''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 La vengeance est un plat qui se mange froid. (pv Yorel Syl'Torkan)

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Chïra Ovenstey

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MessageSujet: La vengeance est un plat qui se mange froid. (pv Yorel Syl'Torkan)   Dim 26 Aoû 2012 - 18:51

La tieffeline avait du refreiner sa soif de question car le Seïrdan commencait à montrer des signes d'agacements, elle aurait certainement toutes les réponses en temps voulu.
C'est donc un silence monacal que se termina leur marche dans le Vein. Il n'avait pas trahit sa parole et l'avait bien amené à une faille, c'est ensemble qu'ils franchirent cette derniere,
ou plutot c'est ce qu'elle aurait voulu, mais le Seïrdan n'était pas encore près pour l'égalité des sexes à moins que cela soit du à sa race..
La fraicheur de Feleth vint englober les deux démons, la tieffeline se voyait déjà en mission commando agissant pour le compte du vein, c'est donc avec l'air le plus sérieux du monde qu'elle s'aventura dans le monde des humains

-Et maintenant que nous sommes ici, ou devons nous aller?

Ils avaient atteris de nuit en pleine montagne, sa vue percante s'accommoder tres bien du noir mais qu'en était il du démon?

-Tu veux peut etre que j'ouvre la marche ...? On sait jamais sur quoi on pourrait tomber...

L'ironie aurait pu se detecter à des kilomètres alentours.
Sortant de sa sacoche un petit objet en résine, elle le porta à ses levres qui susurrèrent une incantation, puis lentement elle offra ses mains au ciel étoilés, dépliant ses doigts pour laisser place à la vie. La statuette d'aigle venait de se métamorphoser en un être capable de se mouvoir, l'aigle avait pris de la hauteur, juste assez pour qu'elle puisse l'utiliser.
Ses yeux perdirent leur pupille devenant blanc comme un linge, sa vue devenait celle de l'animal, lui offrant ainsi une vision panoramique.

-Il n'y a pas âme qui vive !
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Yorel Syl'Torkan



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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid. (pv Yorel Syl'Torkan)   Lun 27 Aoû 2012 - 19:23

Finalement la démone avait finie par se taire et le laisser tranquille. Enfin, c’était sans compter sur ses réactions aussi stupides qu’inutiles…

Telle une bête en chasse elle passa la faille dans un mouvement sinueux. Que pouvaient-ils craindre ici ? Cette ouverture vers le monde des humains les amenaient dans un des seuls endroits où il était plus que rare d’y voir un être vivant…


- Et maintenant que nous sommes ici, ou devons nous aller?

Avant même que Yorel ne lui réponde, elle s’avança dans la semi-obscurité.

- Tu veux peut être que j'ouvre la marche ...? On sait jamais sur quoi on pourrait tomber...

Elle se fichait ouvertement de lui… Et en plus de ça, elle appela un étrange animal ailé qui n’étonna guère le Séïrdan, plus qu’habitué aux magies et autres incantations démoniaques.

- Il n'y a pas âme qui vive !
— Tu as vraiment un sens de la déduction très développé toi… C’est inné, ou juste pour te donner en spectacle ?

Passant devant elle, Yorel commença à descendre le flanc de la montagne. Ses pieds s’enfonçant dans la neige aussi lourdement que son poids l’y obligeait.

— Si tu veux mourir gelée ici c’est ton droit… Mais c’est loin d’être mon choix premier. Si je suis revenu sur ces terres ce n’est pas pour rien.

Continuant sa descente, il planta là la démone. Qu’elle vienne ou pas, peu lui importait. Mais sans elle, approcher sa proie deviendrait chose presque impossible…
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Chïra Ovenstey

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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid. (pv Yorel Syl'Torkan)   Ven 21 Sep 2012 - 20:12

Le seirdan repris la tête du peloton, faisant voler une mèche de cheveux de la jeune démone. Dans la pénombre de son dos, elle grimaçait grossièrement.

-C’est inné…néééhhh jvais t’en foutre des innés…

Sa bouche se tordait dans une affreuse grimace, ses sourcils relevaient lui donner l’air d’une fille dont les facultés mentales étaient inexistantes. Franchement pour qui se prenait il ? il lui faisait miroiter un combat et il allait la laisser là ? Folle de rage elle en oublia presque que le Seirdan n’avait fait que lui rendre service en la ramenant dans le monde des humains.

-Tu bluffes…

Quelques longues secondes s’écoulèrent quand elle comprit qu’il ne ferait pas demi tour pour elle. Le froid lui mordait les joues, refoulant un éternuement, elle s’élança à la poursuite du Seïrdan.

-hey tu pouvais pas trouver une porte qui nous emmène dans un coin plus chaud ? Noon ??
Ohhhhh mais attends moii !!!!!


La neige crissait sous ses pas, aucun bruit étranger ne venait perturber la scène.

-Bidulllllllllllllllllllle !!

Elle avait de la neige jusqu’au mollet ralentissant sa course, heureusement sa grâce naturelle lui permis de s’en sortir aussi bien qu’un pélican.

-C’est quoi ton nom au fait ?
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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid. (pv Yorel Syl'Torkan)   Sam 22 Sep 2012 - 21:26

Le froid ne dérangeait en rien le Séïrdan, même s’il était plus communément habitué aux chaleurs du Vein, aucun changement de température – aussi important soit-il – l’aurait fait quitté sa principale destination : la vengeance…

Des bruits de pas s’enfonçant dans la neige, rapidement suivit d’une respiration relativement haletante lui indiqua que la démone avait finalement décidé de le suivre. Sans s’en rendre réellement compte, la présence de cette gamine lui était presque agréable.


-hey tu pouvais pas trouver une porte qui nous emmène dans un coin plus chaud ? Noon ??
Ohhhhh mais attends moii !!!!!


En fait non… Elle avait plutôt cette tendance atroce à l’agacer presqu’autant que les démons qui réclamaient parfois un dû quelconque pour la traversé d’un pont ou d’une forêt dans le Vein. Mais ce fut le mot qu’elle prononça qui le fit se retourner, la fixant de toute sa hauteur.

-Bidulllllllllllllllllllle !!

Elle s’arrêta net devant lui, la neige l’ayant aidée à freiner, et surtout à éviter de s’écraser le nez sur le torse du démon.

-C’est quoi ton nom au fait ?
— Mon nom t’apporterait si peu que tu serais rapidement à même de l’oublier… Et avant même que tu ne me donne le tiens, sache que dès que j’aurais obtenu ce que je suis venu chercher, je retournerais auprès du Seigneur Arphoss. Libre à toi de faire ce que tu voudras chez les humains…

Sans rien ajouter le Séïrdan continua son avancée dans la neige qui, désormais lui arrivait presque à mi-cuisses. Pour lui seulement. La Tieffeline devait en avoir jusqu’au niveau de la ceinture.

— Ne compte pas sur moi pour te porter, néanmoins, si tu as besoin d’aide pour sortir d’un trou neigeux demande-moi. Si je ne suis pas trop loin je viendrais peut-être t’aider. (Yorel posa sa main sur le sol neigeux à la recherche d’un cadavre.) A moins que ce ne soit lui qui t’y aide…

Un étrange squelette, moitié animal, moitié humain se forma entre eux. La créature à tête féline fixa la démone de ses orbites vides et ouvrit la gueule, dévoilant plusieurs rangées de dents cassées.

— Maintenant hâte-toi. Le chemin vers le village est encore long… Et nous devons y arriver avant l’aube…

Les raisons pour lesquelles, ils devaient pénétrer dans le village avant le lever du soleil étaient simples. En pleine journée, l’arrivée de deux démons, tout aussi ressemblant à des humains qu’un des leurs, risquait de déclencher un mouvement de panique. Yorel était habitué aux voyages sur les terres des Humains. Malgré tout, il n’était guère habitué à certaines de leurs coutumes : comme celles d’écourter la vie des voleurs et des brigands…

*Bientôt je serais là où il est… Et ainsi je lui ferais payer l’affront qu’il m’a fait subir…*
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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid. (pv Yorel Syl'Torkan)   Dim 30 Sep 2012 - 18:27

-Hey tartempion aime se la jouer grand mystérieux ! Tu devrais rester ici tu sais…, t’es aussi froid que cette neige !
ça doit pas être follement amusant chez toi ! ok on vit dans le vein, mais pas besoin de faire cette tête d’enterrement tous les jours !


Le regard du Seïrdan lui fit comprendre qu’elle commençait à le gonfler, alors une fois de plus elle boucle sa langue bien au chaud dans sa bouche un peu trop bavarde.
Alors qu’il avançait sans aucun problème, la tieffeline avait de plus en plus de mal a se frayer un chemin, contournant prudemment le cadavre, elle fonça tête basse à travers le manteau de neige. Son agilité était décuplée quand elle se tenait sur ses 4 membres. Telle une taupe, elle sortit la tête, elle avait réussi à franchir les quelques mètres qui la séparaient du démon. Rapidement elle retrouva une posture humaine en faisant attention que le Seïrdan n’est rien vu de sa course.
Tout sourire elle se tenait fièrement à côté de lui, la neige recouvrant ses cheveux ébène.
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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid. (pv Yorel Syl'Torkan)   Ven 5 Oct 2012 - 19:49

La tieffeline lui semblait de plus en plus suicidaire… Ses paroles lui auraient couté cent fois la vie s’il n’avait pas eu besoin d’elle pour pénétrer dans le châtelet du village.
Néanmoins, il sentait une certaine colère monter en lui alors qu’elle était remontée jusqu’à lui malgré la neige qui se faisait de plus en plus dense.

D’un claquement de doigts, il appela la créature squelettique qui, dans un mouvement rapide souleva la démone et l’envoya sur son dos.


— Au moins comme ça tu n’arriveras pas recouverte de neige au village.

Rare étaient les moments où Yorel avait un semblant de sympathie pour quelqu’un d’autre qu’une des filles de joie qu’il avait côtoyé dans le Vein et dans le monde des hommes.
Mais cette petite avait quelque chose de particulier, comme si un lien les reliait d’une manière ou d’une autre ; leur attirance mutuelle pour le monde des hommes en était très certainement la raison…

Quelques heures plus tard, alors que l’aube pointait à l’horizon, de la fumée se dessina sur les contours immaculés de la neige montagnarde. Yorel s’arrêta d’un coup sec, et pointa un doigt puissant en direction du village.


— Nous sommes arrivés à destination, je connais ce village. Ses habitants ne sont guère habitués à voir des démons, encore moins lorsqu’il s’agit d’un Séïrdan…

Un rictus d’énervement glissa sur ses lèvres, les pinçant légèrement. Se reprenant, il tapota le manche de ses haches distraitement. De source sûre qu’ils arriveraient en pleine fête de saison. L’avantage avec ces habitudes humaines, c’est qu’ils buvaient tellement, qu’à la longue, ils ne se rendaient même plus compte de qui se tenait à côté d’eux…

— Par contre, il est temps pour lui de disparaître…

Yorel claqua des doigts une seconde fois, et la monture de Chïra disparue en un tas de poussière rapidement emportée par le vent.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid. (pv Yorel Syl'Torkan)   Sam 13 Oct 2012 - 14:44

Elle avait à peine eu le temps de sortir le nez de l’épaisse couche de neige qu’elle se senti tirée du sol, elle chevauchait un squelette, durant une seconde elle se remémora sa journée afin de voir s’il elle avait ingurgité une quelconque goutte d’alcool…non non elle n’était pas ivre. Sa monture était apparue comme par magie d’un claquement de doigt de la part du Seïrdan. Les démonstrations de magies étaient toujours impressionnantes et à la fois plaisante, elle ne comprenait rien de tout ces univers auxquels elle n’avait pas accès. La neige s’était mise à retomber en fins flocons, ses bras entourant le cou de sa monture, elle allait encore râler, mais quand son regard se posa sur le démon, elle décida que ca n’était plus nécessaire maintenant. Pourtant le confort d’une ossature laissait à désirer. La fatigue l’emporta quand même, et la tieffeline s’endormit sur tout le long du trajet.

— Nous sommes arrivés à destination, je connais ce village. Ses habitants ne sont guère habitués à voir des démons, encore moins lorsqu’il s’agit d’un Séïrdan…

Elle ouvrit un œil difficilement, le froid ne l’aidant guère pour un réveil léger. Mais ce mufle de démon en décida autrement brisant son rêve en mille éclats de givre. Les fesses dans la neige sa monture venait de disparaitre aussi vite qu’il était apparu.

-Mais ca tourne pas rond chez toi !!!? Tu ne peux jamais rien faire de normal ? tu dois toujours mépriser les gens ? Vous ne tournez vraiment pas rond les seirdans !

Ses remontrances semblaient glisser sur le Seïrdan, et voilà, il avait réussi à lui faire regretter ses paroles. Lentement elle s’avança vers lui, elle sentait une certaine nervosité chez lui, son regard s’en alla dans la même direction que celui du démon innommé.

-C’est donc là… eh bien c’est parti

Elle leva un pouce en l’air avec un franc sourire afin de sortir le démon de ses fantômes du passé.

-Et il faudrait peut être penser à m’en dire quand même un peu plus, tu as une proie particulière…ou le village entier doit y passer ?

Elle rabattit son capuchon sur ses cornes, puis se concentra sur le Seïrdan.

-Humm…bon niveau chevelure ca fait un peu efféminé …mais rien ne trahit ton caractère démoniaque, je pense que tu peux rester comme ça.. ils penseront juste que tu es maniéré.

Elle le regardait droit dans les yeux, avoir peur ne servait à rien, au contraire il prendrait un tel ascendant sur elle, qu’elle ne pourrait plus rien espérait. Sans attendre une contre attaque, qui de toute façon arriverait tôt ou tard, elle avança vers le village. Ce dernier était caché parmi la neige, accolé à la montagne, il était quasi impossible d’accès. Un village retranché sur lui-même, coupé du monde, le ravitaillement devait être sacrément difficile. Au pied de l’enceinte elle se retourna vers le Seïrdan.

-Alors ?
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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid. (pv Yorel Syl'Torkan)   Mer 17 Oct 2012 - 15:21

Après l’avoir une nouvelle fois copieusement insulté, et les fesses dans la neige, la tieffeline se mit même à insulter les membres de sa race. A la limite du possible et surtout de sa patience, Yorel se tint à son silence. Le Séïrdan préférant la laisser pour ce qu’elle était, évitant ainsi de tacher la neige de sang de démon mineur…

Levant son pouce avec fierté, la démone posa la question qui devait lui brûler la langue depuis quelques minutes. Une seule cible était prédominante, quoique le démon ne portait guère trop d’intérêt à la présence ou non d’un village perdu dans les montagnes. Donc s’il le fallait, tous y laisseraient la vie…


— Une cible en priorité… Pour le reste, peut m’importe les dégâts collatéraux. Si nous devons brûler ce village, alors il n’en restera que des cendres lorsque nous le quitterons.

Son capuchon correctement mit sur sa tête, la démone le toisa quelques secondes. La tenue de Yorel ne dénoterait pas avec celle des habitants du village. Seul sa stature et sa corpulence auraient pu trahir sa naissance démoniaque, mais tant qu’ils ne feraient pas d’esclandres, personne ne ferait réellement attention à eux…

L’un et l’autre se stoppèrent à l’entrée du village retranché. Tout autour s’élevait une muraille de pierre élevée par la main des hommes. Rien de bien inébranlable pour une troupe de démon bien entrainée, néanmoins, ils n’étaient que deux… Loin de ses habitudes, Yorel dut s’en rendre au bluff… Ou tout du moins, laisser la démone le faire…


— Tu dois avoir l’habitude de mentir… Alors trouve-nous un mensonge qui serait à même de nous faire entrer. (Yorel croisa les bras sur son torse, et darda son regard vers le ciel.) La fête des moissons ne va pas tarder à commencer… Dépêche-toi nous n’avons pas beaucoup de temps devant nous…

Au moment où la fête se mettait réellement en place, les voleurs et autres truands prenaient un malin plaisir à se mêler à la fête, tout autant que les gardes qui, quand à eux, veillaient au grain. Et un garde alerté par la présence de deux démons, signifiait leur mort imminente… Ils devaient rentrer avant les premières notes de musique, sinon ils auraient fait tout ce chemin pour rien…
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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid. (pv Yorel Syl'Torkan)   Mar 23 Oct 2012 - 22:00

— Tu dois avoir l’habitude de mentir… Alors trouve-nous un mensonge qui serait à même de nous faire entrer. La fête des moissons ne va pas tarder à commencer… Dépêche-toi nous n’avons pas beaucoup de temps devant nous…

L’habitude de mentir ? Que voulait donc dire ce sous entendu ? Certes elle était fourbe et elle obtenait facilement ce qu’elle désirait dans ce monde, mais tout de même… Elle eu du mal à déglutir quand le Seïrdan lui confit cette mission. La tieffeline n’avait pas le droit à l’erreur, elle n’avait droit qu’à un seul essai et il fallait qu’il soit gagnant, sinon elle n’osait même pas imaginait la colère du démon, tout reposait sur elle. Dans ses petits souliers elle prit quelques instants pour réfléchir quand elle trouva enfin la solution, elle en était sûre ca marcherait ! Rapidement elle sorti la dague maintenu à sa ceinture, son visage se crispa..puis elle s’empala le bras à l’aide de l’arme.
Le métal froid traversa les chairs sans aucune difficulté, la douleur était si forte qu’elle du se mordre afin de ne pas crier. Lentement elle fit glisser la lame pour la ressortir. En peu de temps sa tunique fut maculée de sang. Il fallait qu’elle agisse vite, avant que le froid l’engourdisse et vienne aggraver sa blessure. La dague rangée à sa place habituelle, elle chuchota au Seïrdan..

-Soit convainquant…

-A L AIDEEEEEEEEEE

Sa voix perça le silence, elle espérait que cette feinte tromperait les gardes. En quelques secondes elle avait attiré l’attention des gardes qui se penchèrent du haut de leur tour.

-Je vous en prie mon ami et moi venons de nous faire attaquer par des brigands alors que nous venions pour assister à la fête des moissons, j’ai besoin d’un médecin…ouvrez les portes…ou ils nous rattraperons

Elle n’était pas foncièrement entrain de mentir, si les gardes ne leur ouvraient pas la porte, les charognards attiraient par l’odeur finiraient bien par venir. Apres une courte concertation, les gardes le répondirent

-ENTREZ

De sa main vide elle attrapa la manche du démon pour l’attirer dans la ville. Voilà qui était fait. Elle attendit de ne plus être à portée de vue des gardes pour s’appuyer contre une façade.

-Attends

Sa tête tournait, le sang gouttait le long de ses doigts fins, elle fut prise de vertiges, mais ne voulait pas s’effondrer devant lui. D’un coup de dent elle arracha un pan de sa tunique.

-s’il te plait aide moi…après tout tu es rentré…
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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid. (pv Yorel Syl'Torkan)   Jeu 25 Oct 2012 - 10:56

A son plus grand étonnement, la tieffeline ne releva pas la remarque de Yorel. A contrario, elle obtempéra en s’ouvrant littéralement le bras à l’aide de la dague qu’elle avait utilisée pour se battre. Après l’avoir rangée et lui dit qu’il se devait d’être convainquant. Pour faire quoi ? Depuis le début de sa vie, Yorel n’avait jamais fait dans la dentelle, et encore moins dans le mensonge… Et Chïra se mit à crier à l’aide, aussi fort qu’elle le pouvait.

Un garde apparu sur les remparts, et Chïra mit son idée en place. Quel mensonge improbable pour quiconque le connaissait. Mais là les gardes en question ignoraient tout d’eux, et une voix tonna, leur permettant d’entrer.

L’immense porte de bois s’ouvrit devant eux dans un fracas de métal et de rouages grinçants.
Une main ferme l’attrapa par le bras, et ils pénétrèrent dans l’enceinte même de la citée fortifiée. A peine étaient-ils rentrés que Chïra s’affala dos au mur. Sa peau était devenue blême, et Yorel sentit le lien qui vivait entre lui et sa magie commencer à se faire sentir. La démone commençait à perdre vie.

Elle arrachant un morceau de tissus de sa tunique et lui tendit. Sa voix lui ordonna presque de l’aider. Yorel se mit à genoux devant elle, et regarda sa plaie béante d’où s’écoulait un sang écarlate, bien différent du sien où de celui des autres démons.


— Tu crois vraiment que ton morceau de tissu suffira pour panser ta blessure ? Tu es vraiment inconsciente gamine.

Yorel fouilla dans sa ceinture, et en sortit plusieurs poudres et quelques feuilles séchées odorante à la couleur violine. Depuis toutes ces années où il avait traversée d’est en ouest le Vein, le Séïrdan avait apprit à se débrouiller seul, et à se soigner sans l’aide d’un mage ou d’un apothicaire. Il étala une poudre brune, qui mélangée au sang de Chïra devint une pate molle. Puis, avec précaution, aligna plusieurs feuilles séchées sur l’onguent avec d’utiliser le morceau de tissus pour tenir le tout.

— Tu devrais moins ressentir la douleur. (Le démon se releva et fixa une auberge non loin.) Par contre, tu devras éviter de faire des mouvements brusques pendant les deux prochaines heures… Je n’ai vraiment pas envie de devoir recommencer à soigner ta bêtise.

Le Séïrdan rangea le reste de la poudre et des feuilles avant de reprendre, le visage aussi froid et austère qu'à son habitude.

— Si tu as faim, suis-moi. Tu dois reprendre des forces avant la suite des évènements.

Elle seule savait crocheter des serrures. Un coup de hache bien placé réglait tout aussi bien le compte d’un cadenas, mais laissait aussi de plus grosses traces… Bien plus visibles même pour le plus bête des êtres humains.
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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid. (pv Yorel Syl'Torkan)   Jeu 25 Oct 2012 - 13:08

Ses jambes vacillaient et seul le mur lui permettait de ne pas s’écrouler en pleine rue, quelques regards curieux se posèrent sur les deux démons, mais tant qu’ils se tenaient à carreau il ne devrait pas y avoir de soucis. La douleur courait le long de son bras, elle avait peut être était un peu trop brutale sur ce coup, le mal était fait cela ne servait à rien de regretter cette décision. La démone avait réussi son coup c’est tout ce qui comptait, elle n’avait pas déçue le Seïrdan qui ne sembla pas plus choquer que ca. Elle abandonnait l’espoir de voir un jour une expression faciale chez lui qui serait autre que l’indifférence. Mais à son grand étonnement, il consenti à lui venir en aide, il alla même jusqu’à la soigner, elle n’en demandait pas autant mais n’allait tout de même pas refuser. Cette attention la détourna de la douleur, un genou à terre il se concentra sur sa blessure. A cet instant précis elle se serait bien ouvert l’autre bras pour prolonger cette situation. Stupéfaite par un tel comportement, la tieffeline resta paralysée n’osant pas bouger de peur que ce rêve se brise. Pour une fois dans sa chienne de vie quelqu’un prenait quelques secondes pour lui porter secours. C’était là tout ce qu’elle avait cherché en regagnant le Vein, quelques marques de sympathie, peu importe leur consistance, de la part de ses semblables.

Son sang contrastait à merveille avec sa peau blanche, un sang tout aussi honteux que son arbre généalogique, un sang aux couleurs des humains. Quoiqu’elle fasse son passé revenait toujours sur le devant de la scène. Elle avait presque honte quel le Seïrdan ait pu remarquer ce détail, ce n’était pas aujourd’hui qu’elle arriverait à s’intégrer. Y arriverait-elle vraiment d’ailleurs ?

— Tu crois vraiment que ton morceau de tissu suffira pour panser ta blessure ? Tu es vraiment inconsciente gamine.

-Ce n’est rien..je ne comptais pas me soigner…juste arranger cela afin de pouvoir continuer…

Le seïrdan sortit de sa ceinture un tas de produits dont elle ne connaissait même pas l’existence, puis les étala sur sa plaie, ses gestes étaient minutieux, bien loin des gestes guerriers qu’elle l’avait vu exécuter quelques heures plus tôt. Le pansement étant fini, ils purent se remettre en route. Elle exécuta quelques légers étirements avec son bras, cela semblait tenir, la douleur était toujours présente mais elle semblait se cantonner à la plaie. Ce serait largement suffisant, même blessée elle n’en restait pas moins agile.

-Merci

C’est tout ce qu’elle trouva à dire, elle pensait bien que cela passerait au dessus du démon, mais elle tenait tout de même à lui signifier sa reconnaissance. La jeune tieffeline se remis sur pieds et suivit docilement son ainé vers l’auberge la plus proche.

-As-tu seulement des pièces.. ? tu sais…c’est comme ça que les humains font pour obtenir quelque chose..si on rentre la dedans sans ca nous n’aurons rien à manger !
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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid. (pv Yorel Syl'Torkan)   Dim 4 Nov 2012 - 17:56

Chïra le remercia en regardant sa plaie. Et alors qu’ils marchèrent direction de l’auberge la jeune Tieffeline posa une question particulièrement stupide autant qu’elle en était. L’argent n’avait jamais été un souci pour Yorel, il savait où en trouver, et surtout comment avoir.
Dans toutes les auberges, il y avait ces joueurs de plaque noire. Le jeu était simple et consistait à retrouver une bille sous trois gobelets disposés les uns à côté des autres sur une plaque noire.

Les premier imbécile venu n’aurait jamais quitté le gobelet où avait été mit la bille en premier. Mais aucun ne réussissait à la trouver du premier coup, et bon nombre de pigeons avaient étés dépouillés par ces maîtres-joueurs. Yorel quand à lui avait prit une tout autre habitude, et qui quand à elle, avait fait ses preuves…


— Ne t’inquiète pas pour ça gamine… Tu te tais et tu me laisse faire.

Tout aussi piteuse que le reste du village la dite auberge arborait une pancarte de bois sale, sur laquelle était peinte un rat possédant une paire de cornes immenses. L’odeur nauséabonde qui monta à leurs narines lorsqu’ils ouvrirent la porte aurait fait reculer n’importe quel humain. En tant que Séïrdan, Yorel avait connu bien d’autres odeurs atroces, rien que sur un champ de bataille, le mélange des corps calcinés et de ceux encore en décomposition aurait couvert la puanteur du lieu.

Yorel avisa une table un peu en retrait, où un homme portant un chapeau ridiculement grand pour sa tête se frottait les mains en regardant le tas de sac qui posés devant lui. Le Séïrdan s’en approcha, et le maître-joueur posa un regard passablement inquiet sur ce géant qui lui cachait la vue.


— Ce messire désire peut-être jouer ? Si tant est qu’il possède ce qu’il faut pour le faire ! (Il secoua un sac, faisant tinter les pièces à l’intérieur.) Qu’en dit ce noble messire à la chevelure argenté ?
— Je n’ai pas le moindre sous à jouer… Mais j’ai ça.

Liant le geste à la parole, le Séïrdan indiqua Chïra de la main. Sans trop la molester, il l’attira devant la table et lui releva le visage. Puis lui susurra à l’oreille de se taire.

— J’ai gagnée cette jouvencelle à un bras de fer… Mais elle ne me convient plus… Je les préfère moins farouches. Celle-ci est comme qui dirait… Hargneuse avec moi !
— Hum… Il ne m’arrive jamais de prendre de la chair fraiche comme monnaie d’échange, mais vu son joli minois… Je veux bien te l’échanger contre une partie contre moi…
— C’est bien peu… Mais vu ce qu’elle me coûte en nourriture, je peux bien te l’offrir pour si peu.
— Tu es grand Seigneur. Alors que le jeu commence !

Yorel s’assit devant le maître-joueur, et plongea son regard dans celui de l’homme. Son visage impassible laissait s’échapper une aura meurtrière. Comme tous les membres de sa race, il n’appréciait que très moyennement ces êtres qui profitaient de la vie sans combattre. Et cet être humain était la parfaire incarnation de ce qu’il haïssait le plus : les tricheurs.

Les mains habiles de l’homme firent glisser les gobelets sur la plaque noire, tandis que Yorel ne posait même pas les yeux sur la table, ne quittant jamais ceux de l’homme qui commençait à quelque peu trembler. Au bout de quelques minutes, le maître-joueur s’arrêta et sourit à Yorel.


— Ce messire à fait son choix ?
— Et vous avez fait le vôtre ? Une mort douce et rapide, ou lente et douloureuse ?
— Que dites-vous noble Seigneur ? Mon jeu vous fait-il perdre conscience ? Je peux vous délester de votre fardeau de suite si vous le voulez !

Yorel restait impassible alors que l’homme perdait petit à petit son sourire niais. Une sueur s’écoulait maintenant sur son front dégarni et après quelques longues minutes, il se l’essuya à l’aide d’un mouchoir d’où la perle noire tomba. Apeuré, il tenta de se relever et se retrouva bloqué par le corps massif de Yorel. D’un coup de poing bien placé, et après avoir craché une gerbe de sang l’homme s’affala sur la table.

— Voilà comment on fait pour avoir de l’argent ici. Maintenant trouvons une autre auberge plus propre que celle-ci.

Yorel ramassa un sac de pièce assez bien rempli, le passa à sa ceinture et sortit non sans poser ses yeux sur Chïra. Il l’aurait presque remerciée de son aide involontaire, mais dans l’immédiat ils devaient s’écarter le plus possible de cette auberge. Au moment où le maître-joueur aurait retrouvé ses esprits, sans conteste qu’il tenterait de les retrouver.

— Si une auberge te tente n’hésite pas à me le dire. Pour une fois que je suis en bonne compagnie, autant ne pas la gâcher…

Il devenait mou depuis qu’il avait cette gamine dans les pattes. Encore un peu, et le Séïrdan allait devenir aussi pitoyable qu’un humain devant une pucelle…
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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid. (pv Yorel Syl'Torkan)   Lun 5 Nov 2012 - 0:40

Cela faisait déjà quelques minutes que la tieffeline n’avait pas prononcé un mot, elle laissait les oreilles du Seïrdan se reposaient, après tout elle lui devait quand même une fière chandelle. Docilement, elle le suivait comme son ombre. Elle essayait de se faire la plus petite possible afin de ne pas le déranger. Arrivés sur le pas de la porte, la démon se sentit obligé de lui donner des dernières recommandations, lui demandant une fois de plus de se taire. Elle allait protester quant à cette dernière requête afin de mettre l’accent sur son silence, mais elle se dit que cela n’était peut être pas la bonne solution. Il la rabaissait par tous les moyens, soit en soulignant sa stupidité soit en l’affligeant de ce sobriquet de « gamine », avait il oublié par quel moyen il était parvenu à rentrer dans la citadelle ?

S’engouffrant dans l’auberge, elle remarque l’emblème de celle-ci : un rat avec des cornes, cela la fit sourire, comme quoi…les cornes étaient à la mode ! Ce bref instant de rire fut vite engloutit par une odeur insupportable pour la jeune femme. Portant les mains à son nez, elle tenta de se protéger de cette intrusion, mais en vain. Une larme vint perle au coin de ses grands yeux sombres, tant l’odeur l’insupportait, son nez était d’une extrême sensibilité. Le démon n’avait même pas tressaillit, à croire qu’il se complaisait dans ses ambiances glauques.

Elle pensait qu’il aurait été bien plus rapide que de sous tirer la bourse d’un quelconque manant, mais elle comprenait aussi qu’il fallait la jouer discret, se tenant à coté du démon, elle attendait de le voir en action.

-Ca ?

Son bras valide l’agrippa afin de le contraindre à la regarder, mais le démon ne l’entendait pas de cette oreille, et voulait prévenir ses excès de colère en lui susurrant de se taire. Elle en avait le souffle coupé, il était prêt à la miser ? Voilà donc son plan, l’attirer jusqu’ici, se servir d’elle jusqu’au bout pour au final la jouer comme un vulgaire animal. Ses mains lui saisirent le menton, elle s’agita avec fougue afin de se libérer de cette emprise. Même s’il venait à perdre, elle ne suivrait pas cet humain, elle n’en ferait qu’une bouchée, là n’était pas le problème, c’était le comportement du démon. N’y avait –il aucune solidarité entre ceux de sa race ? Un frisson lui parcouru l’échine la faisant frémir, elle le regardait, il paraissait si sûr de lui, rien n’aurait pu le faire plier, pas même son regard perdu.
Résignait elle prêta attention à la partie qui allait se dérouler en elle et décider de son avenir. Elle aurait pu faire voler en éclat sa couverture, mais elle se refusait à trahir un démon

Ses yeux scrutèrent la boule, peut être aurait il besoin d’elle pour découvrir ou se cacher celle-ci. Alors que le moment fatidique approchait, l’humain lui demanda de choisir, elle allait prévenir le Seïrdan de la supercherie. Les gestes de l’humain étaient rapides mais cela sentait l’entourloupe à plein nez. Elle était fichue, il allait la laisser ici sans même se retourner, son estomac ce noua elle avait beau tenter de capter son regard il restait impassible, froid, distant.

Alors qu’elle venait de baisser les bras, le démon rétorqua à l’humain une drôle de réponse. Chïra n’y comprenait plus rien, quelles étaient les réelles intentions du démon ? En tout cas, elle n’était pas la seule à être déstabilisée. En quelques secondes, la situation changea du tout au tout, le Seïrdan repris le dessus et s’empara de la bourse avant de déguerpir. Retrouvant peu à peu le sourire, elle se pencha au dessus du corps de l’humain avant de lui donner un coup de pied gratuit. Fière de sa fourberie elle ressortie de l’auberge le cœur léger, au passage elle s’empara de la pancarte avec le rat sous les yeux médusés de son acolyte.

-J’aime bien les souvenirs…en plus celui la il est un peu comme moi

Prenant des risques inconsidérés elle enleva sa capuche afin de coller la pancarte à son visage pour lui faciliter la comparaison. Mais le regard réprobateur du démon, lui remis les idées en place et remis en place sa capuche. A demi-mots elle lui demanda de façon presque inaudible

-Tu ne m’aurais pas laissé.. ?

Qu’importe la réponse, il venait de la convier à se restaurer, d’autant qu’ils n’avaient pas mangé depuis pas mal d’heures, un peu trop à son gout. Tentant le tout pour le tout, elle le questionna

-Tu sais t’en servir ?

Elle désigna la bourse du doigt des doigts, cette dernière était bien remplie, avec ca ils pourraient se faire peter la panse et bien plus. Ses yeux suivaient la petite poche avec envie, ses instincts de voleuse reprenant le dessus. La tieffeline doutait fort de voir ne serait ce la couleur de l’or que contenait le sac. Alors que son bras se tendait tout seul en direction de l’objet de sa convoitise, elle se stoppa net, levant les yeux vers lui.

— Si une auberge te tente n’hésite pas à me le dire. Pour une fois que je suis en bonne compagnie, autant ne pas la gâcher…

-Tu te moques de moi ? Tu ne veux pas non plus aller me vendre en tant qu’esclave tant qu’on y est ?

Elle ne savait pas sur quel pied dansait avec lui, elle était encore sous le coup de sa frayeur, elle aurait aimait lui envoyait valser son poing dans la tronche, mais elle était déjà salement amochée. A part aboyer comme un roquet elle ne pouvait rien tenter contre lui, cela l’énervait. Sans grande conviction elle désigna une auberge assez éloigné du lieu de leur méfait.

- La prochaine fois préviens-moi ! Je ne suis pas un pion que tu peux manipuler à ta guise ! Ce n’est pas ton rang ni ton âge qui te donneront un quelconque pouvoir sur moi !
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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid. (pv Yorel Syl'Torkan)   Mar 20 Nov 2012 - 22:29

La tieffeline s’était prise de passion pour la pancarte de l’auberge à tel point qu’elle l’avait volée. Déformation professionnelle ou pas, elle risquait gros à ce jeu stupide. Qui plus est lorsqu’elle dévoila ses cornes démoniaques en collant son visage sur la dite pancarte. Les yeux de Yorel se posèrent sur elle d’une manière si dissuasive que Chïra s’empressa de remettre sa capuche sur la tête.

Une question tout aussi saugrenue qu’inutile parvint à ses oreilles. Elle l’avait à peine susurrée, mais le Séïrdan avait l’ouïe aussi fine que ses pairs, et ne porta même pas d’intérêt à lui fournir une réponse… Pas plus qu’à l’insinuation qu’elle fit en lui demandant s’il savait se servir de l’argent humain. Tout comme dans le Vein, chaque chose avait un prix, plus ou moins élevé, certes, et surtout rarement facile à obtenir sans être volé…

A la fois passablement calme, et en même temps un étrange sentiment montait dans le corps de Yorel. Depuis toujours il avait vécu seul dans le Vein. Lorsque ses pieds avaient foulés pour la première fois le sol de la terre des hommes, il avait encore été seul. Mais depuis sa rencontre avec cette gamine… Quelque chose avait réellement changé en lui. Néanmoins, il ignorait ce qu’il en était, et préférait l’ignorer.

Tout en indiquant une auberge éloignée de leur emplacement actuel, la tieffeline recommença à lui crier dessus. Elle pestait après lui pour diverses raisons plus ou moins importantes ; ou tout du moins de son point de vue à elle… Pour Yorel, outre ses raisons d’être ici, celles de Chïra lui passaient largement au dessus de la tête.

L’auberge s’approchait rapidement, et d’un mouvement preste, Yorel poussa la lourde porte de bois. L’odeur qui en émana était tellement différente de la première, qu’on aurait eu des doutes sur le fait qu’elles n’étaient qu’à quelques encablures l’une de l’autre. Les deux démons entrèrent en silence dans le brouhaha de la musique qui s’élevait du fond de l’auberge. Yorel avisa une table quelque peu à l’écart et s’assit sans dire un mot.

Une serveuse aux courbes plus que généreuses vint prendre leurs commandes. Un repas chaud, quelques pintes d’alcool, une nuit agréable… Et le travail commencerait réellement demain lorsque l’aube poindrait. Vidant sa chope d’une traite, Yorel posa ses yeux sur Chïra, et d’une voix monocorde il prononça son nom.


— Mon nom est Yorel…
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Chïra Ovenstey

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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid. (pv Yorel Syl'Torkan)   Mer 21 Nov 2012 - 10:26

Les odeurs de graillon ranimèrent son estomac qui hurlait famine dans un grognement sans fin. Aussi tôt avaient-ils passés le pas de la porte que les regards se posèrent sur eux, l’endroit ordinairement rempli d’habitués venait d’accueillir deux étranges voyageurs. Même à l’intérieur, la tieffeline ne pouvait se permettre de se dévêtir au risque de tirer la sonnette l’alarme. Elle espérait que les humains simples d’esprit penseraient à une malformation, ou à une coiffure exubérante qu’il fallait cacher de la vue de tous. Néanmoins, aucune remarque ne vint perturber la jeune fille, certainement la présence dissuasive du Seïrdan y était pour quelque chose.

Posant son royal séant sur un tabouret un peu trop haut pour elle, Chïra fut intimidée de se retrouver dans un tel lieu avec le démon, son regard fuyant constamment ce dernier. Quand tout à coup, le Seïrdan révéla enfin son identité, cela valait bien tous les silences à ses questions. La démone avait le sourire jusqu’aux oreilles, alors que Yorel semblait impassible, peut être que le voyage l’avait fatigué.. Son sourire se craquela quand une serveuse vint à leur table, les yeux du démon roulaient sur ses formes. Comment pouvait-on reluquer un humain de la sorte ? C’était une honte à leur race que de porter un tel regard sur ses êtres sans intérêt, fulminant Chïra se leva promptement.

-Je reviens, jvais demander au gérant une commande spéciale

Trottinant vers le comptoir, elle voulait demander au tenancier s’il était possible d’avoir du lait, une telle commande aurait été un motif de raillerie de la part de Yorel dont elle préférait se passer. L’homme derrière le bar la regarda à deux fois avant de venir à elle.

-Oui ?

-Hummm j’aurais voulu savoir si vous aviez…humm…du lait

L’humain manqua de s’étouffer avant de rigoler à gorge déployée.

-Vous croyez qu’on sert des marquises tous les quatre matins ? Non j’ai pas de ça !

Devant le minois décomposé de la tieffeline, l’homme se ravisa et lui indiqua l’arrière salle d’un geste de la main.

-Allez donc dans la réserve et demandait à Gustave s’il y a encore du lait, mais je ne peux rien vous promettre…

Sans en demander plus, la tieffeline suivit l’endroit indiqué jetant au passage un rapide coup d’œil au seïrdan qui semblait en bonne compagnie, la serveuse en plus de ramener leur commande avait ramené ses miches. Dans un soupire de lassitude, elle traversa l’arrière salle à peine éclairée, seul une femme restait au coin du feu, ne lâchant pas des yeux son ragout. La réserve se trouvait en face, une inscription sur la porte lui conseiller de faire machine arrière, mais la jeune femme n’en tenu pas compte. Il lui fallut descendre quelques marches avant d’arriver dans une pièce humide, ou des futs de bière étaient entreposés, ainsi que des jambons pendus à même le plafond. Lentement elle s’aventura…

-Pardon…je viens …

Elle n’eu pas le temps de finir sa phrase que le dénommé Gustave sorti en trombe.

-C’est interdit au public !

Il la bouscula sans ménagement, pas préparé à un tel accueil, la tieffeline en perdit l’équilibre atterrissant bon grès mal gré sur ses fesses. Sa capuche avait valsé dans la chute laissant choir ses longs cheveux. Elle comprit en voyant le visage horrifié de l’humain qu’elle venait de commettre une grave erreur. Sans tarder l’homme s’élança dans les escaliers afin de prévenir la taverne de la présence de cette indésirable, l’empoignant fermement par la cheville elle réussit à le stopper.

-Démon !!! Lâche moi ! Tu ne perds rien pour attendre !

-Non non ! Arrêtez ! Écoutez !

Elle savait que si leur couverture tomber, Yorel pourrait dire adieu à sa mission, mais l’homme n’avait pas l’air de vouloir coopérer. Avec haine il lui donna un coup de pied en direction du visage, touchée à la mâchoire, la tieffeline senti le gout du sang se répandre à une vitesse incroyable sur sa langue. Grave erreur, cela ne fit que décupler son instinct de survie, en un instant la situation dérapa, elle se lança sur lui la mâchoire grande ouverte prête à arracher tout ce que se trouverait à sa portée. L’homme avait beau être coriace, sa force était nettement supérieure à celle d’un humain, il était à sa merci, gesticulant vainement pour sortir de son étreinte mortelle. Elle allait le vider de son sang comme un porc quand elle entendit des bruits de pas. Terrorisée, elle l’obligea à le suivre sous la menace de sa dague, cachés derrière un tonneau de vin, elle le força à se taire sa main plaquée sur sa bouche. Les oreilles tendues, elle guettait le moindre son, elle ne savait pas comment agir pour ne pas s’attirer d’ennui, leur nuit de repos semblait compromise. Cela faisait déjà quelques minutes qu’elle avait quitté le Seïrdan, mais l’avait il seulement remarqué ? Sa douleur au bras ne lui permettrait pas de rester des heures ainsi. Paniquée, la tieffeline restait plaquée contre l’énorme barrique, une goutte de sueur traversant son visage tuméfié…

*TAC TAC TAC*

Les bruits de pas se rapprochant toujours un peu plus….
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Yorel Syl'Torkan



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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid. (pv Yorel Syl'Torkan)   Dim 25 Nov 2012 - 17:33

Chïra se leva passablement énervée. La présence de la serveuse, et sa manière de regarder le Séïrdan en était très certainement pour quelque chose. Expliquant qu’elle voulait passer une « commande spéciale », elle le quitta sans ajouter de plus. La serveuse quand à elle s’était penchée en avant et demandait à Yorel s’il désirait autre chose. Les yeux de l’humaine roulaient dans leurs orbites. Et avec politesse il déclina son offre.

Sa choppe se vida lentement. Le démon observait les allées et venues des clients de l’auberge. Entre les habitués qui semblaient vivre ici, et les voyageurs de passage, il était sûr que leur présence passerait totalement inaperçue. D’ailleurs, personne ne faisait attention aux autres. La fête qui commençait à battre son plein à l’extérieur attirait les joueurs, les voleurs et autres détrousseurs plus ou moins doués.

Plusieurs dizaines de minutes plus tard, et presque autant de chopes d’alcool vidées, Yorel se décida à partir à la recherche de la démone. Elle était d’une utilité majeure pour son plan, et il devait se l’avouer : cette gamine attirait la malchance sur elle…

Il s’approcha de l’aubergiste, lui demanda où elle s’était rendue, et surtout la raison qui l’avait poussée à venir le voir. L’homme bourru à la panse plus que rebondie exprima ses moqueries avec un rot sonore. Avant même d’avoir eu le temps de le terminer, Yorel l’attrapa par le col et plongea son regard démoniaque dans celui de l’homme.


— Se moquer d’une jeune fille manque cruellement de savoir-vivre… Rien ne me retint de vous broyer les valseuses avant de vous les faire avaler. A moins bien sûr que vous n’ayez quelque chose contre ?

Balbutiant des excuses, l’homme transpirait autant qu’un poisson échappé d’un étang. Le relâchant, Yorel passa à côté de lui et commença à avancer dans la pénombre. Une femme tout aussi corpulente que chevelue tourna à peine la tête. Poussant un grognement presque animal, elle reprit le court de sa cuisine sans même porter plus d’attention au démon.

Yorel avant fini par arriver en face d’une porte entrebâillée. Il poussa la dite porte sans ménagement, et la lumière du tison brûlant sous la soupière éclaira la pièce. Ses pupilles mirent quelques secondes à s’habituer à l’obscurité avant de distinguer clairement ce qu’était cette pièce : la réserve d’alcool. Le Séïrdan se retrouvait dans le saint des saints pour n’importe quel poivrot notoire. Ses sens sentirent deux présences non loin de lui. Ses pas faisaient un bruit qui se répercutait contre les parois de la pièce. Tout en contournant les deux présences, il arriva derrière juste derrière eux.

Un bras immense agrippa le visage de l’homme à revers, la main sur la bouche. Attirant Chïra vers l’extérieur de l’autre bras. Il fit comprendre à l’homme de se taire, et surtout de se tenir tranquille. Son regard brûlant se posa sur la démone, encore une fois, ils étaient passés à deux doigts de la catastrophe. Le Séïrdan avisa un tonneau d’alcool, et tout en humant son odeur, se rendit compte qu’il s’agissait de Vin.


— Tu te tais, et tu attends…

Plongeant la tête de l’homme dans le tonneau il le força à boire le liquide à grande gorgées. Il lui sortait par moment la tête ; un étrange gargouillis mêlés à des plaintes montait des tréfonds de son estomac. Yorel réitéra son acte à plusieurs reprises, et au bout de quelques minutes, alors que l’homme semblait réellement ivre mort, il lâcha son corps qui s’affala sur le sol.

— On remonte…

Sans faire attention au fait que Chïra le suivait ou pas, Yorel s’arrêta un instant vers l’aubergiste. Jetant quelques pièces d’or sur l’avancée en pierres et en bois, il s’adressa à lui avec un calme apparent.

— Je prendrais une chambre. De préférence avec vue sur la rue.
— Mais si monsieur le désir, je lui ferais porter le repas du matin.
— La paix suffira.
— Zolna, viens voir ici. Amène ces personnes à notre meilleure chambre, et veille à ce qu’il ne leur arrive rien.


Tournant les talons, Yorel suivit la serveuse qui leur avait amenée leurs commandes en direction des escaliers. Ils gravirent rapidement les marches, et pénétrèrent dans un étroit couloir clairsemé de portes de bois plus ou moins bien entretenues. Zolna, leur expliqua que les premières chambres étaient les moins chaleureuses, et la majorité de ceux qui y dormaient finissaient le plus souvent leurs nuits au cimetière. Enfin, après quelques autres portes passées, ils se retrouvèrent face à une porte de chêne épaisse. Elle arborait un étrange oiseau noir aux ailes déployées et la tête tournée vers la droite.

— Voici notre meilleure chambre mon bon seigneur… Puisse-t'elle vous être agréable.
— J’aurais préféré.


Lui arrachant la clef des mains, Yorel entra dans la pièce. Chïra devait le suivre alors qu’il s’approchait de la fenêtre et fixait l’extérieur. Le Séïrdan décrocha ses haches l’une après l’autre et les posa tout à côté de lui. Puis il se tourna lentement vers Chïra.

— Lorsqu’il se réveillera il ne se souviendra plus de rien. Saoul comme il est, il croira à une hallucination… Tu m’as fait rentrer dans ce village, je te devais ça. Maintenant, je veux connaître les raisons qui t’ont poussées à vouloir revenir sur Feleth…
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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid. (pv Yorel Syl'Torkan)   Lun 26 Nov 2012 - 14:56

*CLAC CLAC*

C’était tout proche, l’homme voyant en cette présence une porte de sortie se remuait de plus en plus. Son cœur fit un bond quand on l’agrippa, puis le visage inexpressif de Yorel lui apparu, la libérant de toute cette anxiété. Reprenant la situation en main, il arrivait à régler ce problème sans faire couler la moindre goutte de sang. Surprise par cette initiative, elle émettait quand même quelques réserves quant à la réussite de cette opération. Ne voulant pas prendre le moindre risque elle donna un coup de pied en direction de l’humain.

-NGgghhh !

L’homme maugréait sans même se défendre, elle espérait que l’ivresse aurait réellement raison de lui. Sans attendre qu’il retrouve ses esprits elle emboita le pas du Seïrdan, toujours à une distance de trois pieds, toujours dans son ombre. Sa capuche bien enfoncée, ils traversèrent la salle dans le silence le plus complet, elle était consciente d’avoir commis une erreur et n’allait pas la ramener. Arrivée dans la chambre, elle s’empressa de fermer la lourde porte en chêne y installant de surcroit une chaise sous la poignée de porte. Cette mesure de sécurité étant prise, elle pu enfin enlever sa cape qu’elle jeta négligemment par terre. La tieffeline allait se vautrer sur le lit quand Yorel lui demanda des explications.

-Hmmmmm

Tout en inspectant le lit, son moelleux, sa propreté,.., elle consenti enfin à prendre la parole.

-Je ne suis pas une créature du Vein, Feleth est ma terre natale c’est normal que je veuille y retourner ? D’autant plus que dans le Vein si je tombe toujours face à des énergumènes dans ton genre, mon espérance de vie serait sacrément diminuée…n’est ce pas ?

Elle ne savait pas comment s’installer, à quatre pattes sur le lit elle tournait et retournait à la manière d’un chat, jugeant qu’elle venait de trouver l’endroit idéal, elle s’affala comme un fromage mou dans la largeur du lit. Les coudes sur le dessus de lit, la tête entre ses mains, elle regardait avec attention les haches du guerrier.

-Et puis je te l’ai dit, je pense que feleth est arrivé à un point de non retour, les humains se font la guerre, je suis sûre qu’en tirant bien mon épine du jeu..je suis sûre…

Le regard dans le vide, elle rêvait de ce jour ou elle pourrait revenir dans le Vein, non plus en tant que pariât, mais comme un membre à part entière. La magie du Vein était grande et destructrice, elle ne pouvait pas se permettre d’y retourner de suite.

-Et qu’est ce qui peut pousser un Seïrdan à sortir de ses terres ? Une cible certes ? Mais qu’est ce qu’on a bien pu te faire ? Hein Yorel… ?

Le bras tendu, elle essayait d’effleurer les armes du guerrier sans qu’il s’en aperçoive, elles irradiaient ..de la magie peut être ? Pour la première fois elle venait de prononcer son prénom, espérant ainsi faire réagir le démon d’une manière ou d’une autre.

-Bon alors …. Je prends le lit tu prends le fauteuil !?

Elle n’avait pas perdu de vue son but premier, s’accaparer le lit.. Pour appuyer ses dires elle lui montra son bras blessé comme si c’était une excuse valable.

-Tu me vois désolée de t'avoir poussé à quitter cette humaine pour rattraper mes bourdes!

Peut être etait ce du à la fièvre qui commençait à la gagner lentement mais sûrement, elle en voulait au démon d'avoir pu poser son regard sur cette chose. Elle était tres attachée aux règles, à l'ordre établi, qu'un démon de si haut rang puisse regarder une humaine, cela la révoltait. Un paradoxe à elle toute seule, elle qui voulait pourtant bousculer l'ordre établi dans Feleth, elle qui voulait ne plus être releguée à son rang...Cette nuit serait réparatrice à ne pas en douter, les blessures, le froid, elle avait beau ne pas avoir la même constitution qu'un humain, elle en restait moins endurante qu'un démon de pure souche. Cela faisait si longtemps qu'elle n'avait pas dormi dans un lit douillet, la sauvageonne avait élu domicile dans les forets proches de Madorass son terrain de chasse favori. Quand ses méfaits le lui permettaient, la démone prenait le luxe de dormir dans une auberge. Elle n'avait nul part ou aller, personne ne l'attendait, elle était libre d'aller et venir comme bon lui semblait, la démone aimait ce mode de vie, cette liberté qu'elle avait eu tant de mal à gagner.
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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid. (pv Yorel Syl'Torkan)   

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La vengeance est un plat qui se mange froid. (pv Yorel Syl'Torkan)

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