''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi}

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[CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi} _
MessageSujet: [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi}   [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi} EmptyLun 9 Avr 2012 - 19:19

« Lundi, rien. Mardi, rien. Mercredi, rien. Jeudi, rien. Vendredi, rien. Samedi, rien. Et Dimanche... eh bien, des patates. »

Ervin Shellhorn à propos des priorités dans la vie.


***


C'était encore un de ces beaux jours à Madorass. Les pigeons pigeonnaient d'une impatience folle sur les statues à la recherche de nouveaux angles où déposer leurs déjections de vandales à l'abri de tous les yeux, les marchands marchandaient en braillant des prix cassés sur leurs contrefaçons plus vraies que nature comme convenu, les voleurs volaient avec l'agilité honorable qu'on leur avait apprise, les coureuses couraient à leurs basses besognes dans les rues les plus sombres, les gardes gardaient leurs yeux sous leurs paupières le temps d'une sieste éclair et les aventuriers, enfin, s'aventuraient dans les tavernes le temps de compter leur trésor qui s'amenuisait au fil des heures.

C'était donc un beau jour à Madorass où il faisait bon conclure des affaires et remonter des bretelles, se disait l'Inquisiteur Carol en rentrant dans un boui-boui où toutes les odeurs de nourriture avaient abandonné l'idée de se démarquer les unes des autres et s'étaient mélangées d'un commun accord sans s'inquiéter du résultat que cela pourrait faire aux narines des clients. Les chaises et les tables avaient elles aussi visiblement passé un accord avec l'huile et la graisse des plats puisqu'elles s'en retrouvaient vernies d'une couche sèche et insalubre, à l'instar du papier peint à moitié décollé des murs.

L'Inquisiteur Carol n'avait pas pour habitude de fréquenter cette partie là de la ville et, pour ainsi dire, ça se voyait de suite. Sa démarche propre, hautaine, qu'on aurait dit travaillée sur-mesure pour montrer à tous qu'il avait du sang pur dans les veines et une éducation si perfectionnée et riche qu'elle aurait pu être taxée par les percepteurs d'impôts, et ce même s'il s'accoutrait d'une cape à la teinte noire-nuit-noire-et-obscure, sa démarche donc, ne collait pas du tout avec l'univers dans lequel il s'avançait maintenant. Le plancher aurait pu y mettre toute sa famille forêt à couper ; il était bien le mieux placé pour sentir que les bottes de ce type là n'étaient pas du genre à marcher dans la première flaque de boue venue mais bien de s'en écarter poliment et de la laisser passer en s'inclinant.
Il fut donc normal qu'en le voyant s'attabler dans un coin, en prenant soin d'ajuster sa cape avant de s'asseoir, les quelques clients déjà installés se retournèrent pour lui jeter un sale œil. Ça allait barder pour le propriétaire, se disaient-il sûrement, car la venue d'un tel pedigree dans un bouge aussi, disons-le franchement, pourri, annonçait généralement sa fermeture et sa destruction définitive dans les heures suivantes. Ils se dépêchèrent donc tous de finir leurs occupations et filèrent en triple vitesse avant qu'on ne décide de les prendre à partie dans une quelconque médiation inutile.

C'est à ce moment là que Leevo fit son entrée nonchalante, habillé du plus simple appareil, retirant son bras au passage des derniers fuyards. Il s'interloqua à peine de la scène quand il vit le regard suppliant que lui lança le serveur et comprit bien vite que ce qui l'avait ramené ici était aussi la cause du trou budgétaire qui commençait à se creuser dans les rentes de l'établissement.

Il s'approcha de la table où la capuche noire-nuit-noire-et-obscure avait élu son siège et entreprenait de nettoyer la graisse avec un vieux mouchoir de poche.


- Inquisiteur Carol, fit-il en s'avançant.

L'Inquisiteur Carol leva sa tête d'ombre vers lui et sembla un brin rassuré de le voir.

- Ah. Vous voilà. Asseyez-vous donc, je vous en prie. J'ai même envie de vous dire : faites comme chez vous, n'est-ce pas ? Railla-t-il à peine avec la décence de ses origines.

- Comme chez moi ?

- Eh bien... j'imagine que vous avez l'habitude de venir ici, non ? Que c'est un coin que vous fréquentez.

- Non.

Leevo s'installa donc avant de se frotter les mains pour décrocher les particules de graisse qui s'y étaient collées.

- Non ? Merde. Je croyais. Ça vous ressemblait bien de venir traîner ici, pourtant.

- Pourquoi ça ? Parce que je suis un ancien esclave qui a toujours vécu dans la poussière et la fermentation, qu’a priori je n'ai aucune hygiène de vie et que je ne saurai rien faire d'autre que venir traîner dans un bouge aussi sale ? C'est ça que vous voulez dire ?

Lui et l'Inquisiteur Carol - ou pour simplifier les choses : n'importe qui et l'Inquisiteur Carol - ne s'entendait pas à merveille. Pour ainsi dire, ils ne s'entendaient pas du tout et se contentaient des usages et de la non-entente tacite qu'Ervin Shellhorn avait laissé en mourant. Le pauvre Inquisiteur Carol passait pour un maniaque de l'autoritarisme et de la fermeté, sans parler de sa vision très hiérarchisée des choses, et parvenait, avec sa petite voix de fouine sarcastique et médisante, à mettre tout le monde dans le même sac, à mélanger les torchons et les serviettes et à les jeter dans la rivière boueuse la plus proche pour ne garder que lui et ses beaux mouchoirs de soie. Il s'y était entendu pour et se fichait complètement de ce qu'il se disait dans son dos : les quatre-tiers des gens qui parlaient de lui étaient des sous-merdes ambulantes qui se pavanaient avec une soi-disant noblesse qu'ils, de son point de vue, n'avaient obtenu que par une copulation incestueuse de parents trop stupides pour accomplir autre chose. Et Leevo, donc, cet esclave devenu Inquisiteur et noble par procuration, ne méritait pas meilleur traitement. Il s’éclaircit la gorge.

- Oui, en effet. Comme quoi, il arrive à tout le monde de se fourvoyer. Un petit silence souligna le regard mauvais que se lançaient les deux êtres. Enfin, puisque vous parlez, justement, de vôtre condition...

- Ancienne condition, rectifia sèchement Leevo.

-... que c'est à ce propos que je vous ai fait vous déplacer, donc, poursuivit l'autre sans prendre en compte l'interruption. Il me semble, reprit-il en sortant un beau papier à lettre qui, nul doute là-dessus, devait lui servir de brouillon et de lanceur de flamme, que depuis peu vous avez pris énormément d'initiative dans vôtre nouveau rôle d'Inquisiteur – qui, je le rappelle, vous a été donné d'une facilité déconcertante, que je désapprouve personnellement mais nous n'allons pas revenir là-dessus, après les conditions curieusement étranges de la mort de vôtre Maître. J'ai fais la liste de tout ce que vous avez fait. N'y voyez aucun mal là-dedans, je suis très curieux de suivre votre parcours et il serait vraiment dommage pour l'Inquisition qu'un novice comme vous, si vous me permettez, réduise tout à néant avec une petite bêtise.

Leevo planta ses yeux dans la noirceur de la capuche et n'arrivait pas à voir l'expression exacte que tenait son vis-à-vis. Sûrement qu'il avait un de ces rictus mauvais qui laissent entendre que, encore une fois, il n'y a que lui pour faire du bon travail et pour rattraper les « petites bêtises » des autres. En leur prenant un rendez-vous avec un bûcher, principalement.

- Dites-moi où vous voulez en venir, fit-il après un silence.

- Eh bien... J'ai cru remarquer, après quelques... disons-le franchement, recherches illégales, n'est-ce pas, que vous aviez ouvert la porte de vôtre défunt maître à un fugitif. Le fameux non-initié, n'est-ce pas ? Et j'ai cru également remarquer que, enfin... Vous n'étiez plus très bien concentré ni très bien à l'écoute de ce que vôtre merveilleux maître vous a si difficilement appris. Entre nous, il était bien le seul à pouvoir m'égaler en terme d'intelligence dans le cercle de l'Inquisition et je crois pouvoir dire sans m'avancer qu'il n'apprécierait pas de savoir que toutes ses recherches, si vous me permettez, bien entendu le mot, s'éparpillent dans l'oisiveté.

- Je ne crois pas que vous soyez le mieux placé pour savoir ce que Ervin apprécierait ou non. Ni non plus pour me dire quoi faire. L'Inquisiteur se mit alors à rire.

- Ha. Ha. Elle est bien bonne celle-là, comme qui dirait, je trouve. Enfin, vous êtes vraiment un elfe clairvoyant, aucun doute là-dessus, mon cher. Loin de moi, bien entendu, l'idée de vous dire ce que vous devez faire... J'ai plutôt pris la liberté de le faire à vôtre place. Toute cette histoire sera vite réglée et vous pourrez retourner à vos pérégrinations intérieures d'expérience ratée.

Leevo se leva d'un bond et renversa sa chaise avant de sortir son coutelas et de le pointer en direction de l'Inquisiteur qui, s'il avait bien tout compris, était non-seulement en train de l'insulter mais menaçait Aoi.

- Qu'est-ce que vous avez fait ? Siffla-t-il.


Dernière édition par Leevo Shellhorn le Jeu 19 Avr 2012 - 21:37, édité 1 fois
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Aoi Haandar

l'Alouette aux ailes brisées

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Aoi Haandar
________________


Race : Séraphin aux ailes coupées
Classe : Guérisseur
Métier : Esclave fugitif, chanteur de rue
Croyances : Divinités de la Pluie et de l'Air
Groupe : Solitaire

Âge : 17 ans physiquement (une cinquantaine d'année en vérité)

Messages : 306

Fiche de Personnage : Ils le paieront tous...


[CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi} _
MessageSujet: Re: [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi}   [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi} EmptyLun 9 Avr 2012 - 20:17

Je m'étais réveillé en même temps que le soleil montrait ses premiers vrais rayons, comme à mon habitude. Et comme d'accoutumée, Leevo avait quitté le lit. Je posais ma main sur le matelas, à la place qu'il devait habité normalement. Mais elle était froide, ce qui voulait dire qu'il était déjà levé depuis un bon moment. Je soupire. Pourrais-je un jour espérer qu'il se lève en même temps que moi? Ou peut-être le voir même endormi? Ca pourrait être amusant, de le voir dormir. Mais je n'avais même pas l'impression qu'il ne se laisse aller à une telle activité.

Je m'étais enfin résolu à me lever et allais me laver en vitesse, pour une fois. J'avais trop dormi, et je n'avais pas envie de m'éterniser dans la bassine, comme je le faisais habituellement. Enfilant un pantalon tout ce qu'il y a de plus simple et une chemise ample, je glissais mes pieds dans mes bottes avant d'aller au salon, où un petit chat miaulait sur un énorme coussin gentiment offert à ses petites pattes par le maitre des lieux. Je lui grattais le menton, un peu absent, alors que j'essayais tant bien que mal de récurer une nouvelle fois les fenêtres poussiéreuses avec un chiffon. Non pas qu'elle étaient très sales, mais la saleté incrustée rendait une image floue de ce qui se passait à l'extérieur. Faudrait que je récure ça avec quelques concoctions, ça égaierait un peu la pièce.

Le chaton me rejoignit jusqu'à la cuisine alors que je me servais une bonne tasse de lait, que j'avais préalablement fait chauffer sur le fourneau, dans une casserole dont le fond était noirci depuis longtemps par la chaleur des flammes. Je remplissais alors la coupole du félin d'un peu de lait froid avec quelques bouts de pain dedans. Jetant un œil aux réserves de nourriture qu'il restait encore dans le cellier, je me dis qu'il était temps de trainer Leevo jusqu'au marché. Je haussais un sourcil. D'ailleurs, où était-il celui-là? Encore sorti voir un de ses ami psychopathes? Enfin, pas d'importance, il revenait toujours en début d'après-midi.

J'entamais donc une soupe avec les légumes et les lardons qui avaient jusque là survécus à mon appétit et surtout à mon estomac. Enfin, deux ou trois lardons n'ont pas pu être sauvés, le chat les avait mangés avant. Vérifiant au fur et à mesure la cuisson de la chose, je me plongeais dans un livre, pris au hasard sur l'une des étagères. Une histoire de princesse et de chevalier... Peut-être que Leevo pourrait le lire? Les thèmes abordés n'étaient pas trop compliqués, donc pas besoin d'entrer dans des discours pleins de mots compliqués mais les tournures de phrases étaient un peu plus difficile que ce qu'il avait l'habitude de lire. Ça l'aiderait sûrement à progresser.

Une bonne demi-heure après, alors que je vérifiais mon bouillon une nouvelle fois, une vieille clochette à moitié étouffée se mit à tinter dans la maison. Je haussais un sourcil, perplexe. Ca ressemblait à une sonnette, semblable à celles des belles maisons, pour signaler qu'il y avait quelqu'un. Seulement, je ne l'avais jamais entendue, vu que les amis de Leevo passaient par la cave. Je me mis donc en quête de la fameuse cloche. Sûrement était-elle prêt de la porte d'entrée? Une horrible porte rouillée comme jamais par laquelle nous passions pour aller au marché, depuis que je ne prétendais plus mettre les pieds dans la cave.

Alors, le vestibule, c'était par où déjà...? Je fis le tour de la maison avant de retomber sur le couloir (encombré d'objets que Leevo ne voulait plus voir, il ressemblait plutôt à un débarras ou à un grenier, ce couloir. Fallait vraiment que je me mette à faire du grand rangement ici! Et dépoussiérer tout ça. Même les araignées n'y allaient pas!) et je me débrouillais pour passer entre les différents obstacles... Je souris en atteignant avec joie le vestibule avant de m'apercevoir qu'un renfoncement du mur du vestibule menait au salon (si, si, je pouvais voir le fauteuil de Leevo). D'ailleurs cette pièce était comme tout le reste de la maison; poussiéreuse et terne. Vivement que j'arrive à trainer Leevo au marché!

La clochette tinta à nouveau. Je déglutis. Leevo n'était pas là, est-ce que je devais ouvrir? Certainement que non. Puis, ça ne se faisait pas. Mais ça ne se faisait pas non plus de faire attendre des gens! Sauf que Leevo n'est pas là et que je ne suis pas censé logé ici. Donc l'homme se dira qu'il faudra repasser? Mais les tintements continuaient et impossible de les arrêter. Ils voulaient vraiment que j'ouvre. Je fais quoi? Je me fais passer pour le valet? Ou pour un simple cuisinier? Jardinier? Serviteur? Garçon de chambre? J'en sais rien à la fin!

La cloche tinta une deuxième fois et se fut alors les coups à la porte qui suivirent. Ils insistaient vraiment, ces gens là! J'étais las de tout ça et je me décidais enfin à ouvrir... Et me figer sur place, tout comme les invités... Des gardes! C'étaient des gardes qui étaient à la porte des Shellhorn?! C'est quoi cette embrouille?! Finalement, un des gardes reprit du poil de la bête et me pointa d'un doigt accusateur.

- Te voilà enfin, toi!

- ....


Il voulut entrer mais je refermais la porte sur lui, la bloquant avec mon dos. Manque de chance, il avait déjà poser son pied dans l'embrasure et tentait maintenant de forcer le passage. Je résistais le plus possible, avant de laisser tomber de prendre la poudre d'escampette. Passant par l’étroit passage entre le salon et le vestibule, je poussais une armoire juste devant le passage. Ca les ralentirait peut--être. Que fichaient-ils ici...?! Nan, rectification: qui est le fumier qui m'a vendu?! Deux gardes finirent par pousser l’armoire et je n'eus que quelques secondes pour m'écarter avant qu'elle ne tombe au sol dans un grincement. Un nuage de poussière se dispersa alors dans la pièce, dû à la chute du meuble en bois massif.

Sans vraiment trop réfléchir, j'attrapais un tisonnier dans la cheminée, la pointant vers les deux intrus, cherchant à les impressionner. Ce qui n'avait pas l'air de marcher très bien, même si ils n'osaient pas trop s'approcher, histoire de ne pas perdre un oeil dans la bagarre. Puis, l'un d'eux eut un petit sourire en coin. Le genre de sourire qui vous dit "Dans deux secondes tu vas te retourner et y'a un piège juste derrière toi" et effectivement, je ne dus attendre que quelques secondes pour que deux bras massifs ne m'enserre, m'immobilisant. Je me débattis comme un beau diable mais rien n'y fis, il ne lâcha pas.

Je grommelais. Fallait pas qu'ils m'attrapent! Me tortillant assez que pour atteindre ma botte, j'attrapais le manche du poignard caché dans une double-poche de ma chaussure et entaillais le bras de l'individu qui osait m'enserrer de la sorte, le faisant lâché. Les deux autres ne se firent pas attendre pour m'attaquer à leur tour, tentant de m'immobiliser. La suite ne fut que morsure et coups de pieds en tout genre, à tel point que leurs nez étaient en sang, blessés par mes quenottes et leurs ventres semblaient douloureux.

Ce ne fut qu'au bout de deux heures de luttes acharnées qu'il parvinrent par miracle à m'immobiliser, me plaquant au sol et attachant mes bras avec des cordes avant de me passer les fers, joignant mes mains dans mon dos. Leevo... magne toi de rentrer en vitesse!
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MessageSujet: Re: [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi}   [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi} EmptyLun 9 Avr 2012 - 22:05

- Au secours ! Au secours ! L'elfe de maison est armé et me menace ! Singea l'Inquisiteur en secouant les mains. Non mais, pour qui vous me prenez, franchement ? Vous croyez que j'ai peur de vôtre vieux couteau à huître ? C'est bien mal me connaître, crétin. Il se renversa dans sa chaise et posa ses mains gantées à plat sur la table. J'ai envoyé les gardes ramasser ce foutu fugitif et vider ce qui, contrairement à ce que vous pensez, n'est pas vôtre maison. Oui, parfaitement, je les ai envoyé l'acculer dans un coin pourri et à l'heure actuelle ça doit être déjà fait ! Il tambourina des doigts sur la table. Je ne sais pas trop ce que je vais en faire. Ce n'est pas comme si j'avais cruellement besoin de l'argent mis sur sa tête, après tout.

Leevo s'était allumé, littéralement, de nouveau aux prises avec des sentiments – du style : haine, rage, colère, destruction, meurtre prochain – virulents. Il pointait toujours l'Inquisiteur fou de son coutelas et ne savait pas vraiment par où commencer. Sans oublier la possibilité d'un éventuel mensonge, bien entendu.

- Rasseyez-vous, ça ne sert vraiment à rien de vous fatiguer en me menaçant. Vous n'avez pas soif ? Toutes ces émotions absurdes, ça doit donner soif, non ? C'est moi qui paie.

L'elfe voulut parler mais ne trouva rien dans le langage commun qui puisse s'approprier à la situation, aussi, ses lèvres bougèrent en silence sans qu'aucun son n'en sorte.

- Eh bien, exprimez-vous, mon gars ! Ne me faites pas croire que vous teniez à ce putain d'ange chaispasquoi. Ha. Ha. Ce serait bien le comble, ça. Vous, l'horreur par excellence, qui s'entiche d'un ange. Ha. Ha.

- Ça suffit ! parvint à cracher Leevo. Vous allez venir avec moi et vous allez arranger tout ça ! DEBOUT ! Il fit le tour de la table et attrapa l'autre par le col de sa cape.

- Non, je ne crois pas, non ! Il se dégagea de l'emprise. C'est vous qui allez venir avec moi et peut-être que j'arrangerai tout ça, contre bon service, bien entendu. Ha. Ha. Vous seriez surpris de tout ce qu'on peut faire faire à un garde gracieusement corrompu.

L'Inquisiteur Carol se leva et dépoussiéra sa robe tranquillement.

- Vous croyez que je dois payer quelque chose à ce type derrière le comptoir ?

***

C'est chez lui qu'il ramena Leevo, dans un genre de succursale rituelle que l'Inquisiteur avait fait emménager à son image, c'est-à-dire, une décoration odieuse, étirée de chandeliers en argent avec une estrade et ce qui ressemblait à un trône au-dessus. Un cercle cabalistique a moitié effacé traînait sur le sol. On aurait pu croire que cette pièce représentait une miniature de ce qu'il aurait voulu faire de la cave de l'Inquisition.

Il partit s'installer dans son fauteuil, comme un mini-roi et claqua des doigts. Une armée de serviteur se ramena aussitôt en gémissant et en se courbant. Leevo tressaillit à la vision de ce mauvais souvenir revisité. C'était tous des elfes.


- Ils ne devraient pas tarder à arriver avec vôtre... ange déchu. Ha. Ha. Un petit verre de vin en attendant ?
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MessageSujet: Re: [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi}   [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi} EmptyMar 10 Avr 2012 - 12:37

J'avais cessé de me débattre et j'attendais calmement, couché sur le sol, au milieu du salon qui était devenu un vrai champ de bataille. L'un des gardes essayait tant bien que mal d'éponger le sang qui coulait de son nez, un autre laissait trempé sa main meurtrie par des morsures à répétitions et l'autre se reposait, épuisé. Ah ça, quand je mords, je ne lâche que lorsque je sens le goût du sang sur ma langue.

Je soupirais. Qui est-ce qui m'avait vendu de la sorte, sérieusement?! ... Un doute m'assaillit. Leevo n'était pas là ce matin. Était-il aller chercher les gardes? Naaaaan! Impossible. Mais j'ai déjà été trahi une fois, déjà. Pourquoi lui ne me trahirait-il pas? Tch. Faut que j'arrête de douter. Si ça se trouve il va revenir, tabasser ces horribles gardes et me sortir de ce pétrin. Finalement, l'homme le moins amoché grommela.


- T'es pas censé être facile à attrapé toi?! Merde alors!

- Facile peut-être. Mais c'est pas pour ça que je me laisse faire.... Qui m'a dénoncé?

- Ca te regarde pas.

- Ouuuuh... y'aurait-il de l'argent sale qui coule sous vos pieds, monsieur le garde?


Pour toute réponse, je me pris un coup de pied dans le ventre. Je toussais, suffoquant, avant de grimacer de douleur. Merde alors, ils y vont pas de main morte... Après un bon quart d'heure d'attente, ils me firent finalement levé et me couvrirent d'une cape, avant de me mener dehors. Je n'osais même pas demander où nous allions, pas envie de me prendre un autre coup.

Ils me bandèrent les yeux et m'emmenèrent finalement plus loin. Aux odeurs, je dirais que nous étions entre le quartier bourgeois et le quartier noble. Je haussais un sourcil. Quelqu'un les avait payés pour m'enlever?! Encore un vieux bourge complètement défraichi sans doute...

Finalement, ils me trainèrent jusqu'à une maison où nous pénétrâmes. Ils ne m'enlevèrent mon bandeau que lorsque nous soyons complètement entrés. Une salle sombre, pleine de chandeliers... Une estrade et un petit trône. Sur ce trône une sorte de grand bourge, emmitouflé dans une cape. Un Inquisiteur. Et autour de lui, plein d'elfe, qui semblaient plus que peureux à l'idée de décevoir leur maitre. Des esclaves? Plus loin, bouillant de rage... Leevo.

L'homme sembla satisfait de me voir là.


- Le voilà donc, le petit angelot ! Enfin, ange, ange... C'est vite dit. Aussi maigrichon qu'un mignon petit poulet.

En réponse à sa remarque, je lui crachais à la figure. Il l'avait pas volée celle-là. Je me pris en retour une bonne claque venant du garde à qui j'avais explosé le nez. Vengeance? Certainement. Je recrachais un peu de sang à terre. Ca n'avait pas fait du bien, mais ça en valait le coup. L'homme essuya son menton avec un mouchoir qui devait couté bien cher...


- Et bien, et bien... tes anciens maitres ne t'ont-ils pas appris la politesse?
- J'parle pas aux mégalomanes, désolé.
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MessageSujet: Re: [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi}   [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi} EmptyMar 10 Avr 2012 - 16:47

- Vous m'en voyait aussi désolé que vous parce que je n'ai pas non plus pour habitude de parlementer avec les anges, railla l'Inquisiteur.

Il avait ce don là, l'Inquisiteur, de rendre des mots tels que « ange », « beau », « merveilleux », « plus belle chose du monde » insultants. Un talent qui se transmettait de pères en fils directement dans les gamètes.

Il tambourina des doigts sur le bras de son fauteuil avant de remercier les chiens de la garde pour leurs modestes efforts.
Leevo, de son côté, avait tourné la tête vers Aoi et regardait avec horreur son sang dégouliner. Ainsi que celui des gardes. Il ne put s'empêcher de réprimer un sourire alors ; au moins Aoi ne s'était pas laissé faire.

Il voulut s'approcher de lui et c'est alors qu'une petite voix sifflante le coupa dans son élan.


- Tuhtuhtuh. J'éviterai ce genre de choses si j'étais vous, mon cher. Voyez-vous, mon plan n'aurait pas été parfait si je n'avais pas pris en compte vôtre petit côté magique. Alors si vous voulez rester en un seul morceau, à vôtre place, je resterai gentiment dans le cercle.

Leevo tendit malgré tout le bras vers l'extrémité du cercle dessiné à la craie sur le sol. Un petit grésillement se fit sentir avant qu'une petite décharge ne s'infiltre dans sa main. Il la recula aussitôt en soufflant sur ses doigts.

- Je vois, dit-il en se tournant vers le trône. Dites bien à vos gardes que si, eux, veulent rester en un seul morceau, ils n'ont qu'à gentiment ôter leurs mains de sur lui, il désigna Aoi. Je n'hésiterai pas à les retrouver après toute cette histoire si d'aventures ils avaient envie de se montrer un peu trop zélés.

- Oui, oui, bien sûr, bâilla l'Inquisiteur, ça pourrait bien arriver si jamais vous sortiez un jour d'ici, bien entendu. Mais je ne suis pas sûr d'avoir prévu les choses ainsi, vous voyez ? Après tout, je me retrouve avec un ange déchu aux soi-disant vertus merveilleuses qui vaut plus cher que la moitié de cette ville et puis de l'autre... J'ai vous, un stupide elfe esclave qui se trouve avoir la plus grande formule magique tatouée sur le corps. C'est quand même formidable, non ? Je suis l'homme le plus heureux du monde. Je vais savourer ce moment quelques minutes, si vous le voulez bien. Il claqua des doigts et un des esclaves se jeta à quatre pattes devant le trône. L'Inquisiteur étira ses jambes sur son dos et se mit donc à savourer son agréable situation. Au bout de longues minutes de silence, il reprit : Vous savez que c'est vôtre faute si je l'ai trouvé, elfe ? Je veux dire, si vous ne l'aviez pas amené à une des réunions et si vous ne l'aviez pas stupidement gardé chez vous, rien de tout ça ne serait arrivé.

Leevo tourna de nouveau les yeux vers Aoi. C'était indéniablement vrai.

- Vous savez, je ne fais pas ça contre vous. Je le fais pour vous. Franchement, il n'y a rien de bon à passer son temps à cacher un fugitif, de plus un ange qui a sa tête collée sur tous les murs. Une vraie perte de temps, mon cher. Un ange prostré dans une vieille maison, n'est-ce pas une forme d'esclavage ? Je vous le demande. J'ai bien étudié le sujet et, n'importe comment, ce n'est pas un endroit où vivre pour eux.

Le ton de Carol avait baissé et s'était revêtu d'un semblant de bonne intention. Enfin, de mauvaise-bonne-intention, plutôt ; il essayait clairement de retourner la tête de Leevo. Celui-ci voulut de nouveau traverser le cercle et manqua de se brûler encore. Les yeux qu'il posa sur Aoi voulurent lui demander si tout ceci était vrai ; il n'y connaissait rien en ange et il avait l'affreuse impression d'avoir été largué sur le bas côté de la route des Événements et de regarder l'Histoire se faire sans lui.

- Une vraie idiotie de vôtre part, continua Carol. Mais c'est normal quand on a passé sa vie à écouter un vieux abruti rabâcher des serments idiots. C'est normal que vous ne connaissiez rien à ce monde dans lequel vous nagez sans trop savoir où aller. Je vous retire vraiment une épine du pied, vous devriez me remercier pour ça. Un petit silence. Je pourrai être un bon maître, vous savez. Bien meilleur qu'Ervin.
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MessageSujet: Re: [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi}   [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi} EmptyMar 10 Avr 2012 - 17:20

Je bouillais de rage. Comment ce sale type pouvait-il se prendre autant au sérieux que ça?! Il était ignoble, en tous points! Je le haïssais déjà. Et il osait traiter un noble de cette manière?!

- Oui, oui, bien sûr,bailla le fou. ça pourrait bien arriver si jamais vous sortiez un jour d'ici, bien entendu. Mais je ne suis pas sûr d'avoir prévu les choses ainsi, vous voyez ? Après tout, je me retrouve avec un ange déchu aux soi-disant vertus merveilleuses qui vaut plus cher que la moitié de cette ville et puis de l'autre... J'ai vous, un stupide elfe esclave qui se trouve avoir la plus grande formule magique tatouée sur le corps. C'est quand même formidable, non ? Je suis l'homme le plus heureux du monde. Je vaissavourez ce moment quelques minutes, si vous le voulez bien.

A ma plus grande horreur, il lui suffit de claquer des doigts pour qu'un des elfes se mette à quatre pattes à ses pieds, lui servant ainsi de repose-peton. Rabaissé au rang d'un simple meuble. Cet homme est décidément le pire des humains (n'étant pas mon maitre) que j'aie jamais rencontré. J'avais une seule envie à présent. Courir jusque là et ébouillanté ses yeux avec quelques formules basiques, l'aveuglant dans d'atroces souffrances... mais mes chaines m'en empêchèrent.

- Vous savez que c'est vôtre faute si je l'ai trouvé, elfe ?Je veux dire, si vous ne l'aviez pas amené à une des réunions et si vous ne l'aviez pas stupidement gardé chez vous, rien de tout ça ne serait arrivé.

Leevo tourna alors son regard vers moi. Mais un des gardes me tira les cheveux en arrière, avant que j'aie le temps de répondre que tout ceci était absolument faux.

- Vous savez, je ne fais pas ça contre vous. Je le fais pourvous. Franchement, il n'y a rien de bon à passer son temps à cacher un fugitif, de plus un ange qui a sa tête collée sur tous les murs. Une vraie perte de temps, mon cher. Un ange prostré dans une vieille maison,n'est-ce pas une forme d'esclavage ? Je vous le demande. J'ai bien étudié le sujet et, n'importe comment, ce n'est pas un endroit où vivre pour eux.

Je haussais un sourcil. Un ange prostré dans une vieille maison? Ce n'est pas un endroit où vivre pour eux?! On dirait qu'il est en train d'écrire un bouquin sur comment élevé de la meilleure manière qui soit un ange à la maison! J'étais pas un foutu animal! MERDE! On dirait qu'il nous parle d'élever un rossignol dans une vieille cave! Sérieusement!

De la manipulation pure et simple. Il tentait maintenant de retourner les pensées de Leevo pour le faire douter de lui même. On m'avait déjà fait ce coup là, quand j'étais jeune. L'affreux maitre qui caresse votre dos d'un air cajoleur, après vous avoir violer sauvagement et vous dire "c'est de ta faute si j'ai fait ça, tu ne m'as pas laissé le choix, tu le sais ça?"

Je voulus rassurer Leevo sur la nature de ma vie. J'étais pas un putain de rossignol qui dort dans une cage et qui chante quand on lui demande! Ça c'est le rôle des esclaves! Et moi je suis libre de faire ce que je veux! Mais encore une fois, alors que je voulais répondre, un garde me bâillonna avec sa grosse patte velue. Il n'y tenait vraiment pas ou quoi?

- Une vraie idiotie de vôtre parti. Mais c'est normal quand on a passé sa vie à écouter un vieux abruti rabâcher des serments idiots. C'est normal que vous ne connaissiez rien à ce monde dans lequel vous nagez sans trop savoir où aller. Je vous retire vraiment une épine du pied, vous devriez me remercier pour ça.... Je pourrai être un bon maître, vous savez. Bien meilleur qu'Ervin.

Ma rage explosa cette fois. Ils pouvaient bien me battre à mort après ça, je n'en avais cure. Il était temps de faire éclater la vérité. Je plantais alors mes dents dans la main du garde, mordant avec férocité, malgrès ses cris. Quand je sentis du sang couler en abondance dans ma bouche, je le lâchais enfin et crachais le liquide carmin. Dégoutant...

- LA FERME ! FERMEZ LA ! VOUS ETES UN IGNORANT ! ET NE PARLEZ PAS DE MOI COMME D'UN VULGAIRE PIAF OU UN QUELCONQUE ANIMAL ! Sinon... quand je serais sorti d'ici j'vous promets que ça va chauffer pour vos fesses!


Je posais mon regard sur Leevo.

- Je suis peut-être un séraphin, mais je vis comme les humains. Pas besoin d'espace ni rien. Tu m'as caché de la garde! C'est moi qui suis resté à la maison parce que j'en avais ENVIE ! Il essaie de t'embobiner, l'écoute pas! Quant à toi, t'es plus un esclave, alors envoie le paitre!


Au vu du coup de pied qu'il envoya dans le flanc de l'elfe esclave, l'inquisiteur ne semblait pas d'humeur à écouter mes beaux discours. Il claquait la langue d'agacement, même. Les gardes me plaquèrent au sol, me baillonnant avec un bout de tissu cette fois. Merde, fais chier!
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MessageSujet: Re: [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi}   [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi} EmptyMar 10 Avr 2012 - 18:42

L'Inquisiteur claqua de la langue sur ses dents en se délectant du spectacle. Il aimait bien les tragédies et c'en était vraiment une qui se jouait devant lui. Il posa un regard de velours sur Leevo, attendant une quelconque réponse. Rien ne vint. Il se leva alors et se dirigea d'un pas impérial vers Aoi.

- Vous voyez, ange, même si vous dites vivre comme un humain et qu’apparemment vous avez passé vôtre vie en esclave, vous ne pourrez jamais comprendre ce que sont véritablement les hommes et les esclaves. C'est vrai, quoi. Regardez-le, il se tourna vers Leevo, il a passé sa vie sans jamais se demander pour quoi il la vivait. On répondait à sa place. D'une façon ou d'une autre, je gage qu'il ne sait toujours pas quoi en faire ni même à quoi elle rime. Il a beau être libre aujourd'hui, n'importe comment, il sait qu'il est toujours un esclave. Ça lui plaît. Il sait qu'il est fait pour ça, vous voyez ? C'est presque inscrit dans ses gènes. En l’occurrence, dit-il en souriant, c'est écrit sur son corps. Est-ce qu'on peut sincèrement lui en vouloir de regarder ses semblables et de se reconnaître en eux ? Est-ce qu'on peut lui en vouloir de ne pas pouvoir être autre chose ? De ne pas le vouloir ? Franchement, ce serait injuste de lui imposer de se rebiffer contre ce qu'il est. Vous êtes horrible, ange, il lui cracha dessus. Horrible et désolant avec ça.

Il pivota sur ses talons et marcha un peu. Un flash de magie eut lieu alors et illumina toute la pièce. Leevo était agrippé aux fibres magiques que projetaient le cercle contre lui, sa magie crépitait en cœur avec les grésillements de sa prison et il s'était remis à faire des vagues de vapeur volcanique et givrée à la fois. Nul doute alors qu'il avait atteint un nouveau stade d'énervement avancé. Ses yeux étaient passés du vert émeraude au grenat injecté dans tout son globe et sa voix raisonnait dans des tons sortis d'une galaxie lointaine, sûrement sombre, monstrueuse et très contrariée.

- Dites-leur de le lâcher ! Dites-leur de le lâcher de suite ! Je ferai n'importe quoi ! Dites-leur de le lâcher !

Carol tiqua et son visage s'illumina d'un sourire carnassier qu'on sentit même à travers les ombres de sa capuche.

- Eh bien voilà, vous voyez, quand vous voulez, on peut arriver à s'entendre. Bien... Bien. Messieurs, lâchez cette créature infâme. Il joignit ses mains en cloche et tapota gaiement le bout de ses doigts. N'importe quoi, vous dites ? Ça tombe bien, parce que je sais exactement ce que je veux. 'pas la peine donc de se mettre dans tous ces états pour moi.

Leevo fixait avec une rage fulminante Aoi. Tout au fond de lui, le petit esclave qui avait laissé sa place à l'être de magie pure et brute savait qu'il ne pouvait rien faire d'autre que marcher dans le sens qu'on lui disait. Il ne pouvait sortir de sa prison et la seule solution qui se présentait à lui était donc d'accepter n'importe quoi pour peu qu'Aoi s'en sorte. Ça ne le dérangeait pas tant que ça, au fond. Il était vrai qu'il avait passé sa vie à faire ce qu'on lui disait et qu'il avait eu du mal à donner un quelconque sens à sa liberté et, bien qu'Aoi l'ait aidé à réunir quelques morceaux par-ci par-là de ce à quoi une vie normale aurait dû ressembler, n'importe comment, Leevo n'était pas prêt à continuer dans ce sens sans lui. En plus, Aoi avait des projets dans la vie, des projets louables et il avait gagné sa liberté à la force des bras. L'exact opposé de Leevo. Il était donc préférable, pour lui, de retrouver des chaînes auxquelles il avait toujours été habitué plutôt que de voir son ami se faire ainsi malmener.

Et c'est exactement ce que voulait Carol. Il expliqua qu'il voulait qu'il devienne son esclave dévoué corps et âme, qu'il voulait qu'il appui le moindre de ses désirs et la moindre de ses propositions dans l'Inquisition et qu'il, d'une façon bien plus malsaine encore, qu'il le laisse finir ce qu'Ervin Shellhorn avait commencé sur lui. Il voulait la formule de cristallisation de la magie brute et il voulait s'approprier tous ses effets ; il voulait avoir la recette du parfait contrôle de l'âme.


- Rien qui ne soit pas à vôtre portée, conclut-il en se pavanant devant l'elfe.

- Vous le laisserez partir ? Vous ne le poursuivrez pas ? Vous n'enverrez pas de gardes à sa suite ? Vous ne chercherez pas à le récupérer ? Vous ne chercherez pas à le revendre ? Vous ne ferez rien qui puisse lui nuire ? Voulut s'assurer Leevo, les yeux toujours braqués sur Aoi.

- Non, non. Rien de tout ça. Il ne m'intéresse vraiment pas. Les histoires à propos des vertus qu'apportent les relations sexuelles avec cette créature, très peu pour moi. Ha. Ha. Il peut partir maintenant, si ça lui chante. Ces messieurs, il désigna les gardes du menton, savent très bien que j'attends d'eux une discrétion parfaite. N'est-ce pas messieurs ? Comment vont vos femmes et vos enfants, au fait ? J'ai appris que vôtre petit dernier faisait ses dents, pas trop dur ? Ha. Ha.

Évidemment, Carol avait tout prévu. L'argent n'avait pas suffit à encourager les gardes à l'aider dans son sombre projet ; il avait fallu quelque chose qui ne leur donne pas envie de se retourner contre lui et d'aller directement rendre l'ange à son propriétaire afin de récupérer la merveilleuse prime. Il avait dû les dissuader de se laisser aller à de pareille tentation en leur disant, entre autre, qu'il savait où ils vivaient, qu'il savait où leurs femmes travaillaient, qu'il savait à quelle heure finissait l'école où se rendaient leurs gosses, qu'il savait dans quelle maison de repos se trouvaient leurs parents et qu'il savait, aussi, ce qu'ils cachaient sous la latte bancale du plancher de leur chambre.
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MessageSujet: Re: [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi}   [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi} EmptyMar 10 Avr 2012 - 19:04

J'écarquillais les yeux, n'en revenant pas de ce que je venais d'entendre. HEIN?! Il se laissait vraiment faire?! Mais... quel.. quel... QUEL CRÉTIN! Ce mollasson allait vraiment se laisser faire, comme ça, juste parce que je suis? N'a-t-il donc rien écouté? Je me suis déjà sorti de pires situations! Trois gardes et un guignol, c'était fort peu pour que je n'arrive pas à m'enfuir.

J'écoutais alors ce foutu connard déblatérer avec excitation ce qu'il voulait stipuler dans leur contrat. Leevo devrait redevenir un esclave. Le sien, qui plus est. Et en tant que bon toutou, l'elfe aurait à appuyer chacune de ses idées auprès de l'Inquisition. Nul doute que ce dément avait des idées louches derrière la tête. Et ensuite, il voulait continuer le travail que son ancien maitre avait fait sur lui. Des expériences, menées par un fou et reprises par un fou. Connard... j'avais presque envie d'en pleurer. Tout était de ma faute, absolument.

Il s'assura ensuite qu'il ne m'arriverait rien. Il aurait mérité une baffe. Ou une belle grosse claque, c'est mieux. Ne voyait-il donc pas que c'était lui qui était dans la mouise? Pas moi? Moi, j'arriverais toujours à poser un lapin aux gardes, ils sont tellement idiots... Mais lui? Comment comptait-il survivre face à ce dément? Il pensait peut-être pouvoir le tuer? Je soupirais. Idiot, idiot, idiot!

L'homme en cape menaça alors les familles des gardes, juste avant de me rassurer sur ses intentions. Encore heureux qu'il n'avait entendu parler que de cette rumeur là, celui-là, parce que la fameuse rumeur de "si on met un séraphin dans une cage, comme un oiseau, les portes de la gloire et du succès s'ouvriront à lui" lui aurait sûrement plu. Quoi? Ben oui, les gens bourrés racontent n'importe quoi, et les idiots les croient.

Les gardes me firent levé et me tirèrent vers le couloir, tirant sur mes chaines Je me massais les avant-bras, peu content de la situation... Puis ces fers me faisaient mal aux mains! Ils me jetèrent ensuite dans un cagibi et en bloquèrent l'accès. Enfin, c'est ce que je crus comprendre, vu que le bruit d'un meuble se déplaçant se fit entendre. Tch... Leevo n'est qu'un i-di-ot! Et les gardes aussi, d'ailleurs. Y'aurait sûrement quelque chose pour me sortir d'ici... Je me mis donc en quête d'une aiguille ou d'un quelconque objet en métal. Tout ceci avec un calme qui en aurait étonné plus d'un. Ben quoi? J'ai l'habitude moi.

Revenant bredouille de ma quête, je finis par me laisser tomber dans un coin. Mais merde Leevo, t'as un petit pois dans la cervelle ou quoi?! J'envoyais rageusement un coin de pied dans le mur. Mur qui émit un craquement. Quelques bouts de ciment étaient tombés d'entre deux pierres.... Bon. Chemin pour l'évasion? Trouvé!
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MessageSujet: Re: [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi}   [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi} EmptyMar 10 Avr 2012 - 20:27

Leevo regarda les gardes embarquer celui pour qui il venait de vendre sa liberté jusqu'à ce qu'ils disparaissent au détour d'un couloir. Il se retourna vers Carol qui tapotait toujours ses doigts.

- Où ils l'emmènent ? Où ils l'emmènent ! Où ils l'emmènent ? J'ai demandé à ce qu'ils ne le touchent plus – ne le touchent plus - ! s'énerva-t-il avec des échos dans la voix.

- Où ils l'emmènent, singea Carol en remontant sur l'estrade. Ils l'emmènent quelque part, le temps d'être sûr que tu respectes ce pour quoi tu viens de signer, crétin. Voilà où ils l'emmènent. Maintenant... Veux-tu bien m'éteindre ces lumières et te détendre un peu ?

Leevo reposa les yeux sur le coin où Aoi avait disparu. La colère nageait encore dans ses tréfonds et elle venait de trouver une petite copine : l'incertitude. C'est alors qu'une douleur lancinante vint lécher son épaule violemment et il eût tout juste assez de réflexes pour se retourner et voir la liane de cuir du fouet retourner s'étaler par terre.

- J'ai dis, répéta d'un ton autoritaire Carol, veux-tu bien m'éteindre ces lumières et te détendre un peu ?

- Je ne peux pas.

- Tu ne peux pas, quoi ?

- Arrêter d'être en colère. Arrêter la magie, je ne peux pas, expliqua Leevo d'une voix sans texture.

Carol traversa la largeur de la pièce en marmonnant avant de claquer des doigts et de tendre le manche de son fouet au premier elfe qui se présenta à lui.


- Je vois que le peu de temps que tu as passé sans maître t'as ramolli le cerveau. Je vais te rappeler les règles de bases dont voici la première : tu m'appelles « maître », compris ? Chacune de tes phrases sans le moindre intérêt doit se finir par « maître ». Mieux que ça, je vais te faciliter la tâche, tu n'as le droit de me répondre que par « maître », vu ? Le reste du temps, tu ne me réponds pas de la sorte, tu ne me contredis pas et, surtout, il agita un index furieux, surtout tu t'agenouilles devant MOI !

Il se tint alors de toute sa taille face à Leevo et claqua majestueusement des doigts. L'elfe s'avança alors et entreprit de fouetter sans vergogne celui qui, faute d'un autre mot, était son collègue. Il n'y avait rien de plus bon, se disait Carol en se délectant de la scène, que de faire se punir les esclaves les uns les autres. Ça évitait toute sorte de coalition débile dans la maison et ça avait le mérite d'être moins fatiguant et plus violent.

Au bout d'un certain temps, alors que Leevo ne bronchait pas et que les coups de fouets commençaient à sentir le brûlé, il fit signe d'arrêter en balança son elfe de maison dans un coin d'un coup de pied aux fesses.


- Bien. J'imagine que le fouet, c'est pas le genre de truc qui marche avec toi. Ne t'inquiète pas, j'ai tout ce qu'il faut pour t'aider à te calmer et te rafraîchir la mémoire dans l'autre pièce. Tu n'auras que l'embarras du choix. Ha. Ha. Il claqua de nouveau des doigts.

Deux rejetons de l'espèce elfique brandirent alors des chaînes qu'ils vinrent accrocher aux poignets et au cou de leur compatriote. Ça allait barder pour lui, pouvaient-ils s'imaginer sans trop de problème dans le silence de leurs esprits. Leevo les transperça d'un regard... compatissant. Il était bien plus désolé pour eux que pour lui car, s'ils devaient s'improviser de nouveau tortionnaire, ils allaient finir par se tuer à la tâche.

Ils effacèrent totalement le carcan de magie avant de le tirer vers une porte que Carol venait d'emprunter en sifflotant gaiement. C'était décidément une bonne journée.
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MessageSujet: Re: [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi}   [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi} EmptyMar 10 Avr 2012 - 20:50

Voilà un petit moment déjà que je m'énervais sur le mur et le ciment commençait alors à se fendiller. Deux ou trois roches étaient déjà tombées et je pouvais espérer que deux autres puissent en faire autant. Encore un tout petit peu....! En un dernier coup de pied, je pus faire tomber la pierre, et ainsi me faire un chemin assez large que pour passer. Tout du moins, sans que les gardes ne puissent me suivre, en tout cas.

Je me glissais par l’entrebâillement, que me mena vers l'extérieur. Bon, maintenant, pouvoir entrer de nouveau... Je cherchais alors la trappe du cellier, par là où je pourrais éventuellement repasser. Après trois tours du bâtiment, je pus enfin entrapercevoir le loquet du garde manger. Soulagé, j'ouvris la porte avec le moins de bruit possible pour la refermer derrière moi. Je me mis ensuite en quête d'une quelconque porte par laquelle passer. Les esclaves étaient tous trop occupés à vénérer leur maitre que pour être là... N'est-ce pas? Loupé. Dans l'embrasure de la porte, je pus voir que deux petits elfes, des enfants, étaient encore là à préparer une soupe.

J’entrouvris donc la porte et pénétrais dans la cuisine, alors que le regard des deux serviteurs passèrent devant moi. Ils écarquillèrent les yeux, horrifiés. Et merde hein, ils vont quand même pas rappliquer? J'attrapais un tisonnier et un couteau sur une table et leur fis signe de se taire, posant un index sur ma bouche. Ils acquiescèrent, pas vraiment rassurés. Je leur lançais une pièce d'or. La réaction fut immédiate et ils se chamaillèrent pour savoir qui l'aurait. Mais pour combien de temps..? Je devais faire vite.

Passant par un couloir désert, je me cachais derrière chaque statue pour éviter les va-et-vient incessants de trois elfes. Finalement, j'arrivais à la salle dans laquelle nous étions auparavant. Ca m'avait tout de même prit une bonne heure tout ça, je suppose... J'espérais que Leevo s'en sortait avec ce fou furieux. M'est d'avis que si le reste de l'Inquisition apprenait ça, il serait dans de beaux draps... Mais je ne savais pas si les autres étaient aussi tordus que lui, après tout.

Je suivis les murs de la salle, cherchant après un renfoncement. Rien. Finalement, un elfe sorti d'une porte, au fond de la pièce (que je n'avais pas vue plus tôt, faute d'une grande luminosité. Je me cachais alors derrière le trône. Il passa pour ramasser des affaires puis s'en alla, me laissant à nouveau seul. La porte par laquelle il était entré semblait toujours ouverte. Je m'y glissais, pas vraiment rassuré. Un elfe passa. Je n'eus d'autre choix que de l'étrangler jusqu'à ce qu'il s'évanouisse, , pressant le tisonnier contre sa gorge. Je n'y avais pas été fort. Je connaissais le temps qu'il fallait pour que quelqu'un tourne de l’œil. Dans un quart d'heure, il n'aura plus qu'un mal de gorge.

Pas vraiment rassuré, je continuais mon chemin dans le couloir...
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MessageSujet: Re: [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi}   [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi} EmptyMer 11 Avr 2012 - 1:28

Pas un bruit ne filtrait dans le corridor. Un silence terriblement mortel plongeait les lieux dans une ambiance mitigée qui ne savait pas si elle devait se rendre angoissante ou gracieuse.
Aucun son ne trahissait la présence d'une salle de torture au bout du défilé.

Il y eut un flash de magie.

Et de nouveau plus rien.

Derrière la porte massive se trouvait donc une véritable salle de torture qui n'avait rien à envier à celles du Roi. Il y avait tout dedans. Il y avait une cuve d'acide et un échafaud. Il y avait des étaux et la collection de bâtons et de vis fournis avec. Il y avait des planches hérissées de pointes acérées, un chevalet, une armée de cordes et de chat à neuf queues. Il y avait des tisonniers, un four, une estrapade, une poire d'angoisse, des brodequins, des pals, une roue et, bien entendu, une vierge de fer. Il y avait aussi un bureau plein de concoctions sordides soigneusement fermées. Il y avait aussi quelques mèches en attente d'être allumées.
En somme, il y avait de quoi calmer le plus récalcitrant des esclaves.

Il y eut un nouveau flash de magie.

Et de nouveau plus rien.

Il y a cependant des esclaves récalcitrants qu'on ne peut pas calmer. La magie en est un bon exemple. Depuis qu'il l'a rencontré, l'Homme croit qu'elle est en son pouvoir, qu'elle est son digne serviteur. Il croit qu'elle peut être domestiquée avec des livres et des rituels idiots. Il croit qu'un cercle tracé à la craie sur le sol, que quelques incantations dans une langue inexistante suffisent à l'apprivoiser. Il croit outre mesure que quelques chaînes de fer peuvent la soumettre.

Il y eut un nouveau flash de magie.

Et des murmures à glacer le sang avant de le faire s'évaporer. Ces murmures psalmodiaient des choses incompréhensibles mais, en tendant bien l'oreille, on pouvait les entendre nous avertir de quelque chose.

Il y a eu de nombreuses expériences sur la magie. Nombre d'entre elles ont réussi puisqu'elles sont devenues la base même des sortilèges et des formules nécessaires à l'apprentissage des mages. D'autres ont échoués. On ne s'en préoccupe pas parce que les trois quart du temps la magie finie toujours par se faire anéantir par le poids de la réalité. Elles ne représentent aucune menace pour l'humanité du moment que celle-ci se garde de se les imaginer.
Il y a cependant des expériences qui ont été abandonnées en cours de route. Celles-ci existent toujours pour quelqu'un d'assez stupide pour s'y intéresser encore et pourraient bien lui poser quelques problèmes si jamais il se figurait pouvoir les finir.

C'était le cas de Carol à l'heure actuelle. Les chaînes de Leevo n'avaient pas tenu bien longtemps sous la force brute de la magie et, pour tout dire, les cercles qu'il avait consciencieusement dessiné à la craie non plus. Un flash de lumière avait suffit à retourner toute la situation. Peut-être même qu'il avait totalement perdu le contrôle lorsque l'un de ses bons à rien de serviteur avait commencé à écorcher vif Leevo pour récupérer un morceau de ses tatouages. Il n'avait rien compris alors et il se tenait caché depuis dans une des armoires. Il pouvait entendre le souffle bestial du monstre qui rôdait dans la pièce et quelques gémissements de ses laquais en train d'agoniser dans un coin. Il put aussi voir le nouveau flash de magie qui raya la pièce comme une comète blanche dans le néant et qui s'écrasa certainement contre la table des concoctions puisqu'il entendit un fracas de verre juste après. Il pouvait aussi entendre ce que les murmures disaient.


- … acculé dans un coin pourri – NE MARCHEZ PAS SUR LA QUEUE DU CHAT – et à l'heure actuelle ça doit être déjà fait...

Leevo n'était plus là. Enfin, si, physiquement, plus ou moins là entre deux mouvements éclairs, mais il avait abandonné tous ses sens. Il ne restait de lui que de la magie et la fameuse noirceur dégoûtante. Elles luttaient l'une et l'autre pour avoir le contrôle tout en cherchant ensemble à remettre la main sur le coupable de leur fureur intérieure.

- … ne marchez pas sur la queue du chat - … peut-être que j'arrangerai tout ça - …

Il furetait à droite à gauche, pliait de temps en temps les genoux pour regarder sous les instruments encombrants. Il n'avait que faire du tas d'elfes derrière lui qui gisaient là en geignant.
Il disparût dans un nouveau flash de magie et réapparut de l'autre côté de la pièce où il farfouilla de nouveau, agité par de quelconques soubresauts déments.
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MessageSujet: Re: [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi}   [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi} EmptyMer 11 Avr 2012 - 10:28

Je soupire, cherchant dans le couloir sombre une quelconque porte qui pourrait m'amener auprès de Leevo. Sauf que des portes y'en avait plusieurs. Et j'avais pas envie d'en ouvrir une seule si c'est pour me retrouver face à plein d'elfes prêts à me sauter dessus! J'attendis donc qu'un indice puisse éclairer mon chemin.

Éclairer, ça oui, c'est le mot exact pour cet indice. Un faisceau lumineux apparaissait de temps à autres par les écarts entre la porte et le mur. Et la lumière bleutée me faisait bien dire qu'il s'agissait là de mon cher elfe. Prudemment, je m'avançais vers l'endroit, un peu perplexe. Devais-je vraiment entrer? D'habitude, il lui arrive de perdre complètement la tête, dans cet état là. Mais il n'avait jamais autant rayonné. Je déglutis. Si il était dans un état second, peut-être me ferait-il du mal?

Nan, c'était pas le moment de douter de lui. Inspirant profondément, je posais ma paume sur la poignée, la faisant doucement pivoter, enclenchant le mécanisme aussi lentement que possible et ouvrais finalement la porte avec une certaine angoisse. Une énorme boule dans l'estomac. Je me igeais d'horreur en voyant la nature de la salle. Une salle de torture. Un lieu dans lequel j'avais rarement été. La seule fois où j'avais pénétré dans une salle comme celui-ci, c'était parce que mon maitre avait voulu mon montrer ce qu'on faisait aux esclaves désobéissants dans sa maison. Et comme par hasard, ils en avaient trouvé un... Un frisson monta le long de mon dos. Je me souviens encore de cet homme qu'on fouettait sans relâche jusqu'à ce qu'il n'y ait presque plus de chair sur son dos. On lui avait jeté du sel sur ses plaies... Bande de monstres!

Leevo semblait chercher quelque chose, et retournait toute la pièce pour le retrouver. Entre deux phrases parlant de chats, qu'il avait l'habitude de répéter dans ces moments là, il répétait ce que l'autre abruti avait dit plus tôt. Une angoisse presque palpable montait en moi alors que je m'approchais de lui.

- Leevo...?


Un étranglement furtif se fit entendre dans l'armoire, dans un coin de la pièce. Je souris.

- Je pense que le type est là dedans, dis-je, en pointant l'armoire de mon tisonnier.
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MessageSujet: Re: [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi}   [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi} EmptyMer 11 Avr 2012 - 16:38

Leevo tourna sur ses appuis, fit face à Aoi, le transperça d'un regard plein de vide et réprima l'envie de lui planter son coutelas dans la tête.

Il eut ce qu'on pouvait qualifier d'un léger retour de conscience. Après tout, Aoi n'était pas n'importe qui pour lui ; il lui avait appris à être content, voire même heureux, et du fin fond de son être tenaillé par la furie il le reconnut et parvint à se contenir. C'aurait été dommage qu'il tue celui pour qui il s'était mis dans tous ces états, après tout.

Ses yeux soubresautèrent du voile grenat à la pupille émeraude habituelle le temps d'une seconde avant de reprendre leur couleur délétère.

Il pivota alors de nouveau sur ses pieds pour regarder l'armoire qu'on lui avait désigné, tendit des bras incandescents en signe de toute puissance et disparut dans un nouveau flash caustique qui étreignit la réalité...

… pour réapparaître au travers de l'armoire maintenant défoncée. Ses mains griffues plantées dans les portes de ce qui devait être du chêne, il se débarrassa des battants comme de deux draps de soie, les balança derrière lui et fouilla l'intérieur éventré.

Plusieurs tenues de cuirs, ceintures, bandeaux à pointes, couronnes d'épines et bretelle balancés plus tard, il n'y avait plus rien dans le placard. Mis à part un trou béant qui aurait pu laisser penser à une trappe si le mur ne s'était pas décomposé sous les bras furieux de Leevo.

Celui-ci se retourna alors et sortit son coutelas. Il pointa sa lame en direction d'Aoi et s'approcha de lui d'un pas feutré, tout en puissance qu'on essaie de contenir pour se donner un air subtil de chasseur silencieux. Il l'attrapa d'une main par le cou sans serrer pourtant, plongea ses yeux opaques dans les siens et tint une posture souveraine.


- Je vous promets que ça va chauffer pour vos fesses – Ne marchez pas sur la queue du chat ! - pas besoin d'espace ni rien, répéta Leevo de sa voix sans structure.

Il scrutait le visage d'Aoi d'une intensité perverse avant de se décider à passer un pouce brûlant de froid sur les quelques traces de sang presque sèches au coin de sa bouche. Il le lâcha ensuite pour se détourner de lui et regarder ses mains griffues d'un air qui parut perdu, qui parut réaliser que tout ceci n'était pas tout à fait normal.
Et puis il y eut un nouveau gémissement.
Leevo releva la tête aussitôt et fixa l'esclave au sol qui s'agitait faiblement dans son dernier soupir. Il revint à la priorité de sa quête de vengeance et sauta à la gorge du cadavre dans un nouvel éclair blanc.


Dernière édition par Leevo Shellhorn le Jeu 12 Avr 2012 - 2:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi}   [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi} EmptyMer 11 Avr 2012 - 20:44

J'étais pétrifié. Incapable de bouger. Pourquoi continuait-il à répéter ce que j'avais dit plus tôt...? Ma gorge me faisait mal, rien que parce qu'il me touchait. Il me fixait d'un air tellement... supérieur, et impérieux... Je ne pouvais qu'espérer qu'il ne me fasse pas de mal. Il avait... l'expression d'un chasseur qui avait enfin trouver une proie... L'expression que beaucoup de mes anciens maitres avaient affichés face à moi. Je déglutis. Leevo est dans un état second, il n'est pas comme ça... il est pas comme ça! Pourtant, il m'avait menacé de son arme... Je sentis son pouce caresser les commisures de mes lèvres, grattant doucement le sang sec qui y était resté collé.

Enfin, après un moment qui me parut interminable, il me relâcha. Il regardait ses mains, d'un air complètement absent. Qu'avait-il? Il reprenait le contrôle de lui-même...? Son attention fut absorbée par l'elfe gisant non loin de là, qui agonisait bruyamment. Je ne voulus même pas savoir ce qu'il lui faisait, je quittais en vitesse la pièce dès qu'il eut le dos tourné. Mais merde, qu'est-ce qu'il était devenu?! Il était entrer dans une colère noire... je ne l'avais pour ainsi dire, jamais vraiment vu dans un tel état. Je soupire et me passe une main dans mes cheveux.

Le couloir était calme. Trop calme. Beaucoup trop. Je haussais un sourcil en entendant un souffle dans mon dos et n'eut que le temps de voir une main plaquer un mouchoir sur ma bouche et mon nez. L'odeur m'indiqua de suite de quoi il s'agissait... Et merde! Un tranquilisant...

En quelques secondes, ma vision se troubla, et, de manière forcée, je sombrais dans les doux bras de Morphée...
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MessageSujet: Re: [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi}   [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi} EmptyMer 11 Avr 2012 - 21:40

Il réduisit ce qui restait de l'esclave en flaque organique.

Et puis il se releva, remplit son torse d'air et expira.

Respirer est la chose la plus simple et la plus naturelle du monde. C'est aussi l'une des seules choses pour laquelle l'être-vivant n'a pas dû faire d'études ou ouvrir des livres pour apprendre à le faire. Pourtant, il suffit de cette simple respiration pour faire revenir Leevo à la surface. Plus aucune lumière, plus aucune onde magique, plus aucune fixation sur une phrase en particulier.

Il regarda ses mains pleines de sang et tenta de se rappeler comment il était arrivé là. La mare au sol aurait pu lui servir d'indice particulièrement révélateur mais il ne prit pas le temps de s'attarder dessus.
Il ramassa son coutelas, joua avec le manche imbibé de pourpre et le rangea à sa ceinture.
Pour peu qu'il se souvienne, il avait été emmené ici pour se faire battre et après quelques coups de tournevis, fouets à pointes, bâtons et autres affreuses conneries, le trou noir complet. Peut-être qu'il s'était évanoui et que Carol avait décidé de faire une pause. Deux choses peu probables en y repensant puisque Leevo n'était pas du genre à tourner de l’œil et l'Inquisiteur ne prenait jamais de pause : sa vie toute entière en était une.

Il balaya les lieux du regard. On aurait dit qu'une tempête était passée par-là. Il se gratta l'oreille, s'essuya le bout du nez avec le revers de sa manche et avança en pataugeant dans le sang. Il passa la première porte qui s'offrit à lui et traîna des pieds nonchalamment dans le corridor sombre en reniflant. Il avait peut-être attrapé un rhume, se disait-il, c'était peut-être pour ça qu'il s'était évanoui. Les rhumes faisaient ce genre de chose-là aux gens.
En réalité, ce qui le faisait renifler autant, c'était les litres de sang qui dégoulinaient de son visage par la pointe de son nez.

Il déambula encore en essayant quelques portes, tomba sur quelques placards, sur quelques serrures fermées et puis sur un autre couloir. Un hall, plutôt. Un large espace scindé de poutres sur la longueur, parsemé de quelques tapis de-ci, delà. Il ne se fit pas prier pour entrer et avança sans se méfier de rien. Sa mémoire était en train de reconstruire les petits morceaux des événements précédents dans sa tête jusqu'à ce que...


Dernière édition par Leevo Shellhorn le Mer 11 Avr 2012 - 22:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi}   [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi} EmptyMer 11 Avr 2012 - 22:15

J’entrouvris les yeux, une migraine tenaillant mon crâne. Vive les effets secondaires, yeah... La pièce était plongée dans le noir complet. Enfin, c'est que je supposais. Mes yeux n'étaient pas encore assez bien habitués à l'obscurité que pour détaillé la pièce.

Merde il s'était passé quoi encore...? Ah oui.. Leevo avait perdu les pédales et moi j'avais été endormi de force et sûrement trainé dans un coin pas très folichon. Étendu sur le flanc, les bras noués dans le dos, je ne cherchais pas vraiment à me redresser, ça n'aurait servi à rien. Tout ce que je savais c'était que Leevo s'était libéré, et qu'il allait sûrement mieux maintenant. C'est tout ce qui comptait. Je soupirais. J'étais de nouveau dans de beaux draps, vraiment...

Après plusieurs minutes, je pus distinguer un peu mieux la pièce dans laquelle je me trouvais. Enfin, il ne me sembla pas qu'il s'agissait d'une pièce, plutôt d'une cellule minuscule. Ou une cage, peut-être. Mais le toit s'en retrouvait bombé sur le haut. Je haussais un sourcil. Une cage, sûrement recouverte d'un drap sombre. Une colère fulminante repointa le bout de son nez. Je suis pas un foutu canari! Merde!

Alors que je tentais de me relever, la cage bougea un tout petit peu. Attendez... Une cage en l'air? Il me prenait vraiment pour un rossignol le bonhomme, ou quoi? Je me glissais jusqu'à un coin et tentais tant bien que mal à remonter le drap d'un côté. Je n'y arrivais que de quelques centimètres mais je pus entrapercevoir plusieurs autres cages dans la pièce, toutes couvertes de draps elles aussi.

Je ne dûs pas patienter longtemps avant que le salaud n'arrive. Le drap tomba enfin, et je pus me redresser dignement. Ouais, pas de doute, c'était une cage à oiseau modèle XXL. Je dardais sur lui un regard mauvais.

-
Notre rossignol s'est donc réveillé de sa petite sieste? Il parait qu'en couvrant la cage d'un oiseau, ça l'aide dans son sommeil... Serait-ce pareil chez les anges? Ha ha.

Je ne pris même pas la peine de lui répondre et me contentais d'afficher un air hautain.

- Je vois que vous êtes plus lâche qu'il n'y parait. Vous n'avez pas mouillé vos pantalons quand Leevo a commencé à tabasser vos larbins?


Il tiqua. Aimait-il ça? N'aimait-il pas? Je n'aurais su le dire. Un vrai fou, cet homme-là.

-
Et bien, et bien... que voilà un ange bien malpoli. Tu devrais te tenir un peu plus tranquille et me parler avec le respect que tu me dois. Un jeune coq peut très vite se retrouver chapon.

Je déglutis, mais ne laissais rien paraitre de mon malaise. Cet homme avait le don de m'énerver et de m'effrayer à la fois. C'était rare... Je soupirais, analysant la hauteur à laquelle j'étais. A peine deux mètres. Tch... vraiment pour dire de me rabaisser, cette cage, pas une réelle entrave.

-
Comme tu le sais certainement, j'ai perdu le contrôle sur Leevo. Tu es donc ma... dernière carte? Peut-on dire ça comme ça? En tout les cas, si je t'ai toi, Leevo ne se dressera pas contre moi, et fera tout ce que je lui dis de faire... Amusant, non? Ce petit jeu...

Je souris, avant d'éclater de rire.

- Un humain pitoyable se prenant pour meilleur qu'il n'est... Vous êtes un rigolo vous. Quoi que vraiment pathétique. Mais amusant tout de même.


Je lui souris, affichant un sourire froid, hautain et méprisant. Cet humain était intéressant... Et je n'avais que faire de ce qu'il pourrait me faire. Après tout, sans moi, il n'atteindrait jamais Leevo... Alors que craindre? Il balaya mes paroles d'un geste de la main.

-
L'entente avec Leevo est plus ou moins rompue; cela stipulait que je ne te ferais rien si lui faisais ce que je lui disait de faire... Hors il s'est rebellé. J'ai déjà envoyé les gardes après lui. Ils vont bientôt en avoir fini avec lui, et l'amener ici.

Je haussais un sourcil. Des menaces, hein?

- Pourquoi vous voulez tellement Leevo? Vous aimez les jeunes et beaux garçons aux grand oreilles? M'est d'avis que vous ne faites pas QUE frapper vos elfes... Me trompe-je?

Il éclata de rire.

-
Le plaisir charnel ne m'interesse absolument pas, petit rossignol. Sinon cela fait longtemps que j'aurais investi dans les séraphins!

Je lustrais mes ongles sur ma chemise, n'écoutant qu'à moitié ce qu'il disait.

- Ah oui? Paraitrait qu'il faut une vingtaine d'humain pour tuer un séraphin adulte. Revenez dans plusieurs dizaines d'années, peut-être qu'on pourrait tester cette théorie seul à seul?


Il piétina sur place.

-
Garde ta langue dans ta poche, insolent! Ou tu resteras là-haut le restant de tes jours! Puis, qui sait, j'ai des relations... Je pourrais me débarasser de toi à bon prix.

Je haussais les épaules, avec un air désinvolte. Sûr que ça l'énerver, qu'on ne prête pas attention à ses paroles. Un être aussi vaniteux...

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MessageSujet: Re: [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi}   [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi} EmptyMer 11 Avr 2012 - 23:25

… un coup de massue ne vienne enrailler la machine de l'esprit.

- Joli coup.

Il n'y avait rien de mieux qu'un bon coup de massue pour arrêter les expériences récalcitrantes.

- 'rci.

Les deux gardes contemplèrent le corps inconscient étendu devant eux. Il avait foutu un sacré bordel dans la salle de torture et, par chance, les traces pourpres qu'il avait laissé sur le sol les avaient conduit jusqu'à lui.

- On dirait qu'il a arrêté d'faire la luciole.

On les avait prévenu à propos des lucioles. C'était des petites merdes brillantes qui se faufilaient entre les doigts avec une agilité désinvolte. Rien de plus chiant.

- Ouais.

Le garde renifla. Une vraie chance qu'il ait laissé des traces derrière lui, pensait-il. Il n'avait pas vraiment envie de se promener dans toute la maison à la recherche d'une maudite luciole.


- L'a pas l'air en bon état.

C'était vrai. Peut-être qu'il avait tapé un peu trop fort. Mais réflexion faite, ce connard les avait menacé de les découper en petits morceaux. Y avait rien de plus chiant que se retrouver en petits morceaux. Il donna un coup de pied dans le tas de chair.

- Bien fait pour sa gueule, à c'connard. Bon... ramasse-le. On l'ramène.

Celui qui devait être le sergent ramassa donc Leevo par les bras et le traîna derrière lui en direction du couloir.

***


Lorsque Leevo rouvrit les yeux, il les referma de suite. Tout était flou et il avait cru voir des jambes accrochées au plafond. Il les rouvrit deux secondes plus tard et, bien que l'image était redevenue nette, il voyait toujours les jambes. Un raclement de gorge au-dessus de lui lui fit comprendre qu'il y avait quelqu'un au bout et qu'il était sur le dos. Il se redressa alors en position assise, s'attrapa la tête et gémit.


- Bien. Très bien. Merci messieurs, vraiment. On dirait que tu as enfin décidé de te calmer. Parfait, parfait. Bon... puisque nous sommes tous réunis à présent, je crois qu'il est temps de mettre les choses au clair une fois pour toute.

Leevo tourna la tête par-dessus son épaule et lâcha un fameux « La ferme » qui lui valut un fameux coup de barre en fer dans les côtes. Il se laissa tomber sur le côté en gémissant encore. C'est là qu'il vit alors l'incroyable et que la bobine de sa mémoire s'enroula à la vitesse éclair : Aoi était suspendu dans une cage accrochée au plafond ?!

Il écarquilla les yeux et récupéra des appuis pour se traîner au sol.


- Aoi ?! Il se tourna vers Carol qui jouait avec sa canne en fer, l'air satisfait.
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MessageSujet: Re: [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi}   [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi} EmptyDim 15 Avr 2012 - 14:46

Je grommelais. Ce type était.... plus qu'irritant. Je le supportais pas. J'avais envie de le frapper rien qu'en le voyant se pavaner devant tout le monde, tel un pseudo-dieu qui se pensait maitre du monde. Je le haaaaais! J'avisais donc avec une certaine idée en tête les barreaux de ma jolie petite prison dorée... Semblaient pas bien épais, en les gelant le métal devrait facilement se briser.

Leevo sembla enfin émergé. Je n'écoutais même plus ce que disait le fou, je me contentais d'essayer de sortir de là. Parce que oui, je contentais bien m'en sortir, comme à chaque fois! A la fin, on commence à attraper la technique. Jusqu'à ce que le guignol donne un coup à Leevo. Ca c'était le moment de se réveiller! Finalement, Leevo me vit et sembla surpris de me voir là. Bon, il est dans son état normal c'est déjà ça... Le gugus lui empoigna les cheveux et le força à le regarder.

- Oui, oui... Une cage. Elle est jolie non? Tu n'aimes pas? J'ai fait ça pour sa sécurité tu sais? Après tout, tout le monde le recherche non? Si il reste dans cette cage, il n'aura pas d'ennuis. Tu ne penses pas? Regarde, les beaux oiseaux sont toujours dans des cages, non? Ils doivent appartenir à quelqu'un.

Leevo fronça les sourcils, en même temps que moi. Il était repasser en mode manipulation? Et... attendez.... Il m'a encore comparé à un oiseau celui-là?!

- Tu sais, les anges sont un peu comme des oiseaux: ils volent et ils sont souvent la proie de collectionneurs pas vraiment intentionnés. Mais si tu les dorlotes et que tu les protèges en les mettant dans un cage comme celle-ci, ils sont en sécurité, tu comprends? Et toi? Est-ce que tu lui as payé une si belle cage?

Raaaah mais il me soule! Et en prime, Leevo faisait sa tête de réflexion, visiblement déçu de ne pas avoir eu connaissance de cette "information". Je soupire.

- Mais oui, bien sûr, nous les anges on vit dans les arbres, on mange les fruits de l'arbre du Bonheur, on aime les cages et on picore des graines... C'est un tas d'inepties! On vit comme les humains! Alors arrêtez d'inventer tout et n'importe quoi!


Il ne sembla pas content de ma réponse et marmonna quelques trucs à Leevo. Marre! Je passais ma langue le long de quatre barreaux, les humidifiant le maximum possible, sous le regard soudain lubrique des deux gardes, que je fusillais du regard. Je pris soin aussi de geler les cordes, qui étaient humides, sûrement entreposées dans un endroit pas très sec. Une fois que j'en fus débarassé, je gelais la salive qui se trouvais sur les barreaux, les brisant un à un. Ben oui, le gek ça peut cassé le métal après tout. Et les barreaux étaient fins, pas besoin de s'y attaquer franchement. Je tiquais en voyant que les gardes avaient compris mes plans et me laissais tomber au sol, armé de deux morceaux de barres fendus. Un vers les gardes, l'autre vers le mec, qui sembla surpris.

- ... J'veux que vous nous laissiez partir! J'en ai assez!


Je pointais d'avantage mon arme improvisée vers les gardes qui semblaient vouloir avancer.

- Bougez pas! Ou sinon vous risquez bien de perdre malencontreusement la vue... Et pas avec ce simple bout de métal. Le corps humain est rempli de sang, qui lui même est composé d'eau. Et l'eau, ça se gèle. J'pourrais très bien faire ce que j'ai fait avec la cage sur certaines parties qui font de vous des hommes... Je suis passablement énervé. Faut pas me chercher aujourd'hui. Et c'est pas deux gardes à la noix qui m'arrêteront, j'ai déjà fuit des Capes Blanches, MOI !
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MessageSujet: Re: [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi}   [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi} EmptyMar 17 Avr 2012 - 14:18

Peut-être que Leevo avait eu tout faux depuis le début. Aoi lui avait bien parlé de ses origines célestes, de ses ailes arrachées et tout le tutti quanti. Il n'avait pas cherché à en apprendre plus ; il s'était dis que dans les croyances des quidam de Feleth les Séraphins étaient un genre de diamant à l'image de l'excentricité du propriétaire. Quelque chose de banal, en somme. Lui l'avait vu comme quelqu'un de normal au début et plus le temps était passé plus il s'était rendu compte qu'Aoi ne représentait qu'un petit pourcentage de la normalité ; le petit pour-cent supérieur. Maintenant on le lui présentait comme un animal fragile qui méritait autant d'attention et de soin qu'un animal de compagnie de haute lignée.
Il n'avait jamais vu les choses ainsi et, en y repensant bien, en repensant au travail de bonne qu'il laissait Aoi faire, à cette aura spéciale qu'il dégageait, la petite idée que, peut-être, il lui avait fait plus de mal que de bien en le recueillant chez lui naquit petit à petit dans sa tête. Peut-être bien qu'il l'avait asservis.

Il le regarda tenir les gardes à distance avec les barreaux de sa cage gelés. Il l'avait déjà vu utiliser la magie pour des petits trucs quotidiens sans importance ; il s'était dis alors que c'était plus des tours de passe-passe et des astuces de grands-mères qu'autre chose. Aujourd'hui il utilisait de la vraie magie et menaçait ses assaillants avec. Il voyait Aoi d'un œil différent alors. Leevo détestait la magie par-dessus tout – la sienne comprise – et même s'il admettait qu'elle pouvait être utile d'une façon ou d'une autre, les quinze années qui se traînaient derrière lui l'empêchaient de croire qu'elle puisse être employée à bon escient.

Il serra la mâchoire et sentit ensuite la prise sur sa tête se relâcher. Carol prenait ses jambes à son cou dans la direction opposée. Leevo se releva alors d'un coup de genou habile, dérapa dans son élan et fonça à sa poursuite. Hors-de-question de le laisser s'en tirer ; il devrait assumer ses actes jusqu'au bout, telle était la doctrine de l'Inquisition : quand on tient un couteau dans la main, on doit inévitablement se le planter quelque part.

***

Quelques longues minutes plus tard, Leevo revint seul d'un pas énervé, brillant de frustration, par une autre porte. Carol avait réussi à le semer. Arrivant par derrière les deux gardes toujours maintenus en expectation, il passa ses mains autour du menton du premier loubard et d'un mouvement sec il lui rompit le cou.


- Ça, pour le coup sur la tête, siffla-t-il en le laissant tomber et, attrapant sa massue au vol, il donna une taloche du manche au deuxième garde avant de lui monter dessus une fois qu'il fût étalé par-terre. Il appuya son talon sur sa gorge et rabattit violemment sa tête sur le côté. Et ça pour tout le reste.

Ses tatouages s'éteignirent alors et il entreprit de fouiller les carcasses à la recherches d'éventuels billets qui pourraient orienter de quelconques recherches postérieures sur la trace d'Aoi. Il trouva deux jolies bourses et un morceau de papier chiffonné qu'il glissa dans sa poche. Il entreprit ensuite de vider l'une des bourses sur les deux cadavres pour en aviser la quantité de pièce. Un œil d'expert comptable aurait pu compter environ cinq-cent-soixante pièces d'or et quatre-vingt pièces d'argent. Leevo soupesa la deuxième d'un air perplexe et la jeta dans les mains d'Aoi avant de pousser l'un des corps du bout du pieds.

- J'imagine qu'ils sont d'accord pour que tu la prennes en guise de dédommagement. Il s'attrapa l'arête du nez, ferma les yeux et soupira de fatigue. Tout était de sa faute, résuma-t-il dans sa tête, et, se détournant du regard de son ami, il se mit à croire que l'avenir ne serait pas meilleur si Aoi restait dans les parages. J'ai besoin de boire un verre, dit-il enfin, sortons d'ici.
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MessageSujet: Re: [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi}   [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi} EmptyJeu 19 Avr 2012 - 10:38

Je soupesais la bourse d'or. C'était lourd... Je pense n'avoir jamais eu autant d'argent entre les mains au même moment.. Un son de cliquetis se fit entendre et je vis que mes mains avaient la tremblotte. Je tentais de les arrêter de trembler mais je n'y arrivais pas. Brandir une arme devant quelqu'un ,m'arrivait très rarement. Généralement je me faisais dessus si il tentait le moindre pas. Mais cette fois-ci, ça avait eu son petit effet, heureusement. J'avais l'impression que mes jambes allaient lâcher sous mon poids; j'étais toujours en vie et de nouveau libre.

Leevo ne semblait pas vouloir me regarder. Je m'en voulus alors d'avoir utiliser la magie pour nous sortir de ce pétrin. Il déteste l magie, après tout. Peut-être ferais-je mieux de partir? De disparaitre? Au moins, il n'aurait plus de tracas. C'est parce qu'il m'avait vu, que tout ça était arrivé. J'avais été la cause de tout ceci et Leevo avait failli perdre sa liberté encore une fois, simplement à cause d'un banal esclave comme moi.

- J'ai besoin de boire un verre,dit-il enfin, sortons d'ici.

J'acqueçais, encore sous le choc, avant de le suivre sans faire d'histoires. Nous sortîmes enfin de la maison, Leevo grimaçant en voyant les elfes survivants courir partout à la recherche du maitre de maison. Une fois dans le vestibule, Leevo attrapa une quelconque cape de voyage et la passa sur mes épaules. Il ne me regardait pas en face. J'en fus... perturbé; Habituellement il me regardais sans cesse et m'observait dans chacun de mes gestes. Là, il osait à peine me toucher. Je me mordis la lèvre inférieure pour retenir mes larmes. Il m'en voulait, c'était certain maintenant...

Il sortit et je le talonnais de près, ne voulant pas perdre sa trace au milieu de la foule. Je le suivais, la mort dans l'âme. Il m'en voulait, il m'en voulait... peut-être même ne voudrait-il plus de moi chez lui? Il ne m'aimait plus? Je n'étais plus "spécial"? Une fois arrivés à la taverne, il nous emmena dans un coin reculé du bâtiment, pour qu'on soit plus tranquille.

Il commanda une boisson alors que je ne prenais rien cette fois. L'angoisse me montait à la gorge et je ne pouvais plus attendre. Je commençais à tripoter nerveusement à la doublure de ma cape, stressé. Je tentais d'avoir une voix ferme et décidée mais je n'arrivais qu'à chevroter quelques mots.

- ... Je sais que tu m'en veux avec tout ce qui s'est passé... C'est de ma faute tout ça... mais laisse moi rester chez toi, s'il te plait!


Pensant que c'était la meilleure chose à faire, je l'embrassais au coin des lèvres et me blottis contre son bras.

- ... Je ferais ce que tu veux.. mais je veux rester chez toi..
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MessageSujet: Re: [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi}   [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi} EmptyJeu 19 Avr 2012 - 14:24

Leevo eut un mouvement de recul quand Aoi lui attrapa le bras. Dans un éclair de pensée fugitive, il regretta que ce membre soit le sien avant de se détendre finalement et de baisser les yeux sur son verre duquel il entreprit de lustrer le bord du doigt.

Aoi semblait avoir cette capacité extraordinaire, en plus d'être toujours propre, d'être organisé, d'être un bon professeur, d'être un Séraphin et d'être un bon médecin, il semblait, donc, avoir le don de lire dans les pensées des gens. Chose très étrange pour l'elfe qui s'était jusque là toujours habitué à voir ses réflexions passées sous silence et tombées dans l'ignorance et l'oubli le plus total.

Au bout d'un long moment de silence, il inspira mentalement et se lança sur la vague de la conversation alambiquée.


- Ce n'est pas la peine, dit-il, j'ai été idiot. Je n'ai pas réfléchi. Tout ce qui s'est passé... J'ai cru que j'étais libre, j'ai cru que je pouvais enfin faire ce que je voulais et j'ai cru que tu pourrais être en sécurité chez moi. J'ai eu tort.

Il leva son verre et se regarda dedans un long moment. Il avait eu tort. Il était libre par principe puisque son maître était mort, mais derrière son maître il y avait tous les autres, toutes les obligations auxquelles il devait faire foi et pour lesquelles il vivait encore aujourd'hui. Il était bien loin d'être libre, son nom de famille, l'endroit où il logeait, tous les biens qu'il avait, tout ce qu'on lui avait donné composait les barreaux de sa prison au-dessus de laquelle l'autorité de l'Inquisition régnait, dissimulée derrière de faux-semblants.

Il vida son verre d'une traite et baissa la tête, au désespoir.


- Pourquoi tu voudrais rester après tout ça ? On t'a maltraité à cause de moi, on t'a attaché, on t'a frappé, ils allaient te vendre pour un rien et malgré ça... Tu me demandes de rester ? Il ferma les yeux et se frotta le front, assaillit par l'incompréhension. Tu ne serais pas mieux loin d'ici ? La logique ne voudrait-elle pas que tu fuis encore ? C'est ce que tu as toujours fais. Il soupira, rouvrit les yeux et les plongea dans ceux d'Aoi. Je ne pensais pas être capable de faire ça avant, de vouloir quelque chose au point d'accepter n'importe quoi. Je ne pensais pas pouvoir m'inquiéter pour quelqu'un d'autre. Te rencontrer a vraiment changé quelque chose en moi et la simple idée qu'il puisse t'arriver quelque chose m'est aujourd'hui inacceptable. Il détourna de nouveau la tête et entreprit de se servir un nouveau verre. Pourtant, je doute fort que rester ici soit la meilleure solution pour toi, même si... Même si je n'ai pas envie que tu partes.

Ces derniers mots moururent à voix basse pour se mélanger au silence. Il était tiraillé entre le désir et la sécurité, deux choses qu'il appréhendait à contre coeur.
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MessageSujet: Re: [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi}   [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi} EmptyJeu 19 Avr 2012 - 17:23

Je n'en croyais pas mes oreilles. Il se pensait responsable de ce qui m'était arrivé? Et... il vient de me faire une déclaration là, non? J'avais envie de lui dire de même, mais aucun son ne sorti de ma bouche quand j'entrouvris les lèvres. Qu'est-ce que je lui aurais dit, de toute manière?

Je rougis. Je n'avais pas pour habitude de tomber amoureux de mes amants; J'y étais le plus souvent très attaché mais ça s'arrêtait là. Des relations très amicales dans lesquelles s'incluaient des petites aventures charnelles. Ca convenait à tout le monde, sauf dans certains cas. En général je tombais plutôt amoureux des filles. Mais je n'osais ni leur dire et encore moins les toucher. Parfois je n'osais même pas les approcher, ce qui n'était pas évident.

Je posais ma main sur la sienne et me blottis d'avantage contre lui, déposant ma joue contre son bras. Caressant doucement son torse, je traçais des arabesque sur sa peau. Qu'est-ce que je pouvais bien dire? Je rougis et soupirais.

- ... Je veux rester avec toi parce que je t'aime bien. On peut rentrer à la maison maintenant?


Je sentais mes oreilles chauffer. Et une tomate bien mure, une! Sans attendre vraiment sa réponse, je le tirais par le poignets et l'emmenais à l'extérieur, nous dirigeant vers son manoir. Il était hors de question que je reprenne ma vie de fugitif. En tout cas, pas maintenant. Nous rentrâmes par le vestibule en désordre et je regagnais le salon: un capharnaüm dans nom s' était installé.

- .. Ce sont les gardes qui ont fait ça. Je vais tout ranger.


Je lui souris, forçant un peu pour le rassurer. J'avais peur qu'il ait encore dans l'idée de me jeter dehors. Je rougis. Non, il n'allait sûrement pas faire ça... Si?

- ... Je veux rester. S'il te plait?


Pour appuyer mes dires, je déposais mes lèvres sur les siennes et me blottis dans ses bras, attendant une réponse, une boule au ventre.
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MessageSujet: Re: [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi}   [CLOS] De nouveaux petits ennuis {Aoi} EmptyJeu 19 Avr 2012 - 21:37

Leevo découvrit le salon, ou plutôt la pièce sens dessus dessous qui était censée l'être. Il était certain que les gardes savaient comment retourner une personne. Les meubles aussi, apparemment.

Il n'y prêta pourtant pas plus d'attentions ; c'était comme ça qu'il aimait voir sa non-maison, chaotique et bordélique, à l'image de sa vie en général.
Elle ne méritait que ça après tous les ménages perfectionnés qu'elle avait imposé à Leevo, sans parler des heures à lustrer le bois de la rampe d'escalier.

Il commençait à partir pour aller s'isoler dans un coin quand Aoi recommença à se serrer contre lui pour l'embrasser et le supplia des yeux pour rester dans le manoir.

Leevo resta bête quelques secondes et ne répondit pas à son étreinte ; tout ça commençait à avoir un goût de poison et il ne pouvait s'empêcher de croire que plus il se tiendrait proche de lui, plus ils auraient des problèmes. Les problèmes ne le dérangeaient pas tant qu'ils ne mettaient que lui en danger et il craignait vraiment que, peut-être, outre des gens cruels et intéressés, une force supérieure qui se prénommerait Dieu ne se mette à leur jouer de sale tour. Il ne supporterait jamais d'avoir participé et emmené Aoi sur les chemins tortueux des châtiments corporels. Jamais il n'accepterait de lui faire vivre ce que lui a enduré.

Il attrapa Aoi par les épaules et l'écarta de lui gentiment et fermement avant de le lâcher.


- Je ne peux pas t'empêcher de rester, alors.

Il lui fit un non-sourire digne et fier de faire son retour sur son visage, le dépassa et monta les escaliers qui menaient au bureau. Il lâcha par dessus son épaule :

- Je vais faire en sorte que mes affaires ne t'atteignent plus. Tu ne seras plus impliqué dans rien.
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