''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Maïwenn gambade [libre]

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Maïwenn Katell



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MessageSujet: Maïwenn gambade [libre]   Mar 26 Juil 2011 - 22:20

"MAÏWEEEEEEEEEEEEEEEEEEENN !"

La vieille venait d'hurler à la lucarne de la vieille ferme miteuse des Katell. Maïwenn, dehors, dans le pré, se retourna doucement vers la voix perçante.

"Oui mère ?"


"OU CROIS-TU ALLER COMME ÇA ?"

"Me promener mère, je prend mon bol d'air journalier."

"VA VAGABONDER, BONNE A RIEN ! ET T'AVISE PAS DE RENTRER APRÈS LE DINER, SINON TON PÈRE VA T'EN OFFRIR, DU BOL D'AIR, ET DU LONG !"

"C'est promis." Dit la petite d'une voix douce et tremblante. Les roustes de son père, oui, elle les connaissait, pour sûr ! Et elle ne voulait pas en recevoir une. Sur ces paroles, elle partit d'un pas lent, traversant les pré, arrivant sur un petit chemin de terre. Elle le longea, pensive.

Le soleil était encore bien haut. Elle avait le temps.

Elle se demandait pourquoi elle ne fuyait pas sa famille. Au moins, elle ne craindrait pas les coups. Mais fuir, pour aller où ? Qui voudrait d'elle, elle qui ne sait que cueillir des fleurs, ramasser du bois, et cuisiner maigrement ? La petite jeune femme n'était bonne à rien, elle le savait, et puis, on ne se gênait pas pour le lui rappeler. Enfin...

Elle continua sa marche lente. La ferme s'éloignait, et s'éloignaient avec elle tous les cris de la maison. Paisible, ici, maintenant. Paisible était un joli mot pour Maïwenn, calme et doux. Ici, elle entendait les bruissements de la nature, et les pensées tristes sortaient de sa tête.

De sa main droite amputée d'un doigt, elle toucha l'énorme bleu sur sa pommette gauche. Encore une leçon de son père, après qu'il eu trouvé la nourriture pas assez cuite. Elle avait mal.
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Dimitri Morteury



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MessageSujet: Re: Maïwenn gambade [libre]   Mer 27 Juil 2011 - 23:11

Dimitri avait fait une nouvelle trouvaille. Une fleur rouge, éclatante, avec de beaux contours noirs au bout de chaque pétales : elle était minuscule et poussait au pieds de certains conifères qu'il connaissait bien pour leurs vertus apaisantes.. Il l'avait longtemps observée, passant ses longs doigts dessus, analysant sa matière : capturant son parfum pour le retenir en mémoire. Son petit carnet était dehors : la plante avait une nouvelle page à son honneur et le vagabond en décrivait déjà minutieusement les caractéristiques. Couleur : Vermeille. Odeur : Poivrée. Particularités : Bout des pétales noir, petites tâches jaunes sur ces dernières. Goût : Amer. C'était parti : la fleur était dans sa bouche. Un goût particulièrement désagréable : il fit une grimace tandis que sa langue jouait avec la plante.
Dix minutes plus tard Dim était parti dans une euphorie étrange : il traversait la campagne du Venill où il avait trouvé sa plante avec un sourire béat aux lèvres. Un peu chancelant, sacrément ridicule, il ne manqua de tomber à plusieurs reprises. Il voyait le monde de ses couleurs habituelles, de ses formes habituelles, mais quelques chose en lui avait changé. Sa tête ne cessait de tourner et le moindre arbre le faisait rire.. Il tenta de se contenir quand il s'approchait des fermes mais voir des humains était encore plus drôle qu'à l'ordinaire : les paysans se retournaient à son passage. Mais il n'était pas rare de voir le Morteury dans des états seconds, tout le monde connaissait sa passion pour l'alchimie et tout le monde savait qu'il n'avait pas peur de l'effet que les plantes pourraient avoir sur lui. Bien qu'elles l'avaient déjà conduites à la frontière de la mort..


La tête de monsieur Blanchârd quand il m'a vu débouler. Ahahahaha, j'ai pas pu m'empêcher de rire. Il était blanc, comme son nom. Hahahaha, sacré Blanchard. Il était encore plus blanc quand j'ai failli tomber à force de rire comme un con, hahahaha. C'était drôle la façon dont je me suis rattrapé. Monsieur Blanchârd, sachez que je me fou entièrement de votre morale HAHAHAHA.

Le jeune homme avait un peu perdu la boule il faut dire. Il avait préféré disparaître de la circulation et flânait à présent dans les hautes herbes : il les effleurait du bout des doigts et souriait : cette petite plante rouge lui offrait une sensation de plénitude immense. Bien qu'il soit trop épris pour penser de façon lucide, elle devait sécréter une quantité inhabituelle d'endorphine dans son cerveau pour le rendre aussi niais. Il continuait de s'esclaffer de temps à autres comme un idiot complet quant il vit une silhouette en face de lui. Ses cheveux avaient la même couleur que la fleur qu'il avait avalé vingt minutes plus tôt, il s'approchait d'elle avec un intérêt assez étrange : quelques mètres les séparaient et il l'observait avec intensité : intrigué, fasciné, absolument émerveillé..
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Maïwenn Katell



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MessageSujet: Re: Maïwenn gambade [libre]   Mer 27 Juil 2011 - 23:45

Maïwenn continuait d'avancer tranquillement, jetant des regards tendres sur chaque plante, ou petit animal qui la fuyait comme ils fuyaient tous les hommes. C'était une rudement belle journée, comme il y en a peu sur cette terre. Tout allait bien.

des rires. Derrière elle. Pas ceux d'ordinaires si méchants et brutaux de son frère, pas ceux non plus de son père après la boisson, gras. ils étaient francs, ceux là. De quelqu'un de très joyeux, mais qui avait peut être l'esprit légèrement dérangé par quelque chose. Elle se retourna lentement, arrêtant de tâter sa pommette, Et ne put retenir un cri de surprise.

L'homme était là, sortit de nul part. Elle n'avait aucunement entendu le bruit de ses pas. Il était immense, plus d'1m80 de haut. Si grand, face à elle, toute petite ! Il l'a fixait, avec un grand sourire. Elle aurait pu avoir peur, mais il semblait émaner de lui quelque chose d'heureux. Il l'a fixait intensément. A ce regard, Maïwenn ne put s'empêcher de remettre la main à sa pommette, comme si c'était ça que l'homme regardait sans ciller. Ses yeux dévisageaient l'homme aux longs cheveux blonds, et s'attarda sur ses yeux. Elle fut fascinée. Des yeux vairons ! La première fois qu'elle en voyait ! Cela existait donc réellement alors, se dit la petite jeune femme. Mais elle savait aussi ce qu'on disait dans sa famille des yeux de deux couleurs : Mauvais, magie, maléfiques... devait-elle se méfier ?

Il ne disait rien, souriait drôlement. Elle hésita, timide, et lança un signe de tête. Pourquoi la fixait il ainsi ? Était-ce sa blessure ? Avait elle quelque chose sur le visage ? A cette pensée, Maï rougit. Elle était mal à l'aise qu'on la fixe ainsi, pour la simple et bonne raison qu'elle avait pour habitude de passer inaperçu...

Le jeune homme vacillait légèrement sur ces jambes. Elle s'inquiéta de son état. Allait-il bien ? Devait-elle aller chercher du secours ? Mais qui appeler ? Ses parents la voyant ramener un inconnus, un homme de surcroît, elle prendrait une de ces raclées !
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Dimitri Morteury



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MessageSujet: Re: Maïwenn gambade [libre]   Lun 8 Aoû 2011 - 14:36

Dimitri se perdit dans la contemplation de cette gamine touchante : dès qu'elle fit un signe de tête il reprit peu à peu conscience de lui même et du monde qui l'entourait. Il était beaucoup plus grand qu'elle et se mit à genoux pour être à son niveau ( mais aussi pour éviter de tomber par terre ) : son index délicat vint frôler sa pommette meurtrie pendant que le sourire du Morteury s'évanouissait. Des images lui traversèrent l'esprit pour imaginer dans quelles conditions la jolie rousse avait pu avoir un coquard pareil, elle, si douce et si chétive. Son côté justicier ressortissait à n'importe quel moment : à ce moment précis Dimitri était persuadé qu'il ne pourrait pas vivre normalement s'il ne savait dans quelles conditions cet hématome était survenu :

- D'où provient ce bleu?

Le petit bout de femme paru gêné par la proximité de leurs visages, il la regardait avec une grande curiosité, la tête légèrement penchée sur le côté. L'humain n'attendit pas de réponse avant d'ouvrir sa besace pour farfouiller dedans avec vivacité : les flacons s'entrechoquaient contre son attirail et il avait l'air d'avoir du mal à trouver ce qu'il cherchait. Il finit par trouver une petite boîte en verre dans laquelle se trouvait une substance incolore et figée : un sourire spontané apparu sur son visage, dévoilant ses dents blanchies par des plantes. Les plantes étaient décidément partout dans sa vie : il s'en servait pour son physique et ses blessures, contre sa peine et pour son amusement, pour l'argent et pour aider. Alors il dévissa doucement le couvercle avant de glisser son index dans la matière transparente qui ressemblait à une crème. Avant de poser son doigt sur l'hématome de la fillette il la rassura en lui disant que c'était une pommade naturelle qui allait faire dégonfler sa peau et l'apaiser. Et déjà une odeur de menthol frai avait empli l'air alors qu'il ouvrait la bouche, tout en étalant délicatement le gel :

- Si tu te confies à moi je pourrais faire en sorte que ça n'arrive plus...
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Maïwenn Katell



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MessageSujet: Re: Maïwenn gambade [libre]   Lun 8 Aoû 2011 - 18:54

L'homme vacillait encore... Il se mit soudain à genoux, afin que sa tête soit à hauteur de la sienne. Il approcha son index et le posa sur le coquard de la jeune femme. Elle eut aussitôt un mouvement de recul. Allait elle recevoir un coup ? Que lui voulait-il ?

Il souriait beaucoup moins, tout à coup. Il fixait avec insistance cette pommette bleue, et Maïwenn ne savait absolument pas où se mettre, gênée, rouge comme une pivoine, certainement.


- D'où provient ce bleu? Avait il demandé en approchant encore du visage du sien. La jeune femme, prise de panique alors qu'on s'approchait trop près d'elle, recula vivement d'un pas. Il l'a fixait de manière intense, elle voyait bien qu'il se posait énormément de questions sur elle, sur ce bleu...

"Il..."

Elle n'eut pas le temps de répondre qu'il ne l'écoutait déjà plus, farfouillant dans sa besace, faisant virevolter fioles et flacons à l'intérieur. Maï risqua un coup d'oeil à l'intérieur du sac. Quel fouilli ! Il y avait dedans des tonnes de choses étranges, des fioles de couleurs éclatantes ou bien discrètes, des morceaux d'herbes diverses et de plantes, si nombreuses... Et si étranges pour la plupart que Maï ne put les identifier...
Qu'était cet homme ? Un de ceux qu'on appelaient les "guérisseurs" des villages ? Sa mère s'en méfiait comme de la peste et empêchait le moineau de les approcher...

Il en sortit finalement, avec une moue satisfaite et joyeuse, une petite boîte en verre transparent, dans laquelle baignait une drôle de substance opaque. Maï s'inquiétait... Du poison ?

L'homme avait un drôle de sourire. Extrêmement heureux. Pour Maï, un drôle de sourire, c'est un sourire aussi franc que joyeux. Quand on s'appelle Maïwenn Katell, on n'en voit pas souvent... Le plus étrange, c'était cette rangée de dents aussi blanches que neige... Des dents de noble.

le jeune homme dévissa doucement le couvercle, le regard braqué sur ce petit pot, comme hypnotisé... Mais que faisait-il bon sang ? Il trempa son doigt dans la mixture, qui vint s'y coller. Pas de poison, ouf, sinon il aurait prit plus de précautions. Il approcha alors son doigt de la joue meurtrie. Maï failli hurler de terreur. Le jeune homme le vit, et s'empressa de la réconforter en lui disant que ça la soignerait. Il appliqua délicatement ce qui semblait être une crème sur le bleu, et Maïwenn fut emporté par une odeur agréable de menthol... Elle fermait les yeux quelques instant, alors qu'une sensation de chaleur rassurante apparaissait sur sa pommette.

- Si tu te confies à moi je pourrais faire en sorte que ça n'arrive plus...

Elle rouvrit les yeux à ces paroles. C'était gentil, et Maï n'avait tellement pas l'habitude. Pas du tout. Cela dit, elle ne pouvait pas expliquer, c'était trop difficile, trop éprouvant... Et elle ne le connaissait pas assez pour lui expliquer comme ça. Elle répondit par un simple :

"Merci beaucoup. Ca fait beaucoup de bien..."

Maï baissa les yeux, un peu honteuse, un peu gênée par toute cette gentillesse...

"...Vous êtes monsieur ?"
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Louwen Raezrock



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MessageSujet: Re: Maïwenn gambade [libre]   Mer 17 Aoû 2011 - 23:35

    Elle pensait déjà à la tête de son employeur, une Cape-Blanche, quand elle rentrerait à Madorass. Comme souvent, elle se présenterait sans même frapper à la porte, et lancerait l'objet requis au travers de la pièce. Phil le rattraperait et dirait une phrase du style « Ben tiens, j'ai failli attendre. », ou alors lui proposerait une fois de plus de rejoindre les sbires du Roi. Et comme souvent, elle refuserait et prendrait sa récompense avant de partir. Mais pour l'heure, le fameux parchemin était loin d'être en sa possession. Elle avait quitté la citée royale pour suivre les pistes et ces dernières l'avaient perdue dans toutes sortes de campagnes, jusqu'ici dans Venill. Là, sa proie avait donné des signes de vie de plus en plus concrets, Lou l'avait même vue lors d'un marcher. Loin de dormir dans les auberges où il aurait été repéré sans mal par la garde, le rebelle trouvait ses hôtes auprès des paysans moyens. Prêt à proposer une main d'oeuvre contre un peu d'hospitalité, il pouvait rester jusqu'à plusieurs semaines dans la même ferme, surtout lors des moissons. Mais la saison s'achevait et il s'apprêtait à quitter le village.

    La Demi-Seïrdan souleva les draps de chanvre du bout de son arme. Une chambre de bonne, qui satisfaisait bien le mendiant. D'un regard circulaire, elle dénicha un sac dans le coin de la pièce et le fouilla. C'était bien de cet homme dont il s'agissait. Les parchemins en donnait confirmation. Si l'un n'était qu'une correspondance anonyme destinée à ce fameux Bralim, les autres étaient des plans concernant une demi-douzaine de flottes du Roi. Il projetait de les détourner pour sa rébellion dans dix jours très exactement. Un projet qui ne manquait ni d'ingéniosité, ni d'audace. Des qualités que la jeune femme savait apprécier, mais qui ne le sauveraient pas malheureusement pour lui. Que des pauvres gens échouent si près de leur but n'était pas son problème et cela ne l'apitoyait nullement. Elle n'était pas pour eux, ni contre eux, mais cette fois le sort jouait en leur défaveur. En tuant ce rebelle, elle faisait tomber à l'eau un grand projet, mais combien de fois ses contrats avaient-ils joué en leur faveur ? Louwen savait parfaitement qu'à rester neutre on s'attirait des ennemis des deux camps, et elle ne craignait en rien ce renversement de situation. Sa main rangea les plans dans sa propre sacoche. Elle n'en connaissait pas encore l'utilité mais elle savait qu'elle pourrait lui en trouver une très prochainement. Ce n'était pas pour un ridicule bout de papier qu'elle était ici, mais pour une exécution.

    Une heure et demi. Voilà une heures et demi que son dos était plaqué contre le mur derrière la porte. Elle savait qu'elle avait de l'avance et ne pouvait qu'endurer les secondes passées dans la passivité. Sa patience était à vif, mais elle ne bougeait pas, sa respiration était inaudible et mesurée. Enfin, les marches d'escaliers grinçaient sous la lassitude de celui qui les gravissaient. A chaque pas, la proie trahissait sa progression dans le couloir étroit. Dégainées, les sabres longeaient sont corps, mais plus pour longtemps. La porte s'ouvrit lors du passage de l'homme. Il se tenait de dos à présent et s'apprêtait à pivoter pour refermer la seule issue qui lui aurait permis d'échapper à la mort. Son visage se tourna au quart, la carotide particulièrement bien dégagée. Maintenant, un coup un seul et s'en serait fini. Louwen laissa ce moment décisif fuir, égrainée par les secondes. L'argent était bien facilement gagné, pourquoi ne pas s'autoriser une petite distraction ? D'un coup violent coup d'épaule elle renvoya le bois de chêne sur ses gonds, faisant désormais face à Bralim, Bralim qui n'avait pas bien su surveiller ses arrières. Le rebelle eu un mouvement de recul emprunt à un mélange de terreur, de surprise et d'incrédulité, avant de se ressaisir. Armé d'un outil agricole, il se battrait jusqu'au bout, et c'était bien là l'effet recherché. Maladroitement, il tenta de faucher les genoux de l'intruse. C'était sans compter son agilité. D'un saut, elle évita la lame tranchante de la faux pour retomber à pieds joints sur le manche. Immédiatement ce dernier tomba au sol, avant que les deux lames de la demi-Seïrdan ne cisaillent le cou du recherché d'un geste propre. La tête bascula en arrière avant heurter le plancher dans un bruit sourd tandis que des giclées de sang jaillissaient du tronc décapité. Les bruits gutturaux du corps mourant finirent par s'étouffer, noyés dans le liquide carmin. Enfin le cadavre se laissait vaciller plus franchement, rejoignant dans un grand fracas le niveau de la tête coupée. Il y avait des morts plus violente que d'autres, ainsi allait le monde, et ce n'était pas Raezrock A Doubles Tranchants qui y changerait quoi que ce soit. Elle essuya ses lames sur les vêtements de la dépouille, avant de passer sa langue sur le dos de sa main maculée d'éclaboussures de sang. Sans pour autant être vampire, elle s'avouait une certaine fascination pour cette couleur rouge qui rappelait celle de sa longue chevelure.

    Ce moment magique qui succédait la mort d'un adversaire fut brisé par le devoir qui s'y accompagnait. Elle sortit de sa sacoche une peau de cuire dans laquelle elle enveloppa le crâne toujours sanguinolent. Voyager avec une tête tranchée dans le sac ne la dégoutait pas vraiment, c'était l'odeur de décomposition qui l'irritait. Fort heureusement, la mercenaire n'aurait pas à trimballer cette chose jusqu'à Madorass, quelqu'un devait se charger de l'identification de l'exécuté, et ce quelqu'un se trouvait justement à la taverne du Venill. Pour parvenir jusqu'au centre historique du village, il était nécessaire de prendre le grand détour si l'on tenait à suivre la route. Sinon il faudrait couper à travers champs, et c'était ce qu'elle s'apprêtait à faire. Ne désirant pas le moins du monde se faire repérer par les paysans qui logeaient ici, elle opta pour une fuite tout en discrétion par la fenêtre de la chambre où elle se trouvait. Sur le toit, elle n'eut plus qu'à longer le bâtiment et descendre côté coure. Dans quelques heures sont crime serait découvert, mais elle, elle serait bien loin.

    L'herbe haute de la prairie en jachère formait un délicieux environnement pour qui savait apprécier la nature. La beauté de ce qui n'est pas sculpté par l'homme a toujours quelque chose de sauvage qui mettait la jeune femme à l'aise. Les rues de Madorass n'étaient pas aussi sinistres que celles de Beolan, elles avaient de jolis éclairages pourtant il y régnait une atmosphère faussement festive qu'elle trouvait oppressante. Dans la cité royale tout semblait mesuré, rien ne devait ternir l'image de la capitale. Lowen releva les yeux vers l'horizon et découvrit avec un certain étonnement deux personnes à quelques mètres d'elles. Occupée à ses songes tout en dévorant du regard l'étendu sauvage qui déroulait son tapis jusque sous ses pieds, elle n'avait pas repéré leur présence. Elle ne s'était pas non plus aperçue que du sang gouttait de son sac, et était loin de se soucier de la suspicion que cela allait poser sur elle. Puis, l'attention de la demi-démone se porta sur le visage de la jeune fille. Violacé par endroit et gonflé, il ne faisait aucun doute quant à la nature de cette marque. L'humaine avait été frappée, et plus encore, Louwen tendait à croire que c'était cet homme qui l'accompagnait et qui semblait être la source de sa frayeur, qui était à l'origine de la blessure. Si elle avait connu la bonté ou la pitié, la moindre des choses aurait été de défendre cette malheureuse. Et bien, non. Là-dessous, il devait y avoir des explications personnelles qui engageait nombres de personnes, nombres de problèmes, mais surtout nombres de choses qui ne la concernait en rien et qui ne l'intéressait pas. Elle avait mieux à faire que d'écouter les plaintes d'une roturière infidèle ou martyrisée. Mais la guerrière comprit que rien de tout ça n'était vrai quand la voix claire de l'enfant demanda l'identité de sa nouvelle connaissance. Tout ceci était définitivement d'un désintérêt mortel qui... Qui... Quel était ce bruit ? Il ressemblait vaguement aux cris des mouettes qu'elle avait tant entendu au large de Beolan. Des cris moqueurs... Des cris coléreux...

    Des cris indignés. Les fermiers avaient découvert le corps plus tôt que prévus et, par la mauvaise fortune du Fléau, avaient rapidement trouvé une patrouille de garde. La discrétion était parfois un soufflé qui retombait mal, surtout quand on était un mercenaire surarmé aux pigments capillaires particulièrement flamboyant. Sans doute les deux sujet à ses côtés seraient montrés du doigts comme complices. La morale douteuse de Raezrock ne les sauverait pas de la pendaison qui les attendait non plus. En revanche, aussi curieux que cela puisse paraître, sa folie, elle, si. Enfin un combat qui tendait à être à armes égales ! Ils étaient une dizaine, des gardes armés et des fermiers en colère brandissant la fourche, une dizaine décidée à éradiquer ces trois criminels, et avec un peu de chance l'un des trois rapporterait peut-être une récompense ! Un étrange sourire étira les lèvres de Lou. Place au combat, et ça allait chier.

    L'ancienne combattante de l'arène se jeta dans le lot comme une furie sur sa friandise. Bien sûr, quelques uns d'entre eux se jetèrent sur le couple de jeunes gens. Les lames de Raezrock sifflaient dans l'air suivant ses acrobaties d'esquive, le cercle qu'elles décrivaient autour de la Maître Lame trancha une ou deux trachées au passage avant d'empaler le coeur d'un troisième assaillant. Bien partie sur cette lancée, elle ne comptait pas s'arrêter en si bon chemin. Quelle folie que de l'attaquer elle, Louwen Raezrock A Doubles Tranchants.

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Dimitri Morteury



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MessageSujet: Re: Maïwenn gambade [libre]   Dim 21 Aoû 2011 - 2:20

- Merci beaucoup. Ça fait beaucoup de bien... Vous êtes monsieur ?

Ses lèvres s'entrouvrirent quand il entendit un bruit écraser les hautes herbes sèches et cassantes. Il tourna directement la tête pour voir qui venait là, réflexe primitif de l'éternel curieux. Chaque chose l'amusait, dans le monde : la moindre rencontre, le moindre visage, le moindre mouvement de cil. Le jeune homme trouvait un intérêt pour chaque objet qui évoluait : il trouvait un intérêt pour tout, pour ainsi dire. Concentré, il observait une chevelure flamboyante se détacher de la verdure terne campagnarde. Il se mordit la lèvre avant de se l'humecter. Dim avait gardé les tics de son enfance, tics qu'il ne voyait plus et qui faisait de lui un inconscient heureux. Elle s'approchait, le pas décidé et autoritaire. Le Morteury pouvait presque imaginer sa respiration, un peu saccadée mais pas trop, qui témoignait d'un agissement étrange mais contrôlé. Ses longs cheveux frôlaient presque le sol quand il décida de se relever pour mieux faire face à cette inconnue, ramassant son sac avant de le passer sous son bras gauche. Elle ne venait pas du Venill, elle ne venait pas d'ici. Elle ne devait pas venir du même monde que lui. Il reposa son regard sur la gamine avant de lui sourire :

- Dim, appelle moi Dim.

Il aimait bien les noms courts. Fallait pas chercher plus loin. Mais voilà que des cris résonnèrent dans l'air, s'élevant dans la campagne, faisant vibrer ses entrailles. Il regarda la réaction de la femme à la chevelure écarlate et compris qu'ils n'étaient pas par hasard. OK, c'est la grosse merde, y'a tous les vieux poivrots du coin qui supportent pas ma gueule. Ils vont tous s'extasier à l'idée de m'arracher la tête. Rien à foutre je suis un jeune homme respectable, ils m'écouteront. Putain mais ils ont des pelles?! Mais qu'est-ce qu'il me veut?!

Le poing était parti tout seul... Un vieillard avait accouru vers Dimitri avec l'intention de l’assommer d'un coup de pelle. Faut pas pousser mémé dans les orties non plus. Il secoua son poing droit avant de regarder la rousse à côté de lui pour s'assurer qu'elle n'avait rien. Elle n'avait pas l'air rassurée mais personne ne lui cherchait d'autres problèmes qui se seraient rajoutés à ceux qu'elle avait déjà. Pourquoi le Morteury se sentait obliger de se mêler de la vie des autres? Peut-être pour combler son ennui, pour tuer sa solitude. Sa famille était brisée depuis le jour où Eurybie y avait semé le trouble : les membres en leur sein ne pouvaient se regarder dans les yeux avec l'envie de pleurer leur défaite. La défaite qu'était Eurybie, la défaite qu'était la mort de Mirage. Il était plus simple de se focaliser sur la vie des autres pour oublier son mal être. Il la regarda avec intensité avant de sortir la dague propre de son ceinturon.

Il ne comptait pas s'en servir mais voulait intimider, il était doué pour ça l'enfant sauvage. Grogner comme un loup pour effrayer les petits bâtards qui avaient la langue pendue. Ses pas étaient grands mais lents, il s'approcha alors que les paysans qui se ruaient sur lui s'arrêtaient ébahis en voyant son visage. Évidemment qu'ils le connaissaient : il était à la communauté de Venill ce qu'était les pierres à sa route. Il faisait partie du décor ; les fermiers le regardèrent avec curiosité tandis que d'autres étaient trop occupés à se battre avec la jeune femme enragée :


- Eh mais c'est le p'tit Morteury les gars!

Bonne surprise qu'aucun d'eux ne veuille arracher la tête du blondinet : ils levèrent leur fourche au ciel avant de se ruer sur la furie aux cheveux sanglants. Ils s'amassèrent tous autour de la jeune femme avant de se battre pour lui attraper les membres. En deux temps trois mouvements elle était au dessus du sol en se débattant comme un asticot enragé. Elle avait de sacrés réflexes mais ils avaient finalement réussi à l'immobiliser. Dimitri vit le corps inerte d'un homme qu'il connaissait à terre. Manard qu'on l'appelait : un mix entre Manu et canard, parce qu'il s'appelait Emanuel et qu'il avait une voix de canard. Manard avait la vie devant lui, une femme et deux enfants. Dépassant les hommes d'environ vingt centimètres il n'était pas difficile de croiser ses yeux vairons qui avaient accueillis un sentiment de rage et de déception. Cet homme respectable était sûrement mort. Pour qui se prenait-elle pour donner la mort? Dim détestait les fauteurs de troubles, oh oui, il les détestait...
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MessageSujet: Re: Maïwenn gambade [libre]   

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Maïwenn gambade [libre]

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