''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Voulez-vous jouer ? (PV Kara)

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Cherunash Aslyor



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Cherunash Aslyor
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Voulez-vous jouer ? (PV Kara) _
MessageSujet: Voulez-vous jouer ? (PV Kara)   Voulez-vous jouer ? (PV Kara) EmptyDim 18 Déc 2011 - 20:57

L’aube se lève à l’horizon, sanglant paysage aux allures prometteuses. Un nouveau jour glisse dans la plaine, effleure les bâtiments endormis, éclairant sous un angle inédit les lieux. La nuit a été longue. Le froid frappe déjà dans ces territoires dominés par l’homme, et les peaux se recouvrent peu à peu des fourrures naturelles ou non aptes à combattre la mort.

Une silhouette encapuchonnée titube aux abords les plus miteux de la ville. Les gardes ne s’intéressent pas à ces masures misérables entourant les remparts, ne les protégeant ni n’en chassant leur propriétaire. Aucune considération pour la crapule et la vermine, ils serviront à retarder les envahisseurs en cas d’assaut, obnubilant les soudards de viols et pillages aisés. La longue cape noire traine au sol. Son rabat plonge dans l’ombre la plus profonde le visage de son propriétaire. Il ne viendrait pourtant à l’idée de personne de tenter de s’en approcher plus tant l’allure générale qui se dégage du personnage est étrange. Les formes révélées par le vêtement sont un peu trop biscornues pour être humanoïdes et la démarche boiteuse laisse échapper une faiblesse que démentent pourtant deux gardes sombres dépassant parfois de la tenue lors d’un déhanchement un peu trop appuyé.

La silhouette s’avance sur le chemin. Elle semble chercher quelque chose, tournant souvent la tête d’un côté ou de l’autre sans pourtant que son choix ne semble se porter sur aucune des demeures miteuses présentes. Elle trébuche, manque s’effondrer, mais se rattrape au dernier moment, se relevant dans l’instant. Sa démarche hésitante reprend. Soudain, elle se fige, l’attention visiblement dirigée sur une petite bâtisse à l’allure particulièrement repoussante. Ignorant la fange et les porcs qui ronflent avec satisfaction le long de l’habitation, elle se dirige vers la porte. Une main gantée de fer jaillit des confins du tissu, tapant plusieurs coups secs contre le battant de bois. Des grommellements ennuyés résonnent, une insulte ou deux jaillit, mais un pas trainant se fait entendre, symbole même de l’approche de quelqu’un.

Un visage endormi apparait dans l’ouverture béante de la demeure, un vieil homme aux traits fatigués par l’âge. Il s’essuie les yeux d’un revers de manche, tentant de se réveiller à ce qui l’attend, mais la silhouette qui lui fait face ne lui dit rien ni ne lui inspire grand-chose de bon. Il tente une maigre salutation, trop refroidi par l’allure générale de l’être pour lui expliquer la vérité qui le taraude de la folie furieuse de le réveiller à une telle heure.

« Oui vous voulez quoi ? »

La silhouette relève doucement la tête. Un éclat rouge semble luire dans la pénombre, mais le vieillard cligne plusieurs fois des paupières et l’illusion disparait. La réponse tarde à venir pourtant, et il s’impatiente, peiné qu’on se moque de lui.

Un sursaut soudain le secoue alors qu’il aperçoit de nouveau l’éclat sanglant. Deux pupilles parfaitement rubis le fixent avec intensité. Son regard s’abaisse pour croiser les dents parfaitement immaculées que découvre un sourire tout bonnement effroyable. La bouche s’ouvre soudain.

« Bonjour mon enfant. Il est temps que tu rejoignes notre protecteur à tous. Laisse moi t’affranchir de ce qui te retient encore. »

Un cri effaré fend l’air alors que la créature fait un pas en avant.
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Kara Bawen



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Voulez-vous jouer ? (PV Kara) _
MessageSujet: Re: Voulez-vous jouer ? (PV Kara)   Voulez-vous jouer ? (PV Kara) EmptyLun 9 Avr 2012 - 22:54

Un cri ... strident puis rapidement étouffé. Suffisant toutefois pour l'extirper violemment des nimbes chimériques. Les yeux grands ouverts dans l'obscurité, elle attend, scrute le silence à la recherche d'un autre éclat de voix, confirmant une altercation et un éventuel secours à porter, ou , à défaut des bruits de coups, de mobilier... qui ne se font guère attendre. Un tapage sourd, des chaises qu'on renverse à ce qu'elle peut en juger, des courses sans cesse avortées. De toute évidence une personne est en bien mauvaise posture, agressée, acculée… et cela tout près à n'en pas douter, sans quoi elle ne percevrait pas tout cela si distinctement.

Toujours délicat de s'extirper en trombe d'une maisonnée inconnue sans paniquer ses occupants. La jeune femme tâtonne, agrippe son baudrier du bout de ses doigts délicats, évitant tout cliquetis susceptible de réveiller le gosse qui dort sur sa paillasse, deux pas plus loin. L'hospitalité était souvent bien plus présente dans les quartiers miséreux que dans ceux plus aisés, une simple discussion la veille l'avait conduit à passer la nuit ici. Elle repasserait les remercier en courant de matinée avant de reprendre sa route, lorsqu'ils seraient tous réveillés et qu'elle en aurait finit avec cette bagarre, si toutefois elle en revenait bien sur. Si l'affaire s'annonce banale, on ne sait jamais à l'avance dans quoi l'on met réellement les pieds. Elle se lève, progresse à pas de loups, quelques un seulement suffisent au final à se retrouver sur le perron, seul avantage de ces clapiers à lapins.
D'un geste précis, maintes fois répété, elle ajuste son baudrier autour de sa taille, jette un coup d’œil à droite, puis à gauche. Où se diriger à présent ? Sans l'acoustique particulière des habitations mitoyennes, l'algarade semble soudainement beaucoup plus lointaine, beaucoup plus délicate à situer.

Trop de temps perdu, elle s'élance sur sa dextre, suivant son instinct, cours, s'arrête, écoute furtivement aux portes et repart de plus belle. Nulle âme pour s'étonner de son manège, l'aube pointe à peine, soulignant de sa pâle lueur la précarité de ces cabanes construites de bric et de broc aux pied même des remparts de la capitale.
La quatrième bicoque semble être la bonne, l'oreille collée au battant elle perçoit de l'agitation, des cris étranglés … et passe à l'action sans lanterner davantage. Sa main droite fermement agrippée à la poignée de sa dague, elle projette son épaule contre le vantail vermoulu qui cède aussitôt. Une clameur assourdissante et suraiguë l’accueille tandis qu'elle se déverse dans la pièce, emportée par son élan.

« Mais bordel de merde qu'est ce que c'est que … »
gronde une voix masculine

Kara sent ses joues s'empourprer à la vitesse de l'éclair, une demoiselle en détresse tu parles oui, deux amants tout juste trop impétueux. Déjà la guerrière leur tourne le dos, rangeant discrètement sa dague dans son écrin tandis quelle bafouille laborieusement quelque excuse. L'ahurissement lié à son irruption s’atténue pour laisser place aux piaillement hystériques de la donzelle aussi courroucée que troussée une minute plus tôt. Elle perçoit les veines tentatives d'apaisement du mâle en rut entre deux crises de rires gras et autres allusions graveleuses sur une éventuelle passe de trois. Le visage en feu, l'intruse se fait discrète, évitant de se mêler à ce chamaillis de plus en plus lointain grâce aux pas glissés la rapprochant subrepticement de la sortie.

L'air vivifiant du petit matin la gifle d'autant plus à présent, égard sans doute à ses pommettes en feu. Elle marche sans but au milieu de ce large boyau sinuant entre les cabanes des prolétaires Madorassiens, ruminant sa hargne de s'être ainsi ridiculisée. Elle cherche en vain à identifier son erreur afin d’éviter pareille mésaventure à l'avenir sans y parvenir, ce qui ne l'irrite que davantage. Abrutis, qu'ont ils besoin de simuler un viol pour s'envoyer en l'air, n'y a t il pas bien assez d'atrocités bien réelles à chaque coin de rue ? Elle s’ébroue en accentuant le pas, cherchant en vain à effacer de sa mémoire l'image de ce grand bonhomme ruisselant de sueur, puant l'excitation à des kilomètres et de sa vilaine échevelée les fesses en offrande. Peine perdue. De rage elle botte violemment ce qu'elle croit être un vulgaire caillou...et s'avère finalement une protubérance de racine fallacieuse. Trépignant elle étouffe un juron, veine protestation contre la douleur cuisante élançant désormais son petit orteil. Force lui est toutefois de reconnaître que cette dernière réussit où sa seule volonté échoua lamentablement, remplaçant providentiellement dans son esprit la scène lubrique par la représentation de son orteil gonflant et rougissant à l'instar d''un jabot de Chordata, cet oiseau migrateur qui ne tarderait pas d'ailleurs à quitter les Terres de Feleth pour des cieux plus cléments.

« Mais! Nooooon ! ... »


La jeune femme relève la tête, distraite de son égarement ornithologique et tend l'oreille. L'intonation était angoissante, subtil mélange de crainte et d’étonnement, mais nul autre bruit n'y succède … ce qui, d’expérience, n'est guère rassurant. Pourtant elle décide d'en faire fit, bifurquant dans la ruelle opposée à celle d'où provenait l'exclamation. L'humiliation précédente prendrais quelques jours sans doute à être digérée, à trop se perdre en sa dévotion envers la veuve et l'orphelin elle en venait à voir des situations critiques où il n'y en avait pas. Elle marche ainsi dix pas de plus, durant lesquels cette dernière observation livre bataille a un curieux délire éveillé a propos d'une ballade en plein ciel à dos de Chordata, les rêvasseries ayant cette propriété merveilleuse d'absoudre les détails techniques telle que la taille de sa monture approximativement 20 fois inférieure à la sienne... et, défaite, opère finalement un demi tour, histoire d'en avoir le cœur net.

C'est dans une parfaite nonchalance qu'elle reprend son errance, parvenant finalement sur le seuil d'un taudis dont la porte est restée grande ouverte. La guerrière reste stoïque devant cette silhouette impressionnante et impassible qui lui tourne le dos, immobile dans l'entrée. L'instant semble figé, une aura de terreur et d'assurance se dégage de la masure.

« Euh ? Un problème ? »
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Cherunash Aslyor



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Voulez-vous jouer ? (PV Kara) _
MessageSujet: Re: Voulez-vous jouer ? (PV Kara)   Voulez-vous jouer ? (PV Kara) EmptyMer 8 Aoû 2012 - 22:16

Aslyor chante aux oreilles de l’être. Ravie. L’excitation habituelle se répand dans tout le corps, apaisant pour un temps la souffrance quotidienne. La main gantée de fer s’est posée sur la gorge du vieillard, étouffant le cri de frayeur qui a commencé. La douleur se calme, délicatement, tandis que dans les veines brûle l’arrogance de la certitude. Nulle échappatoire pour cet être désormais proie, que celle bienveillante de l’oubli. Bientôt, le Dieu récupèrera une âme de plus ! Bientôt, elle libèrera un nouvel esprit de sa gangue charnelle !

La magie enveloppe délicatement le corps fragile du vieillard. Son onde émeraude recouvre peu à peu chaque partie de son corps, arrachant de délicieux frissons glacés à l’être. Son épiderme sombre perd de son éclat, assumant bientôt par parcelles une couleur de neige éclatante. En réaction, la peau de la Rose des songes se réhausse de tons pourtant invisibles sous les lourdeurs du tissu épais de sa cape.

La vie qui s’écoule peu à peu n’a d’égale que la satisfaction grandissante de la démente qui se repait de cette merveille... Sans pourtant s’avérer pleinement satisfaite. La seconde main gantée sort des tréfonds de la cape, armée d’une lame semi-longue, qu’elle plante avec délectation dans le torse du vieillard. Il gémit faiblement, déjà aux affres du trépas... Le râle d’agonie s’échappe de la plaie béante, matérialisation certaine de l’âme qui croit vers de plus chaleureux horizons ! Une nouvelle libération. Une nouvelle offrande pour le Suprême !

Cherunash exulte, et le sourire merveilleux qui étreint ses lèvres tord un peu plus ses traits déjà déformés... La rendant plus inquiétante encore sous les ombres mouvantes de son capuchon.

Quand soudain, une voix s’élève, l’interrompant.

Un problème ?

La démente ne prend pas la peine de se retourner. Elle abaisse la lame couverte d’un sang frais sur le côté. L’oeil à l’éclat bleu de sa garde dépasse l’étoffe sombre, pour finalement visualiser la nouvelle arrivante. Pathétique. Une humaine à la chevelure de paille souillée. Il sera aisé d’en faire abstraction. Cette stupide créature l’a interrompue au moment ultime de l’agonie. Pour cela, elle devrait connaître sort semblable.

L’orque jubile. La magie court joyeusement dans ses veines. La souffrance a disparu pour un temps, résultat de l’offrande. Sans souci, elle estime pouvoir se confronter à cette intruse. Garce. Plonger ses lames délicates dans l’abdomen merveilleux. Se repaître d’un sang si pur. Catin.

Toujours sans se retourner, elle entrouvre la bouche. Une langue avide parcourt des lèvres désormais pulsantes de vie. Le festin n’en sera que plus grand. La souffrance pour un temps refluera longuement. Une heure peut être. Voire deux.

Sa voix éraillée résonne, inquiétante, ravie :

« Aucun mon enfant. Je t’attendais justement, te voir me ravit. »

Le rire effaré qui retentit n’est que la folie d’un être qui perd légèrement ses repères. Sa main gantée se resserre sur la lame de sa garde. La seconde lache le cou de l’homme. Le vieillard s’effondre dans la poussière grise du lieu avec un bruit sourd, dévoilé enfin à la vue de la nouvelle arrivante. Saigné à blanc.

Le jour s’annonce intéressant, l’aube est féconde, le crépuscule n’en sera que plus mortel.
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