre, cet attachement si intense et si noble qu'il en était réellement devenu au fil du temps infrangible malgré les distances ? Ce n'était que pur bonheur que de revoir cette personne si chère à son cœur. Elle paraissait la même tout en étant différente. Sa peau était devenue plus immaculée et lisse, ses traits semblaient aussi figés dans le temps et la beauté que ceux des statues des plus grandes reines. Cette beauté si ténébreuse et si douce à la fois, si tentatrice et si maternelle, en devenait déroutante. Elle se révélait plus sûre d'elle-même avec cette aura puissante qui s'émanait de sa douce personne au visage d'un pâle qui affichait le dédain d'une déesse, d'un ange ou d'un démon, Cassandre n'aurait su le dire. En entendant cette voix si douce résonner à ses tympans affûtés, la Semi-Elfe, une fois remise de ses émotions, hocha la tête avec un sourire presque imperceptible. Elle but une gorgée de son thé qui avait refroidi, puis rétorqua.


«  Oui, cela fait trop longtemps pour que je me souvienne avec précision du temps que nous avons passé loin l'une de l'autre. Tu as été aussi silencieuse qu'un chat, je ne t'ai pas entendue arrivée. Mais peut-être faut-il mettre cela sur le compte de la fatigue. Mon voyage jusqu'à Madorass m'a épuisée. Et comme l'enseigne de cette auberge me contemplait dans le tourbillon des flocons de neige avec insistance, je n'ai su dire « non » et j'ai donc franchi le seuil de la porte de la Panse Repue. ».

Cassandre reposa sa tasse sur la table avec un bruit léger et croisa ses mains sur son ventre. Arya s'était entretemps penchée dans sa direction, et, à la grande surprise de sa sœur cadette, sa voix s'éleva à l'intérieur de l'esprit de cette dernière qui tressaillit en l'entendant, douce et rassurante. Elle plongea son regard améthyste dans l'or liquide des yeux d'Arya et laissa quelques minutes s'écouler après que celle-ci ait pénétré son esprit. Elle but une nouvelle gorgée et répondit de sa voix douce et légèrement grave.

« Ainsi donc, tu as apprit à développer le pouvoir de Télépathie... Je me demande auprès de qui... Mais oui, je les ai rejoint depuis peu. Cependant, nous ne devrions peut-être pas parler de ces choses-là ici, ce ne serait guère prudent, Arya. Car malgré le brouhaha de ces lieux chaleureux, il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin... Malgré mon caractère impulsif, je sais être sage dans certaines situations qui pourraient devenir dangereuses, or il me semble que ce pourrait être le cas de celle-ci si nous continuons à bavarder de ce sujet. De plus, je te serai grée de me parler normalement car je dois avoir l'air d'une étrange créature parlant en solitaire... Quoiqu'un Elfe dans une taverne se fait rare, je dois l'admettre. »

Le rire cristallin de sa sœur résonna une dernière fois dans sa tête, puis celle-ci recommença à lui parler à voix haute. Cassandre lui sourit et jeta machinalement un regard circulaire autour d'elle avant de reprendre la parole. Elle avait fait beaucoup de choses ces dernières années, avait découvert de nombreuses contrées, affronté d'intenses dangers. Elle se redressa sur sa chaise et répondit.

«  J'ai beaucoup voyagé et fait maintes rencontres de toutes sortes, parfois amicales, quelques fois hostiles. J'ai parcouru de vastes plaines et arpenté les dangereux sentiers de montagne, goûté au bonheur de m'évader dans les rêves des forêts et apprit à ouvrir mon cœur à mes contemporains. J'ai lié quelques amitiés en ces lieux et me suis confrontée à des créatures aussi répugnantes que dangereuses. Cela dit, mon amour de l'aventure ne s'en est nullement ralenti, il s'est accru, bien au contraire. Gwaihir, celui qui m'a tout enseigné est resté dans la forêt et Henduil s'en est retourné également vers les siens qui lui manquaient. Si tu as parlé à notre père au cours de ces dernières années, il a dû t'en parler, puisque je le lui ai présenté. Ils s'apprécient beaucoup tous les deux, et père m'a avoué qu'il serait heureux de l'avoir dans notre famille, ce qui m'a réchauffé le cœur. »

Dans les yeux d'améthyste de la Semi-Elfe à la peau argentée, scintillait une lueur malicieuse et d'une joie intense. Elle rayonnait de bonheur lorsqu'elle pensait à son cher Henduil, et ses mains longues et fines vinrent machinalement caresser le fourreau de cuir dans lequel reposaient ses dagues elfiques qu'il lui avait forgé spécifiquement pour elle, afin qu'elle puisse affronter les dangers de ce monde sans peur. Cassandre attachait beaucoup d'importance aux divers objets qu'elle possédait, que ce soit des armes ou non. Elle se perdit quelques instants dans ses pensées, qui étaient essentiellement rivées sur Henduil. Que pouvait-il faire, en ce moment ? Elle avait très envie de s'en aller retourner dans la forêt, se plonger dans son regard, caresser son corps d'albâtre et s'émerveiller de la beauté de son âme et de ses traits. Sa voix, son humour et sa tendresse lui manquaient terriblement et elle aurait donné beaucoup pour pouvoir quitter son poste. Cependant, elle devait récolter des informations sur ce qu'il se tramait à Madorass concernant son gouvernement. Mais l'heure n'était pas aux pensées de mauvais augure, et sa sœur était de nouveau avec elle. Elle lui retourna la question.

- «  Et toi ? Qu'as-tu fait durant toutes ces années, chère Arya ? Te connaissant, tu as dû relativement bien t'amuser, n'est-ce pas ? » interrogea Cassandre avec un petit sourire.
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Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre] _
MessageSujet: Re: Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre]   Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre] EmptyJeu 16 Juin 2011 - 1:42

    La surprise se lisait sur les trais de sa soeur ce qui ne manquait pas d'amuser grandement son ainée. Arya était elle-même terriblement heureuse de la revoir après toutes ces années écoulées. Elle avait tant de choses à lui dire, tant de choses à cacher aussi. Mais il y avait une seule chose qu'elle ne pouvait garder pour elle, qu'elle devait partager avec Cassandre. Sa condition de demi-elfe faisait d'elle une personne immortelle, mais sa condition de Vampire ne faisait que renforcer cela. Depuis cette nuit où elle s'était fait mordre, elle avait cessé de changer, elle demeurait figeait dans le temps comme une statue de marbre blanc...

    Le regard d'or liquide quitta un instant la silhouette de sa jeune soeur et se promena un peu partout dans la salle. L'endroit avant quelque peu changé depuis le jour où sa mère c'était fait assassiner par les Capes Blanches. Tant d'années s'étaient écoulées depuis ce jour marqué par le sang. Dès le moment où leur mère avait rendue son dernier soupire et fermée les yeux pour l'éternité, plus rien n'avait été pareil.

    « Tu as tellement grandis, Cassy. Oh oui, tu as changé, tu es devenue plus sage, je vois là que tes nombreux voyages t'ont fait le plus grand bien. » - elle sourit doucement, dévoilant la pointe de ses canines sans vraiment s'en rendre compte, trop heureuse pour y faire attention - « Mais tu sais, il te suffit de penser à ce que tu veux dire et je le lirais dans ta tête. » - elle tapota le crane de sa cadette du bout de l'index - « Et je te répondrais mentalement, ce moyen de communication a fait ses preuves, crois moi. »

    Oh oui, combien de fois avait-elle communiqué ainsi avec son grand ami Bröm alors qu'ils étaient tout deux en mission pour les Rebelles. Cela avait toujours été un avantage non négligeable, surtout lorsqu'ils se retrouvaient séparés loin de l'autre mais qu'ils avaient impérativement besoin du savoir de l'autre.

    Cassandre lui fit alors un court, très court résumé, des années qui s'étaient écoulées depuis le jour où elles s'étaient quittées à la lisière de cette forêt désormais si proche. Ainsi, l'homme qui avait enseigné à Cassy tout ce qu'elle savait aujourd'hui, était resté dans sa forêt tout comme celui qui avait capturé le coeur de sa cadette, du moins Arya le supposait, car en vérité elle n'était pas retournée auprès de son père depuis le jour où elle avait quitté la forêt, partant à l'aventure à travers le monde. Au fond d'elle-même, Arya se demandait pourquoi n'avait-elle pas était retrouvée son père, même pour quelques jours seulement. Peut être était-ce son état de Vampire qui l'en avait dissuadé. Oui, là se tenait la cause de son absence au coeur de la forêt qui l'avait vue naitre. Au plus profond d'elle-même, la demi-elfe avait peur de voir son père la repousser pour ce qu'elle était devenue, même si elle s'efforçait de continuer à faire le bien autour d'elle. Cependant, Arya était beaucoup trop proche de sa soeur pour le lui cacher. Elle l'aimait beaucoup trop pour garder son état vampirique secret. Si sa cadette venait à le découvrir par elle-même, Arya ne doutait pas une seule seconde que sa soeur lui en voudrait énormément pour ne pas lui avoir dit... du moins elle espérait que ce serait le cas, car en venant ici elle avait prit sa décision. Elle le lui dirait ce soir.

    La voix de Cassandre la tira de ses sombres pensées. Qu'avait-elle fait durant toutes ces années ? Tellement de choses. Il lui faudrait probablement toute la nuit et même la journée suivante pour tout lui dire, pour lui conter chacune de ses aventures dans les moindres détails. Hélas, les deux soeurs n'avaient pas le temps pour cela car, il ne fallait pas l'oublier, Cassandre était en mission. Suivant le même chemin que sa cadette, elle lui répondit.

    « Après ton départ, je suis restée au-près de notre père pendant quarante ans. J'ai appris à manier les armes et l'arc à ses côtés, puis le jour de mon cinquante-neuvième anniversaire je lui ai fait part de mon envie de partir, de voyager. Alors, je suis partie sans me retourner. Ma route à bien vite croisé un haut-elfe auprès duquel j'ai appris à maitriser la foudre. Durant vingt années je suis restée auprès de cet elfe jusqu'à ce que je devienne à mon tour maitresse de la foudre. Après ça, j'ai voyagé à travers le monde entier. Les paysages se sont succédé les un après les autres jusqu'au jour où tout bascula. »

    La demi-elfe cessa de parler, son regard posé sur le doux visage de sa soeur. Elles ne se ressemblaient absolument pas, mais étaient pourtant si proche l'une de l'autre. Elle soupira en repensant à cette nuit et au souvenir de cette morsure, la demi-elfe posa instinctivement sa main à l'endroit où elle avait sentit les crocs de se vampire transpercer sa chaire et aspirer son sang. Une voix la tira finalement de ses pensées.

    « Vous désirez quelque chose ? »

    C'était la serveuse. Elle la dévisagea de son regard d'or liquide tandis que la serveuse attendait patiemment. Arya fronça les sourcils en posant son regard sur Cassandre qui attendait toujours la suite de son récit, mais la demi-elfe reporta son attention sur la jeune femme.

    « Oui, une chambre pour ma soeur et moi-même. »

    La serveuse s'en alla, mais la vampire ne manqua pas de remarquer le léger haussement de sourcil de la jeune femme et elle comprenait son étonnement et sa méfiance. Après tout, les deux demi-elfes ne se ressemblaient absolument pas. Personnes ne pouvaient imaginer qu'elles étaient soeurs tant la différence physique était frappante.

    La serveuse revint quelques minutes plus tard et les invita toutes deux à la suivre à l'étage. Lorsqu'elle passa à côté du comptoir, Arya déposa, assez brusquement, de quoi payer la nuit. Les deux Ombrelune furent conduit jusqu'à une chambre comportant deux lits simples, deux tables de nuit, deux armoires et il y avait également une autre porte donnant surement sur des toilettes. Avant qu'elle ne referme la porte derrière elle, Arya demanda à la serveuse d'apporter deux thés au miel bien chaud et ... une serviette. Cassandre se demandait probablement pourquoi demander une telle chose, mais elle n'allait pas tarder à comprendre.

    Après avoir posé arc, carquois et épée, l'ainée but une gorgée de son thé brulant, mais le liquide ne la brûla point. A la place, elle ne sentit qu'une douce chaleur descendre jusqu'à son ventre, mais le gout du breuvage lui déplut tout de suite. Ses papilles étaient habituées au sang, pas à autre chose. Arya attendit que sa soeur prenne place à côté d'elle sur l'un des deux lits qu'occupé la pièce, puis elle reprit son récit là où elle l'avait abandonnée.

    « Je me trouvais à Venill, la ville marchande. C'est d'ailleurs là que j'ai fais la rencontre d'un rebel et c'est à partir de ce moment que je me suis join à eux. Bref, reprenons. Il faisait nuit, la lune brillait haut dans le ciel, mais cette nuit là j'étais la proie d'une sombre créature. J'étais sur les docks lorsqu'il m'a attaqué. Je n'ai pas pu me défendre et j'ai sentis une vive douleur au niveau de mon cou. C'est Bröm, ce rebel dont je t'ai parlé, qui m'a sauvé de la mort. Mais comme il me l'a lui-même annoncé lorsque je me suis réveillée, il avait réussi à sauver ma vie, mais pas mon corps. »

    La demi-elfe but une gorgée de son thé, se demandant pourquoi elle continuait à avaler ce breuvage qu'elle trouvait infect. Peut-être parce qu'elle voulait paraitre moins ... vampire. Elle posa alors sa tasse sur la table de nuit, puis planta son regard d'or liquide dans celui de sa soeur qui l'a regardait en buvant son thé qu'elle, au moins, pouvait apprécier.

    « Cassy, cette nuit là je suis devenue un vampire. »
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Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre] _
MessageSujet: Re: Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre]   Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre] EmptyVen 17 Juin 2011 - 18:22


L'amour que se portaient deux sœurs l'une pour l'autre aussi étroitement liées que l'étaient Arya et Cassandre Ombrelune, permettait d'accéder à une plus grande compassion lorsque les erreurs du passé se répercutaient dans la vie actuelle et avaient le pouvoir de modifier l'essence même d'une personne que l'on chérit plus que tout autre chose au monde. Cassandre allait l'apprendre quelques minutes plus tard et la vision qu'elle avait de sa sœur s'en trouverait probablement changée à jamais. Pour l'heure, toutefois, elle attendait avec impatience que sa sœur aînée lui relate ses propres aventures. Au fond, même si elles étaient du même sang et qu'elles vouaient l'une pour l'autre une très grande affection, elle n'avait guère vécu ensemble, hormis lors des premières années de leurs vies, et le destin qui leur avait été réservé avait jeté une ombre sur la famille. En effet, la mort de Chani Ombrelune, épouse de l'Elfe Amorion Ombrelune et mère d'Arya et de Cassandre avait péri ici-même, de la main de ceux que l'on nomme les Capes Blanches, êtres redoutés parmi tous en cette cité. Pour sa fougue et son courage, Chani avait été punie de mort, et après s'être faite rouée de coups, l'un des soldats qu'elle avait giflé violemment avait dégainé son épée et avait plongé sa lame assoiffée de sang dans les entrailles de la femme de caractère qu'était Chani, la clouant net à l'armoire qui se trouvait derrière elle ce jour-là, sous les yeux horrifiés et emplis de souffrance de sa fille cadette, Cassandre, alors âgée de quinze printemps. Cela avait été le début d'un grand traumatisme dont elle s'était remise avec difficulté et il avait fallu de longues années pour que la douleur s'estompe et que la Semi-Elfe retrouve la paix et la sérénité. Et elle ne les avait obtenues que grâce à Gwaihir, dont elle fut l'apprentie durant plusieurs décennies avant qu'elle ne vole de ses propres ailes. Il avait été l'égal d'un père pour elle, mais aussi un ami précieux et avisé, et c'était lui qui lui avait tout apprit ce qu'elle savait aujourd'hui. Lors de ses voyages, elle avait échappé à la mort à plusieurs reprises grâce à son enseignement.

Cassandre reporta son attention sur sa sœur aînée, après s'être extirpée de ses souvenirs. Le don de Télépathie devait être quelque chose de fabuleux et de très utile, surtout en ce qui concernait l'espionnage. Mais cela semblait trop facile pour Cassandre, qui avait le goût du risque et appréciait tout particulièrement le fait de pouvoir risquer sa vie à tout instant. Bien sûr, il serait mal avisé de se jeter dans la gueule du loup en mettant en exergue le fait qu'elle avaient toutes deux rejoint la Rébellion. Non, Cassandre aimait les risques calculés et qui ne pourraient porter atteinte qu'à sa personne et non mettre ses amis en danger de mort. Toutefois, son amour pour sa sœur était grand et elle savait que se mettre dans les ennuis jusqu'au cou ne conduirait qu'à faire souffrir Arya, qui aimait beaucoup Cassandre et qui ne voulait pas la perdre. Elles avaient déjà perdu Chani, par conséquent elles devaient toutes deux se protéger l'une et l'autre pour éviter que le voile de la mort ne vienne s'abaisser une nouvelle fois sur leur famille, ou ce qu'il en restait. Cassandre s'adossa davantage à sa chaise et écouta donc le récit que lui relata sa sœur aînée. Tout comme elle, elle avait passé son temps à voyager, c'était dans le sang. Chani aussi était une grande aventurière avant de rencontrer Amorion dans une forêt, avant de rencontrer l'amour. Arya avait rencontré un Haut-Elfe d'après ce qu'elle disait, et Cassandre haussa un sourcil impressionné en entendant cela. Il était de rare de voir des Hauts-Elfes s'aventurer en ce bas-monde, et ce pour une raison simple : ils étaient des Elfes autrefois, qui avaient réussi à atteindre un niveau de conscience plus élevé et ils demeuraient à présent dans un monde que l'on nommait Adyril, le monde du dessus. Cassandre avait entendu parlé de ce monde, et même qu'il était possible d'y accéder en tombant dans des sortes de failles. Elle-même n'avait jamais expérimenté cela, n'en connaissant pas le moyen et n'ayant pas eu l'opportunité de se retrouver dans une situation pareille, mais en son for intérieur, elle brûlait d'interrompre Arya pour lui demander si elle avait réussi à accéder au monde du dessus. Sa curiosité s'en était trouvé attisée à l'extrême, mais elle interrompit le flot de ses pensées lorsque la dernière phrase d'Arya retomba sur un ton assez dramatique pour qu'elle ouvre davantage ses longues oreilles effilées au récit de sa sœur. Cependant, cette dernière cessa de parler, à la grande déception de Cassandre. Elle posa sa main sur son cou, sans doute pour soulager une irritation quelconque ou pour poser ses mains glacées sur sa peau devenue brûlante à cause de la température de la taverne, elle n'en savait rien et ce n'était pas l'important. Une serveuse s'avança vers elles deux et leur demanda ce qu'elles désiraient. Cassandre fit un geste de la main signifiant qu'elle ne voulait rien, mais Arya demanda une chambre et Cassandre frappa l'arrière de sa tête avec douceur en levant les yeux au ciel. Heureusement qu'Arya y avait pensé... Malgré ses expériences, Cassandre était un peu tête en l'air à ses heures perdues et il lui arrivait d'omettre quelques détails...comme par exemple avoir la présence d'esprit de commander une chambre avant que toutes celles de l'auberge ne soient pleines à craquer et qu'elle n'ait d'autre choix que d'aller dormir dehors ! Cassandre remarqua que la serveuse avait haussé un sourcil après la demande d'Arya. Elle se demandait pourquoi. Quelle étrangeté y avait-il à demander une chambre dans une auberge ? Peut-être parce que deux femmes elfes qui ne se ressemblaient pas du tout était une chose rare et que l'on pouvait s'imaginer des choses... Cassandre inspira profondément et après s'être levée, suivit la serveuse qui précédait sa sœur, cette dernière posant de quoi payer la nuit sur le comptoir.

Elles montèrent à l'étage et pénétrèrent dans une chambre d'apparence modeste. Les murs étaient faits de pierre et le sol de bois de chêne d'après ce qu'elle constata, et il y avait là deux armoires et deux lits simples et une porte qui donnait sur des toilettes. Cassandre y jeta un bref coup d'oeil et eût un haussement d'épaules. Au cours de ses aventures, elle avait l'habitude de faire ses besoins dans la forêt, derrière un buisson ou dans un seau lorsqu'elle allait dans une auberge. Là se trouvait un grand baril en bois dans lequel se trouvait un amas de copeaux de bois, de cendres et de paille coupée en de courtes brindilles. À côté, se trouvait un sac empli de cette même matière afin de masquer les selles et les odeurs. Cassandre considérait l'astuce comme étant bien trouvée, et elle n'aurait voulu pour rien au monde se soulager dans le froid de l'hiver qui régnait en maître sur la cité de Madorass. Elle referma la porte des toilettes et refit irruption dans la chambre. Cassandre porta son regard sur le dos de sa sœur qui demandait à la serveuse d'apporter deux thés avec du miel et une serviette. Cassandre fit une moue interrogative dans son dos et haussa les épaules. Pourquoi demander une serviette ? Cassandre supposa que sa sœur voulait sans doute se laver quelque peu et que c'était pour cette raison. Et puis pourquoi devait-elle sans cesse se poser ce genre de questions qui n'avait apparemment aucune importance ? C'en était lassant, à la fin. Cassandre soupira et secoua la tête pour se chasser toutes ces interrogations insignifiantes et s'assit sur le lit qui était le plus proche de la fenêtre. Elle contempla l'âtre dans lequel des flammes chaleureuses dansaient avec vigueur et commença à somnoler, tandis qu'Arya se défaisait de ses armes. Cassandre demeura immobile pendant de longues minutes, puis se remit à réagir normalement, en revenant dans la réalité. Elle ôta l'arc qui appartenait à son père et que celui-ci lui avait donné peu avant son départ pour suivre Gwaihir, une semaine après la mort de Chani et en caressa le corps avec tendresse. Elle posa le carquois et ses dagues elfiques contre le mur, observant ses dernières avec amour. C'était Henduil qui les avait forgées pour elle. Puis, elle posa sa besace remplie de livres, des fioles et de bourses remplies d'herbes diverses et variées que Gwaihir lui avait offert avant son départ, et Cassandre enleva l'ocarina de son cou gracile et en joua une courte mais enchanteresse mélodie. Elle fut interrompue par l'arrivée de la serveuse qui revenait avec deux thés fumants et une serviette. Cassandre alla prendre place sur l'autre lit où se trouvait déjà Arya et prit son thé. Elle souffla dedans pour le refroidir quelque peu et en but une gorgée. Arya reprenait son récit et les pupilles de Cassandre s'étaient dilatées d'intérêt.

Arya relata qu'elle était à Venill, la ville marchande et Cassandre hocha la tête pour montrer qu'elle connaissait cette cité dans laquelle elle avait été recrutée avant d'entrer dans la Rébellion. C'était une ville agréable, soit-dit en passant, qui avait beaucoup de charme et de chaleur. Ses sourcils noirs et fins se fronçaient au fur et à mesure qu'Arya continuait de parler, et elle ne se rendait pas compte qu'elle buvait son thé de façon automatique, faisant fi des brûlures occasionnées par le boisson brûlante et sucrée. Ses mains tremblaient lorsqu'Arya révéla qu'elle était suivie par une créature étrange une nuit et qu'une violente douleur l'avait saisie au cou lorsqu'elle l'avait agrippée. Un rebelle nommé Bröm l'avait alors secourue mais lui avoua que s'il avait réussi à sauver sa vie...mais non son corps. Cassandre fronça davantage les sourcils et but une autre gorgée de thé brûlant dont elle ne sentait plus la chaleur sous l'effet de la peur lancinante qui la rongeait de l'intérieur.


« Cassy, cette nuit là je suis devenue un vampire. »


Cassandre, en entendant cela, s’étouffa avec son thé qu'elle trouvait bien trop brûlant à présent. Elle attrapa la serviette qu'Arya avait commandé, et se demanda si c'était pour elle qu'elle l'avait fait en songeant que cette révélation pourrait lui faire un choc monstrueux. Lorsque Cassandre eût essuyé les dernières traces du liquide de feu, elle froissa la serviette de tissu et la jeta négligemment sur le bout du lit. Elle osait à peine croiser le regard de sa sœur et une flopée de questions affluaient dans son esprit tourmenté. Les vampires étaient des créatures sanguinaires qui se délectaient de la souffrance et de la peur qu'ils infligeaient à leurs victimes, leurs pauvres victimes qui se faisaient vider de leur sang sans scrupule aucun. Cassandre glissa fébrilement une de ses mèches zinzoline derrière ses longues oreilles effilées et se passa sa langue sur ses lèvres. Ses mains tremblaient énormément et elle jetait des regards furtifs à sa sœur...qui n'attaquait pas. Cassandre avait envie de hurler, mais savait que ce ne serait pas une bonne idée, sauf pour se défouler, se décharger de sa haine pour la créature immonde qui lui avait pris sa sœur, et de son chagrin immense qui la submergeait à l'idée que sa sœur était...morte. Cassandre se releva et se mit à faire les cent pas dans la pièce, réfléchissant à toute vitesse. Pourquoi sa sœur ou plutôt la créature qui avait le corps de sa sœur ne l'attaquait-elle pas maintenant? Pourquoi l'avoir emmené là dans cette pièce, isolée et lui avoir tout révélé si ce n'était pas pour la transformer par la suite ? Elle n'avait probablement pas attaqué la serveuse car elle savait que Cassandre aurait réagi au quart de tour dès qu'elle aurait posé ses griffes démoniaques ou en l'occurrence ses canines démoniaques sur sa chair ardente. Elle avait envie de hurler, de se ruer sur cette immonde créature qui avait dérobé les traits si charmants de sa sœur et de lui arracher la tête.
N'y tenant plus, elle se retourna et plongea son regard devenu presque fou par le chagrin dans celui de sa sœur, et laissa exploser sa souffrance dans une voix sonore, à la fois aiguë et éraillée :



« - Il a pu sauver ta vie mais pas ton corps ! A la place j'aurais dit qu'il a pu sauver ton corps mais qu'il n'a pas pu sauver TON ÂME ! Regarde quelle créature tu es devenue ! Oh et puis je ne sais même pas pourquoi je m'adresse encore à toi puisque tu n'es pas ma sœur mais l'immonde créature qui lui a volé sa vie ! Et si je te tranchais la tête au niveau du cou, tu ferais peut-être moins la maligne, hein, créature démoniaque ! Mais ce n'est pas vrai, ce n'est pas possible, c'est un cauchemar, ô Déesse Equinoxe, je vais me réveiller, n'est-ce pas ?!! Et toi, tu restes, là, impassible, sans rien dire. Bon, peut-être suis-je entrain de hurler pour deux donc ce doit sûrement être pour cette raison-là, je n'en sais rien à vrai dire ! D'ailleurs, je me demande encore comment je peux penser avec toute cette folie qui est entrain de m'accabler ! D'abord notre mère, ensuite toi, le prochain ce sera père et ensuite Gwaihir, Henduil ! Mais que se passe-t-il ici ? Le monde a perdu l'esprit, ohé ! Il y a encore quelqu'un de sensé en ce monde ?? Youhou ! Parce que moi je suis entrain de discuter avec ma sœur qui est en fait un vampire sanguinaire !! C'est pour cela que tu es venue, n'est-ce pas ? Après t'être fait une bonne bouffe avec ma sœur, tu t'es dit : Tiens ? Et si j'allais me taper la cadette pour le dessert ? Rha ce n'est pas vrai !! »


Cassandre se mit à cogner violemment contre les murs en hurlant, mordit violemment les oreillers qu'elle déchiqueta presque, cracha les plumes d'oie de l'oreiller qu'elle avait arrachées, se jeta sur le sol et le tambourina de ses poings, avant de se mettre à courir dans toute la pièce en hurlant comme un démon fou furieux, les cheveux en pétard dans lesquels on pouvait encore voir quelques lambeaux de plumes d'oie. Elle fit un raffut du diable pendant un bon quart d'heure avant de revenir, épuisée, en sueur, les cheveux ébouriffés et la peau d'un gris sombre, s'asseoir à côté de sa sœur en haletant, des larmes coulant le long de ses joues. Elle se blottit même contre Arya en se mettant à sangloter de toutes les larmes de son corps pour évacuer cette douleur si intense, si profonde, qu'elle la rendait presque folle. Lorsqu'elle eût fini de pleurer tout son saoul, elle se redressa et prit plusieurs inspirations avant de reprendre son thé froid qu'elle but avec une grimace de dégoût. Lentement, elle enleva les dernières plumes d'oie qui traînait dans ses cheveux, et entreprit de se recoiffer convenablement. Elle essuya ses larmes avec le reste de serviette qu'elle avait jeté préalablement et après un dernier soupir, tourna la tête vers sa sœur. Cassandre savait qu'elle avait eu tord de perdre le contrôle de ses nerfs de cette manière, mais malgré tout ce qu'elle avait dit ou pensé, elle savait qu'Arya était toujours elle-même, mais avec quelques différences. Sa peau était devenue beaucoup plus pâle et ses canines s'étaient anormalement allongées. Elle ne l'avait jamais remarqué jusqu'à présent, mais maintenant qu'elle le savait, la différence était remarquable. Cassandre poussa un profond soupir et hocha la tête de gauche à droite, avant de prendre la main de sa sœur qu'elle caressa. Sa peau était vraiment glacée. Elle prit la parole avec une voix rendue rauque par ses hurlements. Elle se racla la gorge et reprit avec une voix normale :

«  Ecoute... Je sais bien que c'est toujours toi... Excuse-moi d'avoir...enfin pour...tout ça... »

Elle fit un mouvement circulaire indiquant l'immonde pagaille dans laquelle se trouvait à présent la pièce. L'on pouvait voir des plumes d'oie extirpées et arrachées avec barbarie de l'oreiller et qui étaient tombées de cheveux de Cassandre dans sa course, les draps défaits, le tapis retourné, etc. Elle reprit la parole :

« - Bref...Je suis désolée d'avoir perdu le contrôle et d'avoir dit toutes ces choses, mais après le choc...il fallait bien que je me défoule. J'étais la plus turbulente de nous deux quand on était enfant...Ca n'a guère changé, je dois dire. Donc, tu es devenue...un vampire. Et...de quoi te...enfin...De quoi te nourris-tu... ? D'humains ? D'orcs ? Bref, du moment que tu sais ce que tu fais et que tu peux te contrôler...Tu parviens à te contrôler, n'est-ce pas ? » demanda Cassandre.

Elle se redressa et se remit à arpenter la pièce, d'une manière plus fluide et plus féline, cette fois-ci, correspondant à sa démarche habituelle. Elle se plaça devant l'âtre qui était toujours illuminé par le ballet de flammes ardentes et Cassandre remit une bûche dans le feu pour lui redonner encore plus de vigueur et de chaleur. Elle poussa un profond soupir et reporta son regard améthyste dans celui, d'or liquide, de sa sœur aînée et lui sourit.


« Bon. Il me faudra du temps pour digérer ceci, mais le choc est passé. Je … Je ne sais que te dire...si ce n'est que je te suis reconnaissante de me l'avoir dit toi-même. Il a dû falloir beaucoup de courage pour m'avouer une telle chose et je dois dire qu'à ta place, j'aurais vraiment eu peur de ta réaction. J'espère que la mienne n'a pas été trop...enfin, si, elle a été excessive, je le reconnais, mais mon amour pour toi s'en trouve inchangé. Quoique tu fasses, quoiqu'il t'arrive, je t'aimerai toujours. J'en fais le serment, et tu le savais déjà, je pense... » ajouta Cassandre avec douceur, en revenant s'asseoir près d'Arya, lui prenant ses mains longues et glacées.

Un silence s'installa durant un moment, et le regard de Cassandre, qui tenait toujours les mains de sa sœur et tentait machinalement de les réchauffer en les caressant, était toujours porté sur l'âtre chaleureux de leur chambre. Beaucoup de choses avaient changées, et ce, en si peu de temps, du moins c'est ce qu'il avait semblé à la cadette des Ombrelune. Elle avait frôlé la mort à de nombreuses reprises, mais ne l'avait jamais véritablement vécue. Arya était celle qui avait le plus embrassé la mort et la jeune Ombrelune se demandait quel effet l'on ressentait lorsque la vie commençait à quitter notre corps, se soumettant au froid glacial de la faucheuse noire. Elle soupira une énième fois, mais son cœur était redevenu paisible, et elle demanda :


«  Bien, et maintenant... Qu'allons-nous faire, ma chère sœur ? On repart à l'aventure, mais cette fois-ci, côte à côte ? »
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Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre] _
MessageSujet: Re: Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre]   Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre] EmptyVen 17 Juin 2011 - 22:07

    La réaction qu'eu Cassandre lorsqu'elle compris la teneur des paroles prononcées par sa soeur fut naturelle. Au fond d'elle-même, Arya se traiter d'idiote, elle aurait dû attention que sa cadette pose sa tasse et éviter ainsi qu'elle finisse étouffée. Sans surprise, elle prit la serviette commandée par Arya, et intérieurement celle-ci se félicita d'y avoir pensé. Elle pensait d'ailleurs à ce moment depuis des jours et depuis qu'elle était entrée dans l'auberge, elle n'avait cessé de se demander si elle devait lui dire maintenant et surtout comment elle le lui dirait. Finalement, c'était l'aveu pur et simple qui l'avait emporté, et c'était mieux ainsi. Simple, clair, net et précis.

    La Vampire détourna son regard de sa soeur et le posa sur les flammes qui dansaient dans l'âtre, lui laissant le temps de digérer la nouvelle et de réagir. Car elle réagirait, c'était certain et Arya n'avait pas besoin de lire dans les pensées de sa soeur pour savoir que cela allait être explosif et surement douloureux à attendre.

    La plupart des gens pensaient qu'un Vampire était dénué d'âme, mais ce n'était pas vrai, au contraire. Un Vampire pouvait être mauvais car il décidait de l'être, le plus souvent. Le cas d'Arya n'était pas unique, elle connaissait une autre Vampire lui étant semblable. L'aînée demeura figée, comme une statue de marbre blanc, attendant patiemment que sa sœur ait finit de crier toutes ces horreurs. Bien qu'elle s'y attendait, entendre cela sortir de la bouche de celle qu'elle chérissait tant lui faisait mal.

    Peu à peu, Cassandre se calma et vint, à la grande surprise d'Arya, se blottir contre elle. Alors qu'elle pleurait tout son saoul, la demi-elfe passa un bras autour de ses épaules et l'attira tendrement contre elle. Finalement, sa sœur quitta la douce, mais froide, étreinte. Leurs regards se croisèrent enfin après avoir passé un peu moins d'une dizaine de minutes à se fuir. Arya hocha simplement la tête lorsqu'elle s'excusa pour le désordre qu'elle venait de causer. L'aînée des Ombrelune n'en avait rien à faire, ce genre de détails futiles ne l'intéressait pas. Cassandre aurait pu faire un immense trou dans le mur, elle n'aurait rien dit. Tout ce qui lui importait, c'était que sa sœur l'accepte comme elle était, un rejet l'aurait détruite.

    Enfin, après tout ce temps sans prononcer le moindre mot, la demi-elfe répondit à sa sœur de sa voix toujours aussi calme, toujours aussi douce.

    « Écoute ... tu me connais, j'aime beaucoup trop la vie pour menacer celle des autres ... si je n'arrivais pas à me contrôler je le serais exiler au fond d'une grotte perdue dans les Montagnes, tu n'as donc aucun soucis à te faire, je ne mords pas. » - elle lui sourit, dévoilant deux canines acérées comme des lames de rasoirs - « Pour répondre à ta question précédente, ni l'un ni l'autre. La télépathie s'avère très utile pour moi. Lorsque je dois ... me nourrir, je demande à un animal s'il veut bien faire ... un don de sang, mais je ne le tue pas, bien sûr. Il est hors de question que je mette une vie en danger ou en prenne une pour me permettre, à moi, de vivre. »

    Cassandre revint s'asseoir auprès d'elle et lui prit les mains. Ses mains glacées, comme si elle était morte ... ce qu'elle était d'une certaine façon. Son coeur ne battait plus depuis longtemps. Les paroles prononcées par sa soeur lui fit chaud au coeur. Elle aussi ne cesserait jamais de l'aimer, c'était certain. Elle savait également que, quoi qu'il arrive, elle serait toujours là l'une pour l'autre. La demi-elfe plongea son doux regard dans celui de sa soeur.

    « Tu n'imagines pas à quel point je me suis questionné. Devais-je te le dire ou non ? Et comment ? Quelle serait ta réaction ? Bon sang j'ai cru devenir folle. Si tu m'avais tourné le dos ... je pense que j'aurais préféré mourir plutôt que de perdre ma petite soeur, je t'aime tellement. »

    Elle s'approcha davantage encore et déposa un baiser sur son front, comme une mère, comme une grande soeur prenant soin de sa cadette ... Mais pour le moment, c'était Cassandre qui tenait, sans succès bien sûr, de réchauffer sa soeur en caressant ses mains, ce qui ne manquait pas de la faire sourire, amusée.

    « C'est inutile ma belle, ma peau est toujours glacée, sauf pour les autres vampires. Mais ne t'inquiète pas, je n'ai jamais froid, ça m'étonne d'ailleurs que tu n'aies pas remarqué que je n'avais pas d'épais manteau alors qu'il gèle dehors. »

    Le silence reprit ses droits et un moment s'écoula dans le plus grand calme. La demi-elfe observait le profil de sa soeur, celle-ci étant perdue dans ses souvenirs, le regard posé sur l'âtre où des flammes dansées. Sans vraiment s'en rendre compte, Arya ferma doucement les paupières, profitant pleinement de la proximité de sa soeur cadette qu'elle n'avait pas vue pendant si longtemps. Au terme d'un bon quart d'heure, celle-ci brisa le silence.

    « Bien sûr, maintenant que je t'ai retrouvé je ne te laisse pas partir comme ça. » - elle rouvrit les paupières et posa son regard d'or liquide sur sa soeur - « Mais avant, tu dois te reposer, tu dois être fatigué après la longue marche que tu as faite. »

    Ne lui laissant pas le temps de discuter, Arya se leva rapidement, ne laissant pas le temps à Cassandre de la voir bouger. Elle poussa doucement, mais fermentant, sa soeur pour que celle-ci s'allonge. La demi-elfe vint ensuite s'asseoir à la tête du lit et la laissa se servir de ses cuisses comme oreiller. Doucement et avec tendresse, l'ainée se mit à caresser ses longues mèches zinzolines puis son front, ses tempes, ses pommettes. C'était une longue et douce caresse, comme une plume qu'on passait doucement sur la peau et qui déclenchait d'incontrôlables frissons.

    « Tu sais, je connais une femme qui est comme moi. Elle est à la tête d'un village rebelle et le protège envers des ... vampires qui n'hésite pas à tuer des innocents pour se nourrir ou par pur plaisir. Tu devrais la rencontrer un jour, je suis certaine que vous vous entendriez bien et tu verrais que mon cas de « gentil vampire » n'est pas unique. »

    Faisant preuve de souplesse, elle se pencha en avant et déposa, encore une fois, un baiser sur le front de sa soeur. Elle était tellement bien, en compagnie de sa cadette et serait resté ainsi pour toujours, mais hélas ce n'était pas possible. Elles devraient quitter cet endroit tôt ou tard, mais au moins le ferait ensemble.

    « Dis-moi, ton Henduil il était comment ? Il s’occupait bien de toi ? Il était gentil ? » la questionna-t-elle brusquement, désireuse de tout savoir sur l’amant de sa sœur ce qui n’était guère étonnant, Arya était une grande sœur très protectrice.
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Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre] _
MessageSujet: Re: Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre]   Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre] EmptyDim 19 Juin 2011 - 2:57


Malgré la sagesse que Cassandre avait apprit à développer au cours de toutes ces longues années d'enseignement sous la tutelle de Gwaihir, elle avait encore cette impulsivité propre à la jeunesse, malgré son grand âge, bien qu'elle fut encore jeune pour une Elfe, même étant une Elfe avec du sang humain dans les veines, le sang de Chani. Cassandre respirait la fougue et la témérité, bien plus que la réflexion. Elle était une artiste qui parlait avec son cœur, avec ses plus profondes émotions, et ne faisait nullement partie de cette branche qui se refusait à assumer pleinement ses sentiments, propres aux créatures vivantes et pensantes. Cependant, si elle s'avouait intérieurement soulagée de s'être déchargée de tout son chagrin et de sa fureur à l'égard du vampire qui avait ainsi condamné sa sœur adorée à n'être qu'une créature ni morte, ni vivante, avide de sang -bien qu'elle ait dit se contrôler parfaitement de ce point de vue là-, elle regrettait de s'être emportée aussi violemment, déchaînant vents et marées sur son passage qui ressemblait à s'y méprendre à celui d'une véritable tornade infernale. Elle aurait dû avoir un minimum de bon sens et refouler sa surprise, faire fi du choc qu'elle venait de recevoir comme si la foudre elle-même l'avait frappée de plein fouet, et ne laisser éclater le tourbillon d'émotions qui l'envahissaient que bien plus tard, lorsqu'elle aurait été certaine d'être seule. Toutefois, le mal était fait, et heureusement pour elle, Arya s'était montrée compréhensive. Par ailleurs, Cassandre se demandait comment elle aurait réagi si elle-même lui avait avoué être devenue un vampire. Au fond, elle ne savait même pas si elle aurait eu le courage, la force nécessaire pour le lui avouer d'un bloc. Mais cette option était la solution la plus simple et sur le long terme, celle qui s'avérait la moins douloureuse. Elle lui en aurait probablement voulu si Arya ne le lui avait pas avouer d'elle-même et qu'elle ait découvert ce terrible secret d'elle-même ou de la bouche de quelqu'un d'autre. Il en était bien mieux ainsi pour toutes les deux, et leur confiance l'une dans l'autre n'en serait que renforcée davantage par la suite, après cet aveu difficile...

Mais le fait qui étonnait le plus Cassandre, c'était sans aucun contexte que sa sœur semblait...elle-même. D'ordinaire, il était de coutume de penser que les vampires étaient des corps morts ramenés à la vie et assoiffés de sang et dénués de tout scrupule. Toutefois, cela ne semblait pas être le cas pour Arya Ombrelune, ce qui rassura également sa jeune sœur, encore ruisselante de sueur et des ultimes vestiges des larmes qu'elle avait versées quelques instants auparavant suite à cette étonnante et choquante révélation. Même si Cassandre faisait confiance à sa sœur -elle lui aurait confié sa vie sans l'ombre d'une hésitation-, elle trouvait étrange le fait qu'elle semble posséder encore son âme. Cependant, elle n'osait pas lui demander une telle chose pour le moment, et peut-être s'agissait-il tout simplement d'une question de choix, du moins telles étaient les spéculations que se faisait la Semi-Elfe à la peau aux couleurs de la lune, grise et argent, au sujet de sa sœur aînée. Jamais elle n'aurait pu la rejeter, elles étaient du même sang, avaient connu presque les mêmes souffrances, hormis la transformation en vampire qui ne s'était abattue que sur l'une d'entre elle...pour le moment, du moins. Car Cassandre n'était pas non plus à l'abri des canines acérées d'un vampire, et s'il l'avait fallu, elle aurait accepté qu'Arya s'abreuve de son sang pour survivre...et qu'inévitablement, elle devienne une créature de la nuit, amatrice de sang, à son tour. L'aurait-elle supporté ? Aurait-elle pu se contrôler comme le faisait Arya ? Elle n'en savait rien pour le moment.


« Je mourrais pour toi, s'il le fallait... » chuchota Cassandre en raffermissant son étreinte autour de la taille de sa sœur.


Être sœurs impliquait qu'il fallait jouer la carte de l'honnêteté, de l'amour inconditionnel, prêt à tout pour assurer la survie et le bien-être de la personne concernée, et cela, Cassandre savait qu'elle ferait tout ce qui était en son pouvoir pour subvenir aux besoins de sa sœur, qu'il soit question de vie ou de mort, ou non. Elle serait toujours fidèle à son poste, toujours prête à l'aimer et à la pardonner, quel qu'en soit le prix. Même si elle devait tuer des vies pour sa sœur, elle le ferait, à moins que cette dernière ne se soit écartée du droit chemin...
Cependant, comme Arya venait de le souligner, cette dernière tenait beaucoup trop à la vie pour la détruire, même pour se nourrir. Toutes deux étaient filles d'un Elfe qui avait vécu toute sa vie dans la forêt et qui chérissait les êtres vivants plus que tout. Elles avaient été élevées dans l'amour de leur prochain et le respect de leur environnement, aimant jusqu'à la plus insignifiante feuille de chêne. Et quand bien même Arya aurait-elle eu besoin de s'abreuver de sang quel qu'il soit, elle aurait pris toutes les mesures nécessaires pour apporter le moins de souffrance possible. Cassandre redressa la tête d'un air intéressé lorsqu'elle lui parla des animaux qui offrait à Arya un don de sang pour qu'elle continue à survivre. Les animaux étaient bien plus généreux que n'importe quelle autre créature vivante, c'était certain, mais Cassandre ne savait pas à quel point. Et elle fut surprise en entendant cela, et attendrie, en même temps. Malgré l'inutilité de son geste, elle serra davantage sa main chaude et argentée contre celle, froide et pâle de sa sœur et lui murmura :


« Je sais que l'idée te répugne, mais si un jour tu te trouves en pénurie de sang et que je suis à tes côtés, je t'offrirai le mien...même si cela doit me changer en vampire. Nous ne serions que plus proches encore, de toute façon, si cela devait arriver, ne crois-tu pas ? »

Cassandre observa le regard amusé et le sourire qu'affichait sa sœur en sentant ses efforts vains pour offrir à la main glacée une température un peu plus élevée que celle qu'elle avait, mais Arya l'informa qu'elle n'avait jamais froid et lui fit la remarque sur l'absence de réaction de Cassandre sur le fait qu'elle ne possédait pas de vêtements chauds alors qu'il faisait un froid intense à l'extérieur. Cassandre ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais sourit en hochant la tête. Sur la surprise qu'elle avait eu en revoyant sa sœur, elle n'avait pas fait attention aux petits détails de ce genre-là, aux premiers abords. Mais par la suite, elle l'avait remarqué, tout comme les deux petites canines qu'Arya avait mis en exergue lorsqu'elle avait sourit pour la seconde fois. Cependant, cela n'avait aucun importance, à présent. Ce qui comptait, c'était qu'elles soient toutes les deux réunies, et Cassandre était décidée à ne pas laisser sa sœur partir. Trop de temps s'était écoulé et elles avaient tant de choses à se raconter. Une semaine ne serait pas suffisante, et la Semi-Elfe à la peau argentée désirait plus que tout vivre de nouvelles aventures, à condition qu'elles soient aux côtés de sa sœur adorée. Arya lui parla d'une certaine femme vampire qui comme elle, ne tuait pas par plaisir. Ainsi donc, le cas de sa sœur s'était déjà vu par le passé ? Cela pourrait être intéressant d'en savoir davantage sur ce vampire étrange, qui partageait ce point commun avec sa sœur aînée. Cependant, Cassandre était relativement fatiguée et Arya l'avait senti. Elle se leva avec une rapidité telle que même avec ses yeux aiguisés d'Elfe, Cassandre eût du mal à voir plus qu'une image floue dans son champ de vision lorsque sa sœur se déplaça. Elle eut un sursaut lorsqu'Arya revint vers elle. Avec un sourire, elle murmura :

« Aussi souple et rapide qu'un chat. Être vampire doit avoir des avantages, tout de même. »


Cassandre s'allongea tout en étirant une longue et fine jambe en grimaçant et se blottit contre sa sœur, reposant sa tête sur ses cuisses. Elle sourit et grogna de bien-être lorsqu'elle sentit les doigts longs et glacés d'Arya qui sillonnaient son cuir chevelu couleur zinzolin, soulevant quelques mèches rebelles qui lui retombaient sur son visage d'argent. Elle ferma ses yeux d'améthyste lorsqu'un baiser de sa sœur se posa sur son front et elle les garda ainsi jusqu'à l'interrogation suivante dont Arya lui fit part. Cela concernait Henduil, l'amant de Cassandre. Ses joues prirent une teinte gris foncé lorsqu'elle entendit ce nom, signe qu'elle rougissait, ou plutôt « grisait ». Elle poussa un soupir de contentement et mit quelques minutes à répondre, perdue dans des pensées et des souvenirs agréables passés aux côtés de l'Elfe forgeron qui lui avait volé son cœur.

« Henduil est quelqu'un...de vraiment charmant. Je l'ai rencontré dans la Forêt des Amanites alors que je suivais encore l'enseignement de Gwaihir, le Druide métamorphe qui m'a apprit tout ce que je sais à présent. C'est Henduil qui m'a forgé les deux magnifiques dagues elfiques que tu vois là, près du feu. Il a dit s'être inspiré de moi pour les créer. C'est après ce présent que nous nous sommes embrassés pour la première fois. Nous avons vécu très longtemps ensemble, et il m'a accompagné durant mes voyages, revenant de temps en temps auprès des siens. Il aime beaucoup l'art, et il adore lorsque je lui joue de mon ocarina, ou que je chante d'antiques légendes pour lui. Il m'a apprit à me battre avec les longues dagues qu'il m'a forgées et il a rencontré notre père. Père et lui s'entendent très bien d'ailleurs, et il espère l'avoir un jour dans la famille. C'est un Elfe courageux et plein d'humour, très doux et protecteur également. Je me sens en sécurité avec lui, tu sais... »
ajouta Cassandre en levant un œil vers sa sœur.

Henduil lui manquait énormément et elle aurait aimé le revoir avant de repartir à l'aventure. Peut-être se serait-il joint à elles ? Cassandre souhaitait ardemment faire les présentations et voir si Arya et Henduil s'entendraient par la suite. Cependant, l'Elfe était très méfiant vis-à-vis des étrangers, et particulièrement des vampires et autres créatures qu'il jugeait « sanguinaires ». Mais par amour pour Cassandre, il accepterait sans doute de mettre ses préjugés de côté et de discuter en toute sérénité avec Arya. Cassandre aurait voulu dormir, mais elle était également curieuse de savoir si sa sœur avait quelqu'un dans sa vie, ou si quelqu'un l'intéressait en particulier...


« Et toi ? Y a-t-il quelqu'un qui fait battre ton..Oups désolée... Je commence à faire de l'humour noir, cela veut dire que je suis de bonne humeur. Hum...As-tu quelqu'un dans ta vie ? »


Cassandre se retourna pour croiser le regard de sa sœur, une lueur amusée et curieuse dans ses magnifiques yeux d'améthyste.
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Edwin Gwendur



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Edwin Gwendur
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Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre] _
MessageSujet: Re: Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre]   Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre] EmptyDim 19 Juin 2011 - 22:11

Alors que la neige ne cessait de tomber, engloutissant les routes pavées sous un épais manteau blanc, un cavalier remontait une ruelle sombre et déserte. Un lourd manteau tombait sur ses épaules, masquant presque complètement le reste de ses vêtements, mais il grelottait quand même de froid. Cela faisait maintenant trois jours qu’Edwin voyageait dans ces conditions polaire, revenant d’un petit village ou l’armée avait interpelé un rebelle. Conformément à la procédure, cette stupide règle qui consistait à envoyer une Cape Blanche mener l’interrogatoire, on l’avait mandé. Le fugace souvenir d’un hurlement angoissé effleura son esprit, déclenchant un sourire carnassier chez le guerrier. Il s’était bien amusé avec cette jeune fille, même si sa mort prématuré avait gâché son bon plaisir. Il aimait voir cette relation presque intime qui s’établissait entre le bourreau et sa victime. De la haine tout d’abord, une haine tenace, grondante, envers cette enflure qui osait infliger de tels douleurs. Puis la peur, le désespoir, à mesure que l’on voyait le corps s’abîmer, s’atrophier, tout en étant convaincu que la souffrance à venir sera encore plus terrible. Puis, enfin, alors que l’esprit de la victime était brisé et qu’il ne lui restait plus une once de dignité, s’établissait un lien empathique, presque amoureux. C’était dans ces moments que la personnalité véritable de ses victimes, alors que la douleur atteignait son apogée, le temps d’un instant si bref qu’il ne saurait être considéré comme un battement de cœur. Puis la mort venait, impartiale et indigne, goût mi figue mi raison auquel on s’abandonne pourtant avec gratitude. Vraiment, le mot seul ne pouvait décrire l’intensité de ces moments.

Le hennissement soudain de sa monture ramena l’esprit d’Edwin dans le présent. Même si quelques torches éclairaient les alentours, la nuit devenait de plus en plus épaisse et glaciale. Il allait devoir se trouver une auberge, ce qui s’annonçait difficile. Edwin n’était venu que rarement à Madorass, et cette partie de la grande et majestueuse ville lui était encore inconnue. Il grommela, poussa un juron inaudible et fit avancer son hongre noir qui s’exécuta en renâclant. Il déambula en silence dans les rues désertes. Au détour d’une petite intersection, il aperçut ce qu’il recherchait. Un petit établissement sans prétention se tenait devant lui, de ce genre qu’on ne choisit que lorsque qu’il n’y plus aucune autre solution. Son allure miteuse et la population de basse extraction qui vagabondait devant tira une moue dédaigneuse à Edwin qui y mena néanmoins sa monture. Une fois arrivé, il descendit et hélas un écuyer qui emmena son cheval se reposer. Ne le remerciant pas, Edwin s’empressa de pousser la lourde porte de « La panse repue »

L’atmosphère à l’intérieur, bien que surchargées de fumée nauséabonde, était incroyablement chaude pour quiconque venait d’affronter la mini tempête de neige à l’extérieur. Ce fut donc sans surprise qu’il accéléra le pas. Comme l’on pouvait s’y attendre, l’endroit était bondé, et de nombreux regards le suivirent à mesure qu’il se frayait un chemin vers le bar sans qu’il n’y prête attention. Bien sur, ses vêtements et ses bottes, faites dans un tissu de qualité, devait attirer la convoitise de certains poivrots, mais il ne craignait pas les ennuis. Il préférait éviter de dévoiler son identité pour mieux rester anonyme, mais il n’hésiterait pas à mutile la moindre ordure qui viendrait le menacer. Il repéra soudain le tavernier, qu’il héla d’une voix froid et mesuré.

-Je veux un repas chaud, ainsi qu’une carafe de bière. Faites également préparer de l’eau et une chambre pour la nuit, je viens de loin.


Le tavernier répondit par l’affirmative et invita Edwin à rejoindre l’une des tables de l’établissement. L’endroit, une vaste pièce remplie à craquer de table et de chausse, avait cette allure vétuste qui était sans doute la marque de l’établissement. On pouvait percevoir à l’œil nue la poussière incruster dans le bois des chaises, sans oublier cette odeur pestilentielle qui flottait dans l’atmosphère tel une fumée âcre et irritante. Edwin était heureux de n’avoir à passer qu’une seule nuit dans ce trou à rat. Il s’avança dans la pièce. Son repas fut vite servit et il l'engloutit ptomptement avant de se diriger vers l'étage supérieur, la ou se trouvait ce qui lui servirait de chambre pour cette nuit.

Connaissez-vous ce moment dans la nuit. Cet instant précis ou les ténèbres sont à la fois aube et crépuscule, la ou la nuit noir devient un jour nouveau tout en gardant ce manteau auréolé de ténèbres ? L’on dit que cette seconde fugace est empreinte d’une fatalité magique, et que bien de évènements n’en sont que le découlement inéluctable. Etais un hasard ou le concours d’une force supérieure qui permit d’entendre cette phrase volée, murmurait, alos que la porte était à peine entrabaillée? Toujours est-il qu'en parcourant le couloir de l'étage d'un pas mesuré, il entendit clairement la voix d'une femme.

« Tu sais, je connais une femme qui est comme moi. Elle est à la tête d'un village rebelle et le protège envers des ... vampires qui n'hésite pas à tuer des innocents pour… »

Un ivrogne passa à ce moment précis à côté d’Edwin en chante une chanson paillarde, noyant le reste de la phrase. Il était certains toutefois d’avoir entendu le mot « rebelle », ce qui ne pouvait qu’éveiller sa curiosité perverse. Faisant mine de ne pas s’intéresser à ce qui se passait dans cette chambre, il continua son chemin, faisant tout de même mander une chambiere d'un discret signe de main. Lorsqu'enfin elle s'approcha, il glissa quelques piécettes dans sa main douce.

"je vais dans ma chambre. retrouve y moi dans cinq minutes, et veille à bien connaître le nom de mes... nouvelles voisines."

La jeune femme voulut sourire, mais se ravisa soudainement lorsqu'elle croisa le regard dur et malveillant. Son instinct le trompait peut être, mais la soiré allait sans doutre revêtre un certain intéret...

*Qui sait, j'aurais peux être un ou deux rebelles pour le déssert...*
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MessageSujet: Re: Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre]   Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre] EmptyMar 21 Juin 2011 - 22:08

    La Vampire sourit doucement, profitant pleinement de l'étreinte de sa soeur, mais finit par l'écarter de son corps pour la regarder dans les yeux. Ces yeux magnifiques au fond desquels elle voyait tout l'amour que lui portait sa cadette, ce qui avait le don de réchauffer son coeur, lui qui ne pouvait plus battre pour les personnes qu'elle aimait. Cependant, s'il y a une chose qu'Arya ne souhaitait pas, c'est que sa cadette se sacrifie pour elle. Elle préférait mourir plutôt que de savoir que Cassandre avait donnée sa vie pour la sauver. La Demi-elfe ne se priva pas de lui dire, non son un léger sourire dévoilant des canines très pointues.

    « Je ne t'en demande pas tant. Si tu veux me faire plaisir, reste en vie. »

    Le silence avait reprit ses droits depuis quelques minutes. Cassandre était plongée dans ses propres pensées, semblant retourner dans sa tête toutes les informations qu'elle venait d'obtenir. Sa sœur avait fermé les yeux et laissait son esprit vagabonder, pénétrant les esprits non protégé, embrumé par l'alcool qui coulait à flot dans la taverne à l'étage du dessous.

    Soudain, Cassandre brisa le silence. Ses paroles lui réchauffèrent le cœur, cependant Arya ne souhaitait pas voir sa cadette devenir une créature de la nuit à son tour, si elle pouvait lui épargner cela, elle le ferait. Il y avait des avantages, mais également beaucoup d'inconvénients. Certes, lui donner son sang pour lui sauver la vie était un acte de grande bravoure mais également une immense preuve d'amour, mais Arya n'en demandait pas tant, jamais elle ne le lui demanderait, elle n'oserait pas, elle ne voudrait pas. La vampire ne répondit pas tout de suite, continuant à masser délicatement le cuir chevelu de sa sœur maintenant allongée sur le lit, la tête posée sur ses jambes.

    « Tu sais, je préférerais mourir plutôt que de prendre ton sang. J'ai maudit le Vampire qui m'a transformé, aujourd'hui encore je le hais. Si j'avais un moyen de le retrouver, je lui ferais payer mais, hélas, cela est impossible. » - Elle ouvrit les yeux, posant son regard sur le visage de sa soeur - « D'accord, il y a quelques avantages à ma condition comme les sens hyper développé, la métamorphose en louve noire à volonté, mais il y a aussi des inconvénients. Je supporte assez mal le soleil, dans la plupart des villes si ma condition est révélée les gardes essayent de me tuer ... Donc la vie de vampire n'est pas rose. De plus, si tu ne te contrôle pas, tu peux rapidement exterminer tout un petit village pour ton seul plaisir ... après essaye donc d'avoir la conscience tranquille ... »

    La demi-elfe se tut et observa longuement sa sœur avant de soulever sa tête et de la déposer sur l'un des oreiller qu'elle avait bien voulue épargner lors de sa petite crise. Le lit était tout de même assez large, la vampire n'eu donc pas trop de mal à se glisser à côté de sa soeur. Arya tourna son visage vers Cassandre, celle-ci pouvait sentir son souffle sur sa peau.

    « Quand je me suis réveillée juste après ma transformation, j'avais soif, terriblement soif. C'est une sensation particulièrement désagréable, comme un fer chauffé à blanc qu'on m'a planté dans la gorge. Mes instincts de chasseur en vite prit le dessus et je suis partie à la recherche d'une proie ... je suis tombée sur une femme et son fils. Je les ai attaqués, mais heureusement je me suis arrêtée avant de planter mes crocs dans leur chair. Imagine, je ne leur ai fait aucun mal, seulement une bonne frayeur, mais il m'a fallu des jours pour m'en remettre et me persuader que je n'étais pas un monstre sanguinaire sans états d'âme. »

    Elle détourna le regard, le plafond devenant soudainement très intéressant. Elle avait eu le courage de lui avouer cela, mais n'en était pas fière. Elle se sentait plus que honteuse d'avoir ainsi perdue la maitrise d'elle-même, mais cette sensation de brulure avait été si intense qu'elle n'avait pas pu la combattre que quelques minutes, soufrant atrocement. Il s'agissait bien d'une chose qu'elle ne souhaitait pas infliger à sa sœur.

    La sortant de ses sombres pensées, la voix de Cassandre la ramena au présent. Arya n'avait personne dans sa vie et n'aurait probablement jamais personne. Qui voudrait d'un vampire comme compagne ? A part un autre vampire, il n'y avait personne d'assez fou pour oser l'aimer

    La demi-elfe tourna son regard vers sa sœur, une lueur de tristesse au fond de son regard d'habitude si joyeux. Un sourire triste se dessina sur ses lèvres.

    « Qui voudrait d'un vampire comme compagne Cassy ? J'ai connu des hommes, mais dès que je pensais qu'ils m'aimaient assez et que je leur révélais ma condition de vampire, ils fuyaient en m'insultant, certain ont même essayés de me tuer ... » - elle lâcha un soupire à faire fendre le cœur le plus dur - « Je doute que tu sois tante un jour. »

    Le silence reprit de nouveau ses droits. Arya n'avait pas besoin de dormir, mais fermer les yeux quelques temps était toujours très agréable. Ses paupières se fermèrent donc d'elle-même et la demi-elfe laissa son esprit vagabonder, interceptant certaine pensée très peu catholique.

    * Qui sait, j'aurais peux être un ou deux rebelles pour le dessert... *

    Cette pensée lui glaça le sang - façon de parler - et la demi-elfe ne tarda pas à rouvrir les yeux, posant son regard sur la porte en bois, seul rempart qui ne résisterait pas longtemps si un homme projetait de faire des deux Ombrelune son dessert. Sans quitter la porte des yeux, Arya chercha l'esprit de sa sœur et y pénétra.

    # Je suis désolée Cassy, j'ai vraiment été négligeante. Un homme m'a entendu parler des rebelles... Il va venir ici je le crains. #

    Sans plus tarder, la vampire passa par-dessus sa soeur dans un mouvement souple et tout à fait silencieux. Voilà un avantage à sa condition qui, par le passé, lui avait sauvé la vie de nombreuse fois. Arya savait se faire silencieuse lorsqu'il le fallait.

    # Je suis vraiment, vraiment désolée, mais nous allons devoir quitter cet endroit au plus vite... Cet homme est une cape blanche. #
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Cassandre Ombrelune



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MessageSujet: Re: Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre]   Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre] EmptyJeu 30 Juin 2011 - 0:13


Cassandre se mit sur le dos en battant d'une jambe dans le vide, contemplant avec difficulté en raison de sa position sa sœur aînée. En scrutant plus attentivement son visage, elle y décela une lueur de tristesse comme elle n'en avait encore jamais vue chez la chair de sa chair et le sang de son sang. Inquiète, elle se retourna pour faire face à Arya et jeta les mèches mauves qui lui tombaient sur les yeux. Sa sœur prit enfin la parole, lui révélant que chaque fois que l'amour venait frapper à sa porte, l'intolérance, le dégoût et la peur de ce qu'elle était devenue venaient aussitôt enfoncer cette dernière, piétinant furieusement les rêves autrefois doux et sensuels qui abritaient ses pensées lorsqu'elle révélait à ses amants qu'elle était un vampire. Cassandre ouvrit la bouche à plusieurs reprises, puis finit par passer ses longs bras minces autour du cou de sa sœur, lui baisant les joues et le front avec la tendresse propre que les sœurs éprouvaient l'une pour l'autre. Quelques larmes vinrent même mouiller ses joues lorsqu'elle songea à quel point sa sœur devait se sentir seule, menant une vie solitaire et sans l'amour qu'un homme pouvait procurer. Cassandre osait à peine imaginer à quel point ce devait être horriblement difficile de se sentir rejetée à ce point. Elle aimait sa sœur par-dessus tout, et souhaitait ardemment que cette dernière finisse par trouver son autre moitié, celle qui la chérirait sans se préoccuper de la créature qu'elle était, mais s'intéresser au contraire à son âme qui n'avait pas changé, si ce n'est qu'elle semblait plus austère qu'auparavant, ce qui était compréhensible, par ailleurs... La cadette resserra son étreinte, et Cassandre pouvait sentir toutes les émotions que ressentaient Arya...tant de souffrance, de chagrin et de colère également, bien que cette dernière soit enfouie par le poids des deux autres, mais elle était néanmoins présente...la colère de sentir le poids de tous ces regards dédaigneux braqués sur elle... Il n'y avait pas pire destin que de devenir vampire, à ses yeux...


« Je ne sais pas si cela va te remonter le moral ou non...Mais je suis sûre que tu finiras par trouver l'homme qui te correspond, celui qui t'aimera pour ce que tu es dans ton essence, et non dans ta situation de vampire. Je t'aime de tout mon cœur, et je suis persuadée que je ne suis pas la seule...alors ne désespère pas. » lui chuchota Cassandre à l'oreille, caressant la chevelure d'ébène de sa sœur.

Le silence retomba soudainement, laissant l'esprit des deux sœurs vagabonder dans leurs pensées respectives. L'on n'entendait plus que le craquement du bois qui brûlait avec douceur dans le feu de l'âtre, et les bruits assourdis des clients qui buvaient, riaient et discutaient en bas. Des bruits de pas retentirent, ainsi que le grincement d'une porte qui signifiaient que les deux sœurs Ombrelune n'étaient plus seules à l'étage, désormais. Cassandre commençait à somnoler, hypnotisée par la beauté des flammes qui dansaient lorsqu'elle sentit Arya se crisper soudainement. Elle se redressa et lui jeta un regard interrogateur, ce à quoi Arya lui répondit mentalement. Elle grimaça en apprenant la mauvaise nouvelle. Comme elle le craignait, sa sœur avait été négligente lorsqu'elle avait imprudemment parlé du village qui abritait les rebelles. La plus jeune des Semi-Elfes jeta un bref regard inquiet en direction de la porte, avant de reporter son attention sur sa sœur. Elle lui murmura silencieusement dans le creux de l'oreille.


« J'ai une idée pour sortir d'ici. Nous n'avons qu'à nouer les draps entre eux et nous échapper par la fenêtre ensuite. Mais là tout de suite, j'avoue être curieuse de cet inconnu qui a manifestement une dent contre les rebelles... Ce n'est guère prudent, mais j'aime toujours mieux connaître mes ennemis lorsque je le peux. Donc, la première chose à faire, c'est nous réserver une sortie de secours, ensuite on essaiera d'en apprendre davantage sur ce personnage... Viens, aide-moi. »


Cassandre se leva souplement et commença à défaire les lits et ôta les taies des oreillers. Elle entreprit de déchirer en longueur les draps et fit des nœuds solides qu'elle testa en les coinçant sous son pied et en tirant avec force. Il lui semblèrent suffisamment solides, les deux Elfes étant par nature aussi légères et aériennes que des plumes. La cadette Ombrelune ouvrit la fenêtre et lança la première partie des draps noués dans le vide, attendant qu'Arya les attache solidement à l'autre bout. Elle se frotta les mains, prit sa besace, ses armes et son ocarina qu'elle remit en place et se dirigea vers la porte, posant son index sur ses lèvres pleines en direction de sa sœur. Elle devait être aussi silencieuse qu'une ombre...
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Edwin Gwendur



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MessageSujet: Re: Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre]   Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre] EmptyVen 1 Juil 2011 - 10:14

L’attente parut interminable aux yeux de la cape blanche, qui contint néanmoins son impatiente. Il s’éloigna quelques peu de la chambre suspect et pénétra dans la sienne. Ne faisant aucun cas de la décoration de cette dernière, s’accroupit derrière la porte qu’il avait légèrement entrouverte. Edwin pouvait toujours sentir son sang bouillonner en lui, illustration parfaite de son être profond. Qu’importe que les personnes dans la chambre voisine soit de simples citoyens, pour lui elles étaient déjà mortes. Après tout, parler ouvertement de la rébellion ici, à Madorass constituait en soi à un crime, ce qui lui donnait l’impunité nécessaire pour mener à bien son action. De plus, personne n’irait se plaindre devant lui pour avoir tué deux gueuses dénuées du moindre intérêt. Ce fut sur ces pensées plutôt réjouissantes que la chambrière réapparut, le visage rouge et la respiration haletante. Elle frappa doucement à la porte et entra.

-Alors? questionna Edwin de son habituel voix dur et glacée

-Je suis navré messire, mais personne ne semble connaître ces personnes. Tout ce que je puis vous dire, c’est qu’il s’agit de deux elfes.


La réponse de la femme contraria Edwin, qui pourtant s’y attendait. Ne pas donner son nom lorsque l’on fréquentait un établissement de passage était plutôt courant, même si il était de notoriété publique que les elfes n’étaient pas de grands amateurs d’auberge, préférant sans doute dormir en plein air. Décidemment, ces dames étaient des plus mystérieuses. Mystérieuses, mais également stupides ! En effet, il ne fallait pas être bien malin pour parler rébellion à qui peux entendre. Il fallait maintenant se rendre dans leur chambre afin de savoir ce qu’il en était réellement, ce qui présentait tout de même quelques difficultés. Normalement, les deux Elfes ne se doutaient pas de sa présence ici et quand bien même, s’enfuir dans les rues gardées et étroitement surveillés de Madorass risquait de leur porter préjudice.

-Tu va me suivre, déclara Edwin à la servante, et tu va frapper à leur porte. Invente un prétexte quelconque pour entrer, et surtout ouvre la porte en grand.

La jeune femme pâlit devant le sourire carnassier qui naquit sur les lèvres décharnées de la cape blanche. Ses yeux couleur gris acier se mirent à briller, et il se leva à l’aide d’un bond aussi souple que rapide. Déjà une ébauche de plan prenait vie dans son esprit insane, un plan simple, brutale, qui ne manquerait pas de surprendre ces deux femmes si imprudentes. Sans attendre la réponse de la chambrière, qui n’avait de toute façon pas d’autres alternatives que d’obéir à ce guerrier manifestement fou, il sortit de la chambre. Tout deux déambulèrent dans les couloirs en silence, croisant ça et la quelques clients qui regagnait leur chambre. Depuis qu’il était monté à l’étage, un nombre croissant de personnes semblait l’avoir imiter. Ces gens, sommes toutes normaux ou presque, se rendait visiblement droit dans leur lits, repu par le repas et somnolant à cause de la boisson. Edwin ne porta aucune considération pour cette plèbe puante et grouillante, continuant son chemin, qui ne fut guère long d’ailleurs. Quelques instants après être sortis de sa chambre, lui et la jeune femme se trouvèrent devant la chambre des deux elfes. La lame de glace croisa brièvement le regard de la chambrière apeurée, qui comprit instantanément la menace implicite qui y était inscrite. Si naguère elle s’amusait à prévenir les deux femmes de sa présence, elle serait la première à mourir. Ce fut donc d’une voix normale, quoi qu’un peu chevrotante, qu’elle parla et en frappant doucement.

-Mesdames, veuillez m’excuser de cette visite inopportune, mais le gérant veux vous parler…

Alors que cette dernière se perdait en élucubration, Edwin prit sa décision. Il ne lui restait plus beaucoup de temps avant que la jeune chambrière ne sorte sa clef pour ouvrir la porte, aussi en profita t-il pour saisir son arc et encocher une flèche. La jeune femme ouvrit la porte très légèrement, ce qui suffisait à Edwin. D’un coup de pied retentissant dans le dos, il fit basculer la jeune servante qui s’écrasa de tout son poids sur la porte, l’ouvrant ainsi complètement

L’instant qui suivit ne dura qu’une fraction de seconde. Il fut pourtant décisif

Dans un éclair, la chambre fut offerte à ses yeux, ce qui lui permit de distinguer les deux elfes. Il relâcha la corde de son arc long, laissant jaillir la flèche qui s’élança tel un trait mortel en direction de l’Elfe la plus proche. Cette dernière ne se tenant qu’a quelques mètres à peine du guerrier en cape blanche, faisant une cible idéale, même pour un archer moyen comme Edwin. Ce dernier ne prit même pas le temps de voir s’il avait fait mouche, lâcha son arc pour dégainer son sabre.

- Bien le bonjour, Mesdames. Je vous annonce que vous êtes placés en état d’arrestation pour complot et tentative de déstabilisation envers le royaume. Suivez-moi sans résistance et vous aurez la vie sauve.

Arborant toujours le même sourire cruel, il entra dans la chambre avec circonspection. Il pouvait déjà sentir le pouvoir de son sabre entrer en action. Une aura froide, faite de peur et de doute, s’insinua dans le cœur des jeunes femmes, lui interdisant par la même de ressentir autre chose. Son sabre pendant à son côté, il s’immobilisa, guettant la réaction de ses adversaires. Allaient-elles croire au mensonge éhonté qu’il venait de proférer ? Allaient-elles se rendre ? La balle était dans leur camp désormais.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre]   Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre] EmptyVen 1 Juil 2011 - 17:38

    L'idée de Cassy n'était pas mal, même si Arya pouvait sauter directement par la fenêtre et se réceptionner sur ses jambes sans mal, elle ne dit rien et entreprit de défaire - a vitesse vampirique, donc plutôt vite - les draps du second lit qu'elle déchira à l'aide de ses crocs et attacha solidement ensemble, testant les noeuds en coinçant le tissu sous son pied et en tirant de toutes ses forces. Rapidement, une corde de fortune prit forme et la vampire attacha son bout à celui de Cassandre, celle-ci ayant déjà ouvert la fenêtre et lancée sa corde de fortune dans le vide. La demi-elfe alla ensuite attacher une extrémité au pied du lit le plus proche. Dehors, la nuit était calme et la plupart des habitants de la grande cité était à l'intérieur, au chaud. Seul quelques gardes patrouillés dans les rues déserte, transis par le froid et quelque peu somnolant.

    La vampire tourna son regard doré vers sa soeur, celle-ci s'approchant lentement et silencieusement de la porte, un doigt sur les lèvres. L'aînée récupéra Delindel, sa fidèle épée elfique ainsi que son arc d'os et ses flèches taillées dans la même matière. Elle posa une main sur la garde de sa lame, ses longs doigt fins s'enroulant entour de la garde finement ouvragé.

    Soudain, une voix résonna, celle de la chambrière. Arya se concentra sur son esprit et y pénétra sans problème, découvrant le plan de la Cape Blanche. Aussitôt, la demi-elfe se rapprocha de sa soeur, rapide comme les éclairs qu'elle pouvait générer. Elle posa sa main glacée sur le bras de sa soeur.

    # La cape blanche est avec elle, il ne faut pas rester là. #

    A peine eu telle révélée cela que la porte s'ouvrit en grand, révélant un homme tenant un arc bandé entre ses mains peu habilles avec ce genre d'armes. En un éclair, il décocha une flèche directement sur sa soeur. La Demi Elfe poussa sa soeur sur le lit le plus proche, mais le mal était déjà fait et la demi-elfe, malgré toute sa volonté, fut trop lente. La flèche vint se loger dans l'épaule droite de sa soeur, mais ne la transperçait pas, fort heureusement. La Vampire se tourna d'un bloc vers la Cape Blanche, celui-ci entrant dans la chambre avec une épée à la main, une épée magique ... ou maudite, c'était au choix. Elle sentit aussitôt la peur et le doute envahir son esprit. Elle était prête à s'agenouiller face à cet homme pour qu'il épargne sa soeur et elle même ... Un gémissement étouffé arriva aux oreilles de la demi-elfe et celle-ci sembla retrouver ses esprit. Elle se redressa et toisa l'homme de son regard glacial.

    « Techniquement, il faut arrêter avant et tirer après s'il n'y a pas de coopération. Mais dommage pour toi mon gros, je ne te laisserais pas lui faire plus de mal. »

    Arya se retourna, lançant un éclair dans la direction de l'homme, sans attendre de voir le résultat. Dans le meilleur des cas, il serait sonné, dans le pire des cas il esquiverait. Elle s'approcha rapidement de sa soeur et retira la flèche d'un geste brusque puis souleva sa soeur et se dirigea vers la fenêtre. Passer par la petite ouverture n'allait pas être simple avec Cassandre dans ses bras, mais c'était le seul moyen. Soudain, la demi-elfe avisa un gros tas de foin en contrebas, surement pour nourrir les chevaux des voyageurs. L’aînée posa son regard sur sa soeur avant de lâcher cette dernière qui termina sa course dans le foin, son épaule devant lui faire encore plus mal qu'avant.

    Avant de recevoir une flèche à son tour, la Vampire sauta par la fenêtre, mais contrairement à sa soeur celle-ci se réceptionna sur ses deux pieds sans problème apparents. Réfléchissant à toute vitesse, la demi-elfe retira sans long manteau noir et força sa soeur à le mettre afin de la protéger du froid, la vampire n'en ayant pas besoin. Où pouvait-elles aller ? Cassy était blessée et ne pouvait surement pas se battre, mais cependant elle était en état de marcher, du moins Arya l'espérait.

    « Tu peux te lever ? »

    Sans attendre de réponse de sa part, l'aînée releva sa soeur le plus délicatement possible afin de lui épargner plus de douleur, sans grande réussite toute fois. La Cape Blanche n'allait pas tarder à les rejoindre et les deux soeurs n'avaient pas d'endroit où se cacher, personne pour les aider et surtout la température devait être négative ce qui n'arrangeait rien pour Cassandre. La demi-elfe ne tarda pas à entendre les pensées meurtrières de leur ennemi, celui-ci les ayant rattrapé en quelques minutes à peine ... L'aînée des Ombrelune prit son arc d'os entre ses mains et encocha une flèche. Au moment où la Cape Blanche surgissait devant elle, Arya tira, croisant les doigts en espérant avoir réussit à électrifier la flèche avec son pouvoir et surtout en espérant faire mouche, quoi que de ce côté là ça devrait aller. Arya, tout comme Cassandre, était une excellente archère, comme beaucoup d'elfes d'ailleurs.

    La Vampire se plaça devant sa soeur, décidant de la protéger au péril de sa propre vie. Arya avait côtoyée la mort si souvent que depuis de nombreuses années déjà, elle ne lui faisait plus peur. Découvrant ses crocs acérés, la Demi-elfe rangea son arc et dégaina son épée.
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MessageSujet: Re: Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre]   Une rencontre impromptue [ Arya Ombrelune / Libre] EmptySam 20 Aoû 2011 - 15:34

Un sourire macabre étira les lèvres décharnées du tueur glacé lorsqu'il vît sa flèche se loger profondément dans l'épaule de la femme elfe impuissante, qui ne parvint même pas à esquisser un geste. Sa compagne observa un instant son amie d'un regard plein d'effroi, puis se tourna d'un seul coup vers Edwin, qui croisa son regard gris acier impitoyable dans le feu ardent de l'elfe. Ses traits tirés et la colère qui habitait chacun de ses mouvements n'empêcha toutefois pas Edwin de ressentir la peur de cette dernière qui, il le sentait, n'était pas loin de renoncer et de demander grâce...

Cette instant pitoyable, s'il ne dura qu'un instant, n'empêcha pas l'elfe de ressentir la peur glaçante, presque incapacitante, que la l'arme de son adversaire lui insufflait. Cela ne l'empêcha toutefois pas de considérer Edwin d'un air glacé.

« Techniquement, il faut arrêter avant et tirer après s'il n'y a pas de coopération. Mais dommage pour toi mon gros, je ne te laisserais pas lui faire plus de mal. »

Le tueur glacé ne répondit pas, les mots de la femme Elfe glissant sur lui comme de l'eau. Mais quand même l'aurait-il voulut que cette dernière ne en laissa pas le temps. En effet, à peine eut-elle finit sa diatribe ridicule qu'elle pointa le doigts vers Edwin d'où s'échappa un violent éclair électrique. L'attaque inattendue le surprit, mais heureusement pour lui, le jet magique ne fit que le frôler, passant à un cheveu de son épaule pour exploser sur le mur en bois derrière lui. L'impact le jeta tout de même à terre dans un grognement sourd, ce qui l'empêcha de suivre le reste de l'action. Il put toutefois sentir un odeur de brûler, puis vît une flamme lécher le bois, à l'exact endroit ou le sort avait frappé le mur.

-Qu'elle idée de lancer un tel sort dans un bâtisse en bois, marmonna-t-il avant de se lever.

Edwin devait faire vite s'il ne voulait pas finir ses jours dans l'Auberge en flamme. Mais plus important encore, l'assassin se rendit compte que ses proies venait de lui échapper, utilisant la fenêtre et fuyant ainsi le tombeau de flamme qu'elles avaient elles même crées. A son tour, il se rua vers la fenêtre, apercevant au passage les deux compagnes en contrebas, à quelques trois mètres de la. Sans attendre ni réfléchir, il prit appui sur le poutres en bois qui ornaient la fenêtre, descendant rapidement grâce aux nombreuses prises qui lui offrait la bâtisse. Une fois bien engagé sur la terre ferme, il se rua en avant à la poursuite des fuyardes, sa dague et son sabre de nouveau dans sa main.

Ce fut encore une fois la chance qui sauva le maléfique bretteur. Alors qu'il tournait brusquement vers la droite pour se rapprocher davantage des elfes, il entendit le sifflement caractéristique d'une flèche qui fusait en sa direction. Sans prendre le temps de réfléchir, il se plaqua au sol, évitant de justesse que le projectile ne l'atteigne la poitrine. Il sentit tout de même une violente douleur sur le flanc, alors que la flèche creusait un sillon dans sa chair. Son sang vint tâcher sa fine côté de maille, ce qui laissa une nouvelle fois Edwin indifférent. En dépit de la douleur et de l'aspect impressionnant de la blessure, elle restait superficielle et ne l'empêcherait pas de mener sa tâche à bien.

-Dommage, tu à bien faillit m'avoir, railla-t-il en regardant la femme lâcher son arme pour attraper deux fines épées qui pendaient à ses côtés. Mais j'ai eut plus de chance avec ta copine semble-t-il. Tu devrais la soigner au plus vite, cette blessure n'est pas encore mortelle, mais elle le deviendra sous peu.

Un rire glaciale le secoua soudain lorsqu'il vit l'autre Elfe se tordre de douleur. Son amie l'avait installée sur de la paille, qui devenait de plus en plus rouge à mesure que son alitement se prolongeait. Edwin ne comptait pas lui donner le temps de fuir, pas alors que les deux femmes étaient en son pouvoir. L'incendie ne tarderait pas à rassembler beaucoup de monde dans les alentours, obligeant de nombreux gardes à se déplacer. Quoi qu'il arrive, ces deux rebelles ne s'échapperaient pas.

-Allez viens, mon amie l'elfe, susurra-t-il alors que se mettait en garde souplement, dans l'attente de l'attaque de son adversaire. Viens découvrir ce qu'est le véritable désespoir...

Un sourire illumina sa bouche. Un sourire torve, pervers, promesse de tourment indicible. Edwin était prêt à donner au Chaos une nouvelle victime.
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