''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Les motifs du passé - Prélude

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Slade Lion-Noir

Commandant | Le lion noir.

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Slade Lion-Noir
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Race : Humain des Cités-États
Classe : Maître des lames
Métier : Membre du Parlement | Commandant d'armée
Croyances : Panthéon du Solstice [Publique] - Athée [Privée]
Groupe : Cité de Venill

Âge : Plus jeune d'apparence qu'il ne l'est vraiment.

Messages : 188

Fiche de Personnage : [Fiche en cours de ré-écriture, bande de rigolos va.]

Histoire de Personnage : -

► Les motifs du passé - Prélude
► Le mercenaire du Roi - Chapitre 1 [En cours d'écriture]


Les motifs du passé - Prélude _
MessageSujet: Les motifs du passé - Prélude   Les motifs du passé - Prélude EmptyJeu 28 Mar 2013 - 12:59

Première partie : La vérité dans les tombes

« - Ça faisait longtemps que je n’ai plus pris le temps de venir vous voir… Vous ne m’en voulez pas ? »

Dans une clairière abandonnée, où la vie et la nature florissait avec tant d’élégance et de grâce qu’il était dur de croire que l’on se trouvait toujours dans le même pays. Un homme venait de troubler la quiétude de l’endroit. Au centre de cette clairière presque introuvable. Se trouvait une simple tombe sans nom, faite d’un marbre blanc, entourée de plusieurs pousses et fleurs. Cet endroit était nimbé dans la lumière et même les ravages du temps semblaient épargner la petite tombe. Il s’en approcha et vint s’asseoir en face d’elle alors qu’un petit vent d’été se leva et vint caresser le visage d’habitude tant renfrogné de l’homme.

Voilà plusieurs semaines qu’aucunes nouvelles a son sujet n’avaient été énoncées, aucuns crimes, aucuns soulèvement de population ou massacre de capes blanches. Il avait comme tant de fois auparavant, disparu de la circulation et les instances du royaume, s’en réjouissaient mais comme une mauvaise infection, il revenait toujours, tôt ou tard.

Quelqu’un qui aurais déjà pu voir le visage de celui que beaucoup nommaient simplement le Lion-Noir, le commandant ou simplement l’emmerdeur, ne l’aurais pas reconnu ou du moins n’aurait pas reconnu le tempérament qui était le sien. L’expression qui décorait son visage n’était en rien son petit sourire narquois ou l’impression d’avoir toujours un coup ou deux en avance sur ces adversaires. Ici, ce n’étais qu’une moue triste, l’œil relativement brillant a cause d’un brin de nostalgie ? Peut-être, l’homme étais tellement entouré de mystères a son sujet, il avait tellement arboré de déguisement pour tromper les autres, que parfois lui-même n’étais plus sur de ce qu’il était, ce qu’il avait été.
Dans ces moments, il décidait de se recueillir a cet endroit, mais l’emprisonnement, les guérillas qu’il menait… Tant de variables qui l’empêchait de prendre un moment a lui, de venir se recueillir a cet endroit, le seul auquel l’homme tenait réellement.

Un étrange petit sourire venait se dessiner sur ces lèvres alors qu’il s’installait plus confortablement. S’appuyant sur son genou droit. Il enleva son cache œil et le déposa dans l’herbe. La paupière fermée, cette dernière n’étant plus habituée depuis des années a quelconque effort musculaire, aussi infime soit-il. Le vent vint caresser a nouveau son visage. Inspirant une grande bouffée d’air, il regarda la tombe anonyme pendant d’interminables secondes, minutes, heures ? Le temps semblait figé.


« - Vous ne devez pas être fier de moi, hein ? Souffla-il doucement. Je sais que je ne vous avais pas habitué a ce genre de choses avant mais ces derniers temps, je ne suis plus que bon a ça vous savez… Le monde est devenu tellement triste, vous ne l’auriez pas apprécié et mes actions n’ont rien changé… Il faut affronter le feu par le feu… Il y’a un régime de la terreur qui s’est installé rapidement après votre départ, avec beaucoup d’autres gens, j’ai pris les armes, vous vous souvenez de l’oncle Jason ? Il était avec moi depuis le début, même quand on était encore tout les deux dans l’ancienne armée, j’étais capitaine et lui commandant, toujours quelques échelon au-dessus de moi celui-là, Jason… Quel foutu carriériste vous ne trouvez pas ? »

Perdant son sourire, des bribes du passé défilèrent dans sa mémoire, se revoyant, impuissant a l’exécution de son ami. Une acclamation de la foule suivit du bruit sourd d’une trappe cédant a un poids trop lourd et le son sec que produit une corde brusquement tendue. Les gargarismes d’un ami suffoquant a une pendaison, les cervicales qui se disloquent sous l’arrêt brutal de la corde.

« - J’espère qu’il est avec vous et qu’il n’est pas trop… Déçu par mes méthodes, lui qui étais si flamboyant et tellement honorable, il doit bien être déçu en voyant mes actions, surtout quand il s’agit de ceux qui l’ont pendu… »

Il soupira, un peu, prenant une longue pause. Regardant encore une fois cette tombe de marbre, vierge de tout ravage temporel, de toute végétation. L’endroit respectait la solennité de la tombe.

« - Au jour de ma mort… Quand il viendra… Je ne pense pas que je pourrais vous rejoindre avec tout le mal que j’ai fait a vos bourreaux, mais je serais en paix, de savoir que j’aurais emmené avec moi les tortionnaires de ma famille. En fin de compte, je ne saurais jamais si c’était un garçon ou une fille… J’espère que si c’est un garçon, tu lui auras donné le prénom que j’aurais aimé qu’il ait. »

Slade eu un petit sourire. Il se pencha vers la tombe. Réfléchissant un peu, il s’arrêta là où la terre avait été retournée pour enfouir le corps. Tendant la main, il la posa là où aurais dû se trouver le ventre bombé d’une femme enceinte. Il resta là longtemps. Comme si une apparition éthérée représentant sa défunte femme se trouvait là, assise devant lui en caressant le dos de sa main, avec un sourire emplis d’un amour maternel. Un fantôme, voilà tout ce qu’il restait de l’époque heureuse qu’il connut, a l’époque où il était capitaine de l’ancienne armée, où il formait les jeunes a rester droit et honorable. C’est a cet instant qu’il se rendit compte qu’il ne se souvenait plus de sa voix, mais que son regard, son corps et son sourire étaient restés gravés malgré tout dans son esprit.

« - Même quand tout sera fini, de l’autre côté, je ne le saurais jamais… J’ai commis trop de crimes pour mériter un repos a vos côtés, et je compte en commettre bien d’autres envers cet état criminel, illégitime, heureusement que notre enfant ne m’a jamais connu, il aurait eu peur de son père et en aurait été dégouté si il savait tout ce que j’ai fait… Même toi tu dois t’en retourner dans ta tombe quand tu apprends ce que je fais, mais qu’importe les moyens, c’est le résultat qui compte, mais ma motivation n’a jamais changé, elle ne changera jamais, j’exterminerais par la lame ou la verve tous ceux qui ont permis ce massacre. »

Soupirant tristement, il regarda le fantôme disparaitre, il ne restait plus que la tombe alors que le ciel se couvrait. Posant sa main sur le haut de la tombe, il souffla a nouveau.

« - Je ne devrais pas tenir ce genre de discours quand je viens vous voir… Pardonnez-moi… Je reviendrais vous voir prochainement. »

Se penchant sur le côté de la tombe, il cueilli deux fleurs bleues avec une délicatesse qui ne lui ressemblait pas et les déposa sur le haut de la tombe avant de se mettre brièvement a genou et de déposer un baiser sur le sol, promettant a nouveau, silencieusement de revenir prochainement.


Dernière édition par Slade Lion-Noir le Mar 11 Mar 2014 - 6:20, édité 2 fois
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► Les motifs du passé - Prélude
► Le mercenaire du Roi - Chapitre 1 [En cours d'écriture]


Les motifs du passé - Prélude _
MessageSujet: Re: Les motifs du passé - Prélude   Les motifs du passé - Prélude EmptyJeu 4 Avr 2013 - 0:30

Les motifs du passé - Prélude Le_der10

Seconde partie : Le dernier bastion d'une démocratie


« - M’avez-vous mandé, Sire ? »

Quelle splendeur avait le palais royal a cette époque. De somptueuses broderies faites a l’honneur de cette époque de paix, d’autres, plus anciennes, décrivaient le combat mené pendant des décennies pour qu’enfin, l’harmonie règne sur le royaume. Bien que tout n’étais pas rose, les gens n’avaient que rarement faim et cette dernière n’était que causée par des catastrophes naturelles. Les grandes épidémies de pestes qui avaient causées tant de répression avant ce régime avaient régressés, a un tel point que seules les villes côtières commerçant avec des régions du levant avaient quelques malades passagers mais la plupart s’en sortaient, très peu de gens succombaient a cette atroce affliction.

Face a lui se tenait l’ancien dirigeant de ces harmonieuses terres, mais contrairement a son air calme et paisible, il arborais cette fois l’air grave de ceux craignant une tempête et se préparant a l’affronter. A l’époque, capitaine de la garde du palais, Slade n’étais pas un grand chef militaire bien qu’il était un commandant des plus capables et des plus ingénieux, raison pour laquelle il était assigné comme capitaine de l’ancienne garde démocratique.


« - Oui, capitaine. L’heure est grave, peut-être ne le savez-vous pas mais un original semble comploter contre moi. Entama le dirigeant du Royaume. Nombreux de mes bannerets m’ont tourné le dos, aussi bien ais-je pensé nécessaire de renforcer le palais, je crains qu’ils ne tentent avec quelques frauduleuses compagnies de prendre d’assaut le cœur de notre beau royaume, j’aimerais que vous étudiez les possibles plans de défenses afin de repousser quelques paysans armés de faux et de piques le temps que je rassemble l’armée pour écraser ce petit mouvement de rebelles insignifiants.

- Combien d’unités me confiez-vous, Sire ? Demanda le capitaine de la garde.

- A vous, je vous laisse le commandement de ma garde, je sais que vous saurez en tirer le meilleur, pour les unités de renforcement, leurs commandement va au Seigneur Steinheim.

- Jason ? S’enquit le capitaine. »

A ces mots, la grande porte de la salle d’audience s’ouvrit alors qu’une figure aux larges épaules, portant une somptueuse armure noire dont les rainures étaient recouvertes de peinture d’or et portant une magnifique cape pourpre, a sa ceinture se trouvait une épée dont la poignée étais ornée d’un rubis et dont le fourreau décoré ne contrastait en rien par rapport a la lourde armure du porteur.
Son visage, étais celui de ceux qui sont avisés mais généreux. Le menton presque rectangulaire et un nez assez proéminent sans l’être trop, des fines lèvres dissimulées sous une barbe nourrie et un crâne chauve, deux émeraudes en guise d’yeux. Jason Steinheim, un des seigneurs du nord, un des plus grands combattant et tacticien du grand royaume qui avait passé plusieurs décennies a défendre la frontière avec d’intéressantes tactiques de guérilla révolutionnaires. Cette fois-ci, l’approche étais plus simpliste. Des murs de boucliers et des lances. Des combattants aguerris aux défenses de position, voilaient ce qu’étaient leurs éléments.


« - Seigneur Steinheim, je vous laisse voir avec le capitaine Wilson les préparatifs pour un potentiel assaut une foule menée par notre intriguant.

- Oui, mon seigneur. Se contenta de répondre le seigneur a l’armure d’ébène. »

Quelques heures a peine plus tard, les deux hommes travaillaient déjà d’arrache pieds a une défense acharnée du palais, plusieurs points de retraites furent formés. Ils se devaient d’utiliser la compagnie de la garde et des quatre compagnies expérimentées de Steinheim. Les armures d’ors et celles d’ébènes de deux corps d’armées allaient combattre côte a côte contre des gens ne portant que des armures faites de cuir, contre des hommes du petit peuples.

« - Qui est cet intriguant Jason ? Depuis que je suis a la tête de la garde du palais, je n’ai pas l’occasion d’apprendre des nouvelles sur la politique du royaume… Je dois me contenter de protéger les personnes du conseil… Grogna le capitaine.

- Un petit noble aux cheveux bruns je crois, un citoyen qui pense savoir mieux que tout le monde comment gouverner, il n’a même pas la moitié de mon âge. Soupira le commandant.

- Un enfant ? Et nous devrions le craindre ? S’enquit Slade.

- Cet enfant a déjà beaucoup de partisans… Pour être franc je pense déjà que certains bannerets ont tourné le dos au Royaume. Se contenta de répondre le commandant. Je crains qu’il ne passe a l’action rapidement, nos compagnies doivent être prêtes. Combien d’hommes as-tu sous ton commandement ?

- Normalement j’ai cinq compagnies de gardes, ce qui me fait cinq cents hommes, mais j’ai quatre compagnies qui ont été réquisitionnées par des gouverneurs des régions septentrionales, j’étais contre mais Sa Majesté ne m’a pas écouté.

- Et les plus grands partisans de ce nouveau mouvement sont des régions septentrionales... Quand a mes unités, je n'ai pu rassembler que cinq cents hommes, peu de mes bannerets on répondu a mon appel aux armes. Je crains le pire Slade, j’éprouve pour la première fois depuis longtemps une inquiétude, je crains que les seigneurs dissidents ne soient plus nombreux que prévus.

- Probable, mais tant que le palais tiendras et que nous écraserons ce soulèvement a son plus grand moment, plus personne n’osera se dresser contre le royaume pour au moins quelques années.

- Certes, mais combien de temps avons-nous ?

- Je ne sais pas, ne le perdons pas plus, vois-ici mon ami, ce hall qui précède la salle du conseil est assez large pour déployer ma compagnie sur trois rangs, tes troupes peuvent bloquer ce passage, celui-là et regarde, ce dernier est en escalier, ce qui parfait pour laisser quelques-uns de tes piquiers soutenir le mur de boucliers.

- Et si il y’a des mages renégats ?

- Alors j’espère que tes mages de batailles sont plus forts qu’eux. Moi, je ne m’en approcherais pas. Nos unités, correctement déployées tiendront le coup.

- Ils te causent tant de maux ? S’inquiéta le seigneur Steinheim.

- J’ai l’impression que mon crâne va exploser quand je suis a côté d’eux, mais je tiens le coup en général. »


Ce fut alors que résonnèrent par quatre fois les cors de la garde, signalant une attaque. Les deux hommes se regardèrent, tétanisés un instant, les deux frères de batailles se ressaisirent et dégainèrent leurs armes. Courant vers le hall principal du palais qui était assez imposant pour que le régiment de la garde royale puisse s’y déployer sur deux rangs. Les cents hommes de la garde étaient déjà présents. Tous aussi imperturbables que des statues de dieux de la guerre, ils se déployèrent instinctivement sur deux rangs alors que le Seigneur Jason Steinheim sonna son propre cor, appelant ses troupes d’élites a se rassembler là d’où provenait le son.

Prenant la tête de ses troupes, Slade vint se mettre au centre de la première ligne, menant la garde jusqu’aux portes du palais où ils se déployèrent en un triple rang, plus compact et serré. Les lanciers des gardes, en première ligne. Érigèrent de concert un mur de bouclier hérissé d’acier.

« - Frères et sœurs de la garde ! Aujourd’hui, nous sommes les défenseurs de la liberté et le garde-fou du Royaume. Aujourd’hui nous écraserons sous nos boucliers et nos lances le vent de rébellion qui secoue jusqu’aux fondations de notre beau pays ! Même si ceux que nous allons affronter sont des frères et sœurs, des gens que nous avons connus et qui comptent pour nous, n’oublions pas notre serment ! Nous avons juré de protéger a tout prix les idéaux de notre royaume, au prix de notre vie ! Aujourd’hui, nous écrasons le vent de tyrannie et protégeons la démocratie ! Tenez la ligne a tout prix et ne cédez aucun pouce de terrain sans prélever le centuple en vies de ces traitres ! »

Les gardes émirent une puissante injonction en même temps a la fin du discours de Slade, comme un cri de guerre bref mais soulignant la volonté de fer des guerriers que Slade avait entrainé pendant sa longue carrière militaire.

Inspectant la masse qui se rassemblait aux pieds de l’escalier, Slade fut frappé non par la taille des partisans de l’intriguant, mais aussi par leurs équipement. En effet, parmi les révolutionnaires, se trouvaient des guerriers engoncés dans d’imposantes armures portant des capes d’un blanc pur. Alors que d’autres avaient clairement un équipement militaire, provenant de toutes les régions, il reconnut même la livrée noire et rouge des hommes du seigneur Steinheim. Ainsi que celles des régions septentrionales. Même quelques armures dorées, des gardes du palais ayant renoncés a leurs serment et arborant eux aussi une cape blanche au lieu de la cape pourpre et violacée que portaient les gardes royaux.

Ce n’étais pas un simple soulèvement de la population menée par un intriguant, mais c’était là un coup d’état. Une machination ourdie par un grand esprit. Slade serra les dents, s’énervant contre lui-même de n’avoir pas estimé correctement la menace. La première erreur de sa longue carrière allais peut être lui couter la vie des cents hommes qui se tenaient a ses côtés, et aux cinq cents autres qui étaient venus les renforcer.

De la masse de putschistes un petit être, pas spécialement fort ou visiblement puissant, mais dont même les centaines de mètres qui le séparaient de Slade ne ternissaient pas l’incroyable charisme et avidité. Cet homme, étais un danger, un danger qu’avais sous-estimé même le dirigeant du pays, que lui-même avais sous-estimé. Qui aurais pu croire qu’un seul homme puisse renverser avec ses paroles puis avec les lames de ses sbires un régime démocratique vieux de plusieurs siècles.


« - Pauvre ignorant… Souffla-il pour lui-même. Nous avons été manipulés… Trahis depuis le début, ce n’est pas un soulèvement comme on nous l'a fait croire… C’est un coup d'état. »

Ce fut alors que l’assaut sur le palais fut sonné. Les paysans massés avec les soldats vétérans du royaume chargeaient de manière incohérente et inconstante les portes du palais. Malgré la pluie de flèche qui vint s’abattre sur eux dès leurs ascensions vers le palais, rien ne semblait pouvoir les arrêter. Les morts disparaissant littéralement sous les bottes de ceux qui se sentaient dans la lumière. Les armures noires de Steinheim et les armures dorées de la garde n’allaient cependant pas baisser les bras. La victoire, étais possible et ce fut avec stoïcisme. Qu’elle accueillie la première vague des sbires de l’intriguant.

Ces six cent hommes, étaient désormais le dernier bastion d’une démocratie. Le dernier mur a se dresser entre elle et l'anéantissement.
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Slade Lion-Noir

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► Les motifs du passé - Prélude
► Le mercenaire du Roi - Chapitre 1 [En cours d'écriture]


Les motifs du passé - Prélude _
MessageSujet: Re: Les motifs du passé - Prélude   Les motifs du passé - Prélude EmptyLun 29 Juil 2013 - 13:29

Troisième partie : La naissance du masque

De la grande ville, la ville des milles lumières, du grand conservatoire magique et des innombrables bibliothèques remplies de parchemins qui combinaient magie et technologie, rien n’avait résisté a la folie destructrice nourrie par l’ambition sans bornes d’un seul homme, qui pars sa volonté et son intelligence avait renversé une nation dont la gloire occultait toutes les autres de l’histoire. En une nuit, une seule, une nation glorieuse avait péri, de l’intérieur. Peut-être était-ce, après tout, le cycle naturel des choses, quand il y’a un paroxysme, la décadence ne tarde pas a poindre de l’ombre, les dents aux clairs, pour mordre a la gorge l’espoir et les ambitions d’un peuple tout entier.

C’est dans ce chaos qu’évoluait une figure sombre, vêtue de frusques et de restes d’armures portant les sceaux et emblème d’un pays qu’il défendait envers et contre tous.  Le bras droit ballant le long de son corps, couvert de l’eau pourpre qui pourtant résignait tant a quitter son écrin fait de chair, d’os et de vaisseaux. Les sens en pagaille, les yeux guettant et cherchant a éviter au regard des hommes de celui qui venait de détruire un millier d’années de gloire, mais cette figure brisée, désormais d’un autre temps était ignorée par les figures parées de capes blanches et de symboles a la gloire de leurs nouveau roi, ils scandaient tous, dans un bruit de tempête annonciatrice de temps de malheurs, le nom du traître.


« - Gloire et longue vie a notre roi ! Longue vie a notre roi et seigneur de toutes les terres du royaume, Kaull Hendenmark ! Gloire et vie éternelle ! »

Ces paroles,  véritables présages, laissaient planer au-dessus de la souffrance des hommes a l’agonie, au-delà des pleurs des femmes et des cris des enfants, une atmosphère prédisant des temps de douleur.

Au loin, un berger voyait ce qu’il pensait être un lever de soleil, ce n’étais qu’une ville, un joyau de la civilisation, qui brûlait. Au cœur de cette fournaise, avançait toujours le même homme qui cherchait, sans réellement le vouloir, a échapper au regard de ceux qui porteraient dès le lendemain le titre de « Capes-Blanches du Roi ». Seul rescapé d’un corps de soldats qui avaient tous vendus leurs vie pour la nation, si ce n’est qu’un seul d’entre eux, leurs capitaine qui déambulais dans les quartiers en ruine de la ville.
Des spectres portant des armures familières marchaient autours de lui, visibles uniquement de celui qui les avait formé et mené a leurs mort. Les regards qu’ils lui accordèrent ne trouvèrent aucune réponse, honteux de n’avoir pas eu le privilège de mourir avec ceux qui avaient été avec lui jusqu’au bout, Slade fixait les pavés couverts de sang, jonchés de cadavres et de cendres. Son second sembla marcher d’un pas plus serein que les autres. Peut-être savait-il que le capitaine de la garde du palais n’allais pas trouver le repos avant que la justice de la garde ne s’abatte sur cet individu qui avait mis a bas la paix qui avait mis tant d’années a s’établir.

Cependant, la justice allait devoir attendre un instant. L’esprit du capitaine était obnubilé par une seule chose. Pour une fois, le devoir allait devoir attendre, sa famille était prioritaire. Se rendant compte petit a petit que les siens n’étaient pas surs, il commença a réaliser la dangereuse réalité. Sa marche lente se transforma petit a petit en une course, puis en course effrénée. Les Spectres eux avaient tous disparus, sauf un.



_____________________________________


Des cheveux bruns, mi-longs, légèrement bouclés. Un regard pétillant de vie bien qu’inquiet. Heureusement, la demeure familiale se trouvait loin des quartiers incendiés par les conflits qui ravageaient la capitale. Les doigts se perdant dans la chevelure et la tempe posée contre un mur alors qu’elle guettait les allées et venues dans la rue. Une main sur un ventre bombé par la promesse d’une nouvelle vie. Elle avait confiance en les capacités du père de son futur enfant, relevant le regard vers le ciel qui avais une teinte rougeâtre, parcourues de milliers d’étincelles qui faisaient pâlir le firmament en intensité, elle se plongea dans une langueur, repensant a la rencontre qui avait unis a jamais leurs deux destin :

Drôle d’histoire qu’étais la leur, il était déjà un homme alors qu’elle le rencontrait. Il y’a désormais quelques années, le déjà capitaine de la garde étais chargé d’accompagner de prestigieux seigneurs dans leurs déplacements officiels.

Quelle fascination elle avait ressenti en voyant ces guerriers portants des armures recouvertes d’ors qui masquaient leurs visage et portaient tous des capes faites d’un tissu écarlate. D’innombrables histoires circulaient au sujet de la garde du palais, certains disaient que n’importe lequel d’entre eux était un soldat ayant suivi les plus rigoureux entrainements et étaient capables de prouesses martiales qui les rendaient cents fois supérieurs aux meilleurs guerriers qui pourtant protégeaient les frontières avec les pays barbares. Certains disaient qu’ils prenaient vœu de chasteté et de pauvreté alors que d’autres susurraient qu’ils n’étaient pas humains, car ces derniers, connaissant la valeur d’une parole, ne parlaient que très rarement et se déplaçaient avec une telle précision et coordination qu’elle semblait inatteignable par de simples mortels.

C’est ainsi qu’elle vit pour la première fois son futur époux. Un de ces guerriers qui se trouvait en tête du cortège honorifique. Portant une longue hallebarde a la lame d’or et une lourde épée a la ceinture, décoré d’une armure couverte de scènes a la gloire de la garde et une épaulette représentant une tête de lion.

Charmée par la prestance de l’homme, elle ne put retenir un sourire joyeux en apprenant la halte du seigneur et de son escorte. Une chance peut-être de s’approcher du campement de ces fameux guerriers mais a voir les réactions d’autres jeunes filles, elle n’aurais pas été la seule a tenter de les approcher. Car après tout, qui ne pourrait se vanter d’avoir côtoyé et peut-être même, été aimée par la première et dernière ligne de défense du royaume ?

La jeune femme aux cheveux bouclés eu un sourire en repensant a la suite de cette fameuse soirée. Un rire s’échappa même au souvenir des jeunes femmes plantureuses qui avaient été repoussés par les disciplinés gardes et qu’elle-même avait d’abord été éconduite par le fameux capitaine. Elle pencha le regard vers son ventre bombé et passa ses doigts dessus, rassurée par les souvenirs de jours heureux et ferma doucement les yeux. Ce fut le martellement de la porte qui la tira de sa torpeur. Elle eu un sourire en s’imaginant déjà dans les bras de son époux et se pressa sur le seuil de leurs demeure. Ouvrant la porte elle fit un grand sourire en clamant déjà sa joie de le revoir.

« - Mon amour, te re- »

Elle s’arrêta sur le parvis de leurs demeure, face a elle, cinq figures, quatre, imposantes, portant des capes ornementées d’un blanc éclatant. Au centre se trouvait une figure au visage taillé par une longue chevelure, son regard s’enflamma en entendant le début de la phrase de cette jeune dame qui avait eu la décence d’ouvrir la porte rapidement. Un sourire en dents de scie vint éclaircir le visage de l’intriguant homme qui s’esclaffa en s’inclinant théâtralement, se redressant, il décida de couper le silence.

« - Oui, me revoilà ma chère. Tiens, vous ne m’aviez pas prévenu qu’un parasite grandissait en vous, auriez-vous eu le culot de me trahir et de partager votre couche avec le vois-

- Qui êtes-vous ?! S’indigna la femme.  »

Sa seule réponse fut un mouvement embêté de la tête, l’intriguant aux cheveux longs tourna la tête vers une des brutes décorée d’une longue cape blanche qui entama mollement un long mouvement du revers de la main qui s’arrêta net sur la joue de la jeune femme qui tomba au sol, sonnée par ce coup, certes mou mais d’une force indéniable.

_____________________________________

« - Par la présente, nous condamnons le traître, le fol qui s’est dressé contre notre juste cause ! »

Acclamé par une foule d’adorateurs, un jeune homme, aux cheveux assez longs mais soyeux, au regard d’acier et les épaules décorées d’un fermoir ornementé pour une longue cape faites d’un blanc d’albâtre, tenait un parchemin ornementé d’un sceau. A ses côtés se trouvait un homme vêtu uniquement de noir, une lourde matraque d’acier sur l’épaule et le visage totalement masqué, si ce n’était pour sa bouche et son nez. Plus en retrait, se trouvait un homme âgé, mais robuste, vêtu de jutes qui couvraient difficilement son corps battu et contusionné. Le capitaine fit une halte dans sa course, reconnaissant le prisonnier.

« - Ignominie ! Corruption, tyrannie et despotisme ! Et encore plus de chefs d’accusations graves, mais rien d’aussi incompréhensible que son refus d’écouter la vérité, la vérité du Roi et du peuple ! Disait l’homme qui venait de terminer sa phrase en hurlant, la foule elle, scandait, triomphale, son désir de le voir puni. Cet homme ! Cria la cape-blanche en désignant le condamné. Cet homme a utiliser ses propres soldats pour créer un barrage face a la déferlante de la justice ! Pour se protéger et non pour protéger ses idéaux ! Il a fui mais a été rattrapé par les justes capes-blanches ! Vos uniques défenseurs ! Aussi, cet homme a couvert la fuite d’un dangereux individu, un de ces monstres qui au nom d’une soi-disant démocratie a massacré des dizaines et des dizaines, des centaines de justes hommes et femmes du peuple ! Le… Seigneur… Lâcha-il avec un certain dédain. Steinheim a permis la fuite du capitaine de la garde ! Il a permis a un monstre dangereux d’être lâché dans notre grande ville ! Il mérite la mort ! »

Lâchant la missive qui annonçait la procédure pour l’exécution, l’homme leva les mains, haranguant le peuple qui avait déjà mille fois entendus des mots similaires au cœur des tavernes des grandes villes. Les gueux, les putains, les honnêtes travailleurs et les bonnes matrones, tous scandaient les terribles mots « A mort ! » en chœur avec une ferveur qui ferais pâlir de jalousie n’importe quel ascète ou autres prêcheurs.

Au cœur de la masse humaine, se trouvait le dit capitaine de la garde, sa tenue déchirée et son armure brisée dissimulée sous une cape brune, le visage figé dans une expression de dégout de soi et le cœur rongé par la certitude de son impuissance. Son impossibilité de le sauver. Il haussa les yeux en voyant le colosse qu’étais Jason Steinheim se redresser face a toutes ses accusations. Bien que vêtu uniquement de frusques dans un état ridicule, dépouillé de tout symbole de son statut. Il avait la majesté d’un héros, tout ce que n’avais pas été Slade en ce jour.

Le capitaine avait-il fait preuve de lâcheté ? Il baissa les yeux alors que devant lui le tableau du conflit se repeignait. La garde, malgré quelques pertes, avait réussis a écraser le flot d’adversaires sur les marches du palais. Bien qu’inférieurs en nombre, ces soldats étaient plusieurs fois supérieurs en termes de prouesses martiales et disciplines militaires.

Le tournant de ce conflit fut en réalité l’apparition d’une cabale de puissants sorciers. Bien sûr que les gardes du palais avaient déjà affrontés des cabales de sorciers, mais jamais ils n’étaient tombés sur une telle coordination magique. Ce fut une déferlante de flamme qui embrasa aussi bien les premiers rangs de l’insurrection que les boucliers d’or de la garde, qui noircirent instantanément sous l’intense chaleur. Malgré ce premier assaut apocalyptique, ils tinrent tous bon, même le capitaine qui sentait sa tête bouillir sous les flux de magie. Ce fut la suite de l’attaque qui sonna le glas de la garde et des hommes en armure noire venus du nord. La cabale des sorciers s’avança avec un certain calme parmi les cadavres calcinés. Les yeux brillants sous la magie brute qui nourrissait leurs desseins destructeurs alors que même la réalité semblait soudainement se plier face a leurs toute puissance.

« - Calomnies ! Hurla soudainement Jason, couvrant de sa voix naturellement puissante le brouhaha de la foule, tirant Slade hors de ses pensées. C’est vous les ennemis de la justice et de la nation ! Vous avez manipulé le peuple et leurs avez miroités des crises et des conflits qu’il n’y’avais pas ! C’est vous, cachés derrière la pureté d’un blanc éclatant et les paroles d’un fou qui détruisez l’unité du peuple ! C’est vous qui avez brûlé les drapeaux et idéa-»

Un craquement sonore coupa net les paroles du seigneur déjà condamné, une lourde matraque en fer s’étant heurtée contre sa hanche. Tombant sur son côté brisé en hurlant de douleur. Le front contre l’estrade de bois deux énormes mains vinrent l’attraper par la nuque et le relever.

« - Voyez ! Repris la cape blanche en désignant l’homme rendu muet par la douleur. Voyez comme cet homme tente a nouveau de vous rallier a sa cause car il sait la vérité ! Dit-il, beuglant tout son soul. Nous sommes les véritables défenseurs du peuple ! Maintenant ! Que la sanction soit appliquée ! Bourreau ! Hurla-il a nouveau en se tournant vers l’intéressé. Fais ton office ! »

Accordant un dernier regard vers son plus vieil ami, le capitaine tourna les talons, désireux d’éviter la vue d’un ami condamné a mort par injustice. Ainsi, l’autrefois puissant et riche seigneur Steinheim mourut, dépareillé de son armure d’apparat et de ses armes. Loin de sa terre natale et de sa famille, celui qui avait autrefois mené ses guerriers avec bravoure et sagesse, désormais battu et vêtu de jutes de prisonnier, avançait la tête malgré tout haute, vers la potence.

_____________________________________

Alors qu’il s’éloignait, reprenant sa course, il entendit un cri de joie dans son dos. C’était trop tard, ils l’avaient tué. Fermant les yeux en fronçant les sourcils, il retint sa rage et son courroux. Incapable, incompétent, lâche, traitre, faible, impuissant. Tant de mots qui résonnaient dans sa tête et l’insultaient. Avait-il vraiment fait preuve de lâcheté en tombant dans les eaux entourant le palais alors que la cabale même avait fait s’effriter le sol sous les pieds de la garde ? Pourquoi n’avait-il pas replié ses troupes dans la grande salle du palais où leur supériorité martiale aurait tout de même fait le poids par rapport au nombre ? Pourquoi n’avait-il pas été assez malin, intelligent et réactif a l’instant même où les flammes vinrent caresser la peinture dorée de son bouclier ?

Il secoua la tête en continuant sa course, chassant les idées noires qui enlisaient ses pensées et le déconcentrait. Son pas s’accéléra alors qu’il commençait a reconnaître le quartier dans lequel il vivait, bien qu’en réalité il s’agissait de sa demeure secondaire, lui vivait la majeure partie de son temps dans les casernes du palais, elle vivait dans leurs demeure. Bien qu’évidemment elle allait souvent voir son mari dans ses quartier quand elle en avait l’occasion bien que la pestilentielle atmosphère politique la répugnait.

Leurs chez-eux était simple, mais confortable et surtout loin du centre politique de la capitale et des quartiers dangereux de la ville. Elle était en sécurité, ils étaient en sécurité là-bas.

Déboulant dans l’allée où se trouvait sa maison, il sourit en la voyant entrain de discuter a un groupe d’homme, les yeux piquants a cause de la sueur, le souffle rendu rauque par l’effort physique et les jambes bouillonnantes, il allait pouvoir régler quelque fut le problème voir même s’enfuir avec ces gens. La pression qui occupait ses épaules venait de le quitter brutalement, il était ravi de la savoir en sécurité, de les savoirs en sécurité. Il s’approcha du petit groupe, marchant lentement puis le capitaine perçu la nature de la conversation, elle ressemblait a un interrogatoire ?

Slade pressa le pas, passa sa manche sur ses yeux afin d’en chasser la sueur qui brouillait sa vue, c’est alors qu’il vit les collerettes blanches des quatre hommes. Il poussa un hurlement de terreur avant de se mettre a courir avec la force du désespoir vers ces terribles hommes. C’est alors que se démarqua une cinquième silhouette, frêle, aux cheveux longs et a une peau aussi blanche que de la neige. Un sourire carnassier s’affiche sur ses lèvres alors qu’il tourna la tête vers l’homme qui commençait a courir vers eux, Slade se senti terrorisé pendant un court instant en voyant les dents taillées en scie de l’homme. Relevant un pan de sa cape, l’homme aux dents de scie dévoila une dague dont la lame était partiellement dentelée, il clama en la dégainant.

« - Ma chère, je suis profondément navré que vous ayez trahi ma confiance avec ce malandrin. Mais au moins vous m’offrez un divertissement dont je suis plus que ravis. »

Terminant sa phrase, il se retourna, le mouvement amplifié par la cape. Le capitaine fut soudainement tétanisé, les yeux écarquillés et les bras écartés le long du corps. Un filet de sang jaillit d’entre les fines lèvres de la brune aux cheveux bouclés. Alors que sur le sol se répandait un sang d’un rouge profond. Un rire se fit entendre alors que l’homme aux dents de scie fit un mouvement latéral avec son bras en se retournant, éclaboussant de sang le mur de la demeure du capitaine.

Elle s’effondra et lui commença a passer ses mains sur son front. Un grognement naquit dans sa gorge qui commença petit a petit a se transformer en un hurlement puis un rugissement de rage pure. Il avait été trop lent, sa faute, la sienne ! Pourquoi s’attaquer a une femme innocente comme elle ? Pourquoi s’attaquer a SA femme et a SON enfant ? Pourquoi eux ?

Se griffant la joue sous la colère, il poussa un autre hurlement au ciel qui fit trembler les quatre hommes et plus particulièrement l’homme aux dents de scie qui se mit a engueuler ses hommes de main, qu’attendaient-ils pour aller tuer le monstre qu’il venait de créer ? Dégainant leurs armes, ils se mirent a charger le fou qui désormais les regardait, les yeux injectés de sang et les joues trempées par des larmes de colère. Se penchant en avant, comme une bête qui s’apprêtais a sauter a la gorge d’une stupide proie. Il se mit a courir en avant, contre-attaquant avec une violence inouïe. Se penchant pour éviter un coup d’épée, de sa main droite il attrapa le poignet de la brute avant de donner un puissant coup de paume dans son coude, rajoutant un nouvel angle d’articulation a son bras dans un claquement étrangement spongieux.

Désarmé, la brute tomba au sol en se tenant le bras, hurlant de douleur alors que le monstre ramassa l’arme avant d’en enfoncer la lame dans la cage thoracique de l’homme qui pouvait faire la roue avec son avant-bras, brisant ses côtes et son plexus sous la pression alors qu’une mare de sang vint obstruer sa cavité buccale.

Dégageant la lame de l’écrin de chair nouvellement créé, il mit le fort de sa lame sur l’angle d’attaque du deuxième homme en blanc. Malgré la grande force de l’homme, le monstrueux capitaine parvint a parer le coup en tenant son arme a une seule main. Lançant un regard promettant des souffrances incroyables a sa future victime, tétanisée. Il lui asséna un puissant coup de poing dans la gorge qui tomba au sol en posant ses mains sur l’impact, se tortillant dans tout les sens, suffoquant lentement. Le troisième lui, surement le plus lâches des quatre, lâcha son arme en demandant miséricorde, les mains dressée devant lui comme signe de soumission. Il se plia en deux en sentant soudainement une vive douleur dans l’estomac. Penchant le visage vers la source de sa douleur. L’homme fut terrifié en voyant le regard meurtrier de Slade qui avait enfoncé la moitié de sa lame en lui, malgré l’armure qu’il portait. Posant ses mains sur le fort de la lame comme pour bloquer le capitaine dans un dernier acte de bravoure. Il sentit ses jambes le lâcher alors que son meurtrier fit un mouvement brusque vers la gauche. Pendant un court instant, avant qu’il ne sombre dans les abysses, il vit voler quelques doigts par-ci par-là.

Se tournant vers le dernier homme qui l’empêchait d’atteindre sa cible qui se cachait dans son dos. Cet homme n’était pas comme les autres, un soldat qui avait connu beaucoup de batailles et portait son épée avec une assurance qui sous-entendait une grande habilité. Son armure ressemblait a celle d’un gradé des contrées du sud-est. Mais il n’eut guère le temps de détailler cette armure qui avait attiré son attention malgré sa folle colère car ce qui semblait être un vétéran s’était déjà élancé a l’assaut avec une force mémorable. Les lames s’entrechoquèrent rapidement, les sens brouillés par la rage, le capitaine ne put dompter le combat comme il l’aurait fait a plus d’une reprise. Ses coups étaient répétés et d’une violence inouïe, il hurlait sans cesse, rageait et criait toute la haine qu’il avait pour eux.


« - Je vous tuerais tous ! Hurlait le capitaine. Jusqu’au dernier, toi, ton protégé et tout ceux qui portent la cape blanche !

- Tu devras d’abord me passer sur le corps, esclave d’une nation corrompue ! Répondit l’homme en riant.

- C’est ce que je fais ! »

Opérant un magnifique moulinet de sa lame, il trancha le bras gauche de l’homme au niveau de l’épaule avant de venir enfoncer son arme dans le gosier du zélote, coupant son hurlement naissant. Repoussant le cadavre mort d’un coup de pieds, il s’approcha de l’homme a la cape noire qui reculait en le fixant. Un sourire aux lèvres malgré sa peur palpable.

« - Allons, allons, ce n’étais qu’une gar-»

Le capitaine ne laissa pas le temps a l’homme aux dents de scie de terminer sa phrase. En quelques enjambées rapides, il avait couvert la distance et l’avais plaqué au sol. Son poing frappant contre son visage a plusieurs reprises avec une rage sans borgne. Après trois coups de poings assénés, il posa ses mains sur le cou de l’homme aux cheveux longs. Un sourire fou aux lèvres, le capitaine commença a appuyer avec de plus en plus de force malgré les gesticulations du meurtrier.

Soudainement, il ne vit plus de l’œil droit. Ne comprenant pas tout de suite ce qui lui étais arrivé, il se redressa et tenta d’aller toucher son œil et se heurta a un pommeau. Un hurlement de douleur naquit dans sa gorge alors qu’il reculait. Ce n’étais pas tant la blessure, bien que d’une douleur indescriptible, qui le faisait tant crier mais une vive douleur dans sa tête, comme si la magie avait soudainement eu un effet encore plus dévastateur sur lui. Il tenta d’arracher cette dague plantée dans son œil avec trop d’empressement, cassant le bout de la lame qui resta logé dans sa tête, sans savoir qu’il venait de se condamner a d’ignobles souffrances.


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MessageSujet: Re: Les motifs du passé - Prélude   Les motifs du passé - Prélude EmptyMar 11 Mar 2014 - 6:12

Quatrième Partie : Cendres du présent, motivations du futur

« - Faites places au cortège de Sa majesté Kaull Ier ! Faites places ! »


Les clairons sonnaient une mélodie victorieuse, le ciel étais d'un bleu clair malgré les colonnes de fumées qui obstruaient le règne de la clarté. Des quartiers entiers de l'ancienne ville étaient encore en ruines que le nouveau monarque défilait dans les rues de sa nouvelle capitale. Alors que le citadin luttait contre les flammes libérées par l'ascension au pouvoir du nouveau suzerain, le roi se pavanait et exultait.

Des cadavres empilés saturaient les allées abandonnées et une montagne de cendre étaient balayées loin des bûchers sur lesquels brûlaient les dernier survivants de la bataille qui mit un terme a des siècles de démocratie. Longue vie au Roi, scandaient ses gardes du corps engoncés dans des armures débordant de faste et d'ornementation argentées, longue vie au roi, scandaient ses capes-blanches. Élevés au rang de héros du peuple par d'habiles manipulation et d'actes de propagandes rondement menés. Tous pensaient qu'Il étais le sauveur, qu'Il étais le monarque absolu et que Sa voix faisait raison. Longue vie au roi, répondit le peuple qui avait déjà oublié que le chaos qui rongeait leur lieu de vie ne prenait pas sa source aux déboires de l'ancien régime, mais a l'ambition débordante et incontrôlée du nouveau suzerain.

Dans la foule qui décorait leurs futur bourreaux des lauriers des héros, se tenait un homme aux joues creuses, l'oeil droit dissimulé sous un bandage qui enserrait sa tête, la barbe mal rasée et les épaules voûtées. Un homme vaincu, écrasé et en profonde détresse. Vêtu de haillons et le visage protégé par une cape rapiécée dont la capuche trop grande pour sa tête lui masquait presque la vue, l'homme soupira silencieusement en voyant sa nation mourir sous le triomphe d'une folle ambition. Se retournant silencieusement vers une charrue, débordante d'encombrants et de cadavres, qui avait été poussée contre un mur pour laisser place a la foule, il s'appuya contre les rayons d'une des roues et soupira longuement avant d'aller se placer a l'avant de cette dernière. S'agrippant fermement aux bras de cette dernière, il commença a la tirer en grimaçant et gémissant sous l'effort fourni. Cette ville, n'étais plus la sienne. Ce pays, n'étais plus le sien.

Se rendant compte de sa situation, l'homme lâcha les bras après quelques mètres a peine et tomba a genoux en se tenant le visage, laissant couler ses larmes le long de ses joues. Sans ami, sans foyer, sans richesses et surtout sans famille, il laissa enfin éclater toute la tristesse qui avait posé bagages dans son coeur. Et lorsqu'il eu pleuré toutes les larmes de son corps, son coeur se dessécha et son regard fut illuminés par les feux naissants de sa folie.

Ce faux-roi, ce peuple, ces hommes vêtus de capes-blanches... En une journée et une nuit, ils avaient réussis a abattre les liens et les valeurs qui faisaient du pauvre homme au visage bandé un homme bon.


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« - Tout ce que je te demande... C'est de me pardonner, mon amour. Pour ce que j'ai fait... Pour ce que je n'ai pu faire... Je suis arrivé trop tard et je n'ai même pas réussis a te venger, il est beau, ton preux chevalier, n'est-ce pas ? Ce glorieux soldat qui faisait ta joie et illuminait tes journées, ton glorieux guerrier qui revenait chez lui le coeur lourd par les décisions qu'il avait a prendre et par les joies qu'il avait privé aux familles en leurs arrachant la vie d'un père. Ton beau chevalier qui n'a pas été... Qui n'a pas su... »


Un long soupir s'échappa des lèvres de l'homme qui pencha le visage vers une tombe fraîchement creusée. Vierge de toute marque, si ce n'est celle qui étais a désormais gravée a jamais dans son esprit. Des larmes continuaient de couler le long de ses joues dans un silence révérencieux. Ses côtes étaient plus visibles, son ventre étais plus fin, ses vêtements avaient été presque détruits par les caprices du climat, il se laissait mourir. Il ne voulait plus vivre.

Sa main vint caresser la terre qu'il avait retournée pour lui offrir une décente sépulture, fermant son poing pour en attraper, il vint l'approcher de ses lèvres comme pour déposer un dernier baiser. Son œil valide se ferma a nouveaux alors que des soubresauts secouèrent son corps et que sa tristesse se libéra a nouveau de l'écrin de chair qu'étais le corps de l'homme. Il hurlait de douleur et de tristesse, presque immobile, se secouant par moments comme pris d'incontrôlables spasmes et frappant dans le vide, rendu fou par son incapacité a la ramener a la vie. A les ramener a ses côté, a les protéger. Finalement, l'homme pencha la tête en arrière en poussant un hurlement d'agonie, les dents serrées alors qu'il se recroquevilla en position fœtale, continuant a pleurer pendant plusieurs minutes, plusieurs heures.

« - Je... Pardonne-moi.... »

Bégaya-il, se redressant un peu.

« - Tu repose en paix toi au moins... Tu as toujours eu plus de chance que moi... Après tout tu est la seule de nous deux qui ait vraiment partagé ne serait-ce qu'un moment avec notre enfant... Je trouverais cet homme qui t'a fait ça... Ce démon aux dents de scie et je lui ferais mille-fois ce qu'il t'a fait jusqu'à ce qu'il me supplie de le tuer... »

Il sentit une désapprobation dans son esprit et ferma les yeux, se retrouvant comme face a un fantôme né de son esprit, il la regarda avant de reprendre doucement.

« - Soleil de ma vie... Ma petite ablette... Je ne te mérite pas en fin de compte et désormais... Je ne suis rien d'autre qu'un chien qui traque sa proie, je vais racheter les erreurs des nôtres... Je ramènerais de l'équilibre a cette nation et l’élèverais au sommet a nouveau et quand tout sera fini, je vous rejoindrais dans l'autre-monde et j'aurais le plaisir de revoir ton sourire, même si ce n'est que pour quelques secondes. »

Se penchant en avant vers sa tombe, il posa les lèvres sur la terre et y déposa un petit baiser avant de se relever et de murmurer.

« - Je t'aime... »

Tournant le visage vers l'autre petite tombe qu'il avait construit, il s'en approcha et réitéra son geste en soufflant encore plus bas.

« - Toi aussi, mon petit... Je t'aime... Papa vous rejoindra, mais le temps n'est pas encore venu... Pardonne-moi... »

Eclatant a nouveau en sanglots. Il resta contre la tombe du fils qu'il n'avait jamais eu le droit de rencontrer et s'endormit. Cette nuit là, il rêva. Un temps meilleurs, a ses côtés se tenaient sa femme, un petit garçon aux cheveux a la couleur indescriptible et au visage masqué par ses derniers. Face a lui se tenait son fidèle ami Jason, il semblait assez heureux. La petite famille étais ravie d'être réunie le temps d'une nuit. L'homme s'approcha de son épouse et déposa ses lèvres contres les siennes dans un long baiser. Mais ce n'étaient pas celles qu'il avait connu pendant tant d'années. Ouvrant a nouveau les yeux sur sa compagne, il y découvrit un cadavre a la peau brunie par la décomposition et aux orbites creusés par le dessèchement. S'écartant de cette dernière en poussant un hurlement, il bascula contre un objet qui lui arrivait au creux des genoux et écrasa un petit corps sous le sien.

Mais ce n'étais pas un petit corps, se retournant pour voir sur quoi il étais tombé, il découvrit avec horreur un amas de chair rougie dans une enveloppe de chair dans laquelle baignait un foetus en pleine croissance. Alors qu'il écarquillait les yeux pour tenter de voir le visage de son fils, la poche amniotique et le placenta éclata, l'aspergeant d'un liquide rougi par le sang. Vomissant, il se redressa et se mit a fuir, courir en hurlant et en secouant la tête, se répétant comme par machinisme qu'il n'étais qu'entrain de rêver, que tout cela n'étais pas réel.

Autour de lui se dressaient tant d'amis qu'il avait connu et qu'il n'avait pas su défendre, tous, la peau et le teint émacié, les joues creuses et les lèvres cyanosées, certains avaient une corde autours du cou tandis que d'autres étaient tout simplement démembrés et erraient aléatoirement.

Dans son dos, un rire se leva, un rire hystérique. Un rire de joie et une simple voix le tira de son sommeil.


« - Allons, allons, ce n'était qu'une garce. »

Citation :
Fin du Prélude
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