''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Quand le passé rattrape le présent [PV Camelle]

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Enora Roszprach



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Race : Humaine
Classe : Roublard
Métier : Tant que ça paie bien
Croyances : Aucune
Groupe : Confrérie des Ombres

Âge : 28 ans

Messages : 19


MessageSujet: Quand le passé rattrape le présent [PV Camelle]   Ven 26 Avr 2013 - 19:54


    Je resserrai mon emprise sur la garde en bois, attendant que les deux armes s’entrechoquent. Le coup ne fut pas violent, mais mes pieds s’enfoncèrent davantage dans le sol boueux. Je serrai les dents et relevais le bras pour parer l’arme en bois dans un cri étouffé. En me décalant sur la gauche, je laissais mon adversaire perdre l’équilibre, m’offrant ainsi l’opportunité d’asséner un coup dans son dos. L’homme tomba à terre sous l’effet de la surprise, provoquant une gerbe de boue. Je me redressai lentement, sans décrocher un seul mot, ni laissant apparaître un quelconque signe de victoire. C’était tellement peu…
    J’aidais mon adversaire à se relever, alors que la pluie tombait de plus belle. Les goutes ruisselaient sur nos visages et continuaient leur chemin sur nos vêtements de lin. L’été dans les montagnes était très changeant, et bien que le soleil tardait à faire son apparition, ces averses étaient plutôt bénéfiques pour les quelques cultures et pâturages. Du moins, si cela ne durait pas trop longtemps.

    « Eh bien Ethan, c’est tout ce que tu as dans le ventre ? » Les quelques autres hommes autour de nous s’esclaffèrent ; une femme qui gagne un combat n’avait rien de naturel dans cette région reculée. Même si depuis quelques jours, les femmes se prenaient au jeu que je leur avais proposé. Mon adversaire cracha la boue qu’il avait en bouche et reprit une position de garde. J’esquissais un sourire, et attendais qu’il charge, maladroitement, une fois de plus. Mais alors qu’il fonçait droit vers moi, mon esprit me joua un tour auquel je ne m’attendais pas. Je me revoyais, quelques années auparavant dans cette grande plaine dont l’herbe était imbibée de sang. Je portais la cape blanche afin de défendre corps et âme ce royaume contre un groupe barbare venu des terres lointaines. Il pleuvait tellement fort que je sentais mon uniforme coller à ma peau sous mon armure, et bien que cette pluie m’empêchait d’ouvrir correctement les yeux, je voyais cet homme me charger dans un hurlement effrayant. Ce fut une des rares fois où je ressentais la crainte de me faire tuer. Je n’arrivais pas à lever mes bras pour me défendre, j’attendais tout simplement le contact de son épée contre ma tête tandis que me jambes tremblaient. Le temps d’un court instant, j’avais oublié qui j’étais…

    Je sentais mon cœur battre à tout rompre, et levais à temps l’arme en bois pour me protéger. Le choc fut violent, et je tombais dos à terre. J’ouvrais les yeux face au ciel gris qui déversait toute son eau sur ces terres. J’écoutais cette pluie tomber, se fracassant sur le sol dans lequel s’enfonçaient mes doigts. Peut-être arriverait-elle à me faire oublier…
    « Dame Enora ? » La voix d’Ethan me semblait lointaine et j’attendis qu’il répète plusieurs fois mon nom avant de répondre. Je tournais les yeux vers lui et me redressait lentement. Comment expliquer ce moment de faiblesse ?
    « Oui, je vais bien, merci. Tu vois que tu peux arriver à vaincre ton ennemi. » Il esquissa un sourire et m’aida à me relever. Une aide que j’appréciais silencieusement.

    ***

    Lorsque mon corps glissa dans le bain, je bénissais les dieux qui nous protégeaient. Le contact de l’eau chaude sur ma peau me provoqua des frissons de plaisir que je ne pouvais réprimer. Je sentais qu’à cet instant, au milieu de cette demeure, rien ne pouvait m’atteindre. Et pour la première fois depuis des mois, je me sentais en sécurité et apaisée. Quand Ethan me rejoignit, ce sentiment fut décuplé à l’instant où ses bras enlacèrent mon corps rongé de cicatrices. Je me laissais aller contre lui, à ses tendres baisers tandis que l’orage faisait écho à l’extérieur.
    Il avait fallu que je parcours des lieux jusqu’à me réfugier dans les montagnes pour trouver la sérénité que je cherchais tant, voulant inlassablement oublier un passé douloureux. La trahison avait parcouru mes veines jusqu’à atteindre mon cœur, blessant chaque particules de mon corps. La douleur s’était propagée jusqu’à mon âme et il me semblait alors qu’elle ferait désormais partie de mon être, ne faisant qu’un avec moi. Même si j’avais résolument tourné le dos à ce qui appartenait à mon passé, je sentais que celui-ci s’accrochait à moi, attendant le bon moment pour ressurgir. Je ne savais pas que cela prendrait moins de temps que prévu…

    ***

    Je me réveillais à l’aube, la chambre baignant dans une douce atmosphère tandis que le soleil avait décidé de faire son apparition ce jour. Je regardais le corps endormi à mes côtés, et me fit violence pour ne pas l’enlacer tendrement. Il y avait quelque chose chez Ethan qui m’échappait, un charisme surprenant, à la fois protecteur et froid. Pourtant, je m’attachais étonnamment à lui, oubliant mes plus grandes promesses.
    Je me levais doucement, et enfilais rapidement des vêtements propres. Puis je sortais de la pièce sur la pointe des pieds, avant d’enfiler mes bottes en cuir. Je croisais une servante qui me fit un signe de tête pour me saluer. Une notoriété qui me mettait mal à l’aise depuis mon arrivée dans ces lieux.
    Sans prendre le temps de manger, je me dirigeais vers le centre du bourg où Merian m’accueilli avec son sourire et sa chaleur habituelle. Le forgeron de la montagne, comme les gens l’appelaient ici, fabriquait les meilleures pièces que je n’avais vu, et son apprentissage du métier était tout simplement un honneur. Et sans attendre, je m’attelais à ma tâche, vidant mon esprit de toutes pensées…
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Camelle Elwhang

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Groupe : Alliance- Alliance des Ombres.

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Histoire de Personnage : "L'Ambition est née de rêves brisés":
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MessageSujet: Re: Quand le passé rattrape le présent [PV Camelle]   Lun 15 Juil 2013 - 11:49


Venill était une ville charmante pour qui aimait la pêche ou les petites villes mondaines espérant un jour se faire un nom dans le Royaume. Il y faisait bon vivre pour les Rebelles et plus encore pour les travailleurs vivant des cours d'eau: ses docks étaient telles que nulle autre bourgade fluviale ne pouvait rivaliser. Chaque jour, les bateaux s'amaraient pour décharger leurs poissons, leurs emplettes par caisses venues de l'autre bout du pays ou parfois même des contrées voisines. Si l'on aimait se levait tôt, la criée était si impressionante sur ses rives puantes et groullante de monde. Mais, le plus beau restait le centre aux rues pavées, bien plus petites que celles de la capitales. Elles donnaient unair familial à cette citée, une impression étrange de chaleur et de confort. A l'inverse de Madorass d'ailleurs, on se sentait ici comme chez soi. Les dîtes petites rues étaient le terrain de jeu d'enfants, riant bruyamment, des parents amusés. Le marché était tout à fait splendide: plein de couleur etde senteurs d'épices, de danseurs, musiciens et poètes exprimant leur opinion. Il s'agissait en réalité d'un véritable havre de paix, que les Capes Blanches évitaient surtout et dont la bonne humeur était communicative. Mais Venill, cette ville portuaire, abritait aussi la guilde la plus obscure de tout Feleth. C'était d'ailleurs pour cette raison que je m'y rendais. En effet, les contrôles de la milice Royaliste étant moins présente, les affaires de la Confrérie ne s'en trouvait que mieux caché, bien que la puplart savaient. Un secret de polichinel en somme. Après tout, y a-t-il plus sens à vivre cacher? Sans doute. Si l'on ignore nos agissements, surtout quand ils sont jugés mauvais par l'opion publique, cela veut donc dire que nul ne sera choqué ou outré par ces derniers. Se cacher c'est donc avant tout préserver l'intègre masse populaire dont les actions sont toujours d'une justesse irréprochable... Car oui, le plus drôle -où du moins ce que je jugerais comme le tragicomique de la situation- reste l'humiliation publique d'un pauvre pêcheur revendiquant ses actes plus ou moins politique pour le compte d'un bourgeois, celui làmême qui lancerait la première tomate pourrie. Ce n'est pas nouveau, c'est pour cela que vivre cacher est un gage de sécurité partiel du moins. Et puis, même si les habitants savaient qu'entre leur murs se faufilent les Ombres, la peur que leur évoque la guilde permet d'obtenir un calme relatif. Bien sûr, chaque semaine un ou deux délateurs tentent en vain de prévenir les autorités qui, pour le coup, ne sont pas compétentes du coup. Tout le monde sait que ce serait une erreur grossière que d'attaquer le groupe sur son propre terrain de jeu: les sous terrains sont un vrai dédalle où il est facile de se perdre pour qui ne les connait pas parfaitement. On raconte même que plusieurs Affidés s'y sont perdus à jamais, errant pour l'éternité dansl'humidité et la noirceur la plus profonde.

Mes pas se dirigeaient vers l'écurie au nord-est de la ville. C'était une petit chaume avec quelques stalles, un peu miteuse mais qui n'attirait pas l'attention. Point crutial pour une entrée secrète. La Confrérie avaient dissimulée cinq entrées dans toute la ville. L'écurie au Nord-est, le puit de la place aux Fleurs, le chemin de randonné sous le pont un peu avant l'entrée de la ville, à l'intérieur même des appartements du seigneur de la ville et une au sud, au niveau de l'entrepôt des Docks. On ne pourrait pas les trouver si on ne les connaissait pas. Aussi donnais-je une pièce en argent au jeune homme d'écurie. Il était maigre et sale, l'oeil luisant et méfiant au possible. Bref, il ressemblait à tout les autres informateurs et guets de la guilde. "J'vois pas d'canasson m'dame!", cracha-til en montrant ses chicots noircis, un sourire peut être un peu trop carié à mon gout. "C'est parce qu'il n'y en a pas."; je le regardais avec insistance, espérant qu'il fassemarcherson cerveau sans trop poser de questions -les questions sont toujours les pires ennemies que l'on puisse avoir. "Alo' m'Dame, z'avez rien à fout' ici.". Un ton sec et menaçant, il aurait presque pu faire peur si je n'avais pas connu se genre de technique. Je sortais doucement ma dague, sans pour autant le quitter des yeux. "Je ne suis pas ici pour faire la cosette. Et vous, vous n'êtes pas ici pour rougir le plancher de l'écurie.". J'obtais pour une expression clair et sobre, sans être monotone ou joviale. La simplicité vaut toute les menaces du monde. Il porta ses yeux sur ma lame prête à l'emploi et finit par comprendre -à la vitesse d'un garçon d'écurie tout de même. "J'compris, j'vous ai jamais vu. Z'avez qu'à aller dans la sell'rie, sur vot' gauche, derrière la planche pourrie. Fait z'y gaffe, c'est qu'les escaliers vous z'enmèneraient au casse pipe si z'y faites pas gaffe. Sont glissant ces merdes.". J'hochais la tête et prenais le chemin indiqué. Je regardais un peu autour de moi. Des toiles d'araignées, quelques morceaux d'on ne sait trop quoi à moitié moisis, une vieille bête mâchonnant négligemment sa ration.. Oui, elle ressemblait à toute les autres écuries miteuses de la région. Au bout de quelques pas, je me retrouvais dans la sellerie, qui sentait étrangementbon le cuir propre et où tout les harnachements semblaient neufs. C'était étrange, mais je ne m'attardais pas plus sur le contenu de la pièce, retirais simplement le panneau de bois et m'engouffrais dans les escaliers qui, pour le coup, étaient vraiment glissant...

- -

"-Et z'avez c'qu'elle m'a dit ?
-Non, hic!, l'homme le regardait avec attention, tout en tenant fermement sa pinte dans sa main.
-Vas m'chercher un putain d'canasson qui court vite, t'sais, com' ceux des riches là!, l'assemblé s'offusqua dans un Oh compréhensivement étonné., et où que j'le trouve ton canasson qu'jlui ai dit! Y'en a pas dans 'coin des carnes d'courses !, ses chicots noircies souriant à l'alcool comme la mère à son enfant. Mais vlà t'y pas qu'elle m'a menacé! sais pas qui c'est cte fille, mais j'suis sûr qu'elle vient d'la grande ville cte salope.
-Eh Jo, pou'quoi t'la pas appris c'que c'est l'respect?! T'sais, c't'une femme, faut les matter un peu, t'verras qu'elle z'aiment ça !, il joignit à ses paroles des mouvements hésitant et peu flatteurs, se préoccupant plus de la jeune serveuse en soubrette que de ses compagnons. D'ailleurs est-ce vraiment une réplique pour ses collègues ou bien une reflexion pour lui même ?
-Pa'ce qu'elle avait une arme Andou'lle. Vlà t'y pas qu'elle m'a menacé! Jpense qu'elle sait pour qui j'travaille, et don' j'ai du courser jusqu'à Bois-au-Cerf pour récupérer un d'ses pur sang qu'ils disent! Et moi comment on m'traite pour tout ça? On me m'nace, on m'fait courir et on m'donne seulement une piècette argentée! D'l'escroquerie cte métier! Dl'escroquerie pure et simple!
-Jo', t'sais où elle s'est taillé la ptite? Ptêtre qu'on peut la r'trouver pour lui apprendre c'que c'est qu'le respect! Hic!, une gorgée pour se réconforter un peu.
-Non, m'a dit qu'c'est pas mes oignons, et qu'elle s'barrait pour un temps, qu'elle paierait la caution d'la bête à son r'tour. Moi j'y crois pas, elle va s'barrer et essayer d'traverserla frontière, comme tout l'monde d'puis qu'Kaull à passer l'arme à gauche - doit plus êt' très frais son cadavre d'ailleurs.
-Mais t'la vu partir non Jo, hic?
-Ouais, partait vers les plaines, parait-il qu'y a d'jolis coins et en allant vers les montagnes, un passage pour l'pays voisin...

- -

Le voyage semblait s'éterniser. Et même l'éternité paraissait plus éternelle encore lors de ce voyage s'éternisant. Le cheval que m'avait trouvé le garçon d'écurie galopait doucement depuis quelques heures. Le temps n'était pas à la rêvasserie, je me devais de me dépêcher. Ma monture écumait et son souffle était de plus en plus perceptible. Le chemin que j'empreintais était sinueux et quelque peu escarpé. Je devais rejoindre un petit village éloigné afin de retrouver une Ombre plutôt particulière au dire du Conseil. Elle s'était exilé pour on ne sait quelle raison, mais à présent, elle nous serait d'une grande utilité, aussi, devais-je la ramener à ses responsabilités et ses engagements pris envers la guilde.
J'y parvenais en fin d'après midi, alors que le soleil ne se couchait pas encore tout à fait.
C'était un charmant petit village où l'animation de la fin de journée battait son plein. Ils ne devaient pas recevoir beaucoup d'étranger, aussi est-ce pour cela que à peine entrée dans la bourgade qu'on m'interpella. Un jeune homme, fort charmant s'approchait de mon cheval en lui flattant l'encolure. "Il est exténué. D'où venez-vous pour qu'il sois ainsi? On n'aime pas beaucoup les étrangers qui maltraitent leurs animaux.". Son ton était froid, pas menaçant mais il instaurait une certaine crainte; ou du moins, voulait en instaurer une. "Je viens de Venill. Pas d'escale, pas de temps perdu.". "Que venez-vous faire ici alors ? Nous n'avons rien qui vous intéresse.". J'aurais voulu lui répondre que si mais ma conscience professionnelle me cria de la boucler pour une fois. "Ce n'est pas à vous d'en juger , mes affaires ne regardent que moi."; Je crois que ce n'était pas une arrivée très chaleureuse, ni très discrète...
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Quand le passé rattrape le présent [PV Camelle]

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