''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 La petite maison dans la prairie [LIBRE]

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Dolores Alice Book



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Dolores Alice Book
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La petite maison dans la prairie [LIBRE] _
MessageSujet: La petite maison dans la prairie [LIBRE]   La petite maison dans la prairie [LIBRE] EmptyLun 25 Juil 2011 - 12:23







Le jour se levait paisiblement dans la petite clairière, un cocorico retentit, l'enfant s'éveilla doucement, laissant ses yeux s'accoutumer à l'obscurité ambiante, dans la pénombre de la chambre.Dolores Book commençait toujours la journée par sa méditation, qu'elle appelait 'éveil des sens' : Tout d'abords, elle se concentra sur sa vue. Elle voyait d'abords l'ombre, puis lentement, et plus rapidement, des formes qui se dessinèrent : Elle pouvait voir le plafond qui servait de plancher au potentiel grenier de la maison. En tournant la tête, elle pouvait voir la commode près du lit, vidée de ses vêtements. Sur sa gauche, elle voyait le mur décrépit. Derrière elle, elle sentait la chaleur des rares rayons de soleil parvenant à traverser les volets clos sur sa tête. Elle ferma les yeux, et écouta : Elle entendait tout d'abords le cocorico du coq, inlassablement répété. Ensuite, venait la brise, néanmoins très légère, mais elle avait l'ouïe très fine. Encore après cela, c'est son propre souffle qu'elle entendait, ses petits poumons inspirants et expirants à un rythme lent et paisible, après un repos digne de ce nom. Finalement, elle pouvait entendre l'écoulement de quelque liquide, gouttes par gouttes, au rez-de-chaussée. Mais elle n'avait pas envie d'y penser
plus que ça, et passa à la suite : L'odorat. Son nez lui transmettait les informations suivantes : Sa propre odeur d'abords, légère transpiration, elle
avait beaucoup travaillée hier, et s'était écroulée de fatigue à peine son 'œuvre' terminée. Par dessus celle-ci, la chambre, l'odeur de bois vieillissant, la maison entière sentait ainsi, malgré les nettoyages plutôt réguliers des propriétaires. En se concentrant, elle pouvait 'sentir' le matin,
en plus de la légère brise, il y'avait l'odeur de la rosée et des plantes qui entouraient la clairière, et un peu de bouse de vache aussi, sûrement lié à
l'existence de trois vaches dans l'étable, un étage en dessous. Elle garda les yeux fermés, se retourna sur le ventre, et sentit le contact du coussin, une toile rugueuse remplie de plumes de volaille, et du lit, remplie de pailles par économie de plumes. C'était néanmoins bien plus confortable que le sol, et elle le savait. Ses vêtements également, bien plus agréable, ne serais-ce qu'à porter, dans des matières bien moins
modestes grâce aux dons de divers amis de sa 'mère'. Et enfin, le goût. Elle avait un goût très familier dans la bouche, comme si elle l'avait connue dès sa naissance, depuis une éternité, un goût à la fois bon et mauvais, peut-être sucré, mais tout de même plus proche du minéral que de la saveur d'une racine bouillie ou de la viande de quelque animal. Le goût de la viande lui s'était évanoui depuis un moment déjà, luxe éphémère, qui ne lui laissait ensuite que cette désagréable impression qui la prenait maintenant : Une absence qui la dérangeait, sans toute fois requérir une nouvelle bouchée qui changerait cette saveur qui lui paraissait de plus en plus insupportable, il fallait juste que cette absence
change, mais elle ne savait comment faire. La nécromancienne devait se changer les idées, et ainsi elle décida de se lever, enfonça son chapeau sur sa petite tête chevelue et fit quelques pas dans la pièce.


*Le jour s'est levé depuis quelques minutes, une demi-heure tout au plus, il doit être environ 6 heures. J'ai largement le temps de me reposer encore, mais je vais commencer par trouver un moyen de faire ma toilette.*


Et ainsi la jeune fille poussa la lourde porte de bois de la chambre et descendit l'escalier, arrivant dans l'unique pièce du rez-de-chaussée, quoique assez grande. La maison était convenablement meublée, un peu de décoration n'aurait pas fait de mal, mais c'était plutôt
bien entretenu, et on ne voyait pas l'ombre d'un rat, ce qui était réellement surprenant, dans la maison d'une famille presque indigente. Dolores fit quelque pas dans le salon, s'assit à la table qui prenait moins d'un quart de la place et y pris un morceau de pain rassît, laissé là à la fin du repas d'hier. Les assiettes, les couverts et les restes d'hier étaient encore en place, personne évidemment n'avait songé à les ranger.

**



Alice éclata de rire, manquant de s'étouffer avec son ridicule petit déjeuner. Elle avait bien travaillée hier, oui. Une œuvre d'art, c'était, oui. Comment quiconque pourrait-il faire mieux ? Et puis, qui oserait ne serais-ce que défier Alice, et sur son terrain en plus ? Elle se leva, renversant sa chaise, et se précipita vers la cuisine pour mieux admirer son œuvre. Le corps de 7 ans du petit Jochua était crucifié sur le mur, des pieux plantés dans ses mains et ses jambes, son ventre ouvert laissait apparaître ses organes vitaux criblés d'aiguilles, donnant l'impression qu'un hérisson d'argent était coincé dans son ventre, totalement immobile. Le sang s'écoulait de son corps et des gouttes chutait continuellement de son pied jusqu'au sol, étant suspendu à un mètre au dessus de celui-ci. Alice pensa à voix haute : -Magnifique, tout simplement excellent. Je tiens à me féliciter de la part de moi-même, et à me décerner ce symbole du mérite, de l'ingéniosité et de la meilleure artiste de l'histoire de notre monde. Puis partit à nouveau dans un rire, plus que malsain. Elle sortit de la maison et put admirer la suite de son ouvrage : Grojean, le fermier qui l'avait accueillie à bras ouverts et lui avait présenté son fils, était là, debout, face au petit sentier. En arrivant vers la maison, on pouvait avoir l'impression que l'homme fixait un point à l'horizon. D'où elle était, elle voyait surtout l'armature en bois de son nouveau pantin mécanique, sur lequel elle avait mis la peau de l'homme. ça tenait plutôt bien, simplement génial. Elle partit alors, toujours prise de courts fou rires, vers l'étable, qu'on aurait pu rebaptiser abattoir pour l'occasion.


**

Elle poussa la porte et fut alors traumatisée par une vision d'horreur : Devant la petite Dolores, deux porcs achevait de manger un tas d'abats dont l'origine aurait pu rester indéfinie si elle n'avait pas vu, dans le tas d'organes et de muscles déchirés, la tête de la gentille madame Grojean, qui lui avait offert le gîte la nuit même. Elle éclata en sanglots et partie en courant, fonçant sans s'arrêter sur le sentier,jusqu'à ce qu'au bout de vingt minutes de course effrénée, elle se rappelle avoir laissée toutes ses affaires à l'étage de la maison. Mais elle ne pouvait
pas retourner là-bas, pas seule, pas avec ce qu'elle y avait vu. La chose -car rien d'humain ne pouvait avoir commis tel acte en une nuit- qui avait fait ça devait forcément rôder non loin, alors elle grimpa à l'arbre auquel elle s'était adossée, et attendit, espérant voir débarquer quelque sauveur pouvant l'aider.



-Personne ne te sauveras de moi, ma
chérie.



-Qui a parlé ?






[HRP : Le texte suit mon test-RP, je vous conseille donc d'y jeter un œil, ce qui devrait laisser un peu moins de flou dans cette sordide histoire. Si quelqu'un est intéressé, il peut poster sur la page, mais j'apprécierais que l'on ne reste que deux, trois au maximum sur le sujet, pour ne pas trop complexifier tout ça. En partant du principe que quelqu'un vienne pour RP-er, le premier qui post ici est prioritaire, et
ensuite on fait au tour à tour. Si je n'ai pas de réponses sur un trop long (à mon goût) laps de temps, j'enchaînerais tout seul. Merci de m'avoir lu, en espérant que vous avez apprécié(e).]




Post-Scriptum : J'ai rédigé sur Word 2003 cette fois-çi, et visiblement, j'ai un gros problème, vu le rendu du texte en révisualisation. Sachant sur word et dans le corps du message, je le vois totalement autrement. Si quelqu'un à une solution ? Je n'ai jamais eu ce problème avant...




Dolores Alice Book.

EDIT : Problème réglé, Merci Querel Very Happy


Dernière édition par Dolores Alice Book le Lun 25 Juil 2011 - 12:55, édité 1 fois (Raison : Texte écrasé sur la gauche.)
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Lalwende Súrion



________________

Lalwende Súrion
________________


Race : Demi-Syrinx (se croit simple humaine).
Classe : Rôdeur.
Métier : Chasseuse de primes/Assassin pour son propre compte.
Croyances : Absolument aucune.
Groupe : L'Alliance (Lame d'Argent)

Âge : Vingt et un ans.

Messages : 29


La petite maison dans la prairie [LIBRE] _
MessageSujet: Re: La petite maison dans la prairie [LIBRE]   La petite maison dans la prairie [LIBRE] EmptyVen 29 Juil 2011 - 13:03

    Les hurlements poursuivaient. Ils étaient longs, déchirants, parfois entrecoupés de sanglots angoissés. L’épouvante qui les saturait était palpable à des kilomètres de là. Quand ils cessaient, c’était pour laisser place à une voix geignarde et suppliciante, priant tous les Dieux, invoquant femme et enfants et implorant pitié. Puis, un cri crevait à nouveau le silence de la nuit.
    J’enfilai un gant. J’admirai ma main, désormais toute vêtue de noir, élégante au possible. Il m’allait parfaitement. C’était tant mieux ; j’avais sacrifié de longues heures pour le confectionner. Je passai le deuxième, agitant les doigts avec satisfaction. Bien ! Il était temps d’y aller. Je ramassai mes affaires et m’approchai en sifflotant distraitement du malheureux qui continuait de s’époumoner. Me voyant arriver, il redoubla ses plaintes. J’agitai la main d’un air agacé, comme on chasserait un moustique tenace. D’habitude, ils n’étaient pas aussi bruyants. Sans doute que celui-ci n’était-il pas assez malin, ou trop terrifié, pour se rendre compte que je n’avais que faire de ses jérémiades. A ce rythme-là, il aurait dû être épuisé depuis longtemps. Je n’allais pas réussir à travailler dans ces conditions. Ce n’était pas par hasard que je m’étais établie dans une forêt. J’avais besoin d’un calme quasi religieux pour savourer pleinement ce que je m’apprêtai à faire.
    Attrapant mon arbalète qui traînait non loin de là, je l’assommai avec ; sa tête s’affaissa lourdement sur son torse en sueurs telle une poupée de chiffe molle. Le silence retomba sur la petite clairière, qui redevint paisible et sereine, comme je l’aimais. Il me répugnait d’utiliser ce procédé, ayant toujours peur de frapper trop fort. Le bonhomme ne m’avait cependant pas laissé le choix. J’avais bien pensé à le plonger dans un sommeil bien plus profond à l’aide d’une mixture de plantes, mais elle aurait ralenti son organisme ; et ça ne présentait dans ce cas plus aucun intérêt pour moi.
    Mais ça ne suffirait pas ; une fois réveillé, il recommencerait son cirque. Pour cela, j’avais une méthode plus qu’efficace. Comment disait-on, déjà… ? ‘Motus et bouche cousue’ ? Dans ce cas de figure, ce ne serait pas qu’une expression.
    Par pure précaution, je resserrai les liens qui retenaient le corps désormais flasque de l’homme à l’arbre et m’emparai de mon nécessaire de couture, avant de commencer le travail.
    Il rouvrit les yeux dès que l’aiguille perça sa lèvre inférieure. Je dus le frapper de nouveau, et ce plusieurs fois jusqu’à ce qu’il consente à retomber dans l’inconscience.
    C’était laborieux. La chair étant plus tenace que je ne le pensais, je dus piquer un peu partout pour déterminer là où la viande se trouvait la plus tendre, et les lèvres de ma victime ressemblèrent bientôt à un organe informe et sanguinolent. J’avais parfois l’obligation de m’arrêter pour éponger avec un linge humide le sang qui ruisselait abondamment sur son menton, sans quoi il m’était impossible de continuer.
    Le résultat était grossier, le sang coagulait sur les fils inégalement répartis, mais ça tiendrait ; et c’était là le plus important.
    Les cours d’Estë m’étaient décidemment bien utiles.
    Je finis de nettoyer le visage barbouillé de rouge de mon cobaye, avant de le réveiller sèchement. Quand il se rendit compte qu’il était privé de la parole, et que sa bouche le lançait atrocement, il se mit à rouler des yeux exorbités. Sa douleur et sa peur tentèrent de s’introduire mon esprit, qui les renvoya sans façon. Il y avait longtemps que j’avais érigé une muraille impénétrable contre ce genre de pensées. Je maîtrisais désormais bien mieux mon pouvoir ; heureusement pour moi, sans quoi je serais devenue folle.
    Le pauvre homme gesticulait toujours, gémissant aussi fort qu’il le pouvait (ce qui donnait un rendu plutôt médiocre). Je m’approchai de son oreille.

    « - Je suis désolée. » articulai-je mécaniquement.

    C’était faux. Depuis quelque temps, je n’éprouvais plus aucune compassion pour mes expériences (comme j’avais appris à les appeler). Je n’étais plus assez humaine pour cela. Alors pourquoi continuais-je à prononcer ces mots ? Peut-être par habitude ; peut-être parce que c’était devenu, au fil du temps, une sorte de rite. Ou encore pour me rappeler qu’auparavant, je ressentais ce genre de choses. Etrangement (ou était-ce une réaction normale ?), mes excuses semblèrent troubler encore plus ma victime.

    « - A nous deux, expérience numéro sept. »


    Pour la première fois, un sourire sincère se dessina sur mes lèvres fines. J’étais excitée comme une adolescente à son premier rendez-vous galant. Comme à chaque fois ! Je ne me lassais pas de ce sentiment qui me possédait toute entière et me rendait pendant quelques secondes mon humanité – bien que les raisons de cet enthousiasme n’avaient rien de bienfaisant.
    Vite, j’attrapai une minuscule lame entre mes doigts agiles et gravai sur le torse de l’homme le chiffre sept. Puis, je découpai le carré de peau et l’enduit d’un baume pour que ma ‘gravure’ cicatrise proprement, avant de le placer dans une petite boîte en bois prévue à cet effet. Eponger, éponger, éponger. Ca ne servait pas à grand-chose, étant donné que j’allais bientôt le charcuter, mais je ne pouvais m’en empêcher ; encore une de mes sales manies.
    Je reposai la petite lame, optant pour une bien plus grande et plus aiguisée. J’avais au préalable tracé au charbon une ligne verticale découpant son torse en deux. Le couteau la suivit méticuleusement, doucement, désireux de ne pas abîmer les organes dissimulés sous les muscles. Un seau recueillait le sang qui s’écoulait, cascade interissable. Enfin, l’humain s’ouvrit à moi, au sens littéral du terme. Il s’était évanoui. Devant mon œil émerveillé, tout ce que je pouvais apercevoir palpitait encore, incroyable, tenace machinerie.
    Mais pour cette expérience, je n’avais pas le temps de m’extasier. M’activant soudain, je mis tout en place pour recoudre le trou béant en un temps record. J’avais à peine le temps d’essuyer la sueur qui coulait dans mon œil, je le savais.
    Le malheureux ressemblait désormais à une poupée mal rapiécée. Toutefois j’avais réussi : il vivait encore. Comme l’organisme était merveilleux. Je l’avais ouvert, et il respirait ! Faiblement, certes, mais il respirait !
    Je n’eus que peu de temps pour me réjouir. Son pouls se mit rapidement à chuter. Son cœur (car j’avais compris dès le début que presque tout venait de cet étrange organe) était de plus en plus lent, ratant parfois des battements. Je réfléchis à toute vitesse. Sûrement qu’il avait perdu trop de sang. Je détachai le corps amolli de numéro sept et l’assis sur le sol. Il ne se réveillait pas. Et si… ? Oui… ça pourrait marcher ! Je portai le seau à sa bouche, que j’ouvris délicatement, puis massai sa gorge pour le faire déglutir. Rien à faire. Il finit même par régurgiter ce que je venais de lui faire avaler.
    Déçue, j’abandonnai. Soit je n’avais pas été assez rapide, soit le sang ne pouvait être récupéré par voie orale. Dans le deuxième cas, il faudrait que j’aille plus loin dans la dissection pour comprendre le pourquoi du comment ; cependant, ce serait pour une autre fois. Le soleil se levait. Il me fallait tout ranger avant que d’éventuels promeneurs découvrent le macabre spectacle de mes hobbies.
    J’achevai rapidement mon cobaye et, rituel oblige, lui prélevait l’œil droit que je plongeai dans un bocal rempli d’eau, aux côtés de six autres. L’œil était un organe qui me fascinait plus encore que tous les autres. D’une beauté fragile et effervescente, aux inimitables fresques et aux couleurs uniques, capable de résumer un discours en un mouvement, recelant milles éclats et lueurs. Je n’avais encore jamais vu deux paires d’yeux identiques. Celui-ci ressemblait à un extrait d’écorce, vieux brun, nervuré.
    Malheureusement, ceux que j’avais déjà conservés se détérioraient de jour en jour. Mes recherches de solutions restaient vaines. Beauté éphémère…
    Les premiers rayons de soleil caressèrent mon dos, interrompant ma contemplation. Il fallait que je me presse. Je traînai le cadavre jusque dans mon ‘atelier’ ; il pourrait toujours m’être utile. Les fleurs cacheraient l’odeur de décomposition. J’y rangeai aussi tous mes instruments. Cette cabane en bois, je l’avais construite avec Wilwarin lorsque j’étais enfant. Nous y avions passé des heures. Je me souvenais encore du nombre d’échardes qui s’étaient accumulés sur mes petites paumes frêles. Finalement, sans personne avec qui y jouer et la forêt étant elle-même une gigantesque cachette, je l’avais vite abandonnée.
    Au jour d’aujourd’hui, elle m’était bien utile. Ironie du sort, elle était placée dans la clairière où j’avais été trouvé. Cette clairière que j’appelais ‘mon cocon’. Décidemment, mes amis les arbres avaient bien de sordides histoires à raconter…
    Peu à peu, l’engouement quittait mon visage, le ramollissant au possible. Je m’étirai, baillant à m’en décrocher la mâchoire. La nuit avait été rude. Et voilà que j’étais couverte de sang ! Je ne pouvais décemment pas rentrer en ville dans cet état. Moi qui prônait la discrétion…
    Je me rinçai rapidement dans un cours d’eau, situé non loin de là, et enfilai une fine combinaison de cuir ainsi que mon habituelle cape grise.

    Je me mis en route. A nouveau, j’étais Lalwende l’automate. Je me remémorai le programme de la journée. Marcher. Manger. Dormir deux heures. Acheter de nouveaux couteaux de lancer. Tuer. Rapporter de l’argent à la guilde. Manger. Dormir quatre heures. Tuer. Disséquer !
    C’est lorsque j’arrivai sur le sentier boisé, où les arbres se firent soudain plus rares, que je sentis sa présence.
    Quelqu’un. Il y avait quelqu’un non loin de moi. A cette heure ? Ici ? Etrange. J’étais peut-être observée. Je le sentais tout prêt de moi.
    Ce n’était sûrement qu’un simple badaud de passage ; mais sait-on jamais ! Je posai discrètement la main sur ma dague, coincée dans ma ceinture. Faisant mine de n’avoir rien remarqué, je continuai d’avancer ; mais mon œil fouillait fiévreusement les alentours. Peine perdue. Je lâchai la bride à mon pouvoir, qui déferla sans retenue.
    Il était en haut. L’arbre ! Une embuscade ? Ne cherchant pas à en savoir plus, je sortis mon arbalète et le pointait vers la cime du géant, prête à tirer. La vie se jouait parfois à quelques dixièmes de secondes.
    C’est d’abord sa peur qui retint ma main. Une petite fille, recroquevillée sur une branche, me dévisageait de ses yeux ébahis. Son aura semblait être celle d’une humaine. Je lâchai mon arme, qui tomba sur le sol en un bruit sourd. Quel âge pouvait-elle bien avoir ? Neuf, dix ans ? L’âge auquel on estima m’avoir découverte. Un instant je me revis dans les yeux d’Estë, terrifiée, nue, perdue.
    Cette gamine, sur son arbre perchée, c’était moi.

    « - Petite… ? Qu’est-ce que tu fais, là-haut ? Allez, descends ! »

    Ma voix était un peu rauque à cause de l’angoisse que ce souvenir faisait naître en moi. Il y avait longtemps que je n’avais pas été aussi troublée. Sa terreur n’aidait en rien à me calmer.
    Cette gamine, c’était moi. Et moi, je serais Estë. Je la sauverais, cette pauvre gosse, comme on m’avait sauvé. Elle, elle n’y pouvait rien, à la décadence du monde. Au contraire, c’en était une victime, projetée là-dedans sans que jamais on ne lui ai demandé son avis, fruit d’une sexualité irresponsable et bestiale.
    Je me rendis compte que j’avais parlé un peu abruptement. Désireuse de ne pas l’effrayer, je poussai du pied l’arbalète, qui se vit projeter hors de ma portée.

    « - Tiens, tu vois ? Tu n’as rien à craindre. Ce jouet, c’est juste pour tuer les méchants. Je suis venue t’aider. Dis-moi ce qui te fait peur… Montre-moi… » Un beau sourire accompagna ma dernière réplique ; un des plus beaux que j’avais à offrir.


    { Vu que je ne fais pas énormément avancer les choses, je comprendrais que mon post ne t'inspire pas ; si c'est le cas n'hésite pas à me le dire et je rajouterais de l'action !}
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MessageSujet: Re: La petite maison dans la prairie [LIBRE]   La petite maison dans la prairie [LIBRE] EmptyMer 3 Aoû 2011 - 16:31

[Moi je trouve ça excellent, merci d'avoir pris le temps de répondre ! Je répondrais dès que possible, surement dimanche ou lundi au plus tard.]
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MessageSujet: Re: La petite maison dans la prairie [LIBRE]   La petite maison dans la prairie [LIBRE] EmptyMer 3 Aoû 2011 - 23:11

M'aider...M'aider...Pensa Alice. Alors cette petite traînée cyclope veut m'aider ? Oh que oui elle va m'aider, j'ai besoin d'un nouveau cobaye, et elle est plutôt jolie, ça changera de ces hideux paysans débiles. Maintenant, il ne me reste qu'à l'amadouer, elle à l'air de savoir ce qu'elle fait... Autant jouer le jeu...

Que veux cette humaine ? On dirait que mon déguisement fonctionne...Que devrais-je faire...Est-ce que je descend ? Où est-ce un piège ? peut-être est-ce un ange déguisé, ou même un chasseur de démons, si chasseurs de démons il y'a encore. Je vais essayer d'imiter la petite que j'ai lue dans ce journal...Où est-il déjà ? L'aurais-je laissé dans la petite maison ?

« - Tiens, tu vois ? Tu n’as rien à craindre. Ce jouet, c’est juste pour tuer les méchants. Je suis venue t’aider. Dis-moi ce qui te fait peur… montre-moi… »

Il y'a une femme au pied de l'arbre...Elle a une voix étrange...mais elle m'a sourie, et elle n'a plus son arme...Elle à l'air sincère...Est-ce qu'elle l'ai vraiment ? Je n'en sais rien mais je n'ai pas le choix, je ne peux pas rester perchée dans l'arbre...

La petite Dolores lança un regard suppliant à son interlocutrice puis tendit un bras frêle en direction du chemin qu'elle avait empruntée pour fuir la maison charnier, et d'une voix tremblante, lui demanda :
"-Là-bas, il y'a quelque chose...Il a...il a..." n'arrivant plus à parler à cause de hoquets de terreur, tout en pleurant de plus en plus manifestement, elle se cacha le visage dans ses mains, restant en haut de l'arbre.

Qu'est-ce que c'est que ce délire ? Je rêve ou je suis entrain de pleurer ? Il y'a un sérieux problème avec cette gosse, si c'était pas moi, je lui coudrait bien les yeux pour l'empêcher de pleurer, et à cette abrutie en bas aussi, pour qui elle me prend, elle pue le sang, c'est une tueuse -elle aussi-, je me demande si c'est une bonne idée de descendre, finalement.

Manifestement, je n'ai pas récupéré tout contrôle sur mon corps, c'est malheureux, mais je vais devoir faire avec. Et puis cette enfant sait mieux que moi comment une gamine devrait réagir, autant la laisser faire.

Elle finit par se calmer, rassurée par la jeune femme qui ne semblait pas lui vouloir de mal, et réussie a articuler '-Là-bas, il y'a une ferme, la famille là-bas m'a hébergée...ils sont tous...tous...' Trop sensible, incapable de parler correctement, elle sombra dans le mutisme, la tête dans les mains.

Un sourire mauvais se dessina, caché par les deux petits outils à pouces opposables d'Alice. Quelqu'un de visiblement dangereux allait pouvoir admirer son travail...Qu'en penserait-elle ?

*Si elle est dégoûtée, je la tue, si elle est effrayée, je la tue, si elle reste stoïque, je la tue, si...si elle admire mon œuvre...Je la tue quand même* Elle se retint d'éclater d'un rire dément et le camoufla en pleurs.

"-Là...Là bas madame, allez voir là-bas...C'est...C'est...Horrible."




[Désolé, c'est très court,
mais je galère pour tenir des conversations et raconter autre chose en même
temps. J'ai dit l'essentiel, en détaillant au maximum, tout en essayant de
rendre ça plaisant à lire...Autant dire que c'est pas top :p]
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Lalwende Súrion



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MessageSujet: Re: La petite maison dans la prairie [LIBRE]   La petite maison dans la prairie [LIBRE] EmptyVen 19 Aoû 2011 - 23:10

    La pauvre enfant était terrifiée. Ma compassion – un sentiment qui ne se manifestait que rarement – allait en s’accroissant pour la petite chose qui se cachait parmi les feuillages touffus, et qui les faisait trembler à force de sanglots et de hoquets effrayés. Je n’osais la rejoindre, me contenant d’essayer de comprendre ce qu’elle baragouinait. D’un doigt peu assuré, elle m’indiqua un sentier dans la direction opposée de celle que j’avais prise pour m’amener jusqu’ici. Elle m’intima d’y aller à plusieurs reprises. Sa voix me brisait le cœur – du moins ce qu’il en restait. Je ne savais que faire. Monter la chercher, tenter de la réconforter, exiger d’autres explications, l’amener à me montrer d’elle-même ce qui lui faisait si peur ? Ou la laisser en sécurité dans l’arbre et m’y aventurer seule ? A vrai dire, je ne m’attendais pas à trouver réellement quelque chose dans cette fameuse ferme. La source de ses craintes n’était sûrement que le produit de cette incroyable imagination que seuls possèdent les enfants de cet âge-là. Sûrement avait-elle pris une ombre à la forme incongrue pour un fantôme, ou quelque chose dans ce genre. Toutefois, je n’excluais pas la possibilité qu’il y ait un véritable danger, là-bas. Si c’était le cas, il fallait que je m’y rende sans tarder, au cas où ce danger chercherait à nuire à la fillette. Je relevai la tête vers cette dernière, qui continuait de pleurer derrière ses petites mains blanchâtres.

    « - Je vais aller voir. Surtout ne bouge pas de là, petite. Je reviens. »

    Mon ton était suffisamment ferme pour qu’elle se tienne tranquille jusqu’à mon retour. Du moins, je l’espérais. De toute façon, elle avait trop peur pour tenter quoi que ce soit. Quoique… je sentais quelque chose d’étrange chez elle. De changeant. Même le ton de sa voix me paraissait instable, voire différent. Il faut dire que dans son état actuel, il m’était difficile de me faire une idée.
    Je ne devais pas traîner. Je ramassai mon arbalète, que je gardai en main au cas où, et me mis en route.
    La ferme n’était pas loin. J’avais été rapide. Au loin, la silhouette opulente d’un homme me faisait face. Il ne bougeait pas d’un pouce. Tiens... une inconnue armée s’avance à grands pas dans sa direction, et il ne prend pas la peine de se mettre en sécurité ? Insolite comportement.
    Qui me parut bien plus cohérent lorsque je m’aperçu, une fois arrivée, qu’il était mort. Sa peau était accrochée sur une sorte de pantin de bois imbibé de rouge. Je le détaillai de l’œil méticuleusement. C’était un travail incroyablement précis. C’était donc ça qui avait effrayé l’enfant. Quoi de plus normal… c’était un spectacle plutôt atroce pour quelqu’un d’aussi jeune. Surtout si le coupable de tout ça avait tenté de s’en prendre à elle. Elle disait avoir été hébergée par cette famille. Il devait y avoir quelque part une femme, voire un ou plusieurs enfants. Avaient-ils subi, eux aussi, le même sort ? Peut-être même que l’assassin rôdait encore dans les parages. Il fallait que j’aille voir ça. De plus, je me demandais ce que ce dernier avait fait des organes…

    La maison n’était pas grande. J’entrai à pas de loup, déterminée à traquer puis à tuer celui qui se cachait là. Avec un peu de chance, ses entrailles se révèleraient intéressantes…
    Les pièces étaient toutes vides. Pas un chat, pas un bruit. La vie elle-même semblait avoir déserté la fermette. Mon don ne détectait rien non plus.
    Il me restait encore une seule pièce à examiner en bas. J’avais repéré une échelle, mais le plafond n’ayant pas émis le moindre bruit, j’en avais conclu que personne ne se trouvait à l’étage. J’irais voir plus tard.
    J’arrivai dans la cuisine, et fut ébahie par ce que je vis.
    Un adorable garçon me tendait les bras. Crucifié, et éventré.
    Quel âge pouvait-il avoir ? Il avait l’air encore plus jeune que cette enfant dans l’arbre. Pauvre gosse. Une vie ainsi écourtée… personne ne méritait ça. Il était encore pur. Peut-être aurait-il réussi à éviter la dépravation. Mais ça, il ne le saurait jamais. Ni lui, ni moi, ni personne.
    Ma tristesse, bien réelle, fut néanmoins très vite remplacée par ma curiosité scientifique. Des épingles, celles que j’utilisais parfois lorsque je disséquai, maintenaient les rouages de son organisme en place.
    Bien que je déplorais ce gâchis d’organes, je ne pouvais m’empêcher d’être admirative devant ce tableau. Car oui, il était évident qu’aux yeux du coupable, ce devait être une œuvre. J’étais en quête d’un artiste sanguinaire. Quelle minutie… ce n’était pas un meurtrier ordinaire, oh que non. S’adonnait-il à des expériences, à l’instar de moi, ou agissait-il par simple sadisme ? Il me fallait le découvrir. Ce pouvait être… intéressant d’en savoir plus. Peut-être avait-il des choses à me dire avant de mourir sous mon scalpel. Je me mis à sa recherche avec encore plus d’ardeur qu’auparavant.

    L’étage était, comme je le pensais, vide. Sortant de la maison, j’avisai une étable, un peu plus loin.
    Un endroit idéal pour un criminel en quête de repos après un tel travail... n’est-ce pas ?
    A ma grande déception, je n’y trouvai que quelques porcs vautrés dans leur graisse, et dans ce qui semblait être… des restes humains. Tiens. L’artiste aurait-il donné une de ses œuvres inachevées aux cochons ? Par caprice ? Par frustration ? Ou bien, ma thèse du sadique était plus plausible.
    Sans doute ne le saurais-je jamais. Il n’était pas ici. Depuis combien de temps ? Je ne savais même pas où il avait pris la route. Je n’avais quasi aucune chance de le rattraper.

    En tout cas, il me fallait à présent aller rassurer la petiote. J’espérais qu’elle n’avait pas bougé de son arbre, comme je le lui avais demandé…
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MessageSujet: Re: La petite maison dans la prairie [LIBRE]   La petite maison dans la prairie [LIBRE] EmptyMer 31 Aoû 2011 - 3:41

« - Je vais aller voir. Surtout ne bouge pas de là, petite. Je reviens. »
un rictus se dessina sur le visage de la fillette, une fois que la jeune femme eu le dos tourné. *Elle va voir...parfait, j'aimerais bien la suivre, mais ça serait trop voyant...Je vais attendre ici...Elle me racontera peut-être ça en revenant...J'ai hâte...*
Pendant que Lalwende s'approchait de l'homme-épouvantail, Alice put voir que derrière elle, à quelques centimètres de sa position, se trouver un petit nid d'oiseaux, ou des piafs suppliants attendaient leur repas. Une fois la jeune femme assez loin, elle décida briser le cou fragile des petits oiseaux, et de les placer au fond de son sac, pour une future œuvre. Elle se posta alors à sa position initiale, et attendit en battant des pieds avec impatience.

[HRP: Désolé pour le retard ! Il s'est passé beaucoup de choses, ça fait longtemps que j'ai pas remis les pieds ici, et j'espère que tu es toujours intéressée ! Je reviens régulièrement maintenant. J'admire ta dernière réponse, mais j'attends de voir comment tu engages 'DAB' pour répondre plus posément.]

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