''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Une épine dans le pied [ Asmodé Barenthon, Balthazar Bel ]

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Kara Bawen



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MessageSujet: Une épine dans le pied [ Asmodé Barenthon, Balthazar Bel ]   Mer 6 Juil 2011 - 23:47


-Pardonnez moi mes braves, par où puis je rejoindre la route de Beolan?

Les deux hommes sursautèrent de concert , se dévisageant l'un l'autre avec une soudaine angoisse avant de tourner fébrilement la tête vers celle qui les avaient hélés.La jeune femme en question se tenait bien droite sur un splendide étalon bai à la mine aussi hargneuse que celle de sa cavalière était sympathique,cette dernière affichant un sourire des plus agréables en attendant sagement sa réponse.
Elle avait bonne mine mais la poussière accumulée sur sa robe et son armure trahissait plusieurs jours de voyages.Elle était belle et sensuelle mais la garde imposante dépassant de derrière sa nuque invitait à la méfiance ...
Il ne s'agissait pas d'une donzelle égarée mais bel et bien d'une baroudeuse...restait une question de taille : amie ou ennemie? éclaireuse ou solitaire ?
Les deux vilains, car il était difficile de les qualifier de façon flatteuses, vêtus et malodorants comme ils l' étaient,farfouillèrent les environs du regard, avant que l'un ne se décide enfin à répondre.

- Hmpf bah euh, t'vois le grand arbre là bas?


La jolie rousse plissa légèrement les yeux pour discerner les alentours plus distinctement

-Celui qui est tout seul ? Dans le champ derrière le muret?

-Oue , arrivé là faut couper à travers le pré , tout au bas y aura une haie à suivre et tu rtombes sur un chemin,tu l'suis vers la droite et d'ici quelques lieues t'arriveras au village, y aura bien une vieille pour te dire la suite...

-D'accord, je vois...je dois pouvoir atteindre ce fameux village avant ce soir?


-Pour sûr !


-Bien. Je vous remercie. Salua la guerrière tout en reprenant légèrement ses rênes. Ah aufait, si j'étais vous je courrais chercher un peu de chaux ou je creuserais plus profondément, il pue déjà a des kilomètres . Ajouta - t - elle, désignant du menton une main qui sortait de terre . Les meurtriers manquèrent s'assommer en baissant simultanément le regard sur l'endroit indiqué par Kara.
- J'ai croisé une patrouille à la recherche d'un éclaireur , il y a moins d'un quart d'heure ..." acheva t elle tout en faisant pivoter sa monture, laissant coit son interlocuteur.

Un ange passa...devaient ils ou non la laisser partir? Alors qu'elle connaissait leur visage et avait deviné leur crime? Même si cette dernière paraissait anti royaliste de par son conseil, qu'adviendrait il s'il la questionnait? Tant de questions muettes que répercutaient les prunelles des deux hommes, alors que l'importune s'éloignait calmement. Elle sentait qu'ils étaient en proie a un dilemme a son sujet,mais cela ne l'inquiétait guerre, bien au contraire leur désappointement l'amusait, égayant cette journée plutôt morne jusqu'alors.
Si son attitude n'en laissait rien paraître, elle n'en était pas moins aux aguets, l'oreille en alerte, mais rien ne vint, les butors devaient s'être decidés à parer au plus urgent.

Une centaine de pas plus tard et déjà le souvenir de cette rencontre s'estompait, crimes en tout genre était choses si communes en terre Felethienne...

Déjà le petit muret, au loin le fameux arbre voici tout ce qu'elle gardait à l'esprit , l'essentiel, l'utile. Un village, voilà qui était alléchant peut être y trouverait elle une grange où coucher, celà faisait une semaine qu'elle voyageait en pleine nature, ayant pérégriné quasi à vol d'oiseau pour gagner du temps, ses "problèmes" prenaient trop d'ampleur pour qu'elle se permette de muser comme à son habitude.
Un léger virage à droite, Johal venait de contourner de lui même le muret , la jeune femme sourit,

-Ah entre un chemin terreux et de l'herbe à foison le choix est vite fait ,remarqua t elle amusée
Allez, après tout pour peu qu'on arrive pour la nuit , ça me va . Trancha t elle réfléchissant toujours à voix haute. Elle stoppa la bête et mis pied a terre , attachant le flot des rênes à un anneau de la selle pour ne pas que Johal se prenne les pieds dedans en broutant
-Voilà sale bête, tu as le temps que je parvienne à la haie pour t'en mettre plein la panse. L'etalon piqua immediatement du nez pour arracher voracement une première touffe d'herbe, au moins une tâche à laquelle il ne rechignait pas! La guerrière repris nonchalamment sa route à pied, coupant à travers la prairie aux herbes hautes à cette saison, elle n'aurait qu'a siffler l'animal pour qu'il la rejoigne un peu plus tard.

Les graminés fouaillait les cuisses de la rôdeuse à travers sa fine robe de coton, les foins ne tarderaient pas à être faits, l'herbe de bonne hauteur avait déjà une teinte mordorée.L'air était sec, mais sans être trop chargée grâce a une brise légère qui subsistait ... il suffirait d'un rien, une simple étincelle, pour qu'un feu ravageur dévale ses collines dans ses conditions ...et c'est bien là ce qui la conduisait avec tant d'empressement vers Beolan, une contrée qu'elle évitait habituellement.

Bien sur la cité elle même était époustouflante, le cadre assez idyllique, l'animation constante et plutot bonne enfant ... tout pour lui plaire, théoriquement, mais si les spectacles de rues la distrayait effectivement, l'aura magique qui transpirais de ce lieu l'oppressait. La magie était insondable, fourbe, impalpable, un vieillard affublé d'un baton pouvait vous envoyer six pieds sous terre sans avoir eu le temps de dire "ouf"; la loi des armes était bien moins traître .

Et pourtant elle ne pouvait fuir en permanence ses propres facultés, celles ci se rappelaient de toute façon à elle, comme en ce moment où son don se manifestait sans y avoir été invité, à tout bout de champ; éveillée , endormie, calme ou encolérée .... pour l'heure point de catastrophe, mais la fréquence de ces manifestations intempestives s'accroissant, elle s'était résolue à aller consulter quelqu'un de qualifié en ce domaine, avant qu'un tiers n'en fasse les frais.

-"Hey!!" * Mais où allait il ce bougre d'âne * machinalement la cavalière rendue pietonne accelera le pas en direction de son cheval qui s'en allait fringuant au petit trot, soudainement attiré par des silhouettes se detachant à l'horizon.

-"Joha..
" *BAM * appela t elle avant de trebucher s'etalant de tout son long


Dernière édition par Kara Bawen le Mer 3 Aoû 2011 - 14:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Une épine dans le pied [ Asmodé Barenthon, Balthazar Bel ]   Sam 9 Juil 2011 - 0:30

En fait je ne sais pas vraiment ce que je fais là, je n'ai pas vraiment de but et le chemin qui m'a amené jusqu'ici s'efface au milieu des vastes étendues de bruyères et d'herbes. Je n'oserais pas dire que je suis perdu, je l'ai été assez longtemps dans ma trop courte vie de démon pour pouvoir m'avouer cette évidence. J'avance, je ne fais que ça, au travers de cette nature qui sans être exceptionnelle m'enchante, me berce et me fait oublier ce tracas dérisoire qui me prend quand l'esprit se raccroche à la réalité. Les odeurs m’enivrent et le vent subtil vient soulever les mes cheveux libres alors que je m'arrête après avoir escaladé un monticule de pierre pour regarder l'horizon à la recherche d'une quelconque trace de vie. Rien. Il n'y a rien que le calme d'une nature pas si sauvage, je peux apercevoir au loin quelques champs de blés ou d'orges qui dorent sous le haut soleil. Je me sens seul et pourtant serein, peut être est ce, et cela est d'ailleurs certain grâce à ce cadre qui m'entoure, mais je ne m'arrête pas, je n'ai pas vraiment de but, je suis un simple rebelle qui ne cherche que vengeance mais qui par tous les moyens fuie sa propre nature. Le sang, et la guerre, tout cela est si loin et pas ma bêtise ou fort d'une passion piétinée je me suis élancé avec fougue dans les travers qui ont fait de moi un monstre. Mais ne suis je pas un démon ?! Non... Je suis sûrement plus que ça.

Cherchant le sentier depuis longtemps disparu sous la végétation d'un regard vain, je continue mon chemin dans la même direction, cela me prendra encore des heures avant de tomber sur quelqu'un ou sur un simple village... Quoi qu'un village n'est pas un gage de garanti, on ne sait jamais vraiment sur quoi on va tomber. Parfois animés d'une vie presque trop joviale quand ce n'est pas une épidémie quelconque ou tout simple l'armée du souverain qui n'a pas frappé à la porte. Ce monde ne connaît pas vraiment de juste milieu même si il souhaite en être l'image, il n'est pas si différent de ce monde où j'ai vu la jour, il n'y a que ruine et désolation quand on ne sait apprécier ce qui nous entoure. Pas après pas dans un silence à peine perturbé par le bruit de mes pas dans le fourrage sauvage, j'avance, évoluant à peine durant de longues minutes avant que la fatigue m'engourdisse le corps. Mon endurance a des limites et la progression dans les hautes herbes, plutôt sèches pour la saisons, me font lâcher prise bien rapidement quand tous les chemins s'effacent sous la marque d'une mère nature redoutable.

Vaincu par ce qui m'entoure je ne peux que rester planté là, incapable de faire un pas de plus dans n'importe qu'elle direction  sans avoir néanmoins de regrets sur ce choix que j'ai fait. Je m'effondre un peu plus à chaque secondes pour me perdre dans la broussailles, allongé sur cette terre d'adoption que je chérie tant... Il n'est rien d'autre que le son des battements de mon cœur qui vient résonner au plus profond de mes oreilles. Tout me berce et c'est finalement dans l'inconscient que je sombre. Rêves peuplés de choses innommables ou de plantes miraculeuses je ne saurais le dire, en fait je crois que je ne rêve pas, que je n'ai pas assez d'innocences pour pouvoir accéder au doux monde des rêves sans pour autant que je sois assez marqué par la vie pour l'alter de ce monde. Ce n'est finalement que l'inconscience qui me prend alors que la main sur ma lance je m'endors sans aucune gène et pour si peu de temps.

C'est d'un sursaut douloureux qui viendra la fin de ce sommeil dénué de songes, ponctué de surprise. Comment aurais je pus deviner que finalement je n'étais pas si loin que cela de ce que je cherchais, que la fatigue avait comme déposé un voile sur ma perception. Peu importait à ce moment là tout ce qui avait put se produire durant ma quête d'une civilisation qu'elles soient formés de bouseux ou de nobles. Pas vraiment sur le qui vive face à cette chose qui s'est vautré à mes cotés, je me redresse légèrement sur les coudes, interrogeant vaguement du regard cette chose encore informe, attendant une réponse qui ne viendra sûrement pas. Je repousse ce poids qui m’encharne au sol, ne me laissant pas vraiment libre de mes mouvements sans vraiment faire attention à la chose que je pousse. S'agissait il d'une jambe ou de toute autre chose je n'en ai pas le moindre souvenir, l'esprit sûrement trop embrouillé par le sommeil qui m'avait prit sans trop de traîtrise. Les jambes remise d’aplomb sur le sol dur, je me préoccupe désormais de ce qui se passe autour de moi, appelant à ce que l'on appelle les règles de savoir vivre mêlé à une dose de naïveté.


« Vous devriez regarder où vous mettez les pieds... »

Peut être que mes règles de savoir vivre n'étaient pas vraiment ce que j'avais pensé qu'elles auraient put être. Mais qu'importe, je ramasse déjà ma lance avant de tendre une main vers ce qui semble être une demoiselle affalée sur le sol.

« Rien de cassé ?! »
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Kara Bawen



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MessageSujet: Re: Une épine dans le pied [ Asmodé Barenthon, Balthazar Bel ]   Dim 10 Juil 2011 - 11:59

* Peuh * Que la terre avait un goût amer ... songea t-elle en premier lieu, recrachant les molécules granuleuses qui s'étaient glissés dans l'interstice de ses lèvres. Il y avait un moment qu'elle n'y avait plus goûté en combat singulier et elle trouvait le moyen de se vautrer lamentablement sur une bûche!

« Vous devriez regarder où vous mettez les pieds... »


Une bûche?? Depuis quand les bûches s'indignaient - elles ?

La rôdeuse se retourna lestement, campant quelques secondes sur ses coudes pour détailler l'obstacle qui l'avait fait choir et se permettait en plus de la houspiller ainsi.
Un grand dadet se trouvait là, attifé d'une curieuse armure de cuir lourd, à prédominante noire *il devait mourir de chaud* dont certains détails étaient agrémentés de cuir rouge, le tout surplombé d'impressionnantes épaulettes hérissées...de plumes! L'ensemble formait un tout à la discrétion assurée, sa gaussa t - elle intérieurement et pourtant elle avait réussi à ne pas le voir...il était grand temps qu'elle prenne un peu de repos.

« Rien de cassé ?! »

Il se foutait d'elle en plus? Fronçant légèrement les sourcils , la jeune femme se redressa vigoureusement

« Mais qu'est ce que vous foutiez planqué dans les hautes herbes hein ??» Elle ne s'imaginait pas avoir été des plus gracieuses lors de sa chute, atteinte dans sa fierté l'humeur affable du début d'après midi s'était dissipée au profit d'un comportement de roquet
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MessageSujet: Re: Une épine dans le pied [ Asmodé Barenthon, Balthazar Bel ]   Mar 12 Juil 2011 - 23:04

J'ai toujours pensé que c'était une bonne chose d'aider son prochain... Bon peut être pas toujours, mais c'est néanmoins une résolution que j'ai prise depuis que je me suis installée en tant que jardinier et que je garderais même à présent que les plantes ne font plus parties de mon quotidien. Pourtant le fait de me faire houspiller par une demoiselle affalée sur le sol et incapable de voir ce qui se trouve à ses pieds me déplaît assez. Je ravale néanmoins ce soupir marque significative de mon agacement, après tout cela me semblait complètement évident ce que je pouvais faire allonger sur le sol après une journée de marche... Qu'importe, avec le temps, j'avais appris que les évidences était loin d'être les mêmes pour tout le monde et je refermais ma main sur du vide après m'être vu légèrement évité.

« Et bien je pense que je me reposais après une longue marche. »

Un petit sourire sympathique, tout du moins aussi sympathique qu'un sourire de démon peut avoir l'air et je me sens obligé d'étirer ma colonne vertébrale, qui craque assez bruyamment me donnant l'impression de gagner quelques centimètres... Impression totalement fausse d'ailleurs.

« Et vous ? Je ne pense pas que ce soit l'envie de goûter à la terre des champs qui vous ai fait gambader à travers les dit champs, n'est ce pas ?! »

Je ne suis pas toujours gentil, ni naïf d'ailleurs, ce n'est peut être finalement qu'une image que je me donne et que je préfère garder afin de me montrer plus humain... Je ne sais pas, mais qu'importe, il semblerait que mon petit coté démoniaque ressorte alors que mon humeur tend du mauvais coté alors que j'observe la mine poussiéreuse de la jeune fille.

« Vous devriez vous débarbouiller. Vous avez encore un peu de terre juste là ! »

Montrant du doigt mon propre menton pour figurer l'endroit, toujours avec ce même sourire qui n'a sûrement rien d'avenant pour la demoiselle.
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MessageSujet: Re: Une épine dans le pied [ Asmodé Barenthon, Balthazar Bel ]   Mar 19 Juil 2011 - 23:18

Kara s'époussetait avec vigueur, bien consciente que cela ne suffisait pas à dissiper sa soudaine mauvaise humeur. Une part d'elle s'y essayait pourtant, lui faisant détourner le regard pour ne pas risquer de se heurter a un faciès railleur qui ne l' encolèrerais que davantage. Elle s'auto-fustigeait intérieurement de se montrer désagréable alors que la bienséance aurait sans doute voulu qu'elle se confonde en excuses, ouais sans doute... mais non, foutredieu elle aurait pu se faire mal non?
Non, définitivement non...Le pauvre hère n'avais rien provoqué ,s'excuser était bien la moindre des choses, au diable la fierté mal placée.Allez, une bonne inspiration, on relève le menton et on grommele un semblant de regret,ça doit être du domaine du faisable ça, même avec une dignité malmenée...


« Et bien je pense que je me reposais après une longue marche. »


La teinte moqueuse de cette réponse et surtout le soupir agacé l'ayant précédé refoulèrent aussi sec l'entreprise de mea culpa au stade embryonnaire.


Elle prit enfin le temps de détailler un peu plus l'homme qui se cachait derrière cet accoutrement singulier.Un homme? un démon en fait, de toute évidence. Sa peau a l'aspect charbonneux, où des volutes rougeoyantes se dessinaient, ses chevaux argentés , ses sortes de cornes surtout, ne laissaient que peu de doute quant à ses origines.
Une seconde, juste une seconde, l'idée de mettre un peu d'eau dans son vin au vu de cet élément nouveau lui traversa l'esprit ...rien qu'une seconde. Il faut dire que ses expériences passées avec la gent démoniaque c'était systématiquement soldées par des blessures pour l'un ou l'autre parti , entre la susceptibilité des uns et l'agressivité naturelle des autres, l'affrontement était quasi inévitable pour qui n'avait pas l'habitude de courber l'échine et passer sa route .
Un craquement sec vint ponctuer sa pensée, la jeune femme s'attarda sur les traits de son allocutaire. Il n'avait pas l'air agressif ...bien moins qu'elle en ce moment précis en tout cas, il ne respirait pas la violence par toutes ses pores comme la plupart de ses semblables, simplement une certaine...classe,
il fallait bien le reconnaître. La frustration du ridicule se dissipait petit à petit au profit de la curiosité dans l'esprit tortueux de la guerrière.

« Et vous ? Je ne pense pas que ce soit l'envie de goûter à la terre des champs qui vous ai fait gambader à travers les dit champs, n'est ce pas ?! »


Le ton se voulait agréable mais le sourire aux accents démoniaque contrastait légèrement ,trahissant l'émulation naissante conduisant à l'affrontement, tous deux semblaient en proie au même conflit entre impulsivité et sociabilité...voilà qui les rapprochaient, tout différents qu'ils soient.


« Vous devriez vous débarbouiller. Vous avez encore un peu de terre juste là ! »
ajouta t il, se désignant un endroit du menton

A nouveau la jeune femme sentit le rouge lui monter au joue, mais s'abstint, adoptant simplement un air hautain et ne cédant pas à la tentation de dégager ce résidu qui lui chatouillait la peau d'autant plus depuis que le démon lui avait fait remarqué.


« En effet j'ai passé l'âge de jouer à faire des roulé boulé dans l'herbe, je devais simplement me presser pour récupérer cette foutue bourrique »
expliqua t elle en guise de réponse tout en jetant un regard noir à l'étalon qui broutait a nouveau au loin

Puis après un bref silence et de mauvaise grâce « Mes excuses pour vous avoir piétiné au passage » ...des excuses à un démon , on aura tout vu.
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MessageSujet: Re: Une épine dans le pied [ Asmodé Barenthon, Balthazar Bel ]   Mar 26 Juil 2011 - 11:25

Dentère et Balthazar marchaient à travers les collines depuis un moment, ils avaient gagné les grandes plaines il y a trois jours et marchaient toujours tout droit, direction les côtes de l'est. Dentère en avait plein les pattes, ils marchaient, marchaient, et Balthazar avait un sacré rythme ce bougre, quand à lui dès qu'il avait mal au pieds ou des ampoules balthazar lui demandait de retirer ses chausses et celui ci les soignaient pour repartir. Quand Dentère avait faim Balthazar sortait de sa besace des mets différents, du pain, des légumes, des victuailles offertes par les villageois en échange de précieux soins de l'archimage sur les plus malades.

Le soleil frappait de toute sa puissante, il traversait un champs doré.
-Santana? C'était le nom qu'il donnait, plutôt un surnom destiné à vivre à travers le temps et ses différentes apparences, Dentère savait aussi que c'était le nom de son fils, il avait été père, avait il vu son enfant mourir de vieillesse?

Balthazar ne réduisait pas la cadence.
-J'ai chaud!

L'archimage saisit sa gourde à la ceinture et l'envoya sans s'arrêter à son ami qui lui s'arrêta découragé.
-Mais j'en ai déjà! Mais j'en peux plus!

Balthazar s'arrêta observant gravement son ami.
-Enlèves tes chausses, je vais arranger ça!
-Non non non! Dentère s'écarta en jetant la gourde au sol. J'en ai tout simplement ras le bol de marcher, tu as plus d'un siècle, tu veux pas te comporter comme un vieux et marcher à ton rythme?

Balthazar le regardait sans expression et grommela de ne pas savoir mettre un coup de poing, il récupéra son sang froid.
-Tu veux faire bronzette? On se rejoins à Lasna.

Dentère courut derrière Balthazar qui avait repris sa route.
-Ca ne s'appel pas Lasna mais Beolan!
-Mon clan l'appel ainsi! La ville de la connaissance. Je dois améliorer mes sorts et y trouver pourquoi pas un enchanteur.

Dentère s'arrêta en hurlant.
-Ras le bol, ras le bol, ras le bol! J'en ai marre, j'en peux plus et je sens que je vais, je sais pas, je vais... je vais... Je vais dormir tiens! Attendant que Balthazar soit à distance. De toute façon ton clan, ils sont tous morts, alors tu vas pas me gaver! Il hurla. On vit à notre époque et plus à la tienne!

Dentère aperçut en hurlant une silhouette bien connue, un cheval, Balthazar lui aussi l'avait vu mais ne s'en inquiétait guère. Dentère fonça à travers champs.
-Les dieux m'ont entendu, ils m'ont entendu.

Il fonçait comme un fou jusqu'à l'animal ayant pris soin d'arracher des herbes pour l'offrir au sois disant cadeau des dieux, cette fois Balthazar s'était arrêté, il avait vu les silhouettes un peu plus loin et il n'aimait pas l'une d'entre elles, appuyé sur son bâton il entoura ses paumes d'une lumière dorée pure, préparant son corps à un affrontement.
-Dentère? Viens ici, ce cheval ne t'appartient pas! Viens dépêches toi!

Dentère riait.
-Tu m'as dit rendez vous à Beolan? Avec joie mon ami, avec joie. Il s'apprêtait à donner à manger à la bête en s'approchant afin de lui monter dessus.
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MessageSujet: Re: Une épine dans le pied [ Asmodé Barenthon, Balthazar Bel ]   Jeu 28 Juil 2011 - 19:58

Le démon et la jeune femme s'entreregardait sans qu'un seul mot ne soit échangé, il s'était contenté d'un faible hochement de tête sans doute en guise d'acceptation de ces excuses concédées à demi mot. Depuis de longues minutes déjà l'un soutenait le regard de l'autre, sans animosité mais sans bienveillance particulière non plus, simplement une once de curiosité peut être, oui curieuse rencontre que ce démon qui ne ressemblait pas tant a ses pairs dans son attitude et cette jeune femme au tempérament de feu sous une enveloppe de douceur, une association qui eu peut s'avérer prometteuse si...

La jeune femme leva légèrement un sourcil, quelque chose avait changé dans l'attitude du syrinx, il ne fouillait plus au fin fond de ses prunelles mais semblait porter son regard bien plus loin a présent, derrière elle. Machinalement elle jeta un regard par dessus son épaule, dans la direction fixée par le démon et avec un léger sursaut , réprima une contestation .Voilà qu'on profitait qu'elle ai le dos tourner pour lui subtiliser sa monture... Qu'a cela ne tienne au vu du tempérament de la bête l'apprenti cavalier risquait d'être servit. C'est donc sans grande inquiétude qu'elle poursuivit son mouvement pour se mettre en marche vers ce nouvel attroupement, occultant "son" démon sans même y penser alors qu'elle dévalait à grand pas le pré s'essuyant enfin le visage à l'aide de son bras.

Irascible, Johal n'en restait pas moins un animal, et comme pour ses semblables, la conquête de son être passait par l'emplissage de son estomac ! En cela l'approche était bonne, l'étalon acceptant sans mauvaise grâce la touffe bien verte que le promeneur lui tendait, bien plus verte et juteuse d'ailleurs que celles dont il se repaissait depuis une bonne demi heure, plus dorées par le soleil.

"- Tu m'as dit rendez vous à Beolan? Avec joie mon ami, avec joie." lança l'homme qui tentait d'amadouer l'étalon, ce dernier observait les promeneurs avec un air blasé, mâchouillant son herbe à l'instar d'un ruminant, donnant l'illusion d'une bête paisible... du moins jusqu'à ce que le dénommé Dantère ne s'aventure a tirer un étrier et prendre les rênes. La réaction se fit immédiate, l'œil de l'animal s'éclairant d'une lueur nouvelle, ses oreilles se plaquant en arrière l'étalon frappa avec force le sol de son postérieur gauche tout en soufflant bruyamment.

Assistant à la scène encore a une certaine distance, la guerrière sourit à l'avertissement de sa monture, cette sale bête restait fidèle à elle même , et elle n'aurait pour rien au monde voulu qu'il en soit autrement. Combien de fois pourtant avait elle voulu en faire des brochettes? Un nombre incalculable sans nul doute , à chaque fois qu'il lui avait fait mordre la poussière pour commencer. Qui eu parié à cette époque que les morsures feraient place à de doux effleurements du bout du nez, que les bousculades et coups bas ne seraient plus destinés à sa propriétaire mais à leurs assaillants et que cette dernière pourrais chevaucher des jours durant sans que cela ne s'apparente à un spectacle de voltige équestre . L'animal restait cabochard certes, mais c'est ce qu'elle aimait chez lui, car oui une forme d'amour était né de la détestation des premiers instants, des épreuves , des heures en tête à tête , a force d'entêtement et de respect mutuel avait germé une solide complicité. Il était son compagnon de route, celui qui rendait cette vie d'errance un peu moins difficile même s'il la pimentait au quotidien par son tempérament bien trempé. Personne ne les séparerait plus, même si elle cachait son attachement avec obstination elle tuerais pour lui comme elle tuait régulièrement pour les opprimés qu'elle croisait, au fond il était son reflet.

Les deux hommes n'avaient pas l'air menaçant mais au vu du cheminement de ses pensées elle sortit tout de même machinalement sa bâtarde, tandis que le plus jeune des deux insistait après une brève hésitation... Le grand bai réagit avec plus de véhémence et, après un vigoureux écart et demi tour , décocha une ruade , ses sabots marquant le vide à quelques mains du visage du jeune vagabond.

" - Pour y avoir goûté avant vous je n'insisterais pas plus "
conseilla la jeune femme, affable malgré son épée dégainée .
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MessageSujet: Re: Une épine dans le pied [ Asmodé Barenthon, Balthazar Bel ]   Ven 29 Juil 2011 - 19:31

Dentère évita le coup du cheval en reculant se prenant les pieds dans les herbes et faillit chuter lamentablement, Balthazar s'approcha de la demoiselle et n'eut pas le temps d'en placer une, son ami était toujours à l'affut avec les donzelles, équipé de toute une artillerie de réflexes plus ou moins efficaces. Il prit à cet instant son sourire le plus charmeur en recoiffant ses cheveux blonds.
-Euh... Bonjour mademoiselle? Euh... cette bête est à vous? Je voulais justement la prendre pour la ramener à son propriétaire, et figurez vous que j'ai la joie de la rendre à une merveilleuse jeune femme!

Dentère était habitué aux catins principalement, mais Balthazar était régulièrement forcé de se boucher les oreilles dans leur camp quand celui ci y ramenait des jeunes femmes soit trop saoules, soit trop laides, c'est qu'il était pas moche le gars, bien bâti, un visage innocent et des rides bien placées, sans oublier un sourire ravageur, mais Balthazar n'imaginait pas du tout son ami avec ce type de jeune femme, absolument pas, toujours est-il que le mage n'eut pas le temps encore une fois de la placer.
-Je vous présente mon ami Balthazar!

Celui ci fixa le guerrier de 37 ans d'un air sévère.
-Je me nomme Santana demoiselle, je suis enchanté de vous...

-Et vous imaginez même pas ce qu'il sait faire avec ses mains, imaginez que vous êtes blessées, tiens au cou là...

Balthazar commençait à s’énerver quand à Dentère à approcher ses mains délicatement du cou de la demoiselle.

-Il fait jaillir de la lumière de ses mains comme et...

Avant même qu'il la touche balthazar lui mit un coup de bâton derrière la tête.
-C'est finis oui?
-Aïe euh! Se tenant la nuque.
-Mon ami vous trouve à son goût vous l'aurez deviné je l'imagine.

Le magicien laissa la demoiselle prendre la parole en l'observant de la tête au pieds en quête d'une éventuelle blessure à soigner ce qui aurait pu être interprété autrement. Balthazar fixa la jeune femme un instant et lui sourit avec un regard bienfaisant attendant qu'elle se présente.
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MessageSujet: Re: Une épine dans le pied [ Asmodé Barenthon, Balthazar Bel ]   Ven 29 Juil 2011 - 20:52

Surpris par l'attitude retors de la bête le plus vieux manqua chuter en reculant par réflexe, mais il n'en perdait pas le nord pour autant, déjà il reprenait contenance et lui adressait un sourire des plus charmeurs

-"Euh... Bonjour mademoiselle? Euh... cette bête est à vous? Je voulais justement la prendre pour la ramener à son propriétaire, et figurez vous que j'ai la joie de la rendre à une merveilleuse jeune femme!"

- " En effet j'ai le malheur d'être responsable de cette carne, merci de votre sollicitude mais je maitrisais la situation "

Prononçant ses mots Kara se souvint de la dite situation et regarda furtivement par dessus son épaule...personne il n'y avait plus personne, seul le vent caressait les hautes herbes, de syrinx il n'était plus, celui ci avait disparu comme il avait surgit. Elle s'attarda un peu à le chercher du regard, sans trop savoir pourquoi, mais le guerrier récupéra rapidement son attention

-Je vous présente mon ami Balthazar! clamait il, la rouquine ramena son regard sur le désigné et hocha respectueusement la tête, mais déjà le plus jeune corrigeait son ainé:

-Je me nomme Santana demoiselle, je suis enchanté de vous...

- "Enchantée Santana Balthazar..." hasarda la jeune femme ne comprenant rien à leur désaccord

-Et vous imaginez même pas ce qu'il sait faire avec ses mains, imaginez que vous êtes blessées, tiens au cou là... - poursuivait le blond, très enthousiaste, tout en approchant ses mains de son visage

-Il fait jaillir de la lumière de ses mains comme et... Le mage l'interrompit avec rudesse d'un coup de bâton sur la nuque, déclenchant un franc éclat de rire chez la jeune femme

-C'est finis oui?


-Mon ami vous trouve à son goût vous l'aurez deviné je l'imagine. remarqua Balthazar, mais la guerrière n'y réagit pas particulièrement peinant déjà à ne pas partir dans une crise de rire face à l'air navré de son comparse, quelle curieuse équipe.

Pouffant a moitié elle se présenta à son tour

-" Kara Bawen , rôdeuse de son état , en parfaite santé aux dernières nouvelles bien qu'un peu fatiguée
- précisa t elle remarquant le regard scrutateur du mage - je ne devrais donc pas avoir besoin de vos talents de guérisseur dans les minutes à venir n'ayez crainte, uniquement d'une bonne couche. "
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MessageSujet: ractère   Sam 30 Juil 2011 - 11:21

Dentère se mit à rire.
-En pleine santé, et une belle plante en plus!

Balthazar lui jeta un autre regard noir.
-Dites, que faites vous seule dans un endroit aussi dangereux? Je suis désolé je ne peux pas vous laisser partir seule, je m'en voudrai s'il vous arrivait quelques chose!

Le plus jeune physiquement mais bien plus vieux intérieurement pris la parole en s'avançant d'un pas, de longs cheveux châtains ondulants grâce au vent, recouvert d'une longue robe marron, un bâton à la main brillant bizarrement.
-Dame Bawen, nous nous rendons à Lasna, direction l'ouest. Savez vous où elle se trouve exactement?

-Euh... Baltounet... Lasna n'existe pas! On l'appel Beolan!

-Mon peuple l'appel Lasna, mais tu as raison pour une fois, j'aurai du utiliser le nom le plus connu afin d'être compris.

Dentère tenta une blaguounette espérant faire rire la dame.
-Sincèrement, on s'en fout de comment les indigènes l'appellent cette ville!

Il se mit à rire, à rire, il ne s'arrêtait plus, Balthazar le fixait découragé, irrité.
-Je crois que Dame Bawen sait de quoi tu es capable pour faire l’intéressant, comportes toi en adulte s'il te plait! Nous en avons assez entendu!

-D'ailleurs l'autre jour j'ai vu sa sœur, elle se trimballait en culotte de cuir...

Il reprit son fou rire, Balthazar lui agrippa l'oreille et le tira vers lui à un mètre parlant peut être un peu trop fort.
-Ecoutes Dentère, je vais être clair, je suis quelqu'un de gentil, de serviable et de pacifique, mais la seule raison pour laquelle je t'accepte dans ce périple c'est par ce que je possède le corps de ton ami et seulement ça! Par contre retiens bien ceci, si tu es incapable grandir dans ta tête je vais pas m'encombrer d'un idiot!

Le guerrier ne riait plus.
-Suis-je clair?

Dentère d'ailleurs se vexa d'être grondé en public.
-Euh... ben écoutes, monsieur est le plus fort, il peut se passer de moi! Quand il croisera un démon... hein, il aura plus son petit Dentère pour le protéger, et là il va bien regretter ce qu'il vient de dire.

Il s'approcha du cheval.
-Tu as toujours été et restera toujours seul, caractère à la noix! Je m'en vais avec dame Badwen!

Balthazar qui le fixait incrédule et découragé.
-Dame Bawen!

-Ben Bawen Badwen c'est pareil!

Il se mit à hurler!
-Et en plus j'en ai marre que tu veuilles toujours avoir raison!

Se tournant vers Kara calmement.
-On y va chérie? Laissons nous guider par le vent, je conduis le cheval d'accord?! On m'appel le chevaucheur infernal dans mon village!

Alors qu'il lança son sourire le plus charmeur Balthazar quand à lui vivait un moment de grande solitude, las de cette discussion.
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MessageSujet: Re: Une épine dans le pied [ Asmodé Barenthon, Balthazar Bel ]   Sam 30 Juil 2011 - 19:33

"-En pleine santé, et une belle plante en plus!Dites, que faites vous seule dans un endroit aussi dangereux? Je suis désolé je ne peux pas vous laisser partir seule, je m'en voudrai s'il vous arrivait quelques chose!"

"- Et comment dois je nommer mon chevalier servant au fait ? " Interrogea la jeune femme ne jugeant pas utile de défendre ses talents de guerrière solitaire.


-Dame Bawen, nous nous rendons à Lasna, direction l'ouest. Savez vous où elle se trouve exactement? demanda le plus jeune, s'ensuivit un nouveau débat sur le nom de leur destination avant même qu'elle n'eût le loisir de répondre, puis une seconde mise au point en aparté après que le plus jovial ait laissé entrevoir son côté totalement déjanté.
Observant la scène non sans un certain désappointement elle releva avec intérêt une bribe de conversation ayant trait à une possession. Voilà qui invitait à un peu plus méfiance envers ces étrangers, inoffensifs et chaleureux au premier abord ils pouvaient bien cacher une face plus sombre . Qu'a cela ne tienne elle protègerait ses arrières, mais il fallait bien admettre que leur compagnie était distrayante après une semaine en autarcie et sa curiosité piquée par ces curieux personnages. Enfin il était toujours plus prudent de voyager en groupe et la route était encore assez longue à ce qu'elle pouvait en juger.
Le guerrier vint se ranger a ses côtés

-Tu as toujours été et restera toujours seul, caractère à la noix! Je m'en vais avec dame Badwen! ronchonnait il

-Dame Bawen! corrigea le jeune mage, désabusé

Leur altercation se poursuivait, Kara chercha Johal du regard, il paissait toujours paisiblement à quelques pas , n'accordant pas le moindre intérêt à ce qui ressemblait fort à une querelle de couple, la jeune femme lâche un soupir envieux.

Revenant a ses lauriers elle se trouva face à face avec le feu follet et accusa un petit sursaut de surprise, il ne s'arrêta pas pour autant, proposant sans attendre, avec un sourire enjôleur:

-On y va chérie? Laissons nous guider par le vent, je conduis le cheval d'accord?! On m'appelle le chevaucheur infernal dans mon village!

Son hoquet de surprise passé, la jolie rousse lui rendit un sourire naïf penchant légèrement la tête sur le côté et le chopant fermement au col attira d'un geste sec son visage à quelques centimètres du sien, plongeant son regard dans celui du guerrier

- "Appelle moi encore comme ça et tu fais une croix sur tes attributs masculins"
avertit elle sans se départir de son sourire, seuls ses yeux et le ton grinçant intimant de ne pas prendre la menace à la légère. Relâchant son empoigne elle lissa le col et tapota gentillement la joue de l'impudent, puis se tournant vers Balthazar

- "Ca tombe bien je vais également à Beolan
- répondit elle enfin - vous êtes sur la bonne route, j'ai demandé confirmation il y a peu"
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MessageSujet: Re: Une épine dans le pied [ Asmodé Barenthon, Balthazar Bel ]   Sam 30 Juil 2011 - 21:38

Dentère recula, calmé sous le regard protecteur de balthazar près à droguer la guerrière d'une vague d'apaisement afin de protéger son ami, mais ce n'était qu'une démonstration de la demoiselle désireuse de ne pas être traité comme un morceau de viande, sentiment louable pour Balthazar qui finit par sourire en voyant la bouille déconfite de son compère. Le jeune homme d'apparence fit un pas sans précipitation vers la guerrière pour ne pas la surprendre et la fixa de ses yeux bleus, posant ses deux mains sur son bâton mettant involontairement sa bague a vue, brillante au soleil.
-Pourriez vous prendre Dentère sur votre cheval? Je marcherai à côté! Oui son nom est Dentère, c'est un jeune homme fougueux, il peut agacer, mais il a un fond formidable.

Balthazar observa la guerrière une dernière fois.
-Vous savez vous battre? C'est rare de voir une femme avec autant d'assurance, je suis ravi que vous puissiez nous accompagner.

Dentère fixait l'horizon et parla d'un thon découragé.
-Il y a un gros nuage noir qui arrive sur nous! Euh... Où est le village le plus proche?

Balthazar observa l'horizon, Dentère avait raison.
- Nous devons en effet nous soucier d'un abri, avançons.

Balthazar prit la marche sans attendre en direction de l'ouest.
-Attends Balthazar, je veux pas monter avec elle!

Il se mit à courir derrière son ami qui se retourna.
-Alors vas chercher la gourde que tu as jeté, j'ai soif!

Dentère fit demi tour en courant s'écartant du passage de Kara et revint essoufflé jusqu'à Santana qui ne l'attendait pas et lui remit sa gourde. balthazar allait bon train, il avait l'habitude de marcher et parvenait à résorber les douleur musculaire grâce à ses sorts de soin, il ne s'arrêtait que pour manger, boire, dormir et les besoins inévitables. Les nuages progressaient vite et seraient dans quelques instants sur eux.


Dernière édition par Balthazar Bel le Dim 31 Juil 2011 - 0:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une épine dans le pied [ Asmodé Barenthon, Balthazar Bel ]   Sam 30 Juil 2011 - 23:02

-Pourriez vous prendre Dentère sur votre cheval? je marcherai à côté! Oui son nom est Dentère, c'est un jeune homme fougueux, il peut agacer, mais il a un fond formidable

Kara jeta un coup d'œil au dénommé Dentère, à sa mine déconfite elle jugea qu'il n'avait pas apprécié sa petite mise au point, rien de bien surprenant, orgueilleux comme il semblait l'être. Elle lui sourit de rechef, un fond formidable? Sans aller jusque là elle se doutait bien que ce n'était pas un mauvais bougre, il lui était même très sympathique

- Enchantée Dentère , le salua t elle ponctuant le tout d'un clin d'œil. Puis revenant à Balthazar - Concernant ma monture je suis navrée de refuser, d'une si je me retrouves à pied moi même c'est parce qu'il a bien mérité un peu de repos, de deux il n'a pas coutume d'accepter d'autre cavalier que moi...il sera moins fatiguant de marcher que de tenter de lui imposer quoique ce soit, croyez en mon expérience.

Le mage la toisait

- Vous savez vous battre? C'est rare de voir une femme avec autant d'assurance, je suis ravi que vous puissiez nous accompagner.

- Je suis sur les routes depuis des années... cela implique de ne pas se laisser impressionner par le premier venu " accorda la jeune femme, passant sous silence la première question,la réponse étant de toute façon assez évidente, l'imposante garde depassant de ses épaules et l'arc accroché a sa selle n'étant certes pas présent uniquement a des fins décoratives

-Il y a un gros nuage noir qui arrive sur nous! Euh... Où est le village le plus proche? remarqua le guerrier

- Quelques lieues encore ... deux bonnes heures de marche.

- Nous devons en effet nous soucier d'un abri, avançons. Suggéra le mage tandis qu'elle répondait à Dantère

Les deux hommes se mirent en mouvement, le guerrier évitant soigneusement la jeune femme ce qui décidément l'amusait beaucoup. Kara récupéra les rênes de sa monture et s'engouffra dans le sillage des deux hommes, rattrapant son retard petit à petit, rien ne pressait elle ne voyait de toute façon pas comment ils échapperaient à la pluie qui s'annonçait .
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MessageSujet: Re: Une épine dans le pied [ Asmodé Barenthon, Balthazar Bel ]   Dim 31 Juil 2011 - 14:29

Pour marcher, ils marchèrent, et Dentère encore une fois n'en pouvait plus, la pluie glaciale s'abattait sur eux sans relâche depuis presque deux heures. Balthazar gardait un rythme qui le pourrait être loin devant les deux autres, Dentère ne parvenait pas à le rattraper mais faisait tout pour que Kara qui fermait la marche ne le rattrape pas.

Balthazar arriva le premier en haut d'une colline où le village apparut. Devant lui les herbes hautes dansaient laissant entrevoir un corps allongé sur le dos. L'archimage s'avança un peu.
-Messire?

Arrivé près de lui il aperçut un cadavre foudroyé dans le dos par une lame. Balthazar observa de loin le village, des corps d'hommes en armes jonchaient le sol. Il partit à la rencontre des ses amis l'air tout à fait détendu.
-Nous arrivons après une bataille. La ville a été attaquée!

Des cris alertèrent les trois aventuriers, Dentère plongea au sol en agrippant Balthazar pour qu'il chute avec lui.
-Mais couchez votre cheval bon sang!

En effet au loin, une dizaine d"hommes en armes s'éloignait du bourg avec une vingtaine de femmes et d'enfants attachés aux poignets les uns les autres.
-Dentère, qu'est-ce qui se passe?

-Des capes blanches Balthazar, tous ceux qu'ils croisent ont peu de chance de passer une bonne journée.

Santana leva la tête et observa la scène, ils s'éloignaient d'eux. La pluie battante les camouflaient quelques peu, les gamins étaient à peine couverts, certaines femmes portaient des bébés dans leurs bras, le magicien était outré, et bientôt en colère.
-Pourquoi des femmes et des enfants?

-Sans doute des copines aux rebelles je pense. Il faut s'en aller et faire demi tour!


-Des copines?

Même dans les pires moments, Dentère faisait de l'humour déplacé. Balthazar se tourna vers Kara.
-Votre avis dame?
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MessageSujet: Re: Une épine dans le pied [ Asmodé Barenthon, Balthazar Bel ]   Lun 1 Aoû 2011 - 0:19

Deux bonnes heures qu'ils marchaient tête basse sans qu'un seul mot ne soit échangé, la pluie battait drue brouillant la vue dès que l'on relevait le nez, de grosses gouttes s'accrochant aux paupières avant de ruisseler, telles de chaude larmes. Elle avait appris à apprécier le charme particulier des averses, le calme qui régnait alors, un silence rythmé par l'impact des gouttes sur les diverses surfaces qu'elles heurtaient, une musique propre à chaque ondée, propice à la méditation.
Seul Dentère rompait de temps en temps cette douce monotonie en lui jetant des coups d'œils anxieux, pressant le pas dans la foulée comme s'il avait un démon aux trousses, décidément son avertissement avait fait mouche ... si tous les hommes pouvaient être si raisonnables, raisonnables ou impressionnables ? Elle en était à débattre intérieurement du terme le plus approprié lorsqu'elle vit le concerné se jeter à terre entraînant son compagnon bon gré mal gré.
Instinctivement elle se colla davantage a sa monture, rechignant à se vautrer une seconde fois parterre dans une même après midi, pourtant elle s'y résigna après un bref examen des environs, découvrant ce qui avait provoqué l'attitude de Dentère.
Elle rampait jusqu'à eux lorsqu'elle entendit le blond râler :

"-Mais couchez votre cheval bon sang!"

Elle fut bien tentée de lever les yeux au ciel mais le contexte ne s'y prêtait guerre, poursuivant sa progression à la force des coudes elle se cala à ses côtés et rétorqua,grinçante :

- c'est un coursier, pas un cheval de cirque...
En se plaquant au sol elle l'avait repoussé sèchement le faisant redescendre la colline de plusieurs pas, sa silhouette devait beaucoup moins se dépeindre à l'horizon desormais pour l'attroupement qu'ils percevaient dans la vallée.


La jeune femme entreprit un examen minutieux de la situation tandis que Balthazar quémandait auprès de son compagnon des explications. Une colère sourde, instinctive, montait en elle à la vue de ces frêles silhouettes encordées, cheminant sous le joug d'hommes brutaux vers un destin hasardeux.

- "Pas forcement des femmes de rebelles, corrigea la jeune femme , ces collines sont jallonées de clans indépendants, des membres de l'un d'eux viennent de tuer un gars du royaume ... ils parlaient d'un simple éclaireur mais au vu de ces représailles il est bien possible qu'il ai s'agit d'un gradé finalement."

Absorbée par l'analyse du convoi elle ne se soucia guère de la réaction des deux hommes à cette précision machinale, réduisant leur échange à un lointain bourdonnement, entendant sans écouter , jusqu'à ce que Balthzar la prenne à parti:


"-Votre avis dame?"


Interpellée elle tourna à son tour la tête vers lui, remarquant au passage son changement d 'expression , lui si paisible, oscillant entre frustration et colère. Elle chercha dans sa mémoire les dernières paroles prononcées ... oui ce devait être cela , Dentère avait préconisé une fuite en règle.

"- Ils ne sont qu'une petite dizaine, des capes blanches certes, ce qui exclue une attaque de front en sous effectif, mais c'est jouable. "
Estima la guerrière, comprenant que le mage rechignait à abandonner ces pauvres hères à leur triste sort.
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MessageSujet: Re: Une épine dans le pied [ Asmodé Barenthon, Balthazar Bel ]   Lun 1 Aoû 2011 - 18:46

Dentère fixa Kara un instant avec mépris puis se tourna vers Balthazar paniqué.
-Balthazar, elle a un problème cette fille, elle est folle, on va pas risquer nos vies pour des gens qu'on connait pas, en plus sans être payé.

Santana fixa son ami sans rien dire, réfléchissant.
-Regardes, ce sont des voleurs, ils méritent ce qu'ils vivent, et moi je veux pas qu'on me confonde avec eux.

Le mage fixait Kara droit dans les yeux, il allait prendre sa décision.
-Dentère, ton épée s'il te plaît!

Celui ci fixa son compère.
-Non et non, j'ai dit non, tu vas l'écouter? Elle me maltraite depuis tout à l'heure, et elle est chanceuse que je m'énerve pas, si elle veut mourir qu'elle y aille non d'un escargot décoquillé. Je vais pas risquer ma vie pour elle, et ces brigands!

Balthazar arracha la lame de Dentère après une lutte rapide.
-Vas y, je ne la porterai pas!

Dentère bouda, les mains de Santana s'illuminèrent, un filet blanc s'échappa de l'irruption magique pour entourer la lame, elle devint soudainement chatoyante quand les mains de Balthazar s’éteignirent. Il lanca l'arme de son ami qui sifflotait derrière lui allongé sur le dos, provocateur, fixant le ciel une brindille à la bouche.
-J'en veux pas.

Santana n'y fit pas attention et se tourna vers Kara.
-Puis-je avoir votre arme s'il vous plaît?

Une femme tomba au sol, les capes blanches se mirent à la battre violemment, elle se releva en pleurant dès qu'ils arrêtèrent cette humiliation.
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MessageSujet: Re: Une épine dans le pied [ Asmodé Barenthon, Balthazar Bel ]   Lun 1 Aoû 2011 - 23:25

"-Balthazar, elle a un problème cette fille, elle est folle, on va pas risquer nos vies pour des gens qu'on connait pas, en plus sans être payé !" s'exclama le couard en regardant la jeune femme avec dédain ... ce a quoi cette dernière ne trouva rien de plus avisé à répliquer qu'un magnifique tirage de langue, appuyé ensuite par de grands yeux écarquillés à en sortir de leur orbite et enfin un franc éclat de rire.

Une minute de légèreté avant de plonger dans la tourmente, peut être la dernière occasion de laisser libre court à sa nature joviale, car si l'excitation du combat à venir lui donnait un regain d'énergie elle n'en était pas moins consciente que cette moquerie pourrait bien être la dernière de son existence.

Croisant le regard profond de Batlhazar elle repris a moitié son sérieux ses prunelles continuant toutefois à pétiller de malice et de défi mêlés.


-Dentère, ton épée s'il te plaît! I
ntimait il à son compagnon, allait il se ranger a ses côtés? Car sa décision à elle était déjà prise bien entendue, d'emblée ; ce genre de confrontations était devenu sa raison de vivre.

"- (...) elle est chanceuse que je m'énerve pas (...) "

" - BOUH " Ne put elle s'empêcher d'éructer dans l'oreille du blond à ce propos pédant, poursuivant ensuite sa route en marche arrière sans que cela soit vraiment perceptible des deux hommes tant ils étaient aux prises . Ce faisant elle ne leur accordais plus d'attention, à nouveau focalisée sur son objectif et la meilleure façon de l'atteindre tandis qu'elle se traînait sur l'herbe détrempée.

Elle ne vit pas Balthazar ensorceler l'épée de Dentère tout comme elle ne l'entendit pas la héler

-Puis-je avoir votre arme s'il vous plaît?
Se tournant vers la dernière position connue de la jeune femme il n'y trouva que l'empreinte d'un corps dans l'herbage aplatit, déjà la guerrière ressanglait son cheval et détachait son arc.







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MessageSujet: Re: Une épine dans le pied [ Asmodé Barenthon, Balthazar Bel ]   Mar 2 Aoû 2011 - 18:24

Mais...?

Balthazar se tourna et aperçut Kara déjà près de son cheval, il se tourna vers Dentère.
-Je ne veux pas que tu lâches ces gens du regard! d'accord?

Dentère qui fermait les yeux, la pluie tombante sur son visage.
-Vraiment, j'ai autre chose à faire!

Balthazar le fixa.
-Tu as l'air d'avoir besoin d'apaisement!

Dentère sursauta se protégeant de ses mains contre son corps, paniqué.
-Ah non pas ça, la dernière fois je me suis mit à compter les pâquerettes!

Balthazar le fixa d'un air grave. Dentère prit son épée enchantée de façon à ce que celle ci fasse le poids d'une plume. Santana alla jusqu'à Kara.
-Quel est votre plan?

Les mains de Santana s'illuminèrent.
-Et avec quel arme vous battrez vous?

Dentère quand à lui rampait dans l'herbe trempée. Il décida de se rapprocher du village, et rampa jusqu'à celui là, il eut une idée, et certainement que Balthazar le remercierait. Il arriva dans le bourg par un chemin, les hommes avaient été exécutés. Au sol il aperçut quelques cadavres armés, quelques capes blanches et des rebelles, ils n'étaient en effet pas venus pour rien. Dentère continua sa progression debout et contourna les positions des prisonniers en retirant son armure équipée de quelques morceaux de plates, le poitrail, les bras et les tibias. Il arriva sur le côté, à droite de la position de ses amis à une cinquantaine de mètres des royalistes qui ne l'avaient pas encore vu. Il afficha alors son épée enchantée pour qu'on le voit.
-Eyh les filles, vous allez pas me dire que ces nabots ont réussis à vous arrêter par la force, ils sont aussi musclés que ma petite sœur!

Les soldats le fixèrent, une flèche faillit s’empaler dans le corps de Dentère, mais la pluie rendait toute visée très difficile, le guerrier partit en courant.
-Je vais dire aux rebelles ce que vous avez fait et où vous allez nananananananananana!

Il entendit derrière lui:
-Vous quatre poursuivez le, attention c'est un mage!

Dentère se mit à rire jaune.
-Je suis pas un mage mouahahahahahahahahahahahah!


En se retournant il vit quatre molosses lui courir après.
-Non d'une hirondelle sans aile! AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAh! T'en fais pas Dentère, t'as une épée légère et pas d'armure, ils ne te rattraperont pas! Balthazar, tu as intérêt à géréeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeer

Dentère avait raison, déjà l'un des poursuivant s'écrasa au sol, se relevant pour continuer la poursuite.
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MessageSujet: Re: Une épine dans le pied [ Asmodé Barenthon, Balthazar Bel ]   Mer 3 Aoû 2011 - 11:55

Plongée dans ses préparatifs, Kara ne perçut la présence de Balthazar qu'au dernier moment

-Quel est votre plan? Demanda t il avant de générer une aura luminescente entre ses mains . Et avec quel arme vous battrez vous?

La guerrière ne répondit pas tout de suite absorbée par la contemplation de ce curieux phénomène. Remontant son regard sur celui de Balthazar elle eut confirmation que ceci n'était pas destiné à l'attaquer.

"- Comme Dentère l'a fait remarqué ce sont tout de même des capes blanches, nous sommes en nombre inférieur et je ne sais pas ce que vous valez, moi même je ne suis pas une guerrière exceptionnelle.
Le plus sur est d'épurer le lot au fur et à mesure, idéalement attaquer de nuit lorsqu'ils s'arrêteront ... avec une clique pareille ils n'auront pas le choix.
La faveur de l'obscurité, de la surprise, le relâchement propre à la veillée, devraient nous permettre d'en éliminer au moins deux sans trop de problèmes, peut être plus s'ils se débarrassent un peu de leurs armures. Pour les armes...il y a de grandes chances qu'elles servent toutes, pour peu qu'on m'en laisse le temps."


L'exposé de ses intentions fait, la jeune femme s'inquiéta soudainement de ne pas entendre le blondinet ricaner ou dénigrer, elle le connaissait peu, mais suffisamment pour savoir que parti comme il l'était il y a quelques minutes, ce mutisme était parfaitement anormal.
Elle se retourna complètement cette fois et le chercha du regard ... à l'endroit où ils se trouvaient tous trois quelques minutes auparavant il n'y avait plus personne.

"- Où est Dentère ?" Questionna t elle espérant que le mage lui révélerait lui avoir confié une quelconque mission, n'importe quelle explication rassurante. Mais cette dernière n'arrivait pas.

Se détachant de sa monture elle remonta la pente de quelques pas, il lui sembla qu'une traînée similaire à celle qu'elle avait elle même laissé en reculant se dessinait depuis la dernière position du guerrier ... mais dans l'autre direction . Elle revint à leur poste d'observation improvisée et en obtint confirmation, un sillon se dessinait bel et bien dans l'herbe, dévalant la pente! Portant son regard au loin elle décela un éclat lumineux .

"- Et il me traite de folle ? "
lâcha t elle désabusée

"- Changement de programme !" clama la guerrière au mage, passablement agacée, voilà qui compliquait singulièrement les choses. De ce qu'elle avait pu en voir quatre envoyés du roi s'étaient lancés à la poursuite de Dentère, mais cela en laissait six à mettre sur le carreau dans un combat ouvert, sans simagrées, et ce, avant que les poursuivants n'aient la peau de l'autre fou ou reviennent prêter main forte à la bataille qui allait s'engager.

"- Puissent vos talents de mage m'être d'une quelconque aide Santana Balthazar "
Lâcha t elle gravement
à ce dernier, se hissant à cheval.
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MessageSujet: Re: Une épine dans le pied [ Asmodé Barenthon, Balthazar Bel ]   Mer 3 Aoû 2011 - 14:56

Balthazar eut effectivement la même crainte, le bâton coincé entre les jambes, les mains pendantes pleines de fluide d'enchantement. Kara bougeait dans tous les sens et Santana ne pouvait rien améliorer sur ses armes. Bon puisque que c'est ainsi! Il écarte une jambes laissant tomber son bâton et se pencha pour poser ses mains sur ses bottes, celle ci devinrent lumineuses, il rattrapa son accessoire en se redressant satisfait.
"- Et il me traite de folle ? "
"- Changement de programme !"

Balthazar accourut avec une rapidité impressionnante.
-Que se passe-t-il?

Balthazar écarquilla les yeux.
-Mais que fait-il? Nous devons profiter de cette occasion!

Dentère continuait sa course folle la cape trainard abandonna la poursuite, ainsi que celle juste devant lui, essoufflés. Les deux restants étaient au coude à coude, hurlant de rage derrière Dentère qui prenait de la distance, ils se stoppèrent à leur tour, Dentère fit de même en se retournant.
-Allé... Un par un!

Il était essoufflé, crachant ses poumons comme ses deux poursuivants qui remarquèrent que l'arme enchantée était une épée.
-Un guerrier mage!

Dentère se concentra, reprenant son souffle.
-Et mon pouvoir principal c'est vous changer en poule!

Il avait réussi à faire douter les deux soldats qui allaient être rejoint pas les deux trainards.

Balthazar de son côté cria à Kara.
-Quand je te dirai de fermer les yeux, fais le!
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MessageSujet: Re: Une épine dans le pied [ Asmodé Barenthon, Balthazar Bel ]   Mer 3 Aoû 2011 - 21:32

-Quand je te dirai de fermer les yeux, fais le! Kara le fixa avec intensité et acquiesça , se demandant de quel ordre serait son intervention, mais ils n'avaient de toute façon plus le temps d'organiser une attaque conjointe, il allait falloir improviser. Elle n'avait d'autre choix que de lui faire confiance ...ou renoncer bien sûr mais ça c 'était inconcevable.

Elle regarda aux alentours... que de la plaine, aucun bosquet suffisamment proche entre eux et le convoi pour camoufler même à minima son avancée. Elle grimaça, rien qu'arriver jusqu'à eux serait un exploit s'ils disposaient d'archers... elle se rassura en songeant que les capes blanches n'utilisaient généralement que les armes courtes, dans leur folie ils aimaient sentir couler le sang, une intimité que les armes d'hast ou de jet ne permettaient pas.

Sans plus attendre elle dépassa la crête de la colline et engagea sa monture dans un petit trot tranquille, droit sur la caravane. Trottant en-levé, tenant ses rênes de la main droite, une flèche coincée entre l'index et le majeur, prête à être armée,le tout posé près du garrot, jugulant tant bien que mal l'entrain de Johal qui sentait bien à sa tension palpable que l'approche n'était pas si anodine qu'il n'y paraissait.

"- Pas encore mon grand, pas encore..."
Elle jeta un coup d'œil à droite, au loin Dentère avait arrêté de courir et s'apprêtait à faire face à ce qu'elle pouvait en juger à cette distance.

Ramenant son attention à la brigade de capes blanches elle constata que le cavalier venant à leur rencontre commençait à les intriguer, en effet deux d'entre eux s'étaient arrêtés en queue de convoi et étaient tournés dans sa direction, instinctivement elle tendit encore un peu plus son bras gauche vers le bas, camouflant au mieux son arc par le corps de Johal.

La secousse régulière et diagonale de l'allure, encore quelques mètres, avec cette pluie c'était autant de chances de toucher au but, conserver une respiration profonde gage de concentration, il ne fallait plus se laisser distraire . Une foulée , deux , trois ... elle les voyaient clairement penchés l'un vers l'autre. De toute évidence ils s'interrogeait sur son cas et attendaient qu'elle soit à portée de voix pour la hêler.
La guerrière stoppa, ça y est la distance était optimale , suffisamment proche pour espérer qu'une des rares flèches qu'elle aurait le temps de lancer trace son chemin, suffisamment éloignée pour n'être encore qu'une silhouette et gagner quelques précieuses secondes avant qu'ils ne réalisent que le cavalier nonchalant bandait à présent un arc .

Une première flèche fendit les airs, se nichant fort heureusement dans la cuisse de l'un des soldats ... bon d'accord, elle avait visé l'autre mais c'était toujours mieux que rien non? Elle n'avait pas attendu que le projectile touche pour armer le suivant, la corde vrombit pour la seconde fois alors même que la cape blanche pliait sous la douleur, ceuillant son comparse à la gorge . Parfait! Coup de chance ou non, elle se risqua pour le coup à en envoyer une troisième ...bon il ne fallait pas trop en demander,celle ci ricocha sur l'armure du garde de milieu de convoi, qui accourait alors vers ses pairs.

Sans plus attendre Kara jeta son arc a terre et lança sa charge, Johal s'engageant dans un galop effréné tandis qu'elle dégainait son épée. Elle eut la surprise d'entendre une flèche siffler près de son oreille, première réelle déconvenue, sans doute un des soldats de tête.
Même si celà lui faisait perdre quelques secondes elle imprima de légères ondulations à la trajectoire de l'étalon et parvint enfin à hauteur du blessé, l'achevant au passage en usant du tranchant accru par la vitesse de son épée. Celle ci s'enfonça dans son visage de façon aléatoire alors qu'il tentait encore de retirer la flèche de sa cuisse.

Deux foulées de galop plus loin son fer repassé à sa droite heurtait violemment celui du troisième soldat. Le bras de ce dernier vacilla sous la force du coup, avantage de la charge qui donnait plus de poids à la jeune femme, mais qu'elle perdrait à moitié le temps de freiner sa monture et revenir sur sa cible.
Elle savait qu'il n'était question que de quelques instants avant que les autres capes blanches ne réagissent, les rejoignent, et qu'elle soit submergée par le nombre. Aussi prit elle un parti radical et lançant sa jambe gauche par dessus l'encolure se laissa choir dans l'herbe dans la foulée suivant le coup porté.

Tourneboulant sur quelques mètres elle se redressa juste à temps pour faire face au soldat qui c'était lui aussi repris et la chargeait à son tour. Elle para un premier coup, tenant fermement sa bâtarde à deux mains, encore agenouillée d'une jambe ce qui lui conférait un certain ancrage. La force du coup résorbée, la guerrière replia soudainement les coudes tout en imprimant un moulinet à sa lâme, basculant sa pointe à droite ce qui freina légèrement l'action de son ennemi qui, profitant de son ascendant corporel lui envoyait son poing gauche dans la foulée .
La brutale absence de resistance sur son ancrage droit destabilisa également légèrement le geste de ce dernier, permettant à Kara de porter sa propre parade une seconde avant que la main gantelé ne s'écrase sur sa joue. Elle fut projetée à terre mais son épée déjà au contact du genou de son adversaire en trancha bel et bien les tendons .

Secouée elle n'avait pour autant pas le temps de s'appesantir sur le feu qui irradiait de sa mâchoire, prenant appui elle se releva souplement pour poursuivre son combat avec le royaliste, celui ci compressait d'une main sa vilaine blessure mais ne renonçait pas pour autant, en effet, fou de rage il relevait déjà son épée.

Juste avant de revenir au contact la jeune femme avisa un quatrième soldat qui arrivait en renfort , les épées s'entrechoquèrent à plusieurs reprises, droite, gauche, droite, le second ennemi se présentait, brandissant à son tour son épée bien au dessus de sa tête. Une fraction de seconde, c'était tout ce dont elle disposais, elle se fendit, roulant contre l'épaule du blessé, sa bâtarde plaquée contre sa cuisse tandis que sa main gauche cherchait une flèche dans son carquois. Son bras se tendit à mesure qu'elle pivotait et la flèche, fermement maintenue près de sa pointe par la guerrière vint se planter telle un poignard dans la jugulaire du soldat venu en renfort.

Sous l'impulsion de cette parade, la jeune femme se retrouva dans le dos de son rival, découvrant les deux derniers garde qui lui fonçaient dessus bien qu'encore éloignés d'une quinzaine de mètres une évidence s'imposa à elle ... elle n'y arriverais pas !
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MessageSujet: it   Jeu 4 Aoû 2011 - 0:12

Balthazar la voyait partir au galop, heureusement qu'il avait ses bottes enchantées, ça évitait d'être d'office hors du combat, il perdait de la distance, alors que kara mettait pieds à terre Balthazar se traina encore à courir, sa robe frottant l'herbe mouillée, se gorgeant d'eau. Kara s'épuisait, le coup au visage lui couta beaucoup d’énergie, Balthazar illumina son bâton, l'aura glissa sur sa main droite, il l'éjecta d'un geste sec pour qu'elle atteigne Kara à dix mètres environ. Balthazar bouscula la guerrière violemment et prit place devant les soldats du roi, Kara put se rendre compte que sa fatigue s'amenuisait et que ses blessures disparaissaient.
-Kara tes yeux!

Une lumière s'éjecta du bâton de Santana éblouissant non seulement les soldats mais aussi femmes et enfants hurlant de terreur. Balthazar ne se soucia pas de Kara et fonça sur les femmes, il éjecta de son corps une onde d'apaisement qui calma tout le monde soudainement.
-Vous êtes dans un champs, il fait nuit! Profitez don de l'air pur et frais, nous rentrons bientôt!

Apparemment ça marchait, il fonça maintenant à l'endroit où Dentère se trouvait au dernier moment, celui ci reprenait sa course mais cette fois ci il avait contourné ses adversaires pour venir en direction de Santana.
-Balthazar, dépêches toi j'ai le feu aux fesses.

Complètement essoufflé le mage puisa ses forces encore une fois pour partir vers son ami en sprintant, juste avant de se croiser Dentère se jeta au sol et balthazar envoya sa mère lumière aveuglante en fermant lui aussi les yeux. L'épée d'un soldat le transperça dans l'élan, mais ils se mirent à utiliser leur arme comme les aveugles d'une canne en gueulant à foison. La cape qui avait touché Balthazar retira sa lame, la victime fixait douloureusement sa blessure mais sans se soucier elle se referma aussitôt. Le coup suivant fut paré par l'archimmage alors que Dentère était toujours au sol.
-C'est bon tu as fait ton coup de lumière là?

Santana recula.
-Vas y occupes toi d'eux!

Le mage s'écroula au sol épuisé, le guerrier quand à lui se remit sur ses jambes et commença son travail d'abattage.
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MessageSujet: Re: Une épine dans le pied [ Asmodé Barenthon, Balthazar Bel ]   Ven 5 Aoû 2011 - 22:58

Sa constatation la cloua un instant sur place, la coupant dans son élan .
Un grognement sourd dans son dos la rappelait à l'ordre, la jeune femme jeta un coup d'œil par dessus son épaule, découvrant son adversaire à moitié retourné , elle n'aurait donc plus l'occasion de l'achever par derrière.
Alors qu'elle soupesait s'il valait mieux en finir avec celui ci ou tenter de blesser les deux derniers, elle sentit une curieuse vague de renouveau l'envahir, la douleur cuisante de sa mâchoire disparaissant aussitôt.
La combattante abandonna son blessé pour se ruer à la rencontre des deux soldats de tête, notant que l'archer avait abandonné son instrument au profit d'une bonne vieille épée .

-Kara tes yeux! lui cria le mage, quelque peu désemparée elle se résigna toutefois à stopper son envol et releva rapidement un bras à hauteur de mirettes. Trop anxieuse, elle ne put se résoudre à rester ainsi aveugle et inactive plus que quelques secondes, a plus forte raison lorsqu'elle entendit les prisonnières hurler .

La jeune femme abaissa son bras et analysa
dans un stress latent les alentours qu'elle s'attendait à trouver changés . Elle entendit vaguement Balthazar s'évertuer à calmer leur protégés mais trouva beaucoup plus interessant le spectacle de ses ennemis directs, eux aussi freinés dans leur élan et, au vu de leur mine hagarde passablement aveuglés.

Bien décidée à profiter de cet avantage elle repris sa course et dégaina sa dague d'un geste vif en renfort de son épée .

Mais déjà les envoyés du roi reprenaient leurs esprits, sa première cible se rejeta en arrière juste à temps pour ne pas se retrouver décapitée. L'épée de la guerrière s'enfonça dans la plastron métallique du royaliste avec un couinement sinistre, transperçant l'armure mais fut suffisamment freinée pour ne pas blesser réellement son porteur. Kara profita sans se démonter de l'appui que lui procurait sa victime via son arme pour se pourfendre et enfoncer sa dague jusqu'à la garde dans la cuisse de cette dernière . Elle dut la retirer aussitôt pour bloquer in extremis l'épée de la seconde cape blanche fondant sur son visage.

Les cris et pleurs des prisonniers qui couvraient jusque là les hurlements furieux des combattants avaient cessé subitement, laissant place au tintement métallique des lames s'entrechoquant à une vitesse effrénée.

La guerrière était désormais prise dans un tourbillon mortel, les deux capes blanches renonçant à tout honneur pour en finir au plus vite, fendant la ligne qu'ils formaient, ils la submergèrent peu à peu, l'attaquant simultanément de front et de dos de sorte qu'elle peinait à simplement bloquer les lames.

Elle ne voyait plus rien, plongée dans une sorte de transe, où les réflexes ,l'instinct de survie, primaient depuis longtemps déjà sur une quelconque tactique ... l'issue était inévitable.

Le soldat laissé pour compte rejoignit enfin cette foire d'empoigne et lui porta le coup fatal, l'imposante épée à deux mains pourfendant sans aucune difficulté la ridicule armure de cuir sous un estoc rageur.

Kara fut stoppée aussi net dans son action, ses bras retombant mollement le long de son corps tandis que le heurt de la surprise s'imprimait sur son visage. Une douleur foudroyante, terrassante, un désarroi total... ses genoux tremblants sous le choc avant que la lame ne fasse cruellement machine arrière, libérant une gerbe de sang mais aussi un déferlement infernal de flammes vrombissantes, une gigantesque boule luminescente carbonisant tout sur son passage dans un rayon d'une dizaine de pas, qui mourut en même temps que le râle de la jeune femme lorsqu'elle s'effondra sur la terre noircie.
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Balthazar Bel



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MessageSujet: Re: Une épine dans le pied [ Asmodé Barenthon, Balthazar Bel ]   Dim 7 Aoû 2011 - 0:29

Dentère était doté de son épée enchantée, ce jeune homme était un joyeux luron, remplis d'humour, maladroit, taquin, sensible, et très indélicat. Là c'était différent, le guerrier tenait fermement son arme et transperça le premier qui chuta en hurlant, il s'approcha du second qui se tenait les yeux, il lui offrit le même sort, le troisième donnait des coups dans l'air, visant l'ennemi invisible qui avait fait hurlé ses deux compères. Dentère se baissa et frappa le mollet de celui ci, le tibia péroné tranché chuta au sol en hurlant, l'ami de Balthazar se releva pour enfourcher le dernier avançant les mains devant lui.

Balthazar observait le ciel reprenant sa respiration, il venait de dégager beaucoup d’énergie, il sentait des fourmis dans ses mains, incapable d'améliorer son propre sort avec sa magie bienfaisante, s'il ne respirait pas on aurait pu le croire mort, ses cheveux bruns collés par la sueur et la pluie sur tout son visage. Dentère apparut dans son champs de vision tout sourire.
-Franchement, dis pas merci! Avant que je me sente indispensable tu auras eu le temps de mourir quinze fois je crois. Pffffff

Balthazar resta immobile et ouvrit un tantinet la bouche pour laisser faiblement échapper ces quelques mots:
-Merci Dent...

Le guerrier se pencha.
-Quoi?

Santana ferma les yeux commençant à sombrer.
-Ouai c'est ça! Je vois!

Celui ci parti en direction de Kara, l'épée enchantée à la main tapant son mollet à chaque pas.
-Je suis pas gâté dans ma vie, faut que je tombe sur un gars qui pique le corps de mon ami et une nana qui se croit trop belle pour refuser mes délicates attention, j'en connais plus d'un qui se serait suicidé.

Alors qu'il arriva à portée des prisonnières recouvrant peu à peu la vue, il aperçut le corps de Kara au sol, il n'eut pas le temps de se poser la moindre question qu'une femme accourait vers lui.
-Vite soignez la, elle va mourir!

Dentère n'attendit pas que la femme l'atteigne pour fuir en courant sous les yeux épatés de l'assemblée.
-C'est mon copain qui soigne, pas moi! BALTHAZAR!!!!

Celui s'était presque endormi.
-Kara est entrain de mourir!

Un sursaut, une sensation bizarre lui remonta des pieds jusqu'aux tripes, jusqu'au cerveau. Redressé sur ses bras!
-Quoi?

Dentère se prit une chute du tonnerre dans sa course.
-Elle est morte je crois!

L'archimmage se leva attrapant son bâton, ses chaussures enchantés le firent détaler, Dentère se tenait le genoux de douleur quand Balthazar le croisa.
-Tu peux me soigner là, je me suis fait je sais pas quoi en tombant!

Santana fit fi des dires de son ami et aperçut à son tour Kara au sol, une femme lui prit la main alors qu'il ralentissait, le ventre noué.
-Aidez la je vous en prie.

Il se dégagea affable et paniqué, le regard noir.
-Alors lâchez moi!

Il accourut auprès de Kara entourée des enfants et paysannes!
-Poussez vous, je peux rien faire si vous restez là!

Plongeant son regard dans les yeux fermés de la guerrière.
-Tu ne dois pas mourir, je n'ai jamais connu aussi courageuse que toi!

Il posa ses mains sur le cou et le ventre de la belle.
-Promis si tu survis, je te dis ce que je ressens pour toi. Mais survis!

Une lumière blanche s'évapora de ses mains pour glisser le long du corps de la guerrière, celle ci pénétra la blessure de celle ci, Balthazar sentit toute son énergie lui échapper, il serra des dents et ferma les yeux de toutes ses forces, crispé, il donnait tout ce qu'il avait en lui. Un liquide rouge coula de sa bouche, il commençait à puiser au delà de ce qu'il possédait, Kara était aux portes de la mort, il était presque entrain de ressusciter la belle.
-Ca va aller Kara.

La lumière s'éteignit devant les spectatrices épatées, Santana leva la tête vers le ciel épuisé, agenouillé, la bouche ouverte pour recueillir la pluie tombante, une sensation d'impuissance, le trou noire, le mage s'écrasa au sol éreinté.
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MessageSujet: Re: Une épine dans le pied [ Asmodé Barenthon, Balthazar Bel ]   Dim 7 Aoû 2011 - 20:21

Les affres de l'inconscience ... Un trou noir béant, une abîme exempt de douleur, de peur, de sentiments.

Et pourtant, des voix... lointaines, diffuses, inconnues mais oui bel et bien des voix ... Par quel miracle ? Elle avait su sa dernière heure arrivée lorsqu'elle s'était sentie à moitié soulevée du sol par la puissance du choc ... c'était bien la seule pensée qui avait pu s'imposer à elle alors que le fer tranchait les tréfonds de ses entrailles .

Si l'audition fut le premier sens a se réveiller, la souffrance ne tarda guère à suivre. Elle réprima une grimace tandis que son esprit reprenait péniblement ses marques, fouillant dans ses souvenirs .
Le champ de bataille, elle était tombée et plus aucune n'image n'y succédait... elle devait donc encore logiquement s'y trouver. Pourquoi ne l'avait on pas achevée ? Elle n'en savait foutre rien, mais elle n'allait pas gâcher cette chance, aussi courte soit elle, tout sursis était bon à prendre.
La jeune femme conserva donc une consciencieuse immobilité malgré les affres tourmentant encore sa chair.
Ses voix quelles étaient elles? Que disaient elles? Désespérément trop éloignées, elle avait d'abord mis ça sur le compte de son esprit embrumé, mais non elles étaient bel et bien hors de portée. La jeune femme se risqua à entrouvrir les yeux, une douce pénombre, la nuit était donc tombée ? Non, là, à sa droite ,il lui semblait percevoir une luminosité propre à celle du jour, rien à voir avec la clarté dansante d'un feu de bois. D'autant plus étrange, abandonnant toute prudence, elle rouvrit complètement ses mirettes ... un plafond ?? La guerrière bascula sur le flanc se redressant sur un coude prête à chercher à tâtons ses armes s'il le fallait, et réprima difficilement une nausée... un peu trop hardi apparemment pour quelqu'un qui venait de se faire transpercer de part en part .

C'était bien la lumière du jour qui filtrait d'une porte laissée entrouverte, de champ de bataille il n'était point question, nul cadavre, nulle arme gisants. Tout juste une fenêtre cassée et un mobilier visiblement réorganisé à la hâte. Nulle trace de SES armes non plus et ça c'était encore plus destabilisant, elle se sentait toute nue ... un soudain doute, ramenant vivement son menton sur sa poitrine ...nue elle l'était, et pas qu'au figuré ! Tout juste quelques bandages épars. Elle ravala un grognement et avisa des vêtements apparemment propres sur une chaise . Se redressant avec moins de difficultés qu'elle ne l'aurait cru, la jeune femme s'inquiéta enfin de ses blessures ... tâtonnant son ventre avec étonnement. En se réveillant dans un endroit n'ayant strictement rien à voir avec ses souvenirs elle avait supposé avoir rêvé tout cela ...mais non il subsistait bien une cicatrice violacée une main au dessus de son nombril et d'autres blessures superficielles qui faisait office d'éraflures à côté de celle miraculeusement résorbée .

Les souvenirs qui l'agitaient intérieurement étaient donc tout ce qu'il y avait de plus réels, elle était là pour le constater ; à moins qu'elle ne se trouve dans un délire fiévreux particulièrement convainquant, l'issue du combat n'avait pas été celle présagée .

Ses deux compagnons avaient ils donc réussit où elle avait échoué ? Dans l'effervescence du combat elle n'avait guère eu le loisir de suivre leurs avancées, la dernière fois qu'elle avait vu les deux hommes l'un galopait avec quatre capes blanches aux fesses et l'autre accourait pour l'aider ...
* -Et vous imaginez même pas ce qu'il sait faire avec ses mains, imaginez que vous êtes blessée, tiens au cou là...* le palabre à moitié délirant de Dentère lors de leur rencontre lui revint à l'esprit. Songeuse, elle repassa un doigt sur ce qu'il subsistait de sa mortelle blessure tout en l'observant . Seul un léger élancement émanait encore de cette dernière, la rendant totalement anecdotique, c'était proprement fabuleux ... Relevant la tête, elle se pencha et agrippa les hardes soigneusement pliées .

Un discret coup d'œil dans l'entrebâillement, n'oubliant pas une seconde qu'elle était pour l'heure en terrain inconnu ... les rues étaient teintées de morosité, l'expression de toutes ces femmes éplorées qui enterraient leurs morts à tour de bras ... Les pauvrettes faisait montre d'un courage bien plus grand que celui qu'elle avait elle même développé en accourant à leur rescousse. Quelle tristesse, verrait elle un jour Feleth retrouver un semblant de justice ?
Kara se glissa à l'extérieur profitant du désordre ambiant pour se déplacer incognito, les hardes mise à dispositions se fondant parfaitement dans la masse. Elle rasa les murs, tête basse, se demandant où pouvaient bien être ses compagnons et son armement, et put ainsi errer une centaine de pas avant d'être interceptée .

"- Mais?? Vous êtes ? Hey Elena, Lisbelle, elle est réveillée !
Héla la femme qui venait de l'attraper par le bras. Kara leva les yeux au ciels, s'en était finit de la discrétion .
- Voyons que faîtes vous déjà debout? Repris son "assaillante"- C'est totalement déraisonnable ..."

- Pour sûr! Renchérit là dénommée Elena parvenue à leur hauteur, lui posant déjà une main sur le front .

- Oui, oui, parfaitement, il faut la recoucher ... renchérissait la dite Lisbelle les ayant rejointes, tandis que Kara les regardait tour à tour ne sachant déjà plus où donner de la tête.

"- Non, je..." Tenta la guerrière perdue

"- Vite.. peut être faudrait il le brancard non? Va chercher Josephine ." Ordonna la matrone dont elle ignorait le prénom

"- Oui oui, j'y vais, mais d'abord il faudrait l'asseoir, tiens le tonneau là..."

Et la combattante aguerrie de se retrouver traînée avec ménagement jusqu'au dit fût... ce qui eu raison de ses nerfs

-" ASSEZ ! Stop! C'est bon !!" protesta vigoureusement la jeune femme, retrouvant instantanément son calme en lisant l'étonnement mêlé de crainte et d'incompréhension sur les traits de ses bienfaitrices . Euh, ça va, vraiment, merci " ajouta t elle radoucie, un brin honteuse.

Les femmes s'interrogèrent du regard ...et la poussèrent à nouveau délicatement vers le tonneau . Kara déclara forfait se contentant de soupirer elle s'assit docilement cette fois et réprima une envie de fuite en voyant une de ses soigneuses partir rameuter tout le village, geignant simplement à l'idée de ce qui risquait de suivre .
Elle écourta au maximum les congratulations et remerciements de rigueur qui la mettait profondément mal à l'aise en demandant à ce qu'on lui détaille ce qui c'était passé et la conduise à ses amis.
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