''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Qui sème la tempête est dans la merde - PV Juin Belair

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Banshee Neliur

Prélat Noir

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Banshee Neliur
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Race : Faux Parleur
Classe : Moissonneur
Métier : Ombre || Proxénète
Croyances : Aucune
Groupe : Confrérie des Ombres

Âge : x00

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Fiche de Personnage : Banshee Neliur

Histoire de Personnage : Almanach

Qui sème la tempête est dans la merde - PV Juin Belair _
MessageSujet: Qui sème la tempête est dans la merde - PV Juin Belair   Qui sème la tempête est dans la merde - PV Juin Belair EmptyDim 26 Mai 2013 - 16:10

Banshee observait l'horizon, d'où apparaissait le port lointain sous le ciel bleu et dégagé. Il était encore suffisamment tôt mais l'envie de dormir n'avait pas été sienne ce matin. Il n'allait sans dire que le voyage avec ce pirate retors était quelque peu dérangeant. Dans le sens où il n'avait pas vraiment cerné le personnage, ce qui le rendait de plus en plus potentiellement dangereux à mesure du temps qui passait.

Il entendit June s'approcher. Elle semblait plutôt dérangée elle aussi et l'interpella rapidement :

- T'aurais pas vu ma bague ? Je l'avais à la main hier et ce matin elle n'est plus là.

Il rit.

- Je crois savoir où elle est. Ne t'en fais pas pour ça on la récupérera tôt ou tard.

Il l'avait à l’œil. Ce qu'il fallait faire à présent c'était surtout ne pas montrer une quelconque hostilité envers celui-ci. Il semblait être une animal farouche, prêt à tout pour s'éclipser de la vue de Banshee une fois que celui-ci l'a lui a sauvé. S'il le faisait Banshee le suivrait jusqu'au Vein pour le maudire s'il le fallait. Le port se pointait à l'horizon, s'approchant inlassablement, de plus en plus rapidement.

- On ferait mieux de se préparer. Réveille le pirate s'il dort encore. Je t'ai dit de ne pas le perdre de vue. Je m'occupe des bagages.

Banshee redescendit alors du pont, traversa la cale pour rejoindre son coin de cabine, et se mit à préparer les affaires. Quant à June, elle avait repéré le pirate et lui avait attrapé la main pour ne plus le lâcher. Banshee voyageait léger, ce n'était qu'un sac normalement porté par un zombie, mais comme ils allaient arriver en ville il avait tôt fait de balancer le zombie par-dessus bord.

Le bateau finit par arriver. Banshee redescendit sur le port et contempla la ville. Beolan était aussi belle que lorsqu'il y était venu la première fois, pour y récupérer des artefacts et étudier un peu de magie. June, perchée sur le dos du pirate, finit par arriver aussi.

- C'est bon, je le tiens, il ne s'est pas échappé.

Banshee rit encore. Il salua le pirate qu'il n'avait pas encore vu aujourd'hui, puis lui expliqua la situation :

- Je vais te garder encore un peu. Je dois aller voir un certain Archimage pour récupérer un Artefact. J'aimerais qu'il analyse celui que tu possèdes, afin que je puisse obtenir des informations sur celui-ci. A moins que tu veuilles me donner toi-même ces informations. Peu importe, tu n'as rien à perdre. Si ce n'est que la dette que tu as envers moi, et la jeune fille sur le dos qui te lâchera seulement lorsqu'elle aura eu ce qu'elle voulait.

Il saisit sa faux et réfléchit encore, un sourire vicelard illuminant ses lèvres lorsqu'il observait ce pauvre pirate et tout son attirail. Des marchands s'attelaient à la tâche sur le port et de nombreux magiciens le traversaient, très certainement pour rejoindre l'auberge à deux pas. Peut-être devraient-ils s'y arrêter pour se désaltérer. Il nota que certains gardaient un œil sur sa faux. Quant à Neliur, il semblait bien calme. S'éveiller trop intensément ferait rayonner la magie présente dans l'Artefact et attirerait l’œil du chasseur. Il ne voulait pas se faire remarquer. Du moins, pas maintenant.

- Peu importe. Tu connais bien cette ville, Alcool-De-Riz ?

Ils avancèrent alors, s'éloignant de l'eau et des bateaux pour laisser circuler les passagers. Banshee avait payé la "croisière" sur cette galère en ... nature. Un certificat de nuits gratuites avec ses meilleures employées de Venill contre un voyage gratuit à regarder des marins se briser le dos pendant qu'on est sur un hamac à rien faire, et les voir rager. Ce pirate de broutilles ne devait pas connaître cette sensation-là jusqu'alors, avait-il pensé au début. Mais il avait quand même la carrure d'un capitaine et Banshee ne serait pas étonné de le voir sur un "Wanted" ou avec un chapeau de capitaine, sabre vers l'avant sur la proue d'un beau galion. Pas d'humeur à marcher, peut-être.
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Juin Belair

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Juin Belair
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Qui sème la tempête est dans la merde - PV Juin Belair _
MessageSujet: Re: Qui sème la tempête est dans la merde - PV Juin Belair   Qui sème la tempête est dans la merde - PV Juin Belair EmptyJeu 30 Mai 2013 - 22:33

« Journal de bord – Jour 6886

Incroyable ! Moi, Juin Belair Frondo Alco … Jui je suis parvenu à monter à bord d'un navire !! Après avoir passé trois mois et des jours à tremper dans la boue, à marcher croche sur les chemins, j'ai finalement réussi à remettre les pieds sur le pont ferme d'un fier brigantin ! Et même si ce dernier n'a rien desdits brigantins de L'amicale, ma joie n'en est pas affectée.
Je n'ai pas vraiment eu l'occasion d'écrire mes aventures depuis que j'ai quitté Saint-Amiral-de-Bateau-Lavoir, mais me voilà maintenant tranquillement allongé sur un branle, dans ma propre cabine avec pour seule compagnie les clapotis délicieux de la mer en-dessous. J'ai vécu tout un tas de jubilantes mésaventures depuis mes derniers écrits ; à savoir que j'ai pu enfin goûter à l'alcool du continent (il est dégueulasse → éviter le “ Frottis ” à l'avenir). Mais je n'ai pas fait que bourlinguer de la gnôle ! J'ai aussi rencontré d'innombrables Bachi-Bouzouks à l'humour particulier (qui avoisine le zéro question auto-dérision et arnaques bon enfant) et ai pu m'en repartir avec la vie sauve les ¾ du temps. J'ai aussi mis le feu à une auberge, c'était magnifique, j'ai cru ne jamais m'en remettre tant l'extase était grande. Ai-je déjà parlé du demi-homme Potsam ? Je me suis fait passer auprès de lui pour Frondo Alcool-de-Riz, un producteur d'artistes de la musique. Lorsque je lui ai révélé que tout ça était faux, il a également révélé sa véritable identité !! Je ne l'aurai jamais devinée !!! Il était membre d'une espèce de groupe d'imbéciles barbares qui m'ont pris en chasse sur l'heure avec pour seul motif les airs et moqueries dont j'ai fait preuve. C'était assez marrant !! J'ai failli devoir sauter par une fenêtre du premier étage d'une auberge de Venill pour leur échapper. J'étais très excité. Mais finalement je n'ai pas eu besoin d'abimer mes guiboles pour m'en sortir puisque Banshee le Prélat Noir s'en est mêlé. Il a réussi l'exploit de calmer Forgemine par sa seule présence !! N'est-ce pas intrigant et inquiétant à la fois ?? En tout cas c'est une personne particulièrement étrange qui me donne des sueurs froides. Si le Roi des Pirates se faisait appeler de la même façon que ce Prélat Noir, et se comportait tout comme, nul doute que nous autres serions bien plus que les propriétaires des mers du bord du monde à l'heure actuelle. Cet homme est réputé d'après ce que j'ai compris et en compagnie de June, une demoiselle tout aussi étrange que lui, ils se disent chasseurs d'arte... artheu... d'instruments aux capacités extraordinaires. Je n'ai pas la moindre idée de ce que ça peut bien signifier ; je crois que c'est une façon poétique et romantique de dire qu'ils volent aux autres ce qu'ils n'ont pas dans leurs poches. Ils pensent d'ailleurs que Le Flinque en est un ! Ils le veulent !!!! !!! ! Jamais je ne leur donnerai. Jamais jamais jamais jamais jamais jamais !!!! Le Flinque est à moi !!!! A moi !! Personne ne mettra la main dessus aussi longtemps que je vivrais !!! C'est bien là mon problème d'ailleurs puisque ces deux marauds n'hésiteraient pas à me tuer si jamais je ne faisais pas ce qu'ils m'ont demandé ! Mais je tiens mon Flinque à l'oeil. J'ai l'impression de devenir un peu fêlé sur les bords. Mais comme je vérifie tout le temps si Le Flinque est toujours sous mon manteau, tout va bien. Même si j'ai l'impression que la demoiselle ne me lâche pas des yeux. Tout autre que moi s'en trouverait flatté, mais dois-je répéter que mon attirance est vouée aux flammes ?? Je crois qu'elle me surveille. Pendant que je discutais avec les membres de l'équipage de ce navire (aussi ballots que leur bateau), je l'ai senti m'épier et chercher à écouter nos conversations. Des fois j'ai même l'impression qu'elle est-là quand elle n'y est pas. Est-ce que je deviens fou ? En tout cas j'ai cru ne jamais pouvoir me rendre dans la cabine du capitaine pour lui tirer son rasoir (quel luxe de pouvoir se raser après tout ce temps !!!) et ses cigares. J'aurai aussi voulu voler la formidable bague de la siresse, mais un mathurin est passé avant moi dans la soirée d'hier. Je ne l'ai pas revu depuis ; je ne me souviens pas vraiment de ce qui s'est passé (je crois que j'avais beaucoup bu), seulement d'être allé le voir sur la poupe pour le féliciter de sa prise. Nous avons dû nous battre car j'ai les doigts boursoufflés de morsures malgré mes gants et un sale coup de couteau sur le flanc. J'ai essayé de soigner ça avec les moyens du bord ; pas facile. J'espère qu'une fois arrivé à Beolan j'aurai l'occasion d'atteindre mes objectifs. C'est là que nous emmène ce bâtiment. Il s'agirait de la plus grande ville au plus grand port. Personnellement je n'en ai jamais entendu parler, j'espère ne pas être déçu. Je me réserve mon premier cigare pour cette occasion... »


Je m'arrêtai dans mon écriture un sourire aux lèvres et l'anneau de June entre les doigts, que je tournais et retournais, fier comme un paon. Malgré les tiraillements çà et là de mes malheureuses blessures, j'étais satisfait d'avoir pu récupérer l'objet, bien que je ne me souvenais pas vraiment du comment. J'avais réussi cet exploit et m'en félicitais grandement : on ne volait pas sous le nez de Juin Belair comme une mouette sous les nuages. Dire de cette bague qu'elle était peut-être la dernière de ma collection ne répondait pas de l'exagération ; je craignais vraiment pour ma vie et me sentais comme captif en compagnie du Prélat Noir et de son acolyte féminine. Certes, ils m'avaient offert un voyage en bateau et je n'en avais pas demandé tant ; j'avais pu, grâce à eux, soigner mes maux de la terre, retrouver mon chez-moi en partie et ma vie là où je l'avais laissé en quittant le Marie a tout pris plus vite que je ne l'avais imaginé. L'idée ne m'avait jamais effleuré l'esprit ; je me pensais condamné à errer, malade, sur les routes de terre en quête de l'impossible grand port du continent. Je l'avais peut-être finalement atteint, mais la question n'était plus tant de l'atteindre, mais d'y rester en vie.

Je ne savais pas trop comment gérer les choses à partir de maintenant. Écrire dans mon journal me permettait de me détendre, du moins tant que je n'imaginais pas que l'un de mes deux dépositaires mettaient la main dessus. Ils pourraient y découvrir plus que mon vrai nom : ils y verraient ma vraie vie et ô combien elle ne méritait pas d'être marchandée. Bien pire encore : ils en apprendraient les secrets du Flinque, chose impensable parmi tant d'autres.

Au moment où j'allais pour me remettre à écrire, la porte de ma cabine s'ouvrit en grand ; je plongeai immédiatement journal, style, bague et mains sous la couverture et me retournai en catastrophe sans prendre le temps de voir qui s'en venait de cette façon. Je crois bien avoir crié de surprise au passage et j'espère ma position avoir été trop alambiquée et mon expression trop embarrassée pour que l'on me soupçonne de tenir un journal de bord.

C'était June ; marrant comment quand on parle du loup... Je la soupçonnai aussitôt d'avoir le don d'entendre les pensées des gens et l'accusai de son impolitesse. Elle n'en fit rien et me prévint de nôtre arrivée imminente au port de Beolan. Chose que j'attendais avec tellement d'impatience que j'en oubliai de lui demander ce qu'elle pensait m'avoir vu faire. A peine averti, je m'empressai de boucler mes affaires en prenant soin de ranger celles que je cachais dans mon branle en toute discrétion. Je me rhabillai, me recoiffai et sortis enfin à la suite de la siresse. Mes yeux n'en appréciaient plus du tout la silhouette ; ils la révulsaient et soupesaient la moindre de ses gestuelles (qui savait ce qu'elle pouvait cacher dans son décolleté ?).

Une fois sur le pont, moitié marchant, moitié trébuchant sous l'empressement à me voir avancer de la donzelle, je reconnus le Prélat Noir que je n'avais plus vu depuis des heures. Des heures qui me paraissaient avoir été de plus en plus courtes au fur et à mesure que je m'approchais de lui. Derrière sa silhouette élancée de maître charismatique et sournois se dressait le dessin encore embrumé de Beolan. Je le jugeai sans mot. Aucun mots n'étaient assez longs ni même assez percutants pour décrire la ville telle que je la voyais. Je regardai le paysage de brume duquel émergeaient de-ci delà quelques toitures obtuses, agressives comme des nageoires de requin en eaux troubles avec des yeux de pauvre merlan-fris sur le point de se faire croquer. Je plongeai une main hors de mon contrôle dans une poche intérieure de mon manteau pour en extirper pierre à briquet et cigare que je me fourrai aussitôt dans le bec. La flamme qui en alluma le bout tandis que Banshee et June s'échangeaient les commodités habituelles fut la seule chose qui me permit de récupérer mes yeux.

Je rejetai l'allumette négligemment sans l'éteindre et essayai de donner mon attention au Prélat. Voilà qu'il en revenait à parler du Flinque. Ses manières commençaient à m'irriter au plus haut point mais je ne pouvais rien faire d'autre qu'approuver ou ruser ses dires. Je vérifiai furtivement que l'arme se trouvait toujours à sa place tout en forçant le bout du panatella à rougir. Je me tournai vers June, accompagné d'un sourire enfumé.
« Et qu'eft-fe que 'ada'e oueut ? Je retirai le cigare de mes lèvres. Ça me ferait bien plaisir de le savoir et de la satisfaire de mon mieux. » Nouveau sourire, qui exprimait une bonne volonté factice cette fois.

Je suivis le Prélat dans son avancée, sans oser dire que je ne connaissais rien de la ville. Je lui avais juré avoir des connaissances dans les parages, chose que j'espérai qu'il ait oublié. Mais était-il ce genre d'homme qui laisse l'oubli le prend par surprise ? Je ne crois pas. Rien ne surprenait une telle stature. Je me renfonçai le cigare dans la bouche, mal à l'aise et angoissant.
«  'e 'oudrais bas baraître inco'odant, 'ais... j'inspirai mentalement autant que j'expirai la fumée nauséabonde physiquement. C'était maintenant ou jamais ; je n'aurai pas d'autres occasions d'éviter un drame – le mien. Ce ne sera pas nécessaire d'emmener mon... arme à cet analyste. Elle n'en vaut pas la peine, je sous assure. Je pourrai tout aussi bien vous en parler moi-même et... pour... moins... cher... je regrettai aussitôt mes mots. Mais j'y avais réfléchis et je ne pouvais plus faire marche arrière. Et je crois qu'il serait bon que je vous parle d'une légende seulement connu des grands marins de ce monde. Je crus voir colère, irritation et tintouin s'échapper du dos de mon vis-à-vis. Mon imagination pour le délire foisonnait en sa présence. Je sautais une foulée pour rétablir un peu de distance entre lui et moi. Mais bien sûr si vous estimez qu'il est nécessaire de faire analyser cette stupide arbalète qui ne fonctionne même pas... qui suis-je pour vous en empêcher ? Mais j'aurai cru qu'un arte... art... objet magique d'une plus grande... mmh... envergure siérait mieux à un homme de vôtre calibre... Je loupai une nouvelle foulée et ralentis mon pas. Mais évidemment je ne peux pas parler de cette histoire en pleine la rue, au beau milieu de toutes ces oreilles envieuses... »

Je m’arrêtai définitivement, avisant la réaction du Prélat. Lui en parler était peut-être la seule façon que j'avais de me sortir de cette histoire...

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Comme dit dans les absences, je ne suis plus accessible pour une durée indéterminée. Je souhaitais pourtant te répondre tant que je le pouvais encore. J'espère que le poste te conviendra malgré les conditions dans lesquelles il a été écrit =) Et du coup... be-en... t'as tout ton temps pour t'y mettre.
Au passage, je reste disponible ce soir, donc si t'as des questions... c'est maintenant ou jamais, comme dirait l'autre tongue
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Banshee Neliur

Prélat Noir

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Banshee Neliur
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Classe : Moissonneur
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Croyances : Aucune
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Fiche de Personnage : Banshee Neliur

Histoire de Personnage : Almanach

Qui sème la tempête est dans la merde - PV Juin Belair _
MessageSujet: Re: Qui sème la tempête est dans la merde - PV Juin Belair   Qui sème la tempête est dans la merde - PV Juin Belair EmptyVen 21 Juin 2013 - 16:15

Banshee avait noté sa façon de réagir lorsqu'il parlait du Flinque. Tantôt bredouillant, tantôt fulminant, la simple mention de cet Artefact semblait provoquer chez les pirate toutes sortes de réactions plus ou moins sensées.

Celui-ci se perdait dans ses explications, mais Banshee retint qu'il était prêt à parler de cet artefact en personne. C'était bien une des solutions qu'il avait proposé, et ça l'arrangeait au mieux. Une telle analyse aurait coûté une soirée d'une de ses employées de salaire, somme qu'il aurait pu garder pour se payer un dîner de Roi ou recruter une autre demoiselle pour augmenter son revenu ... Peu importe la solution.

Le voyant bafouiller et perdre ses moyens, Banshee posa sa main sur son épaule d'une manière faussement rassurante et lui dit calmement :

- Tout va bien, tout va bien ...

Il lui fit quelques tapes amicales avant de continuer :

- Dans tous les cas, si tu te sens en mesure de me demander les explications que je cherche histoire d'avoir un petit article dans mon Encyclopédie sur le sujet, je pense que je n'ai pas besoin de cette analyse.

Il chercha June du regard, ronchonnant par la même occasion sur un "Mais qu'est-ce qu'elle fout encore celle-là", puis finalement, la repéra au loin à un stand de poissonnier.

- Ah ... La sale gosse elle tient jamais en place.

Celle-ci revint avec un poisson plus gros que sa tête dans lequel elle mordait à pleines dents, le tout tranquillement. Devant le regard noir du Prélat elle demanda tout innocemment, la bouche pleine :

- 'ous me ch'ech'iez ?

Il croisa les bras, lâcha un long soupir, puis répondit :

- Tu pourrais prévenir. Enfin, t'as une idée de bons endroits ici où on peut discuter ... tranquillement ?

Elle le fixa un long instant, écarquillant les yeux, dressant un sourire quelque peu étonné sur son visage, comme s'il lui avait demandé comment il s'appelait. Sur le ton de la plaisanterie, elle finit par avaler le poisson qu'elle dévorait puis lui répondit :

- Je connais un coin géré par un homme riche, puissant et qui naturellement n'a aucun de ses établissement surveillés par qui que ce soit d'autre que lui. Vu que je le connais bien je pense qu'il pourra nous préparer une salle qu'aucun Dieu ne pourrait épier.

Il réalisa avant de rire longuement.

- Effectivement. Allons-y dans ce cas.

Il invita le pirate à les suivre, elle, le poisson et lui. La petite ne dit rien de plus puisqu'elle dévorait ce poisson en marchant, et ils finirent par arriver dans une autre place de marché. Certaines personnes semblaient le reconnaître, et le saluaient d'une manière très formelle et cordiale, d'autres fuyaient son regard.

Il finit par s'engouffrer dans une ruelle où se tenaient quelques restaurants et bars, puis encore de tourner et de tourner, pour finalement arriver dans une grande artère qui resplendissait d'activités de de stands en tout genre. Ils finirent par de nouveau entre dans des ruelles ; escalader quelques marches, pour finalement arriver dans une sorte de bâtiment à l'architecture assez moderne où de jeunes femmes particulièrement voluptueuses se tenaient ; sur une terrasse en buvant des verres d'alcools en tous genre.

Une des serveuses, à la poitrine plantureuse, aux yeux noirs d'ébène et aux cheveux particulièrement pareils, s'approcha en sautillant gaiement de lui et lui demanda avec une voix trahissant un étonnement :

- Oh, vous êtes déjà là ? Vous n'étiez pas censés venir le mois prochain ?

Banshee souhaita répondre, mais June eut une réponse un peu moins pacifique qui étala la jeune femme sur le sol avec violence et surtout sans qu'on s'y attende :

- Un peu de respect, BONJOUR, MERCI, AU REVOIR, ce serait TROP DEMANDER ?

Elle la frappa avec son poisson, le faisant s'éclater sur la jeune demoiselle, jetant de la chair partout et disséquant la bête à chaque coup, griffant par la même occasion la serveuse qui tentait au mieux de se protéger.

Banshee, plissant des yeux, la saisit par le trapèze et la ramena à lui en la pinçant pour la calmer.

- Écoute ... Je crois que ce n'est pas la première fois que je te reprends sur ce sujet-là ... Tu me déçois beaucoup ... Je vais discuter avec le bonhomme, toi, tu t'occupe de débarrasser une chambre insonorisée ... Je note ça et dès que j'en aurai l'occasion je m'occuperai de te remettre les idées en place. C'est clair ?

Il chassa mentalement les rires sarcastiques de Neliur qui écoutait en silence mais qui ne pouvait s'empêcher de se foutre de sa gueule. June, elle, ne se fit pas attendre pour déguerpir et obéir sagement pendant que Banshee s'occupait de relever la demoiselle et lui administrer quelques soins Bansheeiens (il détestait sacrifier de son énergie vitale pour quelqu'un de vivant, mais dans ce genre de situations, d'autant que les coupures n'étaient que très superficielles, cela représentait plus un cadeau d'excuses tout à fait poli qu'un réel soin). Ceci fait, il tapota gentiment son épaule et lui fit signe de continuer ce qu'elle faisait.

Il entra alors dans le lupa-bar-nar, qu'il jugea contre toute attente agréablement propre et agréable, et lança d'une voix forte :

- Bon, les filles, on a un invité d'honneur, Monsieur Alcool-de-riz, alors assurez-vous d'être gentilles avec lui et vous le laissez consommer gratuitement, juste pour cette soirée, s'il le demande. Je vais pas vous rappeler les règles de politesse.

Les serveuses s'inclinèrent toutes et lancèrent un "Bienvenue Monsieur Alcool-de-riz" en chœur, ce qui fit sourire le Prélat.

June redescendit l'escalier, visiblement un peu perturbée, et lui glissa doucement :

- Salle Océan, je vais m'occuper du reste.

Il acquiesça et fit signe au pirate de venir. Ils montèrent les escaliers pour arriver dans une salle à manger richement décorée d'azur, balcon donnant une belle vue sur l'océan, où se tenait une serveuse habillée de manière très légère. Un vent marin balayait doucement la pièce pour rafraîchir celle-ci. Banshee posa sa Faux dans un coin et lança :

- Je suppose que le voyage t'a creusé l'estomac, à moi aussi. Donc ... Tu préfères qu'on discute dehors ou ici ?

Il traversa la salle machinalement, s'étirant, puis, une fois la réponse donnée, il continua :

- Fut un temps on organisait de sacrés repas, ici. La cuisine y est toujours aussi bonne, mais on a traîné une légèrement mauvaise réputation. Un concurrent un peu trop sulfureux ... ça a fini en guerre de clans qu'on a gagné. On a perdu le propriétaire mais il m'a légué cette belle maison et j'ai pu continuer le commerce, qui est déjà plus florissant que l'ancien restaurant. On a dû fermer deux salles, je garde celle-ci pour les repas entre hommes de goût, une autre au rez-de-chaussée pour ceux qui viennent effectivement manger, des habitués le plus souvent bien que quelques voyageurs courageux n'hésitent pas à venir y être dorlotés - on aime les clients satisfaits - ... Quant à la dernière salle on l'a transformée en salle d'orgies, qui ont lieu tous les quatrièmes dimanches du mois et qui fait bien plus qu'arrondir celui-ci.

Il applaudit, réveillant par la même occasion la serveuse qui avait fixé Juin avec un très grand sourire pervers durant toute la conversation :

- Bien, alors je propose menu assiette royale de fruits de mer pour notre Invité d'Honneur et moi,  ainsi qu'un de nos meilleurs rhums. Pas du rhum de pédé vous en conviendrez.

La jeune femme salua de la tête, lança un "Oui chef !", avant de filer prendre la commande, laissant derrière elle un clin d’œil plus que tendancieux au pirate. Banshee prit place, faisant signe à son compagnon de fortune de faire de même. La serveuse revint rapidement après avec la bouteille qu'elle versa avec professionnalisme aux deux protagonistes, accompagné d'une petite assiette d'apéritif composé de produits locaux frais et son plus beau sourire en direction du pirate (ce qui fit ricaner Banshee). Elle referma la porte derrière elle et Banshee commença :

- Parlez-moi donc un peu de cet Artefact, pour commencer. Et aussi, n'ayez pas peur je ne vais pas vous le voler, si l'idée de le faire me serait venue vous comprendrez que la situation serait bien moins agréable à l'heure qu'il est.
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Juin Belair

Pirate sans navire

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Juin Belair
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Race : Faux-parleur
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Qui sème la tempête est dans la merde - PV Juin Belair _
MessageSujet: Re: Qui sème la tempête est dans la merde - PV Juin Belair   Qui sème la tempête est dans la merde - PV Juin Belair EmptyVen 28 Juin 2013 - 19:29

Mon plan se déroulait bien, c'était inéluctable. Le Prélat Noir avait accepté de me laisser gérer la présentation du Flinque moi-même, ce qui était une bonne chose, voire une très bonne chose puisque ça me permettait de rallonger ma durée de vie, considérant le fait qu'il m'était impossible de le lâcher. Et si je l'embobinais bien, peut-être que je n'aurai même pas à lui parler du secret des pirates. Malgré tout, je n'étais pas serein. Le long chemin dans les avenues tortueuses de Beolan ne m'avait pas rassuré ; plus on s'était approché dudit lieu de tranquillité, plus j'avais senti la mienne dégouliner sur mon front. J'avais appréhendé chacun des coins de rue au tournant desquels j'avais imaginé ce grand bonhomme changer d'avis et me défoncer la margoulette à coup de pieds. Le fait que tout le voyage ait été rythmé par des bruits de mastications gluantes et d'odeur de poisson n'avait pas participé davantage de mon retour à la paix intérieure. J'avais cru complètement mourir lorsque June s'était jetée sur cette pauvre serveuse à peine arrivée en salle et l'avait tabassée avec son repas, qui, en outre, en avait profité pour se répandre en pluie de miettes tout autour d'elle. Et sur moi par la même occasion. Je puais déjà la transpiration à cette heure à cause du stress, de l'air lourd et chaud de la ville (à moins qu'il s'est agi de l'atmosphère qui suivait Banshee partout), il ne me manquait décidément plus que les effluves de poiscailles pour me refaire une fragrance personnelle. L'odeur avait beau me faire penser aux haltes de L'amicale, elle me rappelait surtout à quel point je m'en trouvais loin et comment il était possible qu'avec un thon frais je n'y remette jamais les pieds. Cette jeune femme avait définitivement plus d'atouts qu'espéré ; je tombai en pâmoison devant ses dons et me perdis un moment à imaginer tout ce dont elle était capable avec ses petits poignets bien musclés... J'en mordis mon cigare de crainte.

De ce fait, j'étais plutôt ravi de ne plus voir la demoiselle dans les parages, même si rester en compagnie d'un homme qui pratiquait les arts sombres d'une magie qui m'était inconnue ne me plaisait pas plus, j'étais content de savoir qu'aucun individu à la capacité d'assassiner sans sommation avec un poisson rouge ne soit-là à rôder derrière moi. Je gardais le Prélat à l’œil et conservais une certaine distance avec lui, d'autant plus importante depuis que ses dons mystiques s'étaient ajoutés à la liste déjà bien chargée de ses capacités, quoiqu'il n'est pas étonnant qu'un personnage de ce calibre fricote avec l'occulte. Je reste pirate et en tant que tel j'ai des idées bien définies à propos de certaines sorcelleries, ou plutôt de la sorcellerie en général, le même genre d'idées qui force tout marin à tourner sept fois sur lui-même et à agiter les mains en l'air quand il voit un lapin.

Par ailleurs, je constatai avec effroi que j'avais du mal à m'associer au nom « Alcool-de-Riz » une fois installé dans la salle qui nous était réservée. Je réagissais en retard chaque fois qu'il était prononcé et lançais un sourire crispé à la ronde, manière de dire que je suivais ce qu'il se passait. Mais il n'en était rien. J'étais complètement désarçonné, une fois de plus, face à l'abondance des manières du maître des lieux et de ses servantes. Tout me paraissait trop chic, trop bon, trop... calculé. Tous les pirates rêvent certainement de pouvoir se retrouver dans un tel endroit et profiteraient de la débauche qui y est servie plus que de raison, mais pas moi. J'étais mal à l'aise et ce sentiment ne fit que grandir lorsque l'on rejoignit la vraie salle, encore plus foisonnante de noblesse que les précédentes et que l'une des serveuses se mit en tête de me lancer des regards insistants. Elle était sublime, évidemment, et tout chez elle aurait pu satisfaire le plus exigeant des hommes. Je ne voyais en elle qu'une stratégie mise en place pour me déstabiliser, ce qui marchait plutôt bien. De même que l'alcool que l'on me proposa et que je peinai à refuser poliment. Je ne le refusai d'ailleurs pas, ma bouche s'interdit d'en exprimer le souhait, m'évitant par la même occasion une peine sans fin.

Et elle en fit de même quand le Prélat me demanda si je préférais me diriger vers l'extérieur. Ç'aurait sans aucun doute était la meilleure des stratégies à adopter, que ce soit en matière de témoin ou de fuite : il faut toujours préférer le balcon. Mais mes yeux étaient restés accrochés aux mains parées de bagues de la nouvelle servante, à qui mon visage souriait malicieusement. Mes oreilles n'entendaient plus rien de ce que racontait le prince des nuits, ce qui n'était pas forcément très intelligent de leur part. Je pris conscience de l'état dans lequel j'étais quand l'hôte tapa des mains et que la mienne entreprit de frotter l'os de ma mâchoire fraîchement rasée, preuve incontestable d'un intérêt malsain et de la naissance d'un projet tout aussi censurable par la morale dans mon esprit que je renvoyai sitôt en fond de cale pour rejoindre mon hôte là où il voulait que je sois.

S'en suivit le quart d'heure le plus long de ma vie lorsqu'il me demanda d'enfin aborder la description du Flinque. J'avais envie d'en faire l'éloge et le sentais me crier les mots à dire depuis sa cachette quand mon instinct de préservation me chuchotait de rester évasif et d'en dire le moins possible. Je me repositionnai sans aise, m'interdisant d'ôter l'objet de son étui, les yeux perdus dans l'assiette entre nous deux. Je soufflai tout un nuage de fumée avant de me libérer la bouche et de me lancer dans un discours maladroit :
« Hé bien... Je ne suis pas sûr qu'il s'agisse vraiment d'un artefact, vraiment. C'est... mmh... plutôt un objet magique, si vous me passez l'expression. Mmh. Il a été fabriqué par l'association d'un... ah... alchimiste pas très dégourdis, évidemment, et par le commanditaire, bien sûr, dont le nom m'échappe et qui n'a de toute façon pas d'importance puisque je l'ai t-... enfin, il est mort, c'est le princip-... Non, c'est... Mes yeux tiraient vers la sortie de leurs orbites respectifs. Ma langue se débattait furieusement avec les mots, les idées et les envies.
 » Peu importe. C'est un outil de feu, peut-être une nouvelle génération d'arme... Enfin, non, bien sûr que non, mais son propriétaire aimait à le dire ah-ha. Non, c'est une arme basique. Une arbalète un peu trafiquée, qui ne tire pas des flèches mais des... tubes de métal... mmh... dans lesquels on peut mettre... mmh... Il fait chaud ici, vraiment. Je tirai sur le col de ma chemise souillée de transpiration et de restes graisseux de poisson. Je m'agitai à ma place, tentant vainement de camoufler ma gêne. Autant se jeter sous une charrette de suite.
 » Enfin, elle a un temps de chargement plus important qu'une arbalète basique mais peut tirer jusqu'à six tubes d'affilés, à une distance très acceptable et qui... mmh... est capable de faire un trou assez... important dans une figure... malavisée. Ce n'était évidemment pas une menace, je pense que ma tronche suffisait à elle seule pour le faire comprendre. Peut-être le même genre de trou que pourrait le faire une baliste... Avec la combustion en plus, évidemment... Mmh...
 » Et, bien sûr, on ne peut pas trouver les recharges chez n'importe quel marchand d'arc. On ne trouve pas les matériaux sur le continent, pour commencer. Ensuite, il suffirait de la moindre petite erreur dans le dosage des composantes pour que le tube ne parte pas au moment de la détente et alors il... enfin, l'outil serait inutilisable suite à une erreur pareille. »

J'expirai mentalement. Je pensais m'en être bien sorti, jusqu'à ce que ma main cherche d'elle-même à vérifier la présence du Flinque et que ma langue, répondant à des ordres au-delà de mon contrôle, ne reprenne :
« Vous voulez peut-être que je vous fasse une démonstration ? »
Mes yeux brillaient alors d'une envie folle, méconnue jusque-là, qui n'apparaissait que dans mes rêves les plus enflammés.
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