''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Une soirée cauchemardesque? Pas tant que ça. [PV: Aerandir Ashna](Un peu oléolé vu les métiers)

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Aoi Haandar

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MessageSujet: Une soirée cauchemardesque? Pas tant que ça. [PV: Aerandir Ashna](Un peu oléolé vu les métiers)   Dim 12 Juin 2011 - 12:41




Une soirée cauchemardesque? Pas tant que ça...




Voilà un mois que j'avais échapper aux marchands d'esclaves. Ils m'avaient poursuivis tout une semaine puis avaient perdu ma trace. J'avais trouver un petit groupe de voyageurs qui ont vraiment été bons avec moi: ils me donnèrent à manger, à boire, de quoi me laver et une longue cape noire pour que je puisse me promener sans trop attirer l'attention des gardes et des mercenaires. Ils m'avaient également donner une petite bourse d'or, pour que je puisse m'acheter à manger. A peine quinze pièce mais c'était déjà très bien. Un des hommes du groupe, un grand costaud, était forgeron et à réussi à briser mes chaines. Mais il n'arriva malheureusement pas à casser mes fers aux poignets et aux chevilles. Voilà pourquoi je me dissimulais au maximum.

Depuis, j'avais réussi à trouver quelques petits boulots et avait ramasser un peu d'argent. Je prenais le chemin pour le magasin de tissu, dans le quartier commercial de Venill. Mais quand j'arrivais, il était déjà bien tard, la lune se levant déjà timidement. Je soupirais et rebroussais chemin. Autant trouver une auberge pour la nuit. Je marchais quelques vingtaines de mètres avant de tomber sur une enseigne. "Les Gobelins Musiciens". Je fronçais les sourcils; c'était ce bouge perdu en pleine campagne où se cachaient les fugitifs et les voyageurs. Ce n'était pas vraiment la meilleure des idées d'y aller. Mais c'était la seule des environs, et je commençais à fatiguer. Résigné, j'entrais dans le bâtiment.



Dès que j'entrais, la salle me sembla un peu moins crasseuse que la "Panse Repue" de Madorass. La pièce était plus ou moins lumineuse, en tout cas pour un soir. Les hommes et femmes présents mangeaient et discutaient d'une manière conviviale, parfois énergique mais sans pour autant se taper dessus. J'allais m'installer à une table dans un coin, loin des autres, et attendit qu'une serveuse vienne passer commande. Je croisais les bras. La surface en bois était huileuse et usée par tous les coups de torchons qu'on avait passé dessus mais je n'en avait cure. Une femme à la poitrine généreuse vint demander ce que je désirais manger. Je commandais une assiette de ragout au bœuf avec une miche de pain et une chope de bière. Avec ça je m'offrais un petit luxe: un petit carré de beurre. Je l'avais bien mérité, avec toutes les pommes que j'ai dû cueillir! Une fois servis, je sirotais ma boisson brassée et entamait mon repas par petites bouchées, histoire de mieux digérer tout ça.


Mais bientôt, l'ambiance calme de cet établissement s'assombrit, alors que trois hommes entraient dans la taverne. Je réajustais mon capuchon afin qu'il ne me reconnaissent pas. Car, même si personne n'avait l'air de les connaitre, il y a un élément qui ne trompait pas sur leur métier: un pauvre elfe était attaché à la selle du cheval d'un des nouveaux arrivants, dehors. Il y avait plusieurs possibilités: ou bien ils étaient des chasseurs de primes, ou bien des chasseurs d'esclaves. Je continuais à manger, comme si de rien était. Ils allèrent s'installer à une table et les discussions reprirent leur court, petit à petit.

Une demi-heure plus tard, je terminais ma miche de pain en la tartinant de beurre. Même si je donnais l'air d'être calme, j'étais agacé: un elfe, au bar, n'arrêtait pas de me fixer depuis que j'étais entré ici. Qu'est-ce qu'il me voulait à la fin? Je trempais mon pain dans la sauce restée dans ma gamelle et bus les dernières gouttes de ma boisson. L'elfe se décida -enfin- à se lever et vint se poster devant moi. Il me sourit et prit la parole:

- C'est pas très poli de rester encapuchonné comme ça, monsieur. Vous devriez vous dévoilez un peu, vous faites peur à tout le monde.

Pour toute réponse, je me cachais un peu plus dans mon capuchon.

- Je préfère rester incognito, merci bien.




Dernière édition par Aoi Haandar le Lun 13 Juin 2011 - 15:04, édité 3 fois
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Aerandir Ashna



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MessageSujet: Re: Une soirée cauchemardesque? Pas tant que ça. [PV: Aerandir Ashna](Un peu oléolé vu les métiers)   Dim 12 Juin 2011 - 13:56

    Une promenade dans la ville de Venil, c'est ce qu'il me fallait pour décompresser un peu. J'en avais plus qu'assez de devoir me cacher pour ne pas être repéré par les partisans du Royaume. D'accord, il restait la forêt des Amanites et les montagnes mais j'avais envie de voir comment était la population humaine.
    C'est donc pour cela que j'avais lâché ma forme animale pour me transformer en elfe à la chemise mal boutonné. J'avais envie de m'amuser un peu et de faire ce dont j'excellais c'est à dire, aguicher les gens.
    Cependant,je n'avais qu'une seule crainte : tomber sur Jareth pendant que je faisais cela. Oui, car Jareth était la première personne avec laquelle je n'avais pas envie d'utiliser mon corps. Jareth était un devin,un Ensorceleur, qui m'avais révélé, avec exactitude, ce que je voulais : être en compagnie de quelqu'un qui me comprenne.
    C'était même le premier qui m'avais avoué ses sentiments. C'était même grâce à lui que j'ai voulu quitter le monde de la prostitution. Cependant, c'était à cause de moi qu'il avait failli se faire tuer, avant que je ne me transforme, que je ne tue celui qui m'avais recueilli et que je ne m'enfuis sous ma forme de tigre.
    Bref, plongé dans mes pensées, je n'avais pas remarqué que mes pas m'avaient menés jusqu'à une auberge. Aussitôt, une jeune femme m'accueillis en souriant :

    « Allons Monseigneur, n'ayez crainte et entrez ! Vous m'avez l'air épuisé. Un peu de repos dans notre auberge vous fera le plus grand bien j'en suis sûre ! »
    « Comment puis je résister à cette proposition, surtout venant d'une tenancière aussi charmante »
    « Vous me flattez Monseigneur. Seriez vous poète par le plus grand des hasards ? »
    « Malheureusement non, gente Dame. Je ne suis qu'un humble Majordome »

    La jeune femme rougit lorsque je m'inclinais respectueusement devant elle pour entrer dans l'auberge par la suite. Je me dirigeais directement vers le bar et commandait une boisson au barman avant de me retourner pour voir comment se passait la vie ici.
    Une partie de moi était mal à l'aise et cela pouvait se comprendre : le tigre était méfiant et, même si c'était inconscient, je me surpris à regarder à droite et à gauche, comme pour guetter le moindre signe de danger.
    A l'entrée de l'établissement, la tenancière était toujours à son poste et me regardais quelque fois en souriant. J'allais lui répondre lorsqu'un jeune garçon encapuchonné attira mon attention, si bien que je ne remarquais pas le barman :

    « Votre boisson Monseigneur »

    J'eus un rapide remerciement avant de prendre ma boisson et de retourner voir ce jeune garçon qui m'intriguais sans que je ne sache pourquoi. Il était encapuchonné, comme s'il voulait cacher quelque chose mais quoi ?
    Je fronçais alors les sourcils en distinguant des fers à ses poignets alors qu'il semblait vouloir les cacher. Je bu alors une gorgée de ma boisson avant de me diriger vers l'étrange inconnu, avant de lui dire :

    « Ce n'est pas très poli de rester encapuchonné ainsi Monsieur. Vous devriez vous découvrir un peu, vous faites peur à tout le monde »

    J'eus un sourire avant de constater que mes paroles avaient eu l'effet inverse c'est à dire que l'homme se cacha encore plus sous sa capuche. J'eus un petit soupir avant de brusquement, relever la tête, comme un animal qui avait senti le danger.
    En effet, la tenancière essayait de retenir quatre hommes. Je ne les connaissais pas mais ils avaient l'air effrayants. La tenancière faisait des son mieux :

    « Messeigneurs, vous ne devriez pas.... »
    « Pousse toi donc de là ! Je suis sûr que ce chien se cache quelque part par ici ! »

    Je regardais la scène avec intérêt en me demandant de quel « chien » ils pouvaient bien parler. Mon regard se tourna ensuite vers l'inconnu. Serait ce lui ? Les menottes à ses poignets témoignaient bien de son métier d'esclave donc...Il ne pouvait s'agir que de lui.
    Je me penchais donc doucement vers son oreille et lui murmurait :

    « J'ai comme l'impression que ces hommes vous recherchent Monsieur. Seriez vous un fugitif ? Est ce pour cela que vous ne nous montrez pas votre visage ? »

    Heureusement, pour l'instant, les hommes ne regardaient pas de notre coté....
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MessageSujet: Re: Une soirée cauchemardesque? Pas tant que ça. [PV: Aerandir Ashna](Un peu oléolé vu les métiers)   Dim 12 Juin 2011 - 14:16

Je me tendis, alors qu'il se rapprochais. Vraiment, qu'avait-il besoin de se coller à moi de la sorte? Il attrapa délicatement l'un de mes poignets et observa les fers usés, des bouts de chaines y pendant encore. Je m'arrachais à cette étreinte pourtant douce et fixais mon assiette vide. Il parrut étonné de mon geste. Je soupirais, agacé. Je n'avais pas la moindre envie de parler avec cet inconnu. De plus, les chasseurs de primes semblaient remonter. Il venait sûrement pour moi, payés par "cet homme" pour me ramener dans cet enfer. Je n'avait pas vraiment hâte d'y retourner. L'elfe me sourit et héla une autre serveuse pour commande deux pintes. Allons bon, voilà qu'il m'invite maintenant? La serveuse, au décolleté provocateur, vint nous servir avec un grand sourire. Alors que mon hôte commençait déjà à boire, je ne touchais pas à ma boisson, guettant les quatres barbares. La tenancière avait bien du mal à les retenir.

- Vraiment, il n'y a personne qui pourrait vous intéresser par ici, Messires! Partez, je vous en prie!

- Tais-toi donc un peu, trainée ! N'as-tu pas vu un gamin blond, assez chétif, avec de grands yeux bleu, dans les parages? Les villageois disent l'avoir aperçut par ici.

Je me crispais. Il devaient sûrement parler de moi. Mon cœur s'emballait. Si ils me trouvaient maintenant, j'étais dans de sales draps. Un mois à fuir pour se faire attraper aussi facilement? Ce serait de l'injustice pure. L'elfe, ayant fini sa chope, s'intéressa un peu à moi. Alors qu'il tentait de distinguer mon visage, je baissais la tête. Les chasseurs de primes jetèrent un œil à notre table et s'avancèrent vers nous. J'ai signé mon arrêt de mort. L'elfe leur sourit. Il se leva et les salua poliment.

- Qu'est-ce qu'il veut le petit? On aimerait parler à l'encapuchonné derrière toi.

L'elfe ne se démonta pas et commença à leur parler. Je ne prêtait pas vraiment attention à la conversation, tout ce que je voulais c'est qu'ils partent très vite. Leur discussion dura quelques minutes et enfin, ils jaugèrent l'elfe d'un air mauvais avant de partir. Soulagé, je jetais un œil à la fenêtre. Ils étaient toujours là. Ils avaient l'air d'attendre. Est-ce qu'ils guettaient ma sortie?

L'elfe revint s'asseoir à côté de moi mais ne dit rien. Je ne parlais pas non plus. Après quelques minutes d'un silence lourd et pesant, il posa sa main sur ma cuisse, comme pour m'inciter à me confier. Cela aurait pu passer si il l'avait poser sur le genoux mais, petit à petit, il essayait de la faire remonter. Je me figeai, mal à l'aise à cause de ce contact puis me redressais brusquement. Je jetais quelques pièces sur la table afin de payer mon diner avant de sortir en courant, dégouté.

Mais malheureusement pour moi, j'avais oublier un détail important: les chasseurs de primes étaient toujours là. L'un d'eux, un grand orc à la forte musculature m'attrapa par la cape. Celle-ci se détacha et je m'écroulais dans la poussière, tâchant les vêtements blancs. Les autres étaient de simples humains mais ils avaient au moins trois fois ma carrure. Le plus grand d'entre-eux, un barbus aux cheveux bruns, attrapa mes poignets et les maintint dans mon dos, me plaquant au sol. Celui qui était le mieux habillé, sûrement le chef, m'attrapa par le menton et me jaugea. Je lui lançais un regard mauvais, bien que à mon avis, vu ma frêle stature, ça n'était pas vraiment impressionnant. Il éclata de rire.

- On dirait qu'on t'as retrouvé, hein?


Je ne pris pas la peine de répondre mais lui mordit copieusement la main lorsqu'il s'écarta. Il hurla de douleur. pourtant, je ne relâchais la prise que lorsque je sentis le goût du sang dans ma bouche. En réponse à cela, je reçut un coup de pied dans la machoire.

- Sale chien! Pour qui te prends-tu ainsi pour mordre un homme tel que moi, hein?!


[/b]
Il me donna un nouveau coup dans le visage. Je recrachais un peu de sang. Tch, je m'étais mordu l'intérieur de la bouche à cause de cette enflure. Il m'attrapa par les cheveux, m'obligeant à relever la tête vers lui. Je grimaçais de douleur. J'allais être chauve si il continuait ainsi !

- Répond.

Je lui crachais au visage, lui lançant un regard de défi. Il sourit, amusé de la situation avant d'ordonner à la "montagne" qui me retenait de me relever. Je fermais les yeux, sentant les coups arriver. Il prit un peu d'élan avec son pied et me frappa au ventre. J'en perdis le souffle momentanément, tant le coup avait été fort. Pitoyablement, je baissais la tête et m'excusais à voix basse.

- Bien... Un esclave comme toi devrait rester à sa place.

Et il alla chercher de nouvelles chaines à attacher à mes fers. En était-ce déjà fini de mes folles cavalcades?
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Aerandir Ashna



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MessageSujet: Re: Une soirée cauchemardesque? Pas tant que ça. [PV: Aerandir Ashna](Un peu oléolé vu les métiers)   Dim 12 Juin 2011 - 15:36

    Je ne m'étais pas trompé alors. Ces hommes en voulaient bien à l'homme encapuchonné devant moi. Hum...Qu'allais je faire. Je pris alors la décision de le laisser se confier s'il en avait besoin. Je posais donc une main douce sur sa cuisse mais je ne pensais pas que ce geste allait le dégoûter.
    Apparemment, l'homme qui me faisait face voulait lui parler alors je les saluaient poliment :

    « Je suis réellement navré mais le fait est que j'étais déjà en pleine conversation avec cette personne »
    « J'en ai rien à faire ! Pousse toi donc de là ! »
    « Quelle impatience Messieurs. Cette personne est elle si importante que cela, à vos yeux ? »
    « Cela ne te regarde pas ! Ce ne sont pas tes affaires ! Rend nous ce chien ! »
    « Un chien, mais de quel chien voulez vous donc bien parlé ? Je ne vois aucun animal ici »
    « Hey ! Il s'est enfui !! »

    Mince, juste au moment où mon plan commençait à prendre forme ! Pourquoi avait il fallu qu'il s'enfuit ? Est ce parce que je lui avais touché la cuisse ? Je pensais faire ce geste en toute innocence mais, apparemment, cela ne l'avait pas convaincu.
    La réaction des hommes ne se firent pas attendre : ils se lassèrent de moi et se mirent à la poursuite de l'homme encapuchonné. J'eus un grognement : je n'aimais pas l'injustice et, surtout, je voulais comprendre pourquoi ils en avaient après lui.
    Une fois qu'ils furent partis, la tenancière me demanda, inquiète :

    « Monseigneur, allez vous bien ? »
    « Je m'excuse pour ce pitoyable spectacle mais j'ai bien peur de devoir m'en aller »

    Je payais bien sûr – je n'étais pas un voleur, même si les apparences pourraient faire penser le contraire – et me dirigeais, d'un pas rapide, dans la rue. Je ne savais pas ce qu'il fallait que je fasse mais, pour le moment, j'étais bien trop énervé pour faire quoi que ce soit.
    Donc, je me dirigeais vers une ruelle sombre avant d'entendre les voix des types :

    « On dirai qu'on t'a retrouvé hein ? »

    Sans savoir pourquoi, cette voix me donnais la nausée. En essayant de faire taire mes cris de douleurs, je me transformais en tigre blanc aux yeux argentés et marchais, lentement, en direction de la voix, les oreilles dressées sur la tête.
    Je réussis alors à m'approcher d'assez près pour découvrir ce qu'ils faisaient subir à ce garçon aux cheveux blonds. Tout d'un coup, je me stoppais, étonné, en pensant :

    ==> Ce n'est pas possible....C'est....Jareth ?! <==

    Heureusement, ce n'était pas lui. Ce garçon lui ressemblait, certes, mais ce n'était pas lui. Passé la surprise, je me remis à marcher. Mes grosses pattes blanches ne faisaient aucun bruit et, heureusement qu'il n'y avait personne dans les parages sinon je risquerais de ne pas passer inaperçu, surtout dans les rues de la ville.
    Je regardais alors la scène en simple spectateur avant qu'elle en devienne insupportable. J'allais donc devoir passer à l'action. Doucement donc, je réussis à me mettre derrière l'un des hommes et, sans crier gare, je poussais un grognement d'animal enragé, les oreilles dressées sur ma tête, les crocs en avant.
    Le type prit peur :

    « Hey !! Y....Y....Y a un tigre.... »
    « Arrête de te foutre de nous !! »
    « Mais....Mais je....Je blague pas... »

    Et avant qu'il ne puisse faire quoi que ce soit, je lui mordis violemment la jambe. Il hurla de douleur et tomba sur le sol. Je me dirigeais ensuite vers l'homme enchainé et me mis devant lui, comme si je voulais le protéger.
    Je poussais des grognements comme si je voulais les impressionner, ce qui sembla marcher mais pour un certain temps. Apparemment, au bout de quelques minutes, la surprise sembla retomber :

    « Qu'avons nous là ? Comme c'est intéressant. Un tigre blanc aux yeux argentés »
    « A ton avis, il se vendrait combien ? »
    « Je n'en sais rien mais c'est notre jour de chance on dirait bien. D'abord nous avons retrouvé ce chien, mais nous n'allons pas revenir qu'avec lui. Cet animal nous accompagnera »

    Ils ricanèrent pendant que je continuais à grogner, les jambes fléchies, prêt à leur sauter dessus, tandis que je protégeais toujours l'homme blond derrière moi
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MessageSujet: Re: Une soirée cauchemardesque? Pas tant que ça. [PV: Aerandir Ashna](Un peu oléolé vu les métiers)   Dim 12 Juin 2011 - 16:05

Je regardais le tigre, abasourdi. Que faisait-il? Il me protégeait? C'était vraiment la plus étrange des scènes que j'aie jamais vu... Les bandits semblèrent impressionnés, même apeurés au début. Mais ce fut de courte durée car, flairant la bonne occasion.

- Qu'avons nous là ? Comme c'est intéressant. Un tigre blanc aux yeux argentés

- A ton avis, il se vendrait combien ?

- Je n'en sais rien mais c'est notre jour de chance on dirait bien.
D'abord nous avons retrouvé ce chien, mais nous n'allons pas revenir
qu'avec lui. Cet animal nous accompagnera


Je me redressais un peu, pour pouvoir observer un peu mieux la scène. Le tigre s'était mis en position d'attaque, prêt à sauter sur l'un des brigands si il s'approchait un peu trop de lui. L'orc n'attendit pas comme les autre et attrapa un gourdin garnis de piques, prêt à frapper. Et avec sa force, ce ne serait pas très joli si il frappait l'animal. Il serait sûrement blessé. Anxieux, je me mordillais la lèvre, observant la tournure des choses, obligé d'en être le spectateur.

Le chef des chasseurs de primes arrêta la bête verte alors qu'elle allait frapper, prétextant que si on blessait la bête, sa valeur diminuerait considérablement. Il ordonna à ses sous-fifres d'aller chercher un filet en maille pour l'attraper sans se faire mal. Ils obéirent et commencèrent à nous encercler. L'un des hommes m'attrapa par l'épaule pour me sortir de là, histoire de capturer le tigre plus facilement. Mais ce dernier ne l'entendit pas de cette oreille et, d'un rugissement bestial, griffait le torse de l'homme, qui s'écroula en hurlant de douleur. Puis il s'attaqua à un autre qui tenta de l'assommer.

Bientôt, ne restait que le chef et l'orc. Jaugeant qu'ils étaient de plus gros gabaris, sûrement, la bête se dirigea vers moi. Je serrais les dents. Qu'allait-il faire? Me blesser moi aussi? Après tout, c'était une bête sauvage non? Je fermais étroitement les yeux tandis que sa gueule n'était plus qu'à quelques centimètres de mon visage. Mais... au lieux de me dévorer sur place, il me lécha la joue affectueusement. J'écarquillais les yeux, abasourdi. L'animal attrapa alors la chaine qui reliait les menottes à mes poignets avant de ... oui, de se mettre à courir, me trainant derrière lui!

Je jurais comme un chartrier en sentant quelques pierres me laminer le dos et, quand il commença à ralentir, trouvait la force nécessaire pour me projeter sur son dos, m'agrippant à sa fourrure. Il apprécia moyennement et grogna afin de le faire savoir mais je n'en eu cure: je n'avais pas envie d'avoir le dos en charpie. Il continua sa course folle jusqu'à ce que l'on sème les traqueurs. Mais il ne me laissa pas descendre de son dos. Il préféra inspecter les alentours, puis, enfin, me déposa au sol. Nous étions derrière l'auberge. Puis, sans demander son reste, il disparut. Je fronçais les sourcils et voulus courir après lui mais je m'étalais pitoyablement au sol, à cause des fers à mes chevilles.

Un bon quart d'heure passa, alors que j'étais dehors. J'avais froid. Mon minuscule dessous ne me tenait pas chaud et étant torse nu, pas moyen de me réchauffer. Surtout que le vent commençait à monter. Je geignit en sentant les courants d'airs entrer dans mes bottes. Pourtant je n'osais signaler ma présence. Si les chasseurs étaient dans les parages, ils me trouveraient. J'attendis avant de tenter de me relever. Sans grand succès. Puis, des bruits de pas, lourds, parvinrent à mes oreilles. Je sortais un poignard d'une de mes chausses, paniqué... pour apercevoir l'elfe pervers de tout à l'heure. Je n'étais pas rassuré pour autant...

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MessageSujet: Re: Une soirée cauchemardesque? Pas tant que ça. [PV: Aerandir Ashna](Un peu oléolé vu les métiers)   Dim 12 Juin 2011 - 16:55

    La situation allait dégénérer, cela se sentait mais je ne devais pas rester sans rien faire. J'étais, de toute façon, prêt à me battre et les armes qu'ils avaient ne me faisaient pas peur. Donc, dans un grognement, je décidais de sauter sur un homme pour lui griffer le torse, le laissant s'écrouler par terre.
    J'avais réussis à en mettre deux KO, il ne restait plus que le chef et un autre orc. Cela ne me disais rien donc je me contentais de les regarder avant de faire demi-tour et de me diriger vers le jeune homme enchainé.
    Lentement donc, je m'approchais. J'entendis alors les autres murmurer, dans mon dos :

    « Tiens il s'attaque au gamin maintenant ? »
    « Peut être qu'il a peur de nous en fin de compte »

    Ils se mirent alors à ricaner mais je m'en fichais royalement. Je me dirigeais toujours vers le garçon en ayant qu'un seul nom en tête : Jareth. Je savais pourtant qu'il ne s'agissait pas de lui mais quelque chose en lui me faisait penser à lui.
    Lentement donc, je penchais ma grosse tête blanche vers lui et lui montrait ma mâchoire. Je devais avoir l'air impressionnant mais c'était le but. Il ferma alors étroitement les yeux, ayant sûrement peur que je ne le dévore. J'eus un petit sourire intérieur avant de penser :

    ==> Ne t'en fais pas, tu es le seul que je veux sauver ici <==

    Puis je me mis à lui lécher la joue, ce qui sembla le surprendre, ce qui était, totalement compréhensible : normalement un tigre blanc doit être un animal sauvage. Je regardais ensuite les chaines qui reliaient des fers à ses poignets.
    Doucement donc, j'ouvris la gueule pour prendre les chaines entre mes dents. Soudain, sans crier gare, je détalais, trainant l'esclave derrière moi, sur le sol. J'entendis les cris des brigands au loin :

    « Mince ! Ils s'enfuient ! »
    « Qu'est ce qu'on fait ? On les rattrape ? »
    « Pourquoi est ce que tu pose une telle question idiote ? Imbécile ! »

    Ils se mirent donc, finalement à notre poursuite mais nous avions déjà assez d'avance et ils étaient désorganisés donc cela allait être facile. Cependant, je n'avais pas prévu la suite de la situation : lorsque je ralentis, le garçon en profita pour s'accrocher à ma fourrure.
    Je grognais de mécontentement en pensant :

    ==> Il me prend pour un cheval ou quoi ? <==

    Cependant, je ne pouvais rien faire et je continuais ma course effrénée dans la ville, parcourant les rues, heureusement, désertes à cette heure, jusqu'à arriver dans un endroit calme. Une fois arrivé là, je regardais à droite et à gauche : on était jamais trop prudent, surtout quand on prenait la fuite.
    D'ailleurs, pourquoi avais je sauvé ce garçon ? Était ce parce qu'il ressemblait à Jareth ? Sûrement. Donc, vérifiant une nouvelle fois que la rue était vide et qu'il n'y avait aucun danger à l'horizon, je le fis descendre avant de le regarder un moment puis de m'enfuir.
    Il ne fallait pas qu'il découvre que j'étais l'elfe qu'il avait vu au bar avant l'arrivée de ces types. Je courus donc jusqu'à l'arrière d'une habitation, avant de me transformer de nouveau. Une fois cela fait, je marchais tranquillement vers l'endroit où j'avais laissé le garçon.
    Il faisait froid et il n'était pas chaudement habillé. J'eus un grondement : quelles étaient les ordures qui pouvaient bien traiter un garçon comme lui de cette façon là. Cependant, je me forçais à prendre un air souriant :

    « Tiens quelle coïncidence ! On dirait l'inconnu au capuchon de tout à l'heure ? Que faites vous ici, sous cette pluie, habillé ainsi ? Vous allez attraper la mort Monsieur et, croyez moi, ce serait fort dommage »

    Je m'approchais donc lentement de lui, curieux de sa réaction
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MessageSujet: Re: Une soirée cauchemardesque? Pas tant que ça. [PV: Aerandir Ashna](Un peu oléolé vu les métiers)   Dim 12 Juin 2011 - 17:17

L'elfe s'approcha. Je reculais vivement. Est-ce qu'il allait me capturer lui aussi pour obtenir la récompense? Il avait entendu la description non? Il ne serait pas normal si il n'était pas attiré par l'argent. Sauf si il était particulièrement riche. Mais il n'en avait pas l'air donc... Je le menaçait de ma petite dague, sur me qui-vive.

- Que voulez vous?!

Il se contenta de sourire.

-
Tiens quelle coïncidence ! On dirait l'inconnu au capuchon de tout à l'heure ? Que faites vous ici, sous cette pluie, habillé ainsi ? Vous allez attraper la mort Monsieur et, croyez moi, ce serait fort dommage.

Je n'osais rien dire et attendit qu'il s'approche plus prêt. Il avait ma cape entre les mains et me la passa sur les épaules. J'étais encore tendu mais le tissu me réchauffa un peu, ce qui eut le donc de me rassurer.

-
Rentrons à l'intérieur, s'il vous plait. Vous pourrez vous y réchauffer et faire sécher vos habits. Les temps sont mauvais pour tomber malade, vous ne trouvez pas?

N'ayant pas vraiment le choix, je me décidais à suivre cet homme. Je tentais de me lever mais n'y arrivait pas. Il m'y aida. Je lui sourit, reconnaissant. Dissimulant mon visage dans le capuchon, je marchais tant bien que mal avec mes fers aux pieds. Il m'aida à monter les marches. L'auberge s'était vidée et il ne restait que deux ou trois personnes, les autres étant parties ou dormant peut-être déjà.

Je m'installais alors à une table, prêt de la cheminée étouffée par le trop plein de buches et tentait de me réchauffer. L'elfe s'installa à mes côtés et m'observais. Je soupirais.

- Vous vous demandez sûrement pourquoi ils en ont après moi, n'est-ce pas?


L'elfe ne dit rien, ne sachant peut-être pas quoi répondre. Je continuais, m'engouffrant dans un monologue:

- Je me suis enfuis. J'étais un esclave qui allait être vendu le lendemain, un riche marchand ayant placer une forte somme d'argent sur ma vente. Il me voulait absolument. Sauf que moi, je n'avais pas du tout envie d'être vendu...

Je pris un temps d'arrêt, ou je me blottissais dans ma cape. J'avais froid.

- ... Alors j'ai décidé de m'enfuir. Je suis passé par les égouts de la ville et je me suis enfuis. Je ne veux plus jamais être vendu à qui que ce soit. Je déteste ça! Je suis un être vivant, pas un objet!


Je me tournais vers mon bienfaiteur. Il semblait attendre la suite de mon récit.

- ... Moi tout ce que je veux c'est vivre librement. Mais mon statut d'esclave me colle à la peau.

Je sentais les larmes monter à mes yeux et les ravalait avec difficulté. J'étais pitoyable, vraiment...
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MessageSujet: Re: Une soirée cauchemardesque? Pas tant que ça. [PV: Aerandir Ashna](Un peu oléolé vu les métiers)   Dim 12 Juin 2011 - 17:41

    Il avait sortit un couteau mais je ne reculais pas. C'était normal : après tout je n'étais qu'un inconnu pour lui aussi donc il n'allait pas me faire confiance au début. Cependant, j'allais lui prouver que je ne lui voulais aucun mal.
    Pour preuve, je lui proposais :

    « Rentrons à l'intérieur s'il vous plait. Vous pourrez ainsi vous réchauffer et faire sécher vos habits. Vu le temps, c'est un mauvais moment pour attraper froid non ? »

    Je ramassais donc sa cape et la mit sur son corps, couvrant ainsi son torse nu. Il avait encore des chaines aux chevilles et était blessé. Peut être était ce à cause de ma « course ». Je ne pensais pas qu'il allait riper contre les pavés ainsi.
    Je me sentis mal mais je savais déjà comment me rattraper. Doucement, je me mis derrière lui et lui demanda :

    « Puis je me permettre d'examiner votre dos ? Ne vous inquiétez pas je suis guérisseur. Je suis désolé de vous avoir fait ce....Euh...Je veux dire vous avez des égratignures sur le dos...Laissez moi y jeter un coup d'oeil »

    Crétin que j'étais ! Je n'allais pas m'excuser parce qu'il n'était pas au courant que j'étais le tigre qui l'avait trainé ainsi. Voyant qu'il ne réagissait pas, je lui enlevais doucement sa cape et regardais son dos nu. Il était vraiment beau. Il pouvait même être mon genre mais je n'étais pas là pour cela.
    Doucement alors, je posais mes mains sur son dos et récitais des incantations incompréhensible. Aussitôt, une douce lumière blanche jaillit de mes mains et les blessures du garçon se refermèrent. Heureusement, il n'était pas trop amoché mais cela suffit à me faire perdre un peu d'énergie.
    Une fois que j'eus terminé mes soins, je lui redonnais sa cape et me dirigeais vers une auberge peu peuplée. Il s'installa alors sur une chaise, près d'une cheminée et commença a se confier à moi. J'appris donc qu'il était un esclave qui allait être vendu à un riche marchand mais qu'il n'avait pas du tout envie d'être vendu.
    Dans un soupir, je lui répondis :

    « Puisque nous en sommes au stade des confidences, je vous avoue que je suis à peu près dans la même situation que vous sauf que je ne suis pas un esclave. Je suis un ancien prostitué. Cela veut donc dire que je vendais mon corps. Cependant, j'ai récemment changer de métier pour celui de Majordome. Malheureusement, une atroce tragédie m'a pris mon Maître donc je me vois dans l'obligation de reprendre mon ancien métier »

    Il continua alors dans sa confidence. Pourtant, je voyais bien qu'il se serrait dans sa cape : peut être avait il froid ? C'était probable avec le temps qu'il faisait dehors...Je n'avais pas grand chose sur moi mais j'avais un avantage : j'avais ma fourrure de tigre blanc.
    Donc, soupirant de nouveau, j'enlevais ma propre chemise pour la passer sur les épaules du garçon : à présent c'était moi qui était torse nu mais je n'avais pas froid. J'appris qu'il ne voulait plus être traité comme un objet, ce qui était compréhensible.
    Dehors la pluie faisait rage. Heureusement que nous avions trouvé cet endroit. Je ne trouvais rien à lui répondre donc je le laissais continuer. Je pus alors voir des larmes couler de ses yeux bleus. Il pleurait....Aussitôt je dus me taire pour ne pas pousser un grognement de rage.
    Doucement alors, je levais la main sur lui pour sécher ses débuts de larmes. Pourquoi fallait il que ce garçon ressemble tellement à Jareth ?! Je ne pus m'empêcher de poser mon front contre le sien en murmurant :

    « Cesse donc de t'en vouloir. Ce n'est pas de ta faute. Ce n'est pas toi qui a choisi de devenir esclave, si ? Alors tu n'as rien à te reprocher. Vouloir être libre est totalement compréhensible et puis tu as raison sur ce point : tu es un humain et pas un objet »

    Pourquoi me comportais je ainsi avec lui ? Mystère. En tout cas je me reculais de lui en m'excusant de ce geste déplacé
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MessageSujet: Re: Une soirée cauchemardesque? Pas tant que ça. [PV: Aerandir Ashna](Un peu oléolé vu les métiers)   Dim 12 Juin 2011 - 20:09

Je me crispais quand il se rapprocha de moi mais me détendis vite. Il avait l'air gentil après tout. Je ne baissais pas pour autant ma garde. Il se recula au bout d'un moment, gêné. Un lourd silence s'installa dans la pièce. Je ne savais pas quoi dire et lui semblait désolé de ce geste, quelque peu déplacé. La conversation ne reprit que lorsqu'un homme, assez éméché, ne vienne s'approcher de nous. Il commença à tripoter copieusement l'arrière-train de l'elfe. Ce dernier ricana puis passa sa main sur la joue de son ... euh... agresseur?

-Allons, allons, messire, je ne fais plus cela depuis longtemps vous savez?

Je revins enfin à la réalité. Il avait dit qu'il était un prostitué c'est ça? Peut-être étais-ce l'un de ses clients, qui sait? Mais là, ce n'était pas vraiment le moment. J'étais toujours enchainé et j'avais eu l'intention de lui demander son aide pour m'aider à les enlever. Le saoulard le jaugea puis, déçu, s'en détacha. Il me remarqua alors et attrapa mes chaines, me hissant dans les airs.

- C'est-y pas le blondinet que les chasseurs de primes cherchaient tout à l'heure? Qu'est-ce que tu fais ici, gamin? Et puis d'abord, qui t'es? Gnhein? Un esclave? Hé!

Il me caressa la joue. J'étais écoeuré mais je n'en montrais rien, je n'avais pas envie de l'énerver. L'elfe me rattrapa par les hanches et récupéra les chaines, me posant au sol. Il tapota l'épaule du buveur en lui expliquant qu'il m'avait acheter à ces hommes tout à l'heure. Je le fusillais du regard. Pour qui se prenait-il, à prétendre être mon maitre de la sorte? Après avoir éloigné le grand moustachu, il me tira par les chaines et monta à l'étage. Je le suivais, histoire de donner une valeur à son mensonge. Il entra dans l'une des chambre, après avoir payer la tenancière qui attendait là, le bar et la salle étant tenu par son mari.

Elle était petite, austère et le lit ne semblait pas bien épais. Il posa ses affaire sur une chaise et me désigna le lit, m'indiquant que je pouvais le prendre. Je lui adressais un sourire reconnaissant avant de m'y couche, épuisé. Bien que mes blessures aient été soignée, j'étais épuisé par cette journée de marche riche en rebondissements. Je remarquais alors un détail assez problématique: nous ne nous étions pas encore présentés:

- Hum... Au fait... Je m'appelle Aoi, monseigneur.

Il sourit, amusé puis s'assint à côté de moi, sur le lit.
- Moi je m'appelle Aerandir.

- Ah bon? Quel étrange nom..


Il passa sa main dans mes cheveux blonds mais encrassés par la poussière.

- Au moins vous vous en souviendrez ..

- Vous pouvez me tutoyer vous savez? Je ne suis pas vraiment quelqu'un de très élevé dans la societé, je suis même tout en bas alors...


- Et moi donc? Ne suis-je pas un prostitué?

- Si mais enfin.. Vous avez été majordome. Vous êtes quelqu'un de bien et de cultivé. Pas vraiment comme moi...


- Je suis certain que si l'on t'en donne l'occasion tu pourrais être quelqu'un de bien. Que dirais-tu de te faire passer pour mon esclave? Tu n'aurais plus ces barbares à tes trousses?

- Un esclave d'un prostitué, je ne veux pas paraitre désagréable mais ce n'est pas courant, à moins qu'ils ne les prostituent eux aussi. Et je n'en ai pas vraiment envie...

Je lui souris et voulus me redresser mais avant que je n'ai le temps de me relever, il attrapa mes chaines et m'embrassa. Je le regardais dans les yeux terrifié. Mais qu'est-ce qu'il lui prenait donc, à cette trainée?! Sur ce, je lui donnais un coup de genoux dans l'estomac et cherchais à m'enfuir: ce n'était pas évident avec mes chaines...

[HRP : Oui je sais la dernière phrase est trop gentille xD]

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Aerandir Ashna



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MessageSujet: Re: Une soirée cauchemardesque? Pas tant que ça. [PV: Aerandir Ashna](Un peu oléolé vu les métiers)   Dim 12 Juin 2011 - 21:10

    Nous étions finalement arrivés dans cette auberge et nous avons discutés de choses et d'autres, notamment de ce que nous faisions, tous deux, dans la vie. Il m'avoua qu'il était esclave et je lui avouais que j'avais été prostitué avant de devenir Majordome.
    Puis, alors que je pensais que nous étions les seuls dans l'auberge, un homme éméché m'interpella. Il vint vers moi :

    « Alors beauté...Hic....Qu'est ce que....Hic....Qu'est ce que tu fais encore debout ? Tu...Hic...Tu ne serais pas à la recherche de...Hic....D'un peu de compagnie....Hic ? »

    Il commença alors à me tripoter copieusement le bas du dos. Pour lui faire plaisir – et pour m'amuser, moi aussi – j'eus un petit gémissement de surprise avant de sursauter. D'accord, j'avais avoué que j'étais un prostitué peut être que cet homme nous avaient entendus ? Quoi qu'il en soit, je ne le connaissait pas.
    Je regardais mon interlocuteur. Il semblait étonné. Moi ? Cette situation me faisais bien rire je devais l'avouer. Je ricanais puis me retournais pour poser une main sur la joue de l'homme qui me faisais ces attouchements :

    « Allons, allons Messire. Je ne fais plus cela depuis longtemps le saviez vous ? »
    « C'est dommage....Hic. Moi qui pensais que....Hic...Que tu appréciais...Hic »

    Je me mis à rire et me penchais à l'oreille du moustachu avant de lui murmurais une phrase que le garçon ne pouvait pas entendre. L'homme sembla satisfait et parti non sans regarder le garçon et les chaines qu'il portait aux poignets.
    Je me mordis la langue : Aie ! Il avait remarqué que ce garçon était un esclave....Que fallait il donc que je fasse ? J'eus alors une idée. Je pris le garçon par les hanches et le fis venir à moi, le faisant s'assoir, sur mes genoux.
    En faisant cela, je regardais l'homme moustachu en annonçant :

    « Vous avez tout à fait raison Messire. Ce garçon est un esclave. Mon esclave pour être plus précis »
    « Mais....Co...Hic....Comment une catin comme toi peut...Hic...Peut posséder un esclave....Hic... ? »

    J'eus un petit sourire et plongea ma tête dans les cheveux du garçon tandis que l'homme nous laissait, finalement, tranquille. Une fois qu'il fut parti, j'allais parler à la tenancière de l'auberge pour payer une chambre simple.
    Puis, je pris les chaines qui laient les poignets du garçon et l'emmena, après moi, dans la chambre. Une fois arrivés, il s'assit au bord du lit et nous commençâmes à discuter. Apparemment, il s'appelait Aoi. Je répondis :

    « Je me nomme Aerandir »

    Apparemment, mon nom le surprit. J'eus alors un regard tendre : dieu que ce garçon lui ressemblait...Ce n'était pas possible....Comment pouvait il autant lui ressembler...Je passais donc ma main dans ses cheveux blonds encrassés.
    Même dans ce sale état, je trouvais ses cheveux agréablement doux au toucher. Je ne pu m'empêcher de lui murmurer, sur le ton de la confidence :

    « Au moins, vous ne risquez pas d'oublier mon prénom de sitôt »

    Il me dis alors de ne pas le vouvoyer car il venait de la plus basse échelle de la hiérarchie sociale, ce à quoi je répondis que moi aussi, en tant que Prostitué, je n'étais pas bien haut placé. Pourtant, il renchérit en me disant que j'avais été Majordome donc je devais être quelqu'un de bien, de civilisé et de cultivé.
    Je lui proposais donc de devenir mon esclave le temps que ces barbares arrêtent de le poursuivre mais il n'avait pas l'air d'accord. Son argument tenait le coup : comment un Prostitué pouvait il posséder un esclave ?
    J'eus un petit sourire avant d'être prit d'un réflexe. Je lui tirais donc les chaines pour l'embrasser. Sa réaction ne se fit pas attendre : il m'envoya un coup dans l'estomac et tenta de s'enfuir. Je repris donc mes « esprits » : qu'avais je donc fait ? L'image de Jareth s'était tout d'un coup imposée à moi et s'était lui que j'embrassais, pas Aoi.
    Heureusement pour moi, l'esclave avait encore ses chaines. Je l'entendis se casser la figure dans l'escalier et une voix forte se fit entendre :

    « Hey beauté ! C'est pas ton esclave qui s'est cassé la figure ? »
    « Vous avez tout a fait raison Messire, merci de votre perspicacité »
    « J'espère avoir le droit à une récompense après t'avoir rendu ce service »
    « Laissez moi le ramener là haut. Puis je vous demander votre numéro de chambre, pour que je vienne vous rendre visite et vous remettre votre récompense ? »

    L'homme semblait ravi donc je me dirigeais vers Aoi et le releva en souriant : de toute façon je ne pourrais rien lui faire car j'allais être bien occupé
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Aoi Haandar

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MessageSujet: Re: Une soirée cauchemardesque? Pas tant que ça. [PV: Aerandir Ashna](Un peu oléolé vu les métiers)   Lun 13 Juin 2011 - 10:23

Alors que j'avais réussi à me trainer jusqu'à la porte de la chambre, je me précipitais dans les escaliers. Manque de chance pour moi, ils étaient vieux et quelques clous dépassaient de-ci de-là. Un des anneaux de mes chaines s'accrocha à l'un de ces bouts de métal et je descendis le reste des marches sur mon arrière train, m'affalant lamentablement au sol, sur le palier. J'entendis alors les bruits de pas de mon "maitre" qui descendait l'escalier tandis que le poivrot de tout à l'heure s'éveillait peu à peu, s'éloignant du monde de l'ivresse pour revenir à la réalité. Il éclata de rire et regarda l'elfe:

- Hey beauté ! C'est pas ton esclave qui s'est cassé la figure ??


La "beauté" lui sourit aimablement, mais on pouvait décelé le sarcasme dans ses paroles.

- Vous avez tout a fait raison Messire, merci de votre perspicacité.

L'homme ivre afficha un large sourire, ayant repéré une occasion de profiter un peu de cette jeune créature.

- J'espère avoir le droit à une récompense après t'avoir rendu ce service.


- Laissez moi le ramener là haut. Puis je vous demander votre numéro de
chambre, pour que jevienne vous rendre visite et vous remettre votre
récompense ?


Il sauta sur l'occasion et mentionna rapidement son chiffre. J'étais dégouté par sa réaction. N'avait-il donc aucune fierté pour se vendre ainsi à un inconnu pour le simple fait que ce dernier lui avait fait une remarque, qui, avouons le, coulait de soi? Le jeune prostitué l'en remercia et vint m'aider à me relever; je me débattais alors qu'il avait saisit mes épaules pour m'aider à me relever. Il en sembla surpris mais je me trainais jusqu'à une table qui me servis d'appuis afin de me relever par mes propres moyens. Que croyait-il? Que j'allais le laisser profiter de la situation de la sorte? Il se trompait lourdement. Il voulut m'aider à monter les marches mais je lui envoyais un coup de coude dans le flanc droit.

- Ne me touchez pas! Vous n'êtes pas mieux que les autres!


Sur ce, je me dirigeais vers la sortie afin d'aller vers les écuries. Le pervers ne chercha pas à me suivre et le buveur sembla étonné de sa réaction. Après tout il avait dit que j'étais un esclave non? Le sien qui plus est. Et il me laissait filer ainsi? Enfin, il n'eut pas l'air de trop s'en faire: après tout il allait avoir ce qu'il voulait. Une fois dehors sans trop de problèmes, je me dirigeais vers l'étable. Avec un peu de chance il y aurait un marteau là bas et je pourrais peut-être briser mes fers?

Une fois devant le vieux préau de bois et de pierres assez usées, je me mis en quête de cet ustensile indispensable à ma fuite, tout en prenant garde de ne pas réveiller les chevaux ou d'énerver ceux qui étaient encore réveillés. C'est que c'était nerveux ces bêtes là et je n'avais pas la moindre envie de devoir en découdre avec eux.

J'allais jeter un œil prêt du matériel laisser dans un coin. Il y avait des selles de cuirs, allant du cuir vraiment médiocre à celui qui pourrait couter le prix d'une petite ferme, provenant chacun de diverses bestiaux, parfois extrêmement rares. Je fouillais dans une caisse en bois: des fers à cheval étaient entreposés dedans, apparemment fêlés, fendus ou même cassés en deux parties. Ce n'est pas là que je trouverais un marteau et ou un burin, c'était certain. Je remarquais alors quelques outils crasseux aux murs: une grande cisaille, une pince à métaux rudimentaires et un marteau énorme.

Il était clair et net que je n'arriverais jamais à porte ce marteau. C'était bon pour les forgerons ou les maréchales-ferrant! Je me rabattais alors sur la pince. M'asseyant sur la paille défraichie, je coinçais l'un des anneaux de la chaine qui reliait mes poignets entre les mâchoires d'acier de la tenaille. Je mis alors toutes mes forces afin de la briser. Mais rien n'y fit, je ne pus faire qu'un petite égratignure dans le métal.

Résigné, j'attrapais tant bien que mal le lourd marteau et posais mes chaines sur l'enclume. Sans vraiment chercher midi à quatorze heures, j'abattis la masse sur mes entraves. Plusieurs fois. Et enfin, après six essais, elles cédèrent. J'affichais un magnifique sourire. J'y étais arrivé ! Je m'acharnais alors sur mes fers aux pieds, brisant la chaine également. J'étais enfin libre - à nouveau. Mais, moi qui était déjà épuisé, n'avait presque plus la force de me relever. Je cherchais dans mes poches, histoire de voir si ma petite gourde était encore là. C'était une minuscule fiole de fer dans laquelle je cachais une sorte d'infusion capable de me redonner un peu d'énergie. Après l'avoir avalée, j'attendis qu'elle fasse effet, m'assoupissant un moment.

Lorsque que je me réveillais quelques dizaines de minutes plus tard, je m'étirais, soignait quelques bleus que j'avais sur les genoux, dus à ma chute dans les escaliers et époussetais mes vêtements. J'aurais voulu récupérer ma sacoche mais je l'avais perdue en chemin, à cause de tout ce chambardement. Enfin, je trouverais bien un villageois qui voudrait bien me donner du travail dans ses cultures. Je réajustais ma cape avant de glisser les restant de chaines dans mes bottes, pour ne pas qu'on les voit.

Je sortis de l'écurie et repris ma route, m'éloignant le plus loin possible de cette auberge de malheur. Pourquoi toutes les auberges étaient-elles donc truffées d'inconnus mal intentionnés? Non pas que l'elfe était très vilain mais m'embrasser de la sorte, ce n'était non plus très commun. Encore un pervers qui pensait pouvoir profiter de moi. Esclave ou pas, je n'ai de comptes à rendre à personne et suis seul maitre de mon destin !

Mais à peine fis-je quelques mêtres sur le sentier que je m'aperçus de quelque chose: je n'irais pas bien loin sans or et sans équipement. Que faire alors? Continuer? Non, c'était du suicide! Je me résignais à rentrer à l'auberge afin d'aller m'excuser auprès de cet énergumène d'elfe. Avec un peu de chance, il me paierait la nuit et quelque chose à manger. Je pris donc le chemin de la taverne. Une fois arrivé, je posais un genoux au sol, devant l'homme.

- ... Excusez moi de m'être enfuis tout à l'heure...

Il me regarda, étonné. Je rougis de honte. Qu'est-ce que je faisais?! Il sourit et me tendit son pied. Dégouté, je le saisis et déposait un baiser dessus, comme un bon esclave le ferait. Il sembla satisfiait et attrapa mes chaines brisées afin de m'inciter à me relever. Je m'éxecutais. Autant jouer le jeu. Il fronça les sourcils:

- Tu as brisé tes chaines?

Je fixais le sol, honteux. Sans crier gare, il me hissa par les hanches et me posa sur une table, entourant ma taille d'un de ses bras tandis que de l'autre, il m'attrapa le menton. Je fle regardais, étonné. Il me lança un petit clin d'oeil. Je grimaçais. Ca voulait dire que je devais tenir mon rôle? Il redressa mon menton avant de m'embrasser. Je grommellais mais me laissait faire. Puis il attrapa mes poignets et commença à descendre dans mon cou. Je frissonnais de dégout. Yerk

- Je vais devoir te punir, tu le sais non? Hmm?

- ... Oui Maitre..


Dernière édition par Aoi Haandar le Lun 13 Juin 2011 - 19:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une soirée cauchemardesque? Pas tant que ça. [PV: Aerandir Ashna](Un peu oléolé vu les métiers)   Lun 13 Juin 2011 - 15:01

    Je jouais le jeu et pris le numéro de chambre de l'homme avant de ramener l'esclave dans ma propre chambre. Cependant, il ne semblait pas coopérer alors que je ne voulais que m'excuser pour tout à l'heure.
    Il descendit de nouveau les escaliers et je ne me pressais pas pour le rejoindre, ce qui étonna l'homme qui, apparemment, m'avais attendu. Nous regardâmes donc l'esclave partir tandis que je soupirais de résignation : j'avais sûrement été un peu trop dur avec lui mais je n'avais appris que cette façon de me comporter.
    L'homme en profita donc pour s'approcher et me prendre par la taille. Je ne résistais pas puisque c'était une habitude. Il me murmura :

    « C'est étrange pour un Maitre de ne pas s'intéresser à son esclave »
    « Je débute dans le métier Messire. Je pense donc avoir droit à l'erreur du débutant »
    « D'un coté, je suis ravi qu'il soit parti. Cela nous laisse le temps de commencer notre affaire, tu ne crois pas ? »

    Sa bouche commença à s'attaquer à mon cou et mon corps réagit – sûrement l'habitude de ce genre d'attouchement -, cependant, je ne disais rien, je faisais taire ma voix. Je rejetais pourtant ma tête en arrière en fermant les yeux, tandis qu'il se pressait encore plus contre moi.
    Je reculais mais j'étais vite acculé à un mur. Cependant, je ne me démontais pas : ce genre d'impasse ne me faisais pas peur, ce qui étonna l'homme qui me demanda :

    « Tu n'as pas l'air d'être surpris »
    « Aurais je oublié de vous préciser qu'il s'agit de mon métier, Messire ? »

    J'eus un petit sourire aguicheur avant de le laisser s'attaquer, une nouvelle fois, à mon cou. Cependant, quelque chose clochait : la pluie continuait de tomber dehors mais j'entendis quelque chose d'autre, comme des pas qui revenaient.
    Ces pas étaient accompagnés de bruit de fers, comme si la personne portait des chaines. Je me mis donc à sourire : finalement il était revenu. Je l'entendis pousser la porte de l'auberge, tandis que l'homme était entrain d'enlever ma chemise, préalablement déboutonnée : il n'avait donc rien eu à faire, je lui avais déjà mâché le travail.
    Grommelant, il grogna :

    « Il semblerait que le gêneur soit de retour »
    « Finalement, je crois que la chance du débutant m'a souris »
    « J'imagine que je n'aurais pas le droit à ma récompense aujourd'hui ? »

    Je me mis à rire alors qu'il grognait. Une fois qu'il me lâcha – non sans m'avoir administré une petite claque sur les fesses, qui me fis légèrement sursauté – je me dirigeais vers le jeune esclave qui s'était agenouillé devant moi en signe d'excuse.
    J'eus un sourire compatissant avant de me mettre dans mon rôle :

    Citation :
    « Excusez moi de m'être enfui tout à l'heure... »

    Jouant le jeu, je lui présentais mon pied qu'il embrassa de mauvaise grâce. Je pouvais sentir le dégoût que lui procurais ce geste, mais il fallait que j'ai l'air convaincant, surtout que l'homme nous observaient toujours.
    Je le regardais donc toujours en constatant qu'il avait réussit à briser ses chaines : sans doute était il allé dans les écuries. Je le lui fis alors remarqué, sur un ton mielleux, voire pervers, mais il fallait que je sois au maximum dans mon rôle :

    « Je vois que tu as réussis à briser tes chaines »

    Sans crier gare, je le pris par les hanches et le déposais sur une table avant de m'approcher de lui, sous le regard intéressé de l'homme qui ne croyait toujours pas qu'un Prostitué pouvait posséder un Esclave. J'eus un sourire : j'allais lui prouver le contraire.
    Donc, je m'emparais de ses poignets avant de mettre une main autour de sa taille et de le rapprocher de mon corps. Puis, j'embrassais un instant sa bouche, avant de m'attaquer à son cou en murmurant, d'un ton pervers :

    « Je suppose que tu es au courant de la suite des événements ? Je suppose que tu sais quelle sera ta punition ? »

    Citation :
    « Oui....Maitre.... »

    Je le pris donc par les poignets et remonta à l'étage, laissant l'homme étonné et impressionné, en bas. Une fois que nous étions arrivés dans la chambre, je le déposais sur le lit et allais m'assoir sur une chaise, à une distance raisonnable de lui : je ne voulais pas risquer de faire un geste déplacé surtout qu'à la base, j'étais là pour l'aider....
    Après un instant de silence pesant, une seule phrase sortie de ma bouche, murmurée :

    « Je suis réellement désolé... »

    Après, ce sera à lui de décider s'il me croit ou pas
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MessageSujet: Re: Une soirée cauchemardesque? Pas tant que ça. [PV: Aerandir Ashna](Un peu oléolé vu les métiers)   

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Une soirée cauchemardesque? Pas tant que ça. [PV: Aerandir Ashna](Un peu oléolé vu les métiers)

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