''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Souvenirs ~ [ Pv Andreï Locknar]

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Rodany Bleinzen



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Race : Haut Elfe-Élu ~
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MessageSujet: Souvenirs ~ [ Pv Andreï Locknar]   Mar 19 Juil 2011 - 22:30

Prologue

~ Rencontre inattendue ~


Ses longs cheveux de braise fouettait l’air avec force, il dansait en compagnie du vent dans une valse majestueuse. Ses mains, elles, caressaient les hautes herbes qui lui chatouillaient légèrement ses paumes. L’odeur agréable et enivrante de la grande plaine s’insinuait malicieusement dans ses narines. Les doux rayons du soleil léchaient sa peau avec douceur. Elle se tenait droite, le visage relevait vers l’immensité froide et glacé qu’offrait le ciel. La végétation lui montant jusqu’aux hanches, elle s’imprégnait de l’essence de la nature même. Son oreille attentive écouter avec un certain plaisir le murmure des feuilles sous la caresse d’une légère brise, elle perçut même un faible instant une légère vibration parcourant la surface de la terre.
Elle ferma ses paupières et l’espace d’un instant elle se laissa porter par l’idylle du moment. Plus rien d’autre n’exister, elle était en harmonie parfaite avec l’environnement. Elle ne formait plus qu’un avec la nature. Elle n’était plus qu’une plante partit tant d’autre, elle n’était plus que le vent, elle n’était plus que le souffle de la Terre.

Lorsque Bleinzy rouvrit les yeux , elle se sentit aussi légère que l’air, vide de toute violence. Mais tout ceci ne dura qu’un court instant. Elle n’était pas revenu pour être fille de la Terre mais parce que son cœur lui avait murmurer que peut être ici elle trouverait quelque chose ou quelqu’un.
Elle avait écouter son instinct, elle était de retour.
La jeune femme fit alors quelques pas avec une lenteur modéré et s’accroupi. Elle plongea sa main dans la terre et laissa glisser lentement la poussière entre ses doigts. Les grains filèrent les uns derrières les autres comme pour mesurer le temps. Le temps, qui lui, semblait alors à cet instant s’écouler au ralenti tant le souffle du vent étouffait les bruits de vie. La terre, au même moment, frissonna aux souvenirs du Passé.
Le poings de la jeune femme se resserra soudainement. Elle sentait se frisson. Elle ferma les yeux et sauta sans aucune retenu dans sa mémoire. Cette fois ci, ce n’est pas la quiétude qui vint à sa rencontre mais une série d’images affreuses tel des flashs insoutenables.
Des souvenir si profondément encrés dans sa mémoire qu’elle cru humait à nouveau cette odeur immonde du sang qui avait emplit autrefois les lieux.
Les images défilaient comme des vagues déchainées en elle. Morceaux de chairs éparpillés, le regard vide de tout ses morts, ses femmes éventrées, enfants démembrés et cette ombre machiavélique et terrifiante du titanesque démon qui se dessinant sur le sol.
Une pincement douloureux se fit ressentir dans le cœur de la jeune femme. Mais le souvenir était si fort, si présent qu’il continua son flash back insoutenable.
Puis le noir à nouveau.
Maintenant elle pouvait entendre. Oui entendre le son des gouttes de sang tombaient à rythme réguliers dans des flaques qui s’étaient formé au dessous de certains cadavres. Entendre ce rire rauque du démon. Entendre à nouveau le craquement sourd des os se brisant sur le sol. Entendre son cri de désespoir lui brisant les tympans.
Un dégout profond secoua alors son corps comme s’il cherchait à vomir, elle porta d’ailleurs sa main à ses lèvres pour atténuer cette pulsion. Mais le souvenir était là à présent, comme s’il avait revêtu une nouvelle réalité pourtant passé.
Elle sentait à présent cette odeur putride de la mort assiégé son nez, elle eut alors un nouveau hoquet de dégout.
Puis, aussi étrange que cela puisse paraitre, la cicatrice qui balafrait son dos du haut de l’épaule jusqu’à son centre, lança un vague de douleur perçante, brulante. Elle ressentit la lame glacé lacérer à nouveau sa peau.
Pur hallucinations reflétant la douleur physique qu’elle avait ressentit.
Soudain, ce fut le visage du Démon qui se trouva dans l’obscurité de son regard fermé.
Shaytan.
La vague de douleur fut alors diluée par une sensation de colère ardente. Ses trois yeux d’un vert malsain qui la fixait avec mépris. Cette peau dur et sombre complètement bosselée. Un anneau de fer traversant ses narines, des dents taillés en pointes et aiguisé dégoulinantes de sang. Deux cornes semblable à celle d’un béliers de chaque coté de son crane charnu. Et cette voix… tonitruante empli de arrogance.
Bleinzy poussa alors un hurlement tout droit sortit de ses entrailles dictait par la haine qui bouillonnait en elle. Un rage féroce qui au fil des années ne s’était pas estompé mais n’avait fait que croitre.

Tant d’années s’était écoulées mais la douleur était aussi insupportable que ce jour là.
Malgré un traque acharné elle n’avait jamais réussi à approcher en plein son ennemi juré. Des larmes s’étaient alors aventuré sur ses joues. Colère. Désespoir. Tristesse. Une tempête de sentiments assiégeaient l’âme de la jeune femme. Elle était bien loin de cette sensation de liberté ressenti quelques instants avant cet interminable plongeon dans le passé.
Elle ouvrit à nouveau les yeux, brusquement, comme pour fuir cette amer chute dans sa mémoire. Durant l’assaut de tout ces ressentiments Rodany s’était agenouillée au sol et elle avait laissé trainer ses deux mains dans la terre grattant par colère le sol de ses ongles comme pour effacer la douleur qui labourait son être.
A présent elle levait à nouveau son menton pour exposer au vent le visage de cette guerrière au cheveux de feu. Des trainées sombres sillonnaient ses joues, mémoire de larmes à présent séchées.
Elle savait à présent. Dans sa douleur elle était en faite repartit en quête de courage pour continuer son périple. Elle était venu se donnait un coup de fouet mental comme pour se rappeler et ne pas oublier.
Elle se tenait la, seule, immobile, vulnérable aussi mais à l’affut du moindre son. Elle le savait que trop bien, sur ces terre il ne fallait jamais baisser sa garde.

L’instinct qu’elle avait eu de revenir en ce lieu avait à présent prit un sens.
Par contre elle était loin de se douter que ce n’était pas tout.
Le destin lui réservait encore une surprise.
Une rencontre.
Un bouleversement dans sa vie.
Et ce changement allait d’un instant à l’autre lui faire face sans prévenir.

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Andreï Loknar



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Race : Vampire
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Croyances : Dieu du sang
Groupe : Clan des Adeptes du Sang

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MessageSujet: Re: Souvenirs ~ [ Pv Andreï Locknar]   Mer 20 Juil 2011 - 18:31

Noir, il ne voyait que cela pour le moment, le vide sombre et glacial empêchant tout mouvement, la signification d'un passé torturé qui le hantait malgré toutes ses années. Une lumière au bout d'un couloir menant vers une horreur indicible, des flots de sang, des torrents de feu, des cadavres mutilés et éparpillés à perte de vue... Une douleur cinglante traversant la poitrine comme une main arrachant un coeur, qui d'ailleurs battait à la chamade comme si « la peur » s'installait dans chaque muscle, chaque pores de sa peau. Le vampire s'enfuyait comme il le pouvait pour échapper à ce sentiment d'impuissance, ce malaise incessant qui l'empêchait de rester lucide... Un homme se tenait là, dos à lui, un râle de plus en plus puissant au fur et à mesure qu'Andreï s'approchait. La personne se retourna, c'était son défunt maître qui exhibait une plaie béante au niveau de la gorge, le sang coulant sans s'arrêter comme s'il n'y avait pas de fin, tout en le regardant il écarta la plaie d'où sorti une multitude de visages et cris qui venaient des hommes, femmes et enfants que le jeune vampire avait tué pour se nourrir ou par simple plaisir. Le néant repris sa place quelques secondes après, suffocant tout en regardant frénétiquement autour de lui, recherchant de l'aide, un soupçon de salut... Des yeux, des yeux rouges sang apparurent, un regard qui le transperçait, une puissance incommensurable s'opposait à lui, d'une voix sombre et glacial la chose s'adresse à lui:

- T... Destin... Changement... Tu ne seras toujours qu'un insecte à mes yeux...Mais tu me sers bien. T... ton destin changera... Une rencontre t'attend, laisse toi guider par la lumière que cela t'apportera.


Ce fut le noir complet... Le jeune vampire se réveilla en sueur, il avait des frissons dans tout le corps comme si la chose était toujours autour de lui. Il resta un moment à réfléchir sur son rêve comme si le malaise qu'il avait ressenti n'était pas qu'un simple cauchemar. Andreï remua dans tous les sens la question du pourquoi et du comment, cela faisait une cinquantaine d'année qu'il n'avait plus pensé à son bourreau et de plus jamais il n'avait fait de songe aussi impressionnant... et avec une sensation si réel. Le jeune vampire s'habilla prestement, le ciel était sombre à l'extérieur il pouvait se permettre de sortir. Une fois dehors il marcha sans vraiment penser à sa destination, le vent soufflait dans ses longs cheveux blond, le bruit de petits animaux rajoutaient un peu de charme aux grandes plaines. Un aigle vint se poser sur son épaule comme s'il avait senti son don naturel qui le rapprochait de la nature, l'ex-démon le regarda distraitement tout en continuant sa route... Il ne savait que faire maintenant, la période était relativement calme pour lui, pas de mission, peu de voyageurs trop curieux. Il n'y avait vraiment rien à faire. L'oiseau poussa un cri perçant pour signaler qu'il y avait quelqu'un un peu plus loin dans les plaines. Andreï secoua la tête et reprit ses esprits, restant aux aguets il avança discrètement vers le lieu où l'oiseau volait. A quelques minutes de là se trouvait une femme qui ne bougeait pas, perdu dans ses pensées sans doute. Elle regarda tout de même en sa direction quand il s'approcha, peu de personnes avait d'ailleurs réussi à le discerner quand il ne voulait pas être vu. Le jeune vampire se montra, s'avançant vers elle, toujours sur ses gardes toutefois... Il ne savait pas qui elle était pour le moment. D'une voix calme et audible il s'adressa à elle:

- Bravo à vous pour m'avoir perçu, je sais me montrer discret pourtant. Je ne cherche pas la violence aujourd'hui, juste un peu de quiétude et mes pas m'ont amené ici pour cela.


Il regarda la jeune femme qui ne se déplaçait pas encore, elle l'écoutait simplement. Lui était toujours sur ses gardes, au moindre mouvement brusque de sa part il réagirait en sortant ses lames. Il est vrai qu'après le rêve de cette nuit il n'avait vraiment pas envie de se battre. Le vent soufflait toujours dans ses cheveux et dans ceux de la jeune femmes, elle était d'ailleurs vraiment belle, une beauté sauvage cela dit... Andreï percevait toujours les gens dangereux, il avait l'odeur de sang, l'odeur de la mort et de la violence, qu'importe la motivation mais ce qui était sur c'est que la personne en face de lui n'était pas n'importe qui et le moindre faux mouvement pouvait être le dernier... Malgré ce sentiment il sentait quand même quelque chose d'étrange, une impression jusqu'à lors inconnu pour le vampire, il ne saurait dire quoi d'ailleurs... Et ne se rendait même pas compte pour le moment qu'il la ressentait, seules les paroles de la chose aux yeux rouges résonnaient dans sa tête.
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Rodany Bleinzen



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MessageSujet: Re: Souvenirs ~ [ Pv Andreï Locknar]   Mer 20 Juil 2011 - 20:53

Elle l’avait sentit mais ignoré encore ce que c’était. Les deux mains toujours plongeait dans la Terre, malgré son trouble, son oreille attentive ne l’avait pas trahi. Cette infime vibration dans la sol et cette légère odeur presque indescriptible porté par le vent.
Dans le ciel qui s’était obscurci, un aigle formait des cercles parfait au dessus d’elle.
Combien d’heures était-elle restée là, assise en tailleur au milieu des herbes hautes ? Elle avait perdu la notion du temps. Elle s’était simplement contenté de laisser son âme déchirée voguait sur la plaine. Une âme errante. Sans réel but.
Mais même si son corps montrait une certaine absence, elle était toujours présente. A l’affut du moindre son, de la moindre incohérence. Au fil des années elle avait appris à guetter les signes qu’offrait Dame Nature. Des signes que peu arrivait à déceler car beaucoup avait oublier comment s’y prendre. Bleinzy, elle, avait des années d’expérience derrière elle. Des années à observer, écouter, ouvrir son cœur et à ne faire qu’un avec ce qui l’entourait. C’était les traditions, c’était ainsi qu’elle avait été élevé. Etre fille de la Terre.
C’est ainsi qu’elle avait perçu la présence d’une chose qui s’avançait près d’elle depuis un petit moment. Elle ne bougea pas pour autant. Elle ne ressentait pas vraiment de réelle menace. Elle se contenta alors juste d’attendre, tout son être à l’écoute. L’Ecarlate n’était pas bien loin non plus. Posé à même le sol, la grande épée restait à porté de main tel un animal veillant sur son maître.
Alors il y eut un léger craquement, un brindille surement, qui annonça la présence de l’inconnu à quelques mètre à droite de la jeune femme. Elle tourna la tête en sa direction avec un vivacité étonnante. D’un seul regard elle reconnu en lui l’âme d’un prédateur redoutable mais rien dans sa manière d’être ne laisser paraitre qu’il lui voulait du mal. Son pressentiment fut alors confirmé par les paroles de-celui dont le timbre de voix était calme et apaisée :


« Bravo à vous pour m'avoir perçu, je sais me montrer discret pourtant. Je ne cherche pas la violence aujourd'hui, juste un peu de quiétude et mes pas m'ont amené ici pour cela. »


Bleinzy ne dit rien. Ne bougea pas non plus. Elle le sentait, cette sensation instinctive qui lui murmurait silencieusement que si elle faisait le moindre faux pas l’homme qui se trouvait face à elle n’hésiterait à lui sauter dessus tel un animal affamé se jetant sur sa proie.
Non, elle ne fit pas un seul mouvement mais le fixa longuement, silencieuse. De ses yeux perçant elle l’analysait rigoureusement.
Il semblait à peine plus âgé qu’elle mais dans son regard elle pouvait ressentir la nostalgie et la sagesse d’une homme qui avait vécut si longtemps que rien ne semblait pouvoir l’atteindre. Elle eut alors un léger frisson devant la force et la froideur de ce regard mais elle ne se démonta pas et continua son inspection. Il était assez grand et svelte. Surement très agile mais le détail qui retenu son attention à ce moment là fut la pâleur de sa peau, si livide qu’elle en renforçait la profondeur de son regard cela lui prodiguant même certains airs fantomatiques.
Puis ses yeux se posèrent sur cette longue chevelure blonde qui encadrait un visage aux traits étrangement contradictoires. Fins et robustes à la fois exprimant le néant et pourtant si présent de sentiments. Quel étrange personnage qui éveilla alors une petite part de intérêt chez la jeune femme.
Mais il faudrait plus que de simples mots si cet homme voulait l’approcher d’avantage.
Elle était comme une bête farouche qui instinctivement avait dressé une armure méfiante entre elle et lui. Mais elle avait aussi une part humaine qui côtoyait son coté animal, et ce coté là de sa personnalité était un minimum civilisée. C’est ce qui la poussa à répondre à son interlocuteur d’un voix tout aussi posée :


« La Terre sait être plutôt bavarde quand on sait l’écouter. Nul n’a encore jamais su être invisible à son regard et elle s’est fait un malin plaisir à me murmurer que vous arriviez. »

Elle se tut un instant, légère pause pour qu’il puisse analyser ses paroles. Elle était curieuse de savoir s’il comprenait ses mots, puis elle continua légèrement amusée par sa pensée :

« Sachez aussi qu’ici le sol pleure encore la violence d’un lointain passé. Vous ne trouverez pas la quiétude en ces lieux. »

Puis toujours aussi méfiante mais nécessiteuse de montrer qu’elle ne lui voulait pas non plus le moindre mal, elle tourna son visage le perdant de vue. Elle garda cependant un oreille attentive au moindre mouvements suspects de celui-ci. Pour elle, c’était un premier pas vers un confiance instable. Ne plus plonger son regard dans celui de l’homme montrer clairement qu’il n’était pas un proie pour elle. De la même façon que d’un geste lent elle croisa ses mains les reposant sur ses genoux.
L’âme encore troublé, il était venu la distraire lui offrant une corde de sortie qui la ferrait peut être échappé du trou dans lequel elle s’était terré toute l’après-midi. L’heure n’était plus au Passé, elle se savait. Si le destin lui avait envoyé cet homme qui était encore vivant sur son chemin c’est qu’il avait un rôle à jouer dans sa vie. Elle ignorait simplement l’importance qu’avait celui-ci.
Elle se mura à nouveau dans le silence. Elle avait répondu oralement et tacitement au jeune homme. La balle était à présent dans son camp si il désirait en savoir plus ou sinon il n’avait qu’à repartir. Elle ne le retenait en rien même si au fond elle, elle savait qu’elle regretterai de le laissait rebrousser chemin. Il avait allumé une petite flamme de curiosité au fond de son être et elle ne voulait pas l’étouffer par un solitude déjà devenu que trop pesante. Ainsi elle entendait le regard plonger dans à l’horizon trait fin entre le Ciel et la Terre.
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Souvenirs ~ [ Pv Andreï Locknar]

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