''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 [LIBRE] L'arrivée

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Asgeïr Aslak



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Race : Humain
Classe : Inquisiteur
Métier : Juge de la haute inquisition de Madorass/Gardien du culte
Croyances : Dieu Solstice
Groupe : Le Royaume

Âge : 49 années

Messages : 14

Fiche de Personnage : Ma Fiche

Histoire de Personnage : L'arrivée

MessageSujet: [LIBRE] L'arrivée   Mer 24 Aoû 2011 - 12:34

Informations à propos du RP:
 

Une pluie fine tombe du ciel, comme pour exprimer sa tristesse…

Les minutes passent, mais il reste là, figé au sol, figé dans le temps, qui lui ne l’attend pas, il s’écoule en riant au nez du pauvre inquisiteur, comme pour dire qu’il l’a sûrement bien mérité.
Lui le gardien du culte de Solstice, l'un des juges suprêmes de la haute inquisition de Madorass, le voilà réduit à être éternellement hanté par tout ce sang qui a taché ses mains d'enfant. Pourtant enfant il n'est plus, mais le sang reste là marquant ses bras tel les larmes de Solstice.

- "Un remord me prendrait-il? Serait-ce le poids des années qui se fait ressentir à présent?"


Son cœur s’assombrit, son âme blessée laisse place à la colère et la haine qui prend un malin plaisir à le torturer et à le ronger. Son visage n’exprime plus rien, son corps assit ne bouge plus, à genoux face à l’océan mystérieux à la fois juste et impitoyable à l’égard des hommes et de leurs folies. Le vieil homme n’est plus, il fait place à une statue de glace tenant fermement une épée, dernier vestige d’une époque passée.

- "Père de toute chose! Me voici devant toi, éloigne mes pas de la pitié et du regret. Prête-moi ta force pour braver les difficultés qui obscurcissent ma route. Donne moi le courage d'éradiquer hommes, femmes et enfants qui te rejettent."


Enfants, ce mot résonnait à l'unisson avec les visages de cette famille tuée le mois passé et qui persistait à venir à sa rencontre sous forme de songes. Ils avaient été dénoncé par une pieuse personne affirmant qu'ils vouaient un culte au fléau et s'amusaient à maudire le père Solstice. Voyez la vulnérabilité de la vie? Celle-ci ne tient qu'à un fil, coupé par des êtres cupides.
Le gardien se reprit, il ne pouvait laisser de quelconques sentiments influencer ses choix. Ces choses étaient passés à présent.

*Je dois me recentrer sur mes recherches, sinon je risque de sombrer peu à peu vers la folie.*


Asgeïr se redresse avec lenteur et récupère ses affaires puis jette un dernier regard vers l'océan avant de se mettre en route pour la capitale. Voilà plusieurs semaines qu'il n'y avait pas remis les pieds.

-"Il me reste encore du chemin avant d'arriver, mais prend garde Madorass, me voici!"


Une pluie fine tombe du ciel. Le temps continue d’avancer, lui reste là, face à ce nouveau monde…
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Kyle Wate



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MessageSujet: Re: [LIBRE] L'arrivée   Mer 24 Aoû 2011 - 18:32

Elle ouvrait les yeux sur un monde qui n'était pas le sien.
Elle rêvait d'une terre qui l'accepterais en son sein.

La nuit pesante. La belle oppressante. Kyle marchais toujours, ignorant la faim, ignorant la soif. Elle n'avait pour seul désir qu'accomplir son devoir. Un bon toutou, fidèle. Les yeux droit, fixant un point. On ne savait où, on ne savait quoi. Cette femme était empreinte de mystère, d'incertitude. Le ciel couvert ne laissait paraitre qu'un faible rayon de lune. La belle incendiaire aurait voulu l'épouser. La belle aurait voulu la découper. Oh oui... Vaincre le mal par le mal. Le bien n'existe pas. Pas d'espoir, un futur incertain. Tout ce sang sur ses mains l'importait peu. Le liquide vital tache chaque parcelle de son âme. Elle n'en a plus. Innocente stupidité. Laissez votre corps à Kyle, elle s'en occupe bien. Elle tire son pouvoir de la souffrance, du plaisir macabre et de l'envie. Elle n'est pas vivante. Ce n'est qu'un pantin. Il faut lui promettre de l'amusement et elle vous obéit aussitôt. Ciel houleux, coeur en perdition. A-t-elle seulement un coeur ? Non. L'Insensible n'en a pas, elle n'en veux pas. Dans ces yeux vairons n'apparait que l'indifférence. Elle se fout du monde comme d'elle même. Qu'elle crève. Qu'elle crève, immondice. Les pas de la femme au service du Royaume se font lents. Posée et pourtant tellement anxieuse. Anxieuse ? Sait-elle au moins ce que c'est ? Elle ne devait pas échoué, elle ne peut pas.

Le soleil point dans une aurore brumeuse, grise et morne. Plate comme le sourire de Kyle. Elle ne rit pas, elle ne sourit pas. Pas la force. Pas le besoin. Elle ne jure que par la violence des actes et la traitrise des paroles. Elle marche encore. Elle n'est pas près de son but. Elle n'en est pas loin pour autant. L'odeur iodée. Le vent de la côte. Elle n'aime pas cette endroit. Il n'y a personne. Ici, seules les vagues sont dominatrices. Elizabeth veux être plus forte qu'elles. Elle ne le sera jamais. Elle arrive sur un sentier et voilà qu'il se met à pleuvoir. Une petite pluie, fine mais dense. L'Androgyne est boueuse. Son humeur à la même enseigne que le temps. De l'eau sous nos pieds, de l'eau sur notre tête. Ses lames froides caressent sa peau. Elle veut les prendre, se faire mal. Se faire du bien. Un sourire se dessine sur ses lèvres, elle va avoir mal, elle va jouir de ses plaies. Exultation.

La pluie ruissèle sur ses joues blanches, comme des larmes qui n'ont jamais coulés. Son corps frêle avance tel une ombre dans la bruine. Ses yeux dans le vague. Ses mains dans les poches. Elle n'est pas belle. Elle n'est pas moche. Elle n'est ni fille, ni homme. A votre convenance. Ses cheveux blonds, court, plaqués sur son front renforce cette allure de petit garçon. Un ventre plat et des seins si discrets... Kyle arrive à se qu'elle veux. Ni homme ni femme. Ni aimée, ni détestée. Là mais absente. Crainte de tous, idolâtrée par certains. Sa bouche se découvre. Des dents blanches et alignés. C'était le moment. Elle profite, s'assoit dans l'herbe trempé. L'eau du ciel laverait son corps, laverait son sol. Oh oui... Aujourd'hui était une excellente journée.

Elle retire son haut, laissant sa peau laiteuse à la merci des gouttelettes. Elle attrape sa lame préféré. Courte, un petit poignard. Son manche d'une simplicité extrême reflète sa personne mieux que n'importe qu'elle autre. Sur la lame sont gravés quelques lettres. Insensible. Son pouls accélère. Il ne faut pas tarder, son corps attend, son âme veux. Son ventre est parcouru de nombreuses coupures plus ou moins profondes, plus ou moins récentes. Dans un rire cristallin, elle pose l'acier sur sa chair tendre. Elle la fait descendre. Elle aime. Elle en redemande. Ce n'est pas encore assez fort, pas assez puissant. Encore et encore. Maintenant une dizaine de coupures orne son torse blafard, le tintant de rouge. Elle est essoufflée. Elle venait de se faire l'amour. L'eau nettoie ses plaies, son moment de plaisir est passé. Elle n'en a pas assez fait. Elle se taillade la cuisse. Un hurlement déchirant le silence qui l'entoure. Un sourire de plaisir, elle aime.

Encore.
Plus fort.
ENCORE.

Elle s'écoute trop. Elle ne se fait pas confiance. Alors que le désir est à son apogée, elle sent une présence. A moitié nue. Elle n'a pas de honte. Elle l'avait vendu, son corps. Cela ne lui fait ni chaud ni froid. La belle retrouve soudain son impassibilité. Qui est là? Pourquoi vouloir la troubler ainsi? Elle attend, face à la mer. Sans bouger. Un beau panorama s'offre à elle. Le sang, la pluie, la falaise. Un vide. Un saut vers le bas serais fatale, pourtant, elle n'a pas peur de mourir. Cinq lames autour d'elle. Une tachée. Elle ne fait même pas mine d'en saisir une. Elle s'en fou.

L'insensible n'a pas voulu, son âme en mourut.
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Asgeïr Aslak



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Histoire de Personnage : L'arrivée

MessageSujet: Re: [LIBRE] L'arrivée   Mer 24 Aoû 2011 - 20:15

Le vent, malicieux empereur, se joue à présent du vieux gardien le forçant à porter sa capuche et à s'emmitoufler dans sa tenue de voyage. Cette sensation de partager son corps avec la nature le mettait d'ordinaire en joie mais à présent, la nuit ayant pris le pas, il devait prendre garde à ne point attraper le mal de l'océan. Tel un lutin joueur se faufilant dans vos habits ce souffle glacé vient faire frissonner votre peau. Peau qui, si elle n'est point protégée se retrouve agressée par les gouttes d'eau de pluie telles des lames divines vous lacérant jusqu'au sang. Ces falaises, délicieuses beautés sauvages provoquaient en lui une exaltation sans pareil.

Tout en longeant la falaise Asgeïr méditait sur ces actions passés. Cette longue cicatrice, partant du sommet du crâne et terminant sa course à l'extrémité de son oreille atrophiée, était ce souvenir qu'il ne pourrait oublier. Encore aujourd'hui cette blessure d'antan lui provoquait par moment de douloureuses migraines, comme si la Mort elle-même venait à le narguer lui murmurant que c'est bientôt son tour. La douleur va prendre le dessus, il le sentait, tandis qu'il porte la main à son visage. L'inquisiteur se stoppa dans sa marche sentant qu'il allait, d'ici quelques instants, être comme paralysé. Cette impression que Solstice lui-même vous empoigne la cervelle et la tien fermement tel un étau mortuaire.

Il tombe à genoux, maintenant sa tête enfoui dans ses mains, il laisse s'échapper un cri rauque hors de son corps, tandis que la pluie s'amuse à le défier en martelant son corps dans la nuit.

- "Solstice! Je vous en conjure abrégez cette souffrance. Est-ce une punition pour mes actes impardonnables?"


Levant les mains au ciel comme un fanatique aveuglé par sa démence il reprend.
-"Je ne suis le fruit que de votre folie! Ne me faites point payer votre arrogance..."
La cicatrice est comme une lame qui s'enfonce peu à peu dans son esprit comme pour lui dire: n'oublie pas ce jour ou tu as sombré. N'oublie pas le prix à payer.

Il doit se reprendre, il ne peut laisser cette douleur prendre le dessus. Le gardien se redresse lentement, tout en posant toujours une main sur son crâne comme pour tenter de faire disparaitre cette souffrance par magie, magie qui, par une malchance certaine, n'avait aucun effet sur la blessure. Il fût tellement obnubilé par cette crise soudaine qu'il ne remarqua que trop tardivement qu'il n'était point seul. Sa vue encore floue lui laissait entrevoir une forme blanchâtre sur le sol à quelque pas de lui.
N'arrivant pas à se remettre il ne pouvait distingué si c'était vivant, mort, mais cela semblait humain.

-"Qu'est-ce que...."


Le vent se prête au jeu mais ne s'arrête...
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MessageSujet: Re: [LIBRE] L'arrivée   Mer 24 Aoû 2011 - 21:42

Tu n'est pas mieux que moi,
si c'est ton jeu détruis moi.

Pas de mouvement Une ambiance tendu. Pourtant l'Insensible ne bouge pas. Elle sourit. Son œuvre est accomplit. Le mal sort de sa peau comme du pue. Des plaies, des blessures bien plus enfouis, des peines inavouables. Elle aurait aimé être normal. Oh oui... Tellement. Simple pantin. Coupe ses fils, coupe ses fils qui la raccroche misérablement à la vie. L'odeur iodée est partit, remplacée bien vite par l'odeur âpre du sang. Délestée de tout. Son esprit en demande encore. Encore et encore. Mais Kyle n'est plus là. Quelques part dans le sillage de ses songes. Quelque part où personne ne peut aller. Même pas ces voix. Celles qui résonnent, celles qui ordonnent. Elle ne les aime pas. Elle ne veux pas, mais Elles la force. Elles ont raison. Plus de bien, peu de mal. Les personnes saines d'esprit qualifieraient la Petite folle ou bien masochiste. Elle n'est pas ça. Non. Ils ne savent pas, ils ne connaissent rien. Ces menteurs. Faux. Tout est faux. Elle est saine, elle pense presque par soit même. Elle est juste malade. Une maladie qui la ronge, ne laissant d'elle qu'un trognon, la moelle et les os.

Assise dans la rue pavée. Les yeux furetant le moindre mouvement. Kyle sait ce qu'elle doit faire. Elle sait ce qu'elle veux. Se salir. Se détruire. Elle ne s'aime même pas. Elle est là, assise, contemplant le ciel nocturne. Elle se pose des questions, elle voudrait savoir des choses mais aucune réponse ne vient. Seule. La rue est déserte. Des clameurs douces se font entendre des tavernes environnantes. Des rires, des verres qui s'entre choquent. Puis une forme dans la pénombre. L'Insensible lève les yeux au ciel, dernière contemplation. Le temps est venu. Puis elle se réveille. Elle n'est plus assise dans la rue, elle est dans une ruelle non loin. L'homme transpire. Il pue la mort mais elle s'en fou. Elle fait se qu'elle doit faire. Ce qu'on lui demande de faire. Et l'homme chuchote à son oreille. 'Encore. Plus fort. ENCORE.' Elle se rendort. L'étincelle de sa vie s'attise, laissant place à la froideur habituel. Deux secondes de répits. Puis la voilà de nouveau dans la ruelle sombre. Seule. Seule avec un chat. Nue, elle n'exprime rien. Elle exprime tout. Triste est sa vie, inutile son destin.

Encore.
Plus fort.
ENCORE.

Mais Elizabeth n'est plus dans cette rue, cette nuit là. Elle est dans l'herbe, dos à une personne, une chose qu'elle ne saurait définir. Un sourire sadique se dessina sur ses lèvres. Une folie meurtrière, celle de s'autodétruire. L'Androgyne est en fait un château de carte. Elle se reconstruis après chaque mauvais acte pour mieux se détruire. Un coup de vent. Le vent. Elle ne le sent pas sur sa peau blanche, elle ne sent plus rien. Anesthésiée par la violence de ses scarifications. Elle, trempée. Elle inspire. Elle expire. Elle respire. Le temps qui s'est écoulé lui parait long. Le temps n'a pas de valeur pour elle. Une petite minute seulement. Une minute de souvenirs. Une minute a tout changé. Ses doigts fins se posent sur l'herbe, caressant les larmes qui perlent sur ces tiges vertes. Un silence peut-être trop pesant. Elle sert la mâchoire comme pour s'empêcher d'hurler. Et si elle avait vraiment envie de le faire? Crier sa douleur, montrer que la carapace vide a mal? Mais non... Ce n'est qu'un faux espoirs. Elle n'éprouve rien, il en est et en sera ainsi toute sa vie.


-Qu'est-ce que...

Un homme. La voix grave mais teinté d'un mal être. Il ne va pas bien. Que doit-elle faire ? Elle inspire. Elle expire. Se retournant, elle voit un homme encapuchonné. Elle se saisit de son arme. Elle aurait du mal à marcher. La plaie à sa jambe est particulièrement profonde dans sa chair. Toute tachée, elle se relève avec mal. Alors qu'elle s'avance en clopinant, la pluie mêlée à son propre liquide tombe sur le sol vierge de toute impureté. Le sang nourrit la terre depuis bien longtemps. Un peu plus ou un peu moins. Elle arrive à sa hauteur. Il ne va effectivement pas bien. Il se tient le crâne, clignant plus que de raison les yeux. L'Insensible s'arrête un mètre devant lui. Impassible. S'il s'avère qu'il peut être une source de divertissement, elle s'amuserait. Sinon... Le pauvre vieil homme ne ferait pas long feu même si elle est un peu amochée. Tue le, qu'Elles disent. Elle s'exécutera en temps et en heure voulu. Elle ouvre enfin la bouche, laissant échapper une voix suave, empreinte de sa douleur physique mais de son insensibilité psychique:

-Qui es-tu pour venir te perdre ici, homme ?


Un sourire sadique illumine son visage de petit garçon, le temps plus cireux qu'une poupée. Kyle a vraiment une bonne journée. Elle va jouer à un jeu dangereux, à un jeu dont elle ignore encore les règles et les limites.

Insensible aime jouer, dommage pour le passant mal avisé
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Asgeïr Aslak



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MessageSujet: Re: [LIBRE] L'arrivée   Jeu 25 Aoû 2011 - 18:00

La forme humanoïde se relève, se dresse et ne s'affaisse. Elle saisit quelque chose, mais Asgeïr est encore secoué par la douleur que provoque sa vieille blessure. Tel un éclaire foudroyant le paysage, le pauvre gardien revit le souvenir.

Il fait sombre, le voilà devant une vieil maison en piteuse état. Que faisait-il là en pleine nuit? Il savait qu'il n'aurait pas du y aller, il savait que sa folie l'amènerait à l'autel de sa déchéance. Et pourtant, le vieux fou ne parti point. Ce n'était pas un ordre, pas une mission ordonnée par l'inquisition et encore moins une demande du royaume. C'était purement divin. Il avait reçu en songe la visite de son dieu sous la forme d'un enfant tenant une fleur de tournesol dans les mains. Ce petit rien lui avait ordonné de massacré tous les habitants de la maison devant laquelle il se trouve à présent: "mon enfant, la rédemption peut naitre dans le sang d'un autre. Tu dois sanctifier en mon nom cette vieille maison. Détruis les tous...Pour les sauver! pour mon amour" L'enfant disparaissait et au réveille de l'inquisiteur, celui-ci tenait fermement son épée dans sa main. Ce n'était pas la première fois qu'il lui apparaissait dans son sommeil. Depuis de nombreuses années Asgeïr se sentait tel un élu du Solstice de part ses rêves. Le maître venait lui parler, allait à lui pour lui demander de l'aide. Il devenait un justicier de l'ordre divin. La justice de l'homme n'a plus sa place lorsque l'on a un Dieu derrière nous. Alors il était là, dans sa tenue d'apparat, au pied de l'entrée, prêt à rendre la sentence. Il tient le livre saint dans une main et Mort dans l'autre. Montant une à une les marches amenant à la porte principale, il marmonne des incantations religieuses et magiques.

- Nunmo Isgar...Nunmeo Aslak..Nëila Ezvrek......Solstiki Neïfera...Que le châtiment commence!

Une aura magique s'emparât de ses yeux comme si ceux-ci brûlait d'un feu blanc et ardent. D'un coup de pied il détruisit la vieille porte en bois et sans lâcher ni son livre ni son arme. Le gardien fou ne savait qui habitait en ces lieux, ni même combien ils pouvaient être, la seule chose qui le concernait c'était l'éradication de toute vie dans la bâtisse. Attiré par le bruit un homme peu habillé descend les escaliers et en voyant Asgeïr il s'écrit:

-"Mais qu'est-ce que v...."

Il n'eut le temps de finir sa phrase que l'impitoyable lame lui tranchait la tête, la laissant rouler le long des escaliers et sur le sol ne voulant stopper sa course infernale contre le temps. Le corps lui s'affale sur les marches, en descend quelques unes puis se fige à jamais.

- Nunmo Isgar...Nunmeo Aslak..Nëila Ezvrek......Solstiki Duka...

Après avoir nommé une nouvelle incantation il pose sa main sur le mur de l'escalier et des inscriptions se mettent à apparaitre et qui s'activerait si quelqu'un passe à coté.
Tout se passe vite, pas de pour la pitié, le doute ou la réflexion. Seulement la rédemption et le sang. Après avoir fouillé plusieurs pièces sans succès, à croire que cette maison ne contenait qu'un seul homme ou qu'ils se cachaient, il se trouve devant une porte qu'il entrouvre. A l'intérieur se trouve un lit où dort une enfant. La pitié est la voix des faibles se disait-il, Solstice le lui avait ordonné après tout. A ses yeux ce n'était qu'un ordre parmi tant d'autre, alors quelque soit l'âge, le sexe ou la croyance, si la personne devait mourir il s'en chargerait sans état d'âme. Et voilà une pauvre fillette les yeux écarquillée Mort plantée dans ses entrailles.

- Au nom du Solstice je te libère enfant. Que ta route t'amène à son pard...

Il n'eut pas le temps de finir, une présence s'était infiltré dans la pièce et fonçait sur lui. Il voulut retirer son épée, mais celle-ci avait transpercé la petite et le lit la bloquant. En un éclaire l'attaque fût lancé ne lui donnant seulement le temps d'esquivant autant que possible le coup, mais le bout de la lame vint quand même caresser le visage de l'inquisiteur du sommet du crâne à l'oreille dont un bout de celle-ci tomba. Pris de douleur il tomba et n'eut le que la possibilité de cracher une incantation, qui fit fuir l'assaillante, avant de sombrer dans l'oublie. En se réveillant il se trouvait toujours mal en point, mais il trouva la force de se relever et de quitter cette malédiction en récupérant ses effets. Il redescendit les escaliers et fit que son piège s'était activé. Il regarda donc en bas le deuxième cadavre carbonisé et lui cracha dessus puis ce fut le trou noir, plus rien...
Il ne sait pas comment il a survécu, comment est-il rentré chez lui, si quelqu'un l'avait sauvé. il se disait que c'était Solstice qui le sauva en protégeant sa vie. Aujourd'hui il se dit que sa seule récompense ce fut cette marque ainsi que la douleur.

Il fait nuit, et pourtant il distingue l'inconnu à présent. On aurait dit un très jeune adulte chétif. Celui-ci s'approche. Que faire?

-Qui es-tu pour venir te perdre ici, homme ?

Asgeïr ne savait que répondre. Devait-il répondre? Pour le moment il s'inquiétait plus de son était qui s'aggravait. C'était la première fois que la douleur persistait. Il avait l'impression que des larmes de sang lui coulait le long du visage. Confus, c'était un être confus et malade mais dans sa tête Solstice lui dictait de tuer cet homme! Il se mit donc à penser très fort:

*Nunmo Isgar...Nunmeo Aslak..Nëila Ezvrek......Solstiki Neïfera...*

Ses yeux devinrent brûlant puis plus rien...Il comprit trop tard qu'il était trop malade pour utiliser la magie. Au lieu de lui donner la force divine de Solstice, sa magie le brula intérieurement lui provoquant une toux qui se finit par un cracha maculé de sang.
Tant pis, il ne mourra pas. Le gardien reprit son souffle et ne pu dire qu'un seul mot, un seul:

- Solstice
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Edwin Gwendur



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MessageSujet: Re: [LIBRE] L'arrivée   Mar 30 Aoû 2011 - 14:00

La nuit voilait le monde dans un épais manteau noir, impénétrable, totale, et pourtant un œil alerte aurait pu discerner la silhouette du cavalier qui se dessinait au loin. La nuit ne semble pas le gêner plus que ça. Elle pourrait lui sembler naturelle, comme si le cavalier n'était pas un homme mais une ombre. Une ombre de perversion et de malveillance, une entité terrible qui ne faisait qu'un avec la mort aurait prit forme humaine. L'ombre était une créature de la nuit, habituée à rôder dans les ténèbres du monde pour satisfaire ses noirs desseins. L'obscurité n'était donc pas une faiblesse pour lui, mais bel et bien son arme la plus précieuse. Bien sur, l'absence de visibilité entravait quelque peu sa progression et l'obligeait à diriger sa monture avec précaution, mais c'était la le cadet de ses soucis. Edwin devait se rendre à Madorass, et rien ou presque ne pouvait le détourner de sa route. Son objectif, marqué au fer rouge dans son esprit chaotique, nourrissait sa rage et son désir d'action. Le souvenir, ce même souvenir que le hantait depuis cette rencontre fatidique, lui revint en mémoire... Jamais il ne parviendrait à oublier ses yeux d'un gris claire, ne parviendrait pas non plus à effacer cette silhouette gracieuse qui dansait d'une danse de mort. Plus que tout, il voulait retrouver cette maudite démone qui l'avait défié il y à peu.

Parce qu'il ne pouvait faire autrement. Parce que son être profond ne pouvait nier la ressemblance frappante que le liait à elle. Mais la n'était pas la raison qui l'animait, celle qui lui donnait tant envie de croiser à nouveau le fer avec la bretteuse. Non, ce qu'il souhaitait par dessus tout, c'était de plonger ses lames dans le cœur de cette impudente, écrasant définitivement cette gêne qu'il éprouvait.

Cette mystérieuse Ambre s'était faite un ennemi mortel, qui jamais ne la laisserait en paix. Par le sang et la mort, il allait régler cette affaire de la façon définitive.

Les nuages noirs laissèrent bientôt place à une éclaircie, permettant aux rayons lunaire d'illuminer quelques peu les ténèbres aux alentours. Même si cette soudaine lumière bleuâtre lui permit de voir plus précisément ce qui l'entourait, il continua d'avancer avec circonspection. En effet, creux et bosses étaient nombreuses sur la route, et il ne souhaitait pas vraiment blesser sa monture et être ainsi obligé à continuer à pied... Bien qu'il devait avouer que tuer cette stupide bête entêtée ne serait pas une si mauvaise idée.

Le destin est parfois bienheureux. Ce fut sans doute l'œuvre du hasard, à mois qu'un destin capricieux n'eut encore une fois joué un mauvais tour à quelques mortels faibles et insipide. Toujours est-il que ce soudain afflux de détail lui permit de distinguer deux silhouette non loin de la route, elle même située non loin d'une abrupte falaise. Bien qu'il ne parvint à les détailler plus en détail, il perçut alors le murmure d'une discussion, encore trop loin pour entendue, mais suffisamment proche pour être perçue. Quoi qu'il en soit, il était certain que ces deux inconnus ne l'avait pas encore remarqué. Un sourir cruelle étira soudain les commissures de ses lèvres quand il décida qu'une halte serait la bienvenue. Avec un peu de chance, ils pourraient peut être se montrer utile...

Edwin stoppa sa monture, qu'il cacha parmi les sous bois qui bordait la route tout en lui donnant une petite portion d'avoine pour éviter qu'elle ne fasse du bruit. Il se mit alors à avancer vers ses deux victimes, ombre parmi les ombres. Ses pas rapides ne firent aucun bruit alors qu'il parcourait l'herbe des sous bois, se rapprochant inexorablement de des silhouettes incertaines. Ces dernières se dessinèrent peu à peu, dévoilant leur contours. L'un d'eux semblait plutôt grand et musclé. Sa tête était entièrement rasée, si bien que seul sa peau ridée et sa barbe blanche laissait transparaître son âge avancé. L'autre personne était nettement plus fine, presque frêle, et malgré ses efforts l'assassin ne parvint pas à déterminer son sexe. Il put toutefois distinguer l'épée courte qui pendait à sa ceinture, l'identifiant clairement comme une combattante. Nouveau sourire, plus perfide encore. Une petite intuition lui soufflait qu'il allait s'amuser ce soir, ce qui le poussa à l'action. D'un pas vif et silencieux, il s'engagea sur la route un bref instant avant de se camoufler derrière un rocher. La lune fut à nouveau masquée par les nuages, replongeant une nouvelle fois la scène dans le noir, ce qui tomba à pic pour l'assassin avide de sang. Avec une infinie précaution, il se remit à avancer doucement, se positionnant derrière le guerrier frêle.

-Bien le bonsoir messieurs...

Alors que sa voix froide se répercutait dans les ténèbres, il ne put s'empêcher de sourire. Certes, il aurait pu tuer le guerrier d'un coup dans le dos qui ne lui aurait laisser aucune chance, mais il tenait à s'amuser. Ou diable pouvait se trouver le plaisir d'un meurtre aussi éclaire? D'un mouvement lent et gracieux, il dégaina son fidèle sabre magique, lui donnant une partie de son énergie vitale pour qu'il puisse libérer son sort néfaste. A présent, ses deux adversaires pouvaient clairement ressentir une peur tenace leur nouer les entrailles. Une frayeur indéfinissable qui s'accrochait à leur être, insufflant lentement son poison dans l'esprit de la victime jusqu'à ce que cette dernière soit plongée dans la plus indicible des terreurs. Décidément, Edwin aimait cette arme qui lui convenait si parfaitement.

C'est alors qu'il remarqua que le vieillard respirait difficilement. De petites gouttes perlaient de sa bouche, preuve flagrante de la précarité de sa situation.

-Déjà blessé? Grogna-t-il avec mépris. Tu parais en mauvais état, l'ami...

Une légère déception le secoua soudain, émotion insignifiante qu'il écarta promptement. Ne restait plus à espérer que l'autre guerrier soit un peu plus frai..
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Kyle Wate



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MessageSujet: Re: [LIBRE] L'arrivée   Mar 30 Aoû 2011 - 17:58

Je me suis sentie inspirée dans le noir
Je me cache dans le noir
J'avais peur du noir
Ceux dans la lumière savent que nous mourrons dans le noir


L'acier dans la main. Douce sensation. Décidément Kyle ne pouvait résister à une tentation aussi grande. En face, l'homme agonise, lentement, sombrant dans la mort qui resserre son étau. La mort. La vieille amie de l'Insensible. Elle passait là où l'autre arrivait. C'était une sorte d'échange, de compromis. L'une veux des âmes et l'autre du sang. C'était une bonne entente. Cependant, ce qu'elle ignore c'est quand viendrait sa propre mort. Dans peu de temps... Le destin nous rattrape toujours. On ne récolte que ce que l'on sème. Elle n'a pas peur de mourir mais de l'oublie. Enfin peur... Elle ne ressent rien mais se pose des questions. Trop. Beaucoup trop. Sa lame tourne dans sa main dans un geste souple. Impatiente. Ses yeux brillent d'un éclat sordide. Elle fait peur. On la craint. Elle se nourrit de vos peur, de vos peine. Elle sait les failles de l'esprit et les brèches du corps. Kyle est bien plus folle que la folie elle-même.

La nuit est trompeuse. Si belle et pourtant traitresse. Elle est instable. Comme les cœurs des Mortels. Il y a toujours une part d'ombre. Plus ou moins grande, plus ou moins caché. Le noir n'est pas une couleur au fond mais un contraste. Tout devient alors perception. Certains trouveront que voler c'est mal, d'autres volent pour le bien. Le noir se transforme en blanc. Alors nous sommes tous bon aussi au fond. Tous. Même Elizabeth. Elle aide la personne, lui offre le repos éternel. N'est-ce pas un joli présent ? En même temps, elle n'est qu'une marionnette, un pion que l'on déplace à volonté. Ce n'est (presque) pas elle qui choisit les victimes. Paix à leurs âme. Mourir est un fait, tout le monde meurt. La vie est une boucle. Ce qui meurt nait et ce qui nait meurt. Alors au fond, l'Insensible est bien l'une des plus gentille personne de ce bas monde. Au moins, elle n'est pas vil et ne se cache pas.

-Solstice...

Et Dieu créa le mensonge. Et l'Androgyne l'emmerda. Belle phrase qui résume si bien ce qu'elle pense de ces absurdité. L'Homme croit en quelque chose d'immatériel avant de croire en soi. Il n'a de cesse de se remettre en question. Agit. A force de prier on oublie d'agir. Et avant cela de réfléchir. Trop de confiance sont attribué à ces êtres aux pouvoirs immenses. N'ont-ils jamais rien fait pour nous? Pourquoi nous laissent-ils nous entretuer? S'ils existent, c'est pour que la Terre soit un spectacle. Un spectacle géant où le plus fort gagne. Le faible trépas. Et puis, personne n'est vraiment d'accord. Qui commande parmi tout les dieux présents? Après tout, on ne voue un culte qu'à un seul d'entre eux... Pathétique. Kyle s'approche toujours plus près jusqu'à ce que sa bouche se trouve près de l'oreille de son interlocuteur.

-Prie ton Dieu et une fois là haut, dis lui que Kyle le salut.

Elle murmure ça comme une promesse. La promesse de mort. Elle exulte, trépigne presque. Comment va-t-elle s'y prendre cette fois ci ? De plus, elle est au beau milieu de nul part. Sans tout l'attirail de sa cave... Tant pis, c'en est d'autant plus excitant. Elle détaille l'homme, se détachant de quelques pas. Il est vieux. Sa barbe blanche accentue ses rides, fardeau des années qui passent. Son crâne est rasé à blanc. Un tatouage l'orne ainsi que...Oui, c'est bien ça, une grande cicatrice. Quelqu'un c'était amusé avant elle. Elle n'aime pas ça. L'Isensible aime bien avoir ses propres jouets mais ainsi soit il, elle ne peut faire autrement. La lune se voile de nouveau. Épais nuages dansant dans le ciel nocturne. La pluie n'a pas cessée, ruisselant doucement sur les joues, sur le corps de la jeune femme. Vingt quatre printemps et déjà une vie emplit de cris et de douleurs bien entamé. Un meurtre de plus. Elle se salit les mains encore une fois. Tel est la vie d'Elizabeth.

Puis soudain comme sortit de nul part, une voix. Grave et forte. Un salut emplit d'un ton glaçant, presque comme une incitation à la guerre. S'il veux jouer, elle est prête. Elle n'attend que ça. Il l'a eu par surprise ou par inattention. Comme quoi il faut toujours être sur ses gardes. Elle ne parle pas, muette, se confondant dans une mutisme morne, plombant encore l'atmosphère. Elle baisse la tête et sourit en coin. Un sourire sadique qui signe l'arrêt de mort. Il fait une remarque sur l'homme effectivement pas très en forme. Agonisant même. Le bruit de la lame de l'adversaire résonne. Kyle, se retourne doucement, le poignard bien en main. Elle préfère les armes de précision plutôt que les gros ouvrages, bien souvent taillé pour la force qu'elle n'a pas. Son sourire aux lèvres, elle prend une voix clair, distincte sous la pluie fine qui tombe encore.

-Tiens! Je suis gâtée ce soir... Mais monsieur, permettez...

Elle s'approche, le nouveau sur ses gardes. Elle avance vers lui encore si bien qu'il finit par l'entailler au bras. Elle rit. Un rire franc, un rire de plaisir. Elle retrouve peu à peu son sérieux, une lueur folle dans les yeux vairons. Mélange amer de rage, impatience et de mort.

-Et bien! Monsieur n'est pas galant. Monsieur est pathétique. Je ne crains pas la lame, je ne ressent pas la peur. Mais vous cher homme, vous êtes aussi empreint de sentiments répugnant que tout les autres.

Sur ces paroles, elle dégaine son épée courte qui se trouvait jusqu'alors à sa taille, la tenant de l'autre main. Le sang s'écoulant lentement de la plaie nouvelle, venant tacher encore un peu son corps blanc.


Elle fixe les règle de son jeu, dictés par son esprit miteux

Spoiler:
 
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Asgeïr Aslak



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MessageSujet: Re: [LIBRE] L'arrivée   Mer 31 Aoû 2011 - 17:24

La vie n'était donc que futilité? Pourquoi cette amertume rongeant mon désespoir. Pourquoi cette vie ne m'avait-elle offert que désillusion et souffrance. Des cris, des larmes et du sang!

Le temps est la gangrène de l'homme. Elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.
Mes jambes ne répondent plus à l'appel de la survie, je gis tel une abjecte putréfaction.


Je maudis les dieux! Je vomirai jusqu'au à la dernière pensée de vous. Tel un éphémère vos existences disparaissent dans la nuit.

Je maudis les miens! Déchets sans honneur ni saveur, vous ne valez pas mieux que ce que je suis devenu.

Je maudis mon être! Un cadavre déambulant dans un monde qui n'est pas le sien, j'erre dans Feleth en quête de débauche.

Je maudis les éléments! Vous braver chaque jour a été mon plus gros tourments. Vils divinités orgueilleuses ne tolérant point la démence, je ne suis que votre semence.

Je maudis le temps! Se jouant de nos existences il se rit de nous tel le Malicieux puis nous laisse crever dans notre déchéance, ne stoppant sa course effrénée.

Je maudis tout être vivant! Dans la vie et même dans la mort je n'aurais de cesse que de cracher à vos inertes et abjectes visages d'enfant.


Agenouillé dans la boue et le sang, Asgeïr renonce! Pour la première fois il s'abandonne. Tant d'année à subir cette douleur rongeant son âme, dévorant sa délectable cervelle. Il n'en peut plus d'attendre la mort, à chercher des moyens de la contourner. Il le sait, cette nuit....

*Cette nuit est la dernière*

Pourtant la haine grandissait en lui, comme un refus d'obtempérer.
Une voix dans oreille, une présence glaçante dans son dos. La Mort?

-Bien le bonsoir messieurs...

A quoi bon! Maudite création de notre esprit, parjure de l'âme effrayé de ne point perdurer.

-Déjà blessé? Tu parais en mauvais état, l'ami...


Rebus de cette humanité, plus rien ne m'atteignait. Des dires insolents...

*A croire que je ne suis plus apte à connaitre mon état. Bien sûr que je suis en mauvais état! Mort je n'ai cure de tes absurdes mots qui glissent le long de mon indifférence sans m'atteindre. Qu'on en finisse, prend-moi, détruit mon corps et vole ma vie que je puisse enfin dormir.*

Le vieil inquisiteur baisse la tête, genoux à terre, il plante dans le sol son épée en signe d'offrande.
Sa vue se troublait, son ouïe se gâtait mais sa douleur, elle, subsistait délicieusement en lui. Il n'entendait que des murmures.

-Et bien! Monsieur n'est pas galant. Monsieur est pathétique. Je ne crains pas la lame, je ne ressent pas la peur. Mais vous cher homme, vous êtes aussi empreint de sentiments répugnant que tout les autres.

Il ne comprenait pas, voyait-il la Mort, lui parlait-il?
Un simple humain arrogant, de sa non présence, le trompant. S'en était trop!
Se concentrant sur des incantations Asgeïr sent son corps brûler intérieurement. Le feu du châtiment pénétrait tout son être. Ses yeux luisait d'une flamme blanche immaculée. Au tour de lui, le sol commençait à chauffer, fumer, s'embraser.
D'un râle il s'écrit:

- Nunmo Isgar...Nunmeo Aslak..Nëila Ezvrek......Solstiki Destruo...

Que par le feu l'impie purge sa peine. Que par le sang l'hérétique se déverse. Que par la lumière le démon se meurt.


Ô abjecte croyance je vous vomis!
hors de moi sortez
et que par ma rédemption cette terre se purifie!
Ô Solstice je viens à vous,
pour que dans un dernier souffle je ris de votre abstinence.


Informations Rp:
 
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Kyle Wate



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MessageSujet: Re: [LIBRE] L'arrivée   Mer 14 Sep 2011 - 19:02

La nuit est futile
Ta main est habile
Vas-y salit moi.

L’insensible regarde le nouvel arrivant. Patiemment. Les goutes tombent, tombent encore, tombent toujours. Mélodie infernale. Non, cette nuit n’est pas normale. Non cette nuit n’est pas unique. Les yeux fixent, ils ne bougent pas du guerrier. Il lui dit vaguement quelque chose. Souvenir vague. Peut être lui a-t-elle offert une nuit… Peut être a-t-elle déjà joué avec ? Non ce n’est pas possible. Elle termine tout ce qu’elle commence. Toujours. Histoire de perfectionnisme. Personne ne la comprend au final. Personne ne comprend pourquoi elle veux être forte dans son délire funèbre. Mais voyez, qui aimerait voir un travail mal fait ? Un corps mal mutilé n’est pas beau. Elle fait de l’art avec chaque personne qu’elle tue. Son art. Son petit corps chétif ne reflète pas l’âme qui y sommeille. Une folie pure, dure et sans tâches.

Elle observe, mutisme d’Androgyne. Le silence est d’or là où la parole n’est qu’argent. Toute sa vie on l’a insulté, on l’a humilié, on l’a renié. Plus maintenant. Tout le monde doit trembler en entendant son nom. Tout le monde doit s’enfuir en entendant ses pas. La peur. Elle a une odeur particulière. La peur fait faire de drôle de chose au Hommes. Elle est séduisante, facile. Catin infâme des gens tourmentés. Elle a bon dos la Belle ! Mais Kyle n’y crois pas. Kyle ne la ressent pas de toute façon. C’est un sentiment de faibles, d’espèces inférieures. Oh oui… Personne n’est mieux qu’elle. En fait, elle est seule. Toujours si seule. Même la solitude l’a abandonnée. Mais ça ne lui pose aucun problème. Elle fait ce qu’elle veux, elle n’a besoin de personne. Elle ne dépend que de sa propre volonté. Elle veux manger, elle se nourrit, elle veux danser, elle danse. Puis une voix brise la pureté du moment ecclésiastique. Une voix faible, à l’agonie.

Mais ce n’est que le début
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Enflamme mon être de ton péché

Le mal se fait rapide. Une pression si forte. Toutes ses veines la brûle. Un rictus de plaisir violent intense et unique. Jamais elle n’a eu si mal. Jamais elle n’a eu tant de bien. Vacillante, elle s’approche du vieil homme à moitié écroulé, lâchant dans sa démarche hésitante sa petite épée. Elle arrive jusqu’au corps du semi mort. Elle s’appuie sur ses épaules. Si elle ne le tue pas, il ne lui resterait pas beaucoup de temps. Mais c’est une proie si tentante. Elle approche ses lèvres de son oreille une nouvelle fois.

-Crie mon nom. Crie le. HURLE A EN FAIRE TREMBLER TOUT LES MURS !


Dans un geste précis bien que le mal s’intensifie, elle ouvre son thorax. Une plaie assez profonde mais pas mortelle. Et le feu lui ronge le sang. Et sa main délicate et osseuse plonge dans le cœur de l’homme. Dommage pour lui, c’est sa dernière minute. Elle enfonce encore, lui laissant quelques hurlement de douleur. Elle sent un organe. Il bat… Elle s’en accapare. Elle le tient dans sa main, son palpitant.
Doucement, elle fixe son souffle sur les pulsations. Pam pam. Pam pam. Tout s’estompe. Elle sert sa main, bloquant 2 secondes l’organe vital. Puis le relâche. Des larmes chaudes lui lèchent les bras. Liquide vitale en perdition. Elle descend sa main lentement le laissant déguster un peu. Plus rien n’existe. Le mal est partit, il ne reste que l’exaltation d’un enfant à qui l’on offre un jouet. Elle triture tout se qu’elle peut. Elle serre, elle abime. Puis dans un geste inexpliqué, elle colle ses lèvres au sienne. Elle remarque qu’il pleure. Regrets ? Maux ? Elle l’embrasse fougueusement, elle l’aurait bien déshabillé mais il en reste un encore en vie. Tout vient à point à qui sait attendre.

-Au revoir Inconnu, laisse ton corps à mes bons soins, part en paix, car la guerre sera faite après ton dernier voyage.

Un geste bref, elle arrache le cœur. Il ne bouge plus. Elle le tient dans sa main. Son travail est un peu bâclé mais elle ne peux faire autrement, il y a l’autre qui attend son sort aussi.

La vie est bien courte, l’Insensible la raccourcit encore.
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[LIBRE] L'arrivée

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