''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Il s'agit de voir... [libre]

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Lilwenn

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MessageSujet: Il s'agit de voir... [libre]   Dim 26 Juin 2011 - 22:27

L'aube. C'est à cette heure ambigüe, lorsque la nuit retire doucement son manteau du ciel et que le jour tant à poindre son nez que Lilwenn aime le plus observer les endroits qu'elle ne connait pas. C'était d’ailleurs le cas ici, Beolan, elle ne connaissait pas bien cette ville, elle avait le souvenir de l'avoir traversé une fois, avec son père lorsqu'il était encore en vie, mais rien de plus, rien de bien marquant. Il faut dire qu'a cette époque il s'agissait surtout de suivre, de suivre son père, de faire comme lui, d'apprendre.

Pourtant le paysage qui s'offrait à elle à cette heure était plutôt joli, et l'air vivifiant, tout cela méritait qu'on s'y attarde. D'ailleurs maintenant qu'elle était seule elle n'avait plus vraiment le choix, il fallait apprendre d'elle même, il fallait savoir, enrichir ce qu'elle savait déjà.
Elle était montée sur le chemin de ronde juste à la fin de la nuit, et assise sur le rebords plat d'un muret elle observait. Il faut dire qu'observer est ce qu'elle fait de mieux, et que c'était ce qui lui avait toujours permis de survivre, quand on à aucune capacités particulières au départ, on se doit exceller dans quelque chose. Elle, elle se devait de savoir, de voir. C'était les restes de son ancien métier, espionne, aujourd'hui abandonné mais dont le code de conduite serais finalement omniprésent toute sa vie car c'était l'éducation qu'elle avait reçut.

Elle leva les yeux vers la mer, pensive. Devant elle, dans le ciel, volait une petit forme noir, Teleri, l'épervier qui ne la quitte jamais semblait se dégourdir les ailes dans un ciel aux couleurs dorées et rosées du levant.

Assise donc face à la mer et au port, elle regarde et observe l’arrivée des premiers bateaux et les échanges commerciaux. Le port est relativement grand, mais les sentiers pour y parvenir ne sont pas nombreux, et étroits. Elle se souvient avoir vu un marché dans la ville hier soir, et tout en observant, poursuit ses réflexion et note automatiquement dans son esprit tout ce qu'elle apprend.

* Je suis donc dans une ville portuaire, enclavée, les gens d'ici n'ont que ses bateaux pour le commerces de denrées en tout genre.*
pense t-elle alors qu'elle continue de fouiller au fond de son esprit tout ce qu'elle peut déjà savoir sur cette endroit.

Des mages, des sorciers, il lui semble se rappeler ceci, la ville construite à flan de falaise est une ville de mages. Une ville vivante ou se croisent sorciers, voyageurs, paysans, marchands, gardes, et toute sorte d'individus que l'on peut trouver à Feleth.
Bien, après avoir fais ainsi travailler sa mémoire, Lilwenn savait un peu mieux où elle se trouvait.

*Il faudra cependant bien observer les quartiers visibles du chemin de ronde avant de redescendre pour en apprendre d'avantage.*
Il ne faut pas faire de faux pas, en apprendre un maximum possible sur les gardes, la milice personnelle de notre cher souverain, et sur ce qui se passe d'important dans la citée en ce moment.

Tout en observant le ciel elle siffle à l'oiseau qui vole toujours au dessus des falaises abruptes. Faisant un dernier tourbillon il file en piqué vers la jeune elfe qui l'attend. Lorsqu'il se pose sur son épaule elle le regarde. Elle aime tellement ses yeux rouges-orangés, ils semblent toujours comme animés d'un feu ardant. Elle sourit et tout en descendant agilement du perchoir sur lequel elle était, elle parle tout haut, pour elle même :

- Le jour commence à être bien la.
Elle regarda l'oiseau, elle avait pris cette habitude de s'adresser à son rapace bien qu'il ne puisse la comprendre, sûrement à cause de sa solitude.
Elle reprend donc :
- Tachons d'être discret Teleri, il s'agit de voir, comme d'habitude, tout ce qui pourrait nous être utile.

Elle commença alors à marcher sur le chemin de ronde, bien décidée à en faire le tour avant de redescendre. Le jour étant maintenant quasiment installé, elle se fit plus discrète, rencontrer des gens à ces heures ci et dans ces villes agitées devenait plus fréquent, même sur les chemins de rondes.
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Aerandir Ashna



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MessageSujet: Re: Il s'agit de voir... [libre]   Lun 27 Juin 2011 - 0:17

    « Mon cher enfant, voici Beolan, la ville des Magiciens »
    « Mais...Maitre...Pourquoi m'emmener ici ? Je ne suis que votre Majordome... »
    « C'est la que tu fais erreur mon enfant. Tu es, certes, mon Majordome, mais tu es également un Elfe et, justement parce que tu fais parti de cette race, la nature t'as accordé le don de guérison. C'est pour cela que je t'ai emmené ici, pour parfaire tes compétences en tant qu'elfe guérisseur »


    Douce mélancolie. Triste mélancolie. J'étais à Beolan pour la seconde fois de mon existence parce que je tenais à aller me recueillir sur la tombe de mon Maitre. J'avais tellement voulu le remercier pour son enseignement. Malheureusement, je n'en ai jamais eu le courage.
    J'étais assis, quelque part en solitaire, perdu et désemparé, essayant de trouver une raison à ma présence ici. D'ailleurs, je n'avais été qu'une ombre de passage. Qui pouvait bien se souvenir d'un jeune Majordome elfe de 20 ans qui débutait dans le métier et qui ne faisait que suivre son Maitre comme un toutou ?
    J'eus un soupir : personne ne me reconnaitrais j'en suis sûr. Enfin, pas grand monde mais, d'un coté, j'étais heureux comme cela. En effet, j'avais quitté Madorass et les gardes du Royaume pour retrouver la paix, le calme et la sérénité de la ville des Magiciens.
    De plus, je pouvais honorer la volonté de mon Maitre qui était de parfaire mes compétences en soin. J'étais d'ailleurs devenu Guérisseur en utilisant de la magie blanche pour soigner. J'étais même, doublement heureux car, dans cette ville, personne ne craignait de voir un Tigre Blanc en pleine forêt ou en pleine ville : c'était même normal. D'ailleurs, je n'avais jamais eu de problème quand je décidais de me balader sous cette forme.
    Soudain, j'entendis un cri, comme une alerte, qui venait du chemin de ronde : une corde venait de lâcher et le monument menaçait de tomber. Les cris se firent alors entendre :

    « Attention ! Il faut évacuer d'urgence ! Appelez de l'aide ! »

    Ni une, ni deux, je me relevais et, dans un grognement de douleur, je me transformais en cet imposant animal au pelage blanc et rayures noires. Courant à perdre haleine, j'atteignis l'endroit du « drame » en quelques secondes.
    Des magiciens tentaient de retenir le monument comme ils le pouvaient en s'aidant de leurs sorts. Je poussais alors un rugissement pour dire aux ouvriers qu'ils avaient de la main d'oeuvre. Ils me regardèrent un instant, étonné puis, passé la surprise, il me tendirent une corde en disant :

    « C'est gentil a vous de nous aider, Messire. Il faut tirer la corde vers la droite pour l'empêcher de tomber. Après cela, nous devrons le stabiliser »

    Hochant ma grosse tête blanche, je pris la corde dans ma gueule et tirais de toutes mes forces de Tigre Blanc, vers la droite, jusqu'à ce que le monument ne bouge. Des ouvriers faisaient contre balancier pour le stabiliser. L'effort dura bien dix minutes pendant lesquelles je dus user de toute mon énergie.
    Une fois cela fait, les ouvriers me remercièrent en demandant à des Guérisseurs, spécialisés dans les animaux, de me soigner. Lorsque j'eus la force de me transformer en elfe, je répondis à leur remerciements en les remerciant à mon tour.
    Puis, je m'installais sur un des remparts, non loin du chemin de ronde, pour reprendre le court de ma réflexion. Soudain, un léger bruit attira mon attention : j'aurais jurer entendre le cri d'un oiseau....D'un épervier pour être plus précis mais....Peut être m'étais je trompé.
    Quoi qu'il en soit, cela ne me dérangeait pas plus que cela. Les minutes passèrent alors et je crus de nouveau entendre un bruit : un bruit de pas à présent : quelqu'un marchait sur le chemin de ronde.
    Sautant des remparts je me mis alors à marcher : apparemment, cette personne voulait se faire discrète. Que cherchait elle ? Emporté par ma curiosité, je décidais d'en savoir plus sur son compte
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MessageSujet: Re: Il s'agit de voir... [libre]   Lun 27 Juin 2011 - 0:56

Sentant l'agitation venir aux alentours, je pressais doucement le pas, circulant agile et rapide le long du chemin. J'avais entendu quelques cris auparavant et tournant mon regard ver l’intérieur de la ville je vit le marché commencer à s'animer, je voyais les gens marcher, se rencontrer, discuter, et quelques bribes de conversations proches, et des éclats de rires parvenais jusqu'à mes oreilles.
Je marchais ainsi, quand l'espace d'un instant je crus sentir... sentir une présence, entendre des mouvements souples et discrets. Je fit halte, immobile, j'écoutai le vent me porter es bruits de la ville, mais plus rien ne provenait du chemin de ronde.

* Tu deviens paranoïaque ma pauvre Lilwenn*
pensai-je pour moi même.

Il n'en fallut pas moins pourtant pour que je relève mon ample capuchon blanc sur ma tête et ma fit quasiment silencieuse. Teleri lui, ne semblait pas vouloir ce matin, se tenir tranquille à mes cotés. Je m'accroupis donc un instant le long des murs afin de le laisser s'envoler. Personne ne soupçonnerais ma présence, les rapaces sont souvent présent près des hauts bâtiments en pierre quand le jour se lève. On y voit ainsi mieux les proies éventuelles.
Mon compagnon ainsi parti, je continuais ma progression le long du chemin de ronde. Arrivée près d'une sorte de soupirail taillé dans la roche et donnant sur les rues en contre bas, je m’arrête un instant pour observer.
C'est un rue sombre, qu'à cette heure ci le soleil n'éclaire pas encore, j'évalue approximativement la hauteur à laquelle je suis. Je constate qu'il me faudra trouver un endroit plus bas pour descendre en ville, ou tout simplement un escalier, de toute manière je n'ai pas finis mon tour. Il faut dire que cette ruelle me paraissait pourtant tout à fait indiquer pour se rapprocher discrètement des quartiers vivants de la ville.
Il me faut absolument trouver des informations sur les capes blanches. Pour cela je dois procéder méthodiquement, comme d'habitude, partir du plus insignifiant maillon de la chaine pour parvenir à avoir des informations. Une fois ces information trouvée, peut-être reprendrai-je mon ancien métier afin de poursuivre mon chemin dans de plus hautes et dangereuses sphères.

Alors que je déambule ainsi, tout en réfléchissant, les cris répétés et strident de Teleri me parviennent. Ce cri la, c'est quand il trouve quelque chose, pas une proie, car dans ce cas, il mange il ne cri pas. Je me stop un instant, hésitante. Retourner en arrière ou pas, quoi qu'il est trouvé, ici, ce n'est surement pas très important, et pourtant, je ne peux pas ne pas entendre son appel.
Je tourne alors les talons et commence à rebrousser chemin en direction des cris de l'épervier.
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MessageSujet: Re: Il s'agit de voir... [libre]   Lun 27 Juin 2011 - 20:47

    La journée était relativement calme et belle, si on ne comptait pas l'incident qu'il y avait failli avoir et qui, heureusement,a été, rapidement, remédié. Après avoir proposé mon aide – sous ma forme de Tigre Blanc – je décidais de reprendre le cours de mes pensées, écoutant d'une oreille discrète cependant, tout ce qui se passait autour de moi.
    La ville semblait avoir retrouvé son calme et sa sérénité. Je restais donc assis sur les remparts, plongé dans mes pensées, me demandant si je pouvais faire quelque chose pour aider les autres, autrement.
    Soudain, un cri se fit entendre : on aurait dit un cri d'oiseau, un cri d'épervier plus exactement. Curieux, je levais la tête et décidais d'aller voir ce qu'il se passait. Les éperviers se faisaient rares alors, que faisait il ici ?
    Je fis alors quelque pas, jusqu'à ce que le cri se fasse encore plus entendre : ce n'était pas un cri d'animal ayant trouvé sa proie mais plutôt d'animal prévenant quelqu'un sur le fait qu'il avait trouvé quelque chose.
    De plus en plus intrigué, je m'engageais sur le chemin de ronde lorsque j’aperçus la silhouette svelte d'une demoiselle. Cependant, ce fut furtif car ma première impression était que cette demoiselle ne voulait pas être reconnue.
    Apparemment, cet oiseau lui appartenait. M'approchant d'elle – me mettant ainsi a couvert pour qu'elle puisse me voir – j'eus un petit sourire en engageant la conversation :

    « Pardonnez moi demoiselle mais j'ai entendu le cri d'un épervier. Serait ce le votre, à tout hasard ? »

    Légère inclinaison de la tête, pour montrer tout le respect que j'avais pour cette demoiselle même si, pour le moment, elle m'étais encore inconnue. Dans le ciel, l'oiseau continuait de tourbillonner en criant, enthousiasme, ce qui me fis sourire à mon tour.
    Cependant, quelque chose attira mon attention. En effet, l'épervier continuait de tourbillonner vers un endroit fixe : vers l'endroit où je me trouvais, pour être plus précis. J'en vins alors, vaguement, à me demander si j'étais l'objet de cette recherche.
    Pourtant, je restais silencieux, avant que mon coté « Majordome » ne reprenne le dessus. Inclinant, de nouveau la tête, je me présentais :

    « Merci de bien vouloir pardonner mon impolitesse, demoiselle. On me nomme Aerandir et, ma foi, je commence a être un peu reconnu pour mes qualités de Majordome, même si je suis également Guérisseur, pour vous servir »

    évidemment, je me demandais si je faisais bien d'engager la conversation comme cela car, même si la demoiselle avait enlevé sa capuche, l'usage de celle ci signifiait clairement qu'elle ne voulait pas être reconnu.
    Cependant, je ne pouvais pas m'empêcher d'avoir ses gestes d'une grande théâtralité, en m'inclinant de nouveau devant elle, avant de relever la tête et de la regarder dans les yeux, tout en gardant un sourire que j'espérais rassurant.
    Quelques instants plus tard, l'épervier se posa sur l'épaule de sa Maitresse en me regardant d'un œil un peu craintif. J'en connaissais la raison : après tout j'étais un Félin et c'était bien connu : les oiseaux et les félins ne s'entendent pas vraiment.
    Il poussa alors un nouveau cri de méfiance, qui me fis sourire. Cependant, mon sourire était emprunt d'une légère tristesse que j'essayais de cacher. En effet, il était toujours triste de se rendre compte que certaines personnes nous rejettent mais, dans le cas de l'épervier, c'était la loi de la nature, je ne pouvais donc rien y faire.
    Quoi qu'il en soit, j'attendis, patiemment, la réaction de la demoiselle. J'espérais simplement ne pas l'avoir brusqué
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Lilwenn

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MessageSujet: Re: Il s'agit de voir... [libre]   Lun 27 Juin 2011 - 21:44

Ayant entendu la cris de Teleri, je rebroussait dans le chemin que je venait de parcourir. Tout en marchant je sentis une présence, mais pas celle de Teleri, non quelqu'un plutôt. Repérant d'un coup d’œil le tournoiement incessant de l'épervier, je baisse les yeux vers le chemin et distingue alors une silhouette qui s'avance vers moi. Je constate avant qu'il soit près de moi qu'il s'agit d'un jeune homme. Arrivé près de moi il me sourit et m'adresse la parole :

« Pardonnez moi demoiselle mais j'ai entendu le cri d'un épervier. Serait ce le votre, à tout hasard ? » me demande t-il.

Je reste la, sans rien dire, à observer ce nouvel interlocuteur, n'ayant maintenant plus aucun doute sur le fait que c'était lui que Teleri me signalait.
A présent qu'il est juste en face de moi, je l'observe et l'analyse, comme à mon habitude. Il possède des oreilles pointues, relativement semblables aux miennes. Il ne s'agit donc pas d'un humain, mais d'un elfe. Ses cheveux sont blancs et noirs, il est habillé d'une façon plutôt décontracté, mais qui témoigne d'une assez grande confiance en son corps et sa beauté. Je remarque un pendentif orné d'un tigre autour de son coup. D'une bonne constitution, il semble, de par son comportement avoir de bonnes manières. Je n'ai donc pas vraiment de doute lorsqu'il se présente et dit être Majordome.

« Merci de bien vouloir pardonner mon impolitesse, demoiselle. On me nomme Aerandir et, ma foi, je commence a
être un peu reconnu pour mes qualités de Majordome, même si je suis
également Guérisseur, pour vous servir »
Dit-il tout en inclinant la tête.

Teleri quand à lui ne semblait pas vraiment vouloir se calmer, malgré ma présence. Après un dernier tourbillon, il se décida à venir se poser sur mon épaule. Je sentis pourtant sa crainte demeurer car il serra ses serres un peu plus fort que d'habitude sur mon épaule. Ce qui eut d'ailleurs pour effet immédiat de faire couler une petite goutte de sang sur mon épaule. Je n'y fis guère attention, cela faisait bien longtemps que les serres de Teleri ne me provoquait plus aucune douleur.
Je restai donc moi aussi sur mes gardes, malgré l'air avenant que se donnait mon interlocuteur. Et tout en continuant de l'observer attentivement, je défis mon capuchon et répondis :

-"Aerandir, et bien, enchantée." J'hésitai un instant avant de poursuivre. "Guérisseur, un don possédé par peu d'elfes. C'est un plaisir." Fis-je. "Quand à moi, je me nomme Lilwenn, sans profession actuellement."

Tout en répondant, j'observe qu'il regarde Teleri et esquisse un sourire, doux, semblant presque triste. Je lève la main vers l'épervier, qui me mordille doucement le doigt. J'esquisse à mon tour un sourire et reprend.

-"Je suppose qu'il n'est plus vraiment nécessaire de répondre à votre première question. Cet Épervier est bien le mien, en effet."

Toujours en souriant je saute d'un mouvement souple sur le rebord extérieur du chemin de ronde. Ainsi accroupis, je me tourne vers Aerandir, qui c'est tourné vers moi. Je le regarde intensément, comme je le fais toujours, avant de lui demander :

- " Et que fais un elfe guérisseur sur un chemin de ronde à cette heure matinale, n'avez vous pas des occupations plus.... importantes ? Ou bien même un maître à satisfaire dans votre travail de Majordome ? "

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Aerandir Ashna



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MessageSujet: Re: Il s'agit de voir... [libre]   Lun 27 Juin 2011 - 22:51

    La réponse ne se fit pas attendre. Alors que son épervier se posait sur son épaule, elle me regarda. Apparemment, l'oiseau était plus nerveux que d'habitude. Peut être était ce à cause de moi ? Sûrement car il avait senti que je n'étais pas un elfe normal.
    Elle se présenta alors : Lilwenn, sans profession. J'eus un sourire qui signifiait que sa profession ne m'intéressais guère mais puisque nous nous étions présentés c'était du pareil au même.
    Soudain, la voix d'un ouvrier se fit entendre :

    « Ce n'est pas vrai ! Le monument menace toujours ! »

    Avaient ils besoin de moi ? Sûrement. De plus, si on prenait la peine de regarder un peu plus loin, on pouvait facilement remarquer que le monument n'était pas stable et menaçait toujours.
    Cependant, pour le moment, je discutais donc il était mal venu de lui fausser compagnie, d'autant plus que mon interlocuteur était une demoiselle. Je fis alors quelques pas en avant, avant qu'elle ne me pose une question sur la véritable raison de ma présence ici.
    Cette fois, alors que d'habitude, j'étais gêné d'avouer cette vérité, je lui avouais, sans aucun problème :

    « Voyez vous, demoiselle, les ouvriers font des travaux de rénovations sur des monuments anciens. Malheureusement, leur ancienneté font qu'ils sont très fragiles et qu'ils menacent de tomber d'un instant à l'autre, menaçant également les villageois de Beolan. J'ai donc trouver normal de proposer mon aide même si, sous cette forme, je n'ai pas l'air d'être si costaud que cela mais, si vous me permettez une petite démonstration... »

    Du coin de l'oeil, je guettais les mouvements de l'épervier qui, sentant que quelque chose d'étrange et d'inhabituel allait se passer, continua à pousser des petits cris stridents.
    Alors, je fermais doucement les yeux, murmurant des paroles de paix en elfique, histoire de rassurer l'oiseau et de lui faire comprendre que, malgré ce que j'étais, je n'avais aucune intention de lui faire du mal.
    Mes murmures ne tardèrent pas a se transformer en une sorte de berceuse et l'épervier cessa, peu à peu, de battre des ailes. Rouvrant les yeux, je m'adressais ensuite à Lilwenn :

    « Je me suis permis d'apaiser votre oiseau car je le rend nerveux et il est tout a fait naturel qu'il ressente cette sensation car, voyez vous, je ne possède pas que les compétences d'un Guérisseur, je maitrise aussi la transformation d'un animal. Ne soyez pas impressionnée, je n'ai encore jamais attaqué personne alors je ne vois pas pourquoi je commencerais avec vous »
    « Tirez sur la droite ! Appelez des renforts ! »

    M'inclinant avec respect devant la demoiselle elfe, je me reculais en fermant les yeux et en serrant les dents. Aussitôt, la transformation s'opéra et mon corps svelte d'elfe se métamorphosa en un corps imposant de Tigre Blanc.
    Une fois que mon corps fut, entièrement, transformé, je filais vers le chantier, en rattrapant, de justesse, la corde qui soutenait le monument, dans ma gueule puissante. Tirant de toutes mes forces, je réussis une nouvelle fois à rendre le monument stable. Les remerciements fusèrent donc mais je n'eus pas le temps de m'attarder que, déjà, je revenais vers le chemin de ronde, toujours sous mon apparence de Tigre Blanc aux yeux argentés
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MessageSujet: Re: Il s'agit de voir... [libre]   Lun 27 Juin 2011 - 23:47

Alors que je lui répondait, une agitation se fit sentir un peu plus loin, j'y prêtai une attention rapide, mais déjà une nouvelle question m'était venue. Prêtant lui aussi attention à cette voix, mon interlocuteur sembla un instant au aguets. Puis écoutant ma question sur sa présence si matinal sur le chemin de ronde, il me répondit en m'expliquant qu'il aidait les ouvriers du chantier de rénovation grâce à une certaine force qu'il possédait.
Je ne compris pas tout de suite le sens de ses paroles. C'est alors qu'il termina sa phrase en proposant une démonstration. Je ne dit rien, et continuait de l'observer, il ne semblait pas belliqueux, ni dangereux. En tout les cas, si cela commençait à devenir périlleux,, je n'aurais qu'à m'éclipser, c'est ce que je savais faire de mieux.

Alors que je le scrutais toujours, la tête légèrement penché à gauche, il ferma les yeux. Teleri quand à lui n'avait pas cessé de s'agiter. A présent il battait des ailes et poussait de petit cris apeuré. Je tendis à nouveau ma main vers le bec de l'oiseau, mais je fut interpellé par un son. Les lèvres d'Aerandir commencèrent à bouger, et je distinguais et comprenais des paroles elfique de calme et de paix. Bientôt ce fut semblable à un chant, reposant, apaisant.
Teleri sembla se calmer, il se tut et cessa de bouger dans tout les sens. C'est alors que le Guérisseur m'expliqua :


« Je me suis permis d'apaiser votre oiseau car je le rend nerveux et il est tout a fait naturel qu'il ressente cette sensation car, voyez vous, je ne possède pas que les compétences d'un Guérisseur, je maitrise aussi la transformation d'un animal. Ne soyez pas impressionnée, je n'ai encore jamais attaqué personne alors je ne vois pas pourquoi je commencerais avec vous »

Il qu'il m'expliquait cela, je redressai doucement la tête, de plus en plus intéressée par ce que m'avouait ce jeun elfe. Maîtriser la transformation d'un animal, j'avais toujours soupçonnée Elea, ma vieille ami, d'en être capable, et je n'avais jamais eu moi même se pouvoir. Alors que songeais à nouveau à mon passé, une voix retentit de nouveau, un peu plus loin, plus forte que la fois d'avant.
On réclamait de l'aide, des renforts, le bâtiments semblait menacer de tomber, sa stabilité apparemment fortement éprouvée aujourd'hui. J'eus à peine le temps d'observer sa transformation qu'un grand tigr blanc avait fait place au jeun elfe et s'élançait vers les ouvriers.
J'étais ébahie, les yeux grands ouverts, voir écarquillé, je n'arrivai pas à croire ce à quoi je venais d'assister.

Je regardais partir cette masse blanche imposante, quand tout d'un coup je repris mes esprits.
*Intéressant !* Pensai-je tout en sautant souplement de mon perchoir.
Je me mis alors à courir dans a direction où j'avais vu le tigre partir. Je n'eus pas le temps d'arriver jusqu'au chantier, que de échos de voix rassurées vinrent à mes oreilles; C'est donc toujours en courant souplement dans cette direction que je me suis retrouvé nez à nez avec de grands yeux gris argentés. Je me stoppais nette. Plutôt fascinée qu'apeurée, et doucement je m'accroupis pour me retrouver finalement plus basse que lui, mon visage à la hauteur de son coup. Je levais la tête pour le regarder. Plantant mes grands yeux verts dans les siens, je souris.
Teleri qui s'était envolé pendant ma course, vint de poser sur une pierre toute proche, assez haute pour qu'il puisse observer la scène.

"-Impressionnant !" Déclarais-je simplement.
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