''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Les "Orques" ne sont pas de gros poissons.

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Edrim Blodsink



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Edrim Blodsink
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Les "Orques" ne sont pas de gros poissons. _
MessageSujet: Les "Orques" ne sont pas de gros poissons.   Les "Orques" ne sont pas de gros poissons. EmptyMar 2 Aoû 2011 - 13:41

Récit d'un Orc (Pouvant aussi être orthographié Orque, mais étant également un gros poisson dans le vrai monde...) à la vie amusante (Ou pas.)

• Chapitre I, un mauvais départ •

Ce monde est cruel. Même avec les Peaux-Vertes.

Depuis longtemps déjà, "Kor'Gath" était un petit village d'Orc, à l'orée des frontières qui les séparaient d'une ville humaine. Depuis lors, toujours pacifique. Jamais les Orcs ne poussèrent plus loin que les limites fixées naturellement par les deux camps. Jamais les humains n'eurent l'idée de les massacrer.
Nul ne représentait une menace pour l'autre. Et pourtant.

Lors d'une nuit de printemps, alors que la journée avait été pluvieuse et que chacun restait chez soi pour esquiver la fange et la boue environnante, on aperçu au loin une colonne. Un colonne, luisant à la faible lueur du crépuscule.
Cette lueur, cette étincelle, on ne comprit que trop tard de quoi il s'agissait. Une vague. Une vague déferlante, inébranlable et déterminée.

Une armée d'Hommes. Des Hommes en armures. Des humains prêt à casser de l'orc. Dans le petit camp, on sonna les cloches, appelant ainsi à l'aide, demandant à quiconque pouvait porter une arme, de la brandir et de se tenir prêt. Prêt à mourir.
Avant même que le combat ne s'engage, les Peaux-vertes connaissaient le résultat. De chances, ils n'en avaient aucune. Pas de possibilité de fuite. Leur village était bâti au pied d'une petite falaise. La pente étant trop raide pour être escaladée, ils étaient prit en tenaille par de la roche et un flot humain.

Ils devaient être une centaine, peut-être plus. Sans doute des soldats, des mercenaires, venant d'autres villages, d'autres contrées, à des lieux à la ronde. Toujours est-il qu'ils avaient décidé de se débarrasser de ces Orcs, qui devaient être gênant, pour une raison x ou y. Extension des cultures, agrandissement de la bourgade, ou simplement ne plus voir ces sales groins verts s'approcher de leurs enfants pouilleux, juste dans un excès de peur puérile.

Pourquoi décrire cette lutte ? Cela n'aurait aucun intérêt. Les "monstres" furent balayés, d'un revers de la main. Ils étaient armés, préparés, plus nombreux et bien décidés à en finir. Les Orcs n'étaient pas des guerriers, angoissés et désorientés. De mâle, il n'en resta aucun. Adulte, tout du moins. Les femmes furent également toutes détruites. -Oui, détruites, les corps furent brûlées ou saccagés à coup de lames ou d'armes contondantes.- Seuls quelques enfants, rescapés des flammes, furent cueillis et capturés par les humains.

Agnor en faisait parti.

• Chapitre II, pourquoi moi ? •

Agnor se réveilla. Il était sur la place d'un marché, pavé. Le soleil cognait fortement, le printemps était parti depuis peu. L'été s'installait, alors que les beuglements du marchand lui crevait les tympans. Tous ses camarades avaient été vendus à des familles riches, qui cherchaient des esclaves, ou des jouets. En grandissant, comme pour les chiens trop gros, sans doute allaient-ils les tuer, juste pour le plaisir de voir un Orc se vider de son sang et se vider de ses entrailles, en mugissant comme un vache que l'on abat froidement avant de se tailler une bavette dedans.

Agnor ne parvenait pas à être vendu. Sa haine, sa rage, se reflétait dans ses yeux. On le considérait comme dangereux, instable. Au lieu de jouer avec les enfants, de ranger la vaisselle, il l'aurait probablement brisée pour se servir des éclats dans le but d'arracher le visage de ses possesseurs, avant de les manger et de se servir de leurs yeux comme jeu de billes.
Le vendeur commençait à désespérer et se demandait alors, si il ne ferait pas mieux de le tuer immédiatement. Mais même lui, hésitait parfois à le sortir de sa cage, pour lui donner à manger. Il était, de plus, le plus vieux des enfants capturés. Il était donc parfaitement conscient des horreurs dont il avait été le spectateur, alors impuissant.

On s'approcha de lui. Un homme puant, à des kilomètres à la ronde, l'arnaque et la méchanceté. Il était habillé d'une veste rapiécée marron, des bottes à la mauvaise taille, avec le bout coupé, laissant apparaître ses orteils sales et disgracieux. Un grand nez crochu, les doigts pendants, mal rasé et sentant l'alcool. Un clochard, sans doute. Cependant, ce clochard l'acheta. Oui, il l'acheta, lui, ce petit Orc invendable et instable, prêt à se faire du composte avec sa tête.

A peine en avait-il pris possession, qu'il disparu dans le foule, emportant sous son bras cette petite chose verte. Il riait. A peine quelques petites dizaines de minutes, à l'entendre s’égosiller de chants débiles et paillards, qu'il jeta se veste au sol, entrant dans une petite tente de bonne facture, devant une immense fosse. Il enleva également ses bottes et les balança par dessus son épaule. Il mit alors, une grande veste de velour verte, aux coutures argents, avec de belles finitions. Et chaussa de grandes bottes noires, qui remontaient jusqu'à la hauteur de ses genoux. Elles était parfaitement lustrées et valaient sans doute plus cher que l'ensemble du marché à lui seul.

"Je me présente, Sir Larcius Orblad, et je suis ton maître à présent. Cela te convient-il ?" Dit-il en ricanant. "Hm... C'est vrai, tu ne dois sans doute pas savoir parler. Ou alors, grogner, comme ceux de ta race." Puis, il tapota sur l'épaule de l'Orc, qui commençait à perdre patience. Malgré son jeune âge, il comprenait quand même ce que l'humain baragouinait. Agnor le fixait, d'un air menaçant. Sa fureur envers ceux de sa race, l'aurait poussé à lui arracher les tripes, si deux gardes armés n'étaient pas alors entrer dans la tente. Ces armes... Ces armures. Elles lui rappelaient celles qu'il avait vu auparavant... Il sortit alors le petit blason marqué "112" qu'il avait trouvé à terre, et des souvenirs, qu'il aimerait oublier lui parvinrent à l'esprit. Il ferma ses yeux difformes et essaya de retenir ses larmes.
Perdu dans son désespoir, il n'entendit pas ce que les Hommes se racontèrent. Aussi, on l'emmena de force, non loin d'ici, dans un sous-sol, où des animaux et des êtres humains étaient enfermés. Des geôles, puantes, crasseuses et mal entretenues. Voilà sa nouvelle demeure, à lui ,un fier Orc. Comment cela avait-il pu arriver ? Pourquoi lui ? Pourquoi ne l'avait-on pas tuer ? Pourquoi...

• Chapitre III, l'arène de sang •

Les années passaient. Agnor reçut une éducation, pour parler le langage commun à toutes les races de ce plan d'existence, de ce petit monde qu'était Feleth. Mais il reçut également des entraînements, aux arts du maniement de différentes armes, également au combat à mains nues, au port de tout types d'armures ect... Comme un bon petit gladiateur, un petit esclave du combat. Ce destin, Agnor n'en voulait nullement. Il était forcé, contraint à se battre, mais il ne le voulait pas. Tuer n'était pas son dada principal, étant gamin.
Cependant, c'est avec un instinct de survie sur développé et une envie de vengeance incommensurable qu'il se sortait de situations périlleuses.
En effet, notre bon Sir Larcius était un petit vicieux. Le pseudo noble s'était alors offert une bête de foire, un monstre qu'il savait gagnant de ses petits jeux illégaux.

L'homme entraînait personnellement le jeune Orc, obtenant ainsi une garantie, presque aveugle, en son protégé. Ce dernier devenait plus fort chaque jour, plus rapide, plus vif, plus agile. Et Larcius s'enrichissait.
L'arène lui appartenait. Il organisait, à l'orée d'une forêt, des combats illégaux d'animaux, d'hommes en quête d'argent ou de gloire passagère, de créatures qu'on lui amenait. Chaque jour était organisé au moins un combat. Et il était alors rare, de ne pas voir Agnor participer à l'un d'entre eux.
Au bout de quelques temps, on se méfia de l'orc. Et il se forgea vite une réputation. Même si il était blessé, il ne tombait jamais.
Cela embêta beaucoup de gens. On lui amena alors des créatures qui valaient chères, des hommes de valeurs, des combats sensément inégaux. Et pourtant, Agnor s'en sortait toujours.
Si bien, qu'au fil du temps, la cote sur les paris chutait, considérablement.
Agnor passa plusieurs années au service de l'humain. Contre son gré. C'est un jour, qui marquera sa vie à jamais, que cette servitude prit alors fin.

• Chapitre IV, Zul'Thera le maudit. •

Un jour, un nouvel arrivant fit son entrée dans les cages de la cave de l'arène. Un garde jeta son corps, inanimé dans la même cellule qu'Agnor. C'était un... Un orc ? Comment pouvait-il se retrouver ici, lui aussi ?
Le plus jeune d'entre eux, commença à titiller l'autre du bout de doigt. Aucune réaction. Presque peu de respiration. Il semblait dans un sale était, d'ailleurs, son flanc saignait encore. Il était grossièrement bandé, et la plaie devait être encore ouverte. Les méthodes de recrutement laissaient véritablement à désirer dans le coin.
Le second et plus vieux, finit par ouvrir ses paupières, en toussant. Il se tira péniblement de son sommeil et eut du mal à s'asseoir convenablement. Il observait son compagnon avec beaucoup de sévérité et ne dit pas un mot. Laissant ainsi planer un silence de mort, lui offrant un regard plein de culpabilité, de haine et de rancœur.

"Esclave." Finit-il par lâcher sur un ton peu agréable.

Agnor n'eut pas le courage de soutenir son regard. Il se détourna et alla s'asseoir plus loin. Cet étranger avait raison. Depuis tout ce temps, il n'était rien d'autre. Et n'avait sans doute rien fait pour arranger ça. Cet Orc. Il semblait comme envoyé. Envoyé pour lui faire prendre conscience de son enfermement. Son jeune âge l'avait rendu malléable, manipulable... Agnor aurait du s'en rendre compte par lui-même. Mais tout cela, lui paraissait si... Naturel. Qu'il se batte, sans se poser de question... Qu'il meurt. Comme une bête.
U.C
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Les "Orques" ne sont pas de gros poissons.

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