''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Rencontre sur les docks [PV Oliana]

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Oliana Mésyrhis

Celle d'ailleurs

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Oliana Mésyrhis
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Classe : Invocateur
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Âge : Une vingtaine d'années...

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Fiche de Personnage : Fiche d'Oliana Mésyrhis


Rencontre sur les docks [PV Oliana] - Page 2 _
MessageSujet: Re: Rencontre sur les docks [PV Oliana]   Rencontre sur les docks [PV Oliana] - Page 2 EmptyDim 26 Juin 2011 - 20:27

Pendant un court moment, Oliana put décompresser sans penser à grand chose, oublia les gardes qui devaient certainement être encore à leurs trousses. La tête vidée de ses préoccupations, elle caressait un tigre blanc qui se mettait à ronronner, installée sur les pavés d'une rue en apparence déserte. Mais, Oliana le savait, ce moment ne pouvait pas durer. Ils ne pouvaient pas rester éternellement tous les deux au milieu d'une rue sans que personne ne les trouve à un moment ou à un autre. Et puis il y avait cette histoire de meurtre... sans que le voulut, la démone commença à reprendre connaissance de ce qui l'entourait.

Un bruit éveila sa curiosité et sa main ralentit aussitôt le rythme des caresses. Voilà qui ne présageait rien de bon, des pas assez près pour que sous peu des hommes les voient ici. Elle se raidit, attendant une suite à ce qui se passait plusieurs mètres plus loin. Il y eut un court silence qui laissait penser à un arrêt instantané, puis il fut suivit par les paroles de deux hommes. Le premier finit par se déclarer assassin contre le Royaume, alors que le second semblait être un garde. Qu'allait-il se passer ? Mieux valait peut-être ne pas le savoir.
Alors que la conversation se terminait sur des menaces à peine voilées du premier homme, Aerandir se releva avec difficulté, pour se retransformer en elfe. Oliana le regarda avec inquiétude mais ne dit rien. Après tout, elle n'avait pas à lui dicter sa conduite, même s'il eut mieux valu à cet instant qu'il prenne un peu de repos. Il risquait d'être affaibli, non seulement par la course de tout à l'heure, mais en plus par la magie qu'il employé pour se transformer. Néanmoins il la rassura sur sa forme physique, ou du moins il tenta de le faire car la démone, juste en face de lui, voyait bien qu'il tremblait. Pourtant une nouvelle fois elle se tut, et l'écouta poursuivre, s'excusant de s'éloigner pour trouver la source d'un bruit qu'elle supposa être celui de la conversation. Elle acquieça d'un petit mouvement de la tête et le regarda s'éloigner.

Elle était par terre, levant parfois les yeux au ciel pour y discerner une forme aussi abstraite que brève dans les volutes des nuages. Ce brusque moment de semi-solitude (puisqu'Aerandir n'était pas si loin que ça) la plongea dans une méditation incohérente, qui se termina dans une fumée noirâtre. À côté d'elle une souris reniflait la robe noire de sa maîtresse. Elle la regarda faire dans la chaleur qui se répercutait entre les murs qui les entouraient, ne tardant pas, fragile petite chose, à être accablée par la température. La démone éventa alors sa confidante qui sembla lui sourire -une souris pouvait-elle sourire ?- et courut de droite et de gauche autour d'elle, animée par sa volonté propre. Oliana arrêta bientôt de se servir, de son éventail, ne parvenant plus à suivre la souris.
Celle-ci, ne comprenant pas vraiment pourquoi on l'avait invoquée dans cet endroit bizarre et étouffant, chercha de quoi se rafraîchir, et plongea tête la première à l'ombre du sac que la démone avait complétement oublié et qui jonchait le sol. Les moustache de l'animal dépassaient encore de la toile, signalant la présence attentive. Mais alors qu'en regardant son sac, Oliana se rappela le but de sa venue en ville. Elle reprit aussitôt conscience du temps qui filait et se leva, saisissant son sac et y laissant tomber son invocation, surprise d'un tel geste et couinant pour protester.


*Il doit être temps pour toi d'aller faire tes courses ! Sinon je n'arriverai jamais chez le Maître à temps ! Comment vais-je faire ?*

Une petite créature ailée se hissa sur son épaule et commença à faire la toilette de ses ailes de plumes. Oliana chercha Aerandir des yeux. Elle devait y aller, mais peut-être était-il occupé... Partir maintenant ? Le prévenir ? Elle trouva qu'elle avait tout de même assez abusé de sa gentillesse en occupant une bonne partie de son après-midi... alors quoi ? Partir, comme ça, sans rien dire ? Non... bon, elle n'était pas si pressée qu'elle n'avait pas le temps d'attendre son retour. Donc, attendre qu'il revienne oui, de toute façon il ne devrait pas être bien loin... Quoique...
La démone ajusta son sac sur son épaule, dérangeant la pauvre souris ailée. Puis elle se mit en marche dans la direction vers laquelle était parti l'elfe. Elle le retrouva dans la minute et, tout en s'approchant elle commença :


Aerandir ? Il faut que j'y aille, je dois absolument terminer mes achats ou je serai en retard chez mon...

Elle aperçut alors un cadavre un peu plus loin, ce qui la coupa net dans ce qu'elle disait. Elle se retourna vers lui pour demander :

Que s'est-il passé ici ? Cet homme... l'armure... c'est un garde ?

Elle fouilla la rue du regard, nule trace d'un quelconque agresseur. Sa souris se dressa sur son épaule et voleta jusqu'au cadavre pour voir qu'avait cet homme allongé sur un sol aussi inconfortable. Mais, craignant elle ne savait quoi, sa maîtresse la rappela vite. Puis se disant qu'il valait peut-être mieux qu'elle s'en aille, elle la fit disparaître dans ses volutes noirâtres.
Agitée, la démone hésita sur la conduite à suivre. Elle devait partir, mais on ne laissait pas un homme mort comme ça, dans la rue... Alors elle attendit les renseignements de l'elfe, avant de choisir ce qu'elle allait faire. Dans tout les cas, elle restait pressée par son horaire, mais désirait rester le plus longtemps possible Aerandir... Quoi faire ? Quoi faire ? ...
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Aerandir Ashna



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Rencontre sur les docks [PV Oliana] - Page 2 _
MessageSujet: Re: Rencontre sur les docks [PV Oliana]   Rencontre sur les docks [PV Oliana] - Page 2 EmptyDim 26 Juin 2011 - 22:16

    Citation :
    « Aerandir ? Il faut absolument que j'y aille, je dois absolument terminer mes achats ou je serais en retard chez mon... »

    Ah oui....J'avais oublié que Oliana était pressée par le temps...Quel égoïste je faisais ! Je regardais tout autour de moi. Je ne connaissais pas l'heure exacte mais j'avais conscience qu'il s'était passé un certain temps.
    Cependant, je n'avais pu m'empêcher de détourner le regard de cet homme qui assassinait. Quelqu'un de normal aurait trouvé ce geste affreux – moi également – mais il y avait quand même un message.
    En effet, je me demandais sérieusement, s'il ne fallait pas que je me « réoriente ». Cependant, pour le moment, il fallait que je m'occupe de la demoiselle qui m'avais suivi – sûrement malgré elle – dans ces « aventures ».
    J'avais totalement oublié qu'elle était une domestique aux services d'un Maitre et que, si je la retenais plus longtemps, elle risquerait de ne plus avoir d'emploi. Me retournant, je m'avançais de quelques pas, la retrouvant et lui répondant :

    « Oh....Je....Je suis réellement désolé de vous avoir entrainée dans cette histoire. Bien....Bien sûr, je vous en prie, allez faire les courses pour votre Maitre parce que si jamais vous êtes renvoyée par ma faute je ne pense pas que je pourrais me le pardonner un jour »

    Fallait il que l'on se sépare ? Sûrement. J'avais déjà accaparé Oliana beaucoup plus que je ne l'aurais jamais pensé mais, que voulez vous, quand on commence à bien s'entendre avec certaines personnes, on a moins conscience du temps qui passe.
    Cependant, il fallait que je redescende sur terre : Oliana avait un métier et, surtout, un Maitre à servir. Je ne pouvais pas me permettre de faire ce que je voulais. Souriant d'un air triste cependant, je repris la parole :

    « Je n'avais pas pris conscience de la vitesse à laquelle le temps passait parce que je pense que, quand on s'amuse, on a pas réellement conscience du temps qui défile. Enfin...Tout cela pour vous dire que j'ai réellement apprécié cette journée »

    Mon cœur se calmait petit à petit. J'avais réussis à retrouver une respiration normale et calme, rien à voir avec l'état de fatigue que j'avais eu après ma folle course poursuite qui, et je le savais pourtant, ne servirait à rien puisqu'on ne peut pas échapper à son passé : il finit toujours par nous rattraper un jour ou l'autre.
    Cependant, je ne pouvais pas m'empêcher de ressentir ce sentiment de tristesse et mon cœur se serra légèrement. Peut être était ce une impulsion mais, quoi qu'il en soit, je fis un geste que je réservais, habituellement, à mon Maitre – aujourd'hui défunt car tué par des partisans du Royaume – et que je ne faisais pas en présence d'autres personnes.
    Donc, je m'approchais encore lentement d'Oliana et la regardais dans les yeux. Puis, je mis une main sur mon corps et inclinais légèrement la tête en avant, cette fois ci en étant, tout à fait sérieux.
    Quelques instants plus tard, je relevais la tête et pris la parole :

    « Soyez sûre que je garderais, précieusement, cette rencontre dans ma mémoire. Cependant, avant que vous ne partiez vaquer à vos occupations, j'aimerais répondre aux interrogations que vous vous posez concernant le meurtre commit il y a dix ans. Rassurez vous, ce sera rapide »

    Je pris alors une grande inspiration avant de continuer :

    « Cette histoire commença lors de ma quinzième année. Il me semble vous avoir dit que je me prostituais ? Et bien la vérité c'est que j'ai été trouvé abandonné. Je ne connais donc pas mes parents. J'ai été élevé par un homme qui tenait une auberge non loin de Madorass. Cependant, cette auberge n'était qu'une couverture : la vrai fonction de cet établissement était un bar à prostitués. J'ai donc « appris » ce métier dès mon plus jeune âge. Au fil du temps, je commençais a avoir des clients et pour moi, c'était quelque chose d'absolument normal. Cependant, un garçon m'a ouvert les yeux en prononçant une phrase que je me souviendrais toujours « Il est noble de vouloir donner du plaisir à autrui certes mais, si tu n'y prend pas toi même plaisir, cela ne sert à rien ». Peu après, ce garçon voulu m'aider à quitter cet univers de prostitution mais c'était sans compter sur le gérant de l'auberge, qui était mon père adoptif. Celui ci n'a pas apprécié que je « déserte » et à voulu lever la main sur le garçon qui m'avais mit cette idée en tête. Ce fut à ce moment précis que je me transformais, pour la première fois, en Tigre Blanc et, sous l'impulsion de la colère, je me suis jeté au cou de cet homme. La suite vous la connaissez.... »

    Cet aveu m'épuisa, tant et si bien que je me rassis sur le banc que j'avais quitté quelques instants plus tôt. Le poids du passé m'écrasa alors et je ne pus empêcher une larme traitresse de couler le long de ma joue
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Fiche de Personnage : Fiche d'Oliana Mésyrhis


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MessageSujet: Re: Rencontre sur les docks [PV Oliana]   Rencontre sur les docks [PV Oliana] - Page 2 EmptyLun 27 Juin 2011 - 19:48

Oliana était triste de devoir se séparer d'Aerandir, mais comment faire autrement ? Son maître avait bien spécifié qu'elle devait rentrer tôt... Elle n'avait d'autre choix que de partir. Un pas devant l'autre, elle revint avec l'elfe aux alentours du banc de pierre. Les ombres que jetait les murs sur les pavés s'étaient allongées depuis qu'elle avait rencontré l'elfe, ce qui trahissait le temps qui défilait inexorablement. On pouvait lutter contre un grand nombre de choses, mais contre le temps non, elle le savait.
Cet homme mort dans la rue d'en face attirait le regard de la démone inlassablement. Même si elle ne le voyait plus pour l'instant. C'était comme un aimant dont elle ne pouvait se détacher. Que s'était-il passé pendant qu'elle attendait Aerandir ? Il ne lui avait pas répondu lorsqu'elle le lui avait demandé. Tant pis, peut-être ne le saurait-elle jamais, ce n'était pas bien important au fond... disons plutôt que ce n'était pas d'une importance capitale... oui, le terme était plus juste. À nouveau assaillie par la chaleur, elle s'éventa pendant que le jeune elfe lui faisait ses excuses pour avoir occupé une partie de sa journée. Il marqua une pause accompagnée d'un sourire qu'elle remarqua empreint de tristesse. Elle ne put s'empêcher d'en éprouver un peu à son tour. Puis il poursuivit en remarquant que le temps passait trop vite lorsque l'on s'amusait, remarque qu'elle approuva d'un signe de tête. En effet, ils ne s'étaient pas ennuyés ! Toute leur discussion, leurs confidences, elle-même avouant des choses qu'elle n'aurait jamais dit à n'importe qui d'autre, la transformation d'Aerandir, l'épisode des gardes, la fuite, le meurtre mystérieux duquel elle n'avait rien pu voir... Il conclut finalement sur le fait qu'ils avaient passé une bonne journée.

La jeune démone songea longtemps à leur promenade, elle revoyait parfaitement bien comment tout avait commencé et s'étonnait encore de la tournure qu'avaient pris les événements. Comment partir d'une simple balade sur le marché pour en arriver jusqu'à une poursuite avec des gardes du Royaume, et tout ce qu'il avait pu se passer d'autre ? Elle avait beaucoup aimé cette journée, et avait particulièrement apprécié la compagnie d'Aerandir. Elle tint à le lui faire savoir en ajoutant à ses paroles :


Ne soyez pas désolé, vous n'avez pas à l'être. Le temps s'écoule malheureusement il est vrai, mais j'ai passé des heures charmantes avec vous. Il est dommage que mon statut m'oblige à vous quitter si tôt, j'aurai aimé pouvoir passer plus de temps en votre compagnie. Dans tout les cas vous n'avez pas à vous inquiéter, je ne serai pas renvoyée simplement pour être restée trop longtemps en ville... enfin je pense...

Elle se tut alors, agitée mais silencieuse, refit quelques pas pour revenir dans l'instant qui suivit, son éventail seul troublant le silence. Ce son l'énerva rapidement et elle replia l'objet, pour s'en resservir aussitôt. Puis Aerandir la salua, s'inclinant devant elle comme si elle avait eu un rang plus élevé que lui, ce qui eut le don de la faire rougir, sans qu'elle y prête attention. Ce ne fut qu'en sentant la brulure de ses joues qu'elle s'en rendit compte, ce qui accentua encore la rougeur. Pour tenter de la faire disparaître elle s'éventa plus rapidement encore. Ses cheveux voletèrent sous le vent brusquement accru, maintenu en l'air par l'agitation de l'éventail.

Enfin il brisa le silence installé depuis peu, annonçant qu'il allait répondre aux questions qu'elle lui avait posé sur le meurtre qu'il avait commis, et disant également qu'il garderait précieusement le souvenir de cette journée. Elle n'osa pas le couper pour lui dire qu'elle en ferait autant.
L'histoire de ce meurtre était assez sombre, mais une fois qu'elle l'eut entendu, elle éclaira ses intérogations sous un nouveau jour. À présent elle savait tout, sa curiosité était rassasiée. Néanmoins finalement elle s'en voulait d'avoir posé toutes ces questions, car Aerandir lui sembla effondré d'avoir rappeler tous ses souvenirs. Il retourna s'asseoir sur le banc de pierre et une larme coula sur sa joue. Ne sachant plus que faire, son esprit de démone en duel avec son éducation humaine, elle opta pour s'installer à côté du jeune elfe, ne pouvant se résoudre à partir en le laissant ainsi. Elle essuya sa larme sans presque s'en rendre compte, sans être vraiment maîtresse de ses actes. Puis elle tenta de mettre fin à sa peine, comme elle le pouvait :


Je n'aurais jamais dû vous forcer à vous souvenir de tout ceci, excusez-moi. C'était plutôt égoïste de ma part de vouloir connaître à tout prix votre passé, sans me douter que cela pourrait vous faire du mal...

Mais de sa bouche de démone ne purent ainsi sortir que des excuses. Elle savait bien que sa nature l'avait toujours empêcher d'éprouver de la compassion, de pour même consoler les gens. Elle se sentit alors étrangement éloignée de ce monde qu'elle habitait pourtant depuis longtemps, depuis qu'on l'y avait recueilli, depuis qu'elle avait passé une faille sans le vouloir et sans même s'en souvenir. À quel monde appartenait-elle ? Ses origines justifiaient-elles qu'elle soit inapte à intégrer un monde dans lequelle elle s'était échouer sans pouvoir revenir en arrière ? Qu'elle soit étrangère à tous ces gens qu'elle trouvait tellement idiots avec leur bonheur niais ?
Le problème qui se posa aussi brusquement que de manière parfaitement imprévisible en elle lui fit perdre ses moyens. Elle se releva, en proie à une étrange révolte qui s'opérait en elle-même.


Vous êtes quelqu'un de bien, Aerandir. Votre gentillesse est grande et je me sens coupable d'en avoir abusé. Vous vous êtes confié à moi de façon spontanée, mais je ne le méritais peut-être pas... Je suis une démone comprenez-vous ? Cela m'empêche de vous remercier comme je devrez le faire, comme une personne normale saurait le faire et comme je ne le sais pas...
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