''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 A travers la souffrance de son sourire, j'ai vu l'espoir s'assoupir... [PV: Camelle].

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Bartelby D. Tyrande



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Race : Vampire.
Classe : Porteur d'Ombre.
Métier : Alchimiste. Artiste ?
Croyances : Aucunes.
Groupe : Solitaires.

Âge : Une trentaine d'années, physiquement...

Messages : 5

Fiche de Personnage : Le Morcelé.


MessageSujet: A travers la souffrance de son sourire, j'ai vu l'espoir s'assoupir... [PV: Camelle].   Jeu 3 Nov 2011 - 17:13

J'ai achevé ma quête. La quête qui aurait prit toute ma vie. La quête dont le but était de sauver ma vie. Mais désormais, en y réfléchissant, quel était l'intérêt de trouver un remède, la veille de ma mort. Un humain ne vit pas longtemps, je le vois bien. A l'époque, c'était presque une chance pour moi. Désormais, je suis destiné à vivre, disons, très longtemps. Mais sûrement pas assez pour que mes plaies cicatrisent entièrement...

Une mère. Une mère, toute maigre, qui tient son enfant, contre sa poitrine. Allongés, tout deux, sur le vieux lit. Silence poignant. Léger masque de poussière, partout sur les meubles. Mauvais augure. Mauvais pressentiment. Ressenti pessimiste, cœur alourdi. Vous êtes un spectre, vous observez la scène. Vous ignorez qui vous êtes, cependant. Peut-être dorment-ils ? Ils dorment, c'est sûr. La mère doit être bien fatiguée, si elle ne s'occupe plus de la maison. Elle est peut-être triste, son époux a peut-être perdu la vie. Son bébé est peut-être malade. Pris d'un élan de compassion, vous vous approchez. Il faut la réveiller, lui redonner courage. Mais plus vous avancez, plus une odeur morbide vous vrille les narines. Une odeur de décomposition. De moisissure. Enfin, vous voyez son visage. Livide, abîmé, recouvert de pustules immondes. Son bébé, la peau violacée, boursouflé de toutes parts. Elle ne respire plus, mais le bébé lui, agonise, tente de crier, mais finit par s'éteindre. Ils sont morts de la peste.


Les paupières closes s'ouvrent, d'un coup.
Je me suis réveillé, en sursautant légèrement, comme d'habitude. Douleur à la jambe. Mes mains moites ont soulevés la couverture presque inutile, pour voir une petite traînée de sang filer le long de mon mollet. La peau fendue avait craqué. Telles étaient mes nouvelles tortures. Maintenant que mon corps entier était fissuré, il fallait que ma peau cède et manque de s'infecter à chaque fois. De plus, le sang était ma « nourriture » désormais. Les blessures telles que celle que j'avais, me faisait donc encore plus mal. Mais pas physiquement. Certes un peu, mais c'était beaucoup plus mental. Je me refusais à devenir dépendant de ce liquide vital, j'essayais de refouler ces pulsions. Malheureusement, rien ne m'aidait. Je ne suis pas né doté d'une résistance énorme. Je cède souvent...
Ma mémoire remit en place les événements d'hier, petit à petit. Un tour dans un marché, où j'avais cherché deux ou trois marchandises, tentant de ne pas respirer par le nez pour occulter les parfums des gens. Puis, la taverne dont j'avais oublié le nom. Je cherchais désespérément un endroit fixe, mais les plateaux de lune ne m'attiraient guère. Vivre en compagnie de toutes ces autres choses avides de sang, ne me donnait réellement pas envie. Cependant, c'était le seul endroit peu inondé par le soleil, peu fréquenté mais avec quand même quelques ressources. Mes pensées étaient banales, cela faisait du bien. Je souris, banale n'était sans doute pas le mot approprié pour une personne normale. Il était amusant de voir comme certaines choses innocentes changeaient radicalement, lorsque l'on devenait « vampire ».
Repensant à mon cauchemar, j'eus un instant, peur de retrouver une femme putréfiée à mes côtés. Mais j'étais seul dans ce lit, à mon grand soulagement. Quelques bruits me parvenaient du salon principal. Était-il si tard ? Ou tôt ? J'ignorais à quelle stade en était la journée. Peut-être que la lune était encore là. Il n'y avait qu'un moyen de le savoir. Je me levais, les yeux fermés, bercé par une mélodie qui me trottait dans l'esprit depuis plusieurs jours. Une voix féminine, assez grave, chantonnant des mots plutôt incompréhensibles, mais d'une douceur et d'une finesse à couper le souffle. Sereine, viscérale, soufflant ses propres douleurs à ses auditeurs. Magnifique.


S'étant vêtu d'un pantalon et d'une sorte de chemise, mal enfilé, David avait descendu les marches en bois de la taverne, grinçant sous ses pieds, pour voir qu'il y avait encore de la vie. Il avait demandé une chambre sans fenêtres, au cas où il se réveillerait tard, mais finalement, cela avait été inutile. Le tavernier discutait, d'une voix très basse avec une jeune fille affreusement mince. Elle était dos à lui, dotée d'une chevelure corbeau splendide, et de vêtements trop larges pour elle. Ses épaules se secouaient, comme si elle sanglotait. Vu l'air abattu du propriétaire de l'établissement, elle devait pleurer. Curieux, il s'avança, saluant l'homme fort sympathique, et s'assit près de la petite, avec un regard bienveillant. Cette dernière se retourna alors vers lui, comme effrayée. Son visage paraissait fatigué, elle avait des cernes mais pourtant, de magnifiques yeux bleus. Sa peau, recouverte de cicatrices, témoignait de beaucoup de souffrance. Affligé, le vampire soupira et posa une main sur son épaule. Elle insufflait tant de tristesse, tant de mélancolie. On lui avait sauvagement arraché quelque chose, et cette douleur était gravé sur son visage. Cicatrice éternelle d'une vie brisée. Si il avait pu, David aurait pleuré. Mais les larmes ne sortaient plus aussi naturellement qu'avant. Elles semblaient comme prisonnières de ses instincts d'animal. Alors, toujours avec des gestes lents, il saisit le visage de la gamine entre ses deux mains et l'embrassa sur le front. Arborant un regard paternel, il lui souffla de savoir être heureuse, lorsque la pluie se fait caresse. Ses traits blessés se détendirent, et cela fit plaisir à l'homme. Le tavernier interrompit poliment cet instant en conseillant à la jeune fille d'aller se reposer dans une chambre. Apparemment, elle en avait une, rien qu'à elle, qu'il lui offrait lorsqu'elle venait ici. La gamine hocha la tête et courut à l'étage.

- Comment s'appelle t-elle ? S'enquit David, d'une voix calme.

Il lui apprit son prénom, son nom, Seïren Nephtys, son âge, et quelques bribes de son passé. Une adolescente de seize ans avec ce regard qui mêlait une expression de fillette effrayée, et de femme incapable d'avancer. Son père l'avait très mal traité. Mais au vu de l'apparence de cette magnifique jeune fille, David devina qu'il l'avait surtout beaucoup abusé. Ce fut la première fois de son existence qu'il souhaita ardemment qu'un être meurt, et si possible, dans quelques souffrances insupportables. Le vampire fut heureux de voir que Seïren pouvait quand même compter sur ce tavernier, qui était la bonté même. Il avait perdu sa fille, lui. Elle ne ressemblait pas à Seïren, elle avait été blonde avec des yeux bruns, mais il s'occupait de cette brune comme si elle était la sienne.
Interrompant ses pensées, la porte de l'auberge s'ouvrit. Donnant sur une étrange créature. Une femme, avec des yeux presque translucides. Elle portait avec elle, une odeur toute particulière. David se rendit compte que Seïren avait bien un parfum, mais un parfum sans odeur. Il songea à la revoir, pour mieux la connaître, un de ces jours. Mais pour l'instant, son attention était tournée vers cette autre demoiselle, aux cheveux sombres, elle aussi. Mais d'une autre noirceur, une noirceur bleutée. Ce qui l'intrigua le plus était son aura en fait. Différent de tout ceux qu'il avait croisé. Elle n'était pas humaine, à n'en point douter. D'une démarche presque féline, elle s'assit à une table et le tavernier fit un signe d'excuse au vampire, puis se hâta pour s'enquérir des désirs de la jeune femme. D'ici, il entendait sa voix. Douceâtre, mais pourvue d'une certaine dureté. Il se mordit la lèvre, et lorsque l'aubergiste eut disparu, David partit s'assoir en face d'elle, quitte à paraître impoli. Il n'était pas vraiment présentable, ni d'humeur à sympathiser mais, trop curieux pour se retenir. Alors, d'une voix sereine encore une fois, il adressa un sourire à la charmante jeune femme et dit doucement...

- Je n'ai pu m'empêcher de venir vous voir... Votre aura m'est inconnu. Puis-je savoir d'où est-ce que vous venez ?
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Camelle Elwhang

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Race : Séraphin-Démon Commun
Classe : Archère.
Métier : Intendante de l'Alliance- Assassin perdue.
Croyances : Déesse de l'Equinoxe.
Groupe : Alliance- Alliance des Ombres.

Âge : 23 ans.

Messages : 542

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Histoire de Personnage : "L'Ambition est née de rêves brisés":
- Diffusion
-Proposition



MessageSujet: Re: A travers la souffrance de son sourire, j'ai vu l'espoir s'assoupir... [PV: Camelle].   Jeu 3 Nov 2011 - 19:52

Il faisait beau ou du moins, c’est ce que j’espérais. Il faisait chaud, comme de ces canicules sans nom qui s’abattaient une années sur deux sur les terres agricoles, mais là encore, ce n’était qu’utopie. Il ne faisait pas beau, il ne faisait pas chaud. Le soleil n’était même pas encore levé. La nuit, berceau des songes occultés, éclairait de ses pâles rayons le chemin. Le chemin. Chemin de terre sinueux, victime des affres de la vie. Constamment piétiné, écrasé, humidifié, victime de sa propre identité. Il n’y avait pas un seul nuage dans le beau ciel étoilé d’automne. Les oiseaux s’étaient plusieurs heures auparavant, le vent sifflait encore à travers les branches de la petite prairie boisée qui bordait alors mon sentier. Vallonné, se courbant au gré de la nature. Les nuits en cet saison sont bien plus belles encore que n’importe qu’elles autres. La nature qui se meurt lentement dans une complainte admirative rend tout son sens au mot ‘beau’. C’est ce qui se meurt, ce qui n’est pas immuable, donne ce sentiment de perte intense, accéléré qui, au fond de nos cœurs, nous fait prendre conscience que rien n’est dû, tout est à faire.

Silence. Ce silence lourd, pesant qui accompagnait mes pas. Mesuré, cadencé, la mélodie qui en découlait était des plus stressante. Parfois, un souffle venait agrémenter le tout de sa voix malade, poussant quelques feuilles tombées, craquantes et desséchées. L’état de la nature que je parcourais ressemblait étrangement à moi. Mourante, futile, s’accrochant à l’espoir vain de ne pas atteindre l’hiver. J’avais le regard dans le ciel, la nue si belle qu’elle savait, sans un mot, sans un regard tendre ou un murmure chaud, laver mon corps et mon âme de tout. De tout… La vérité explosait là, maintenant, sous ces rayons blafards. On pouvait encore deviner les traces de sang sur ma lame, il goutte encore sur mes traces. Le pardon ne servirait à rien. J’avais tant tuer, tant rependu le sang dans une quête absurde que j’en avais perdu mon être. Mais qui étais-je vraiment ? Abomination, fruit de l’interdit, immondice rejetée du Monde. Je n’étais plus rien. Je n’avais jamais rien été de toute manière. Et si je partais, manquerais-je seulement à une seule personne ? Certainement à deux ou trois mais avec le temps, les jours, les semaines et les mois, on m’oublierait, chassant mon prénom de cette terre qui jamais n’avait fait de moi son enfant. Je n’étais pas fille de la terre mais bien fille de la nuit, enfant choyée par la lune…

Ce n’est qu’une réalité parmi tant d’autre. L’Astre aussi a été, est toujours, exclut de tout. Personne n’adore la nuit et son lot de mystères froids et pourtant, si familier dans cet univers hypocrite. Personne n’est sensible aux charmes de la Belle qui dans sa pâleur habituelle, nous envoute. Reine des crimes, souvent déclamé dans des vers pour l’amour, spectatrice de tout vos déboires. Je soupirais, j’avais besoin d’oublier, de me vider l’esprit. Commettre un meurtre n’est jamais simple. Je me souvenais de ce moment là, je me rappelais de chaque détail. La pièce baigné dans la sombre clarté d’une bougie, lui, dans le salon, ses enfants qui se retrouveront sans père à l’étage. La femme n’est pas là. Dans le village, on vante son tapinage digne des plus grandes putains de la cours. Et le pauvre mari, aveugle, seul tout les soirs… Je ne faisais qu’abréger ses souffrances. Qu’avait-il fait pour mériter ça ? Je ne savais pas, je ne savais plus. Puis, comme répondant à mon désir d’oublier, une forme. Noire, floue, charmante et charmeuse. Cette silhouette, je la connaissais. Non. Pas ça… Pitié…La forme fluette ne bougeais pas, ses cheveux ondulants dans le vent frais. Je les devinais blond comme les blés. Puis, une voix retentit. Fébrile, hésitante, à peine audible. « Ce qui est fait n’est plus à faire, rejoins-moi ». Mon corps secoué par des convulsions atroces d’envie irrépressible de la suivre, cette forme. Et c’est ce que je fis.



Le soleil se levait. Mes jambes avaient suivis cette forme indistincte jusqu’à Venill dans ce jour naissant. Et les yeux rougit par les pleurs d’une bonne partie de la nuit, je m’y aventurais. C’était jour de marché. Les étales se préparaient dans le bruit et l’animation se faisait déjà ressentir. Pourtant, j’avais encore le cœur lourd de peine. Lilith. Partie, envolée, laissée quelque part où je ne suis pas. Je posais délicatement mon capuchon sur ma tête, camouflant ainsi une bonne partie de mon visage. La dernière fois que j’étais descendu dans la ville Marchande, la visite ne s’était pas passé exactement comme prévue. Mes côtes s’en souviennent encore. Je déambulais, comme un fantôme sur le sol pavé. Le soleil gris et terne, à moins que ce ne soit mes yeux qui étaient encore embués. Les fragrances se mélangeaient dans un carnage olfactif. Le poisson se mêlait au parfum des fleurs fraiches, du pain encore chaud, des excréments, du vomit du dernier soulard de la vieil. Bienvenu dans la civilisation. On croisait des enfants, maigres, squelettiques même, aux joues creusées et aux cernes prononcées demandant une pièce d’or au passant. A côté, des hommes tournaient autour d’une femme seule dans une petite rue. Leurs gestes étaient des plus équivoque. Un peu plus loin, de riches poulettes mondaines buvaient un breuvage raffiné, très en vogue en ce moment. Leurs maris, eux, parlaient affaires à l’étage. Notable, avocat, limier, officier…Fille de joie, mendiant, voleur et violeurs. Joyeux bordel que celui là. Et ce fut ainsi jusqu’au coucher du soleil. Triste n’est ce pas ?

J’avais affreusement besoin de repos. Soulagement de l’âme et du corps. Apaisement total de l’esprit et des douleurs physiques. J’entrais, repoussant ma capuche qui m’avait jusqu’alors protégée de tout –même de la réalité-, dans la petite taverne, encore peu fréquenté ou pas encore assez soulée. Je prenais les dernières forces qu’il me restaient, passant un pied sur le parquet grinçant. Comme toujours, certains me regardaient. Détaillant ma tenue, regardant mes yeux étranges, m’observant, m’épiant avec méfiance. Je n’y prêtais déjà plus attention quand le tenancier s’approcha de moi. Il me demanda poliment ma commande. « De l’air » pensais-je. Je lui répondit, d’un ton détaché, froid et constant que ce qu’il me servira me conviendra très bien. Je me délestais enfin d’une minute de calme de mon esprit encore chamboulé par le contrat que je venais de finir, l’apparition d’une forme que j’aurais voulu plus vrai… Ce ne dura qu’une minute. Un homme se glissa en face de moi. Dans un effort qui me parut presque surhumain, je relevais la tête pour l’observer.

- Je n'ai pu m'empêcher de venir vous voir... Votre aura m'est inconnu. Puis-je savoir d'où est-ce que vous venez ?

Mes lèvres s’entrouvrirent légèrement, surprise, alors que les siennes s’étiraient dans un sourire. Je n’avais jamais vu pareil personne en ce monde. Dans une seconde qui me parut infini, je détaillais chaque partie de ce qui m’était visible. D’étrange fissures le parcourait, comme une statue fendillée par les siècles. Pourtant, ça ne le rendait pas laid, loin de là. Ses cheveux tombaient devant ses yeux, me les cachant en grande partie. Sa voix était chaude, elle empoignait le cœur, faisait résonner chaque syllabe des dizaines de fois avant de s’estomper. Sa beauté était comme l’automne. Une beauté de la Mort que l’on sentait à travers chacun des mouvements de son visage, de ses traits. Il aurait pu être dérangeant et impoli mais une force, viscéral, me dictait d’y faire abstraction. Doucement, des mots se formèrent dans ma gorge, glissant de ma bouche, toujours aussi froid.

-Mon aura est inconnue à bien des personne… Et je viens de la rue principale, il y avait un beau marché aujourd’hui.
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Bartelby D. Tyrande



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MessageSujet: Re: A travers la souffrance de son sourire, j'ai vu l'espoir s'assoupir... [PV: Camelle].   Jeu 3 Nov 2011 - 21:31


Il y a certaines choses que les mots ne peuvent qualifier. Tellement de choses, que l'on ne peut faire comprendre avec de simples mots. Des pensées, des rêves, des sentiments, si forts et complexes, que tenter de les décrire, ne ferait que les enfouir encore plus dans l'absurde. Chaque esprit est unique. Aucune pensées ne ressemble à une autre. Chacun a, au fond de lui, cette réflexion qui le forge, ce sentiment qui l'étoffe, ces rêves qui le nourrissent. Elle faisait partie, de ces gens. Qui ont des sentiments si profonds, si enfouis, que même le plus vieux des êtres du monde ne pourrait le deviner, le comprendre, sans l'avoir lui-même ressenti. David le sentait, le lisait, dans ses prunelles grises, argentées. Dans ce regard las, mais éveillé par la surprise. Ces lèvres entre-ouvertes pour souffler quelques mots creux, et pourtant, pourvu d'une amplitude énorme. Pourtant, il avait cette impression étrange qu'elle ne s'en rendait pas compte. Si il y avait bien une chose qui ne le trompait jamais, c'était son instinct. Il sentait beaucoup de choses, en devinait beaucoup. C'était comme si ses sentiments, à cette splendide jeune femme, la hantait, en fantôme affamé, qui dévorait sa sérénité, avidement. Les murmures du passé, soufflaient dans ses cheveux, séchaient ses yeux. Tout comme cette adolescente, de tout à l'heure. Seïren.
Tellement blessée, même par un événement sans importance, tellement tranchée, que le spectre de leurs souffrances les suivaient, inlassablement. Le vampire resta de longues minutes, à détailler les traits de son visage, et en méditant ses mots. Inconsciemment, elle lui avait confirmé la certitude sur le fait qu'elle n'était pas humaine. Mais sur sa provenance, c'était presque ironique. David voulait savoir de quelle contrée elle venait, de quelle race elle était l'héritière. Il sourit sincèrement, amusé, sans once de moquerie, comme attendri. Il l'était sûrement. Attendri par tant de choses futiles, insignifiantes. Il s'attarda sur la forme de ses yeux, sur ses clavicules, ses mains et ses phalanges. Ce n'était pas ces choses-là que l'on reluquait, chez une femme, habituellement. Cependant, David cherchait la réelle beauté, dans les détails, dans les choses disons aléatoires. Après tout, quand une fille née, on sait d'avance quels attributs elle aura, bien que l'on ne sache pas le volume qu'ils auront. Mais qui pourrait dire comment seront ses clavicules et ses phalanges ? Personne. C'était quelque chose qui se créait au fil d'une vie. Comme on étoffe une peinture, ce genre de choses s'embellissaient, ou pas, avec le temps. L'homme baissa les yeux sur ses propres mains, remarquant avec peine qu'elle n'avait rien de délicat. Craquelées. Pourtant, dans le fond, il avait de grandes mains, avec des doigts fins et des phalanges bien sculptés. Mais les fissures gâchaient tout. Tout avait été ravagé. Il soupira, mais chassa la mélancolie de son esprit, reportant son attention sur la divine, face à lui. Délicatement, il saisit sa main, sans ambiguïté, et la regarda.

- Vos mains sont magnifiques... Il lui montra, effleurant ses phalanges du bout des doigts. Regardez comme les plis de la peau sont fins...

Pour ne pas paraître impoli, et qu'elle prenne son geste comme une avance, il lâcha sa main doucement, et rangea les siennes. Il voulait toujours savoir qui elle était, si elle venait du dessous, ou peut-être, du dessus. Qui sait. Mais l'humanité ne dominait pas chez elle, sauf physiquement. Apparence humanoïde, mais le reste n'étaient en aucun cas humain. Elle semblait presque irréelle. Surtout ses prunelles. Vraiment. Ce gris acier était envoûtant. Encore de l'ironie. Habituellement, ce sont les vampires qui charment les humains de leurs yeux. Là, c'était presque l'inverse. David se risqua à humer l'air pou sentir son parfum, discrètement. Naturel. Les senteurs se distinguaient, selon le genre de personnes qu'il avait face à lui. Les parfums saturés d'artifice le dégoûtait, c'était souvent cette odeur dont disposés les prostitués. Les parfums humains, comme la sueur, dont étaient dotés pas mal de personnes de la gente masculine de petite catégorie. Certains par contre, avait des parfums attrayant. Mais il fallait se l'avouer, seul les femmes avaient ces fragrances ensorcelantes, qui aurait fait flancher n'importe quel vampire mâle, même repue. Cependant l'heure n'était pas à ce genre de divagations. David n'avait pas soif.
L'aubergiste revint, avec une boisson chaude, au vue de la fumée qui s'échappait du récipient. Encore trop axé sur le parfum humain, il ne reconnut pas celui d'une boisson qu'il avait tant aimé, dans le passé. Ce n'était que de l'eau chaude avec des plantes dedans, mais cela donné un liquide absolument délicieux. L'on pouvait faire toutes sortes de mélanges, c'était pratiquement toujours délicieux. L'homme ne semblait pas surprise de le voir attablé ici, il avait même apporté deux autres petits récipients. Il était décidément très attentionné. Malheureusement, David avait déjà goûté aux vivres humaines en tant que vampire, et c'était soit fade à en mourir, ou dégoûtant à en vomir. Il n'était pas d'humeur à boire du liquide sans vie, alors qu'il savait qu'il avait dans les mains sa boisson préférée. Lorsque l'aubergiste fut à nouveau reparti, il attrapa la « tasse » destinée à la femme et la regarda encore.

- Vous connaissez cette boisson ? Il en versa un peu, et poussa le gobelet vers elle. Je n'ai jamais bu une chose aussi divine.

Peut-être que si, en fait. En fait, si. Depuis qu'il était devenu vampire, la seule chose qui le comblait, était le liquide rougeâtre. Mais mieux valait taire ce fait, peut-être qu'elle serait effrayée. David préférait qu'elle découvre l'eau chaude et les plantes mélangées, tant il aimait ça. Avant, dans son village, on cultivait des plantes très rares qui donnaient un goût encore plus exceptionnel. Dommage qu'elles fussent plus utiles aux potions. Bien que David adore cet art, il préférait sûrement sa boisson. Attendant que la jeune femme réagisse, et afin de ne pas attirer les soupçons, il se servit lui aussi mais ne but pas pour le moment. Ses yeux restèrent sur son visage, observant la forme de son menton, très jolie également...
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Camelle Elwhang

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MessageSujet: Re: A travers la souffrance de son sourire, j'ai vu l'espoir s'assoupir... [PV: Camelle].   Dim 6 Nov 2011 - 17:24

« La douleur n’est qu’un moment, le désespoir est une vie »


Souvenir. Image floue. Non pitié stop. Alors qu’il me prend la main, un sentiment étrange m’envahit. Mon ventre se tord. Complainte silencieuse. Et je me perd dans son regard. Était-ce le sien ? Était-ce l’homme craquelé ? Non. Déboussolée, je voyais encore son sourire mais…pas nettement. Je me perdais encore dans les détails de ses fissures, fêlures de le vie qu’il avait du subir. Ses mains, son visage, sa voix…

Spasmes et voyage intérieur.
Le noir. L’oublie et la déchéance. J’étais toujours présente dans la pièce, dans cette auberge minable, avec les poireaux du coin. Pourtant, je ne me sentais pas bien. Je ne me sentais pas mal non plus. Vidée certainement, là mais absente, noyée. Je m’étouffe, je suffoque. Tout est flou, tout semble s’arrêter. Et le temps qui ne coule plus, les secondes qui s’allongent. Arrêt. Et si tout ce que j’avais enfouis, caché, mutilé ressortaient ? Je ne contrôlais plus rien. Pourquoi ? Au fond de moi, un instinct viscéral me soufflait que c’était lui, qu’il comprendrait mieux que personne. Mais il n’était qu’un simple inconnu, venu chercher la discussion avec une pauvre fille désespérée. Il ne voulait pas m’entendre, il ne voulait pas savoir ô combien j’étais torturée. Que dirait-il s’il me voyait vraiment ? Personne ne me connaissait sur cette Terre. A par la lune. J’avais mentit, j’avais pêcher, j’avais essayé de me faire pardonner. La rédemption ne mène nulle part. Trouver les gens, dire ‘pardon’ alors que même vous vous n’y croyait plus… Le seul salut que j’avais trouvé était la solitude. Là au moins, je ne pouvais faire de tord à personne et personne ne m’en faisait. Souvenirs amères. Je me rappelais des rires des enfants, de leurs doigts pointaient sur moi. J’avais beaucoup pleurais. Il ne voulait pas jouer avec moi. Trop différente. La différence à toujours fait peur de toute façon. De tout temps, il nous faut marcher droit, ne pas sortir du moule préconçu. J’étais jeune à l’époque. Huit ans environ. Dire que j’avais apprit, cette même année, que je n’étais pas la fille de petits paysans honorables. Sept printemps plus tard, je me suis enfin découverte. Monstre, abomination, abjecte horreur. Mais bientôt ce serait finit. Tout ne sera plus. Je laisserai derrière moi des regards, des mots, un baiser peut être. Puis on oubliera mon nom, jusqu’à mon existence.
La mort n’est plus un tabou chez moi depuis longtemps. Elle avait accompagnée mes pas. Depuis le début en fait. Depuis que j’avais été abandonné. Lorsqu’on né, notre mort est déjà programmée. Triste engrenage de la vie. Sa voix chaude, presque suave, me ramena à la réalité. Il était là, effleurant ma peau, à m’observer, curieux. Que voulait-il ? De la compagnie ? Je n’étais pas de grande discussion. Une nuit d’amour ? Mon cœur serré avait trop de mal à oublier. Au fond, était-il mieux que tout les autres qui lançaient des regards furtifs à notre table ? Seul l’avenir me le dirait. Alors, mes yeux se posèrent sur son cou. Je suivais toujours l’hasardeux enchevêtrement des marques sur sa peau. Elles se rejoignaient, s’écartaient, se dissipaient dans les méandres de son corps. Plus je le regardais, plus je le trouvais beau. Une beauté anormale, sauvage, indomptée. Il dégageait une présence tel que l’on oubliait tout ce qui se trouvait à côté. Dans ce silence nu, ce silence grave. Seuls. Et le monde à ce moment précis pouvait bien parler, s’égratigner et s’écrouler. Rien, aucune secousse ne me parviendrait. Entre les mèches qui tombaient sur la moitié de son visage j’essayais d’apercevoir ses iris. Je les cherchais, espérant apercevoir leur couleur. Je les imaginais noirs, pas trop grand. Un noir d’encre qui fait oublier. Une ombre à la fois chaude et glaciale, imbu d’elle-même. Je me détendais complètement. Puis, dans un geste délicat, il retira ses mains.
Envie d’un instant de plus.

Et tout redevint normal. Le temps fila, les gens crièrent dans ma tête. Maux. La sérénité envolée. Déçue certainement, je baissais lentement les yeux alors que le brave tenancier arrivait. Il déposa du la table de verre fumant. Un liquide chaud et odorant. Un savant mélange d’eau et de plante. Ce breuvage sentait fort la menthe fraiche comme dans les soirée humide de printemps. A cela s’ajoutait quelque chose de bizarre. Une fleur… Un parfum que j’avais déjà humé. Je le connaissais bien mais je ne remettais plus de nom dessus. Lui, ne buvait pas, il attendait sagement que j’entame mon verre à moi. Je le portais à ma bouche. Ce fut alors l’explosion. Des rires, une prairie, mon Rôdeur qui par là flânait. Elle venait de là cette odeur ! C’était la sienne, celle de sa peau, celle de ses vêtements. Douleur intense d’une perte. Alors que la gorgée me réchauffait, tout en moi devenait froid, figé. Le champs verdoyant dans une journée d’été. Le sentier. Le Chemin. Ce chemin sinueux qui arpente les montagnes jusqu’à Venill. Hier. C’était donc lui. Comment avais-je pu l’oublier, le confondre même ? C’était donc ça l’oubli. J’avais au fil du temps effacé son rire, son visage. J’avais oublié la chaleur de sa peau et la douceur de ses doigts. Adieu les moments de rire, de doutes et de pleurs ! Le temps avait fait son œuvre et me voilà, assise en face d’une statut des plus beaux marbres, surprise, triste, choquée, dégoutée de moi-même. J’aurais voulu partir… Partir pour pleurer, partir mourir loin de tout. J’avais honte de ma mémoire qui, dans un jeu absurde, avait désamorcé ma peine grâce au Noir. Un coup de plus dans le ventre. J’avais envie de vomir, de cracher mes tripes, mes organes un par un. Tuez-moi, exterminez-moi !

Il m’avait posé une question. Je ne l’avais à peine entendu. Absorbée en moi, je l’avais complètement oublié. Relevant les yeux brillants, entre rage et désespoir, je ne pu répondre. Mes lèvres s’entrouvrirent de nouveau mais rien ne sortait. Obnubilée par la forme sous la Nue. Ma poitrine se soulevait de plus en plus rapidement. Tout commença à tourner, tout commençait à chavirer. Qu’avait donc mit cet aubergiste ? J’étais droguée –peut être par mes souvenirs-, je l’étais. Un frisson. Je me relevais sans quitter l’homme fissuré des yeux. Alors enfin dans un chuchotis presque sourd : « Je ne veux pas le rejoindre ».

Le Noir.
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MessageSujet: Re: A travers la souffrance de son sourire, j'ai vu l'espoir s'assoupir... [PV: Camelle].   Dim 4 Déc 2011 - 18:04



Tout est dans le regard. Absolument tout. David le savait. Quand les yeux se levaient vers le ciel, que les pupilles jubilaient de bonheur. Tout se trouvait là. Les yeux étaient les portes, les passages, les tunnels vers les âmes. Tout était là. Il ne savait plus où est-ce qu'il avait vu ça, mais ce regard au reflets jaunes, aux teints de miel, se relevant, empli de larmes, lui envahit l'esprit. Ces prunelles noisettes, qui sous les éclairs de la lumière du jour, s'éclaircissaient encore plus. D'où venaient-ils déjà ? Il ne s'en rappelait pas. Mais il savait que c'était un de ces regards qui lui avait fait comprendre. Comprendre à quel point une paire de prunelle est importante. Encore fallait-il savoir lire à l'intérieur. Distinguer les mots enfouis, dissimulés, derrière les couleurs. Une chose qu'il avait appris avec les années. Ton regard me manque.. Il avait appris à lire la douleur, rien qu'en observant. Cette douleur, il pouvait clairement la sentir, rien qu'en l'effleurant des yeux. Cette jeune femme aux mains si délicieuses. Tes mains me manquent. Sa détresse, si apparente, lui serrait la poitrine. Une empathie malsaine venait le saisir, de son manteau glacial, de remords et de mal-être. Il aurait tant aimé trouver les mots. Voilà une chose qu'il ne savait toujours pas faire. Prononcer les mots justes. Réussir à atteindre les cœurs qu'il essayait en vain d'apaiser. Il voulait tant aider ceux qui lui étaient chers. Il ne connaissait pas cette femme. Pourtant, il voulait absolument qu'elle aille mieux. Qu'elle lui sourit, de toute sa franchise, qu'il réussisse à éteindre la flemme d'une souffrance trop ardente. Bientôt, l'empathie fut remplacée par ses propres maux. Il ferma les yeux un instant, les larmes au coin des yeux, cherchant à retrouver son berceau de sérénité intérieur. Qui le berçait de son chant irréel. Cette voix clair, fluide, aux mots incompréhensibles mais tellement apaisants. Ta voix me manque..
Ses paupières se soulevèrent. L'humidité dans ses yeux avait disparu. Ses prunelles rouges brillaient désormais d'un nouveau courage. La voix dans son cœur coulait, dans ses veines. Son esprit retrouva petit à petit sa brume de rêves fugaces, de tourments presque factice. Il observa la poupée aux cheveux bleutés, cherchant à ce qu'elle le regarde à son tour. Il voulait essayer de l'apaiser, rien qu'en se plongeant dans ses yeux argentés. Il n'avait pas les mots, il ne les avais jamais eu, et ne les aurais sûrement jamais. Mais pourquoi se laisser abattre par l'incapacité ? David n'était pas un incapable. Moi, si. David réussirait à l'aider, si il le voulait vraiment. Et il le voulait. C'était le seul désir qui taraudait sa tête, à cet instant. Que la prison de son cœur s'ouvre, pour le laisser enfin respirer. Reprendre son souffle. Et il défoncerait les barreaux, s'il le fallait. Il hurlerait au monde entier s'il le fallait, pour que les barreaux disparaissent. Je veux te libérer, belle étoile. Je veux que tu me souris. Son unique désir. Il le laissait enflammer l'intérieur de son ventre, au moment où elle se releva. Murmurant, inaudible...

« Je ne veux pas le rejoindre. »

David ignorait tout de ce dont elle parlait. Il ne la connaissait pas. Mais son cœur lui dicta la marche à suivre. Inconsciemment, il écouta les ordres de la force invisible qui l'habitait. C'était une chose étrange. Immatérielle. Il ne se rendait même pas compte qu'il l'a possédait. Même après tout ce temps à se chercher, il y avait une partie de lui qu'il ne connaissait pas encore. C'était cette force. Cette force qui hurlait, dans l'ombre, cherchant à se faire entendre. Cherchant désespérément à ce que la lumière lui tombe dessus. Regardes-moi ! Je suis là ! Je suis là pour toi ! Il n'entendait pas. Sauf dans les moments où sa voix se faisait trop forte. Quand elle parvenait à s'immiscer dans son esprit, pour dicter ses actes. De manière positive, ou non. Mais elle le faisait. Elle accomplissait ce qu'elle ne pouvait pas faire tout le temps. Même si elle le voulait. Elle le faisait, là. Oui.
Et elle le faisait bien. Car sans chercher à comprendre quoi que ce soit, ne se fiant qu'à la souffrance qu'il percevait au fond de ce regard d'argent, il saisit une fois de plus une de ses main. A cette étoile légèrement rouillée. Une main, dans la sienne. Elle avait légèrement blêmi. David se mordit la lèvre, en plissant les genoux, pour trouver son regard. Regardes-moi, petite étoile. Mais elle ne regardait que le vide, les yeux embués. Pleurait-elle ? Cela y ressemblait un peu. Alors, esquissant un sourire de bienveillance, il nicha sa seconde au main, au creux de sa joue, entre son oreille et ses cheveux aussi soyeux qu'une étoffe.


- Quoi que tu ressentes, rien n'est constant. Tout s'atténue avec le temps. Même la pire des souffrances. Même le meilleur des amours.

Soupir. Il croyait à ses mots. Il y croyait dur comme fer. Et après tout, c'était la vérité. Comme si Éphémère définissait le monde lui-même. Mais il ne vit aucune réaction. Elle continuait de respirer trop fort, de fixer un point dans le vide. Il ne voulait pas qu'elle s'en aille, ne voulait pas qu'elle pleure. Souris moi, petite étoile. David serra les dents, les fit grincer entre elles. De frustration. Il voulait voir ce sourire. Il voulait absolument le voir. Les mots ne servaient-ils vraiment à rien ? Il ne pouvait y croire. Il avait bien commencé sa phrase. Cela ne pouvait être vain ! Elle allait réagir. Et sourire, enfin. Il approcha ses lèvres de son oreille, et termina, de la même voix posée et sereine qu'au début.

- Cela peut soulager, mais peut effrayer aussi. Si la douleur a donné un sens à ta vie, laisses la s'en aller, et retrouves ta vraie voie. Elle n'est certainement pas dans le tourment.

Il l'embrassa, sur la joue, dans un geste presque paternel. Il croyait à ses mots. Elle y croirait aussi...
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MessageSujet: Re: A travers la souffrance de son sourire, j'ai vu l'espoir s'assoupir... [PV: Camelle].   Sam 10 Déc 2011 - 19:40

Dans une absence, un mutisme dérangeant, j’étais partie. Loin de là, loin de tout. Partie vers une Autre Part, vers une violence, un spasme, une blessure, fêlure, entaille. Vers une pluie, douce, fine, dense.
De l’eau. Oui, il pleuvait dans ce rêve éveillé. On aurait dit des larmes, des millions de larmes qui coulaient sur moi, sur mes joues blêmes. Creusées par la même tristesse que le ciel, mes joues. J’avais mal, un mal fort et intérieur, un mal indélogeable, subtilement caché. Je n’aurais su dire où ça me lançais. Aux jambes, à la tête, au ventre ? Non, plus loin encore. J’avais mal au cœur, j’avais mal à l’intérieur du cœur. Il pleuvait sur ce sentier boueux, bourbier dans lequel on s’enfonçait. J’avais froid, très froid. Ma respiration provoquée une petit nuage de condensation et mes yeux, humides, essayaient de discerner quelque chose. De voir à travers la bruine, de sentir à travers ma peine. C’était douloureux de vouloir percevoir. Violent et impétueux, il ne me restait plus qu’a attendre. Attendre quoi ? La Mort. La mort de l’âme, la mort de toute chose, la déchéance du Monde. Je n’avais plus conscience de rien. Je levais ma jambe pour la reposer juste devant. Un pas. Un pas dans la terre mouillée, un pas aveugle vers je-ne-sais-où. Une goutte roulait imperceptiblement sur la joue, plusieurs mouillaient mes cheveux, imbibaient mes vêtements. Je les sentais toutes, où qu’elles soient. Cette vision de moi devait être des plus pathétique. Sortez vos mouchoirs, elle a peur ! Pleurez, elle avance ! La difficulté de ma progression n’était pas dû à la pluie mais à mon propre enchevêtrement de sentiments contradictoires. Pourtant j’avais froid, il faisait froid. Mordant, glaçant, jouant de moi comme d’une marionnette. Je n’étais qu’un pantin désarticulé, une ombre insignifiante. Je n’étais plus rien, anéantit. Plus rien vous dis-je.
Et sur ce chemin, la pluie tombait à seau. Elle tombait sans arrêt. Douce et tranchante, son rideau habillait ma vision. Elle caressait tout autour de moi. Et le chemin devenu boueux aurait puis gémir si seulement la Vie lui aurait donné une bouche. Et de chaque côté, des ombres. Formes flous et indéterminées, dansantes ou bien immobiles. Cernée. Il pleuvait sur ce petit chemin de terre composé et décomposé de vers. Il y avait du vent aussi qui poussait les gouttelettes, les faisant s’écraser sans déviance de course possible. Seule et bientôt… Qui se souviendrait de la 785412ème goutte qui tombe malgré elle du nuage ? Personne. On oublierait progressivement même son existence, son empreinte sur ce chemin. Triste était le sort de ces gouttes. Triste était l’oubli. Lui qui m’avait mené là, dans cette intempérie, sur le Chemin. « Je t’attend ».La voix. Guttural et suave, comme je l’avais toujours connue. La voix, bientôt oublier. La voix que la voie obscur me cachait. Où était-il ? J’avais peur. Une peur intense, une peur qui ne se guérit pas. J’avais peur comme lorsqu’il m’avait mit le couteau sous la gorge, comme lorsqu’il était mort pour moi. Je me mit à courir. Il était temps. Et la boue obstruait tout, m’empêchait de le fuir. De fuir cette voix qui, je le sentais, s’approchait. Puis, dans un élan d’adrénaline avorté, je m’étalais de tout mon long dans cette terre trempée, sale et puante. J’étais comique à voir. Riez, elle est tombée ! Riez elle s’est surement blessée ! Mais non… Je n’avais pas plus mal qu’avant, je n’avais pas moins mal que plus tard. Mais ce temps de latence fut ma descente aux enfers.
Alors que j’étais au sol, tremblante, pleurante, une forme. Une forme d’abord floue puis précise et enfin, Souvenir. Souvenir amer, Souvenir douloureux. Il était là… Elle était là, la voix. Il s’approchait doucement, comme il savait si bien s’approcher. Comme il m’avait toujours approché. Lentement, sans un bruit, presque flottant dans les airs. Il était aussi beau que dans mon…Que dans ma mémoire. Toujours grand, toujours beau, toujours fort. Finalement, il me plaisait toujours autant. Finalement, je n’avais pas totalement effacé ces yeux clairs qui avaient su me ravir. J’étais là, toujours allongée sur le sol meuble, sale, puante. J’avais le souffle court, et je sentais un liquide chaud couler de ma joue. Une entaille ? Je passais mes doigts sur la plaie pour m’en assurer. Oui, je saignais. Comme moi cœur. Saignée à blanc. Puis il se pencha. Je reculais, instinct suprême de survit, mais il me retint fermement se plaçant sur moi. J’avais peur mais lorsqu’il trouva mon regard alors que je me débattais, il était serein, calme, posé, aventurier, relevant un défi. Oh oui, je lui connaissais ce regard. Et avant que je ne pu crier, il agit. Il agit fort, violent. Il avait toujours agit comme ça avec moi. « Je t’ai retrouvé ».

Lorsque je reviens à moi, j’étais à terre. Les yeux embués, je ne pouvais plus bouger. Je ne pouvais même pas crier. Quand les choses devinrent de nouveau nettes devant moi, je reconnu l’homme-brisé. Il semblait me chercher, moi qui était partit dans les limbes de mon subconscient. J’avais peur, toujours la même peur profondément ancrée en moi. J’avais envie de pleurer comme jamais je ne l’avais fait, j’avais envie qu’il me prenne dans ses bras et qu’il me console avec la même honnêteté qu’un ami… Je ne pouvais m’y résoudre. Trop fière, trop de trop. Il était là cependant, me tenant la main. Dans un éclair de presque-lucidité, je plantais mes yeux dans les siens. Ses beaux yeux rouges. Et lorsqu’il déposa sur ma joue un baiser, je réagit enfin à ses paroles, profondes et sincères. C’était vrai. La douleur avait fait de ma vie un enfer, m’avait poussé au bord du précipice. La laisser partir ? En étais-je seulement capable… ? Mes lèvres s’entrouvrirent et une larme perla le coin de mes yeux avant de rouler sur mes joues. Aucun son ne sortait, aucun bruit, pas même un murmure. J’aurais voulu le remercier, j’aurais voulu.

-Peur…
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Bartelby D. Tyrande



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Race : Vampire.
Classe : Porteur d'Ombre.
Métier : Alchimiste. Artiste ?
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Fiche de Personnage : Le Morcelé.


MessageSujet: Re: A travers la souffrance de son sourire, j'ai vu l'espoir s'assoupir... [PV: Camelle].   Lun 19 Déc 2011 - 15:52




L'air. Une brise froide parcours l'intérieur de ton corps. Le long de ta poitrine, tu sens cette caresse fraîche. Elle démange, chatouille, dérange. A la fois salvatrice et malsain. Tes ongles grattent la peau de ton torse, dans l'espoir vain de faire cesser ce vent viscéral. Il n'en est rien. Il demeure là. Mais les minutes défilent, et tu finis par le trouver plus agréable. Tu le laisse envahir ton être. Ton être tout entier. Tu soupires. Tu jouis de ce souffle. Comme si un fantôme hurlait en toi. Pourtant, rien ne te paraît horrifique dans ce cri. C'est un cri silencieux. Destiné à balayer la crasse. Mais la brise insiste. Tu te rends bientôt compte que tu ne sens plus ton cœur entre tes poumons. Comme si c'était vide. La brise est là, simplement pour éloigner les charpies de ton organe vital. Vide. Tu es vide. Tu poses le plat de ta main sur ta peau, à l'emplacement fatidique. Tu veux absolument sentir les battements. Tu vis toujours. Il doit être là. Mais tu ne sens rien. Le silence. Le vide. Le froid.
L'eau. Tu la fais couler dans ton œsophage. Tu dois trouver une solution. Il est impossible. Inconcevable, que ta poitrine soit vide. Tu sens l'eau froide glisser dans ta cage thoracique. Elle glisse, sans encombre. Elle se repend, partout. Loge tous les recoins. Tu ne sens toujours pas les battements de ton cœur absent. Ton esprit dérive. Tu veux le sentir. Il est là après tout. Tu le sais. Tu bois encore. Mais l'eau refait le même chemin. Elle humidifie ce trou dans ton torse, et finit sa route dans ton ventre. Tu pries. Tu supplies. Tu bois, encore et encore. Tu veux le sentir. A tout prix. Mais les battements ne sont toujours pas là. Tu voudrais pleurer. Mais tu n'y parviens pas. Le vide.
La Terre. Alors tu cours. Tu cours de toutes tes forces. Tes pieds nus s'enfoncent dans cette terre meuble et sombre. Tu cours jusqu'à en perdre haleine. Tu veux sentir ton cœur battre. Tu veux sentir la vie en toi. Tu cours, toujours plus vite. Tu sens la terre humide sous la plante de tes pieds. Tu la sens qui amortit tes pas, qui te propulse. Qui essaye de t'aider à t'envoler. Tu accélères. La terre te soutient. Elle veut que tu réussisses. Alors, elle continue de te soulever. Bientôt, tu as l'impression de ne plus toucher le sol. Chute. Ton corps roule. Toujours sur cette terre. Tu vis. Tu te lèves. Tu poses ta main sur ton cœur. Aucun battement. Rien. Toujours rien. La douleur du corps. Le vide.
Le Feu. Tu l'avales. Ta douleur vient du fond des tes entrailles. Du fond de ton esprit, qui se torture et se détraque. Tu ne sens toujours pas les battements. Alors tu serres les dents. Tu te retiens de hurler. Et quand tu essayes, aucun son ne sort. Aucune larme. Rien. Tu avales de nouveaux tourments, qui te calcine. Ils te brûle. Entièrement. Ils réduisent ton corps en cendres. Tu voulais juste sentir ton joyau de vivre battre dans ta poitrine. Tu voulais la preuve que tu vis. Que tu n'es pas un fantôme de douleur. Mais cette douleur, embrasée, a fini par consumer ce joyau. Brûlure. Vide.

Et lorsque tu poses les yeux sur ta poitrine, tu ne vois qu'un trou béant.
Du sang...



« Peur.. »

Son cœur rate un battement. Ses mots se perdent, dans le brouhaha léger de l'auberge. Ce soupire qui s'échappe de sa gorge, laisse s'évader des effluves de déception, d'abandon. Pourtant, il sent sa poitrine se gonfler d'un espoir, espoir qu'il aurait trouvé idiot, si il avait été plus jeune. L'endroit n'était plus approprié pour discuter avec cette fille de la lune. Mais il n'osait la guider à sa chambre, cela avait bien trop de significations perverses. Elle aurait peur, elle fuirait sûrement. Avec sa douleur comme bagage. Jamais il n'accepterait cela. Mais où la conduire. Dehors, le froid mordant l'aurait secoué. La peur est froide. La douleur peut l'être aussi. Désemparé. Il jeta un œil derrière lui, vers l'escalier qui menait aux chambres. Elle avait l'air de lui faire confiance. La confiance que l'on prête aux inconnus. Jusqu'à ce que cet inconnu montre s'il en digne ou pas. Soit.

- Nous serons plus paisibles pour parler dans un endroit isolé. Je vous en prie, n'imaginez pas autre chose que ce que je vais vous dire. J'ai un endroit où dormir à l'étage. Montez-y avec moi, vous pourrez vous y reposer.

David avait retenu son souffle. Ainsi, il le reprit, et reprit la main de la jeune fille, l'incitant à avancer. Son regard s'était perdu. Elle vivait dans sa tête. Elle ne se rendait peut-être même pas compte de ce qu'il se passait. Il eut mal. Il eut mal à son tour. Il imaginait qu'elle fut tombée sur un autre homme. Moins humble, moins calculateur. Il imaginait ce qui aurait pu lui arriver. C'était à la limite de la prétention. Mais après tout, les intentions de David étaient plus que louables. Il voulait juste soulager une femme de sa peine, de son chagrin, de sa douleur. Sans quelconques moyens pervertis par un désir trop déplacé. Il voulait simplement l'aider. Qu'elle se repose, ou qu'elle mange. Qu'elle lui parle, ou pleure une bonne fois pour toute. L'endroit n'était pas assez intime pour partager un tourment. Il reprit confiance en lui, grimpant l'escalier derrière elle, la guidant vers sa porte. Un fois là-bas, le calme était beaucoup plus poignant. Le vampire était soulagé.
Dans des gestes lents, dépourvus de la moindre agressivité, du moindre empressement, il fit s'assoir les prunelles d'argent sur le lit dans lequel il avait dormi. Dans lequel il avait rêvé de cette femme et de ce bébé. Il s'agenouilla pour être à sa hauteur, et releva le menton de la jeune femme, tenu entre son index et son pouce. Ses yeux brillaient, encore et encore.

- N'aies plus peur désormais. Je suis avec toi. Raconte moi.

Il avait oublié les formules de convenance. Ne la vouvoyait plus. Il fit glisser sa main pour placer une de ses mèches de cheveux derrière son oreille. David en profita pour essuyer la larme qui naissait sur sa joue. Déposant enfin sa main sur celle, si magnifique de Lune, il continua de la regarder.

- Raconte moi ta douleur.


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Camelle Elwhang

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Race : Séraphin-Démon Commun
Classe : Archère.
Métier : Intendante de l'Alliance- Assassin perdue.
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Groupe : Alliance- Alliance des Ombres.

Âge : 23 ans.

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Fiche de Personnage : Ne clique pas

Histoire de Personnage : "L'Ambition est née de rêves brisés":
- Diffusion
-Proposition



MessageSujet: Re: A travers la souffrance de son sourire, j'ai vu l'espoir s'assoupir... [PV: Camelle].   Dim 15 Jan 2012 - 21:50

Crie profond et nauséeux. Dans un silence. Crie profond et silencieux. J’entends leur chant, je les entends, je les entends. Lentement, surement, elles m’attirent. Elles me coulent les garces. Damnées soit elles. Je me penche, elles me tirent et je ne peux résister. Je ne peux lutter contre la force pure. Je suis bien trop faible, bien trop faible… Une main froide, une main tendre. Est-ce seulement la réalité ? Je regarde ma main. Un flash rapide, le blanc se transforme en violet, le réconfortant en humide. Elle ne me lâche plus celle là. Je garde les yeux fermés car j’ai peur. Dans la convulsion névralgique de mon âme assujettit, je la laisse finalement faire. Je ne peux pas lutter contre une force oppressante, omniprésente. Et, dans ce même silence bruyant, je l’entends qui me menace. Elle me dit : Avance. Elle me dit : ne tremble pas. Mais mon corps refuse de m’obéir, il refuse tout simplement. J’ai peur, j’ai peur. Ô homme-brisé, sauve moi d’elle… Il ne me comprend pas, personne ne le peux. La main poisseuse me tire, je tombe. Chute longue, habitée par des images, des sentiments. La passion, la tristesse, la haine puis l’eau. Froide et dure. Froide, elle enveloppe mon corps de son esprit salvateur. La salvation pervertit par Elle et ses amies. Mon temps est compté, mon heure approche. Je tremble. Tout mes muscles se tétanisent, se tendent à l’extrême. Alors, il faut que j’ouvre les yeux, je sens sa main se raffermir. Et je les vois. Et j’ai peur. Leur peau est violacé, leur yeux exorbités. Malsaine est leur expression. Leurs cheveux dansent dans l’eau comme les flammes danseraient dans l’âtre. Elle me sourit, de toute ses dents noircit et pointues. Puis elle m’entraine dans le fond. Escortée par ses amies, je suis dans l’abime même de toute chose. Dans le trou de vide, dans le néant de la vie. Elles chantent encore les Catins, elles m’envoutent, m’ensorcèlent. De leur voix parfaites ne reste que l’écho. La température est plus fraiche encore. Il n’y a ni eau ni air. Je ne me noie plus, je m’asphyxie. Je manque d’air et dans ma splendide débilité, j’essaye. Mes poumons se vident pour ne jamais plus se remplir. Là, j’ai peur. Le néant m’a prit, le néant m’ôte la vie. Remonte…

Cette prière sourde me ramena à moi de nouveau. Alertée, je regardais autour de moi. Un couloir ? Des marches ? Mais qui m’avait parlé ? Qui tenait à moi ? Prise d’une panique nouvelle, je me m’y a trembler cherchant. Savoir quoi, savoir quand était un mystère mais je cherchais. Alors, je le vis. Il me conduisait je ne sais où et mon mutisme grandissant m’empêcher de lui dire quoique ce soit. La gorge sèche. Aucun son ne sortait. Ces abominations chantaient encore dans une partie de ma tête. Elles essayaient de m’avoir, de me tirer de nouveau dans les limbes de mon subconscient. L’auberge était sale et simple. Minimaliste même. Des tâches ornaient les murs et la moquette, éclairée par la pâle lueur des bougeoirs. Aussi futile que cela puisse paraitre, j’essayais, oh oui j’essayais de m’accrocher au moindre petit détail qui me retenait à la réalité. Ce minuscule détail qui me sauvait de ma propre démence. Je respirais rapidement, le cœur au bord de la rupture. Mes sens en alerte, je ne savais que faire. Je ne pouvais rien dire. Prisonnière. Retenue dans les barreaux de mon passé douloureux, il m’était à présent impossible de m’enfuir. Les choses étaient trop ancrés, cette lèpre qui peu à peu me consumait, m’arrachait la peau, les muscles lambeau par lambeau. J’aurais voulu un remède à ma peine, j’aurais aimé me confier… Mais la vie m’avait apprise qu’on ne pouvait avoir totalement confiance qu’en sois même et que, quoiqu’en fusse le prix, garder ses sentiments pouvait se montrer louable et même vitale. Se donner c’est s’exposer. Ainsi va la vie. Par chance –ou peut être par malheur- nous arrivions dans une petite chambre bien modeste. Les rideaux tirés ne servaient pas à grand-chose à en juger de la crasse accumulée sur les vitres qu’ils cachaient. Le lit était en désordre, surement n’avait-il eu pas l’intention de recevoir ce soir. Toujours paniquée, quoi qu’un peu plus rassurée, il me fit assoir. Les yeux dans le vague, je regardais un peu de partout, cherchant à fuir son regard, tant et si bien que le Néant me rappela. Elles étaient toujours là, elles dansaient à leurs gloire. Elles avaient encore réussit à me faire agenouiller, à me prosterner devant elles. « Raconte moi ta douleur ».

-Il…Il fait froid…

La voix incertaine, mon regard se perdit pour de bon, Une nappe de brouillard s’installa de nouveau, de nouveau ce Chemin, de nouveau la peur. Je savais qu’il ne faudrait pas que je traine. Et au fur et à mesure de mon avancement sous la pluie, je racontais. Je racontais à l’homme-brisé ce que je voyais, ce que je ressentais. Jusqu’à ce qu’Il arrive.

-Non…Non…NON !

Je commençais à pleurer, la douleur s’emparant de moi, J’avais tellement mal, ça brulait. Le désarroi avait prit place à son tour, me laissant, là, sur le lit, face à un parfait inconnu. La respiration difficile, je m’asphyxiais mais pour de bon cette fois-ci. Et je les entendais ricaner, je les entendais…
Les Sirènes.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: A travers la souffrance de son sourire, j'ai vu l'espoir s'assoupir... [PV: Camelle].   

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A travers la souffrance de son sourire, j'ai vu l'espoir s'assoupir... [PV: Camelle].

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