''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Le Comte de Vermeille [Pv Enora]

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Cayn Howl



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Cayn Howl
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Le Comte de Vermeille [Pv Enora] _
MessageSujet: Le Comte de Vermeille [Pv Enora]   Le Comte de Vermeille [Pv Enora] EmptyJeu 3 Nov 2011 - 20:50

La voûte céleste se recouvrait d’un voile d’obscurité. Venill s’éveillait sous les faisceaux d’argent émit par l’astre des Caïnites. Cependant, la noirceur des âmes ne provenait pas des créatures de la nuit, mais bien de celles des mortelles, créatures éphémères disposant d’un instrument inéluctable nommé le crime. Le sang coulerait, que ce fut pour des raisons politiques ou par vengeance ou encore par profit. L’option numéro trois semblait de mise, sommeillant dans les entrailles de la ville, au cœur même de la Confrérie des Ombres.

Lame, comme on le surnommait, foulait les gorges froides des souterrains. Il jouait d’une dague au pommeau scintillant d’une clarté limpide. Son habilité à manier les outils de Morphée, retranchait ses mains dans une torpeur commune ; ce geste ne représentant plus qu’une coutume des plus quelconques.

Sa léthargie cessa dés l’instant où le grincement des gonds sollicita son attention. Un homme venait de franchir le seuil de sa porte, qui pourtant, demeurait close par un verrou des plus complexes.

-A ce que je vois que la politesse ne fait plus partie de tes attributions, Jonas…

Le Conseillé se racla la gorge, partagé entre l’amusement et l’indifférence. Curieux mariage d’émotions, typique des membres de la confrérie, aux sensibilités singulières. Car en effet, vivre parmi des meurtriers engendrait la décrépitude de la raison.

-Eh bien, je ne peux m’empêcher de succomber aux crochetages des portes, dernier plaisir qu’il me reste en souvenir de ma carrière révolue.

-Rassurant, ironisa l’assassin, sachant que je passe le plus clair de mes nuits dans cette chambre.

Les deux Ombres s’échangèrent un regard complice. Un bref silence s’établit, pendant que l’assassin inspectait son instrument de mort. Tant de sang avait coulé sur la surface de cette lame, le Conseillé allait très certainement lui donné une raison d’étancher la soif de son poignard.

-Il y a une nouvelle qui doit être mise à l’épreuve… Je sais que tu n’es pas du genre à t’occuper d’autrui et encore moins pour remplir le rôle du mentor… Cependant, tes services sont requis et on manque d’effectifs.

Lame redressa son visage, n’affichant qu’une toison noir de jais, maculant d’ombre son visage d’assassin, ne laissant échapper qu’une paire d’iris d’un vert à glacé les sangs.

-Je t’écoute… Qu’est ce qu’on attend de moi ?

Le Conseillé se gratta la barbe, dépourvue d’une pigmentation juvénile. S’installant sur un siège, il jalousait certainement le confort de l’assassin, qui vivait dans l’une des plus grandes suites du repère.

-Eh bien, il y a un contrat mit sur la tête d’un Baron, il se trouve dans le bourg de Vermeille, il faut ramener sa tête, et notre nouvelle recrue n’est pas à même d’y parvenir seule. De plus, il faut s’assurer qu’elle ait les compétences requises pour mériter le titre d’Ombre.

Lame soupira longuement, dévoilant un certain ennui à répondre à la requête du Conseil. Mais il s’était suffisamment prélassé, sa chair bouillonnait à l’idée de reprendre du service.

-Très bien, donne moi le nom de ce baron, je me charge du reste. Mais je dois quand même t’avouer, que je reste sceptique, m’envoyer tuer un baron ça me paraît plutôt aisé… aurais-tu oublié d’émettre un détail pertinent mon cher Jonas ?

-En effet, j’y venais… Le baron n’est pas un humain. On le nomme William Comte de Vermont, Il paraîtrait qu’il ne sort que la nuit et il ne se nourrit pas, tu vois très certainement de quoi je parle ?

Cette fois, l’assassin esquissa un sourire, sa future proie serait donc un prédateur, un paradoxe, comme il les aime !

-Considère que je suis déjà parti, j’attendrais ta recrue à la taverne du voyageur. De sorte, on sera proche de l’écurie et prêt à partir avant l’aube.

Quand le Conseillé s’éclipsa, l’assassin consulta un vieux bouquin, ainsi que quelques parchemins qu’il glissa dans un sac en bedoullère. quand il eut rassemblé ses victuailles ainsi que son équipement, il quitta sa demeure, prêt à en découdre.
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Enora Roszprach



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Le Comte de Vermeille [Pv Enora] _
MessageSujet: Re: Le Comte de Vermeille [Pv Enora]   Le Comte de Vermeille [Pv Enora] EmptyDim 6 Nov 2011 - 18:42


    J’attendais, impassible devant la grande bâtisse. J’observais en coin les habitués qui se faufilaient dans la taverne sans même jeter un œil vers moi. La pluie avait cessée, mais il persistait une humidité dans l’air qui n’avait rien d’agréable. Devais-je commencer à maudire cet endroit ? Rien n’arrangeait véritablement la situation, et je restais inlassablement confinée dans une mauvaise humeur. Voilà une dizaine de jours que j’étais à Venill et rien de concret s’était dessiné concernant mes projets au point de me demander ce que je faisais là. Seules mes étranges retrouvailles avec Maël avaient rompus une monotonie agaçante.

    Une silhouette que je commençais à connaître se détacha de la foule de passants dans la rue. Il vint à moi avec son éternel essoufflement comme s’il passait constamment son temps à courir partout. Je me redressais correctement, enserrant mon mantel autour de moi pour me couper de l’humidité et de l’air frais. « Bonjour Enora, j’espère que vous allez bien depuis la dernière fois qu’on s’est vu. » J’hésitais à répondre, mais marmonnais un « Oui. » assez désagréable pour mon interlocuteur. Il fit mine de rien, et m’invita à entrer dans l’établissement. Je le suivais, jetant un dernier coup d’œil derrière moi.

    La taverne du voyageur était un endroit sobre où l’on pouvait voir divers visages ; marchands, voyageurs, mercenaires…. Tous se côtoyaient le temps d’un breuvage avant de reprendre la route à travers le royaume. Certains tournèrent la tête vers nous, sans nous accorder plus d’attention. Je fis de même, me contentant de suivre mon intermédiaire. Je m’asseyais en face de lui à la table qu’il avait choisit en commandant un verre de vin, celui qui faisait aussi la réputation de la ville.

    « La Confrérie vous assigne à une nouvelle mission pour évaluer vos performances. » J’arquais un sourcil alors que la serveuse déposait nos breuvages sur la table en bois. Je ne quittais pas mon interlocuteur des yeux, lui adressant un regard des plus interrogatifs. Depuis mon premier contact avec la Confrérie, j’avais effectué deux missions pour eux ; une récolte d’informations concernant un marchand de Venill et l’assassinat de celui-ci. Rien de compliqué en réalité, mais je pensais avoir fait mes preuves. L’informateur le comprit, et poursuivit « Le conseil a besoin d’en savoir un peu plus sur vos intentions. » Je posais bruyamment mon verre sur la table sans avoir bu, et fixais l’intermédiaire droit dans les yeux. « Et que lui faut-il de plus ? Un serment d’allégeance avec une notion parfaite de fidélité, de loyauté et d’honneur ? » L’arrogance de ma voix tomba telle une menace. Cependant, je savais que ce petit homme n’avait pas peur de moi, au contraire, il avait dû en voir d’autres. Il ne perdit pas son sang froid : « Non, cela est réservé aux Capes Blanches. » Je marmonnais un juron à l’évocation de ce nom. « Justement, le fait que vous étiez une des leurs pousse le conseil à prendre des précautions vous concernant. Ils ont besoin de savoir s’il n’y a aucun danger venant de votre part. » J’approchais mon visage du sien. « Et s’il en était ainsi, il se passerait quoi ? » Il ne répondit rien, se contentant de me fixer dans les yeux. Je ne pouvais rien lui reprocher, il ne faisait que transmettre un message. Je soupirais en m’adossant sur la chaise, portant à mes lèvres le verre de vin. J’en bu une gorgée, qui sembla rapidement me réchauffer. Il n’y avait aucun doute à dire que le vignoble de Venill est plutôt bon. Je reposais le verre sur la table.

    « Il leur faudra combien de preuves ? » Un sourire illumina le visage maigre de l’intermédiaire : « La dernière, je vous assure. Si vous réussissez, vous rencontrerez le Conseil qui confirmera ou non votre adhésion à la Confrérie. » « Soit. » Il s’avança sur sa chaise et m’indiqua précisément l’objectif de cette ordre de mission. Je l’écoutais, attentive aux moindres détails qui permettraient de compléter mes informations utiles. « Rien de bien compliqué, je vous assure. Il s’agit de l’assassinat d’un baron, celui du bourg de Veirmeille à quelques lieux d’ici. Il était de filature avec le marchand dont vous avez déjà réglé le problème, mais ce baron cause du tort. » « Des affaires douteuses bien entendues. » Lançais-je en buvant à nouveau. L’informateur eut un rire mesquin et reprit avec du sérieux. « Si on dire ainsi. Mais vous avez vu d’autres avec les Capes, n’est-ce pas ? » Je fronçais les sourcils tout en restant muette à son allusion. Il était évident que mes agissements dans les Capes n’avaient rien de noble, mais je trouvais que la Confrérie remettait trop souvent mon ancienne appartenance sur le tapis. Ceci éveilla en moi une nouvelle méfiance que je gardais cependant pour mon propre compte. J’attendais d’en savoir un peu plus avant de la crier haut et fort.

    « Vous ferez équipe avec un autre membre de la Confrérie, Cayn Howl. Il n’a rien de novice et exerce le métier depuis de nombreuses années. Enfin, vous ferez plus ample connaissance sur la route. Il vous rejoint ici, et va arriver d’un moment à l’autre. » L’idée de faire équipe me déplaisait pas vraiment, j’en avais l’habitude avec les Capes. Mais le fait que la Confrérie m’assigne un membre de longue date sonnait en moi comme une méfiance de leur part. Comment devrais-je le prendre ? Je m’avisais de tout commentaire qui pourrait me porter préjudice et termina mon verre en tentant en vain, un sourire hypocrite. J’avais le pressentiment qu’il y avait autre chose derrière cette mission, mais je savais parfaitement que je n’obtiendrais rien de plus.

    « Justement, le voilà qui arrive. Je vous laisse ici, Enora, bonne chance. »
    Sans attendre davantage, il se leva et se dirigea vers la sortir sans demander son reste. Je ne bougeais pas, attendant ce fameux Cayn qui devrait chaperonner cet assassinat.


Dernière édition par Enora Roszprach le Sam 12 Nov 2011 - 17:46, édité 1 fois
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Le Comte de Vermeille [Pv Enora] _
MessageSujet: Re: Le Comte de Vermeille [Pv Enora]   Le Comte de Vermeille [Pv Enora] EmptyLun 7 Nov 2011 - 1:08

Le souffle énoncé d’un volute de fumée nacrée, le maître des ombres traversaient les ruelles d’un pas ferme mais silencieux. S’exposant aux perceptions de quelques ivrognes, il parvenait à maintenir une discrétion absolue, au point où leurs regards vitreux s’illusionnaient d’une absence d’information.

S’il l’avait souhaité, l’assassin aurait très bien pu les détrousser sans même s’exposer ouvertement, mais piller les poches de manants ne lui apporterait aucune satisfaction. Les piécettes d’argent ne faisaient guère partie de son quotidien et enlever le pain à la bouche des esclaves de la société n’aurait aucunement comblé ses pulsions meurtrières.
Autant les laisser pourrir dans l’inconscience, l’indifférence étant le plus beau cadeau qu’il avait à offrir.

Progressant dans sa foulée, il parvint aux portes de l’auberge du Voyageur. L’enseigne se découpait du mur, par un bois clair en frêne moucheté par les souillures du temps. La typographie mourrait, dissipant son encre dans les artères d’évacuations, tandis que les fenêtres dissimulaient leurs contenus par des volets à battant complètement investis par les toiles enrobées d’escarbilles noirâtres.
En effet, Cayn ne portait pas cet établissement dans son cœur, mais pour la nuit il ferait l’affaire, un moyen de se familiariser avec la prochaine nuit qui s’avérerait encore plus rude.

Pour le moment, il profiterait au moins de certains breuvages, une consolation qui lui permettait de supporter son soi-disant foutu rôle de mentor.
Agrippant la clenche d’une poigne flegmatique, par peur de la déloger de son maigre support, il déboucha sur un intérieur des plus élémentaires. Parquet en bois imprégné par la crasse et autres souillures, tables en bois de cèdres et sièges dépourvus d’accoudoir mais conservant un minimum de confort notoire.

On pouvait également contempler deux lustres en guise d’éclairages. Arborant une couverture en acier, elle logeait en son contour, un ensemble de bougies grossières mais suffisamment épaisses afin de réchauffer les lieux d’une lueur mordorées.
Le comptoir des plus simples étalait son long sur la droite et la clientèle n’était pas des plus abondantes, un point qui soulagea quelque-peu l’assassin qui détestait le confinement. De plus, il put facilement localiser sa future coéquipière. Se tenant à une table, elle scrutait le départ d’un conscrit, venu la mettre au parfum.
Celui-ci salua poliment son supérieur, d’un respect qui divulguait une certaine popularité. Détail dérangeant, car même si Cayn pouvait se montrer présomptueux, il n’aimait pas pour autant être traité comme un héros, il préférait n’avoir de l’importance que pour ses proches. Receler son identité pouvait comporter des avantages, comme emprunter une identité méconnue, un tour de roublard qu’il ne pouvait que très rarement exercer à Venill et encore moins dans la Confrérie des Ombres.

Quand bien même, il ignora superbement le conscrit et fit un clin d’oeil au tavernier. Celui-ci comprit aussitôt l’allusion, car même si Cayn Howl était loin d’être un client fréquent, c’était le genre d’énergumène qu’on ne ratait pas, oh ça non…

Il libéra la chaises sceller en face de la jeune demoiselle et lui fit son salut en touchant subtilement le lobe de son couvre-chef. S’installant confortablement, il glissa ses prunelles dans les siennes et entreprit d’émettre un premier contact.

-A ce que je vois, votre messager à choisit un breuvage des plus exquis.

L’assassin s’autorisa à prendre la bouteille et déversa son contenu dans deux coupes vides. Proposant un verre à la jeune femme, il trinqua en lui glissant un clin d’œil.

-A notre rencontre et à l’espoir que vous n’allez pas me bombarder de questions en rapport avec notre profession communes.

Bon, ce n’était pas la meilleure façon de briser la glace mais il préférait être clair dés le début. Jouer au professeur ou encore celui chargé de surveiller les gestes de la nouvelle recrue lui passait par-dessus la tête.

-Dites moi plutôt quelles sont vos ambitions au sein de la guilde ? la gloire et la fortune ne sont pas les désirs de tout à chacun, quand on fait partie d’un clan de taré, on peut s’attendre à tout. Je m’intéresse particulièrement à ce genre de détail…

A ce moment précis, le tavernier déposa un assortiment de breuvages sur la table et s’éclipsa aussitôt, ne souhaitant guère déranger la conversation.

Cayn Howl considérait la jeune femme du regard, essayant d’y déceler quelque-chose qui lui permettrait de la discerner, ne serait-ce qu’un peu… Pour sa part, il affichait comme toujours son masque d’indifférence, n’émettant aucune émotion dans son regard, à part évidemment, son soupçon d’intérêt pour cette nouvelle adhérente.
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MessageSujet: Re: Le Comte de Vermeille [Pv Enora]   Le Comte de Vermeille [Pv Enora] EmptySam 12 Nov 2011 - 18:46


    A première vue, cet homme me rappelait étrangement un ancien compagnon de fortune, mort au combat pour la cause du roi. Je fis mine de rien, observant attentivement sa façon d’établir un premier contact. « A notre rencontre et à l’espoir que vous n’allez pas me bombarder de questions en rapport avec notre profession communes. » J’esquissais un sourire dénué de sens. Je remarquais cependant un point commun ; il n’aimait pas qu’on lui pose trop de questions, et encore moins si elles appartiennent à une vie privée. Cette entrée en matière ne soulevait en moi aucune confiance, mais j’étais néanmoins assez à l’aise pour lui tenir face le temps d’expédier cette mission. « Je ne pose pas de question tant qu’on ne m’en pose pas. »

    « Dites moi plutôt quelles sont vos ambitions au sein de la guilde ? La gloire et la fortune ne sont pas les désirs de tout à chacun, quand on fait partie d’un clan de taré, on peut s’attendre à tout. Je m’intéresse particulièrement à ce genre de détail… » Il avait raison sur ce point, ce n’était pas la gloire et la fortune qui m’intéressait, surtout que je fuyais la première. Avec les horreurs que j’avais vécues dans les rangs des Capes, j’aspirais à une notoriété moindre et quitte à vivre dans cette voix, autant rester dans l’ombre. Elle seule semblait me convenir. Quant à la fortune, s’il y avait de l’or à la clef, tant mieux, mais elle n’était pas alors ma priorité. Tant que j’arrivais à vivre convenablement.
    Je reportais mon attention sur mon interlocuteur, puis sur le verre qu’il m’avait servit. La première étape était de lui faire un minimum confiance si nous devions faire équipe le temps d’une mission. Je pris la coupe et l’a portais à mes lèvre pour y boire une gorgée. « Je n’ai pas de réelle ambition, si ce n’est d’œuvrer selon mes propres choix. » Je reposais le verre sur la table et poursuivis avant qu’il ne me pose une nouvelle question : « Mais c’est vrai que l’idée de faire fortune m’a traversée l’esprit plus d’une fois. » Je savais parfaitement que cette réponse ne le satisferait pas réellement, cependant, je me devais de mentir sur mes principales motivations. Mes recherches concernant mon frère ne regardaient que moi seule, et je savais que j’avais plus de chance en restant discrète. Néanmoins, je savais aussi que la Confrérie pouvait se douter de quelque chose de moins noble de ma part, et mettre un "mentor" sur mon dos était un des moyens de voir si je ferai l’affaire ou non. Il fallait donc que je mente, peut-être seulement à moitié, mais je me devais de préserver une part de vérité.

    « Tout ce que je veux, c’est échapper aux griffes du royaume. » Peut-être en avais-je trop dit, et je changeais rapidement de sujet. « Alors, quel est exactement l’ordre de cette mission ? » Je portais toute mon attention sur cet homme. Il n’était pas désagréable à regarder, quelque chose de charismatique émanait de lui. Il suffisait de l’observer attentivement ; ses gestes, ses paroles, il était de ceux qu’on respecte pour son efficacité. Devais-je me méfier de cet homme ? L’idée me traversa rapidement l’esprit tandis que je buvais une nouvelle gorgée. Je devais néanmoins rester sur mes gardes, comme on me l’avait constamment apprit depuis des années. La confiance n’était jamais acquise de droit et il fallait d’abord voir comment notre coopération se déroulerait. Dans un premier temps, je décidais de préserver chacune de mes paroles, de mon comportement afin que rien ne me trahisse. Mon ancienne appartenance aux Capes ferait le reste si jamais ça se savait. Peut-être le savait-il déjà, car la Confrérie en avait rapidement eu connaissance. Je serrais les dents rien qu’à cette pensée.

    Je décidais d’entretenir une conversation qui resterait tout à fait professionnelle, ne cherchant pas à libérer quelques vieux souvenirs. « Le messager m’a parlé du Baron de Vermeille, mais il n’a pas été très évasif sur le sujet. Dois-je en savoir davantage ou l’effet de surprise s’en chargera ? » Rien ne me disait qu’il jouerait cartes sur table, mais je me devais d’essayer. Quant à moi, j’hésitais d’en abattre certaines, par peur d’en manquer une fois le temps voulu. Je restais constamment sur mes arrières, sans quitter Cayn des yeux. Il y avait autre chose derrière cette mission, j’en étais désormais persuadée, mais qu’en était-il de lui ? Un sbire de la Confrérie ou il était tout comme moi, balancé dans cette affaire ? Je m’avançais pour m’accouder sur la table. « Dites-moi, je comprends bien le rôle que je dois jouer, mais quel est le votre ? Qu’attend la guilde de votre part ? » C’était risqué, je jouais gros. Cependant, c’était désormais le seul moyen qui s’offrait à moi pour que j’obtienne un peu plus d’informations. Puisque la Confrérie ne semblait pas vouloir m’en fournir, je devais les chercher par moi-même. J’étais néanmoins consciente qu’il y avait une forte probabilité qu’il ne réponde pas à la question, ou qu’il l’a masque derrière d’autres faits.

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MessageSujet: Re: Le Comte de Vermeille [Pv Enora]   Le Comte de Vermeille [Pv Enora] EmptyLun 14 Nov 2011 - 1:46

Visiblement, la fortune n’apparaissait guère dans les priorités de cette jeune femme. Dés lors, Cayn fut mêlé d’une certaine curiosité, qu’il maintenait dissimulé derrière son voile d’indifférence. De toute façon, il n’en savait que trop peu pour éveillé réellement son intérêt, qui resterait tût, en cet instant. Mais voilà qu’une information curieuse vrilla de nouveau à ses tympans, bien plus pertinente que la précédente. Cela allait sans dire, que la jeune femme dévoilait une certaine vulnérabilité en la présence de l’assassin. Elle devait se douter que quelque-chose ne tournait pas rond, sinon sa méfiance ne lui aurait guère joué un aussi vilain tour. Une maladresse coûteuse, paraissant anodine, mais l’assassin savait trop bien, que les détails étaient en mesure de faire la différence.
Ce détail en question, étant cette bride de révélation : « Echapper aux griffes du royaume. »
Malheureusement, ce n’était pas suffisant pour émettre de conclusion, cependant, ça laissait envisager quelques scénarios qui croustillaient d’un passé désolant.

-Une vengeance personnelle, qui ne serait accomplie que par le pouvoir de la Confrérie
-Un nouveau départ (pour se laver d’une vie d’ingratitude et d’injustice)
-Ou pire encore… Une membre des Capes blanches, infiltrant la guilde en bafouillant son honneur chevaleresque, dans le seul but de couler les Ombres.

Cette dernière hypothèse obligeait Cayn à s’énoncer plus attentivement. Peut-être n’était-ce qu’une supposition, mais ne connaissant rien de cette recrue, il pouvait imaginer les pires choses, si ça lui permettrait de répondre aux exigences de la Confrérie. Mieux valait s’attendre à tout, même si pour l’instant, il ne détenait que la mèche débordante de son support douteux. Pourquoi de telles conceptions ? Il n’ignorait pas son ancienne affiliation aux capes blanches. Mais ça ne prouvait pas ses réelles intentions. Cracher la vérité à l’ennemi pouvait être une façon détournée de mieux envelopper un mensonge. Cette nouvelle arrivante, pouvait tout aussi bien être Cape Blanche que membre des Ombres, mais c’était une chose qu’il lui restait à découvrir. En attendant, il répondait à sa prochaine question sur la teneur de leur mission. Quelque-chose qui ne fallait guère négliger, en dépit de son but secondaire.

-J’ignore ce qu’il vous ont transmit. Mais de ce que je peux vous dire, c’est que vous allez, épaulée par mon assistance, vous charger du Comte. Evidemment, sa force n’est pas la seule chose à redouter… Un homme d’une telle importance hiérarchique est protégé dans une forteresse. Notre but est donc d’infiltrer son manoir, tromper la surveillance et atteindre cette vermine ; Ensuite, nous l'expédions dans le néant et on ramène un morceau de sa dépouille en guise de preuve, pour la Confrérie. Cayn Howl reprit une lampée de vin avant de reprendre, brandissant sa coupe par l’opposition de son coude appuyé contre la surface de la table. « Je me chargerai de vous transmettre les détails en temps et en heure, il y a ici bas, trop d’oreilles indiscrètes pour me permettre de trop m’étaler sur le sujet. »

Prenant une position bien plus confortable, il glissait son regard ténébreux dans les iris miroitantes d’Enora. Ne désirant guère s’attarder sur l’attirance du sexe opposé, il devait quand même lui reconnaître un charme notoire, qui ne lui aurait guère déplu, s’il n’était point en service. C’est alors, qu’elle s’avança, prenant appui sur ses coudes afin de valoriser l’importance de sa prochaine question. C’est sans dire qu’elle dévoilait une belle part de son décolleté. Mais Cayn contint son attention sur les mots dessinée par la commissure de ses lèvres.

« Dites-moi, je comprends bien le rôle que je dois jouer, mais quel est le votre ? Qu’attend la guilde de votre part ? »

Elle ne manquait pas de tact, allant droit au but ! C’était une qualité qu’il respectait. Depuis son adhésion, Cayn ne pouvait s’empêcher d’en rajouter des tonnes et de mêler sa truffe partout où il pouvait se le permettre. La meilleure façon d’atteindre le sommet n’étant qu’en s’intéressant pleinement à sa curiosité propre.

En signe d’approbation, l’assassin lui glissa un sourire affable, avant d’émettre un mensonge déjà supputé.

-On m’a chargé de veiller à la réussite de votre prestation. Son importance n’étant pas des moindres, l’objectif sera supervisée par mon expérience du terrain, au cas où les choses tourneraient en votre défaveur. Par ailleurs et je ne vous le cache pas, je suis aussi chargé de vérifier que vous ayez les compétences requises pour mériter le titre d’Ombre afin d’assumer les responsabilités de ce rôle.

Se penchant sur sa boisson, il analysa piètrement son faible contenu avant de remplir sa coupe, faisant de même pour celle de sa future collaboratrice.

-Rassurez-vous, je suis loin d’être un modèle de discipline. Pour moi, il n’y a que la liberté de vrai et vous pouvez donc me parler franchement. Je ne vais pas vous dévaloriser sur mon rapport parce que vous auriez pris un peu trop vos aises, je vais me contenter d’analyser votre valeur dans l’art des Ombres. C’est tout. Pour le reste, buvons, car demain nous prendrons le service et je ne veux surtout pas manquer ma dernière occasion de savourer le confort des lieux.

Quand elle glissa un regard dépité en direction de la décoration des plus insignifiantes, l’assassin ajouta cette précision : « Je parlais bien évidemment de ces bouteilles et de votre complaisante compagnie. »

Déposant un clin d’œil à la jeune femme, il déporta ensuite son regard en direction d’un ivrogne. Ce soir, il prendrait déjà du service, cet homme en avait trop entendu et à son regard brouillé, il ne comptait pas rester muet pendant encore très longtemps. Mieux valait le faire taire à son départ des lieux…
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MessageSujet: Re: Le Comte de Vermeille [Pv Enora]   Le Comte de Vermeille [Pv Enora] EmptyLun 21 Nov 2011 - 21:25

    « Les compétences requises. » J’esquissais un léger sourire en coin, en laissant échapper un soupir. L’idée de l’évaluation permanente m’agaçait de plus en plus, allant jusqu’à faire émerger l’envie de tout envoyer balader et de partir. Oui, mais où ? Telle était la question, car il m’était désormais impossible de rejoindre la capitale ou encore de rentrer chez moi. Je restais donc sur cette chaise, faisant la conversation avec celui qui épierait mes moindres faits et gestes.
    Je l’écoutais attentivement, et bu à nouveau lorsqu’il finit de me servir, en répondant à son clin d’œil par un sourire discret. Il fallait néanmoins que j’y aille doucement sur la boisson, car je me connaissais suffisamment pour savoir que j’avais du mal à supporter l’alcool. Mon regard balaya la salle en s’arrêtant furtivement sur les visages qui s’y trouvaient. J’avais constamment la sensation d’être surveillée et cela accentuait ma nervosité. Je plongeais mes yeux dans le fond de mon verre avec l’idée de la trace possible d’un poison. Je levais le regard sur Cayn. Impossible, il buvait la même chose que moi et je me réconfortais alors sur le fait que mon esprit me jouait tout simplement des tours. Je savais que mon anxiété risquait de me trahir sur de nombreux points, mais faire bonne figure devant la Confrérie passait incontestablement en dessous de ma propre vie. Il valait mieux en sortir vivante que rejoindre la guilde à titre posthume.

    Je suivais le regard de Cayn, qui se posa sur un ivrogne non loin de nous. Tout comme mon interlocuteur, j’en déduisais qu’il devenait une oreille gênante qu’il faudrait éliminer avant qu’il ne parle. Mes yeux passèrent au-dessus de la tête de l’ivrogne pour se poser sur deux hommes assis au fond de la pièce. Ils portaient des vêtements sombres qui n’avaient rien d’alarmant, mais leur façon de converser discrètement me dérangeait. Pourtant, ils ne présentaient aucun signe qui trahirait une quelconque appartenance. Je reportais mon attention sur Cayn, et levais mon verre « A notre collaboration. » Je le portais à mes lèvres et le termina d’une traite avant de le reposer sur la table. J’esquissais un léger hochement de tête en sa faveur. S’il fallait agir, autant le faire rapidement avant que la raison de notre présence dans cet endroit soit hurlé sur tous les toits. Je me levais, constatant que l’alcool faisait déjà son effet. « De mieux en mieux… » Pensais-je. Je me dirigeais vers le comptoir et me glissais face à un homme d’une quarantaine d’années. Je lui adressais un sourire aguicheur auquel il répondit intéressé. « Je ne vous avais jamais vu dans le coin. » Je jouais la comédie : « Je ne suis que de passage. » Appuyant mes dires par un clin d’œil lourd de sous entendus. J’avais envie de vomir, plongée dans des niaiseries qui étaient tout le contraire de ma propre personne. Mais je jouais le jeu jusqu’au bout. Un homme passa à nos côtés portant dans chaque main une assiette de viande fumante. Je dégageais mon pied et le plaça entre ses jambes discrètement. Il s’étala de tout son long, répandant au sol toute la nourriture. La scène attira de nombreux regards, et je sentis une pointe d’adrénaline s’emparer de moi. Lorsque le serveur se releva, le regard rempli de colère, je criais à mon interlocuteur : « Mais vous allez bien ? On ne fait pas ce genre de chose ! » Ses yeux exprimèrent tout l’étonnement possible, alors que le serveur s’approchait de lui, enfonçant son poing dans son visage. L’engrenage fut plus rapide que je ne pensais et bientôt, d’autres badauds se mêlèrent à la bagarre, créant une nouvelle distraction dans la taverne. Je pris l’échoppe de bière sur le comptoir et m’éloignais tandis que les groupes rivaux s’agrandissaient pour mieux se battre. Discrètement, je sortis une petite fiole que je possédais dans une de mes sacoches accrochées à la ceinture, pour verser le contenu dans l’échoppe. Par chance, l’ivrogne qui nous épiait eut la bonne idée de se joindre à la bagarre générale. Lorsque je le croisais, je déposais mon verre dans ses mains et posais une main sur son épaule. « Oh, désolée messire ! » Il me répondit par un hochement de tête et but une gorgée avant de rejoindre l’altercation. Je me retournais discrètement, m’assurant qu’il buvait bien le reste.

    Je rejoignis Cayn et m’assit face à lui. « Une chance d’avoir acheté ces fioles à un marchand sur la route. » La bagarre prenait de plus en plus d’ampleur, mais je remarquais que les deux hommes étaient toujours dans le fond. Je fis signe à mon partenaire de mission, m’approchant de lui. « Ils sont arrivés peu après moi. Soit vous me confirmez qu’ils font bien parti de la Confrérie, soit nous avons notre premier obstacle. Mais j’opte plutôt pour la deuxième solution.» L’un des deux se leva et sortit de l’auberge, tandis que son acolyte restait assis. J’arquais un sourcil, persuadée qu’il y avait autre chose derrière tout ça. Le bruit de l’altercation couvrait tout le reste, et il devenait difficile d’engager une nouvelle conversation. Je regardais Cayn, attendant son avis sur la situation.
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MessageSujet: Re: Le Comte de Vermeille [Pv Enora]   Le Comte de Vermeille [Pv Enora] EmptyLun 5 Déc 2011 - 2:19

Manifestement, l'aspirante partageait quelques points communs avec son mentor. Elle restait assez discrète et ne révélait rien de son jeu. Cayn savait parfaitement quand il fallait jouer de langue ou des poings et cette compagne du sexe opposée rentrait dans sa catégorie. Chance qu’une complicité pourrait s’échanger durant leur aventure, mais c’était bien trop tôt pour le dire. Trop peu de caractéristiques étaient mises en œuvre mais l’assassin fonctionnait de la même façon et le mystère planait pour chacun d’eux.

Cependant, les choses prirent une tournure envenimée. Le serveur s’écroula de tout son long, faisant percuter dans un fracas considérable, son plateau couvert de délicieuses tranches de viandes. Bien sûr, l’œil d’un faucon ne pouvait manquer le fruit d’une pareille maladresse, la complice de l’assassin en y était pour quelque-chose et il n’était guère difficile d’en deviner la teneur. Une femme installée à une table ne pouvait guère user de discrétion pour commettre une réaction si prononcée, si ce n’est en usant de ses charmes et de ses pieds. Jolie façon d’exploiter ses atours.

Simulant l’innocence, la futur Ombre de la Confrérie parvint à éveiller la bravoure du tenancier qui vint ruer l’homme d’un violent coup de poing au visage.
Quoi de mieux qu’une auberge de voyageur afin de déclencher une bagarre générale ? Le processus ne mit guère de temps à se mettre en place, révélant la masse de brutes présentes dans l’établissement, un atout qui permettrait d’atteindre l’ivrogne. Alors que Cayn désirait profiter de la confusion afin de neutraliser sa cible, il fut devancé par la recrue. Elle ne laissait rien au hasard et faisait preuve d’une réelle compétence de diversion, détail que Cayn pourrait exploiter à son bon escient, quand l’occasion se présenterait.

Elle avait subtilement atteint l’ivrogne d’un geste anodin qui causerait sa perdre. Après sa manœuvre des plus habiles, elle revint à la table et souffla à son supérieur hiérarchique les doutes qui parsemait ses pensées.

« Ils sont arrivés peu après moi. Soit vous me confirmez qu’ils font bien parti de la Confrérie, soit nous avons notre premier obstacle. Mais j’opte plutôt pour la deuxième solution.»

Cayn analysa les deux individus et pour être honnête, ces deux hommes n’avaient même pas effleuré son attention, de quoi susciter une certaine remise en question de son professionnalisme. Une simple erreur de routine qu’il ne dévoila guère, ce n’était pas la peine d’avancée cette faiblesse.

-Vous avez un œil de lynx et je partage votre opinion. Je m’occupe de celui qui vient de prendre la porte. De sorte, vous pourrez une nouvelle fois jouer de vos charmes afin d’atteindre le second.

Cayn se redressa avant de murmurer ces derniers mots. « Mais ce ne sera pas aussi facile, il a déjà une certaine méfiance à votre égard, mais comme ils sont venu pour moi, vous pouvez encore miser cette carte. Ou bien improviser, vous le faite si bien. »

Cette fois, il s’éclipsa, se fondant dans la masse pour atteindre l’entrée. Esquivant la charge de deux brutes, il put sentir le souffle frais de la nuit. Le voile céleste lui accordait ses faveurs, la discrétion n’en serait qu'encouragée.

Emboitant le pas du suspect, celui-ci prenait un rythme effréné, certainement pressé de divulguer des informations. En l’occurrence, son récepteur accueillerait le silence en guise de réponse, l’assassin ne comptait pas trainer avec ce genre de fioriture, il fallait agir vite sans échafauder de plan complexe, l’obscurité se chargeant du reste.

Sans perdre un instant, Cayn fit coulisser le poignard dissimulé sous sa manche avant de la tremper dans l’une de ses fioles empoisonnées, ceinturée à sa taille. Prenant un brin de répit, il analysa le mouvement de sa proie avant de lui administrer une attaque à distance. Son poignet effectua une rotation souple avant que son index glisse le long du manche, l’instant suivant, la lame ruisselante d’un liquide visqueux vrilla dans l’air avant de se loger dans les flans de son adversaire qui dégusta les pavés d’une ruelles déserte. La bouche ensanglantée, quelques dents délogées de leur enveloppe charnelle et le tour était jouée. Cayn venait d’atteindre sa cible, l’empoignant par le col il lui souffla cet avertissement.

-Ecoute moi bien… Ton corps est paralysé, le poison empêche d’user de tes muscles et cet effet persistera pendant dix longues minutes, un temps suffisant pour que je t’éviscère sans même qu’une mouche puisse le détecter. Tu m’as bien compris ?

L’inertie de sa victime lui rappela qu’il n’était guère en mesure de lui répondre, puisque sa langue ne pouvait plus effectuer le moindre mouvement.


-Oh suis-je bête, tu ne peux pas me répondre ! Alors nous allons jouer à une question réponse. Ce poison ne touche pas les nerfs optiques tu peux donc me répondre par l’affirmatif ou pas à l’aide d’un mouvement circulaire de tes yeux. Si tu respectes les règles de mon jeu, je te tuerais quand même sache le, mais si tu ne veux pas, je te ferais gouter un poison qui mettra des jours à te ronger les entrailles et tu ne connaîtra aucun remède à ton mal si ce n’est la mort dans une épouvantable souffrance. Es-tu prêt ? C’est partit !

Scrutant ce larbin, il lui posa cette première interrogation.

-Pour commencer, l’homme qui t’envois en a-t-il après moi ?

L’individu répondu par l’affirmatif, certifiant par la même occasion, qu’Enora n’était pas la cible.

-Ensuite, ma compagne de tablée est-elle dans le coup ?

Il répondit par la négation, ce qui dissipa légèrement la méfiance que pouvait porter Cayn à l’égard de sa compagne de voyage. Après tout, on est jamais assez trop prudent.

-Es-tu un mercenaire affilié à une guilde extérieure de la Confrérie des Ombres ?

Il réfuta cette question par une absence de réaction. Cayn fit jouer du flacon qui contenait son fabuleux poison. Pour prouver l’horreur de cette alternative, il fit couler deux gouttes sur la paume de son adversaire, celle-ci devint boursoufflée et prit une teinte verdâtre plutôt inquiétante, une mixture proche du pus s’écoula du gonflement.

-C’est terrible n’est-ce pas ? Imagine cela dans ton estomac, dans ta gorge ou même dans tes yeux… peut-être éviterais-je ainsi de perdre mon temps à attendre que tu te montre docile.

L’homme transpirait et convulsait, ses pupilles dilatées divulguaient une réelle souffrance qu’il ne parvenait à prononcer.

-Je pense que tu as compris la leçon. Alors répond à ma question.. Es-tu un assassin extérieur à la Confrérie des Ombres ?

Il répondit par la négation, annonçant un présage des plus sombres.

-Tu veux dire que c’est l’un de mes confrères qui t’as envoyer pour me tuer ?

Il fit tourner ses yeux de haut en bas à plusieurs reprises insistant sur l’exactitude de ce propos. Cayn serra les dents à s’en décrocher la mâchoire quand il perdit le contrôle, infligeant à sa victime plusieurs coups de poings.

-Sal menteur, ce n’est que du bluff, tu mens, tu mens raclure ! Gronda-t-il sauvagement, refusant d’être trahi par l’un de ses confrères. Cette vermine essayait de le mettre à dos de la Confrérie mais il n’y parviendrait pas. Cayn était membre d’élite et pis encore, il était l’un des privilégiés à connaître le chef réel de la Confrérie, seul quelqu’un de proche aurait donc pu le trahir.

-QUI est-ce ? que me voulait-il ?! Ma mort ?

Il affirma ce constat, gagnant en récompense, un coup de poing en pleine face.

-Je vais me calmer… oui…. Je me calme… Est-ce Irham ?

l’individu au visage défiguré mit du temps à répondre, mais finit par donner une réponse négative.

-Ce n’est quand même pas… non pas lui… Loric…. ?

Le mercenaire confirma l’épellation de ce nom ce qui calma considérablement Cayn. Ce bougre ne faisait que bluffer, Loric était son meilleur ami et jamais au grand jamais, il ne trahirait son frère car bien qu’il ne partageait pas le même sang, il se vouait une fraternité sans égal.

-Tu as réussi à jouer avec mes nerfs, je t’en félicite, voici ta récompense…

Cayn Howl déversa son horrible poison dans la bouche de son adversaire qui parvint à compenser un hurlement de douleur par de violentes convulsions. Le laissant crever lamentablement seul dans la nuit et le froid, il reprit le chemin de l’auberge en réalisant que cette vermine, était parvenue à ce jouer de lui, il n’avait obtenu aucune information vital et ignorait toujours la teneur de sa présence. Peut-être Enora détenait-elle des réponses. Cayn pouvait au moins blâmer sa réaction qui manquait réellement de sournoiserie. Un simple mauvais jour, ou ses compétences révélaient d’un manque d’usages. Passer ses dernières semaines à picoler sans entreprendre la moindre initiative lui coutait une réadaptions au métier qu’il se devait au moins de camoufler à sa nouvelle recrue.

Parvenant à l’établissement, il revint à sa table, patientant le retour de sa complice. Une fois qu’il aurait obtenu ses informations, il irait se coucher pour au moins être assez frais pour le lendemain. A l’aube, une longue journée de route se profilerait à l’horizon.
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Le Comte de Vermeille [Pv Enora] _
MessageSujet: Re: Le Comte de Vermeille [Pv Enora]   Le Comte de Vermeille [Pv Enora] EmptyVen 16 Déc 2011 - 21:56


    Je regardais silencieusement Cayn quitter l’auberge, esquissant un léger sourire. Est-ce que finalement je pouvais apprécier ce mentor ? Il était évident que la Guilde ne l’avait pas attribué au hasard et que cet homme avait son influence au milieu du Conseil. Soit, il en était certainement mieux ainsi. Je ne relâchais pas ma méfiance pour autant et gardais en mémoire l’éventualité de certains obstacles mis en place par la Guilde pour pimenter l’évaluation de mes capacités. Finalement, nous étions touts méfiants les uns envers les autres.

    Je remarquais alors que le deuxième homme me fixait ouvertement. Il avait certainement été témoin de l’origine de la bagarre générale et, comme le mentionnait Cayn, cela m’offrait une certaine méfiance de sa part. Cela compliquait ou au contraire, facilitaient les choses. Quoi qu’il en soit, il fallait agir avant que ces obstacles ne deviennent notre véritable problème et entravent notre mission. Un ivrogne bouscula ma chaise en se dirigeant vers le comptoir. Je marmonnais entre mes dents et me levais : une légère douleur se réveilla dans ma tête, frappant régulièrement aux tempes. Il y avait dans ce que j’avais bu quelque chose que je ne supportais pas, et j’allais le payer. En lançant un dernier regard à l’inconnu, je m’engageais vers la sortie, certaine qu’il ne tarderait pas à me suivre une fois dehors. L’air frais emplissait alors mes poumons et je l’accueillais avec un soulagement. Sans attendre, je bifurquais sur la droite, m’engouffrant dans la nuit. Rapidement, je perçus le bruit familier de la porte de l’auberge et un léger regard en arrière me confirmait que la bonne personne me suivait. Un sourire se dessina sur mes lèvres. La rue déserte ne montrait aucun signe de Cayn, mais j’étais persuadée qu’il n’y avait pas de souci à se faire ce côté-là. Je devais avant tout me concentrer sur l’homme qui me suivait. Je m’engageais dans une ruelle, à l’abri des regards curieux. Un bruit métallique siffla à mes oreilles avant de s’écraser sur le sol. Un simple regard me confirma qu’il s’agissait d’une petite dague lancée à mon encontre, et qui par chance, m’avait manquée de peu. Cela confirmait les dires de Cayn.

    Je glissais ma main sous un revers de ma tunique et tirais doucement une de mes dagues, prête à accuser une quelconque attaque. Je pivotais sur mes jambes pour recevoir de plein fouet une masse humaine. La violence du choc me fit perdre l’équilibre et je tombais sur le dos sous le poids de l’homme. Ma dague m’échappa des doigts et glissa plus loin, n’arrangeant en rien ma situation. Une douleur se réveilla le long de ma colonne vertébrale alors que mon dos frappait le sol. Je réprimais un cri de douleur, me concentrant le plus possible sur mon agresseur. Celui-ci appuyait tout son poids sur mon corps afin que je ne puisse plus bouger, et posa ses mains sur ma gorge : il enfonça ses doigts dans ma chair, coupant l’air qui menait à mes poumons. Naturellement, je portais mes mains aux siennes pour les arracher, cherchant de l’air. Mais sa force était supérieure à la mienne et si j’insistais dans ce sens, je perdrai avant que je comprenne ce qu’il m’arrive. Je détachais ma main droite de son bras et tâtonnais les pavés à la recherche de ma dague. Je sentais que je l’effleurais, mais j’étais trop loin pour la prendre réellement dans ma main. L’air me manquait cruellement alors que ma vision devenait floue par moment. Je n’arrivais pas à voir le visage de mon agresseur qui avait choisi une méthode simple et efficace pour m’éliminer. « Vous ne devriez pas être là, ce sont les ordres ! » Mais de quoi parlait-il ? Je devais halluciner. Je battais l’air avec mes jambes, écrasant mes pieds contre le sol afin d’attirer le peu d’attention que je pouvais. Aucun de mes coups n’interféraient dans son meurtre, mon assassin restait stoïque, insensible. Le manque d’air empêchait le moindre son de sortir de ma gorge et au levé du soleil, qui s’inquièterait de voir le corps d’une femme étranglée, abandonnée dans les rues de Venill ? Je n’arrivais pas à atteindre ma dague. C’est ainsi que tout devait se finir ? Sans même avoir réussi à embrasser mes projets ? Lâchement assassiner dans une ruelle en plein milieu de la nuit ? Je reposais mes mains sur les siennes, tentant le tout pour les arracher de ma gorge.

    Une masse sombre passa au-dessus de mes yeux, percutant de plein fouet mon agresseur qui lâchait prise. J’inspirais un grand coup, sentant l’air revenir à mes poumons dans un sifflement acre. Je portais mes mains à ma gorge en me redressant doucement, tandis que je toussais de douleur. Je revenais à moi et vis deux ombres se battre plus loin. Je plissais les yeux pour voir l’assassin aux prises avec un autre homme. « Mon sauveur. » Pensais-je. Je me relevais, ramassant au passage ma dague que j’empoignais fermement, avec la conviction de m’en servir. L’obscurité de la nuit m’empêchait de voir précisément de qui il s’agissait. J’avançais dans le dos de mon agresseur qui semblait avoir des difficultés à se mesurer face à l’inconnu. Celui-ci sembla m’avoir vu et recula d’un pas, me laissant le champ libre : j’avançais rapidement et enfonçais ma dague dans le flan de mon assassin tandis qu’il levait le bras. La surprise se mêla au choc mortel que je venais de lui infliger. J’insistais, sentant la lame déchirer les chairs et atteindre le cœur avec sa pointe. Son corps devint lourd et je le laissais tomber à terre, prenant soin de retirer mon arme imbibée de sans frais.

    « Méfiez-vous de lui, il n’est pas celui que vous pensez. Il vous conduira à la mort ! Cayn, il… »
    Je me penchais au-dessus de lui, et lui assénais un coup de poing dans la mâchoire. Sa voix tremblante cessa pour ne laisser que le souffle de la mort s’échapper entre ses lèvres. Je levais le bras pour un deuxième coup, mais une main empoigna doucement et fermement mon bras. Je tournais la tête pour voir qu’il s’agissait de l’homme qui avait volé à mon secours. « Il en a assez pour son compte. » Dit-il d’une voix sombre, mais rassurante à la fois. Je me dégageais du cadavre. « Vous allez bien ? » Sa question s’insinua dans mon esprit tel une source de chaleur au milieu du froid de la nuit. Il y avait quelque chose d’envoutant chez cet homme que je ne comprenais pas. Mon éternelle méfiance semblait me faire faux bond, et j’avais l’impression de pouvoir le suivre s’il me le demandait. Je me raclais la gorge, sentant encore les mains de mon agresseur l’enserrant. Un frisson me parcouru le dos. « Oui, ça va aller. Merci. » Ma voix semblait faible, comme si elle devait parcourir tout mon corps avant de pouvoir franchir mes lèvres. L’homme acquiesça, et se retourna. D’un pas léger, il s’éloigna sans qu’aucune autre parole ne soit échangée. Je le regardais s’en aller, avec ces quelques mots en remerciements. J’aurai pu le rattraper, mais je restais plantée sur place, comme si une force m’empêchait de le suivre. Je le suivais du regard alors qu’il s’enfonçait dans la nuit avant de tourner au coin de la rue. Une petite brise se leva, me tirant de mes songes. Je posais les yeux sur le cadavre qui gisait à terre, et passais une main sur ma gorge tout en déglutissant avec peine. Un sentiment de dégout m’envahis alors que je me baissais sur le corps. J’essuyais la lame de ma dague avec sa chemise avant de la ranger sous ma tunique. Les mains désormais libres, je m’attelais à fouiller les poches de cet assassin, qui, j’étais sûre, travaillait pour quelqu’un. Sa dernière parole restait en suspens dans mon esprit, déclenchant en moi une nouvelle vague de méfiance. Je trouvais une petite bourse bien garnie en pièces d’or, ainsi que des documents pliés et rangés dans une petite pochette en cuir. M’assurant d’être seule, je l’ouvrais pour voir deux parchemins : le premier établissait une liste de noms que je ne connaissais pas. Sauf un seul, le dernier : Cayn Howl. Mes yeux s’arrêtèrent sur ces lettres d’une écriture fine. Pourquoi apparaissait-il ? Quelle était le rôle de cette liste ? Certains noms étaient barrés, signe d’un assassinat. La deuxième feuille indiquait des comptes ; le pris d’une nuit à l’auberge, d’un teinturier, d’une épée dans une forge et ainsi de suite. Je remarquais la signature apposée sur les deux documents : identique, elle ne me permettait pas de reconnaître l’identité du commanditaire. Je repliais le tout, et me relevait.

    Je me dirigeais d’un pas décidé vers l’auberge, massant ma gorge. J’étais persuadée d’avoir la marque de ses horribles doigts sur ma peau blanche. Avant d’entrer dans l’établissement, j’arrangeais mes cheveux afin qu’ils dissimulent un temps soit peu, certaine qu’ils ne resteraient pas ainsi. J’ouvris la porte, remarquant que la bagarre était terminée et que le tenancier jetait la plupart de ces troubles fêtes dehors. J’avançais jusqu’à la table, Cayn attendant assurément le résumé de ma rencontre avec le mercenaire. Avant de lui adresser le moindre mot, je posais sur la table la bourse et la pochette contenant les documents. Je me servais de ce qu’il restait dans la bouteille et buvais d’un trait. Le liquide chauffa ma gorge, apaisant légèrement la douleur. « Un mercenaire, rien de plus. » Je m’asseyais face à lui. Je me raclais la gorge. « Je n’ai rien appris à son sujet, j’étais plus occupé à me…. défendre. » Je passais sous silence l’intervention de l’inconnu et les dernières paroles de l’assassin. « Maintenant, excusez-moi, j’ai besoin de me reposer. » Je n’en attendais pas davantage, et me levais pour aller me coucher. D’un signe de tête, je remerciais Cayn et lui souhaitais une bonne nuit, sans mentionner son nom sur le document ; il le verrait par lui-même pour en faire ses propres conclusions.

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MessageSujet: Re: Le Comte de Vermeille [Pv Enora]   Le Comte de Vermeille [Pv Enora] EmptyLun 19 Déc 2011 - 18:21

Alors qu’il demeurait confortablement installé, déjouant les apparences qu’il présentait plus tôt, son breuvage lui parût âcre et visqueux. Pourquoi Loric s’en prendrait-il à lui ? Théorie qu’il se devait d’analyser sachant que tout était possible dans un monde sombre comme le démontrait la Confrérie des Ombres.

* En tout cas, il y a quand même quelque chose qui ne tourne pas rond avec mon frère… songea-t-il : « Il a disparu depuis notre intervention à Madorass et j’ignore ce qu’il est devenu. *

Ses prunelles d’un vert enluminé d’un gris miroitant, consultaient la surface réfléchissante de sa coupe. Le cuivre lui renvoyait une image déformée, en réponse à ses doutes et incertitudes. De toute évidence, il ne possédait aucun moyen d’enquêter et la Confrérie l’avait chargé d’une quête qui l’éloignait de ces redoutables suppositions. Mieux valait garder ses réflexions à plus tard et se concentré pleinement sur la quête à venir. Si cette Enora était une Cape Blanche par le passé, une méfiance devait au moins lui être accordé. Après tout, on n’avait pas assigné Cayn Howl par hasard, peut-être était-il le responsable d’une victime proche de la Cape. A Madorass, comme à d’autres lieux, l’assassin s’était prit plusieurs fois à ces tyrans et touchaient parfois leurs proches à titre de vengeance. Allait-il découvrir que cette Enora devait voyager avec le meurtrier de son conjoint, d’un ami ou encore d’un parent ? Le genre d’idées tordues que lui confiait Volric Dombrage, un dégénéré psychotique du Conseil. De quoi l'introduire dans une situation embarrassante, voir critique. Pour le moment, il ne s’agissait que de suspicion mais mieux valait garder sa langue de côté.

Finalement la nouvelle recrue, Enora, revint sur les lieux, témoignant de son expérience avec l’ennemi et précisa qu’elle n’avait rien découvert sur la raison de leur offensive. Fouillant son regard céruléen, Cayn constata un manque de franchise, elle avait certainement appris autre chose qui lui échappait. Ne tentant pas le diable, il lui glissa un hochement de tête, glissant une main à son chapeau en guise de salut. Congédiée, elle ne se fit guère attendre et emboitait la direction des chambres.

Cayn émit de nouvelles hypothèses, sirota un peu trop de pichet de vin et finit par même bredouiller à voix haute. Se sentant étourdi par l’alcool et fatigué par son énième réflexion, il se laissa guider jusqu’à sa couche, où il s’écroula lourdement, une fois le verrou de sa porte enclenché.

Relevant les paupières sur un plafond de fortune, aux lattes poussiéreuses et ornées d’une poutre élémentaire, un bâillement à lui faire décrocher la mâchoires lui retint l’attention sur ses dernières secondes avec Morphée. Le carrée de lumière, émit par l’embrasure de sa fenêtre aux battants évasés, lui transmettrait dans le visage un afflux mordorée. Une journée qui débutait sur un soleil d’aplomb, une contingence en ces temps froids, nébuleux.

Sans perdre un instant, il se releva, appelant le tenancier qui par commodité, lui avait déjà préparé plusieurs seaux d’eau chaude qu’il n’avait plus qu’à déverser dans la bassine cuivrée de sa chambrée. Après une toilette rudimentaire, il s’aspergea d’un semblant de parfum, concoction à base de plantes et d’épines de Roncenoire. Un exquis mélange qui offrait une inhalation sauvage, ombrageuse et rebelle. S’apprêtant plus hâtivement, il prit juste le temps d’ajuster son col et enfila par dessus, son long manteau noir. Pour finaliser sn œuvre, il plaça son couvre-chef et consulta son double dans un miroir d’écaille. Sa peau conservait une teinte légèrement hâlée, en vue de ses origines proche de la mer, une barbe de deux jours recouvrait sa peau, fortement démarquée au niveau du menton par un bouc prononcée. Taillant légèrement celui-ci, il minimisa cet aspect de pharaon qui ne lui sciait point. Ses yeux émeraudes, écaillés de ce gris singulier, lui donnait un regard à glacer les sangs. Ce regard pétillait d’un second souffle embrasé d’un désir puissant, celui-ci de voyager et de triompher d’obstacles, la flamme qui avait bâti cet homme avant de le conduire sur les voies du crime.

S’équipant de son artillerie : sacoche à poisons, bourse de pièce d’or, épée bâtarde en mithral blanc, dague en argent et dague raffinée d’un ouvrage à double profondeur d’acier trempé. De quoi faire taire les impudents et autres malfrats.
Atteignant le rez-de-chaussée, il prit un bol de gruau en vitesse, dépourvu d’une grande saveur mais suffisante pour démarrer une matinée glaciale en dépit d’un astre prononcé. Négociant deux montures à l’écurie, il revint à l’auberge avec deux grands étalons, véloces et robustes. Ce n’était pas des montures de guerre mais pour un long voyage, elles étaient parfaites pour parcourir des lieux à grandes chevauchées.

Cayn patientait la venue d’Enora qui était certainement dans sa chambre en train de se préparer… les femmes… toujours à s’éterniser devant leur apparence. Mais soit, pour passer le temps, l’aubergiste prenait sa pause matinale et la passa en compagnie de l’assassin, ils s’échangèrent quelques ragots tandis qu’ils partagèrent de l’herbe à pipe, en mesure d’étourdir un taureau.

-OUaw, j’ignore où t’as dégoté ce truc Pasq, mais je vais passer quelques heures dans le cirage à déguster le décor. `

-Je t’avais prévenu Cayn, la mégalithe Ardoise d’écorces de Veneil, c’est pas une denrée de taffiole !

-Non d’une crêpe de dragon, même le nom est compliqué. Putain je suis raide.

L’assassin voyait tous ce qui l’entourait s’évertuer à monter et descendre, comme s’il vivait une énorme cuite en parfaite lucidité. En caressant la toison de sa monture, il fut surpris d’en constater le soyeux et la douceur. Comme quoi, l’herbe lui éveillait quelques autres sens et lui permettait de savourer des choses totalement futiles et dérisoires.

-C’est génial, faut absolument que tu m’en procures pour le voyage ça promet d’être chiant et ça permettra peut-être à ma recrue de s’ouvrir un peu… oh ben là voilà….

Heureusement qu’il l’avait remarqué de loin, auquel cas elle aurait bien pu entendre sa réflexion un rien trop déplacée.

-Prête demoiselle ? Nous avons des lieux à parcourir et je suis pas vraiment en état de polémi… Cayn glissa une main à son crâne, s’était déjà difficile pour lui de se concentrer alors faire bonne figure, en révélant un aspect de mentor stable et saint d’esprit, c’était vraiment pas gagné. Bientôt, Enora réaliserait que Cayn manquait un peu trop de sérieux, trouvant toujours une occasion de passer le temps en savourant le moment présent. D’ailleurs, il ne vit aucun mal à lui tendre la pipe ou se dégageait une odeur fumante et exotique.

-Comme tu n’es pas sans l’ignorer, les substances illicites font une partie des commerces de la Confrérie mais je peux t’assurer que celle-ci dépasse de loin la marchandise commune qu’on peut trouver dans nos galeries.

Tout en discutant, ils quittèrent Venill, dépassant les remparts pour entreprendre un voyage éprouvant sous les morsures du froid de l’hiver… Peut-être Cayn allait-il enfin se faire une nouvelle amitié en la présence d’une Confrère de l’Ombre ? Encore fallait-il qu’elle ne soit pas une éventuelle infiltrée jouant un rôle subtil pour parvenir à ses fins.
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MessageSujet: Re: Le Comte de Vermeille [Pv Enora]   Le Comte de Vermeille [Pv Enora] EmptyDim 29 Jan 2012 - 16:53


    Couchée sur le dos dans le noir, je me laissais aller à mes pensées, toutes aussi confuses les unes que les autres. Ma respiration calme me berçait, et alors que j’étais épuisée, le sommeil eu beaucoup de mal à me parvenir. J’avais mémorisé les quelques noms sur cette liste, et ne cessais de les faire défiler dans ma tête, cherchant inlassablement un quelconque lien avec Cayn. Il y avait quelque chose qui m’échappait, mais quoi ? Etais-je en train de plonger au cœur d’une affaire qui ne me concernait pas ? Je soupirais avec la désagréable sensation que je fonçais droit dans un piège qui ne m’était en aucun cas destiné. Mais est-ce que Cayn avait le moindre soupçon sur ce qui se déroulait ? Ce fut sur cette pensée que mes paupières se fermèrent, permettant à mon esprit de lâcher prise, ou du moins, quelques instants.

    Le rêve qui s’offrit à moi ne me procurait aucun repos. Comme depuis des mois, je rêvais inlassablement de mon frère, d’une course acharnée sur ses traces qui ne se terminait qu’avec la mort. Après bien des réflexions, il m’était apparut que cette quête personnelle n’aurait rien de simple et qu’il faudrait m’armer de patience. Cependant, cette nuit là ce fut sur moi que le piège se referma, et au-delà des apparences, je me demandais si je pouvais accorder le moindre sens à ces songes. Je me réveillais donc le souffle court, la tête lourde et le sentiment de peur grandissait en moi. Je restais un instant allongée afin de me calmer. Je risquais un regard vers la petite fenêtre pour remarquer que l’aube n’était pas encore présente. J’avais encore un peu de temps devant moi, mais je savais parfaitement que je n’arriverai pas à me rendormir. Car si je le faisais, mes sombres songes reprendraient le dessus.

    Je me levais, puis passait de l’eau froide sur le visage et dans la nuque. Le contact de l’eau contrastait avec la chaleur de ma peau et je fus bien contente de trouver un peu de réconfort. La bassine et l’eau chaude que j’avais demandé apaisa le temps d’une toilette, les tensions de mon corps. Je me sentais lassée alors que la journée n’avait même pas encore commencée… Cependant, je ne m’éternisais pas, coupant brusquement avec ce moment de bien être. Je me rhabillais rapidement, et préparais mes affaires en prenant soin de ne rien laisser derrière moi. Je vérifiais le bon entretien de mes armes, enfilais mes gants en cuir et passais mon mantel par-dessus mes épaules. Un dernier regard dans la chambre que je dévalais déjà les quelques marches qui donnaient dans la pièce principale de l’auberge. Le tenancier me regardait en coin alors que je me dirigeais vers la porte sans lui adresser un seul regard. J’étais à nouveau perdue dans mes sombres pensées et j’avais la mauvaise habitude de rejeter tout ce qu’il se passait autour de moi.

    Une fois dehors, je laissais le froid s’emparer de moi. Le soleil était sur le point de se lever et la faible clarté de l’aube me permettait de retrouver mon chemin vers le lieu de mon altercation quelques heures plus tôt. Je croisais quelques personnes, affairées à se rendre à leurs occupations journalières ou en train de balayer leur porte. Je n’avais pas la moindre idée de ce que je cherchais, peut-être un indice supplémentaire qui m’avait échappé la nuit précédente. Le corps avait déjà disparut, à croire que des autorités ne voulaient pas un scandale de plus dans ce coin de la cité. Il y avait encore la trace de sang sur les pavés mais rien ne laissait entrevoir un meurtre. Je m’appuyais contre un muret en pierres, promenant mon regard dans la ruelle, fouillant les pavés, les briques des maisons ; rien ne vint tandis que mon esprit décrivait à nouveau ce qu’il s’était passé. Je passais une main sur ma gorge, effleurant les traces de doigts, qui j’espère ne tarderaient pas à partir. Je grimaçais, frustrée de n’avoir rien trouvé qui pouvait répondre à mes questions. Je décidais alors de rejoindre l’auberge, l’heure du rendez-vous approchant à grands pas.

    Les questions fusaient dans ma tête, et certaines restaient concentrées sur Cayn. La Confrérie n’était pas en reste, car leur décision de m’infliger un évaluateur pour cette mission me faisait grincer des dents. L’idée que c’était un piège ne cessait de grandir dans mon esprit et la méfiance de tout ce qui m’entourait, ce « mentor » en premier lieu. Justement, celui-ci attendait devant l’auberge avec deux montures. Une première satisfaction sur le voyage qui ne se ferait donc pas à pieds. A en voir les sacs de provisions, j’en jugeais que plusieurs jours de route s’ouvraient à nous. Je devrai donc faire un effort sur moi-même afin de me montrer sous un meilleur jour, plus « diplomatique ».

    « Prête demoiselle ? Nous avons des lieux à parcourir et je suis pas vraiment en état de polémi… » Je le fixais, alors qu’il se tenait là tête. Qui était-il réellement ? Quel était son véritable rôle dans cette mission ? Je serrais les dents, me refusant de répondre à son commentaire interrompu. Il avait raison, nous n’avions pas le temps à cela. Je montais à cheval, silencieuse et observais attentivement Cayn. « Comme tu n’es pas sans l’ignorer, les substances illicites font une partie des commerces de la Confrérie mais je peux t’assurer que celle-ci dépasse de loin la marchandise commune qu’on peut trouver dans nos galeries. » Puisque nous en étions au tutoiement... Je le regardais en coin, alors que mon silence en disait long. Je mis le cheval en route, ignorant l’invitation de Cayn. La méfiance que je lui témoignais prenait le dessus et je me montrais plus froide que jamais. Je devais me reprendre, sinon, les jours suivants seraient certainement les plus longs de ma vie. Alors que nous quittâmes la ville, je me tournais vers lui : « Ne le prends pas mal, mais je préfère rester lucide sur l’ordre de mission. On verra ça une fois qu’elle sera derrière nous. » La constante idée du piège planait en moi, tant que je n’en saurais pas plus sur cette affaire.

    Je changeais radicalement de sujet, espérant qu’il réponde à mes questions sans passer par de nombreux chemins. Je devais jouer avec minutie si je voulais parvenir à mes fins et oublier le fait que j’avais vu son nom sur une liste. Après un moment de silence, je me lançais : « Tu as appris quelque chose sur le deuxième homme ? Vu qu’il n’est pas revenu, je suppose que tu ne lui en as pas laissé l’opportunité. » Je tournais la tête vers lui, le dévisageant littéralement, peut-être dans l’espoir de déceler la moindre marque de vérité. Je me doutais que pour en savoir plus, je devais en dévoiler davantage : « Ou alors, avaient-ils un quelconque lien avec la Confrérie et cette mission ? » Je marquais une courte pause, le laissant méditer sur ma supposition. « Il m’a dit que c’était les ordres et il a mentionné ton nom. » J’observais une quelconque réaction qui me permettrait d’en apprendre plus. Persuadée qu’il y avait autre chose derrière tout ça, j’étais déterminée à le découvrir. « S’ils n’étaient que deux dans l’auberge, je suis certaine que nous allons en croiser sur la route. » Quelque chose m’échappait et Cayn était le premier mystère que je comptais élucider.
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MessageSujet: Re: Le Comte de Vermeille [Pv Enora]   Le Comte de Vermeille [Pv Enora] EmptyLun 30 Jan 2012 - 15:35

La proposition de Cayn s’effaçait dans les limbes du silence, témoignant de l’indifférence de sa comparse ou de son incrédulité. Peut-être n’épousait-elle pas l’idée qu’il puisse se conformer à autre chose que son rôle de mentor, où peut-être se méfiait-elle tout simplement de lui. C’était un détail qu’il devrait contourner, d’une manière ou d’une autre. Qu’importe le temps qu’il faudrait, il s’évertuerait à gagner sa confiance, challenge qu’il se devait de relever, ne serait-ce que pour jouer un peu son rôle d’observateur.

Patientant quelque-peu, profitant de la bise du matin qui venait frapper ses joues dans une douceur mordante, sa jeune compagne de voyage prit les devants afin d’étancher sa soif de curiosité.

« Tu as appris quelque chose sur le deuxième homme ? Vu qu’il n’est pas revenu, je suppose que tu ne lui en as pas laissé l’opportunité. »

Elle consulta son regard, plongeant ses iris mêlant le bleu de l’azur au miroitant d’un sélénite, dévoilant la noblesse d’un regard envouteur, capable de briser l’abysse d’une âme gonflée de noirceur. Bref, Cayn découvrait ses yeux sous la clarté d’un astre éblouissant, révélant l’arme la plus redoutable de cette potentielle recrue.

Elle continuait à poser ses questions, qui vrillaient en écho dans le crâne embrumé de son interlocuteur, tandis qu’il poursuivait sa scrutation, essayant de dissimuler le charme qu’elle lui manifestait. Ses lèvres sensuelles sifflaient quelques recommandations dans une parfaite retenue, pourtant l’assassin y décelait une véritable saveur auquel il succomberait volontiers. Malheureusement, le contexte, le lieu et le moment étant mal choisis pour ployer sous ses vices de séducteur, il se concentra plutôt sur ses dires, feintant l’ivresse qu’elle lui procurait en ce profond instant de lucidité.

-Tout ce que je peux t’affirmer, c’est qu’ils appartiennent à une confrérie opposée à celle des Ombres. Bien moins conséquente, elle n’en reste pas moins redoutable, mieux vaut donc s’en méfier.

Il vida le contenu de sa bouffarde au pied de sa monture avant de ranger son récipient de bois dans un étui de velours terne et noirâtre. Puis, d’un geste souple, il réajusta son couvre-chef, installant un voile d’ombre au sommet de son visage, plongeant son regard énigmatique dans une contingence apparente.

-En effet, tu as vu juste, on risque de rencontrer d’autres individus de leurs trempes, peut-être même plus sournois. Il va falloir prendre ce facteur en compte bien que notre mission n’ait strictement aucun rapport avec La main Noire.

Devinant qu’elle afficherait une boue confuse, il apporta quelques précisions à ce sujet. « La Main Noire, c’est le nom de cette Confrérie, ils se fondent également dans les contrats et la contrebande de stupéfiants… »

Considérant le débat provisoirement clos, il entama une foulée plus hâtive, invitant sa compagne à en faire de même. Préservant la parole jusqu’à s’écarter de Venill, ils traversèrent un ensembles de pâturages, pour enfin atteindre un plateau longeant d’un lieu la côte.

-Nous entamons le cœur de notre voyage, ceci n’étant que les prémices de ce qui nous attend réellement au bourg de Vermeille. En dépend de notre rythme pour atteindre cette populace reculée nous pouvons mettre de 2 à 3 jours ; Ce qui devrait amplement suffire à te donner les détails de notre objectif. Mais pour l’heure observe moi ça…

Cayn récupéra d’un sac en bandoulière, longeant le flan droit de sa monture saillante, une longue vue. Dispositif très onéreux car l’agrandissement de la perspective se jouait par l’incrustation de fragments de diamants incrustés sous des couches de verres. Inutile de préciser, qu’il ne l’avait guère obtenu légalement. Malgré tout, il y tenait scrupuleusement car il s’agissait là d’un vestige de son ancienne vie en temps que Contrebandier, lors d’une chasse en mer contre un navire marchand, tenu sous le sceau du Royaume.

Consultant les alentours à l’aide de sa longue vue, il pouvait nettement distingué une charrette retournée sur le chemin, sabotée à l’aide d’un piège de fortune. Bien évidemment, elle était vide, mais ce lieu à venir empestait l’embuscade.
Cayn déposa son agrandisseur dans les mains d’Enora tandis qu’il patientait son analyse. Pour répondre à la question muette de sa compagne, il siffla.

-Il ne s’agit pas là de roublards expérimentés ou encore d’assassins, ici c’est l’œuvre grossière de bandits, il n’y a qu’eux d’assez stupides pour préparer un plan aussi prévisible. Qu’en penses-tu ?

En effet, bien que cela semblait évident, il pouvait se tromper, mais c’était peu probable. La Main Noire avait commis une première erreur la veille, en envoyant des hommes de secondes zones, certainement pour vérifier la capacité des cibles à tuer et en vue du silence qu’ils s’apprêtaient à recevoir, ils enverraient des malfaiteurs bien plus performant dans l’art du crime et de la sournoiserie. La vigilance serait donc de mise, ils frapperaient donc dans le moment le plus propice, quand la méfiance cèderait ses portes à l’inconscience.

-N’hésite pas à faire preuve d’initiative, après tout, je ne suis pas là pour dicter tes actes mais bien pour analyser tes réactions en temps que futur Ombre de la Confrérie. » Lui glissa Cayn, sur un ton bien moins neutre qu’à l’ordinaire. Ce ne serait pas en restant froid qu’il obtiendrait sa confiance, lui aussi devait faire preuve de hardiesse, il commencerait dés maintenant.
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MessageSujet: Re: Le Comte de Vermeille [Pv Enora]   Le Comte de Vermeille [Pv Enora] EmptyJeu 23 Fév 2012 - 17:49


    Je le regardais ouvertement, essayant de percer cet homme au grand jour. Je n’arrivais pas à définir s’il s’agissait, ou non de son véritable comportement. Il m’intriguait, mais aspirait toujours une grande part de méfiance. Je pris la longue vue qu’il me présentait : la finesse de cet objet me rappelait ceux dont les généraux se servaient au sein de l’armée. Bien sûr, de simples soldats ne pouvaient que rêver de posséder un tel objet. Je jetais un regard en coin à Cayn, certaine que celui-ci était arrivé entre ses mains par un tour de passe-passe.
    J’observais donc la charrette renversée : autant dire qu’il s’agissait effectivement d’un travail rapide et mal fait. Rien à voir avec une quelconque organisation. J’en fis part à Cayn : « Trop prévisible : ça sent le piège à plein nez. » Je lui rendais la longue vue et sous son conseil avisé, ordonnais à ma monture d’avancer doucement. Même si cet endroit n’annonçait rien de bon, il était inutile de précipiter les choses allant contre nous. Je jetais un coup d’œil à mon compagnon de route et m’engouffrais à l’ombre des arbres qui longeaient le chemin menant à Venill. Je lui fis signe de se diriger à l’ombre des bosquets pour mettre les chevaux à l’écart du chemin et à l’abri des regards indiscrets. Je savais que nous aurions pu poursuivre notre route, mais mon instinct me dictait tout autre chose, et j’étais désormais intrigué par cette charrette.

    Je descendais de cheval alors qu’un silence inquiétant régnait dans l’air frais. « Rien de mieux pour commencer la journée. » Pensais-je. Si le voyage se présentait aussi attrayant qu’à cet instant, je devais rester sur mes gardes quoi qu’il arrive. J’avais la ferme intention de revenir en un seul morceau, et vivante.
    Un rapide regard dans les branchages m’indiquait l’absence d’oiseaux. Je retenais mon souffle, consciente qu’une autre présence rôdait aux alentours. Je me retournais pour voir Cayn qui se trouvait non loin de moi. Toujours en train d’observer… Je décidais de ne pas m’en occuper et poursuivais mon chemin vers le piège, promenant mes yeux atour de moi. Délicatement, je dégainais mon épée, prête à accuser n’importe quelle attaque possible. J’arrivais à hauteur de la charrette, une légère butée montrait à quel point ce piège était pitoyable. Mais trop mal fait ne présageait rien de bon non plus. Non, il y avait autre chose derrière tout cela, surtout qu’aucune âme n’avait fait irruption. Une pointe brillante au sol attirait mon attention : je me penchais pour ramasser une petite pièce en or qui à mon avis, devait orner une armure. Mes souvenirs surgirent brusquement dans mon esprit : il s’agissait d’une pièce qui ornait effectivement une armure. Celle des Capes Blanches. Je me retournais rapidement, alors que plus loin j’entendais le bruit des sabots de chevaux au galop. J’accélérais le pas en direction de Cayn « Ne restons pas là ! » Je n’avais pas le temps de lui expliquer le motif de cette ruse, mais il devait me faire confiance. Je ne devais pas me retrouver nez à nez avec d’anciens compagnons de crédo.

    J’agrippais le bras de Cayn, pour que nous allions nous réfugier dans un bosquet. Je laissais son regard interrogateur en lui faisant signe de ne pas faire de bruit alors que trois chevaux arrivaient à hauteur de la charrette. Le branchage nous permettait de rester cachés tandis que nous pouvions voir clairement à l’extérieur. Deux hommes descendaient de chevaux tandis que le dernier restait scellé sur sa monture. « Des Capes Blanches. » Murmurais-je. Mon sang ne fit qu’un tour à la vue des mes anciens compatriotes. Je tentais de préserver mon calme alors que je savais parfaitement que mon comportement laissait entrevoir le contraire. J’évitais consciencieusement le regard de Cayn et me concentrais sur la scène qui se passait devant nous. Ils ne semblaient pas être d’accord sur quelque chose, mais leur enseignement leur avait apprit de ne jamais parler à haute vois s’ils se sentaient observés. Ils savaient donc que nous étions là, mais ne s’attardèrent pas ; remontant sur leur monture, ils s’éloignèrent en direction de Venill. En prenant soin de m’assurer qu’ils étaient loin, je sortais de la cachette et regagnais le chemin. « Que font-ils si près de Venill ? Nous ne venions jamais dans ces parages. » Je jetais un œil vers Cayn. Il était donc apparemment que ce piège de fortune avait une tout autre utilité que ce que nous pensions, cependant, pourquoi avoir justement bâclé le travail à ce point ? « Soit ils attendaient quelqu’un, soit quelque chose ne se passe pas comme prévu dans leur plan. Mais leur présence reste une énigme. »

    « Et tu devrais te souvenir que nous nous déplaçons toujours à quatre ! » Je me retournais brusquement, pour faire face à une Cape Blanche. Je grinçais des dents « Aymeric ! Je pensais que ton orgueil t’avais conduit directement dans les petits papiers de Kaull ! » La remarqua avait visée juste, car je pouvais voir son visage se décomposer. Je me penchais vers Cayn, consciente du choix qui s’offrait à nous. « Soit on le tue, mais ses copains reviendront sue leurs pas voyant qu’il ne les rejoint pas, soit on trouve une solution pour passer notre chemin, mais là encore, ils nous rattraperons. » Murmurais-je. « Au moins, il ne m’a pas condamné à mort pour trahison ! La récompense vaut largement le coup. » Je plongeais mon regard dans les yeux de Cayn ; « La première solution me convient parfaitement… »
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MessageSujet: Re: Le Comte de Vermeille [Pv Enora]   Le Comte de Vermeille [Pv Enora] EmptyLun 12 Mar 2012 - 15:50

Telle une Ombre, Enora prit les devants, s’écartant du chemin qui nous exposait à l’embuscade pour longer une rangée d’abiétinées. Elle me fit signe de la suivre, mais je préférais pour l’instant conserver mon attention sur le piège qui patientait notre arrivée. Après une courte réflexion confuse, qui ne m’amenait à aucune constatation, je finis par suivre le plan de la jeune femme qui faisait enfin preuve d’initiative, ce qui n’était pas pour me déplaire. Ma démarche des plus tranquille ne s’accordait aucunement avec le bruit de sabots que je pouvais percevoir, cependant, je ne voyais pas l’intérêt de me dissimuler à la vue de quelques voyageurs. Enora quant à elle, y trouvait une raison car ni une ni deux, elle vint au pas de course, m’agrippa pour m’écarter de ce qu’elle considérait comme une source de danger.

Lorsque je réalise qu’il s’agit de Cape Blanche, je me sens quelque peu dépassé par les évènements. La jeune femme me fait par de sa réflexion, ne comprenant guère leur présence en ces lieux et je dois bien avouer que cette énigme me fait l’effet d’un mystère que je ne suis pas en mesure d’élucider.

-J’avoue ne pas comprendre la raison de cette venue, qui plus est pour piéger des cibles. Nous visaient-ils particulièrement ? Je l’ignore…

Mais bien sûr, c’était sans compter qu’une voix interféra depuis un angle mort, offrant la vue sur une quatrième Cape qui nous avait tout bonnement piégé. Alors qu’un échange s’établissait entre ma comparse et celui-ci, j’en vins à me rappeler que mon supérieur m’avait émit brièvement, qu’Enora était une ancienne Cape, malheureusement, je n’en connaissais pas plus sur la question mais c’était déjà bien suffisant pour conserver une certaine méfiance à son égard.


*Je manque de vigilance, je ferais mieux d’arrêter mes frivolités, l’herbes ne me réussi lorsque j’accompli une quête…*

Je revins vite à l’instant présent quand Enora me lâcha ouvertement qu’on pouvait s’en débarrasser, elle avait cependant chuchoté, ce qui laissa à la Cape, le répit de continuer à discuter. Il n’avait pas l’air hostile, mais c’était un obstacle et qui plus est, d’appartenance au royaume, ce qui n’entrait pas dans mes critères de clémence. En effet, j’approuvais la première solution, cet homme compromettait notre objectif et ce n’était pas la courtoisie qui nous sortirait de ce mauvais pas.

Je fis un pas en avant alors que le froid mordant de ma dague, vint glisser le long de mon poignet, dissimulée sous ma manche. Mon opposant perçu la menace il me jeta un œil méfiant avant d’exiger mon immobilité. Hélas, je ne comptais en faire qu’une bouchée et Enora l’avait compris. Elle se rua sur celui-ci, qui concentré sur moi, ne réagis que bien trop doucement pour dégainer son arme. Ma compagnon d’arme parvint à l’aide d’un geste habile, à projeter son adversaire contre les feuilles mortes qui tapissaient la végétation locale, cependant, la Cape dans un élan de survie, eut le réflexe de stoper la dague qui vrillait droit sur sa gorge. Dans son mouvement, il emporta la jeune femme dans sa chute et lui retenait le bras afin de s’épargner une morte certaine.

Cependant l’issue du combat me paraissait compromise par l’écart de force qu’il existait entre cet homme robuste et la frêle corpulence d’Enora. Bien qu’elle pouvait certainement venir à bout de tous les hommes à l’aide d’une épée ; dans une lutte opposant une poigne à une autre, elle n’avait aucune chance.

Je cernais l’occasion de frapper, je la flairais, la percevait par mon instinct et je savais qu’elle ne tarderait à venir, mon sang bouillonnait, s’impatientait afin de me maintenir en alerte. La cape parvins à ramener la dague en direction de la gorge de la jeune femme, je me ruais dés lors en trombe sur celui-ci pour l’empêcher de commettre l’irréparable. Je pouvais dans ma manœuvre, m’apercevoir que la lame glissait déjà contre la peau de ma partenaire de voyage. Mais j’étais déjà sur l’offensive, la dague à la main penché sur mon adversaire depuis l’un de ses flans pour lui planter dans la jugulaire.

Hélas, il avait anticipé mon action, ce qui n’était pas très étonnant, il s’agissait quand même d’une cape, formé à des situations extrêmes. D’un geste franchement honorable, il redressa son écu qui percuta mon bras, me désarmant tout en me maintenant dans une position de déséquilibre. D’un coup de pied, il avait repoussé Enora, lui laissant l’occasion de dégainer son épée. Je pouvais la voir siffler alors que j’étais dans une position des plus précaires. Je forçais cependant ma chute ce qui m’empêcha d’être sauvagement éventré. Au lieu de quoi, le bout de sa lame, d’un coup d’estoc, venait de perforer le cuir de mon armure pectoral. A cet instant, j’extériorisais un hoquet de surprise, je pouvais sentir l’acier, pénétré ma chair et cogner l’une de mes côtes, m’ébrouant jusqu’à m’en donner la nausée.

M’écroulant au sol, je maintenait la plaie, une sensation chaude sur les doigts, mon sang, ni plus ni moins, alors qu’il se déversait jusqu’à passer sous ma manche. La Cape devait me considérer hors de combat et il n’avait pas tout à fait tort. Il fut prit d’assaut d’une seconde attaque d’Enora qui cette fois avertie dégaina une épée. Je pus réaliser, alors que ma vue se brouillait légèrement, qu’elle faisait preuve d’une vraie adresse dans l’art de l’épée, prouvant son ancienne affiliation aux Capes Blanches. Je tentais de me relever pour l’aider mais je pouvais sentir la plaie s’élargir et je retombais aussitôt, grinçant des dents sous la douleur de la blessure. Je me savais hors de danger, du moment que la plaie serait désinfectée, mais j’étais inutile dans cet affront et tout reposait sur les épaules de la jeune bretteuse. Je pouvais percevoir l’entrechoquement des lames et les bruits de hargne qu’émettaient les deux guerriers. En effet, je n’observais plus le combat, car mon adversité ainsi que ma ténacité venait à l’épreuve de la douleur, me faisant ramper jusqu’à la dague qui était retomber un peu plus loin.
Lorsque que j’y parvins, je reportais mon regard en direction du combat. Enora se faisait dominer, enfin c’est ce qui semblait jusqu’au moment où elle esquiva un coup mortelle d’une légère inflexion des jambes avant de ruer la contre attaque qui vint transpercer le cœur de son adversaire. De mon point de vue, je ne pouvais discerner que la lame, dépassant de l’épine du scapula de son adversaire, il était vaincu. Cependant, un autre danger, s’interposa et cette fois, je devais faire preuve d’une grande habileté de lancer si je voulais sauver la jeune femme. En effet, alors qu’elle extirpait sa lame du corps de son adversaire, une autre Cape venait par dderrière brandissant une lame qui assurément, pourfendrait le crâne de la jeune femme.

Je retins ma respiration, un œil fermé, mon regard ne fit plus qu’un avec mon poignard et d’un mouvement sec et sans bavure, je balança mon projectile, la lame tournoya sur elle-même pour finalement passer à quelques centimètre du visage de la jeune femme, continuant sa course folle jusqu’à traverser la tête de la Cape, s’enfonçant jusqu’au cerveau, il s’écroula dans un bruit sourd, inerte.

Alors qu’Enora constatait les faits, je conservais ma dignité en me soutenant à une racine suffisamment élever pour me servir d’appui. Me redressant, la main embourbée par mon fluide vitale, je ne tenais en équilibre qu’à l’aide du tronc sur lequel je m’appuyais lourdement.

-SI je m’attendais à ça, comme quoi, il ne faut jamais sous-estimer son adversaire…. On peut dire que tu as fais preuve de bravoure, je suis sûr que tu pourras devenir une Ombre des plus précieuses à la Confrérie. » Bon ok, les Ombres n’étaient pas tous fais d’honneur que du contraire, mais elle faisait preuve d’une certaine discrétion et à l’abri des regards, elle frappait telle une furie, une qualité qui se perdait par le recrutement de jeune personnes de plus en plus inconsciente et inexpérimenté. Elle dérogeait à cette règle et encore une fois, j’en étais ravi. Je n’avais plus qu’à espérer qu’elle n’agissait pas dans le but de s’accorder la confiance de la Confrérie, mais elle venait de tuer une Cape Blanche de sang froid, ce qui atténuait grandement mon jugement, pour ne laisser qu’un brin de soupçon, A son égard.

-Bon nous ferions mieux de quitter les lieux avant de tomber sur les deux autres Capes…

Je m’avançais, quand je pu sentir ma plaie s’élargir dans un déchirement musculaire, je me retins directement à l’arbre en grondant intérieurement. Ma tête me brûlait, et j’avais intérêt à vite foutre le camp si je voulais soigner cette blessure qui risquait de me couter cher. Jetant un œil à Enora, par orgueil, je refusais de me soumettre à son aide, aussi je ne la sollicitait pas, cherchant du regard ma monture qui ne se trouvait qu’à plusieurs dizaine de mètres de là.
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