''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 L'érudit et la sauvage

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Ledha Borolev

Le Mangecoeur

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MessageSujet: L'érudit et la sauvage   Mer 1 Aoû 2012 - 1:54

" Bienvenou, étranger "

Ledha tiqua. Qu'il détestait cet accent du sud, transformant les "u" en "ou" et les "oi" en "é". Il parvint à garder son calme. On évite de faire le fou devant un chef de guerre nomade, en plein dans sa yourte roulante, et ses douze gardes d'élite.

Il y avait aussi la demi-douzaine de suivantes complètement nues qui se prélassaient autour du chef de guerre et de Ledha. Trois d'entre elles étaient autour du Khan, l'une se frottant contre lui se manière particulièrement explicite. Les yeux de l'érudit étaient fixés sur son interlocuteur. Il était assis sur ses genoux, équipé et armuré, son fauchard sur ses genoux.

" Etant donné votre agréable compagnie, Khan, je ferais en sorte de ne pas vous déranger et d'aller droit au but. Qu'êtes vous prêts à payer, et pourquoi 200 personnes dont une cinquantaine de soldats auraient besoin de moi pour un simple voyage ? "

Le Khan le regarda quelques instants, et répondit tout en pelotant le fessier d'une courtisane.

" Mes hommes craignent les terres désolées de L'est. Elles sont remplies d'orcs, de Dothrakis, de morts et de barbares. Même nous sommes... "civilisés" comparé à eux. Un magicien de votre talent serait un excellent gage de survie. "

Ledha prit un coussin et le placa dans son dos, avant de s'allonger, fixant le toit de la yourte-roulotte. Cela aurait été impoli dans d'autres circonstances, mais il savait que le jeune Khan en face de lui se fichait bien du protocole.

" Quel est le piège ? "


" Aucun. Vous voyagez avec nous, impressionnez les éventuelles menaces avec votre magie, et on vous guide là ou vous voulez aller. Vous serez logé et nourri. "

" Les barbares doivent être vraiment terribles si même les Hyrkaniens se retrouvent obligés de faire appel à des mercenaires. "

" Nous pourrions effectuer la traversée sans vous. Mais je n'aime pas les risques et les morts inutiles. Maintenant, disposez, s'il vous plaît. "

Ledha obéit et s'inclina en signe de respect envers le jeune Khan. La plupart des Khan étaient des êtres assez méprisables et brutaux, même s'il fallait reconnaître qu'ils vivaient dans un environnement particulièrement hostile. Celui là semblait respectable, à première vue. Avec un peu de chance, il aurait droit à un voyage tranquille.

Il descendit de la yourte-roulotte, qui portait ce nom, car juchée sur 4 immenses roues, tirées par une sort de sanglier géant. Autour, de nombreuses petites tentes et plusieurs dizaines de silhouettes d'hommes et de femmes prêts pour un départ prochain. Avec tout autant de chevaux. Il fit quelques pas en dehors du camps, salué par quelques soldats respectueux. Son regard se perdit dans le loin, l'horizon, les étoiles.

Des barbares, hein ?


Dernière édition par Ledha Borolev le Mer 15 Aoû 2012 - 15:41, édité 1 fois
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Lilith Cleys



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MessageSujet: Re: L'érudit et la sauvage   Dim 12 Aoû 2012 - 17:49

Et oui, il y a des contrées et des langues qui permettent au "terme" barbare d'insuffler crainte à qui viendra l'écouter. Cependant, lorsque vous fiez à fiables personnes, lorsque vous écoutez avec discernement, et surtout, lorsque vous savez vous même un certain nombre de choses sur ce thème plutôt large, il ne serait pas étonnant que vous veniez à sourire en vous remémorant certains souvenirs et autres histoires.
Dans tous les cas, Lilith ne put que sourire en pensant au fait qu'elle fut nommée barbare plusieurs fois. Car si elle eut porté ce rustre nom, ce n'est pas pour de sanglants méfaits, ni même pour un manque imprudent de tenue (bien qu'elle pue et aime sincèrement fouiller ses narines du bout de ses ongles incrustés de bien des crasses) mais bien pour son manque de savoir et sa capacité à se perdre dans les discussions devenant compliquées.

Son retour sur les terres connues de Feleth est récent, et ses souvenirs lui rongent l'esprit. Certains sont bons, d'autres moins. Parmi ces derniers, on reprendra certainement une fâcheuse discussion avec un marchand auquel elle tentait de vendre quelques peaux et viandes légèrement rendues invendables par leur condition de transport. (un sac de cuir chauffé par le soleil et secoué par les pas d'une barbare qui aime courir n'incite jamais à être nommé transport de bonne augure.) Ce marchand au langage aiguisé remettait en cause la totalité du caractère de notre héroïne qui, malheureusement, ne semblait rien avoir d'un chasseur d'exception, d'une guerrière à sang froid, et encore moins d'une marchande digne de ce nom. Il se moquait à la moindre offre qu'elle lui faisait et riait de son matériel fait main.

La seule chose que ce marchand eut faite avec de bonnes intentions, c'est lui offrir un livre supposé apprendre les rudiments du métier de tanneur à la belle blonde, qui se retrouvait désormais avec un poids inutile auprès d'elle puisqu'elle n'eut jamais su l'art des lettres. pauvre d'elle, dira-t-on.

Encore heureux, nous sommes en des temps et des lieux où l'intellect ne mène pas encore à meilleurs conditions qu'au travaux manuels, auxquels Lilith excelle sans problèmes. Elle était d'ailleurs à la recherche de la dépouille d'un oiseau tué en plein vole il y a quelques secondes, lorsqu'elle surprit le lointain campement de voyageurs, plutôt impressionnant de par le nombre de personnes qui le faisaient vivre, derrière les champs dans lesquels elle savait se balader, dos si courbé qu'on ne pourrait la voir sans savoir à l'avance qu'elle était là, arc à la main, prête à se défendre du moindre inconnu sonnant une charge hostile.

"Qu'est ce donc ..?" Pensa-t-elle. Elle ne comprenait pas la présence aussi nombreuse de gens en ce territoire abandonné à la nature.
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Ledha Borolev

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MessageSujet: Re: L'érudit et la sauvage   Jeu 23 Aoû 2012 - 2:53

Le départ, à la surprise générale, se fit dans la nuit. Pour quelle raison, Ledha l'ignorait, et, au vu des regards ensommeillés de la plupart des membres du clan, il n'était pas le seul. Même après plusieurs discussions, il ne fut pas plus avancé, forcé de suivre tout ce monde. Le chef des éclaireurs lui fit signe de venir, et expliqua rapidement à Ledha que le Khan avait eu un cauchemar dans lequel des hordes de barbares les attaquaient durant la nuit.

" Et c'est à cause d'un cauchemar que tout le monde se déplace ? "

" Oui. Personne ne conteste les décisions d'un Khan. "

Il laissa Ledha, regroupant ses éclaireurs. L'hémomancien passa sa main sur son visage, déja fatigué de cette mentalité. *La nuit va être longue* pensa t-il pour lui même. Il trotinna vers le chef des éclaireurs, qui scrutait les alentours d'un air méfiant.

" Un problème ? "

" Un de nos hommes nous dit qu'une personne nous a observé un certain temps. Peut-être un éclaireur ? "

" Il est certain de ce qu'il dit ? "

" Il n'a rien vu, mais autant ne pas prendre de risque. C'est l'instinct. "

Ledha haussa un sourcil circonspect. Pour l'esprit civilisé de l'érudit, l'instinct, le sixième sens et autres choses de ce genre étaient de simples croyances primitives auxquelles il n'accordait aucun crédit. Il haussa les épaules, et se mit à marcher en direction de collines alentours. Il dit aux éclaireurs qui s'inquiétaient de son départ qu'il restait à portée de la caravane, mais souhaitait marcher seul.

Personne ne l'en empêcha. On ne reste pas sur la route d'un mage, surtout de la réputation de Ledha. Aussi le laissèrent-ils tranquille. Il les rassura en leur disant que s'il était tué, alors, ils pouvaient se préparer à affronter une armée, sous-entendant que sa puissance était telle qu'il ne craignait rien que ce que le pays pouvait lui envoyer.

Marchant seul dans la nuit, il se posta en haut d'un petit promontoire, observant la grande caravane se mettre en mouvement, à 300 mètres de lui, les éclaireurs se déployant devant, tous à portée de voix les uns des autres.
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MessageSujet: Re: L'érudit et la sauvage   Mer 24 Oct 2012 - 21:55

La demoiselle eut enfin trouvé l'oiseau qu'elle avait tué plus tôt, et l'ouvra avec son petit couteau qui coupait étonnamment bien. Elle en avala quelques morceaux choisis avec finesse et en arracha minutieusement chaque plumes, jusqu'à ce que sa concentration partit en poussière au profit de l'écoute d'un brouhaha dérangeant ; le déplacement de la troupe remarquée plus tôt.
Tout ce peuple avait décidé, bizarrement, de se mouvoir en pleine nuit, alors qu'à son arrivée là, Lilith aurait jurée qu'ils comptaient rester quelques heures encore. Interpellée par cet évènement, la jeune femme écarta quelques brins parmi les milliers qui faisaient le champ dans lequel elle avait établi résidence pour cet instant et observa la scène.

Quand tous ces gens semblaient être liés les uns aux autre par mère nature, leurs sang, ou autres choses auxquelles on ne saurait donner nom ; un homme au regard vide (selon notre héroïne) se détachait de la masse. Une posture fière, un air posé, calme, et un physique considérablement différent en faisait un être à part du reste de la foule en mouvement.
De plus, cet homme-là ne suivait pas vraiment la même direction, la même formation, et le même rythme que ses compagnons. Il s'écartait légèrement pour se mettre en hauteur...

Pour observer la lune ? Non. Il était dos à l'astre qu'adorait la chasseuse. Non, il observait les champs, le panorama ; mais sans le voir vraiment.
Il cherchait, il guettait. Il enquêtait sur la présence d'un intrus. Lilith le sentait. Elle sentait à une centaine de mètres comme elle le fait pour les bestioles qu'elles chasse la respiration de l'homme se freiner, la concentration l'envahir. Il était tranquille sans l'être.

Cela ne rassura pas la blonde, qui mit sa capuche et couvrit donc sa crinière qui reflétait bien trop fort la lune à cette heure tardive qui lui faisait lumière incroyablement belle. Quel dommage que l'on ne puisse l'observer gentiment, trop oppressés par la masse certainement stressée et stressante par la présence qu'est la sienne ! Elle devait faire ainsi malheureusement, et fit donc quelques pas, arc bandé, vers sa cible qu'était l'homme inquiété... Si seulement il l'était.

Elle avançait tel un chat, slalomant entre les blés, évitant de les faire bouger de façon trop significative, toujours baissée pour ne pas être visible par sa proie, flèche pointée sur cet homme, jusqu'à comprendre qu'à son prochain pas sa présence serait dévoilée à la lumière nocturne, paradoxalement blanche.
Elle avala sa salive dans un bruit qui lui semblait assourdissant compte-tenu de la situation, et avança silencieusement, mais aux yeux de l'intéressé qu'elle gardait toujours en joue. Ses yeux bleus étaient brillants d'intelligence... D'une intelligence sauvage. Alors que ceux de ce gars là étaient décorés de malice. Un trait qu'elle eut toujours beaucoup de mal à apprécier chez les gens.

Soudain, d'entre les lèvres pulpeuses de la chasseuse sortit ;

"Que me veux-tu, pourquoi me cherches-tu ?"

Car elle était sûre que cet homme cherchait après elle. Et si elle se trompait, elle se serait mise en danger pour rien... Chose désagréable, bien que quotidienne pour cette pauvre femme.
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MessageSujet: Re: L'érudit et la sauvage   Ven 21 Déc 2012 - 1:44

Ledha s'immobilisa lorsqu'il entendit la voix. Lentement, d'un air un peu tendu, il se tourna vers la responsable de cette question. Car la voix était indubitablement féminine.

"Que me veux-tu, pourquoi me cherches-tu ?"

Ledha, bien qu'il soit un grand magicien aux énormes pouvoirs, était particulièrement limité sur certains points de vue. Entre autre, la perception. Incapable de percevoir la magie, il n'avait en plus que les sens d'un homme de la civilisation. En clair: faibles, comparé à une "barbare", ou même comparé à un simple éclaireur. Cette femme s'était approchée de lui, et il n'avait rien remarqué, ni vu venir. Elle aurait pu lui tirer dessus et lui transpercer la gorge sans qu'il ne puisse éviter cela.

Même si ca n'aurait pas suffit à le tuer. Elle avait les yeux bleus, tout comme lui, et les siens plongèrent donc naturellement dans ceux de la femme. Il se détendit peu à peu. Si elle s'était approchée pour parler, elle n'avait pas d'intention hostiles, à priori. Et même si c'était le cas...

Cette femme l'intéréssait. Il décida de s'asseoir, fixant l'environnement devant lui, sans la regarder, parfaitement détendu

"Si je te regarde, les éclaireurs vont se douter que je suis avec quelqu'un et vont venir. Je prefère que nous soyons seuls." dit-il pour se justifier.

Il la regarda du coin des yeux. Elle était toujours sur ses gardes, et, en reniflant un peu, il pouvait discerner l'odeur typique des gens ayant une absence d'hygiène, et une absence totale de considération pour ce genre de choses. Outre ses deux yeux bleus, il pouvait discerner quelques mèches d'une chevelure blonde en bataille et des lèvres pulpeuses dont la seule vision équivalait à milles promesses de baisers fougueux sublimes, ce qui le fit rougir. Même s'il ne pouvait pas distinguer grand chose, elle ne semblait pas porter beaucoup de vêtements. Le strict minimum, qui couvrait à peine son corps et ferait hurler les personnes les plus pudibondes.

Une barbare... Ledha n'était pas un sociologue expérimenté, et tout ce qu'il connaissait d'eux étaient les clichés habituels. Des gens sauvages, peu civilisés, encore en phase avec la nature, et peu enclins aux discussions interminables. Préférant les réponses claires aux évasives. Bien, autant ne pas la vexer alors.

" Je te cherche, car ces hommes que j'accompagne ont peurs des gens de ton espèce. Ils prefèrent voir avant d'être vus. Mais je ne te veux aucun mal. Je ne suis pas un combattant. "

Il se tourna franchement vers elle cette fois.

" Je m'appelle Ledha. Quel est ton nom jeune fille ? "
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MessageSujet: Re: L'érudit et la sauvage   Aujourd'hui à 12:54

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L'érudit et la sauvage

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