''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Lalwende Súrion

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Lalwende Súrion



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Lalwende Súrion
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Race : Demi-Syrinx (se croit simple humaine).
Classe : Rôdeur.
Métier : Chasseuse de primes/Assassin pour son propre compte.
Croyances : Absolument aucune.
Groupe : L'Alliance (Lame d'Argent)

Âge : Vingt et un ans.

Messages : 29


Lalwende Súrion _
MessageSujet: Lalwende Súrion   Lalwende Súrion EmptyMar 26 Juil 2011 - 18:43



    Personnage



    Nom : Súrion, qu'elle détient de ses parents adoptifs.

    Prénom : Lalwende. Cependant, il lui arrive parfois de se présenter sous le pseudo de Fíriel.

    Rang : Meurtrière végétarienne

    Âge : Vingt et un ans.

    Sexe : Féminin.


    Race : Demi-Syrinx, mais se croit simple humaine.

    Classe : Rôdeur.

    Métier : Chasseuse de primes/Assassin pour son propre compte.

    Croyances : Absolument aucune.

    Groupe : Lame d'Argent.


    Équipement : Lalwende possède toutes les sortes d'armes possibles et imaginables ; couteaux de lancer, poison, arbalètes, dagues, ainsi qu'un katana qu'elle appelle Thalion. Elle privilégie les armes légères et rapides.

    Talents de combat : Agile et entraînée, la demi-Syrinx fait une redoutable guerrière, aussi bonne au combat rapproché qu'à distance.

    Talents de magie : Ses pouvoirs sont au petit nombre de deux. Le premier, basique, lui permet de cicatriser très rapidement. Quant au deuxième, il est légèrement plus complexe. La jeune fille a ainsi la capacité d'entrer momentanément dans la tête des êtres vivants, qu'ils soient végétaux, animaux, humains ou autres. Elle ne peut exercer aucun contrôle sur eux, mais peut ressentir en temps réel ce qu'eux éprouvent (en incluant les cinq sens), voire intercepter leurs pensées. Ce dernier don lui donne encore du fil à retordre, se déclenchant parfois inopinément ; de plus, certaines personnes semblent pouvoir le bloquer, consciemment ou non.

    Talents divers : Aucun, si ce n'est la cuisine, la couture, le chant, le luth ect, qu'elle maîtrise plus ou moins bien. Elle a de plus une relation particulière avec les animaux, et sait se débrouiller dans la nature, y ayant vécu une bonne partie de sa vie. Elle sait lire, écrire, et a acquis avec le temps une certaine connaissance de l'anatomie.

    Apparence physique :

    Notre petite Lawly est, il faut l’avouer, une belle femme. Frôlant le mètre soixante-quinze, élancée et aux formes avantageuses, elle pourrait même paraître désirable aux yeux de certains… s’il n’y avait pas cet œil. A la couleur incertaine, hésitant entre le bleu, le vert et le gris, on le croirait taillé dans un bloc de glace. Son regard vide, presque vitreux, ne laisse paraître aucune émotion. Une brume inaltérable cache les éventuelles lueurs d’humanité qui pourraient éclairer, l’espace d’un instant, la prunelle sans vie de la jeune fille. De longs cils blonds perchés sur une paupière fragile adoucissent heureusement le tout. L’autre œil, ou plutôt ce qu’il en reste, est en permanence couvert par un cache œil, qu’elle remplace parfois par des bandeaux en tissu. Ses lèvres sont fines, légèrement rosées, et les sourires qu’elle parvient à esquisser avec semblent toujours factices. Etant enfant, ses cheveux étaient d’un blond presque blanc ; dorés par le soleil, ils sont maintenant d’un jaune délavé. Fraîchement coupés, ils encadrent le visage ovale et les joues encore pouponnes de la demi démone et débordent sur son front pâle. Seule l’expression fermée qu’elle arbore en permanence parvient à durcir ses traits.
    C’est à sa morphologie qu’on la reconnaît guerrière, sa peau d’albâtre laissant deviner les veines bleutées qui parcourent ses bras et sa poitrine, mais surtout la silhouette de ses muscles, plus développés que chez la plupart des femmes de son âge. Il est toutefois très rare d’apercevoir tous ces détails physiques, Lalwende étant, comme tout assassin qui se respecte, toujours très couverte. Privilégiant les vêtements sombres, c’est en général sous une grande cape grise qu’elle se camoufle, elle et ses armes. Quelques sacoches en peau pendent à ses flancs, contenant des fioles ou des couteaux de lancer. Elle ne s'encombre jamais d'armures, sauf en cas de mission particulièrement dangereuse, où elle se résigne à porter un cuir un peu plus résistant.



    Caractère, personnalité :

    Il est particulièrement difficile de cerner la jeune femme. Son impassibilité en toute situation n’arrange pas les choses. Elle ne se départit jamais de son air froid et détaché de tout, agissant comme un automate à longueur de temps, comme si tout lui était indifférent. C’est d’ailleurs le cas. Toujours prostrée, dans l’ombre, muette, personne ne va jamais vers elle. Ca lui est égal. Les autres ne l’intéressent pas non plus, puisqu’elle n’a pas besoin d’eux pour vivre. Ils font du bruit, ils gesticulent en permanence, ils déblatèrent sur tout et n’importe quoi, ils sont affreusement prévisibles et la plupart sont fous à lier. L’humanité est condamnée depuis bien longtemps à la débauche. Pourquoi donc irait-elle vers eux, qu’est-ce que ça lui apporterait ? C’était aussi simple que ça. Pour elle, les morts sont bien plus captivants que les vivants. Et c’est grâce à (ou à cause de ?) cette apathie qu’elle arrive d’ailleurs à les massacrer sans états d’âme. Non, ce n’est pas le fait de tuer qui la comble, bien au contraire, c’est juste une étape inévitable. C’est après la tuerie que son âme s’éveille, que son œil se met à briller de milles feux, que l’excitation fait trembler ses membres. Lorsqu’elle a la possibilité de trancher la chair, de la disséquer, d’extraire organes et os, d’apprendre encore et encore sur l’incroyable fonctionnement de l’organisme humain. Voilà ce qui donne un sens à sa vie ; assouvir sa curiosité scientifique et sa haine refoulée. Elle peut passer des heures sur un cadavre, à l’étudier minutieusement, notant chaque découverte sur tout support qu’elle a à portée de main. Toute personne la dérangeant dans ces instants-là finit indubitablement sur le billard.
    N’ayant connu que la forêt, c’est dans la nature que Lalwende se sent le mieux. C’est là-bas qu’elle met en pratique sa passion, sous la douce bienveillance des arbres.
    Les seuls êtres capables, peut-être, de l’attendrir, sont les animaux et les enfants, les bêtes ayant toujours été ses seuls amis. Quant aux enfants… sûrement est-ce parce qu’ils respirent l’innocence et la pureté, choses qu’elles ne possèdent plus, et parce qu’elle a tout oublié de sa propre enfance.
    En tant qu’assassin, la jeune fille est calme et consciencieuse, voire quelque peu perfectionniste. Elle peut aisément se mêler à la foule sans faire tâche. Sa règle d’or : tuer en une fois, en abîmant le moins possible le corps.

    Histoire :

    Le noir. J’étais recroquevillée dans un vide immense, chaud, confortable, à l’abri de tout besoin. La soif, la faim, le sommeil ; toutes ces choses ne semblaient plus rien signifier et apparaissaient à mon esprit comme un lointain souvenir. Qui étais-je ? Qui s’en souciait ? J’étais tout et rien ; je parcourais le monde tout en restant inerte, lovée dans mon immuable cocon. J’étais le bourgeon, l’homme, le cafard, la rosée, le rocher centenaire. Mâle et femelle, mammifère et crustacé, ange et démon, âgée de deux et trois mille ans. Mal, bien, rêve, magie ! Mes sens étaient infinis ; je possédais le savoir et avais éprouvé en mon âme chaque infime nuance du panel d’émotions qui constituait l’univers. Comme c’était exaltant, d’être en communion avec le monde lui-même ! Une douce euphorie me berçait ; je me sentais plus puissante que jamais. Enfin, j’arrivais à cette harmonie parfaite qui m’avait demandé tant d’efforts… tous allaient être si heureux quand ils apprendraient ça !

    Comble de la désillusion, un battement de cœur intempestif suffit à tout faire voler en éclat. Je le sentis vibrer dans tout mon corps, plus prégnant qu’un choc électrique, m’avertissant du danger imminent. En moins d’une demi seconde, je retournais dans ma chair de simple fillette, avec ses petits yeux, son nez bouché et son ouïe atrocement limitée. Je ne pouvais plus sentir que la flamme fugace qui caressait ma paume et le parfum qui embaumait la pièce. Je n’eus pas le temps d’en éprouver de la frustration. Encore toute abasourdie par ma transe, c’est avec un acharnement fatigué que je cherchai l’individu qui avait osé troubler ma quiétude. Personne ne venait ici, en temps normal… et effectivement, il n’y avait aucun signe qui pouvait indiquer la présence de quelqu’un d’autre dans la pièce. Pourtant, les battements de cœur approchaient, s’accélérant même considérablement.
    Sans que je ne puisse faire un geste, l’éclat vif d’une dague passa devant mes yeux, mêlé à une épouvantable odeur de peur ; je sombrai.


    -


    A nouveau, le noir. Mais cette fois-ci, c’était un vide glacial et mauvais qui m’accueillait dans ses bras étrangleurs. Je me réveillai transie et apeurée. Où suis-je ? J’ai faim ! Je veux rentrer ! Pourquoi est-ce que je suis toute seule ? Je fermais les yeux, les rouvrais, recommençant ce manège une bonne dizaine de fois, de plus en plus fiévreusement ; avec l’espoir que je finirais ainsi par retrouver mon chez-moi. Où était ce chez-moi, d’ailleurs… ? C’est avec stupeur que je me rendis compte que je ne me souvenais pas de mon propre nom. Comment était-ce possible ? A cet instant précis, le désespoir m’ouvrit grand sa gueule ; et je n’eus d’autre choix que de m’y engouffrer. Peut-être allais-je mourir, ici, maintenant. Quelle importance ; je n’étais apparemment personne. Je me sentais de seconde en seconde plus faible ; pis, aucune volonté de vivre ne m’animait. Pour cela, il aurait fallu que je mette de l’ordre dans mes pensées et ce simple geste requérait trop de force. Mon corps avait déjà la froideur cadavérique propre aux agonisants. Ou était-ce un effet de mon imagination terrifiée ? Il me semblait avoir les doigts aussi raides et cassants que du bois sec. Résignée, impuissante et surtout indifférente à mon propre sort, j’attendis la fin.

    Une fin qui se fit longuement désirer. J’étais plus coriace que je ne le pensais. Mon état, au lieu de s’empirer ou même de s’améliorer, restait stable, malgré les heures qui passaient. Ce n’est que lorsque le soleil se mit à décliner, couvrant mes paupières fragiles que je maintenais obstinément fermées d’une apaisante lueur rose, que je me décidai à détailler le décor qui m’entourait.
    J’ouvris mes sens.
    Ma future tombe était en fait une jolie clairière. J’en fus surprise ; je m’attendais à me retrouver étalée sur le pavé couvert de détritus d’une ruelle sombre, ou dans tout autre endroit mal famé. Pourquoi cette impression d’ailleurs ? Après tout, je n’avais aucune idée de ce qui m’était arrivé. Cette vision avait le mérite de me rassurer un peu. Il flottait ici une atmosphère fleurie et placide.
    D’immenses chênes m’entouraient, dispensant leurs larges branches touffues au-dessus de moi, protectrices. Le soleil s’engouffrait entre les interstices feuillus, créant une étrange fresque aux couleurs pastel sur l’herbe épaisse. C’était beau. Je caressai du bout des doigts une petite fleur qui semblait regarder vers le ciel, et j’arrivai à sentir la douceur de son pétale ; mes membres semblaient avoir retrouvé un peu de leur sensibilité. Finalement, ce lieu ressemblait plus à un petit nid douillet qu’à un sordide tombeau. Il me paraissait même qu’il me faisait du bien. Je trouvai la force de me redresser un peu. J’étais adossé à un énorme tronc couvert de lierre. Son écorce dégageait une odeur agréable. Je n’arrivai plus à détacher le regard du géant ; quelque chose en lui m’attirait. Mue par mon instinct, j’y posai ma main nue, puis mon front, jusqu’à enlacer franchement l’arbre centenaire. Mes gestes étaient lents, empreints de respect. J’avais décidé d’obéir aux pulsions de mon corps, même si je n’y comprenais rien, ce rituel réveillait quelque chose enfouie tout au fond de moi. Mes veines se mirent à pulser. Doucement, de l’énergie commença à déferler en moi. Aussi absurde que cela pouvait paraître, c’était comme si… l’arbre me répondait. Pis, je le comprenais. Sans hésiter, il m’accueillait en son sein, me prêtait sa force l’espace de quelques instants ; un dialogue silencieux s’installa entre nous, chaleureux, jovial, a l’instar de deux bons amis se retrouvant après plusieurs années d’absence. Il me laissa le tâter, le sonder, et finalement pénétrer en son être. Sa sève devint mon sang, mon sang sa sève. Je sentis la brise caresser ses branches, les insectes rampant par milliers sur son corps robuste, ses racines puiser sa force dans la terre, la sérénité qui l’emplissait. J’eus envie de ne plus le quitter ; être un arbre était si merveilleux ! Pourquoi retournerais-je dans un petit corps, faible, dénué d’identité? C’était absurde.
    Mais voilà que mon nouvel ami m’expulsait, coupant le contact qui nous unissait si étroitement. J’en fus déboussolée, et attristée. Le chêne restait sourd à mes appels. Sûrement se disait-il qu’il avait accompli son devoir.
    Des interrogations, à présent, me saturaient l’esprit. Communiquer avec un végétal… comment avais-je réussi une telle chose ? Etait-ce… une sorte de pouvoir que j’avais là ?
    Toute la flore aux alentours donnait maintenant l’impression de m’envoyer des messages.
    Pleine d’une nouvelle vigueur, je me levai et parcourai la clairière. Je captais des senteurs nouvelles, des sensations, aussi, semblables à celles que j’avais ressenti chez l’arbre. Bientôt, un féroce mal de crâne me força à me poser de nouveau ; l’inédit m’assaillait de toute part, sans me laisser de répit, arrivant dans ma tête en un fouillis désordonné qui n’avait plus aucun sens. Ce « pouvoir » commençait à perdre de tout son intérêt…

    … faim… Un frisson me parcourut l’échine. … faim… D’où cela venait-il ? faim ! Je me pressai les tempes ; ce son me vrillait les oreilles, d’une intensité telle qu’il couvrait tous les messages des végétaux… femelle… viande ! faim ! Un gémissement m’échappa. Faites que ça cesse !
    Tout se met soudain à bouger autour de moi. Les arbres défilent devant mes yeux à une vitesse folle. Je bondis, agile, fébrile. Sautant de tronc en tronc, à peine touché-je l’herbe de mes pattes que déjà je suis en l’air. Un poids m’alourdit désagréablement l’estomac ; je suis affamée ! Heureusement, l’humaine est proche. Je le sens, son fumet emplit délicieusement mes naseaux. J’ai si faim. Mon pouls s’accélère. J’arrive. J’arrive !
    Je hurlai de terreur, m’extirpant de la bête. Trop tard ; la voilà qui me fonçait dessus. Je n’aurais su déterminer ce qu’elle était. Et puis, quelle importance ! Ce qui était certain, c’était bien qu’elle comptait me dévorer. M’enfuir, vite. La peur me paralysait les membres et me glaçait le cerveau ; j’étais hypnotisée par ses petits yeux fourbes qui me fixaient avec une avidité non dissimulée. Les poils drus de son torse étaient déjà tous poisseux de bave…

    Un deuxième hurlement, de douleur. On me pourfendait le cœur. On me le tordait, on me le déformait, on me le déchiquetait avec les dents, on me le piétinait avec ardeur. J’étais courbée en deux sur le sol, prise de convulsions qui me secouaient toute entière. Je me noyais dans mon sang et mes larmes, tandis que des flèches venaient mordre dans ma chair. Mon épiderme me semblait comme à vif. La souffrance me faisait sans cesse sombrer dans l’inconscient, puis m’en tirait brutalement. Un fluide amer se déversa à mes pieds, me brûlant au passage la gorge et le palais. C’en était trop. Qu’on m’achève !

    … ferme ton esprit… c’est fini… clos-le… tout va bien, petite… ferme ton esprit !

    A ces mots, une vague de chaleur me submergea, stoppant momentanément la douleur, qui s’empressa de reprendre de plus belle. Un cri déchira le ciel ; le mien. J’implorais cet être qui tentait de communiquer avec moi de finir le travail. Tuez-moi, tuez-moi, tuez-moi !

    … tout va bien… tout n’est qu’illusion… me comprends-tu… ? Illusion…

    De grosses larmes roulaient sur mes joues ; je sanglotais comme l’enfant que j’étais. Pourquoi est-ce que je ne mourrais pas ? Deux mains froides vinrent se poser sur mes tempes ; violemment, aveuglée par le mal qui me rongeait, je les repoussai.

    … tu vas te détruire si tu continue ainsi… laisse-moi faire… tu n’as pas mal…ferme ton esprit… ferme-le !

    Les vagues de chaleur, à présent, se succédaient ; il n’y avait que dans ces moments de répit que les messages captés par mon esprit prenaient tous leur sens. Je compris ainsi que quelqu’un était là, non loin de moi, et tentait de m’aider. Mais que voulait-il dire par « fermer mon esprit » ? Ca n’avait aucun sens… profitant du fait que mon corps était devenu trop épuisé pour convulser, mon bienfaiteur retenta une manœuvre. Cette fois, je m’abandonna totalement à ses mains semble-t-il salvatrices. Face à ce lâcher prise, je crus intercepter une onde d’approbation qui m’était sans doute destiné.

    Le silence m’avala. Mes maux avaient disparu. Une brume rose et sucrée sortie d’on ne sait où m’enveloppait ; je restais en suspens quelques minutes, qui auraient pu se changer en heures s’il elle ne s’était pas soudain dissipé ; j’y étais si bien ! Devant mes yeux à demi-ouverts apparut alors progressivement les doux contours d’un visage longiligne, à deux pouces du mien. Surprise plus qu’effrayée, je me reculai de quelques mètres. Les deux coins d’une bouche aux lèvres fines et peintes de rouge brique se haussèrent légèrement.

    « - Qui êtes-vous ? Qu… qu’est-ce que je fais là ? Je… suis-je blessée ? »

    C’est moi qui avais parlé. Ma voix me parut affreusement effacée, piquant dans les aigus, s’éteignant dans les graves.

    « - Une amie. Tu peux te calmer, maintenant. Seigneur, tu dois être exténuée… mon pauvre petit. Ne te fatigue pas plus à parler, ou à poser des questions. » Elle marqua une pause, poussa un soupir compatissant et m’étreignit la main entre ses longs doigts fins. « Je n’ai aucun idée de ce que tu peux bien faire là. Je pensais que tu me le dirais. Tu dois encore être sous le choc. Est-ce que tu comprends ce que je te dis ? » ajouta-t-elle, soucieuse devant mon air hagard.

    Son discours entrait par une oreille, ressortait par l’autre, sans que j’en aie saisi le sens. Cela m’importait peu. Je l’observais. Elle était belle. C’était une femme de contraste ; tout l’indiquait en elle. J’étais captivée par le gris indécis et poète de ses yeux en amande, ornés de cils courts et blonds. Il semblait vouloir me raconter mille contes fantastiques et chimériques ; et j’aurais donné n’importe quoi pour les écouter jusqu’au bout.
    Les sourcils fournis et sévères qui les surmontaient, eux, étaient ceux d’une guerrière. Qui était donc cette étrange personne ? Je la devinais elfe, apercevant les longues oreilles translucides qui venaient se perdre dans sa crinière de feu.

    Alors que j’admirais l’incroyable blancheur de son teint, rougissante d’envie, je me vis soudainement projeter en elle. Je n’arrivais décidemment pas à me faire à cette expérience. Que comptait-elle me montrer que je n’arrivais pas à comprendre avec les mots ?
    La quiétude régnait dans son esprit. J’eus l’impression de pénétrer en un palais aux tapisseries de velours et aux moquettes moelleuses. Toutes ses bonnes intentions envers moi m’étaient maintenant évidentes. Par ses yeux, je me découvris. Petite fille hâve, tremblante, aux grands yeux à la couleur incertaine et aux longs cheveux presque blancs. De la bile couvrait mes genoux. J’étais nue ; je ne m’en étais pas rendu compte avant. Nue… et surtout indemne. La maigreur faisait exagérément saillir mes os ; je faisais peur à voir. Mais si l’on oubliait ces ‘détails’, j’allais parfaitement bien. L’elfe se tourna à demi ; ses sens étant bien plus développés que les miens, je pus humer l’odeur de mort qui se cachait derrière les arbres. Elle provenait de la bête, étalée sur le flanc, ses tripes se déversant sur le sol. Des flèches y étaient profondément enfoncées. Celles que j’avais cru sentir me traverser l’estomac… horrifiée devant la vision qui s’offrait à moi, je m’enfuis du palais. L’elfe eut un petit rire un peu triste, laissant découvrir une adorable fossette sur sa joue gauche.

    « - Tu es une drôle de gamine. Allez, je te ramène. Tu me raconteras tout une fois que tu te seras remise de tes émotions. »



    -


    Je ne pus rien lui raconter. Rien ne remonta à la surface. Ni ce jour-là, ni durant les onze années qui ont suivies. Estë, car tel était son nom, et son mari, Wilwarin Súrion, me prirent sous leur aile, m’offrant une identité, un toit, une famille ; une vie. Je fus baptisée Lalwende, et élevée comme leur propre fille.
    Les Súrion vivaient reclus dans la forêt, non loin de la clairière où j’avais été trouvée. Ils ne passaient par la ville que pour faire leurs emplettes les plus indispensables, mais se fournissait surtout dans la nature. D’après eux, la civilisation suintait le mal et la décadence. Les vices y étaient encouragés, et le danger se cachait à chaque coin de rue. Pire… des démons vivaient en son sein. Une jeune âme n’y restait pas pure bien longtemps ; c’est pourquoi ils m’interdirent formellement d’y poser les pieds. C’était une des raisons pour lesquelles ils n’avaient pas souhaité avoir d’enfant. Enfanter en un tel monde leur semblait barbare et insensé.
    Quand Estë me trouva, si chétive, l’innocence encore intacte, il leur parut inévitable de s’occuper de moi. C’était même un devoir. Avoir la possibilité de préserver une petite telle que moi de la société, voilà une idée qui les enchantait.
    J’eus une enfance et une adolescence heureuses, enveloppée d’amour et de tendresse. Je rajoutais du piment dans l’existence de mes parents adoptifs qui, jusqu’à mon arrivée, commençait à se lasser de leur vie monotone d’ermite. Ils m’en étaient grandement reconnaissants.
    Nous vivions modestement, ce qui ne m’empêchait pas d’avoir tout ce dont j’avais besoin, mes paternels cédant au moindre de mes caprices (heureusement pour eux, forts rares). Un jour, souhaitant apprendre à montrer, je leur réclamai un cheval. Le soir même, un fier étalon m’attendait à côté de la maison. Je ne sus jamais d’où leur était venu autant d’argent.

    Pour occuper mes journées, mes bienfaiteurs (comme j’aimais les appeler) commencèrent à m’apprendre multiples talents, tels que la cuisine, la couture, le luth, le chant, etc. Même si, au bout d’un certain temps, je finis par acquérir un niveau correct, je ne semblais prédisposée pour aucune de ces choses. Pis, elles m’ennuyaient. Je n’y voyais absolument aucun intérêt. Cependant, j’appréciais la lecture et l’écriture, que je ne savais pas utiliser jusqu’à alors. L’avais-je oublié ou ne me l’avait-on jamais appris ? D’après eux, peu de gens savaient lire, à notre époque. Encore une question qui restait en suspens…
    Finalement, après maintes et maintes disputes à ce sujet, je fus autorisée à manier les armes avec Wilwarin lorsque j’atteignis mes quinze ans. En bons elfes, ils ne possédaient pratiquement que des arcs, toutefois, il fallait avouer qu’ils étaient de bonne manufacture. A la surprise générale, je m’avouai très douée, si bien que mon père adoptif m’emmena rapidement chasser. Je faisais des progrès de jour en jour, époustouflant le pauvre Wil qui craignait de voir l’élève dépasser le maître. Ce qui, effectivement, arriva. J’avais l’œil plus vif, le corps plus souple, et le sens de l’orientation plus aiguisé. Quant à ma discrétion, elle était des meilleures.
    A tel point qu’un jour, où je m’ennuyais prodigieusement après avoir épuisé la bibliothèque d’Estë, Wil sortit d’une réserve, dont j’ignorais l’existence, un superbe katana qu’il brandit fièrement devant mes yeux ébahis.

    « - Je n’ai aucune idée d’où provient ce sabre. Nous l’avons trouvé dans cette forêt… tout comme toi. Je pense qu’il sera plus utile en ta possession, maintenant que tu es une guerrière accomplie (il eut un petit rire moqueur). Mais surtout, n’en parle pas à ma femme, elle serait furieuse ! » m’avait-il dit, un sourire au coin des lèvres, en me tendant l’objet avec beaucoup de précaution.

    Je l’avais appelé Thalion, signifiant ‘inébranlable, fort’, en elfique. Au jour d’aujourd’hui, il m’accompagne encore dans tous mes voyages. Parfois, j’emmenais Wil à l’écart pour lui montrer ce que je savais faire ; il s’en fallait de peu pour qu’il aille raconter à son épouse la dextérité dont je faisais preuve.
    Mais je devais surtout cette supériorité à mon pouvoir, qui me surprenait un peu plus chaque jour. J’avais encore beaucoup de mal avec son fonctionnement ; d’après ce que j’avais compris, je pouvais entrer dans la tête des êtres vivants, voir ce qu’ils voient, ressentir ce qu’ils ressentent, voire même intercepter leurs pensées. C’était difficile à contrôler ; parfois mon pouvoir se déclenchait tout seul, s’accrochant à d’autres esprits ou captant tous les messages mentaux aux alentours. C’était infernal, et souvent, je finissais inconsciente.
    Mes parents, malheureusement, n’y connaissait rien en magie. Ils y avaient renoncé il y a bien longtemps. Seule ma mère en avait quelques notions ; mais pas suffisamment pour m’aider.
    A part eux, et les personnages des fictions dont je me gavais à longueur de temps, je ne connaissais personne. A mes dix-sept ans, lorsque je ne me trouvai plus rien à faire, cette solitude commença à me peser. Je dépassais alors mes parents d’une bonne tête, et tandis que je grandissais, que mes formes devenaient jour après jour plus imposantes, que mes muscles commençaient à tendre sous ma peau, ils restaient les même, beautés pubescentes, sveltes, filiformes. Pour la première fois, j’eus l’impression d’évoluer seule dans un univers qui, lui, restait figé pour l’éternité. N’avaient-ils pas tous deux respectivement cent vingt trois et quatre vingt quatre ans ? Combien de temps encore avaient-ils l’intention de vivre de la sorte ? La réponse la plus probable à cette question était aussi la plus effrayante.
    Je n’avais toujours pas l’autorisation d’aller en ville ; et je compris vite que je ne l’aurais jamais. Je ne pouvais aborder le sujet sans déclencher de hauts cris. Secrètement, les Súrion comptaient me garder à tout jamais avec eux dans leur petit monde parfait, leur paradis artificiel. Le jour où je le réalisai, je fuguai. J’aimais la forêt, j’aimais mes bienfaiteurs, mais pas suffisamment pour me priver de liberté. J’étais avide de découvertes. Tant d’années que j’avais gâché, des années que j’aurais pu passer à explorer des contrées, à rencontrer foule de gens, à exploiter mes talents. A vivre.

    Le soir même, je préparai mon escapade. Si l’extérieur était aussi dangereux qu’Estë et Wilwarin le racontaient, il me fallait être le plus discret possible. Je me faisais remarquer, et c’en était fini de moi. Réunissant les étoffes les plus sombres je pus trouver, je m’en confectionnai une cape, qui me frôlait les pieds et que je pouvais rabattre sur la tête. Ainsi, je pourrais cacher ma chevelure plus que voyante. J’emportai Thalion et le meilleur arc de la maison ; savait-on jamais, les choses pouvaient mal tourner. Un sac rapiécé, une poignée de pièces d’or, quelques bougies, et je me considérai comme prête.
    Dès que je pus m’assurer que mes parents dormaient bien, je me faufilai au dehors, en prenant bien soin de camoufler les traces de mon passage. Pour me donner du courage, je pris le temps d’aller embrasser mon Astaldo sur les naseaux : « - Désolée mon vieux, ce sera plus simple sans toi. » J’avais toujours eu une relation particulière avec les animaux ; j’entrai dans leur esprit avec une simplicité enfantine, et la beauté et la pureté de leur âme ne cessait de me surprendre. Leur compagnie m’était précieuse, et m’avait sauvé plus d’une fois des affres de la solitude. Eux-mêmes, sinon de m’apprécier, m’acceptaient comme l’un des leurs. Pour toutes ces raisons, j’avais fini par cesser de chasser, et, au grand dam de Wil, de manger de la viande.
    Astaldo me regarda avec inquiétude. Désireuse de le rassurer, je lui flattais une dernière fois l’encolure, avant de m’enfuir dans la nuit.

    Je mis un moment avant de trouver un chemin menant à la ville la plus proche. La forêt était encore plus dense que je ne le pensais. Décidément, les Surion avaient bien choisi leur endroit. Je marchai longtemps, quelques heures, peut-être. La lune était suffisamment claire pour que j’y vois sans avoir besoin de m’éclairer. Les arbres saluaient mon passage silencieusement. La fatigue ne semblait jamais oser me déranger, au contraire ; il me poussait des ailes. Une petite brise nocturne jouait avec mes cheveux. Je ne pouvais le nier, je me sentais bien, ici. Etais-je réellement préparée à la ville et ses dangers ? A tout risquer pour une curiosité malsaine ?
    Ma décision était prise. C’était trop tard pour reculer, à présent. J’accélérai d’un pas déterminé avant de changer d’avis. Comme on dit, mieux vaut regretter qu’avoir des remords !
    Un sentier finit par se tracer sous mes pas. Il devient alors bien plus aisé d’avancer, si bien que j’arrivai plus tôt que je ne l’avais prévu.
    Jusque là, je n’en avais vu que des images ou des gravures. Des bâtisses à perte de vue, de toute taille, de toute forme, tous baignés d’une faible lueur orangée un peu tremblotante. L’excitation me tournait la tête. C’était si grand ! Et dire que des centaines et des centaines de personnes vivaient là-dedans, ensemble, se côtoyant tous les jours ! Je ne pouvais y croire. Ce mode de vie, aux antipodes du mien, me semblait totalement invraisemblable. Il fallait que je voie ça de mes propres yeux.
    Je n’avais pas quitté la lisière de la forêt, comme retenue par une main invisible, ou peut-être par ma conscience. Je caressai d’une main le fourreau de Thalion, à l’abri sous ma cape de fortune, tandis que de l’autre je rabattais mon capuchon. Il était temps.


    Les ruelles sentaient l’urine, le sperme et les déjections. Je déambulais entre les ivrognes et d’étranges femmes très courts vêtus, déclinant propositions sur propositions, essuyant insultes sur insultes. L’œil alerte, constamment sur mes gardes, j’avançai d’un pas rapide et, malgré moi, mal assuré. L’arc coincé dans mon dos me donnait l’allure d’un quasimodo. Une main couvrait mon nez et ma bouche pour me protéger des émanations pestilentielles. Alors c’était réellement ça, la civilisation ? Une décharge humaine ? J’enjambai en reniflant de dégoût un homme qui ronflait à même le sol, vautré dans son vomi. Cette cité était un véritable labyrinthe ; pas moyen de s’y repérer. J’avais la désagréable impression de tourner en rond. Toutes les rues se ressemblaient. Je bifurquais à l’instinct, duquel je commençai sérieusement à douter. Je me maudis d’avoir été aussi peu prévoyante ; voilà que j’étais perdue !
    Il faut dire que mon seul objectif avait été d’atteindre la ville, ça n’avait pas été plus loin. Maintenant que j’y étais, il me restait simplement à découvrir. J’espérais seulement qu’il y avait autre chose à découvrir que ces poubelles publiques…
    Le dédale finit par déboucher sur une grande place. L’odeur y était bien moins forte, ce qui calma un peu mes nausées. Je m’avançai lentement, détaillant minutieusement chaque nouveauté que je rencontrais. Un homme, adossé contre une fontaine en pierre, me fixait d’un œil mauvais. A part nous deux, l’endroit n’était désert, si ce n’est quelques chats errants. L’air était froid et lourd. Il aurait été plus intéressant de venir durant la journée, mais ça comportait trop de risques, et je ne pouvais me permettre d’en prendre un seul !
    De la lumière se projetait sur le sol, non loin de moi. Resserrant les pans de mon vêtement, je me guidai vers sa source. Elle provenait d’une auberge. Enchantée, j’y entrai. Enfin un peu d’animation ! Un bonhomme bouffonnement couvert chantait à pleins poumons un vieux conte qui semblait n’intéresser personne. Je l’écoutais quelques instants, des étoiles dans les yeux. Il me fit un clin d’œil ; je rougis.

    « - Qu’est-ce que j’peux vous servir, mademoiselle ? »
    Le jeune homme qui m’avait interpellé accompagna sa réplique d’une courbette volontairement ridicule. Je lui jetai un petit coup d’oeil amusé. Il était immense et élancé ; sa barbichette toute recroquevillée sur elle-même était agitée de soubresauts à chaque fois qu’il articulait un mot.
    Je balbutiai. Je n’étais pas très éclairée en matière de boissons. Cependant, c’était surtout adresser la parole à quelqu’un d’autre qu’Estë et Wil, pour la première fois, qui me troublait…
    « - Novice ?
    - En effet…
    - (Il sourit.)Au vu de votre jeune âge, ce n’est pas étonnant. Laissez-moi vous occuper de votre commande, vous ne le regretterez pas ! »

    Il disparut sans que j’aie eu le temps de protester. J’abaissai ma capuche, dévoilant ainsi ma crinière blanche. Des sifflements fusèrent. Je me ratatinai sur moi-même, affreusement gênée mais néanmoins secrètement flattée. Ainsi donc, je plaisais ! C’était toujours agréable à entendre.
    L’ambiance était réellement bonne, même si la plupart des clients n’étaient déjà plus en capacité d’aligner deux mots. La taverne résonnait de chants, de musique, de cris enthousiastes et d’applaudissements. Certains jouaient aux cartes, d’autres discutaient, un verre plein d’un liquide jaune et mousseux à la main. Je ne faisais pas attention à ceux qui me toisaient avec insistance, trop ravie pour réellement les remarquer.

    « - Mademoiselle est servie ! »
    Le serveur était réapparut sans que le vois arriver ; j’étouffai un petit cri, ce qui le fit franchement rire aux éclats. Il posa bruyamment un grand verre devant moi, que j’observai d’un œil soupçonneux ; il sentait comme la liqueur que Wil ramenait parfois de la ville (et qu’il m’interdisait de toucher). Le jeune homme rit encore plus fort. Je crus que sa barbichette allait se détacher.

    « - Pas d’inquiétudes mademoiselle, vous ne risquez rien. Mais dites-moi, c’est une habitude que vous avez de vous balader aussi tard le soir ?
    - Non, je visite.
    - Hahaha ! … oh, vous êtes sérieuse ? Allons ! D’où sortez-vous ? Il n’y a rien à voir à une heure aussi avancée. Et puis, c’est dangereux pour une jeune fille telle que vous. Revenez plutôt en journée. Les marchés seront ouverts, les artistes de rue de sortie, et…
    - Il y a des artistes de rue ?
    Il me considéra un instant, l’air interloqué.
    - Vous êtes décidemment une drôle de gamine.
    - On me l’a déjà dit… murmurai-je.
    - Pardon ?
    - Combien vous dois-je ? »

    Je lui versai la somme qu’il demandait dans le creux de sa main ; il en profita pour m’attraper le poignet. « Faites attention à vous. », furent ses mots, glissés à mon oreille.
    En quelques longues enjambées, il s’était de nouveau enfui. Quel étrange garçon… ou bien était-ce moi qui l’était ?
    Je n’avais pas touché à ma boisson. Je la bus lentement, à petites gorgées. C’était fort, ça brûlait la gorge. J’en eus les larmes aux yeux.
    Lorsque je sortis, j’étais aux anges, pleine de ma soirée (et d’alcool !). Mes bienfaiteurs avaient exagéré ; il n’y avait pas que du mauvais dans cette vie-là. Le serveur avait été très gentil. Là-dedans les gens s’amusaient, ils ne s’entretuaient pas. Je le savais, qu’ils me mentaient. Tout ça pour me garder auprès d’eux !
    Il me restait une bonne partie de la nuit devant moi. Je décidai de la passer à fréquenter d’autres endroits de la sorte ; peut-être est-ce là ma seule occasion, il faut que j’en profite à fond!
    Ce ne fut pas le cas. Je m’échappai toutes les cinq nuits environ, sans que jamais mes parents ne me soupçonnent, malgré mes cernes qui se creusaient et mon ennui en leur présence.
    Une nuit que je sortais toute pompette de la taverne au serveur à la barbichette (j’y étais désormais une habituée), un chien vint se planter devant moi. Je le voyais souvent, ces temps-ci ; j’avais même l’impression qu’il m’observait de loin, et qu’il me suivait. Absurde idée ! Sans doute s’est-il simplement pris d’affection pour moi. Lorsque je fus tentée de le vérifier par moi-même, mon pouvoir se heurta à un mur. J’étais incapable de sonder son esprit. Etrange, cela ne m’était jamais arrivé avant. J’haussai les épaules ; j’étais bien éméchée !
    Je m’accroupis auprès de l’animal, qui posa docilement sa tête sur mes genoux, en poussant un long soupir las. Son poil était doux et étonnamment propre, pour un chien errant. C’était un bâtard, mais dans ses yeux, levés vers moi, brillaient une certaine intelligence qui acheva de me faire fondre. Sans aucune raison, comme bien souvent quand j’avais un peu trop bu, j’éclatai d’un rire entrecoupé de hoquets. Mon ami se mit à geindre.

    «- Mmmh… hé, pas la peine de me faire ces yeux de malheur, hein… toi au m-moins t’es libre ! Pas comme moi, ah ça non… on m’emprisonne… depuis que j’ai dix ans... » baragouinai-je en réprimant un haut le cœur.

    Il dodelina de la tête, comme s’il acquiesçait. C’est ainsi que je me mis, laborieusement, à lui raconter tout ce qui me passait par la tête ; mon désir de voir la ville baignée par le soleil, mes rêves, la raison pour laquelle j’étais ici, la façon dont j’avais été trouvé abandonnée dans une clairière il y a sept ans…
    Des lueurs passaient dans le regard du mâtin, fugitives. Il n’avait pas bougé d’un pouce pendant tout mon ‘discours’. Je le remerciai d’avoir été aussi patient avec un baiser maladroit sur le front. Il se renfrogna ; je ris. Il était temps pour moi de rentrer. Titubante, je pris le chemin de la forêt. Heureusement, je connaissais maintenant le chemin par cœur, et n’eus comme d’habitude aucun de mal à retrouver le sentier boisé. Au bout de quelques heures, alors que je décuvais tranquillement, j’entendis un craquement inquiétant derrière. Je fis volte-face : ce n’était que le chien. Il m’avait suivi ! Mauvais, très mauvais… Estë allait tout de suite sentir qu’il venait de la ville ! Je ne pouvais pas le laisser venir avec moi. Mais j’eus beau tempêter, taper du pied, le menacer, rien n’y fit. Je tentai même, en dernier recours, de le semer. En vain. Il me retrouvait toujours. Je dus me résigner à le laisser me suivre, me convainquant qu’il finirait par s’en aller avant l’aube, si je l’ignorais.
    Laissant le cabot dehors, je montai discrètement me coucher, épuisée.


    -


    « - Debout chérie, je t’ai préparé ton petit-déjeuner ! »

    Gémissement. Je me retournai sur ma couche. Quelques secondes passèrent, puis une main me secoua l’épaule tout en douceur. Re-gémissement. A la limite entre l’onirique et le réel, je pouvais néanmoins sentir la migraine qui m’assaillait violemment le cerveau. C’était comme un marteau-piqueur s’acharnant à me pourfendre le crâne. Je n’aurais pas dû tant boire, hier…

    « - Allez, ne fais pas l’enfant, lève-toi ! »

    Je clignais des paupières. De la lumière inondait ma chambre. Il me fallut quelques temps pour que mes prunelles fragiles s’y accommodent. La tête de ma bienfaitrice apparut au-dessus de moi, aimable, floue. Je lui rendis un sourire fatigué. Si ce mal de tête finissait par être trop insupportable, il faudra encore que je feigne d’être malade… tout ça m’incommodait. Mentir n’était pas mon fort. Tandis que je reprenais mes esprits, j’eus une pensée pour le chien. Etait-il parti ?

    « - Je t’aime, ma petite, si fort… tu le sais, ça ? Je t’aime…
    - Mmmh oui… bien sûr que je le sais… moi aussi je…»

    Je me figeai. Quelque chose clochait. Que lui arrivait-il, ce matin ? Ce comportement n’était pas habituel. Je ne reconnaissais même pas sa voix. Je m’assis sur mon lit, frottai mes yeux encore tout embrumés de sommeil, et les tournait vers ma mère, interrogatrice.

    La vérité m’apparut dans toute son horreur.


    C’était bien ma mère adoptive. Ou du moins…. en partie. Elle avait été décapitée. Les commissures de ses lèvres avaient été relevées et grossièrement cousues pour faire croire à un sourire. Le reste de son visage était marqué par le désespoir et la souffrance. Du sang maculait ses cheveux, son menton, ses oreilles. Le gris de ses yeux était devenu terne et ses deux globes sans vie me fixaient.

    « - C’est toi qui m’a tué, ma puce, c’est toi qui m’a tué, tout est de ta faute, si seulement tu n’étais pas venu au monde ! Tu es fière de toi ? Pourquoi m’avoir fait ça, moi qui t’aime de tout mon cœur ? »

    Un homme, debout à côté de ma couche, tenait la tête décapitée d’Estë par les cheveux. C’était lui qui parlait, avec une voix de fausset, en l’agitant devant mes yeux comme s’il s’agissait d’un os pour bon chien chien. Son faciès était déformé par la démence ; il me dévisageait avec des yeux exorbités et injectés de sang. Un tic haussait spasmodiquement le coin de sa lèvre supérieure. C’était un fou. Un fou sanguinaire. Je soulevai les draps, m’en extirpai. Lentement. Sans gestes brusques. Me voyant agir de la sorte, comme s’il n’était qu’un vulgaire bestiau, il partit dans un rire tonitruant.

    « - Ca ne va pas mon ange ? Ma pupuce ? Mon poussin… ? »

    Il continua de m’appeler tandis que je dévalais les escaliers. Sa voix résonnait dans le couloir, toujours plus fausse, perturbée par la rage et le délire. Mon amour ? Mon chaton ? Mon sucre d’orge… ? L’adrénaline m’empêchait d’avoir peur. Je n’étais plus qu’un automate avec un seul objectif en tête, capable de tout pour l’accomplir. Les marches m’avalaient. J’étais au bord du gouffre ; une pichenette, et je partais m’écraser en bas. J’attendais le bras qui me tirerait en arrière.
    Ce ne fut pas une pichenette, mais un formidable coup de poing qui m’attendait au bas de l’escalier.
    Mes pires craintes se trouvaient confirmées. Wilwarin gisait sur le sol, égorgé, aux côtés du cadavre de sa tendre épouse. Je tombai sur les genoux, blafarde, muette.

    « - Estë…. tuée…Wil… mort… mutilés… saignés à vif… pourquoi… ? Non… non… ce n’est pas vrai… non… ! » lâchai-je dans un soupir.

    Je rampai jusqu’aux corps, dans le sang, dans leur sang. Partout, l’horreur. Partout, la mort. Devant les chairs scarifiées, je ne pus m’empêcher de vomir. Et dans cette bile, se déversait aussi ma rage, ma rancœur, ma peine. C’était moi à qui venait de couper la tête. Quelque chose se mit à bourdonner en mon sein. Je grimaçai. Encore de la douleur. Trop de douleur. Je me recroquevillai sur moi-même, répétant ce mot qui m’obsédait, encore, et encore : pourquoi. Pourquoi, pourquoi, pourquoi, pourquoi ?! Ma douleur était sèche. Au dessus des larmes. J’aurais pourtant tout donner pour en verser quelques-unes ; ne serait-ce que pour me cacher l’affreux spectacle qui s’offrait à moi. Le bourdonnement devint grondement. Pourquoi, pourquoi, pourquoi… Le grondement se mua à son tour en tremblement de terre. Mes organes se délogeaient, se heurtaient, explosaient en mon corps chétif. Le tremblement remonta jusque dans ma gorge, pour y déflagrer en un redoutable hurlement. Un hurlement rauque, puissant, hargneux ; celui d’une guerrière. Il dura longtemps, et résonna jusqu’au fond de mon âme.
    Je me penchai vers les corps de ceux qui furent mes seuls amours ; les caressant, les enlaçant, pressant leurs mains inertes entre les miennes, baisant avec effusion leur peau encore chaude. Fermant religieusement les paupières de Wilwarin sur ses globes vitreux, je lui glissai à l’oreille ma promesse de vengeance.

    Je me relevai lentement, digne, sévère. Mon visage, à présent, était lui aussi maculé de sang. Je ne cherchai même pas à l’essuyer.
    Le fou, à l’étage, avait fini de s’époumoner. Avait-il profité de mon désespoir pour s’enfuir ? Peu importe. Je le traquerais et je lui ferais payer.
    Au moment où je me faisais cette réflexion, le bruit mat d’un objet lourd tombant sur le sol retentit. A mes pieds, le visage grimaçant de ma bienfaitrice venait de rouler.
    L’homme était descendu. Il avait toujours cette hilarité peinte sur la face. Il me fit signe d'avancer, l’air conspirateur.

    « - Hé, hé, approche, petite. Je vais te confier un secret. Tu sais comment je t’ai retrouvé ? Hein ? Oh, non, tu n’en sais rien, tu es trop idiote. Ca fait plusieurs jours que je t’observe. Tes petites fugues nocturnes, tu sais ? Je n’étais jamais certain que c’était toi, mais tu as eu cette sottise de tout raconter à un chien errant… eh oui, le gentil petit toutou, c’était moi ! Moi ! Je savais que c’était la couverture parfaite ! »

    Il frappa dans ses mains, se congratulant pour ce trait de génie. Je perdis un peu de ma superbe. Ce qu’il me racontait n’avait aucun sens. Je doutais qu’il fut lui-même sensé, de toute façon. Mes traits restèrent impassibles ; j’attendais la suite.

    ...TUER ! ...

    Sa pensée meurtrière me frappa de plein fouet. Elle était si dominante qu’il n’avait pas réussi à me la dissimuler. Je me ruai sur la porte, poursuivi de près par le maniaque que j’entendais fulminer derrière moi. Il n’y avait plus trace de rire dans son expression.
    Thalion… il me le fallait. A mains nues, je ne faisais pas le poids contre ce fou furieux. Je dévalai la maison, haletante, jetant des objets à la figure de mon assaillant. Il tituba plusieurs fois, mais retrouvait toujours son équilibre, ce qui accentuait plus encore son courroux.

    « - Sale monstre ! Tu as tué ma femme ! Paie pour ce que tu lui as fait subir ! Pour ces mois de souffrance et d’agonie ! » hurlait-il parfois derrière mon épaule lorsque j’esquivais ses coups.

    Je ne cherchais plus à comprendre ce qu’il disait. Plus que quelques mètres avant d’arriver à la réserve… l’homme se jeta sur moi. Je m’écroulai sur le sol avec lui. Sa masse m’étouffait. D’une main, il empoigna mes cheveux, m’arrachant un cri, et de l’autre me flanqua un coup de poing. A moitié assommée, je fus incapable de réagir lorsqu’il enserra mon cou frêle entre ses étaux de chair. Il serrait jusqu’à me faire suffoquer, me lâchait, me frappait, et recommençait. Meurs, meurs, meurs, scandait son esprit comme un hymne barbare.

    « - Rends-la moi… petite garce… » murmura-t-il, alors que des larmes embuaient les billes folles qui lui faisaient office d’yeux.

    Maintenant. Puisant dans mes dernières forces, je bondis au visage de mon agresseur, lui arrachant le nez avec sauvagerie. Pris de surprise, il se recula en beuglant tel un porc qu’on égorge, visage en sang. Je me relevai, et, malgré les vertiges et le sang qui brouillait ma vue, je parvins jusqu’à la réserve où mon fidèle katana m’attendait. Je repris courage. J’allais gagner. Il crèvera de mes mains !
    Au moment où je glissai Thalion hors de son fourreau, un souffle caressa mon oreille. Il s’était approché sans bruit, camouflant son aura. Je voulus me retourner ; c’est alors qu’il m’agrippa le visage. Je me contorsionnai en hurlant. Un voile rouge masquait littéralement mon champ de vision. Je sentis un liquide chaud couler sur mes joues, mon nez, mes lèvres. Le goût du sang emplit ma bouche. La douleur était si brûlante qu’elle brouillait mes sens. Que m’avait-il fait ? Mon bourreau m’avait laissé tomber sur le sol, a nouveau secoué par l’hilarité. Mes doigts tâtèrent précautionneusement ma chair. La découverte me glaça les sangs : il m’avait crevé l’œil droit. Je me mordis la lèvre pour cesser de geindre, luttant contre l’inconscience. Je ne pouvais pas me permettre d’être faible ; pas aujourd’hui. Tout être normal se serait évanoui. D’où me venait cette force ? Ma main serrait toujours l’arme. L’homme ne semblait pas l’avoir remarqué. Je lui jetai un regard haineux, du seul œil qu’il me restait. Son pouce ruisselait de mon sang. Il était plus laid que jamais. Lui qui avait massacré ma seule famille. Lui qui m’avait battu et privé d’un œil. Lui qui venait de m’arracher tout ce dont je possédais. J’aurais pu me laisser tuer. Après tout, plus rien ne me rattachait à ce monde. Seul un sentiment m’en empêchait, hideux, impitoyable, mais cependant plus fort que tout le reste : la haine. Plus je le dévisageais, plus elle me submergeait. Jamais je n’avais ressenti quelque chose d’aussi fort, d’aussi enivrant. A nouveau, l’adrénaline me faisait oublier mes maux. Je ne pouvais pas me laisser embrocher par ce monstre. Pas après ce qu’il avait fait.
    En un éclair, Thalion traversa son corps. Son sourire de dément retomba mollement. Je laissai le sabre dans sa chair, désireuse de bloquer l’hémorragie. Il ne fallait pas qu’il meure tout de suite. Je l’adossai au mur, tandis qu’il gémissait comme un enfant fiévreux. Je bloquai la souffrance qui émanait de lui et se jetait contre mon esprit endurci. Mon ongle parcourut ses lèvres, soudain tremblantes.

    « - Pourquoi ? » lui demandai-je doucement, presque aimable.
    - Rends-la moi… rends-moi ma femme…
    - Je ne sais pas de quoi tu parles !
    - Chienne… détruire sa propre mère… ! »

    Il me cracha au visage, avant de s’évanouir. Je le giflai, une fois, deux fois. Rien n’y fit.
    Je retirai sauvagement la lame de son corps, qui fut agité de soubresauts. Ses yeux roulèrent jusqu’à devenir blancs. Il agonisait. Je ne pouvais plus espérer obtenir aucune réponse de sa part. Elles n’avaient, de toute façon, aucun sens. Ma haine ne s’était pas calmée pour autant.
    Un geste, et sa tête tomba à mes pieds. Mon épée se ficha dans son œil droit, puis dans son sexe, puis dans ses poignets et ses chevilles. Les os craquaient sous mes coups. Qu’il subisse tout ce qu’il avait fait subir aux Súrion, et plus encore. Je le mis rapidement en charpie. Mes estocades étaient rapides, saccadées. J’agissais froidement, sans en retirer le moindre plaisir, comme s’il s’agissait d’un devoir que je devais simplement accomplir. Bientôt, je n’eus en face de moi qu’un tas de chair sanguinolente.
    Jamais je n’avais tué d’être humain auparavant. J’aurais dû me sentir effrayée, honteuse. Or j’étais vide. Tout bon sens semblait m’avoir quitté. Ca, et tout le reste qui faisait de Lalwende Lalwende.
    Je me penchai sur ce qui restait de ma victime. Je n’avais aucune idée de ce que pouvait bien ressembler l’intérieur d’un corps humain. Les livres n’en parlaient pas.
    Je plongeai ma main dans son torse. C’était étonnement chaud. Un peu visqueux. En ouvrant les chairs, je remarquai que c’était rempli de choses plus saugrenues les unes que les autres. Certaines palpitaient encore sous mes doigts. J’étais étonnée de constater les litres de sang qu’il pouvait contenir.
    Ma curiosité se mua en fascination. Quelle machination étrange… j’avais été stupide de la détruire. Comment fonctionnait-elle ? A quoi ressemblait-elle, intacte ? Je léchai distraitement mes paumes ensanglantées, comme si ç’avait été de la crème à la fraise. Tant de questions auxquelles je n’avais plus le moyen de répondre.

    Quoique... ?




    En ce qui me concerne !



    A quelle fréquence serez-vous présent sur le forum ?
    Ca dépend, j'ai mes périodes ; je peux venir tous les jours comme une fois par semaine !

    Comment avez-vous découvert le forum ?
    Grâce à un ami, Le Passant. :B


    Quelles remarques pouvez-vous formuler à propos de l’apparence du forum ?
    J'adore, tout simplement ! Il colle parfaitement au contexte.



    Test-RP

    La nuit était fraîche, calme. Je glissais agilement et promptement entre les feuillages, évitais les mares dissimulés sous l’herbe grasse, sautait de souches en souches. Mes gestes étaient rapides et assurés, mon regard confiant. Combien de fois avais-je bien dû emprunter ce chemin ? Plusieurs centaines, au moins… mon corps se souvenait de chaque raccourci sans que j’aie à le guider. Rien n’avait changé. Tout était comme dans mes souvenirs. La flore me reconnaissait ; je le sentis aux effluves fleuris qui accompagnaient le sentier, comme une haie d’honneur.
    J’arrivai sans encombre à mon ancienne demeure. Le décor était intact. Voilà que je me retrouvais dans mon petit paradis artificiel… inaltérable, éternel. Je me voyais partout où je posais l’œil. Moi lisant avec Estë, moi riant aux éclats, moi jouant avec Astaldo, moi croisant le fer avec Wilwarin… moi pourfendant l’assassin de mes parents.
    Je contournai la maison. Deux pierres de taille inégale dépassaient du sol, tombes rudimentaires. Je passai lentement le doigt sur les inscriptions que j’avais tant peiné à graver : « Wilwarin Súrion », « Estë Súrion ». Et en dessous de chaque nom : « A jamais. ». C’était concis, mais bien suffisant. Des fleurs de toutes les couleurs possibles et imaginables entouraient le cimetière improvisé. Il n’y en avait pas autant, la dernière fois. La forêt leur rendait hommage à sa façon, eux qui les respectaient tant.
    Je m’agenouillai.

    « Papa, Maman. Tiens ? Je ne vous avais jamais nommé ainsi auparavant. Sans doute à cause de votre haine des conventions. Aujourd’hui, c’est venu tout seul à mes lèvres.
    Il s’est passé tant de choses depuis votre mort. Je n’ai pas retrouvé Astaldo. Votre meurtrier à dû s’enfuir avec lui. De toutes façons, je n’ai plus les moyens de m’occuper de lui. J’habite dans une ville appelée Venill, désormais. J’y vis plutôt bien. Comme vous détesteriez ce que je suis devenue ! Papa, Maman, je tue. Je suis plutôt douée pour ça. C’est grâce à toi, Wil. Je suis entrée dans une Alliance, la Lame d’Argent. Je gagne bien ma vie. Là-bas, tout ce qui les intéresse, c’est l’argent. Moi, tout ce que je recherche, ce sont des cadavres sur lesquelles travailler. C’est incroyable ce qu’est capable de faire notre corps. Saviez-vous que notre sang provient d’un amas de chair, celui qu’on entend battre dans notre poitrine ? Boum boum, boum boum… c’est le cœur qui nous envoie du sang partout dans le corps. C’est fascinant, n’est-ce pas ?
    A force de recherches, j’ai constaté que je cicatrisais bien plus vite que la normale. Mon œil droit s’est remis en un rien de temps. Lorsque j’ai voulu tenter l’expérience avec un de mes cobayes vivants, il est mort. Une infection, peut-être. C’est bon à savoir.
    Je repense souvent à ce que m’a dit le fou. Comme quoi j’avais tué ma mère. Etait-il si fou que ça ? Après tout, je n’ai toujours aucun souvenir de mes dix premières années. Et s’il avait détenu des réponses ? S’il avait raison ? Je mènerais mon enquête. Je ne peux plus vivre avec ce trou béant dans ma mémoire.
    Papa, Maman, je crois que je me déshumanise de plus en plus. Le pire, c’est que cette hypothèse ne m’effraie pas, alors qu’elle le devrait. Mais quoique je puisse devenir, sachez que je ne vous oublie pas, et que je vous aime. »


    J’eus un petit sourire triste. Embrassant les deux roses que j’avais apporté, je les déposais sur le petit tas de terre et m’enfuit.

    [désolée, j'étais un peu fatiguée de bosser cette fiche alors je l'ai un peu bâclé ^^' j'espère que ça ira! Merci pour tout commentaire constructif visant à améliorer mon style :) ]



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Meryle Nightlander



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Meryle Nightlander
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Lalwende Súrion _
MessageSujet: Re: Lalwende Súrion   Lalwende Súrion EmptyMar 26 Juil 2011 - 22:38

S-P-L-E-N-D-I-D-E ... absolument splen-dide ... c'est sublime . Vraiment cette fiche est parfaite . Absolument parfaite... Je n'ai rien à y redire tout me plais en tout point .. c'est impressionnant. Captivant et grisant de suspens et attachant .. un vocabulaire merveilleux .. des sensations retransmisent avec une perfection spectaculaire .. C'est superbe . Une pure merveille. Je ne sais ce que tu appelles baclé mais il faut être fou pour trouver cette fiche baclé . Une histoire de plus de 5 page Word je n'appelle pas ça baclé. Quand au style ne change rien tu n'as absolument besoin d'aucuns conseil .... Je valide et le mot est bien faible .

Lalwende Súrion 11110
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Pourrie Morteury



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Pourrie Morteury
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Race : Vampire
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Métier : Au service d'Arphoss
Messages : 149

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Lalwende Súrion _
MessageSujet: Re: Lalwende Súrion   Lalwende Súrion EmptyMar 26 Juil 2011 - 23:06

Lal chérie,

Wow..
. Wow. Ben je vais appuyer l'idée de Meryle. Le passage avec le fou furieux OMG ouais franchement bravo pour l'élaboration de cette fiche ( PAS BÂCLÉE ) quoi. En plus l'idée de dissection c'est trop énorme et je suis prête à passer sur le billard si c'est pour toi hihihi. Je m'incline, et je valide! P.S : n'oublie pas de remplir ton profil avec tes informations!


Lalwende Súrion Valida14
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Lalwende Súrion _
MessageSujet: Re: Lalwende Súrion   Lalwende Súrion Empty

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Lalwende Súrion

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