''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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Aoi Haandar
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Race : Séraphin aux ailes coupées
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Métier : Esclave fugitif, chanteur de rue
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[PV] Le temps des adieux {Leevo} _
MessageSujet: [PV] Le temps des adieux {Leevo}   [PV] Le temps des adieux {Leevo} EmptyMar 1 Mai 2012 - 15:40



Le début de la semaine s'était passée sans encombres. Pour oublier les dernières aventures, je m'étais remis à faire le grand rangement de la maison, qui, définitivement, en avait encore et toujours besoin. Les poussières étaient plus que présentes. J'astiquais le sol de la salle à manger (jamais utilisée, évidemment) et m'attelais à la tâche d'enlever, justement, toute forme de taches sur les tapis. Chose bien fatigante et je m'étais endormi pour une petite sieste au milieu des produits nettoyants. Après deux bonnes heures de bon dodo, je me réveillais enfin et m'attelais au bureau de l'ancien maitre de Leevo. Il n'aimait pas que j'y mette les pieds, mais il fallait au moins mettre de l'ordre dans tous ces papiers éparpillés!

Je m'attelais donc à au moins remettre les parchemins dans chacune des fardes qui leurs étaient destinées, les fardes furent époussetées et finalement tout fut mis dans des boites portant elles-mêmes le nom des fardes. Ce fut ensuite au tour des poussières d'être évacuées. Puis, une fois que les étagères des archives furent plus ou moins propres et ordonnées, je m'attelais à des coffres où étaient rangés pas mal de bouquins et de babioles. Un coffre entier était lui destiné à tous les cadeaux que le type avait reçu. Certains étaient encore même emballés. Je souris et pris un malin plaisir à tout sortir, comme si ils étaient à moi. Quoi? Il est mort. Il s'en fout que je déballe ses cadeaux!

Le premier paquet était un ensemble de vêtements plutôt simples, pas très intéressant. La suite était beaucoup plus... brillante. Des bijoux en argent, incrustés de pierre... Y'en avait pour une petite fortune là dedans. Est-ce que Leevo m'en laisserait une? J'aime bien les bijoux... Je rougis, en cherchant bien je trouvais un paquet avec une forme... étrange. Je ne préférais même pas l'ouvrir, sait-on jamais, les nobles ont parfois des mœurs bizarres, surtout en matière de blagues. Un autre paquet pesait son poids. Je l'ouvris pour découvrir un collier en cuir noir avec une plaque gravée "Leevo dessus". Une laisse l'accompagnais. Quand je disais qu'ils avaient des mœurs bizarres... Je grommelais avant de tomber sur une caisse que je me dépêchais d'ouvrir. Elle contenait... des bouteilles. De vin, certainement. J'allais les poser dans le couloir puis me remis à tout dépoussiérer.

Je me mis à penser à autre chose: quel était la date d'anniversaire de Leevo? Moi, je n'en avais jamais eue. A part celle de l'arrivée dans la maison de mes parents adoptifs. Mais ça n'avait pas vraiment de valeur au niveau de mon âge. Après tout, je vieillis lentement, une année de plus n'a pas de réelle importance. Alors, je m'étais fixé deux anniversaires dans ma vie; celui de mon adoption, et celui de mon évasion. L'un au printemps, l'autre en hiver. Mais et Leevo? Si il avait un anniversaire, alors je pourrais lui faire un gâteau, et un cadeau. Il n'avait certainement pas reçu énormément de cadeaux, au court de sa vie. Je suis certain qu'il en serait content... non?

Une fois que j'eus terminé de tout nettoyer, je revins dans le couloir, pour descendre les bouteilles à la cave. Sauf que... elles n'étaient plus là. Je fronçais les sourcils, avant d'appeller Leevo. Il les avait peut-être prises?


Dernière édition par Aoi Haandar le Mar 1 Mai 2012 - 20:05, édité 1 fois
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Leevo

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[PV] Le temps des adieux {Leevo} _
MessageSujet: Re: [PV] Le temps des adieux {Leevo}   [PV] Le temps des adieux {Leevo} EmptyMar 1 Mai 2012 - 17:42

Leevo Shellhorn

« Aa-... aaar-...gl... »

Ervin Shellhorn à propos des adieux.


***

On ne savait pas si c'était un beau jour, aujourd'hui. Leevo ne le savait pas, en tout cas. Il n'avait pas remis un pied dehors, même pas une oreille, et avait préféré traîner dans le manoir, à scruter l'extérieur comme il le faisait si bien dans le temps. C'était une occupation assez prenante, malgré les apparences. Épier les passants, essayer de comprendre ce qu'ils tramaient, les observer s'affairer à leurs occupations de passants, tout ça. Le seul hic dans cette activité ô combien passionnante, c'était qu'on n'y voyait rien de « tout ça », par cette fenêtre. Aoi avait beau l'avoir lavé, l'horizon restait toujours gris et imperceptible. Peut-être que c'était une fausse-fenêtre, s'était dit Leevo, ce qui ne l'empêchait pas d'y rester planté toute la journée. Il s'était mis la drôle d'idée en tête que s'il y avait cette fenêtre ici, c'était bien pour quelque-chose. Elle devait forcément s'ouvrir sur le monde – même si le loquet avait mystérieusement disparu de son emplacement – et en montrer un petit bout. Un bout pas aussi visible que les autres bouts, voilà tout.

Il fallut bien qu'Aoi se remette un jour à vouloir nettoyer le bureau de son maître, bureau emprunt de souvenirs, bureau qui avait une âme propre, bureau qui, Leevo essayait de se dire que ce n'était pas vrai, était particulièrement maléfique. Ervin Shellhorn avait été un magicien alchimiste, un technicien de l'irréalité et un manipulateur d'essences des Choses. C'était normal que là où reposaient toutes ses affaires, tous ses travaux abandonnés, soit un endroit capable de faire ressentir des trucs que d'autres endroits – comme des toilettes, par exemple, ou plutôt un placard à balais – ne faisaient pas ressentir.
Et ce qu'il faisait ressentir, ce bureau, c'était l'air perplexe de son ancien maître. Il faisait aussi bien sentir comme personne que le papier était tiré des arbres et qu'il pouvait donc pourrir et puer.

Leevo n'aimait pas s'y aventurer et trifouiller dans ces affaires laissées-pour-compte. L'Inquisition l'y avait pourtant obligé, soi-disant qu'il devait justement les reprendre, chose qu'il comprenait un peu plus à chaque fois qu'il s'y rendait à reculons. Ce n'était pas des affaires qu'il fallait abandonner dans un coin et qu'on pouvait oublier. L'impression bizarre d'être regardé par les papiers obligeait à y être attentif.

Bref. Aoi avait donc de nouveau décidé de mettre de l'ordre dans l'âme gribouillée des feuilles, chose que Leevo n'appréciait pas spécialement pour les raisons citées plus haut, mais qui se produisit quand même. Ça se produisit aujourd'hui. Maintenant.

L'elfe était toujours devant sa fenêtre aveugle et essayait de ne pas voir, de ne pas entendre ce que fabriquait son ami. Après tout, il aimait ranger, il adorait ça et après ce qu'il avait subi, c'était peut-être bon signe de le voir se remettre à ses sombres planning de ménage. Et puis ce n'était pas comme s'il rangeait n'importe comment. Il savait s'y prendre. Du moins, c'est ce que Leevo en avait conclu. Sa tête n'était pas assez ordonnée et sa conscience pas assez consciencieuse pour qu'il ait une quelconque idée de comment bien organiser les choses autre que celle qu'Aoi défendait, et ce même s'il avait du mal remettre la main sur quelques-uns des objets qui avaient essuyé les manies du Séraphin. Il essayait donc de se convaincre que ce n'était pas une si mauvaise idée que ça d'aller bousculer un peu la léthargie du bordel poussiéreux du bureau.

Il y parvint parfaitement lorsque des bouteilles apparurent sur le pallier.

Il s'en approcha avec une curiosité nouvelle. Il s'y connaissait en bouteilles, surtout en bouteilles pleines qui finissent vides après, généralement, quelques additions mécaniques entre le contenu et sa bouche. Il pensait s'y connaître assez pour classer celles-ci loin au-dessus du fameux « Le jus de pieds de Boubou » de la Panse Repue qui avait, sûrement, plutôt le goût qu'aurait pu avoir la pisse dudit Boubou. Il se pâma d'un sourire qui se voulut coquin et satisfait quand il embarqua la caisse loin du méchant bureau où elles avaient été enfermées tout ce temps.

***


Leevo s'y connaissait vraiment en bouteilles. Il avait déjà goûté toutes les spécialités et les non-spécialités d'une grande partie des tavernes de Madorass à la recherche du fameux machin qu'on appelait « Ooooh les gaaaars je suis soûûûûûl ! HAHAHAA » et qui donnait, d'après ce qu'on lui avait dit, l'impression d'être léger, de pouvoir voler et de tout voir en rose. Il avait écumé des bars à la recherche de la joie pétillante de l'alcool et aurait payé cher juste pour voir au petit matin, même de loin, la fameuse gueule-de-bois qui se ramenait dans vôtre lit. Ça devait être quelque-chose de surprenant, quelqu'un avec une gueule en bois. Mais il n'avait jamais eut cette chance. Un défaut de conception qu'il mettait sur le compte de sa magie, histoire de la détester encore plus. C'était peut-être vrai. Mais nous n'expliquerons pas ça aujourd'hui.

Il avait néanmoins un petit peu ressenti un moindre effet de l'alcool, le fou rire idiot, quand il avait bu de l'eau-de-vie. L'Inquisition l'avait mis en garde contre l'eau-de-vie. On s'en servait pour remettre les futurs-cadavres sur patte, pour leur redonner un peu de couleur, pour, simplement, leur redonner de la vie, comme le nom l'indique. On s'en servait aussi pour décolorer les habits, voire, lorsqu'elle venait des campagnes spécialistes, pour fondre le cuivre et rallumer la cheminée quand on n'avait plus de bois. C'était une eau sainte. Une sainte horreur pour quiconque partageait l'idée que, lorsqu'on se perd en montagne et qu'on doit mourir, c'est parce que les Dieux l'ont décidé ainsi et qu'il n'est donc pas nécessaire d'envoyer un idiot de chien vous verser cette lave dégoûtante au faux goût de pêche dans la bouche pour vous ressusciter.

Néanmoins, ces bouteilles-là n'étaient pas de l'eau-de-vie. Leevo en avait ouvert une et l'odeur qui s'en était dégagée laissait entendre que celui qui veut boire son contenu a intérêt à enlever ses chaussures et ses chaussettes s'il ne veut pas les salir. Ça n'inspirait pas la vie. Ça inspirait la mort et la nécrose d'un organe inutile qu'on vomira bientôt. C'était donc un bon alcool. Peut-être même – Leevo fit tourner le goulot sous ses narines -, peut-être même un vin bien meilleur que le Sir Vescilini de premier age.

Après plusieurs coup de nez et d’œil à travers le goulot, il se décida à succomber aux odeurs de forêts humides, mousseuses, de jungle habitée par des gobelins nécrophages et à boire une gorgée.
Il en but un morceau.


Dernière édition par Leevo Shellhorn le Mar 29 Mai 2012 - 10:15, édité 1 fois
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[PV] Le temps des adieux {Leevo} _
MessageSujet: Re: [PV] Le temps des adieux {Leevo}   [PV] Le temps des adieux {Leevo} EmptyMar 1 Mai 2012 - 20:18

Je haussais un sourcil en découvrant Leevo qui buvait une des bouteilles fraichement sorties du bureau. Bon, d'accord, il s'était trouvé une nouvelle boisson, qu'à cela ne tienne. Je m'étais donc remis à ranger le bureau, en époussetant le tapis. Bien, au moins, ça c'était fait. Pour bien entamer l'après midi, je me mis à remettre en l'état différentes chambres de la maison. Après tout, ça pourrait être bien, d’étrenner d'autres lits, de temps à autre, non? Histoire que je n'ai pas systématiquement de laver les draps de mon lit chaque fois. Encore fallait-il que je convainque Leevo de remettre ça. Il n'avait rien contre les baisers mais l'étape supérieure, ça, c'était tout autre chose. Je terminais d’aménager ce qui semblait être une ancienne chambre d'hôte, vu l'allure impersonnelle que prenaient les lieux. Bien, c'était fini. Je tendis l'oreille, entendant quelques pas dans le couloir, pour ne plus rien entendre ensuite. Allons bon, mon ouïe me joue des tours?

Une fois tout ce grand chambardement terminé, je m'autorisais une petite pause et testais une recette de soupe tirée d'un livre, certainement laissé là par l'ancien cuisinier de la maison. Je grommelais intérieurement. Est-ce que Leevo en goutera un peu si je lui en apporte un bol? Ça m'étonnerait fortement. Il faudrait que je lui invente une histoire sur la soupe. Il est assez naif pour la croire non? ... non. Aoi, tu deviens mauvais, ressaisis toi! Je lui ferais gouter et on verra ce qu'il en dit. L'elfe se pointa dans la cuisine, alors que j'épluchais les légumes. Ce n'était pas dans ses habitudes... il était venu voir comment je procédais? Je grimaçais. C'était un peu agaçant d'être observé... Mais finalement, il repartit au salon. Je soupire et attends que la cuisson soit terminée, en lisant un livre quelconque qui passait par là. Une fois le potage prêt, j'en remplis deux bols et les posais sur la table, avec des cuillers et partis chercher l'elfe. Allons donc il viendrait bien gouter non?

Je le tirais par la manche après l'avoir trouvé en train de végéter devant la fenêtre. Il ne comprit pas trop ce que je lui voulais et je le fis s'asseoir devant le bol de soupe qu'il jaugea... avec un drôle de regard sur la mixture.

- C'est de la soupe. Je l'ai faite moi-même. Tu veux bien la gouter?


Il mit un moment à faire faire l'allée et le retour entre moi et le bol à ses yeux puis, finalement, il en huma le contenu. Toujours aussi peu convaincu, évidemment. Je m'installais à ma place et commençais à manger.

- Est-ce que tu as un anniversaire? Ça serait sympa de le fêter ensemble.
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Leevo

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MessageSujet: Re: [PV] Le temps des adieux {Leevo}   [PV] Le temps des adieux {Leevo} EmptyMer 2 Mai 2012 - 15:32

La gorgée était descendue toute seule en même temps que le goût était remonté dans sa tête. Même s'il ne connaissait pas exactement quelle odeur avaient les gobelins nécrophages de la jungle, il put, non sans trop forcer sur son imagination réduite, se faire une petite idée du goût qu'ils auraient eu si d'aventures il s'était mis à vouloir les manger. Idée grotesque par excellence puisque tout le monde savait que les gobelins n'étaient pas comestibles. Le type qui avait fait ce vin n'était visiblement pas ce monsieur « tout le monde » et ignorait, de fait, une grande majorité de ce genre de choses.

C'était, en gros, un vin dégueulasse. Leevo dut faire un effort sur-elfique pour ne pas vomir ses derniers repas. Remarquez, ça ne fut pas un effort très difficile puisqu'il n'avait rien mangé. A part peut-être d'autres gorgées de vin. Mais pour ça, son corps s'y était entendu et savait les faire disparaître de son organisme sans laisser de traces. A son grand malheur. Il ne découvrirait pas ce monsieur gueule-de-bois ni non plus ce que ça fait quand l'alcool fait remonter les vieux souvenirs gastriques pour les régurgiter. Un avantage, jugerons les experts, certes, mais à côté de tellement d’inconvénients... Quelle vie de chat.

Histoire de se faire une autre idée plus précise de ce à quoi aurait pu avoir goût, par exemple, un orteil boueux rempli de champignons plus que d'ongle et trempé dans de vieux déchets organiques, il but une nouvelle gorgée et pensa – ou plutôt fit par mimétisme – à faire tourner le liquide, à défaut d'avoir un meilleur mot sous la dent, dans sa bouche.

Il eut l'impression que ses gencives se recroquevillaient sous la houle.
Il eut l'impression que ses dents se congelaient.
Il eut l'impression que quelque-chose allait lui sortir par les yeux.
Il eut chaud.
Il vit des trucs.

C'était des trucs innommables. Sauf en langage de vieil ivrogne, du genre à se trimbaler sur des quais, encore saoul de la veille à neuf heure du matin et à parler d'une guerre atroce qui n'avait jamais eu lieu dans l'Histoire mais à laquelle, quand même, personne n'osait contester sa participation.

Il eut conscience que ses pupilles s'étaient dilatées, quoiqu'il ne connaisse pas réellement la chose sous cette formulation là, quand il se regarda dans la vitre teintée de la fenêtre sans horizon. Il épargna au monde un juron quand les trucs inexistants se mirent à danser autour de lui. Une danse pas bien travaillée, de l'avis de l'elfe, et qui consistait, en gros, à sauter de haut en bas en faisant trembler le monde. L'image tressautait réellement à ses yeux et il eut beau tenter de se concentrer, de froncer les sourcils, n'importe quoi, le tremblement se propageait dans sa tête où il sentait maintenant son propre pouls battre la charge. Tous les éléments semblaient s'être réunis pour lui faire exploser le crâne. Idée qui s'y insinua, d'ailleurs, quand il considéra le mur voisin. Tiens donc, ça serait pas mal de taper un coup dedans pour voir si ça raisonne, non ?

C'est Aoi qui le sortit, une fois de plus, de sa divagation totale, et qui l'entraîna – Leevo eut davantage l'impression de glisser que de marcher – vers la cuisine où il eut la drôle initiative de l'y faire asseoir. Il ne s'y était plus ou moins jamais assis.
Avant, la table et les chaises étaient plutôt là pour combler le vide et justifier le titre de « cuisine-salle à manger » de la pièce. Son maître, en journée de dé-jeûne, mangeait à l’abri de tous les regards, généralement dans un recoin de son bureau. De même pour Leevo qui, bien qu'il n'avait toujours pas compris que la faim était autre chose qu'une obligation à laquelle il fallait répondre pour vivre un peu plus longtemps, avait plus ou moins perdu son habitude de l'époque à se nourrir dans sa chambre-placard.
Depuis la mort de son maître, l'idée que le vin était avant tout des fruits, donc de la nourriture, soit un repas et en même temps une boisson, mais aussi un bon moyen de se transpercer le foie sans trop de souffrance immédiate lui avait paru une alternative idéale au figuin rassi du Panier Savant.

Aujourd'hui il se retrouvait face à un bol de ce qu'on pouvait aisément appeler de la soupe.
Sans chercher à vouloir offenser mentalement le travail de son ami, il scruta le velouté et se dit la chose suivante : on dirait quelque-chose qu'on aurait bien pris le temps de mâcher, mastiquer et manger avant de le servir.
Il y avait des petits morceaux du quelque-chose défunt qui flottaient un peu. Pourtant, il avait vu Aoi faire la cuisine et il ne se souvenait pas qu'il ait, à un moment donné de sa préparation, mâchouillé préalablement le contenu de son bol. Pourtant, à l'odeur et tout...

Il posa des yeux perplexes sur le Séraphin qui avait entrepris d’entamer la conversation en même temps que son repas. Il le regarda manger un petit moment, avant de saisir à son tour sa cuillère et d'en darder l'ombre au dessus de la soupe qui ne broncha pas.

Ça ne le dérangeait pas tellement de dé-jeûner un peu plus aujourd'hui, même si ça ternissait soi-disant les pensées. Non, ce n'était vraiment pas ça qui le dérangeait. Ce qui le dérangeait, c'était le goût dégueulasse qui lui restait au fond de la gorge et les petits trucs pas-réels qui gigotaient dans le repas. Il déglutit la question qui lui venait et se concentra sur celle qu'on venait de lui poser.


- Un anniversaire ? Non, je n'ai pas le souvenir qu'on m'en ai donné un, je crois. Mon Maître en avait un. Sa fille aussi. Ils l'utilisaient tous les ans pour inviter des gens et recevoir des... surprises ? Des cad-ohmaisqu'est-cequ'ilyadanscetruc !?

Il s'était reculé d'un bond dans sa chaise, son épine dorsale ne faisant qu'une avec le dossier et fixait, les yeux grands ouverts, le bol et son contenu parfaitement normal. Il avait juré voir un bout d'ongle champignoneux de gobelin nécrophage de la jungle nager à la surface.
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Aoi Haandar

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MessageSujet: Re: [PV] Le temps des adieux {Leevo}   [PV] Le temps des adieux {Leevo} EmptyMer 2 Mai 2012 - 18:18

Je haussais un sourcil en voyant qu'il fixait étrangement son bol. Oui, bon, d'accord ce n'est pas ce qu'il y a de plus esthétique mais bon, quand même! Je soupire et dépose ma cuiller pour émiétter un peu de pain dans ma soupe. Bien, bien, bien... comment est-ce que j'allais aborder ça? Apparement il ne savait même pas ce que c'était que des cadeaux et des surprises... Il semble que ce soit une généralité chez les esclaves d'être traités comme de la merde. Sauf avec ma défunte maitresse. ELLE, elle était gentille! Je soupire avant d'aborder enfin le sujet dans le vif:

- Et... pourquoi ne pas considérer le jour de la mort de ton maitre comme ton anniversaire? Je veux dire... tu pourrais considérer ça comme le début de ta vraie vie, non?


Il touilla dans sa soupe avec sa cuiller, sortant de temps en temps un morceau de carotte, de cerfeuil ou de poireau qui flottait à la surface pour l'examiner dans tous les sens. J'expliquais que c'était des légumes, que ça avait cuit, que c'était pour ça que c'était mou. Mais que c'était très bon. Bon..;

- Tu sais on pourrait faire une fête à deux, non? Comme une vraie famille...?

Je me figeais. Mince. Qu'est-ce que je venais de dire?! Je... je ne dois plus l'épargner.

- ... J'ai à te parler sérieusement. En fait je... dois partir quelques temps.

Alors qu'il portait enfin la cuiller à ses lèvres, il se figea. Oups...

- ... Je dois retrouver ma soeur et retrouver mes ailes. Dès que je les aurais retrouvées, je te le jure, je reviendrais. C'est d'accord?

D'après le regard qu'il me lançait c'était pas d'accord du tout...
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MessageSujet: Re: [PV] Le temps des adieux {Leevo}   [PV] Le temps des adieux {Leevo} EmptyJeu 3 Mai 2012 - 15:29

Il était revenu devant son bol et en extirpait ce qui, tout compte fait, était un morceau de légume. Ça ressemblait plutôt à un morceau de chair vieille de dix ans. Apprendre à Leevo que ce qu'on mangeait, justement, dans les légumes, c'était leurs chairs n'aurait pas servis à les lui faire aimer davantage. Au contraire.

Il entreprit donc de sortir toutes les particules qui flottaient dans son bol, avec plus ou moins de dégoût selon à quoi ça ressemblait. Il se découvrait beaucoup d'imagination pour salir la réputation des légumes. C'était facile, en même temps, malgré les qualités culinaires d'Aoi.

Tout en vidant consciencieusement son bol sur la table, donc, il se remit à réfléchir à cette histoire d'anniversaire. Pour autant qu'il s'en souvienne, ça restait un moyen de se faire acheter des choses qu'on ne voulait pas. Une bien drôle d'idée, de son avis. C'était aussi, à priori, une bonne raison d'organiser une soirée en son propre honneur et de s'entendre parler de soi et du temps qui passe.
S'offrir une date d'anniversaire ne l'intéressait donc pas tant que ça. D'abord parce qu'il n'admettait pas qu'un jour du calendrier veille bien devenir le sien – et après tout, comment est-ce qu'il aurait pu en devenir le propriétaire ? A ce qu'il sache, les jours et les calendriers étaient des choses... euh... métaphysiques – et puis parce que l'idée d'inviter des gens pour qu'ils lui fassent de mauvaises courses lui semblait curieusement stupide. Celle de faire du jour de la mort de son maître un jour de fête en son honneur à lui, aussi. Il ne considérait pas ce jour là comme « le jour de sa nouvelle vie ». A ce qu'il sache, il n'en avait qu'une et elle se faisait – d'après ce qu'on disait – plus vieille chaque jour. Il n'avait pas eu l'impression qu'elle s'était renouvelée à une date précise. Il avait plutôt eu l'impression qu'elle s'était arrêtée, évertuée à ne rien vouloir lui faire faire et qu'elle s'était évanouie en même temps que son maître. L'Inquisition avait admis la possibilité de le faire mourir en même temps qu'Ervin, puis avait finalement jugé qu'il n'y avait que lui, plus ou moins, qui puisse le remplacer et reprendre ses affaires. S'il le remplaçait bien au niveau administratif, pour ce qui concernait des affaires...

Bref. Ce n'était pas une bonne idée. L'idée d'implanter le mot « famille » dans la conversation, non plus. Aussi loin qu'il s'en souvienne, c'est-à-dire à partir du moment où il avait commencé à avoir des réflexions du type « ça, c'est beurk caca », sa seule famille avait été constituée de Sir Volute, Messires Patounes et Eustache, trois chats avec lesquels il lui semblait avoir grandi. Et quelque-chose lui disait qu'ils n'avaient pas été conçus par la même mère. Il ne pouvait pas considérer Ervin et sa fille comme sa famille. Est-ce que les condamnés à mort considèrent leurs bourreaux comme des membres de leur famille ? Non. Eh bien voilà. Il avait toujours su qu'il n'était pas né dans cette maison mais n'avait jamais cherché à pousser sa curiosité plus loin que « Pourquoi je n'ai pas de moustaches autour du nez, moi aussi ? ».

Aussi, ses notions de la « famille » s'arrêtaient très vite. Il avait appris qu'Aoi avait été abandonné par ses parents mais il restait tout de même persuadé d'avoir une sœur quelque part. Ses projets de retrouvailles semblaient... un peu sortie du pays des arc-en-ciels, aux yeux de l'elfe. Celle de retrouver ses ailes, quant à elle, avait carrément été pioché dans le sac d'or qui se trouvait au bout.

Il arrêta net sa cuillère dans son vol plané et regarda Aoi. Il n'avait pas cru un seul instant que le jeune Séraphin puisse considérer sa quête comme réalisable. Il s'était visiblement trompé.

Leevo reposa sa cuillère dans son bol et tenta de digérer l'information. Il venait de lui parler de faire une fête ensemble et maintenant... Il voulait partir ? Et la logique dans tout ça ?


- Si c'est d'accord ? D'accord pour aller cherche une sœur et des ailes ? Pour que tu t'en ailles retrouver des choses qui t'ont abandonné ? C'est n'importe quoi ! Est-ce que tu sais au moins où elle est ? Est-ce que tu sais au moins qui elle est ? Tu veux partir retrouver ça ?

Il se leva, l'air profondément déçu et en colère. Il avait déjà pensé au départ d'Aoi. C'était une chose inéluctable, son principal poursuivant savait plus ou moins où le trouver, ou du moins, savait à qui s'en prendre pour espérer avoir quelques informations. La vie dans le manoir avait été compliquée, pas toujours aussi sécuritaire que ce qu'on aurait pu espérer et l'encourager à partir avait semblé être une des meilleures solutions pour lui. Mais ça, c'était sans penser au fait qu'il irait courir les champs à la recherche d'une pseudo-soeur capable de lui inventer des pseudo-ailes dans le dos. C'est du n'importe quoi, se disait l'elfe, ça sent l'idiotie et les problèmes.
Ça sentait même un peu la magie, en y repensant bien.


- Et où tu vas aller, au juste ? Non pas que je veuille te retenir ou quoi que ce soit – il agita les mains pour se défendre face à cette idée là – mais c'est une idée idiote. C'est un projet idiot, même. C'est une blague, c'est ça ? De l'humour ? Tu sais très bien que je ne saisi pas l'humour !
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MessageSujet: Re: [PV] Le temps des adieux {Leevo}   [PV] Le temps des adieux {Leevo} EmptyVen 4 Mai 2012 - 10:53

Je serrais les poings. Est-ce qu'il me prenait pour un abruti? J'étais sérieux, et lui il pense que je lui fais une blague de mauvais goût? Comme si j'allais partir sans avoir une idée précise de ce que je veux?! Je soupire et rabaisse mon regard sur mon bol. Pour qui est-ce qu'il se prenait?

- ... Je suis sérieux. Je veux partir retrouver ma soeur. Et elle ne m'a pas abandonné. Elle..


Je fronçais les sourcils. Non, Driana ne m'avait pas abandonné. Quand les mercenaires sont venus dans le village... elle a juste eu peur, c'est ça? Elle ne m'a pas abandonné, je suis certain qu'elle avait l'intention de me retrouver. Je fis claquer ma langue sur mon palais. Cette simple phrase suffisait à semer le doute dans mon esprit. Est-ce qu'elle avait l'intention de me laisser seul avec ces monstres d'humains? Je suis sûr que non. Non, non, c'est impossible. Quand on était petits, on jouait toujours ensemble, on était bien. Il n'y avait pas de raison pour qu'elle ait fait ça.

- ... Elle est ma sœur. Je suis certain de la retrouver. J'irais donc à sa recherche.


Je soupirais. Je n'avais pas vraiment envie de partir.

- ... Mes ailes sont une partie de moi. On me les a arrachées. Je veux les retrouver. C'est simple, non? J'ai l'impression d'avoir un... vide, dans mon dos. Ça m'énerve.


Je ramassais les assiettes et me décidais à faire la vaisselle. Une bonne raison pour ne pas avoir à le regarder dans les yeux. Je voulais éviter toute dispute. Je savais quels seraient les sujets mis sur le tapis: Oui mais comment peux-tu imaginer sortir seul? Tu vas encore t'attirer des ennuis, les gardes vont te trouver, sans parler des chasseurs de primes, parce que si ils t’attrapent, alors tu seras bon pour un nouveau maitre! Ensuite: et les gens? Ils sont malhonnêtes, ils sont mauvais, ils chercheront à profiter de toi, de tes faiblesses!

Et enfin, l'ultime: et de quoi vas-tu vivre? Les gens ne vont pas toujours être généreux à ton égard! Pourquoi ne fais-tu pas payer tes services? Pourquoi te contentes tu d'aider sans rien demander en échange? Quoi? Faire du luth et laisser les pièces venir à toi? Idée ridicule! Tu ferais mieux de rester ici, avec moi, au moins je pourrais te protéger et te nourrir, moi!

Voilà ce qu'on me répétait tout le temps. Sauf que moi, j'en avais assez de me terrer comme un rat dans des égouts. J'en avais assez d'être traité comme une petite chose fragile et précieuse, qu'on cacherait pour que personne d'autre ne l'approche, ne lui parle, ne la touche. Je voulais juste... vivre comme je vivais avant. Je n'avais pas toujours été esclave, après tout. Je n'avais plus envie de vivre comme tel, maintenant. Si j'avais pu trouvé une maison accueillante, comme celle de ma première maitresse, alors peut-être que je m'en serais contenté. Mais là... Je voulais me venger. Moi-même. Et pas que quelqu'un ne vienne encore me sauver.

Je me tournais alors vers l'elfe.

- ... Je suis désolé. Je... je vais partir demain, je crois. Plus tôt je serais parti, plus tôt je reviendrais, n'est-ce pas?


Je n'osais pas me tourner vers lui. A chaque fois que j'avais annoncé mon départ à quelqu'un, il l'avait mal pris. Enfin, ça ne pourrait pas être pire que Kaai'to. Il m'avait carrément enfermé dans une caisse, lui. Quoi que. Kunaii m'avait enfermé dans sa cave, lui. Mais on était passablement bourrés et on s'est tapés dessus, donc bon...
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MessageSujet: Re: [PV] Le temps des adieux {Leevo}   [PV] Le temps des adieux {Leevo} EmptyVen 4 Mai 2012 - 17:47

Alors c'est comme ça, songea Leevo. C'est comme ça que les gens arrivent à faire du mal sans utiliser d'armes. On mange avec eux et ils nous apprennent qu'ils doivent partir. Je comprends mieux pourquoi on mangeait chacun dans son coin, à l’abri de ce genre de conversation.

Leevo n'arrivait décidément pas à croire qu'Aoi puisse parler sérieusement. Cette histoire de sœur et d'ailes, c'était bien trop irréel. Malheureusement, il était bien placé pour savoir que l'irréel occupait une majeure partie de la réalité.

Aoi voulait partir demain. Que ça soit demain ou maintenant, remarquez, quand on ne sait pas lire l'heure, ça n'a pas d'importance. « Demain » n'est jamais qu'un « maintenant » à rallonge.

Il ne sut quoi répondre. Tout un troupeau de pensées dégoûtées avait pris d'assaut sa tête et les particules invisibles qu'avait créé le vin dans son champ de vision avaient repris leur chorégraphie idiote. Tout lui semblait idiot, soudain. A commencer par sa vie et les derniers mois qu'il avait passé avec le Séraphin. Ils avaient passé ce qu'on pouvait généreusement appeler « du bon temps » ensemble, si on excluait le moment où Caroll avait kidnappé Aoi et celui où Günar l'avait retrouvé. A la réflexion, on pouvait aussi exclure les moments où ils s'étaient retrouvés à s'envoyer en l'air. Et ceux où ils s'étaient embrassés, puisqu'ils étaient plus ou moins la cause des deux problèmes majeurs. En réfléchissant comme ça, on pouvait même, en poussant un peu, retirer totalement celui où ils s'étaient rencontrés. Il pouvait exclure Aoi de sa vie, en gros.

C'est ce que Sa Conscience entreprit doucement de faire dans sa tête, à l'aide des clichés de souvenirs triés par Sa Mémoire et Son Inconscient. Ils tentaient d'organiser un semblant d'ordre pour éviter toute sorte de dégénérescence mentale, cette espèce de chose qu'on appelle une dépression et qui, généralement, mettait au chômage partiel chacun des membres du cerveau. Aucun de ces membres ne voulait ça.

Leevo n'arrivait pas à se convaincre – chose exceptionnelle – qu'Aoi reviendrait, malgré ce que l'intéressé en disait. Il n'arrivait pas non plus à croire que, finalement, tout ce qu'ils avaient vécu ensemble soit quelque chose de bien. Si c'était pour finir comme ça, évidemment que non, ça n'avait pas été agréable. Ça n'était pas agréable de découvrir et de partager des choses pour se les faire arracher des doigts, comme ça, pour des raisons complètement absurdes qui relevaient de la folie.

Il se mit à tout détester du Séraphin. Il se mit à croire qu'il avait été comme son maître ; qu'il était apparu pour lui faire découvrir des trucs et que maintenant il allait l'abandonner, comme ça, pour des raisons complètement, réellement absurdes qui relevaient vraiment et absolument de la folie. En plus il lui avait fait découvrir des choses qui avaient rudement mis en branle ses croyances et sa vision du monde. N'était-il pas, finalement, qu'une épreuve mise sur sa route par Dieu afin de le tester ?
Sûrement qu'il l'avait raté, l'épreuve, alors. Il avait succombé à tous les péchés possibles qu'il lui avait proposé. Il aurait mieux fait de le laisser se faire attraper par les capes blanches. Ervin avait bien dit qu'il ne fallait pas se mêler des histoires où elles intervenaient.

L'elfe garda le silence un long moment, le visage scindé d'une non-expression. C'était peut-être l'expression la plus mauvaise qu'il pouvait offrit à son ex-ami – oui, oui, un ami ne peut décemment pas se permettre de vous faire faire des choses qui sortent de vos mœurs, qui attirent le Courroux Supérieur et ensuite s'en aller papillonner après des sœurs et des ailes inexistantes. Il avait appris à se servir de son faciès pour exprimer ce qu'il ressentait grâce – ou à cause – d'Aoi ; ne plus rien exprimer revenait à cramer des livres d'écoles dans l'école en regardant bien son professeur dans les yeux.

Il n'eut finalement que des pensées égoïstes en tête. Mais ce genre de pensées étaient solvables et légitimes quand on ne connaissait pas le sens du mot « égoïste ». Il se demandait bien ce qu'il allait pouvoir faire de sa vie, de ses journées et ainsi de suite maintenant. Oh, ce n'était pas comme s'il en faisait grand chose depuis qu'Aoi était là, mais sa seule présence suffisait à admettre des possibilités de choses à faire qu'il, de fait, ne faisait pas forcément. Maintenant qu'il partait, il n'aurait plus d'occasions à refuser. Il se demanda si le manoir serait aussi lugubre et triste que lorsque le Séraphin s'était fait enlever. Puis il se rendit compte qu'il ferait un énorme bond en arrière niveau « évolution » et qu'il reviendrait précisément au stade qui avait succédé à la mort de son maître. Solitude, silence, poussière, solitude encore, voilà ce qui l'attendait.

Il se décida enfin à bouger pour soulever un pan de cuir qui cachait ses côtes sous lequel il glissa une main trop lente pour être rassurante. Elle aurait pu trembler de colère qu'elle l'aurait été davantage. Leevo en ressorti la broche sculptée d'une tête de chat des tréfonds fins de son habit et la posa délicatement sur la table. Aoi la lui avait offerte. Il l'avait gardé tout ce temps en secret accroché dans la doublure de sa tenue et la sortait seulement de temps en temps pour la regarder et se dire qu'Aoi était vraiment quelqu'un de spécial, qu'il avait été la meilleure chose qu'il lui soit jamais arrivé. Il l'aimait beaucoup, cette broche, et tout autant qu'Aoi, il la détestait maintenant. Elle n'était plus qu'un poids en plus de souvenirs douloureux et détestables. C'était certain maintenant, les Séraphins n'apportaient pas le bonheur. Ils aveuglaient les gens et les rendaient idiots.


- Plus tôt tu seras parti, plus tôt je t'aurai oublié, lâcha-t-il en réponse, d'une froideur fatale. Je ne te comprends pas du tout. Courir après son passé, comme ça alors que...

Il expira. Il ne voulait pas le retenir, certainement pas. Il n'était rien pour se le permettre. Et pourtant, il était persuadé que s'il disait les bonnes choses, peut-être que...
Non, à la réflexion, non. Il ne pourrait pas le convaincre de rester. Il avait prévu de partir depuis le début, ça n'avait été qu'une affaire de temps. Et le temps était passé.
Il se redressa de toute sa taille d'elfe, ce qui fit craquer quelques jointures osseuses.


- Je ne vais vraiment pas t'empêcher de faire ce que tu crois juste. Je ne vais pas t'empêcher de courir après des souvenirs. Mais pourquoi maintenant ? Pourquoi tu n'es pas parti avant de... de faire tout ce que tu as fais ici ? Qu'est-ce qu'elles ont de si particuliers, ces ailes ? Elles te serviraient à quoi, de toute façon ?

Il souffla encore et se détourna. Quelques serpents de magie remontèrent les stries de son corps. Il ne fallait pas s'énerver. Même si là, tout de suite, il avait l'impression d'être de nouveau considéré comme un moins que rien. Un moins que rien qui venait après un tas de plumes et une vieille image floue d'une sœur. Il ne comprendrait certainement jamais quelle espèce de lien pouvait unir une frère et une sœur mais ça ne méritait certainement pas tant de mépris à son égard. N'avait-il rien été pour lui ? Tous ces efforts qu'il avait fait, ça ne comptait pas ? Il allait vraiment l'abandonner pour... pour des rêves ?

- Tu reprendras toutes tes affaires et tout ce que tu as ramené ici, avant de partir. Ou alors je les brûlerai. Je ne veux plus rien voir. Pars chercher tes sœurs et tes ailes si ça te chante. De toute façon, c'est ce qui était prévu depuis le début. J'ai été stupide de croire que tu étais un esclave libre et un ami. De toute évidence, tu es ton propre prisonnier et ça ne me regarde pas. Il n'y a a priori pas de place pour autre chose que ces... rêves, parce que ce n'est rien d'autre que ça.

Il se retourna et planta des yeux implacables sur Aoi.

- Ne laisse rien ici. C'est tout ce que je te demande.

Il commença à partir dans le salon et croisa le chat – leur chat – qui se dandinait innocemment vers sa gamelle.

- Et lui aussi il ira au feu si tu ne le prends pas.

Il n'y tint plus. Pourquoi essayer de se contenir, franchement ? C'était la dernière fois qu'il le verrait.
Il se retourna encore, alors, et brandit des mains brillantes.


- Pourquoi !? Qu'est-ce que j'ai fais de mal ?! J'ai essayé tout ce que tu m'as dis ! J'ai renié tout ce qu'on m'a appris pour te comprendre ! J'ai tué des gens, je l'ai fais, ils sont morts pour que tu sois vivant et libre ! Pourquoi ces ailes plus que le reste ?! Elles t'ont été arrachées, elles n'existent plus ! Ta sœur n'existe même plus non plus s'il faut !


Dernière édition par Leevo Shellhorn le Sam 5 Mai 2012 - 13:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [PV] Le temps des adieux {Leevo}   [PV] Le temps des adieux {Leevo} EmptySam 5 Mai 2012 - 10:15

J'étais resté figé, alors qu'il m'annonçait tout ça. Mes mains en avaient tremblé. Plus tôt je partirai, plus tôt il m'aura oublié... il voulait m'oublier? Moi je ne voulais pas! Je... il parlait comme si je l'avais poignardé dans le dos. Mais il savait que j'aurais à partir, non? Il m'en voulait. Énormément. Chacune de mes annonces de départ avaient été suivie d'une dispute. Mais finalement, nous nous sommes toujours réconciliés. Mais... avec Leevo, cela ne semblait pas être une option. Il utilisait des mots justes. Des mots qui font mal. Et j'étais forcé d'écouter. Pour une fois, je ne pourrais pas échapper aux mots désagréables qui blessent quand on les écoute. Et plus il parlait... plus les larmes s'accumulaient au bord de mes yeux.

Il ne voulait plus rien de moi chez lui. Il voulait m'oublier totalement, ne plus jamais se souvenir de moi. A un tel point même qu'il me jura de bruler toute affaire m'appartenant qui aurait pu être oubliée dans la maison. Sa voix était froide, brute. Glaciale. Elle piquait. Plus rien à voir avec la voix qu'il utilisait avant pour me parler: chaude, réconfortante, curieuse parfois. C'était certain maintenant: il me haïssait. Et cet état de fait me chagrinais au plus haut point. Un point tel que j'aurais voulu m'endormir pour ne me réveiller que lorsque j'aurais mes ailes et ma soeur, et que je pourrais revenir le voir. Mais cette nouvelle pensée féérique me glaça les sangs: il ne m'ouvrirait même pas sa porte.

Il s'attaquait directement à mes projets, les rabaissant au statut de rêves, de chimères. De contes pour enfants. Que je n'y arriverais pas, que c'était de la folie. Que c'était n'importe quoi. Il était certainement blessé d'être en deuxième place après mes projets. Quel égoïsme... Quoi que. Est-ce que c'est lui l’égoïste? Ou est-ce que c'est moi? Je ne savais plus que penser. Je ne savais pas quoi faire. Rester pour le contenter? Partir pour me contenter? Est-ce que je devais mettre ses sentiments avant les miens? Je ne sais pas. Je ne sais plus. Mes autres amants ne m'avaient jamais rabaissé de la sorte. Il comprenaient. Mais Leevo n'a pas réagi de la même manière. Il pense différemment.

Il planta des yeux froids et implacable devant moi. Ça me donna d'avantage envie de pleurer. J'avais l'impression d'être devant un de mes maitres alors que j'avais fait une bêtise, ou que je n'avais pas voulu faire quelque chose. Mes anciens réflexes m'indiquaient de m'excuser en m'inclinant le plus bas possible, d'accepter une punition en échange de ma sottise. Alors qu'il était le symbole de la gentillesse il y a quelques mois, j'avais maintenant l'impression qu'il me dominait plus que tout. Il m'a apprivoisé. Et maintenant, j'avais comme une chaine invisible autour du cou, qu'il tenait comme une laisse. Je ne l'avais pas tout de suite compris, c'est vrai. Mais je n'osais plus rien faire sans lui demander son autorisation ou son avis, ces derniers temps, de peur de le contrarier. Je lui demandais tout le temps si je pouvais faire quelque chose pour lui. Il m'a asservi. Ou peut-être me suis-je asservi tout seul? Mon cœur me dictait de faire ce qu'il me disait, et rien d'autre. Et je ne pouvais plus me défaire de cette pensée maintenant.

Je ne pouvais plus quitter son regard froid et haineux. Il était... impressionnant, quand il regardait les gens de la sorte. Mais je n'avais jamais cru qu'il me regarderait un jour comme ça. Je ne pus lui répondre que par un regard humide et suppliant. Je retenais mes mains de se joindre pour le supplier de me pardonner. Les vieux réflexes... Je ne pouvais m'empêcher d'avoir des pensées désagréables: "il va me battre? Peut-être va-t-il m'enfermer? Me bruler? Me saigner? Me frapper jusqu'à l'évanouissement?" mais ces pensées n'allaient pas de paire avec Leevo. Je me contentais alors de baisser les yeux et de fixer mes bottes avec honte.

Il ne voulait plus que je laisse la moindre affaire ici, pas même le petit chat qu'il m'avait offert. Sans quoi, il le jetterais aussi au feu, comme tout le reste de mes affaires. Et je savais qu'il l'aurait fait sans aucun remord. Alors que le petit concerné allait jusqu'à sa gamelle, je le pris à bras et, seulement quand Leevo sortit de la pièce, je m'accordais quelques sanglots. J'en avais assez... Pourquoi était-ce si compliqué?! Je reviendrais, je l'avais juré! Le petit chat tenta de me réconforter en me léchant la joue et en se frottant contre moi. Peine perdue, ce qu'il me fallait, c'était un mot gentil de l'elfe, comme il le faisait souvent avant. C'était maladroit, mais au moins c'était gentil.

Ile lumière bleutée m'alerta. Je me retournais alors, pour le voir derrière moi, furieux. J'en lâchais l'animal, qui partit se réfugier au loin. Que... La dernière fois qu'il était énervé, il avait tué quelqu'un. Est-ce qu'il comptait me tuer aussi?

-
Pourquoi !? Qu'est-ce que j'ai fais de mal ?! J'ai essayé tout ce que tu m'as dis ! J'ai renié tout ce qu'on m'a appris pour te comprendre ! J'ai tué des gens, je l'ai fais, ils sont morts pour que tu sois vivant et libre ! Pourquoi ces ailes plus que le reste ?! Elles t'ont été arrachées, elles n'existent plus ! Ta sœur n'existe même plus non plus s'il faut !

Je déglutis difficilement. Il était très énervé. Furieux même. Je voulus reculer un peu. Il s'en aperçut et ça n'ajouta que d'avantage de rancœur dans son esprit. Il avança plus rapidement, m'obligeant à reculer, jusqu'à m'acculer dans un coin. La fuite était maintenant impossible. Il ne se tenait qu'à quelques centimètres de moi et caressa ma joue avec sa gauche. Son regard était troublé, entre la tristesse et la colère pure. Que... que pouvais-je bien faire maintenant? Du bout de ses griffes, il passa lentement ses ongles de métal sur la peau tendre de ma pommette, avant d'appuyer un peu plus, sans pour autant la blesser pour en faire apparaitre quelques goutes de sang.

Il m'ordonna de répondre à sa question. Je tentais de trouver les mots et je n'y arrivais pas. Qu'aurais-je pu dire? Il ne m'a jamais rien fait de mal. Si je pars, ce n'est pas à cause de lui! Je dois partir pour récupérer quelques chose qui me tient à cœur. C'est ça que j'aurais voulu lui dire. Mais je sentais que si je le lui disais, il allait le prendre mal. Pourtant la main qui se posa sur ma gorge m'incita clairement à répondre.

- .. Tu... tu n'as rien fait de mal! Ca n'a rien à voir avec toi! Je... je.. te.. suis très reconnaissant... pour tout ce que tu as fait pour moi! Mais... j'ai aussi mes propres projets à mener. Et je me dois de faire ce que je pense juste! Je veux retrouver mes ailes!


Et comme je l'avais deviner auparavant, cela l'énerva. Et sous l'énervement, il me blessa, un peu: il m'avait griffé. Pas très profondément mais suffisamment pour que j'en grimace. Il serra les dents. Sûrement était-il énervé que je réponde toujours la même chose, non? Je lui lançais un regard désolé, au bord des larmes. Pourquoi est-ce qu'il me faisait ça?! Je reviendrais après tout ça, de toute manière! Il marmonna quelques choses incompréhensibles et commença doucement à parcourir le long de ma poitrine, du bout des griffes de son gantelet. Puis, il s'arrêta à un endroit, pour le fixer longuement. Et cet endroit n'était autre que là où était censé se trouver mon cœur. Je déglutis. Qu'est-ce qu'il comptait faire? Dans cet état de colère, je n'osais même pas imaginer de quoi il aurait été capable. Les barrières qui empêchaient mes larmes de couler se brisèrent, et les sanglots suivirent. Tentant le tout pour le tout, je me jetais à son cou.

- ... Je.. je t'aime beaucoup! .. Mais ... y'a des choses que je dois faire! Je.. Je vais revenir te voir après, je te le promets!
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Leevo

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MessageSujet: Re: [PV] Le temps des adieux {Leevo}   [PV] Le temps des adieux {Leevo} EmptySam 5 Mai 2012 - 16:49

Sa Conscience et Sa Mémoire se figèrent en regardant la main de Leevo entourer le thorax d'Aoi. Elles savaient très bien ce que ça voulait dire – l'une le savait pour l'avoir plus ou moins commandé une fois et l'autre s'en souvenait très bien, après tout, c'était son boulot – mais ni l'une ni l'autre ne se rappelaient avoir appuyé sur les boutons nerveux adéquats dans les deux dernières minutes pour qu'il se mette à faire ce geste.

Doucement, leurs yeux métaphoriques descendirent sur Son Inconscient qui reprisait les pellicules de souvenirs en tirant un bout de langue sous l'effort. Puis elles se concertèrent en silence et se tournèrent vers l'autre bout du crâne où sommeillait un pan d'ombre derrière une porte.

Aoi pleurait, ce qui n'arrangea en rien la colère de Leevo. Il lui répétait les mêmes choses en boucle, ce qui laissait ses questions sans réponse. Il n'infirmait pas réellement que sa quête était vaine, pas plus qu'il n'en confirmait l'utilité véritable. La seule chose qu'il disait, c'était qu'il devait la faire. L'elfe douta réellement qu'il sache lui-même où ça allait le mener et pour quelles conséquences. Il ne crut qu'encore plus fort qu'il le considérait comme une sous-merde dont l'utilité avait fait son temps. Quelle chose stupide alors que de promettre qu'il reviendrait.

Leevo n'aimait pas les promesses. Elles n'engageaient que ceux qui y croyaient. On lui avait promis de trouver la solution à son pseudo-mal-être en lui implantant de la magie et il ne s'était jamais senti aussi malheureux que depuis qu'il l'avait. Promettre de revenir, c'était un moyen d'éviter de l'empêcher de partir. Ça ne voulait pas dire qu'il reviendrait vraiment. Et d'ailleurs, pourquoi il reviendrait ? Si jamais il retrouvait sa sœur et ses ailes, il aurait tôt fait de s'en aller aux pays des Séraphins, voire d'aller nourrir quelques mythes et rumeurs dans les campagnes reculées. Il n'avait vraiment aucune raison de revenir. Même lui, Leevo, s'il devait partir, s'il le pouvait, s'il le voulait, il ne reviendrait pas ici.

Il ne voulait vraiment pas le retenir mais force est de constater qu'il le faisait quand même. Il ne voulait pas non plus lui faire de mal mais force est, là aussi, de constater qu'il le faisait quand même. Ses doigts griffus testaient la rigidité des cachots de son organe cardiaque, mimaient une pression incisive, écoutaient le rythme de ses pulsassions.

L'idée de lui arracher le cœur migra bien et déposa ses bagages dans sa tête. Après tout, ça n'aurait été qu'un juste retour des choses. Il s'était tellement fichu de lui durant tout ce temps passé ensembles ; il l'avait si souvent mis à l'épreuve pour finalement, quoi ? l'abandonner comme si de rien n'était ? Le laisser une nouvelle fois faire de lui ce qu'il voulait était impensable. S'en tirer et oublier tous le chambardements qu'il avait provoqué dans l'Ordre des Choses avec ses idioties de « quelqu'un de spécial », « s'embrasser », « s'envoyer en l'air » ? Totalement impossible. Leevo ne ramasserait pas les restes de punitions qui planaient au-dessus de leurs têtes tout seul. Aoi n'abuserait pas encore de son ignorance sur les choses pour s'échapper.

Il resserra sa prise sur son thorax pour en lacérer un morceau puis repoussa le Séraphin. Hors-de-question qu'il se laisse embobiner par des étreintes et des larmes. Ça ne le touchait pas tant que ça, dans le temps, et vu qu'il allait faire un retour en arrière dès qu'Aoi serait parti, autant réapprendre à être physiquement horrifié par les contacts humains. Quitte à avoir de nouvelle « crise de démence ». Avec elles, au moins, on savait à quoi s'en tenir.

Il fit cliqueter ses griffes à peine vernies de sang et les observa. Pourquoi il se sentait si mal ? Pourquoi ne l'avait-on pas préparé à vivre ce genre de choses ? Pourquoi est-ce que le « Je t'aime beaucoup » lui avait tout d'un coup étreint l'âme comme un piège à ours ?


- Ne dit pas des choses que tu ne penses pas. Crois tes promesses si tu veux mais tu ne convaincras personne. C'était une erreur que de t'aider la première fois. Mais je te remercie quand même de m'avoir fait découvrir ce qu'il y avait en dehors de ce manoir. On ne m'y reprendra pas à sauver des esclaves en fuite pour des rêves. Il le regarda, moins en colère. Essaie de rester en vie quand même, je n'aimerai pas avoir fait ça pour rien.

Son Inconscient posa ses ciseaux et sa colle et admira le chef d’œuvre. Sa Conscience et Sa Mémoire en faisaient de même par-dessus son épaule métaphorique et tâchaient déjà d'enregistrer les nouveaux souvenirs. Il y avait encore beaucoup d'images d'Aoi, mais après tout, comment oublier quelqu'un qui avait su donner un vrai sens au mot « liberté » ? Bon, d'accord, ce n'était pas vraiment le sens commun puisqu'ils s'étaient retrouvés enfermés plus souvent que ce que la définition admet, mais spirituellement parlant, Aoi avait mené bonne guerre contre les dogmes implantés çà et là depuis la naissance. Il avait quand même réussi à déconditionner Leevo, même si maintenant tout promettait de le reconduire sur les rails qu'il avait toujours suivi. Lui demander de rester en vie était, en somme, la chose la plus gentille qu'il pouvait lui dire. Ça sous-entendait plein de choses que Sa Conscience ne voulait pas avouer parce que trop en colère. Rester en vie, oui, c'était décidément un des meilleurs conseils qu'il puisse jamais lui donner, surtout s'il croyait vraiment revenir vers lui après ses recherches.

Sur ces mots, Leevo tourna les talons, s'éteignit et s'en alla. L'idée de rester plus longtemps dans la même pièce qu'Aoi avait la fâcheuse tendance à en faire naître d'autres, des idées, du genre pas très propres et qui laissent des traces et des morceaux sur les murs. Du genre qui permettent pas au Séraphin de repartir en un seul morceau.

Tout un tas d'autres pensées plus tristes et moins violentes le suivirent mais il tâcha de les ignorer et repartit scruter le monde par la fenêtre sans horizon, comme il le faisait si bien dans le temps.
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Aoi Haandar

l'Alouette aux ailes brisées

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Aoi Haandar
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Race : Séraphin aux ailes coupées
Classe : Guérisseur
Métier : Esclave fugitif, chanteur de rue
Croyances : Divinités de la Pluie et de l'Air
Groupe : Solitaire

Âge : 17 ans physiquement (une cinquantaine d'année en vérité)

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MessageSujet: Re: [PV] Le temps des adieux {Leevo}   [PV] Le temps des adieux {Leevo} EmptySam 5 Mai 2012 - 19:56

J'étais resté quelques instants abasourdi. Pétrifié peut-être, aussi. Que voulait-il que je fasse de plus pour lui prouver que j'étais honnête? Je posais mon regard sur mon poitrail, où chaque ongle de sa main étaient imprimés. Gravés même. Ca faisait mal, oui. Mais pas autant que ce qu'il m'avait dit. Je me soignais, la mort dans l'âme, avant de me décider à bouger, enfin. J'allais au salon. Là, il fixait la fenêtre, comme il en avait l'habitude.

Je détournais le regard, pour aller dans ma... Non. Mon ancienne chambre. Il valait mieux ne pas rester plus longtemps ici, ne pas atiser d'avantage sa colère. Evitons de perdre la tête duant la nuit. J'attrapais ma sacoche et mon luth que je déposais sur le matelas pour ensuite remplir ma besace de mes anciens vêtements et de mes accesoires magiques; tout ce qu'il avait pu m'offrir ne me revenait pas, il pouvait bien les bruler je n'en avais cure. Je récupérais simplement ce qui m'appartenais et allais chercher le chaton. Hors de question qu'il reste ici. J'allais lui trouver un foyer digne de ce nom, tanpis. Après tout, je ne peux pas emporter un matou sur les grands chemins.

Je me rendis donc au salon après avoir enfilé mon éternel pantalon blanc et mon débardeur à col roulé. J'avais enfilé mes bottes de voyage et enfilé mon manteau sans manche. La fourure me chatouilla la nuque. C'était bien ça, j'étais en fuite, à nouveau;

- ... Tss...

Je soupire et vais au salon, avec tout mon barda sur le dos, pour au moins dire au revoir à mon hôte. Je me giflais mentalement. Il me détestait... Mais je devais quand même aller le voir! Je me plantais à côté de lui, bien décidé à ne pas me laisser marcher sur les pieds!

- ... Je m'en vais pour quelques temps, oui. Je reviendrais te voir, pourtant, dès que j'aurais retrouver ma soeur et mes ailes. Tu ne me fais peut-être pas confiance, tu ne me crois pas. Mais tu seras obligé de croire en moi quand je viendrais sonner à ta porte. M'ouvrirs-tu seulement ce jour là? Je fis une pause avant de soupirer, encore. Tâches juste de ne pas faire des choses qui pourraient te nuire, en attendant.

Sur ce, je partis, fermant la porte d'un coup sec derrière moi. Je chassais les quelques larmes qui restaient désepérément accrochées à mes cils, et me mis en route, le coeur lourd. En chemin, je confiais le petit chat à une jeune fille, qui le trouvais mignon. Elle était bien habillée, il serait bien là bas.

Je soupirais, jetant un oeil à l'horizon. Driana, mes ailes... Je pris la grand rue pour sortir de Madorass. A bientôt, Leevo.




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