''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Une soirée à la taverne [Libre]

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Lilwenn

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Une soirée à la taverne [Libre] _
MessageSujet: Une soirée à la taverne [Libre]   Une soirée à la taverne [Libre] EmptyLun 27 Juin 2011 - 20:54

Longtemps elle avait marché, toute la journée pour être précis, Lilwenn avait arpenté les ruelles sombres de Beolan, cherchant, fouinant, écoutant, afin de récolter la moindre informations. Elle avait bien croisé quelque gardes, surpris quelques conversations, mas rien de bien intéressant. Déambulant ainsi depuis l'aube, elle sentais la fatigue commencer à l'envahir. Teleri, le petit rapace, se reposait déjà quand à lui sur son épaule. Le jour ainsi déclinant, elle se mit en quête d'un endroit ou passer la nuit. Ne connaissant pas la ville elle repensa à tout ce qu'elle avait put entendre pendant la journée.

* C'était quoi le nom déjà... Au marché, j'ai entendu parler d'une auberge...*

Elle se concentrait pour essayer de retrouver le nom de cette fameuse auberge, quand le hasard de ses pas l’amena devant une grande bâtisse. Levant les yeux elle vit un panneau :

-"Auberge des trois lieues" lut-elle à voix haute. " Ha bah voila, c'est ça, Auberge des trois lieues ! " répéta t-elle comme pour se persuader d'avoir trouver elle même.

Relevant doucement sa capuche sur sa tête elle avança vers la porte. Déjà à quelques mètres elle entendais l'animation qui régnait à l'intérieur. l'endroit ne semblait pas vraiment calme. Elle hésita un instant, tourna les talons pour repartir, puis se ravisa. Il fallait qu'elle mange, et se repose, ici, c'était le seule endroit qu'elle connaissait, de prés ou de loin... Elle repris donc sa progression vers la porte, ramenant un peu plus son capuchon sur son visage.

Arrivée devant une assez grande porte en bois, elle entendit des bribes des conversations tenus à l'intérieur. Elle distinguait plusieurs voix et plusieurs groupes. Certains faisait plus de bruit que d'autre, elle nota particulièrement un groupe d'homme, semblant être des soldats, ou en tout cas des sympathisants du Royaume qui parlaient et riaient haut et fort. Elle mit la main sur la porte et la poussa doucement. Se faufilant à l'intérieur ayant à peine ouvert la porte, elle ne prit le temps d'observer la pièce qu'une fois entrée.
C'était une vaste pièces, comportant beaucoup de tables, un coin principal au centre était en face de la cheminée. Le reste des tables s'éparpillant un peu partout dans la grand pièce, certaines à peine visibles, cachées dans des recoins sombres. A l'entrée se trouvait un long bar, qui prenait bien la moitié de la longueur du mur, au bout de celui-ci, des escaliers, qui devaient sans doute monter aux chambres situées à l'étage. Le tout était éclairé plus ou moins efficacement par des lampes à huile et le rayonnement du feu.
Quand aux clients, certains d'entre eux, un petite dizaine était accoudés au bar, buvant. Au niveau des table on voyait principalement des personnes en groupe, ou bien en train de manger, seuls, à deux, ou plus encore. En tout il devait bien y avoir une petite trentaine de personnes. Au milieu sur la plus rande table en face du feu, Lilwenn pu repérer le groupe qu'elle avait entendu de l'extérieur. D'apparence ils ne semblait pas êtres des soldats, en tout les cas, ils ne portaient pas d'armure, ni de cape blanche.

Son premier constat des lieux ainsi fait, elle se dirigea vers le bar, où elle replia un peu sa capuche afin de parler à l'aubergiste. Celui déjà fort occupé ne vint s'occuper d'elle qu'au bout de quelques minutes qu'elle passa à observer tout ce qui se trouvait derrière le bar : boissons, casseroles, couverts, jambon pendus, saucisson... Tout ce qu'on pouvait s'attendre à trouver dans une auberge et même plus encore. Elle remarqua à ce propos un gros chat gris qui tentais de se glisser discrètement jusqu'aux saucissons, ce qui eut pour effet de la faire sourire.
Quelques minutes plus tard donc, l'aubergiste vînt vers elle :

-"Bonsoir ! S'cusez pour le retard, c'est qu'on est plutôt occupés se soir, mais bon, on va pas se plaindre vous me direz, c'est ça qui rempli la caisse." Affirma l'homme en souriant.

Il paraissait d'ailleurs d'un naturel plutôt joyeux. Son visage un peu rond commençant à accuser le passage des années n'inspirait pas du tout la crainte. Cependant il semblait bien bâtit et relativement robuste. Dans l'esprit de Lilwenn cela avait toujours semblé être une condition pour ce genre de métier. Elle le fixa intensivement l'homme de ses grand yeux verts et lui répondit en esquissant un petit sourire :

- "Bonsoir. Ne vous en faite pas, je peut attendre, je ne suis pas pressée
." Précisa t-elle. "En faite, je voulais savoir si vous aviez une chambre pour la nuit, et si il était possible de manger quelque chose ?"

- "Bien sûr ! Alors pour les chambres, j'en ai une tout au fond du couloir au premier, pour une personne, elle est un peu petite, mais c'est la plus calme."
Répondit-il.

- "Cela ira très bien merci, et pour... "Il l'a coupa dans sa phrase.

- "Pour le repas, oui pardon, installez-vous, je vous apporte tout de suite ce que j'ai fait pour ce soir. "

Cela dit il parti, tournant le dos à Lilwenn, pour préparer un couvert pour elle, interpellé a chacun de ses passages par tel ou tel client.
Regardant à nouveau la pièce, je devait choisir un endroit ou me poser afin d'y manger tranquillement. Je repérait une table dans le fond, contre un mur, deux chaise l'entourait et d'ici elle ne semblait pas trop éclairée, juste ce qu'il fallait. Je repérait un chemin à peu près fiable pour y aller, et constatait que quoi qu'il arrive je devait passer au centre à coté de la table du groupe d'homme. Cela même commençait à présent, l’alcool aidant à s'échauffer un peu.
J'entamai donc ma progression jusqu'à la table que je gardais toujours dans mon champs de vision. Je marchais, calme d'un pas décidé. Passant à coté de la table des quatre hommes sans problème, absorbés dans leurs conversation, pas un seul ne sembla me prêter attention. Je n'était plus qu'a quelques mètres de ma table quand j'entendis un voix forte et masculine d'élever derrière moi.

- "Toi là bas, debout, avec le capuchon gris !" Scanda la voix.

Je me stop alors net sur ma lancée. Doucement je porte, par réflexe la main au poignard toujours présent à ma ceinture, bien que je n'entende aucun bruit de chaise signifiant que quelqu'un se levait.

- "On ne t'as donc jamais appris qu'il est plus poli de se découvrir dans un établissement honnête comme celui la !?" Continua l'homme, moqueur.

Le silence régnait maintenant sur la pièce, tout c'était arrêté, observant, attendant, pour certains espérant l'altercation. L'espace d'un instant, je me perdit dans un scénario sanglant. Je me retournais, le poignard en avant, fonçait sur le premier des hommes. Un coup bien placé dans la carotide, puis un coup de pied dans son comparse attaquant par derrière, un deuxième coup, de couteau cette fois, dans le ventre du deuxième homme. Les deux autres, après un premier moment de stupeur se jettent sur moi, agile, je saute sur leur table et traçant un cercle avec mon poignard à la hauteur de leurs visage, je leurs inflige des blessures cuisantes. Perdue ainsi dans mes pensée, c'est encore la voix de cet homme qui me tire de la où je suis.

- "Et on t'as jamais appris à répondre non plus !!? Sale ..." Une voix bien plus amicale l’interrompt.

- "Laissez messire, cette jeune femme, est une voyageuse, fatiguée, elle ne désire que manger un peu, et dormir ici. Elle est venue me parler en toute honnêteté, il n'y a pas de problème." Déclara l'aubergiste intervenant ainsi dans le querelle. "Ne vous laissez pas ainsi déranger, je lui apporte son repas et je reviens vous servir une tournée, c'est moi offre."

Cette dernière proposition dût finir de convaincre l'homme, car je l'entendis maugréer quelque chose à ses comparses et faire sa commande à l'aubergiste. Quand à moi je ne quitta pas mon poste avant de sentir la présence de l'aubergiste juste derrière moi. Celui-ci me pressa d'avancer, ce que je fis. Il m'installa lui même à une table, un peu plus dans l'ombre et dans le renfoncement du mur que celle que j'avais choisit.

Je m'assois, il pose devant moi une assiette et un gobelet d'eau, je recule un peu mon capuchon, lui fait un sourire, il n'y répond pas, mais je sens un peu d’inquiétude dans son regard. Il hoche la tête m'adresse ces mots avant de repartir à son bar :

-"Faite attention et rabattez ce capuchon sur votre visage."


Il n'ajouta rien d'autre, et lorsqu'il se fut éloigné, je m'adossait le plus possible contre le mur, afin qu'on ne puisse quasiment plus me voir, et je soufflait, fermant les yeux un instant, afin de calmer les battements de mon cœur. Teleri toujours sur mon épaule lovait sa tête au creux de mon coup, sentant ma tension intense.
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Knurgaod De Veinenuit

Accompagné de Jade

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Knurgaod De Veinenuit
________________


Race : Démon commun
Classe : Marionnettiste
Métier : Artisan
Messages : 21


Une soirée à la taverne [Libre] _
MessageSujet: Re: Une soirée à la taverne [Libre]   Une soirée à la taverne [Libre] EmptyVen 1 Juil 2011 - 18:23

Jade soupira pour la centième fois de la journée et, à la fois désabusée et mécontente, entreprit de tourner consciencieusement sa cuiller dans son infusion. Cela faisait plusieurs jours qu’elle n’avait pas eu le loisir de se divertir un peu, et elle s’ennuyait ferme. Elle avait dû finalement l’admettre, et Knurgaod avait eu une nouvelle fois raison : la ville, c’est vraiment pas amusant. Pas pour des voyageurs comme eux. Le plus triste dans l’histoire, c’est qu'il s'agissait d'une idée à elle de faire halte dans cette cité. Le marionnettiste avait cédé à son caprice, comme d’habitude, et malgré son agoraphobie exacerbée il avait décidé de prendre quelques jours de « repos » dans l’une de ces grandes villes qui fascinaient tant sa marionnette quand elle n’était encore qu’une enfant sage dans son corps de petite fille elfe. À présent, elle déchantait. La fameuse animation des rues qu’on lui avait décrit lorsqu’elle était gamine se révélait n’être qu’une bousculade perpétuelle de personnes inintéressantes vaquant à des tâches ingrates. Même les tours de magie de la foire, qu’on leur avait vanté à maintes reprises lors de leur arrivée, n’étaient pas très distrayant, ou tout du moins pas à la hauteur des sortilèges exécutés par les mages de combat. C’était du spectacle pas cher. La marionnette et le démon, après quelques heures de déambulation morose dans les rues ternes de la cité, avaient décidé de perdre un peu de temps dans une auberge avant de reprendre la route de nuit, avec la volonté de ne plus faire escale dans une grande ville pendant les deux prochains siècles. Aussi s’étaient-ils installés à la table la moins éclairée de la salle, avaient commandé deux boissons, et ils s’ennuyaient fermement depuis une petite heure, attendant patiemment que la nuit abatte son voile opaque sur Feleth.
De plus, il fallait se rendre à l’évidence : la semaine entière avait été particulièrement longue. Tout cela manquait singulièrement de piment. Ainsi le pantin avait eu l’espoir d’un début d’amélioration lorsque l’un des clients s’en était pris à une femme encapuchonnée, mais il avait fallu que le tenancier intervienne avant qu’il n’y ai eu le moindre mort. Même pas drôle. Jade lâcha sa cuiller, cessant de s’intéresser au touillage de ses feuilles de verveine et de menthe depuis longtemps infusées, et tourna la tête vers son compagnon. Le fait qu’il scrute le fond de sa tasse plutôt que les proies potentielles que constituaient les diverses personnes présentes en disait long sur son état d’esprit. Elle minauda, se sentant un peu coupable de l’abattement de son marionnettiste.

-« On devrais peut-être partir, non ? »

Le démon s’arracha à la contemplation de la tasse vide et dévisagea le pantin pendant un long moment avant de lui répondre d’une voix lasse.

-« C’est de loin la meilleure idée qui te soit venue depuis que tu m’accompagne. De très loin, même. Mais...»

Il laissa sa phrase en suspend et désigna la vieille bourse qui pendait lamentablement au flanc de la marionnette.

-« ... il nous faut d’abord rendre à cette bourse son confortable remplissage d’antan. »

Jade décrocha la petite sacoche de cuir de sa ceinture, la porta au niveau de ses yeux et la toisa d’un air mauvais.

-« Pourquoi ais-je l’impression que sa maigreur n’est pas proportionnelle à nos achats ? »

Elle secoua l’escarcelle et le tintement de leurs deux dernières pièces d’argent confirma un manque de liquidité évident. L’une des pièces choisit alors ce moment pour tomber sur la table, provoquant un haussement de sourcil de la part du pantin : un trou béant baillait au fond de la bourse. Knurgaod se racla la gorge, l’air de rien, et lança un coup d’œil amusé à la marionnette, désormais complètement dépitée.

-« Il va falloir investir dans une nouvelle bourse, j’en ai bien peur. Celle-ci a fait son temps.»

Jade, voyant que le démon s’amusait de l’incident, s‘autorisa un léger sourire et récupéra leurs maigres économies pour les mettre en lieu sûr, à savoir dans un petit coffret caché sous sa robe ample. Ayant achevé le processus de sauvegarde de leur minable pécule, la marionnette reporta à nouveau son attention sur son compagnon.

-« Et comment compte-tu t’y prendre pour redorer le blason de nos finances ? »

Knurgaod haussa les épaules.

-« N’est-ce pas évident ? Je suis marionnettiste, à la base, tu te souviens ? »

Le démon sortit de l’unique poche de son manteau long une poupée de verre d’une trentaine de centimètres, détaillée et particulièrement bien réalisée, et la posa sur la table. Jade l’examina rapidement, fouillant dans ses souvenirs, mais il était clair qu’elle n’avait jamais vu ce modèle réduit, bien qu ‘elle lui rappelle vaguement quelque chose. Knurgaod était d’ordinaire porté sur la conception de pantins de taille réelle, pas sur les miniatures.

-« C’est la numéro combien, celle-ci ? »
- « Il s’agit de ta petite sœur directe. La numéro deux-cent trente-deux. »

La marionnette attrapa délicatement la poupée et apprécia la qualité de sa facture. Aucun doute, il s’agissait d’une marionnette comme seul savait les faire le démon, et qui plus est elle possédait à peu de chose près les traits de l'ancien corps organique de Jade. Elle l’accepta d’office comme faisant partie de la famille, mais un léger sentiment de jalousie la parcourait tout de même.

-« Tu compte lui donner une âme, à elle aussi ? »

Elle rendit la poupée au marionnettiste, et celui-ci en profita pour enlever ses gants et attacher ses fils de magie aux membres de la miniature.

-« Je ne sais pas encore. Mais quoi qu’il en soit, même si je voulais le faire, il me faudrait une personne consentante. Quoi que je décide, elle restera à l’état de patin inanimé pendant un long moment. »

Jade laissa échapper malgré elle un soupir de soulagement, et cela n’échappa pas au démon.

-« Je ne crois pas que tu puisse être concurrencée par celle-ci. Ni par une autre d’ailleurs. Tu es condamnée à rester ma préférée. »

Il fit pousser deux autres doigts à chacune de ses mains et les relia magiquement à la marionnette eux aussi, puis il lui fit exécuter un saut périlleux d’une élégance et d’un naturel impossible à reproduire pour un autre marionnettiste. La poupée taquina sa grande sœur quelques secondes, puis partit en trottant allègrement dans l’auberge et enchaîna les pitreries pour amuser les clients. Jade avait enfin l’occasion de voir comment son marionnettiste procédait pour la guider lorsqu’il décidait de prendre le contrôle, et se rendit compte qu’il s’agissait d’une discipline horriblement difficile. Les doigts du démon semblaient chacun animés d’une vie propre, et leur seul souhait était apparemment de gigoter dans tous les sens le plus rapidement possible. Elle préféra reporter son attention sur la poupée, qui passait désormais à chaque table en tenant au dessus de sa tête un petit récipient chipé en cuisine afin de mendier quelques piécettes.

Jade récupéra le bocal et commençait à compter l’argent ramené par la poupée quand Knurgaod avisa la femme toujours encapuchonnée qui se tenait assise à la seule table proche de leur propre place. Il décida sur un coup de tête que pour gagner son pain il fallait être audacieux en allant amuser les gens à capuche qui n’ont absolument rien demandé. Les réactions de ces personnes mystérieuses, qui à eux seuls composaient une race à part dans les auberges, étaient souvent imprévisibles. Heureusement, il en faisait parti depuis assez longtemps pour reconnaître un nécromancien projetant de détruire l’endroit d’une jeune elfe presque désœuvrée. La marionnette miniature grimpa sur la table de la demoiselle en s’aidant d’une chaise libre, attrapa le verre d’eau à moitié plein posé près d’elle et se mit à courir en rond en le portant à bout de bras. Knurgaod lui fit le replacer, puis la poupée mima à la perfection une petite fille fatiguée d’avoir trop joué et devant se reposer un peu, avant d’aller s’intéresser de près au contenu de l’assiette de la spectatrice forcée.


Dernière édition par Knurgaod De Veinenuit le Mar 5 Juil 2011 - 20:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une soirée à la taverne [Libre]   Une soirée à la taverne [Libre] EmptyLun 4 Juil 2011 - 14:37

L'ambiance dans l'auberge s'était détendue, les hommes qui avaient cherché des noises à Lilwenn étaient repartis dans leur beuverie. Lilwenn en profita donc pour se détendre elle même un petit peu. Se faisant, elle remarqua une jolie petite poupée, une poupée en verre à vu d’œil. Une très jolie poupée que l'on aurait, sans faire attention, pu prendre pour une enfant tellement elle était bien travaillée. Cette petit chose donc, parcourait l'auberge, allant de client en client, faisant acrobaties et pirouettes pour agner son salaire.

Lilwenn observait de loin toute cette agitation, et un petit sourire apparu sur ces lèvres. Elle aimait ce genre de spectacle. Elle avait compris que cette petite poupée était une marionnette, et elle admirait ce genre de métier, qui nécessitait un certain don pour l'art. Alors qu'elle songeait, elle vit la petite poupée revenir du centre de salle vers le coin ou elle se trouvait. C'est alors qu'elle remarqua, dans l'ombre, une table qu'elle n'avait pas vu. Il y faisait trop sombre pour qu'elle puisse distinguer ceux qui y étaient assis,mais elle put tout de même y noter deux personne distinctes. La petite fille de verre s'attarda plus longtemps à cette table, et Lilwenn ne la dinstingua plus durant quelques instants.


*Son créateur est surement à cette table* songea Lilwenn.

Elle s'apprêta à commencer à manger, en ayant conclu, ne revoyant plus la poupée, que son tour était finis.
C'est alors qu'elle vit la petite chose de diriger vers elle. Arrivée à sa table, elle s'aida de la chaise situé en face d'elle pur grimper sur la table. Lilwenn fut tout d'abords surprise, puis elle approcha doucement son visage de la table, et observa la petite fille jouer avec son verre d'eau. Les grands yeux verts de Lilwenn brillait d'admiration devant un aussi beau travail, cette marionnette était vraiment... magnifique. La petite poupée eut l'air un instant fatiguée, puis se relevant avec une facilité dont Lilwenn ne comprenait pas l'origine, elle s'approcha pour observer de plus près le repas de l'elfe.
Faisant un grand sourire, Lilwenn déclara :


-"Petite curieuse va !"

Teleri, caché contre le cou de la jeune elfe poussa un cri de désapprobation. Il semblait lui, ne pas du tout apprécier la petite poupée. Lilwenn étouffa un petit rire devant la réaction de l'épervier. Elle recula un peu son capuchon et s'adressa à la petit poupée, qui, elle était toujours absorbée dans la contemplation de son assiette.

-"Si tu cherche de l'argent tu es mal tombé, je ne suis surement pas la plus riche de cette auberge..."

Elle se tu un instant puis s'adressant à elle même cette fois-ci, elle se houspilla.

-"Parler à une marionnette, tu es vraiment fatiguée ma pauvre "
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MessageSujet: Re: Une soirée à la taverne [Libre]   Une soirée à la taverne [Libre] EmptyMer 6 Juil 2011 - 22:49

Le démon avait vu juste : il s’agissait ni plus ni moins d’une elfe oisive, et qui plus est qui semblait apprécier son petit numéro. Si la persévérance dont il avait fait preuve portait ses fruits et qu’elle daignait lui offrir quelques pièces en prime, Knurgaod jurerait de ne pas s’en prendre à elle, sauf cas de force majeur.

-« Si tu cherche de l’argent tu es mal tombée, je ne suis sûrement pas la plus riche de cette auberge... »

Jade et le marionnettiste poussèrent à l’unisson un long soupir de résignation, et la poupée de verre prit un air malheureux. Elle semblait sur le point de pleurer, mais la jeune elfe n’y faisait déjà plus attention.

-« Parler à une marionnette, tu es vraiment fatiguée ma pauvre .»

La poupée eu une moue boudeuse et mit les poings sur les hanches, visiblement vexée. Le démon faisait tout pour rendre son art aussi réaliste que possible, mais l’elfe, pourtant sensible à la tentative, s’était ramenée à la réalité toute seule. Intolérable, tout simplement intolérable.

-« Dois-je en conclure que, de votre point de vue, parler à une poupée est anormal ? »

Jade n’avait pas pu s’en empêcher. Après tout, où était le problème ? Les enfants ne considèrent-ils pas leurs jouets comme capables de s’exprimer à travers eux ? Ne leur parlent-ils pas ? Alors pourquoi les adultes dressaient-ils cette barrière « concrète » lorsqu’ils avaient affaire à un jouet ? Pourquoi ce besoin de pragmatisme, alors que la matière la plus utile du monde, la magie, se caractérisait en premier lieu par sa versatilité ? La marionnette se sentait d’autant plus touchée par cette espèce de dédain qu’elle en était elle-même victime. Une fois son statut dévoilé aux autres, les réactions, bien que divergentes, tendaient toutes vers un résultat similaire : une pointe d’arrogance, un zeste de mépris, une pincée d’insolence et toujours, toujours cette mise à l’écart. Elle ne regrettait en rien son ancien corps, ni son ancienne normalité, mais cette sorte de racisme naturel la mettait hors d’elle, surtout après que ses propres parents l’aient conspuée pour ce choix.
La marionnette voulu s’approcher de l’elfe attablée dans l’espoir de lui faire comprendre de gré ou de force son point de vue et se leva, mais le démon la retint. Elle lui jeta un regard furieux, mais il secoua la tête et la força à reprendre sa place : vitupérer ne ferait qu’amener un débat qui risquerait de s’envenimer. De plus, faire du grabuge dans une grande ville en y répandant ce qui pourrait être assimilé comme un prêche politiquement incorrect par un garde trop zélé sonnerait le début d’ennuis graves, voir même le passage par la case prison, ou pire si l’on en venait à reconnaître le marionnettiste comme étant l’instigateur de nombreux conflits familiaux... C’est qu’il en avait fait des âneries, pendant les longues années qu’il avait passé sur Feleth pour copier et améliorer l’art incomplet des humains.

-« Elle ne pensait pas à mal. »

Jade croisa les bras, dans une réplique exacte de la poupée désormais figée et libre du contrôle du démon. Knurgaod caressa les cheveux couleur miel de son pantin et les ébouriffa avant de lui chuchoter à l’oreille.

-« Tu es très impulsive. Trop, peut-être. Ton statut n’est pas comparable à celui des poupées inanimées que l’on vend aux enfants. Tu es avant tout une personne à part entière, et le rejet des autres s’explique plus par leur peur de l’inexplicable que par une quelconque animosité à l’égard des choses inertes. »

La marionnette baissa la tête, penaude, et le marionnettiste transforma son visage habituellement lisse en une face humaine compatissante avant de reprendre sa forme normale.

-« Tu n’as pas à te sentir trop proche de ces jouets.»

Jade se mordit la lèvre inférieure et se rassit.

-« Je suis désolée d’avoir interrompu votre repas, mademoiselle. »

Le démon accrocha de nouveaux fils à la poupée toujours figée à la table de l’elfe pour la faire revenir vers lui et remarqua le comportement légèrement agressif de l’oiseau perché sur l’épaule de sa propriétaire. Il semblait en vouloir à la petite marionnette, ce qui en soit était plutôt étrange. Possédait-il une affinité à la magie assez forte pour reconnaître instinctivement la trace de rituels chaotiques ? Knurgaod puisait ses pouvoirs de la nécromancie et, bien qu’amoindrie par son utilisation détournée, la marque de cet art impie était toujours présente, ce qui suffirait à le faire condamner auprès de n’importe quel tribunal un tant soit peu prompt au châtiment. Dés lors, le rapace et la jeune elfe devenaient dangereux, et il fallait s’assurer de leur mutisme. Le meilleur moyen pour cela était de se rendre aussi agréable et amical que possible. Le démon remit ses gants puis replaça sa chaise de manière à ce que l’elfe puisse le voir en partie, prenant soin de ne pas dévoiler la moindre parcelle de son anatomie étrange, et engagea la conversation avec celle-ci.

-« Mon nom est Knurgaod, humble marionnettiste pour vous servir, jeune damoiselle. Cette jeune fille... »

Il désigna la marionnette.

-« ... se nomme Jade, et se trouve être mon assistante. Nous sommes tous deux originaires d’un petit village situé à plusieurs semaines de marche de Beolan, et nous y vivotions tant bien que mal de notre petit spectacle avant qu’une bande de brigands en maraude ne vienne le brûler. Nous cherchons un endroit où nous installer durablement... Peut-être pouvez vous nous renseigner ? Vous connaissez bien la ville ? »

Au premier coup d’œil, on pouvait deviner qu’elle était totalement étrangère à la ville. Son altercation avec l’un des habitués, son air un peu hagard et curieux, le paternalisme sûrement réservé aux nouveaux clients dont avait fait preuve le tenancier, tous ces éléments s’accordaient à démontrer que pour ce qui était des questions sur Beolan, l’elfe ne pouvait être d’une grande utilité. Cela faisait partie intégrante de la stratégie du démon : mettre son auditrice en confiance, se montrer courtois, et, plus important que tout le reste, sembler ignorant, « inoffensif ». Knurgaod profita du temps de réponse de la jeune elfe pour examiner plus avant l’oiseau de proie posé sur son épaule. Il s’agissait d’un épervier. Apparemment il lui était cher et il s’agissait d’un animal fidèle, puisqu’elle supportait sans broncher les multiples griffures laissées par les serres du volatile. Pas question de le lui échanger contre une quelconque somme d’argent, la simple proposition risquerait de la vexer. N’ayant plus aucune autre alternative, le marionnettiste se résolu à faire s’engager une longue conversation, en tentant de rassembler un maximum d’informations sur l’oiseau. Il se sentait un peu paranoïaque, et mit son anxiété sur le dos de son agoraphobie. Peut-être l’oiseau avait-il simplement eu une petite crise de jalousie en voyant sa maîtresse s’adresser à une autre petite bestiole sympathique. Knurgaod laissa poliment l’elfe terminer sa phrase et commença son interrogatoire. Après tout, il lui était tout à fait possible de s’intéresser au piaf sous le couvert de sa profession...

Je n’ai jamais eu l’occasion de voir un si bel oiseau d’aussi prés... Vous avez bien de la chance de posséder l’amitié d’un animal à la fois gracieux, dangereux et farouche. J’en ferais bien de même, mais je n’ai jamais eu la patience nécessaire pour laisser un familier s’attacher réellement à moi...»

Il se mit à rire doucement, de ce rire qui fait penser qu'on a à ce propos des anecdotes amusantes plein la tête. Bien sûr, c'était feint, mais comme il s'agissait de Knurgaod, c'était très bien feint...

-« Par contre, j’y songe, je pourrais faire un pantin à l’effigie d’un rapace. Quelle difficulté cela doit constituer de faire voler pareille création... Pourriez-vous me parler plus avant de votre compagnon à plumes ? Tout renseignement peut m’être utile, n’hésitez pas à m’engloutir sous les descriptions, je n’en serais que plus heureux ! »
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MessageSujet: Re: Une soirée à la taverne [Libre]   Une soirée à la taverne [Libre] EmptyJeu 7 Juil 2011 - 0:19

A peine avait-elle finis sa dernière phrase que la petite marionnette pris un air vexé, et boudeur. Lilwenn eut à peine le temps de se sentir mal qu'une autre voix lui parvint. Une jeune fille s'était levé et s'adressa à l'elfe d'une manière directe et froide.

-« Dois-je en conclure que, de votre point de vue, parler à une poupée est anormal ? »

A cet instant, des tas de choses passèrent par la tête de Lil'. Parler à une poupée était-il vraiment anormal ? Elle avait dit cela par réflexe. A vrai dire, elle n'avait jamais elle même eut de jouets, de toute son enfance. Elle s'était fait une opinion la dessus en écoutant les autres. A cet instant là, elle songea une fois de plus qu'il valait toujours mieux se faire son propre opinion.
Et puis après tout, elle avait toujours eut Teleri. Elle lui parlait, sans crainte, sans attendre de réponse, à cœur ouvert, sachant qu'il la comprenait toujours plus ou moins. Le rapace était certes, contrairement à une poupée, doté d'une vie, d'une âme. Mais était-ce si différent de ce confier et de faire confiance à un inerte qu'a un non inerte...?
Tandis qu'elle songeait à tout cela, il lui sembla que le jeune fille parlait avec la personne en face d'elle. Celle que Lilwenn avait déduite être le créateur de la marionnette toujours postée devant-elle. Elle n'eut alors même pas le temps de faire par de ses réflexions à cette jeune demoiselle que celle-ci s'excusait déjà et retournais s'assoir sagement à sa table. Fallait-il à son tour présenter des excuses, elle hésita, puis se ravisa lorsqu'elle vit à nouveau la petite poupée en verre bouger devant-elle.
La petite marionnette reparti donc vers la table d'où elle était venu. Lilwenn suivit ses geste avec intérêt, une lueur d'admiration brillant toujours dans ses yeux.


*Que c'est joli, et délicat.* Pensa t-elle en observant les gestes si gracieux et délicats de la poupée. Elle ressentais une grande admiration pour la personne qui pouvait bien faire ça.

C'est alors que justement, une fois que la petite poupée eu atteint la table, elle vit la chaise lui faisant face se décaler un peu. Ainsi elle put distinguer la forme de ce qu'elle supposait être un homme, tout de noir vêtu.
Teleri émit un bref sifflement en voyant la silhouette. Passant son doigt sur la tête de son rapace, Lilwenn le calma immédiatement. L'oiseau n'aimait pas particulièrement les inconnus. Et bien qu'il n'eut aucun pouvoir particulier, il semblait avoir une perception particulièrement aigüe des personnes de bien, et des personne de mal. Ainsi les choses douteuses le faisait souvent réagir. L’elfe quand à elle avait depuis longtemps appris à déchiffrer tout les signaux de Teleri.
C'est pourquoi, lorsque l'homme s'adressa à elle, elle était de nouveau sur ces gardes. Après tout, il avait beau faire de l'art, et soit dit en passant être très doué, il n'en fallait pas moins se méfier. L'espionnage avait fait de Lilwenn un jeune femme discrète et prudente, elle avait tendance à l'oublier lorsqu'elle était fatiguée. Elle se repris donc, et avala une gorgée d'eau tout en écoutant son interlocuteur se présenter, lui, et son assistante.

-« Mon nom est Knurgaod, humble marionnettiste pour vous servir, jeune damoiselle. Cette jeune fille... »

Il désigna la marionnette.

-«
... se nomme Jade, et se trouve être mon assistante. Nous sommes tous deux originaires d’un petit village situé à plusieurs semaines de marche de Beolan, et nous y vivotions tant bien que mal de notre petit spectacle avant qu’une bande de brigands en maraude ne vienne le brûler. Nous cherchons un endroit où nous installer durablement... Peut-être pouvez vous nous renseigner ? Vous connaissez bien la ville ? »

Fixant l'homme instant avec un regard perplexe, Lil' appuya son dos contre le dossier de sa chaise avant de répondre.

- Il me semble avoir l'air tout aussi étrangère à cette ville que vous. Seuls, au fond de l'auberge, dans la noirceur d'un coin de salle. Tout comme moi, vous cherchez à passer relativement inaperçue. Vous êtes cependant, je dirais, un peu plus doués que moi.

Cette dernière constatation faite, elle soupira et à présent certaine que de toute manière, étant en face de lui, son interlocuteur avait vu son visage, elle enleva complétement sa capuche. Elle laissa ainsi voir complètement ses longues oreilles pointus au complet, ainsi que ses longs cheveux blanc, qui, détachés lui tombèrent quelque peu sur le visage. Son physique était tout ce qu'il y de plus caractéristique. Celui d'une elfe bien sûr, mais au delà de cela... Lilwenn avait de grands yeux verts brillants et de très long cheveux blancs. Ainsi, outre son ancien métier qui lui avait appris à se camoufler et à cacher le plus possible son identité. Elle gardait souvent son capuchon abaissé sur son visage, car une fois que les gens l'avaient vu, ils leur était facile de mémoriser son physique et d'y coller son nom. Songeant cependant, qu'étranger à cette ville, tout comme elle, ces deux inconnus ne lui seraient pas trop gênant, elle ne voyais pas d’inconvénient à dévoiler son visage. Après quelques secondes de pause, elle poursuivit.

- Je pense donc, vous être malheureusement d'aucune utilité dans cette ville. Elle m'est pour ainsi dire quasiment étrangère, j'en connais tout comme vous, le nom, et la spécialité, cela s’arrête la.

Toujours sur le qui-vive elle continua, hésitant un instant à se présenter... Elle jeta un rapide coup d'oeil aux trois ivrognes collant. Ils étaient déjà bien fait et parlaient haut et fort. Aucun risque donc qu'ils ne l'entendent et à présent souls comme ils l'étaient, Lilwenn n'aurait même pas besoin de son arme pour les coucher sur le sol s'ils décidaient de s'en prendre à elle. Elle se décida donc à répondre.

- Du reste, je suis enchanté, Monsieur Knurgoad, et mademoiselle... Jade, c'est bien cela.

Fit-elle sans vraiment poser la question et observant avec intérêt ce qu'elle pouvait distinguer de le jeune fille. C'est à dire en réalité pas rand chose. Elle hocha la tête vers eux en signe de bonsoir.

-Je me nomme moi même Lilwenn.


Disant cela, elle sembla remarquer que son interlocuteur s’apprêtait déjà à lui demander autre chose. Et qu'elle ne fut pas ça surprise quand l'homme montra de l’intérêt pour Teleri....
La réaction fut immédiate. Lilwenn finis de se mettre totalement en alerte, gardant en extérieur un calme apparent. Tout ses sens, et toute sa concentration était à présent tourné vers ce que disait Knurgoad. Elle se remémora rapidement tout ce qu'elle savait, son nom, sa profession, son assistante, le fait qu'il soit étranger à la ville. Sa méticulosité et sa mémoire entrainées faisaient leur travail.
Elle détestait par dessus tout qu'on s'intéresse un tant soit peu à Teleri. Paranoïa... Surement, mais elle n'en avait que faire. Elle n'avait que lui, n'aimait que lui, et était un tant soit peu ultra protectrice avec lui.

-Teleri est souvent l'objet de l’intérêt des badauds... mais aussi des marchands.


Elle avait prononcé ces derniers mots avec dégout.


-Il faut dire que les rapaces ne courent pas les rues dans les grandes villes. Et je suis en effet bien contente d'avoir son amitié et sa confiance. La réciprocité de cela consolide le lien, il me semble...


Dit-elle songeuse, tout en passant doucement la main sur la tête de l'oiseau. Celui lui mordilla le doigt au passage, signe d'une certaine affection.

-Cependant est-ce une question de patience, j'en doute... Par contre je n'ai aucun doute sur le fait qu'il doit être extrêmement difficile, même pour un artiste aussi doué que vous, de rendre sa véritable grâce à un tel animal.


Lilwenn avait beaucoup de respect pour les rapaces, et pour les animaux an règle général. Elle avait grandit parmi eux, et les avaient toujours considéré comme bien plus beau et majestueux que les humains, ou autres créatures humanoïde.

-Je ne serais d'ailleurs moi même, vous donner un description qui soit totalement à la hauteur de la réalité. Ce qu'il faut, c'est le voir à l'action.... Mais pour connaître aussi bien un rapace qu'il vous le faudrait pour le reproduire... Cela nécessiterai de passer des années avec un tel animal.

Disant ces mots, elle se rendit compte que s'était bien sûr son cas... Pourtant, elle ne savait vraiment pas si elle eut été capable de rendre justice à toutes les subtilités de son compagnon. De tout façon il était clair pour elle, que pour le moment elle n'en dirait pas plus.


[HRP: =D magnifique réponse, cela faisait bien longtemps que je n'avait fait un rp aussi stimulant. Je ne sais pas si ma réponse sera à la hauteur de la tienne, mais en tout cas, j'ai trouvé l'inspiration en lisant ton post !
Wink ]
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MessageSujet: Re: Une soirée à la taverne [Libre]   Une soirée à la taverne [Libre] EmptyDim 10 Juil 2011 - 20:16

Les quelques phrases lâchées précautionneusement par l’elfe laissèrent Knurgaod intérieurement aussi bouillant de rage que d’excitation. De rage, car cette Lilwenn était beaucoup plus maligne qu’il ne l’avait estimé, qu’elle l’avait presque percé à jour et qu’elle devenait de plus en plus dangereuse. D’excitation, pour les mêmes raisons une fois regardées sous l’angle de la manipulation : il s’agissait d’un défi comme il n’en avait pas relevé depuis bien longtemps. Trop longtemps, peut-être. Et si la situation dégénérait ? Le démon jeta un rapide coup d’œil à sa marionnette, puis se réprimanda mentalement : aucun besoin de recourir à la force, il lui suffirait de couper court à la conversation. Qui plus est, il possédait un avantage indéniable : il l’avait observé depuis qu’elle était entrée, là où elle ne pouvait le juger que depuis à peine quelques minutes. Le marionnettiste la dévisagea, mais rapidement son attention fut détournée par le rapace. Le volatile ne l’avait pas quitté des yeux. Il savait. Le démon fut pris d’une folle envie de mettre ce piaf en pièces, de le rendre une fois agonisant à sa propriétaire beaucoup trop perspicace... avant de la laisser elle aussi aux portes de la mort, cette foutue gamine pédante !
Knurgaod laissa son envie de meurtre se tasser, et se mit à cogiter furieusement vite. Que savait-il d’elle et de son rapace ? Elle était elfe. Vagabonde, à n’en pas douter. Donc grande affinité avec les animaux, il en mettrait son cytoplasme à couper... et forcément elle savait interpréter les réactions de l’oiseau. Pour être autant sur la défensive et aussi intelligemment prudente, elle devait avoir un passé plutôt chargé. Espionnage ? Vol ? Assassinat, peut-être ? Quel que soit le cas de figure, elle devait avoir appris à se battre. Elle était prompte à l’énervement, aussi. Il l’avait vu porter sa main à la garde de son arme pour le simple fait d’être apostrophée par un alcoolique, et cela trahissait un tempérament de feu, sous cette apparence calme et frêle. Confirmation sans appel de la théorie du passé maculé d’actes louches. Jeune et expérimentée. Sage et forte. Il détestait ce genre de personnes. Quant au volatile, il était clair que le néfaste le faisait réagir. Il avait littéralement bondit lorsque le démon s’était légèrement approché... L’elfe savait donc certainement qu’il était principalement malfaisant. Elle savait aussi qu’il était marionnettiste. Avait-elle eu la présence d’esprit de réfléchir au style de combat qu’il employait ? Elle devait se douter qu’il mentait sur son origine. Peut-être avait-elle deviné pour Jade... Et il était certain qu’elle se savait être une menace pour lui, sinon pourquoi tant de précaution ? Le démon pesa le pour et le contre, et aboutit à la conclusion suivante : pour l’instant, il avait l’avantage. Combien de temps cela durerait ? S’il ne faisait pas de faute majeure lors de la conversation, il aurait toujours une longueur d’avance, le rapace n’étant que peu utile lorsqu’il s’agissait d’autre chose que de dichotomie simpliste du bien et du mal.

Le marionnettiste réfléchit alors à la façon dont il pourrait tirer partit de l’elfe. À vrai dire, qu’aurait-il à gagner à s’attaquer à elle ? Rien. La satisfaction du triomphe, peut-être. Il n’aimait pas faire dans le sadisme pur sans avoir à en retirer quoi que ce soit, d’autant plus lorsqu’il risquait d’en pâtir. Elle était une menace, elle ne réagirait pas au ton mielleux ni aux compliments, l’art de la logorrhée ne servirait à rien pour l’apaiser, essayer de se rattraper ne ferait qu’aggraver les choses. Knurgaod ne trouverait même pas de quoi apaiser sa soif de sang en la manipulant, puisqu’elle n’avait sûrement pas de proche à tuer. Alors à quoi bon ?
Las de s’égarer dans des conjectures tourmentées, le démon secoua la tête. Après tout, il n’avait rien à perdre à jouer franc-jeu. Peut-être même pourraient-ils trouver un terrain d’entente. Des informations à lâcher, il en avait à ne plus savoir qu’en faire. De l’or, c’était in-envisageable, vu l’état piteux de leurs économies. Une poupée, peut-être ? Elle avait semblé aimer son art, alors pourquoi pas. Voire un peu de tout, du moment qu’elle gardait le silence il saurait se montrer généreux. D’autant plus si elle était assassin, car elle risquait d’écoper d’un contrat sur sa tête, un jour ou l’autre. C’était très à la mode en ce moment, d’envoyer des tueurs à gages battre la campagne à sa recherche, alors s’il pouvait s’éviter un ennemi, quel qu’il soit, il était prêt à quelques largesses. Sa décision était prise, il dirait la vérité. Enfin, la vérité un peu arrangée à la sauce Knurgaod. Le démon se pencha ostensiblement vers son interlocutrice, les bras plutôt écartés du corps : rapprochement, volonté de dialogue ouvert. Il hésita quelques instants, puis décida qu’il serait préférable de croiser les jambes : instauration d’une barrière, divergence des points de vue. L’expérience lui avait enseigné que les postures physiques possédaient une grande influence sur le comportement de l’auditoire, et ce n’était pas le moment de se laisser aller.

-« A vous écouter, froide et cassante comme le verre, aussi distante et hermétique que la Lune, on jurerait que vous m’avez pris en grippe, commença-t’il sur le ton de la conversation, mais la colère reprit le dessus et sa voix devient plus sifflante, plus sèche. Je vois en vous ainsi qu’en votre rapace une possible menace... d’où mon intérêt pour votre compagnon à plume. Il se trouve que je me suis, par inadvertance croyez-le bien, impliqué dans plusieurs petites affaires peu recommandables, et bien que je m’en sois à de nombreuses reprises repentis, plusieurs vieux démons prennent encore plaisir à me pourchasser... il repensa avec nostalgie à toutes les embrouilles qu’il avait créé dans le Vein, ainsi qu'à tous ces prétentieux qui avaient cru lui faire payer ses tours en lui enfonçant une épée dans le ventre, et cela le fit sourire intérieurement. Bien que pour la plupart ils me croient mort, il en est que mon passage fugace en ce lieu pourraient intéresser au plus haut point, et d’autre chez qui une telle information réveillerait de vieilles plaies que je préférerais garder en partie cicatrisées, pour la simple sauvegarde de mon intégrité physique. »

Il fit une pause, laissant à son auditrice le temps de digérer à la fois son repas et sa petite tirade et se laissant un moment pour reprendre le contrôle de ses nerfs. Ainsi, c’est d’une voix beaucoup plus calme et posée qu’il continua.

-« Vous êtes, je n’en doute pas un seul instant, très habile dans la rétention d’informations... vous venez de m’en faire la preuve en refusant de me fournir autre chose que de fades banalités au sujet de votre oiseau. Or si vivre m’a apprit quelque chose, c’est bien que les personnes sachant se taire savent encore mieux revendre ce qu’ils entendent ainsi que ce qu’ils voient. Pour être franc... il me serait agréable que votre bouche reste close à mon sujet. »

L’elfe semblait interdite et, bien que le marionnettiste ne puisse vraiment juger de son expression dans cette obscurité légère, cela l’ébranla quelque peu : il s’attendait à la voir tout sourire, main tendue, prête à recevoir le prix de son silence. Peut-être avait-il fait une autre erreur... peut-être ne s’était-elle même pas rendue compte du danger qu’elle représentait, il était même possible qu’il se soit trompé sur toute la ligne... Knurgaod chassa cette dernière pensée aussi vite qu’elle était venue : il ne pouvait pas s’être trompé sur tous les points. De toutes façons, maintenant que le vin était tiré il fallait le boire.

-« Il est évident qu’afin que vous puissiez tenir votre langue sans en souffrir un jour financièrement... nous savons tous deux à quel point la revente de renseignements nourrit aisément son homme... je suis prêt à quelques concessions de mon côté. Un exemplaire de mon art, des informations sur les pratiques peu avouables de quelques nobliaux, sur les finances vacillantes de grandes familles bourgeoises, et même...»

Bah oui, après tout le commun des mortels ne savaient de Feleth que ce qu’ils voulaient en voir... Le Vein leur était presque totalement inconnu... Le démon explosa de rire intérieurement.

-«Et même à propos de lieux quasi-inexplorés par les Felethiens ... »

C’était vrai.

-«... regorgeant de richesses... »

C’était déjà moins évident, même si un aventurier chevronné pouvait s’y emparer d’un grand nombre de trésor maudits.

-« ... débordants de savoirs anciens... »

Il ne se rappelait pas avoir jamais mit la main sur un ouvrage véritablement utile provenant du Vein... Mais cela, elle n’était pas obligée d’en être informée.

-« ... , un lieu absolument sans danger... »

Pour les démons y séjournant et en connaissant les subtilités, bien entendu.

-« ... et je pourrais vous indiquer comment s’y rendre. Une telle information aura beaucoup de valeur pour un scientifique, ou pour n’importe quelle âme avide de richesse ou d’exploration. »

Vendre le Vein aux habitants de Feleth, quelle bonne idée ! Après tout, il y avait une chance sur mille pour qu’un imbécile empruntant les passages entre les mondes sans y être préparé survive au voyage, et ceux qui passeraient se feraient mettre en charpie par les autochtones, ou par le Vein lui-même. De plus, qui lui en voudrait d’amener un peu d’ambiance là-bas ? Certainement pas les autres démons. Knurgaod se sentit satisfait, mais sa joie ne fut que de courte durée lorsqu'il se rendit compte qu'il avait négligé une donnée : encore fallait-il qu'elle accepte...
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Lilwenn

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MessageSujet: Re: Une soirée à la taverne [Libre]   Une soirée à la taverne [Libre] EmptyMar 12 Juil 2011 - 14:38

Après un court instant son interlocuteur se pencha, se rapprochant donc d'elle d'une manière certaine. Lilwenn quand à elle, ne bougea pas. Il semblait vouloir continuer à discuter, qu'allait-il lu dire, allait-il être déçut de ne pas obtenir plus d'informations, ou même, en colère ? Lorsqu'il croisa les jambes, l'elfe repoussa son assiette et croisa les bras sur la table.
Lorsqu'il commença à parler, se fut d'abords sur le ton de la discussion, relativement calme. Très vite cependant son ton changea. Il se fit colérique et sifflant. Il parlait d'une manière sèche et ses mots claquait dans les oreilles de Lilwenn comme une pluie violente en cinglante.

L'avoir pris en grippe, bien sûr qu'elle l'avait pris en grippe, songea t-elle, exaspérée. Comment pouvait-elle ne pas l'avoir prit en grippe alors qu'il s'intéressait de beaucoup trop près à des choses qui ne le concernait pas vraiment. De plus Teleri était en alerte, et il fallait les voir tout les deux, songer qu'ils avaient put avoir un petit commerce tranquille dans un village semblait louche, c'était maintenant, complétement exclu.
Une lueur farouche passa dans les yeux verts de Lilwenn quand son interlocuteur lui expliqua qu'elle représentait une possible menace. Que savait-il d'elle ? Rien de plus que ce qu'il avait ut observer normalement. Il était prudent, et déduisait rapidement les choses de son comportement. Intelligent et malfaisant. Lilwenn devait se montrer prudente.
Une menace... mas pour qui la prenait-elle ? Bon, pour ce qu'elle était, il est vrai. Ainsi c'était l'information de sa présence qui semblait tant l’inquiéter. Intéressant. Ici, une erreur fut commise. Il ne fallait jamais dévoiler à Lilwenn qu'une information était précieuse. Sa mémoire était faite pour retenir tout, en détail, chaque élément important. Ainsi elle savait à présent qu'elle détenait une information qui pouvait valoir quelque chose. Et, quoi qu'il se passe, à moins de mourir, elle n’oublierait pas. Elle aurait donc le loisir, plus tard, de revendre certaines données.

Ayant ainsi déballé son sac, et apporté à Lilwenn de précieuse informations, il se tut. Recherché, probablement dangereux... Avait-il versé dans le crime ? Toujours était-il qu'il craignait pour sa propre vie. regardant la jeune fille toujours assise en face de lui et qui ne disait rien, elle tenta de comprendre sa présence. Assistante ? Cela devenait improbable. Alors qu'elle réfléchissait toujours, il reprit, d'un voix plus calme et plus contrôlé.


-« Vous êtes, je n’en doute pas un seul instant, très habile dans la rétention d’informations... vous venez de m’en faire la preuve en refusant de me fournir autre chose que de fades banalités au sujet de votre oiseau. Or si vivre m’a apprit quelque chose, c’est bien que les personnes sachant se taire savent encore mieux revendre ce qu’ils entendent ainsi que ce qu’ils voient. Pour être franc... il me serait agréable que votre bouche reste close à mon sujet.
»


Lil' eut un léger rictus qui lui déforma un instant le visage. Trop de prudence avait montrer qu'elle doutait de son interlocuteur. Cependant, maintenant qu'elle savait autant l’inquiéter, pas assez de prudence pourrait l’amener tout près du cercueil. Elle savait très bien de toute façon que se taire aujourd'hui était négociable, mais qu'une information se revendait partout, et n'importe quand.
C'est à ce moment là que les réjouissances commencèrent, Knurgaod commença à proposer un arrangement avec Lil'. Celle-ci se fit très attentive. Teleri secoua un instant ses ailes, et décollant un peu de l'épaule de Lilwenn il fit un petit vol plané au dessus de la table avant de venir se reposer sur son épaule, plantant profondément ses serres dans la chair de l'elfe. Du sang coula sur son épaule, mais Lilwenn ne broncha pas. Elle écoutait attentivement son interlocuteur


-« Il est évident qu’afin que vous puissiez tenir votre langue sans en souffrir un jour financièrement... nous savons tous deux à quel point la revente de renseignements nourrit aisément son homme... je suis prêt à quelques concessions de mon côté. Un exemplaire de mon art, des informations sur les pratiques peu avouables de quelques nobliaux, sur les finances vacillantes de grandes familles bourgeoises, et même...»

Proposition intéressantes. L'esprit de Lilwenn se mit en marche à toute vitesse. Que serait le plus avantageux, de quoi avait-elle besoin. Laissant planer le suspense un instant ,il continua.

-«Et même à propos de lieux quasi-inexplorés par les Felethiens ... »

Lilwenn stoppa sa réflexion. Elle fixa intensément son interlocuteur. Qui était-il en réalité pour pouvoir détenir se genre d'informations ....?


-«... regorgeant de richesses... »

-« ... débordants de savoirs anciens... »

-« ... , un lieu absolument sans danger... »

Continua t-il. Puis il repris de pus belle.

-«... et je pourrais vous indiquer comment s’y rendre. Une telle information aura beaucoup de valeur pour un scientifique, ou pour
n’importe quelle âme avide de richesse ou d’exploration. »


L'esprit de Lilwenn fonctionnait à plein régime. Les question se bousculaient, elle conclut cependant une chose, cet homme semblait détenir des informations étranges et très particulière. Surement n'était-ce même pas un homme... Préférant ne pas conjecturer sur ce genre de pentes glissantes elle chercha dans sa mémoire ce qu'elle savait de ces mondes inconnus.
Le père de Lilwenn, avec qui elle avait grandit, était un espion très réputé, et un homme très instruit et très vieux. Il avait conté un fois à Lilwenn qu'il existait 2 mondes, un au dessus, et un en dessous de Feleth. Elle ne put pas remettre la main sur les noms qui lui avaient été énoncé, mais elle se souvenait clairement que ces mondes était fermés, d'après son père, à la plus part des Felethiens.
Elle rigola un instant, doucement, pour elle même.


- Vous êtes bien renseignez me semble t-il. Ainsi je vous dérange tant que vous n'hésiteriez pas à m'envoyer dans un monde dont je ne revendrait surement pas. Vous me sous estimez...

Elle marqua une pause, attentive, puis repris, attendant le signe, de la part de son interlocuteur qui lui montrerait qu'il avait compris que les négociations ne seraient peut être pas si faciles.


- Bien que des informations plus poussé sur de tels lieux soient, je dois le dire, tentantes, j'ai pour vous une demande bien plus précise puisque vous parlez d'échange de bons procédés.

Elle se tu, attendant une réaction en face d'elle.
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Knurgaod De Veinenuit

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MessageSujet: Re: Une soirée à la taverne [Libre]   Une soirée à la taverne [Libre] EmptyDim 17 Juil 2011 - 19:19

L’envoyer ? Qui avait parlé de l’envoyer où que ce soit ? Une telle information n’était pas destinée à être exploitée, mais à être vendue et diffusée pour le plus grand bonheur des habitants du Vein... Qu’est-ce qu’une elfe peu loquace irait faire dans un sentier potentiellement dangereux ? Vérifier l’information ? Non, décidément Knurgaod ne comprenait pas les articulations mentales de son interlocutrice... la jeunesse de celle-ci en était sans-doute la cause. A cet âge, on se prend à rêver d’aventures en pagailles et de trésors fabuleux, même lorsqu’on est censés savoir se tenir. Le démon n’éprouverait aucune joie à la voir s’enfoncer dans les méandres du Vein, tout simplement parce que l’information mourrait avec elle. Il pourrait toujours la vendre à quelqu’un d’autre, mais c’était une perte de temps, puisqu’il avait justement sous la main la personne toute indiquée... Quant à ce qui était de la sous-estimer, c’était tout le contraire. Elle était si prévisible... Le marionnettiste s’était pris à espérer qu’elle se taise effectivement pour quelques jours, mais il ne doutait plus que la nouvelle de sa venue serait répandue dans toutes les ruelles sombres de la ville à peine l’elfe sortie de l’auberge. Il faudrait quitter en hâte Beolan, mais à vrai dire s’était un moindre mal. De plus le mutisme relatif obtenu grâce à leur petite transaction, ainsi que la difficulté qu’elle rencontrera très certainement pour faire parvenir l’information de sa présence jusqu’à des oreilles susceptibles de l’interpréter correctement, seraient largement suffisants pour assurer le temps nécessaire à une fuite discrète et sans encombres.
Knurgaod avait hoché la tête lorsque l’elfe avait marqué une pause, par simple politesse. Avec lui les transactions étaient toujours faciles, puisqu’il était capable de vendre les trois mondes pour une bouchée de pain, et ce sans faire le difficile tant qu’il n’avait pas à en souffrir. Qu’elle demande, il répondrait. Ou tout du moins, il répondrait ce qui l’arrangerait le plus.

-« Et bien je vous en prie, demandez donc précisément... je m’efforcerais pour ma part de vous renseigner du mieux possible. Mais vous devrez vous contenter de deux questions, tout au plus. C’est là le prix de mon... exactitude. »

Jade s’amusait de cette discussion. Elle dépendait de Knurgaod, et elle était sûre qu’il ferait les bons choix. Vendre de l’information était son moyen d’escapade le plus prisé, elle l’avait vu à l’œuvre assez de fois pour le savoir, et de même elle savait par expérience qu’il n’aurait jamais à se repentir d’un renseignement qu’il aurait lâché, et qu’elle n’aurait jamais à en subir les conséquences. Le marionnettiste prenait toujours grand soin de ses affaires, quelles qu’elles soient, et lorsqu’il s’agissait de son patin, il était d’une prudence extrême. Elle soupira longuement et s’affaissa contre la table en repoussant sa tasse de thé désormais froid. Quoi qu’il puisse arriver, elle n’avait pas vraiment à s’en faire.

/Hrp : C’est très court, et je m’en excuse, mais tu me laisse difficilement le choix ^^ /

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Lilwenn

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MessageSujet: Re: Une soirée à la taverne [Libre]   Une soirée à la taverne [Libre] EmptyDim 17 Juil 2011 - 20:20

Il répondrait, avec exactitude, en tout cas, c'est ce qu'il affirma. Lilwenn ne cherchant pas à créer d'autre malaise que celui déjà existant ne chercha pas à en obtenir la certitude. Elle était prête à entendre, à retenir puis à s'éloigner de cet homme, et à n'en garder comme souvenir que le nom,la date et le lieu où elle l'avait rencontrer. En attendant le jour, bien sûr, où cela pourrait lui servir.
Deux questions... c'est ce qu'il avait précisé. Il fallait donc qu'elle soit précise, et qu'elle ne fasse pas un seul faux pas. L'objectif étant de ne rien manquer, tout en ne dévoilant rien. Elle réfléchit don à une tournure de phrase pour poser sa première question.
Prenant malgré tout, toute les précautions qui lui éviterai un dérapage quelconque de la situation elle se rapprocha de la table de Knurgaod afin de pouvoir lui parler plus bas encore, tout en restant audible.


- On m'a jadis appris à me méfier des personne tels que vous que n'ont d'humanoïde que leur parole. Simple supposition de ma part bien sur...


Avoua t-elle à son interlocuteur qu'elle fixait dés à présent sans ciller. Elle ne pouvait toujours pas le voir, mais peut lui importait. Elle fixait dans l'ombre, ce qui lui semblait être la zone de son visage.

- Mais peut importe après tout. Dite moi donc, ce que vous savez à propos... Des magies les plus puissantes qui existent dans les mondes que vous connaissez ?


Lilwenn avait renoncé au dernier moment à demander des renseignement sur la garde royale. Dans sa première question tout du moins. N'ayant absolument aucune connaissance particulière en magie, à part celle de elfes, elle désirait surtout s'instruire. Bien qu'il sembla inamicale et dangereux, elle se risqua donc à lui poser cette question. Son interlocuteur était sans nul doute une personne doté d'un pouvoir de magie. Elle savait pouvoir apprendre de lui, et cela lui serait bien utile plus tard, pour sa propre survie. Fallait-il maintenant qu'il réponde à sa question, et de manière développé. Qui sait, il n'avait en rien précisé comment ces réponses seraient... Précises, certes, la précisons étaient une notions bien propre à chacun et c'est ce que Lilwenn craignait. Ne pas avoir le même sens de la précision que son interlocuteur.


[HRP: Tu n'as pas à t'excuser pour quoi que se soit !
Wink Tu fais régulièrement des post trois fois plus long que les miens... Quand à moi par contre, je te demande cette fois ci de bien vouloir pardonner la particulière nullité de ce qui se trouve au dessus, mais j'ai le rhume depuis quelques jours et ce n'est pas facile de trouver l'inspiration quand on à mal au crâne. Bref.]
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