''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 La honte de Maïwenn (libre)

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Maïwenn Katell



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La honte de Maïwenn (libre) _
MessageSujet: La honte de Maïwenn (libre)   La honte de Maïwenn (libre) EmptyJeu 28 Juil 2011 - 22:44

C'était une journée pluvieuse. Très pluvieuse.

Déras et son fils Kairn, tous deux fiers comme des paons, s'avançait déjà vers une des plus grandes boutiques d'armes de la ville. Tous deux avaient prit la précaution d'enfiler des habits chauds, les recouvrant en entier. Maïwenn, n'ayant qu'une vieille robe légère comme tout habit, grelottait de froid sous la pluie battante. Elle était glacée jusqu'au sang, ses cheveux de feu collés sur son maigre visage. N'importe qui aurait eu pitié d'elle, et cela se voyait à la tête que faisaient les habitants sur son passage. Mais Kairn ne jeta aucun regard, à aucun moment, à sa petite soeur. Quand à Déras, il se fichait bien de sa fille. Dix minutes plus tôt, il avait bien imaginé la "perdre" dans la ville... Mais qui ramasserait le bois, si elle n'était plus là ?

Ils entrèrent dans l'armurerie. Il y avait beaucoup de monde.

*Ce doit être une enseigne réputée*
Se dit Maï entre deux tremblements.

"Bonjour Monsieur !"

Lança fièrement Déras en criant avec force ces quelques mots, histoire que tout le monde sache bien que Monsieur Katell était là.
On lui répondit faiblement. Personne ne le connaissait vraiment, ce vieillard ventripotent.

Le patron, derrière le comptoir du magasin, dévisageait ces nouveaux arrivants avec amusement. Le gamin était aussi grand que maigrelet. Pas du genre à savoir se battre celui là. Quand à son père, il ressemblait fortement à un hibou... Il trouvait tout cela fort amusant.
Mais lorsque son regard atterrit sur Maïwenn, il ne riait plus, mais alors plus du tout.


"Cher monsieur, je cherche aujourd'hui une ép..."

"Il me semble que la petiote à froid." Dit le patron sans prêter attention à ce que venait de raconter Déras.

Ce dernier en fut très, mais alors très fâché. Comment ce petit patron de boutique miteuse pouvait il impunément lui couper la parole à LUI ? Déras Katell ?

"Quelle aille au Diable celle là !" Il jeta un regard noir au petit moineau roux, qui, tremblant encore par la pluie, donna l'impression de vouloir se cacher au plus profond de sa robe. Elle allait encore en prendre une, mais elle n'y était encore pour rien.

"Je viens donc, cheeerrrrr Monsieur, acheter une épée pour mon gaillard !" Ajouta le père de Maïwenn en donnant une grande claque dans le dos de son fils Kairn. Le "gaillard" chancela sous le poids de la main.

Le patron regarda Kairn, effaré. Lui donner une épée à lui ? Ce jeune freluquet ? Mais pourquoi faire ? Parole de tenancier de boutique, en 40 ans de carrière, il n'a jamais eu autant envie de rire à la tête d'un client.

"Mon fils va donc s'entraîner avec sa future épée pour entrer chez les CAPES BLANCHES". Cria Déras encore plus fort, pour être bien sûr que tout le monde entende, pour être bien sûr de se faire remarquer, pour qu'on se dise : * Aaaaah, ce père merveilleux, qui envoit son fils à un glorieux destin !*

Quand à Maï, elle aurait voulu se cacher, n'importe où. Dans un trou de souris, quelque part loin de ces deux là. A hurler ainsi, son père lui faisait honte...





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La honte de Maïwenn (libre) _
MessageSujet: .   La honte de Maïwenn (libre) EmptyVen 29 Juil 2011 - 0:51

Voila trois bon mois que j'avais quitté Venill pour la capitale. Et dès mon arrivée ma conditions m'avait permis d'y trouver du travail sans aucun mal. Les tavernes y étaient nombreuses et en proie aux plaisir charnels de charmantes créatures et de musiques effrénées pour ravir le cœurs des durs à cuir que la ville à corrompus au grès du temps... Pour ma part j'y trouvais rapidement ma place et m'y installais à mes aises. D'une taverne à une autres on se sent vite chez soi puisque les habitudes n'y sont pas bien différente et avec quelques battements de cils et une maitrise de harpe plus que correcte on arrive à beaucoup. J'eus vite fait connaissance des commerçants de la grande ville de lumière. Je savais mettre dans ma poche les plus utiles et l'atout corporel féminin est la plus grandes des armes de séduction quand on sait s'en servir à bon escient.

Je promenais en ce beau jour ou la pluie semblait vouloir creuser la roche tant elle était battante, ma silhouette légère sur les pavés salis de Madorass le long des centaines et milliers d'échoppes qui faisaient des ruelles de véritables criées de toutes les natures et de tous les commerces divergents. Une longue cape dont le cuir tanné et la laine intérieur me protégeait du froid humide qui se glissait partout, je flannais donc au grès de mes envies. Lorsque au détour d'une ruelle j'aperçus l'enseigne de "Obrenn et fils armurerie" . Une des boutiques les plus en vu de la capitale en ce qui concernait les bouts de métal dont s'armaient les guerriers... Pour ma part je connaissait bien la maison et le patron était une vieille connaissance. Aussi, je décidais d'entrer y faire quelque conversation avec ce dernier et prendre nouvelle malgrè le peuple qui s'y était engouffré par cette pluie torrentielle.

"Bonjour Monsieur !"

A peine entrée ce fut cette voix grave et tonitruante qui m'agressa les oreilles. Mes doigts graciles se figèrent sous leurs gants de cuir noir. Je tournait la tête en direction de l'homme qui venait de faire porter sa voix avec un ton méprisant.
Le patron, un homme charismatique à la chaire rebondie et dont le ventre proéminent tirait sur l'excroissance, se tourna vers lui l'air un peu amusé par l'allure contrastée que portait les dits clients... Un ainé plus maigre qu'un fil à beurre, l'air basané et dont les yeux n'étaient pas plus gros que des mouches écrasées. Et le vieil acariâtre qui se dandinait derrière le comptoirs en bombant un torse inexistant. Et à coté ... un oisillon tombé du nid. Qui ne fit plus rire du tout le commerçant. Palote, perdue, trempée et tremblant comme une feuille on aurait dit un chaton abandonné, minuscule à coté des deux énergumène qui se dressaient vantards à coté.

"Cher monsieur, je cherche aujourd'hui une ép..."

"Il me semble que la petiote à froid." Dit le patron sans prêter attention à ce que venait de raconter Déras.

De mon coté la remarque me fit presque sourire avec sarcasme et je pensais alors ironiquement sans un mot pour moi même : *Noooon tu crois ?*


"Quelle aille au Diable celle là !" Il
jeta un regard noir à la petite gamine chétive, qui, tremblante, donna l'impression de vouloir disparaitre dans un trou de souris.

"Je viens donc, cheeerrrrr Monsieur, acheter une épée pour mon gaillard !"
Ajouta le père de Maïwenn en donnant une grande claque dans le dos de
son fils Kairn. Le "gaillard" chancela sous le poids de la main ce qui eut pour effet de me faire pouffer derrière mon sourire narquois toujours dissimuler sous ma capuche à quelque mètres de la scène.

Le patron avait envie de s’esclaffer et cela se voyais tel que je le connaissait il devait prendre ça pour une mauvaise blague. Ce garçon n'arriverais même pas à lever le manche de l'arme à lui seul alors une épée cela paraissait grotesque.


"Mon fils va donc s'entraîner avec sa future épée pour entrer chez les CAPES BLANCHES". Cria l'homme encore plus fort, pour être bien sûr que tout le monde entende et surtout pour être bien sûr de se faire remarquer.

La petite puce maigrelette à ses cotés semblait vouloir être loin d'ici. Cette fois s'en fut bien trop.
J'avançais d'un pas certain et délicat à la fois vers le comptoir et du même mouvement quand je fut assez proche des quatre personnages en question je retirait ma capuche libérant ma longue cheveulure rousse écalate en cascade, de la même teinte flamboyante que devait l'etre celle humide du moineau tout mouillé. Je fit un sourire ravageur au patron qui n'eut aucun mal à me reconnaitre bien entendu et plantais mon regard vert vif dans celui du vieux bedonnant avec une certaine acidité démoniaque. Sans un mot je retirais ma cape et devant leur yeux et sans remors, presque provocante je fis un joli sourire doux à la petiote me baissais vers elle doucement et lui mis le lainage chaud sur les épaule la couvrant avec tendresse .
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MessageSujet: Re: La honte de Maïwenn (libre)   La honte de Maïwenn (libre) EmptyVen 29 Juil 2011 - 1:16

Alors que Maïwenn semblait désespérément vouloir trouver une issue pour se sortir de là, arrêter de rougir de la conduite de son propre père, ne plus l'entendre, un bruissement se fit entendre. Tout doux, calme, apaisant. Une femme, devant elle, belle et gracieuse. Elle s'était arrêtée devant le groupe, avec le plus beau sourire du monde. Maï était émerveillée... Au fond d'elle, elle priait pour qu'un jour, elle soit aussi belle, aussi sûre d'elle que cette femme là. Elle avait en elle quelque chose d'étrange, de grand, de puissant. Maï se dit pendant un instant qu'elle n'avait pas l'air totalement humaine, avant de se reprendre. Tu dis des bêtises, Maï...
La dame aux cheveux de flammes...

*Comme les miens* pensa le petit moineau.

regarda le patron avec ce même sourire. Kairn fixait la demoiselle avec intensité, un rictus malsain au visage. On pouvait deviner sans effort ce qu'il pensait... Quand à Maïwenn, elle ne bougeait pas, hypnotisée. Peut être un peu apeurée d'être en présence d'une femme telle qu'elle.

A présent, elle fixait le père de Maï. Pas gentiment, pas gentiment du tout. Dérias sembla un instant déstabilisé. Elle avait des yeux verts vifs incroyables.

Mais ce qui effara le plus Dérias, ce fut le geste de cette dame. Elle retira sa cape, se penchant vers Maï avec douceur, l'entourant de cette laine si chaude et réconfortante. Le moineau senti alors tout son corps happé par une sensation de chaleur immense. Son visage rougit par le froid reprenait doucement sa couleur naturelle. Maïwenn, qui d'abord avait sursauté (la peur de prendre un coup, elle si habituée), était finalement restée paralysée par ce geste de bonté. Tremblante, chancelante et complètement perdue, elle tenta de murmurer un vague "merci". Sa bouche formula les lettres, mais aucun son ne se fit entendre.

Madame, c'est très aimable à vous, mais ce n'est pas nécessaire... s'écria un Déras quelque peu ébranlé par ce geste. D'un main, il agrippa sa fille par le bras pour la tirer violemment vers lui.

Vaurienne, voilà qu'à présent, tu tentes d'avoir les gens par la pitié, sale gamine. Tu fais honte à ta famille !

Sous la force de son père, Maïwenn laissa échapper une larme de douleur. Elle posa un regard triste sur la demoiselle, espérant qu'elle comprenne que oui, son action était merveilleuse et d'une bonté infinie, mais que si elle continuait à montrer un signe d'affection au moineau, il se ferait battre en rentrant...

Cela dit, ce geste d'affection, le premier de sa vie, elle ne l'oublierai jamais.
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MessageSujet: Re: La honte de Maïwenn (libre)   La honte de Maïwenn (libre) EmptyVen 29 Juil 2011 - 1:49

L'oisillon apeuré sembla déboussolée un instant par mon geste mais aussitôt la cape posée sur ses frêles épaules je put constater avec ravissement que se pommettes reprenaient vigueurs. Je souris plus amplement et remettait une de ses mèches d'un roux splendide derrière une de ses toutes petites oreilles de fillette.

L'homme que j'avais dévisager ne tenait visiblement plus en place sous ce geste opportuns et osé à ses yeux sans doute. Je me redressais et affrontait son regard belliqueux sans aucune crainte et montrant du même coup que le regard vicieux du clou sur patte derriere lui ne m'ébranlait guère et me tirait une indifférence non feinte.

Madame, c'est très aimable à vous, mais ce n'est pas nécessaire...
s'écria l'homme completement révulsé mais que je sentait dérangé.

La jeune gamine me regardais avec de grands yeux mouillant attendrissant qui me criaient silencieusement des "merci" qu'elle voulu sans doute prononcer quand d'une main brusque, il
l'agrippa par le bras pour la tirer violemment vers lui avec violence.


Vaurienne, voilà qu'à présent, tu tentes d'avoir les gens par la pitié, sale gamine. Tu fais honte à ta famille !

Et ce fut une main incroyablement ferme et dure qui vint attraper à son tour le poignet du vieillard hargneux l'obligeant de ce geste à lâcher la gamine. Mon visage se crispa dans une colère profonde et dangereuse, mais sans que cela ne plisse absolument en rien la peau de mon visage. Le regard parlait pour lui même. Violent. Sauvage. Démoniaque.... Car au très-fond de mon ventre telles étaient mes origines. Plantés dans les gros yeux crapuleux du "hibou" sans vergogne mes yeux d'un vert reptilien furent glaçant et brulants à la fois, emprunts d'une haine qui ne put qu'être évidente. Mes Ongles se fichèrent avec une facilité déconcertante dans la peau rustre de l'homme que je détruisais du regard.
Ma voix aussi douce que du miel et aussi dure que de la pierre comme elle lui était destinée sussura alors entre mes dents fines et blanches :


- Si vous tenez à votre bras cher monsieur .. Je ne vous conseil certainement pas de toucher à un seul cheveux de cette enfant ..... Ou je vous l'arrache sans vergogne ....
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MessageSujet: Re: La honte de Maïwenn (libre)   La honte de Maïwenn (libre) EmptyVen 29 Juil 2011 - 10:26

(hors RP : Petite précision sur le perso de Maï : Elle a des attitudes d'enfants, mais elle reste une jeune fille de 20 ans. j'avais l'impression que tu l'as voyait comme vraiment une toute petite fille dans ce post, mais c'est vrai qu'elle donne l'impression d'avoir 8 ans, tellement elle se sent inférieure aux autres :) C'est un môme dans un corps de femme quoi... Si jamais tu savais qu'elle avait 20 ans, excuse moi pour cette précision inutile ^^)

Maïwenn vit, rapide comme l'éclair, la femme qui tantôt avait été douce, devenir une vraie lionne, attraper son père par le poignet et le tirait à présent vers lui. Par le même mouvement, Maï avait été lâchée. Elle massait son bras meurtris tout en regardant la scène avec effarement.
Son père était fermement tenu par une demoiselle qui le regardait avec toute la haine du monde, ce même père qui, tous les soirs, disait avec grande fierté qu'il envoyait valser toutes les bonnes femmes au tapis s'il le voulait, mais qu'il avait trop d'honneur pour cela.

- Si vous tenez à votre bras cher monsieur .. Je ne vous conseil certainement pas de toucher à un seul cheveux de cette enfant ..... Ou je vous l'arrache sans vergogne ....

Maï était perdue, ne savais plus du tout quoi faire... Laisser faire ou protéger son père ? Si elle laissait faire, dès que son père aurait les mains libres, elle se ferait battre. Si elle s'interposait, il risquait de la battre à la maison car "elle n'avait pas à s'interposer".

"Madame, je vous demande à présent de me lâcher. Dis Déras d'une voix étrangement bien plus douce, complètement terrorisé par cette femme.""J'éduque ma fille tel que je l'entend. Je suis son père, j'ai tous les droits sur elle. "

Maïwenn se tourna vers son frère pour voir sa réaction, et ne put s'empêcher de pouffer de rire. Il s'accrochait au comptoir, les jambes chancelantes, la figure très pâle. Il était paralysée, mais on sentait l'envie de détaler...

Elle avança prudemment vers son père et la dame, ne sachant vraiment pas quoi faire. Déras lança vers elle un regard qu'il voulait amical, mais qui restait glacial.

"Et toi, dis lui que t'es heureuse quand même, chez nous, hein ?"

Heureuse ? Pas franchement non. Bon, elle avait tout de même un bout de pain tous les jours, et de l'eau. Elle dormait sur de la paille, mais cela était tout de même chaud... Bon. Il fallait sortir son père de là, même s'il l'avait mérité, ça restait son père, elle lui devait obéissance. Elle tourna alors son regard vers la femme, hocha la tête en signe d'approbation, mais toutefois, on n'y croyait pas vraiment.
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MessageSujet: Re: La honte de Maïwenn (libre)   La honte de Maïwenn (libre) EmptyVen 29 Juil 2011 - 17:10

Les lueurs disparates de l'échoppe miroitaient dans l'acier de la dague qu'elle manipulait, si bien polie qu'elle lui avait renvoyé son reflet lorsqu'elle l'avait brandie à hauteur d'yeux. L'espace d'un instant elle s'était laissé distraire, s'attardant sur ses propres traits, plutôt tirés à vrai dire, le front humide et les cheveux détrempés il était grand temps qu'elle cesse son musardage et se trouve une auberge où coucher avant d' attraper la mort.

"Bonjour Monsieur !" La guerrière s'arracha à sa contemplation pour jeter un coup d'œil aux nouveaux arrivants, dont le meneur assurément était suffisamment gueulard pour couvrir le vacarme ambiant, ce qui en soit, était une belle performance.

"Cher monsieur, je cherche aujourd'hui une ép..."

Un gros lard, un freluquet, une donzelle ..aucune menace. La jeune femme reprit son examen, le fil de l'arme promettait un bon tranchant comme l'attestait la fine lacération de son index d'où perlait le pourpre après qu'elle l'eut effleuré d'un geste vif. Le métal paraissait de bonne facture, la poignée avait des dimensions somme toutes assez idéales pour sa poigne féminine, tout cela pour un prix relativement correct ...le détour par Madorass semblait payant.

"Il me semble que la petiote à froid." Une nouvelle fois Kara accorda un coup d'œil distrait en direction du comptoir, s'attardant un peu plus sur la frêle rouquine. En effet chétive et grelottante elle ne payait pas de mine et ses compagnons ne semblaient pas en faire grand cas.

"Quelle aille au Diable celle là !"
rétorqua le patriarche au boutiquier, voilà qui était clair...

La guerrière ne se défit plus de son intérêt pour ces curieux clients cette fois, l'homme ventripotent poursuivait son palabre mais elle n'y prêtait guère l'oreille, concentrée sur l'expression apeurée de la jeune femme qui se tassait dans son ombre. Elle ne connaissait que trop bien cette attitude prostrée, typique des femmes et enfants battus.
Elle venait de marquer un pas en leur direction lorsqu'une tierce personne la devança, se délestant de sa cape et l'apposant d'autorité sur les épaules de l'infortunée demoiselle.
Agréablement surprise, Kara continua à se rapprocher sans intention particulière et se cala à quelques mètres de l'attroupement, reprenant une feinte indifférence en triturant
la dague qu'elle s'apprêtait à acquérir.

La jolie rousse - encore une! - qui avait volé au secours de la plus petite s'entretenait à présent avec celui qui s'avérait effectivement être le père de tout ce petit monde.
Le dit entretien était emprunt de tension, la femme ayant saisit l'homme au bras avec une force insoupçonnée alors que celui ci s'en prenait une fois de plus à sa fille, autant qu'elle puisse en juger la rombière lui intimait de faire preuve de plus de délicatesse envers sa descendance alors même qu'il se targuait d'avoir tous droits sur eux. Un bref coup d'œil au grand échalas qui se faisait des plus discrets, et pour cause il claquait des genoux au moins dix fois plus vite que sa soeur n'avait claqué des dents, ça une future cape blanche? Kara ne put reprimer un rictus moqueur.

Le patriarche prenait désormais sa fille à témoin pour s'extirper du mauvais guêpier dans lequel il s'était fourré, car oui, il n'en menait plus large devant la sculpturale rouquine qui lui tenait tête pour deux. La guerrière nota que malgré toute l'assurance dont elle faisait preuve, elle ne semblait pas armée, aussi s'approcha t elle encore du groupe, elle pourrait se montrer utile si les choses tournaient au vinaigre pour la bonne âme qui s'était manifestée, se démarquant de la vermine individualiste qui les entourait.
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MessageSujet: Re: La honte de Maïwenn (libre)   La honte de Maïwenn (libre) EmptyVen 29 Juil 2011 - 19:23

Maï se sentait quelque peu honteuse de tout ce tremblement de tensions. Elle en était, quelque part, la seule cause. Si personne ne l'avait remarquée, peut être que tout serait allé, fluide comme de l'eau de source. Un peu tard à présent.

Maï senti une troisième présence non loin. Elle leva les yeux et remarqua une nouvelle venue dans toute cette agitation. Une seconde femme aux cheveux de feu. Grande et élancée, une dague à la main, qu'elle semblait vouloir acquérir. Elle avait tous les airs d'une guerrière talentueuse.

Maïwenn s' aperçut que cette femme la fixait, perdue dans ses pensées, si bien qu'on ne pouvait lire sur son visage ni tendresse, ni curiosité, ni mépris. Rien. Maïwenn se demanda ce qu'elle pensait, la voyait osciller du regard entre la première femme rousse, et elle même. Elle avait tout de même l'air plus aux côtés de celle qui venait de lui passer gentiment sa cape autours du dos.

Bon c'est pas tout ça, mais on va rentrer nous hein ?

Ajouta Déras, voyant une deuxième demoiselle arriver, armée en plus. AAAaaaah ces femmes, c'est plus ce que c'était !


Kairn, on va rentrer, d'accord ? Je ne souhaiterais pas que le sang m'échauffe et que je me mette à frapper une femme !
Ajouta-t-il dans une voix qu'il espérait sûre et imposante.

Mademoiselle ? Voulez vous bien s'il vous plaît me lâcher afin que je prenne congé ? Comprenez, je ne souhaiterais pour rien au monde me fâcher avec quelqu'un qui a si gentiment prêté sa cape à ma jeune fille !

Maïwenn, au fond d'elle même, bouillonnait. Comment cet homme, qui était son père, pouvait une seule seconde, insinuer qu'il n'était pas du genre à frapper les femmes ? Elle qui prenait des coups tous les jours ! Mais son regard se tourna a nouveau vers la nouvelle venue. Elle risqua un petit sourire.

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MessageSujet: Re: La honte de Maïwenn (libre)   La honte de Maïwenn (libre) EmptyLun 1 Aoû 2011 - 15:17

J'avais une envie folle et brulante de lui arracher les cordes vocales et de les lui faire bouffer. Certe ceci serait vulgaire et peu poli pour celui qui serait obliger de nettoyer après l'emoglobine de "Monsieur" répendue sur le sol et il me semble que le papier peint du magazin n'avait pas besoin de rafraichissement dans les ton rouges, mais croyez moi l'envie m'en démangeait le bout de mes doigts. Je regardais la frêle enfant qui ne devait pas avoir plus d'une petit vaingtaine d'année. Elle tentait du regard, me suppliait serait plus juste d'ailleurs, d'arrêter ou il etait evident qu'un tel acte tout aussi charitable qu'il soit , ou du moins il en avait l'air, lui attirerais les foudres du vieux poux jouflu qui bouillonnait de frustration. Mes ongles avaient percés sa chaire molasse jusqu'au sang et deux petit gouttes en avaient perlé. Pourtant je desserrais sous le regard appeuré de sa frêle fille mon étreinte mortelle sur son bras gonflé d'orgueuil.



Mais du même mouvement je perçus quelqu'un avancer vers nous et nous observer. Intuition sans doute, je tournais furtivement le regard vers...Une nouvelle venue ! Rousse qui plus est. A croire que le destin avait un soudain attrait pour les créatures aux cheveux goupils... Elle etait habillée comme une femme des grands chemin et d'une taille souple et agile je la soupçonnais bonne combattante. Un petit aire farouche mais un douceur dans les yeux cependant. Un femme reste un femme. La guerriere, l'amante et l'enfant. Joli tableau... Si seulement ce gros porcassin et son fils en fil d'étain ne pourrissaient pas le paysage !



Mon regard parla pour moi. Je le fixais dans les yeux de la nouvelle arrivante qui ne semblait pas avoir été repérée par les deux autres énergumenes qui commençaient réellement à m'échauffer les oreilles. Dès que mon regard s'était posé sur cette enfant il semblait que mon coeur avait fermement déja pris sa décision: ... La laisser repartir dans les bras meurtrier de fous pareils ne m'était même pas envisageable.



Je plantais donc mes iris verts vifs dans ceux de la jeune combatante. Cherchais à lui communiquer par cela cette pensée là. Cette fille allait se faire tuer si personne n'intervenait avant. Et si la jeune guerriere ne réagissais pas j'allait faire un carnage... Je restait un démon et mon sang s'échauffe vite...
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MessageSujet: Re: La honte de Maïwenn (libre)   La honte de Maïwenn (libre) EmptyMar 2 Aoû 2011 - 19:18

La plus grande des deux rouquines, une prostituée sans doute au vu de sa mise suave, avait remarqué l'intérêt qu'elle leur portait, cela ne faisait aucun doute.
Leur regards se rivèrent l'un à l'autre, elle put lire dans celui de la fille de joie toute l'ire et la détermination dont elle bouillonnait. De toute évidence elle ne comptait pas en rester là avec ce bonhomme, elle connaissait ce faciès, cet air aussi décidé qu'interrogateur, question muette quant à un éventuel soutien . Kara soutint son regard, sans rien laisser paraître toutefois. Sa décontraction était tout aussi évidente que la colère et la détresse de l'une et de l'autre était palpables. Pourtant le message était bel et bien passé, et sa décision prise. Ceci même si elle n'avait pas tous les éléments, l'attitude des uns et des autres, pour le peu qu'elle en avait vu ,étant suffisamment révélatrice .

-Bon c'est pas tout ça, mais on va rentrer nous hein ?

Suffisamment proche à présent, la guerrière ne perdait plus une miette des paroles échangées.

-Kairn, on va rentrer, d'accord ?
Je ne souhaiterais pas que le sang m'échauffe et que je me mette à frapper une femme ! Cru bon de clamer le patriarche a fin de sauver son honneur, c'était pitoyable.

Nonchalamment elle déposa la dague et des pièces sur le comptoir , continuant à tendre l'oreille - à défaut de voir- tandis que le marchand faisait le compte, retrouvant aussitôt le sens des affaires et ses priorités.

-Mademoiselle ? Voulez vous bien s'il vous plaît me lâcher afin que je prenne congé ? Comprenez, je ne souhaiterais pour rien au monde me fâcher avec quelqu'un qui a si gentiment prêté sa cape à ma jeune fille ! La fausseté de ces derniers mot était à vomir, quelle cruelle ascendance... on ne choisissais pas sa famille mais on choisissait ses amis n'est ce pas?
La jeunette saurait elle saisir cette occasion de contrecarrer le destin, oserais t elle faire le bon choix?

Un hochement de tête au patron en guise d'au revoir et, récupérant sa nouvelle acquisition qu'elle glissa immédiatement dans son fourreau, dépassa le petit attroupement pour se glisser aux côtés de la petite , dont le discret sourire à son encontre ne lui avait pas échappé. Bien que son flegme ne rende pas la chose évidente son placement n'était pas anodin, entre la fille et son père, faisant fit de toute bienséance.

"- En effet mon bon Monsieur, vous et votre fils devriez quitter les lieux prestement... avec la nuit tombante les rues de Madorass se malfâment."
Le ton était parfaitement neutre, simplement un brin insistant sur la désignation de ceux à qui s'adressait le conseil, l'omission de la fille apparaissant comme clairement intentionnelle.

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MessageSujet: Re: La honte de Maïwenn (libre)   La honte de Maïwenn (libre) EmptyJeu 4 Aoû 2011 - 0:08

Au vu des paroles, des actes, et regards des deux femmes, Maïwenn avait comprit qu'elles ne voulaient pas que le moineau reparte avec ses bourreaux.

Dérias écouta les dernières paroles avec une mine plutôt renfrognée. il examinait les deux femmes une à une, les trouvant ni sympathiques, ni débutantes dans l'art de combattre. Et lui était en position de faiblesse, non armé. Que faire ? Il comprenait bien qu'elles souhaitaient garder sa satanée fille.

"Oui mesdames, il vaut mieux partir." Répondit il à l'égard des deux rousses."Allez Maïwenn, on s'en va. C'est vrai que ce n'est pas un quartier sûr..."

Maï resta sans voix, bouche grande ouverte et yeux ronds comme des billes. Son père venait, pour la première fois depuis de nombreuses années, de l'appeler par son prénom... Ah, des noms d'oiseaux, elle en entendait, mais celui là, pas souvent !
Son père attrapa Kairn et le poussa vers la sortie. Maï ne bougeait pas, sous le choc.

Maïwenn, on y va !" Répéta son père.

Si Maï n'avait pas su que tout cela était une comédie lancée pour rattrapée l'erreur de la brutaliser devant ces inconnues, elle aurait sauté dans les bras de son père. Elle se mis à sourire naïvement. La petite se leva, sans savoir quoi faire. Le suivre ou non ?

(HRP :Pardon les filles, c'est court, mais je suis suuuuper crevée)
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MessageSujet: Re: La honte de Maïwenn (libre)   La honte de Maïwenn (libre) EmptyJeu 4 Aoû 2011 - 10:57

Ho non ça pour sur, elle ne repartirais pas là bas. Drole était le destin parfois n'est ce pas ? Oui , qui aurait cru qu'en cette journée pour le peu maussade et pluvieuse, gélée et inanimée de toute joie de vivre, le destin décide inopinément de tendre ses bras avars à une enfant perdue, à laquelle le hasard n'a jamais fait visiblement de cadeaux...? Rien ne le laissait présager et pourtant la chance lui tendait une main là maintenant. L'espoire d'une vie nouvelle, l'éspoir de s'en sortir, l'espoir de recommencer et de tout réapprendre . Oui, cet espoir là, de reconstruir ce que l'on a perdu ou oublié.

Voila quelques temps déja que j'avais abandonné mon métier qui faisait de moi l'une des créature les plus cotoyée ses tavernes de venill jusqu'à l'aube nouvelle chaque jour... J'avais abandoné cet avenir incertain par amour. Ma vie n'etait plus de débauche i d'inconscience. Et il semblait que mon coeur avait décidé de mener une vie que je n'avais encore jamais imaginé pouvoir vivre . Fonder un jour un foyer ? Utopie ? Et pourquoi pas après tout. Il me semblais que j'avais de l'amour à donner et l'inconnue qui d'après moi etait digne de le recevoir un jour était elle, cette enfant d'à peine 20 ans, fragil comme un papillon. J'était démon mais n'en restait pas moins femme et ma tendresse semblait attendrie devant ce petit moineau tremblant. A quoi bon vivre si ce doit être pour laisser filer ailleurs ses sentiments du moment et les opportunité que nous fait découvrir notre vie pour le moins mouvementée?

Je sentis bien que la combatante aux cheveux du même roux que la jeune fille et moi même avait comprit le message. Elle ne semblait pas plus disposée que moi à laisser partir cette pauvre ame entre les mains de ses bourreaux. Malgrès son visage impassible je ne pouvais m'empêcher d'être sur qu'elle agirait. Mais la question était : comment et quand ? Sa phrase à l'intention des deux hommes répondit sans mal à ma question.



"- En effet mon bon Monsieur, vous et votre fils devriez quitter les lieux prestement... avec la nuit tombante les rues de Madorass se malfâment."

Le plan s'était décidé entre nous sans un mot. J'eus un sourire entendus. Comme pour confirmer cette décision silencieuse. L'action allait se passer dehors. Certainement.


"Oui mesdames, il vaut mieux partir." Répondit Répondit l'homme bedonnant."Allez Maïwenn, on s'en va. C'est vrai que ce n'est pas un quartier sûr..."


La jeune fille chétive semblait perdue et surprise à la fois. Il etait claire que sur l'instant elle ne savait que penser.

Le marchant d'arme mon ami, semblait assi avoir bien compris mes intention et celle dema coéquipière du hasard...

Maïwenn, on y va !" Répéta son père.

Je regardais l'enfant. Je fis un sourire et un faible mouvement de tête pour lui confirmer qu'elle pouvait le suivre et que tout irai bien... Dans quelques instants elle serait libre de l'emprise de ce vieux fou.... Mon regard planté dans le sien etait rassurant. Et voulais dire bien des choses.
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MessageSujet: Re: La honte de Maïwenn (libre)   La honte de Maïwenn (libre) EmptyVen 5 Aoû 2011 - 13:11


"Oui mesdames, il vaut mieux partir."
Répondit Répondit l'homme bedonnant." Allez Maïwenn, on s'en va. C'est vrai que ce n'est pas un quartier sûr..."

Kara gardait son regard fermement ancré dans celui du patriarche de longues minutes avant qu'il ne s'impatiente


Ainsi donc la fragile jeune femme se prénommait ainsi ... Kara ne manqua pas de relever l'expression de cette dernière à l'énonciation de son prénom, on eut tout simplement dit qu'elle venait d'avoir une apparition mystique, les yeux brillants , la bouche entrouverte et les joues retrouvant quelques couleurs sous l'émotion .Mais cette joie fut fugace et la mélancolie reprit possession de ses traits dans la minute .

"- Maïwenn, on y va !"
Beugla t il nerveusement.

Apparemment, tout bourreau et désintéressé de sa fille qu'il soit le pourceau n'avait pas l'air décidé à l'abandonner. Toute assurée qu'elle soit la guerrière hésitait quelque peu sur la conduite à tenir, vallait il mieux provoquer une esclandre ici maintenant ou au détour d'une ruelle, de façon plus discrète mais au risque de les perdre ? De plus la poupée tremblante que les deux femmes s'étaient mise en tête d'aider désirait elle vraiment être arrachée à sa famille ? Les liens du sang étaient choses étranges, amnistiant tant de déviances ... Il n'y avait pas grand risque à parier que, la jeunette n'avait pas grand chose à perdre et tout à gagner si elle parvenait à se débarrasser du carcan d'infériorité dans lequel on l'avait visiblement élevée .

Kara remarqua a cet instant l'échange subtil entre la dénommée Maiwenn et celle dont elle ignorait encore le nom, cette dernière venait de lui signifier d'un léger signe de tête de partir en confiance . Plus tard donc ... il allait falloir les suivre de près, avec l'humiliation qu'il venait de subir le patriarche risquait bien de passer ses nerfs sur sa descendance dans la première impasse sombre qu'ils croiseraient . Ayant abandonné successivement l'observation du vieux et de l'autre femme, la guerrière remarqua un timide sourire de sa protégée à son encontre ... qu'elle lui rendit enfin, bref mais chaleureux, le dos tourné aux autres de façon à ce qu'elle seule en profite .
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MessageSujet: Re: La honte de Maïwenn (libre)   La honte de Maïwenn (libre) EmptyLun 8 Aoû 2011 - 19:31

Elle devait donc suivre son père... Mais, sans savoir pourquoi, elle avait véritablement l'impression qu'à partir d'aujourd'hui, on l'a protégerait...
Elle rejoignit Déras sans quitter des yeux ces deux jolies femmes, et lui emboita le pas. Ils sortirent dehors, Kairn complètement terrorisé, Déras qui n'en menait pas plus large. La pluie était battante, dehors. Ils commencèrent à marcher en direction de la sortie de la ville. Déras avait bien comprit qu'il devait se tenir à carreaux ici. Que sa fille était aimée. Pourquoi, il ne comprenait pas vraiment. Mais l'heure n'était pas aux hypothèses. Il règlerait ça plus tard.

Il marchèrent un moment...

Maï se blottit contre le tissus chaud afin de ne pas avoir froid. Au moment où ses doigts caressèrent l'étoffe, elle fit un bond... LA CAPE ! Elle avait gardé la cape de la dame ! Elle avait oublié de le lui rendre !

"J'ai oublié de rentre la cape à la dame !" Cria t-elle fortement pour que sa voix se fasse entendre, entre le vent et la pluie. "Je file le lui rendre !"

Son père n'eut pas le temps de lui répondre. Au moment où il s'était retourné, Maï courrait déjà en sens inverse Il n'eut pas le temps de lui beugler de rester là, et de toute manière, le vent aurait camouflé ses paroles. Qu'elle aille au diable... Tant qu'elle ne rentrait pas tard...
Il haussa les épaules en direction de Kairn, et ils reprirent leur marche silencieuse.

Maï courrait à perdre haleine en direction du magasin, sans faire véritablement attentions à toutes ses personnes qui l'a fixaient avec un drôle d'air. Elle était trop occupée à courir, et était trop joyeuse à l'idée de revoir ces deux femmes...
Elle arriva devant le magasin, enleva la cape et la replia avec tendresse, caressa une dernière fois ce doux tissus, trempée, à nouveau par la pluie battante et entra en gardant les yeux au sol.

"Mesdames, je viens rendre la cape à ..."

Elle leva les yeux en même temps qu'elle parlait. Et s'arrêta, surprise.

Elles n'étaient plus là.
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