''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Quand un Roi meurt, les Ombres dînent après le Crépuscule... [Camelle/Carl]

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Darion Sombrelame

Régent du Crépuscule | L'Ombre

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Race : Demi-démon : Ombre humaine
Classe : Éclat-d'ombre
Métier : Chef de l'Ordre du Crépuscule ( L'Ombre )
Croyances : Nuit étenelle
Groupe : L'Ordre du crépuscule

Âge : 25 ans (physiquement)

Messages : 179

Fiche de Personnage : Juste derrière toi...


MessageSujet: Quand un Roi meurt, les Ombres dînent après le Crépuscule... [Camelle/Carl]   Lun 1 Juil 2013 - 0:10

- Il est curieux que tu veuilles faire la fin du chemin à pieds Darion.

Encore une fois, Drael'Nar interrompait le silence qui plaisait tant à l'Ombre. Tournant la tête vers elle, il se mît à sourire avant de déclarer.

- Pour profiter de ce paysage nocturne voyons... J'aime tant voir les fermes... Ça me rappelle mon enfance... Et mon père.

Ces derniers mots firent frissonner la démone qui se tût presque instantanément, se rapprochant de son maître en silence, tenant fermement la lanterne qui éclairait le chemin. Darion se mouvait sous sa forme humaine, afin de canaliser son énergie. Il semblait que se balader sous sa véritable apparence avait tendance à attirer les anges... Ce qu'il détestait. Ceux-ci n'avaient pas vraiment bon gout et étaient assez stupide. Vouloir transformer Feleth en un monde plus beau... Comme si la lumière ou la bonté allaient devenir les bases de ce monde pourri...

- Hâlte !

Le sourire de Darion s'étira encore plus quand son regard se porta sur ses interlocuteurs.

- ... Et en plus, on croise les autochtones...

Ne prêtant naturellement pas attention à ceux qui se dressaient devant lui, l'Ombre continua sa route comme si de rien était. Arrivant à leur niveau, une hache se planta dans son dos dans un bruit assez drôle alors qu'il était passé à côté d'un des individus masqué.

- Hum? Oh désolé, j'en oublie les bonnes manières...

Terminant sa phrase, une multitude de liens d'ombres arrachèrent la hache et décapitèrent le pauvre agresseur, ainsi que trois de ses camarades dans la foulée. sa plaie s'étant déjà refermé, il soupira.

- Ceci est un avertissement... Laissez moi passer ou bien vous périrez comme eux... Sauf que je serais moins clément dans votre mort.
- L'Ombre! Nous sommes là pour vous ! Nous venons vous tuer!
- Hahaha, comme si c'était aussi simple... Et ensuite? Je devrais me laisser tuer pour votre plaisir? Allons... Déjà si vous venez m'abattre, ne le dîtes pas, faites le. Sinon vous restez juste ridicule. Enfin, si vous pouvez le faire, à condition de pouvoir le faire. Regarde toi, je vais te tuer, là tout de suite, ta tête quittera ton corps bien après tes bras et tes jambes.

L'instant d'après, l'inconnu perdit son bras droit, puis sa jambe gauche et enfin les deux autres membres. Lorsque son tronc toucha le sol, se fut la tête qui se dessouda de son corps. Les autres firent un pas en arrière un peu inquiet d'avoir vu leur ami périr sans que l'Ombre n'ait esquissé un geste. Après un rire sinistre, Darion se remit à marcher, avant qu'un lien d'ombre ne prenne l'un des contrats sur la tunique du démembré. Lisant son contenu rapidement, il reconnut les formes de contrats de mercenaires, bien que ceux-ci semblaient axés vers la confrérie. Ah, qu'il était dommage que Darion n'ait pas plus parlé avec ces assassins... Ses contacts au sein de la confrérie étaient des fantômes, qui ne pouvaient malheureusement pas vraiment communiquer avec lui de manière directe. Enfin, ceux là étaient sans doute des nouveaux... La confrérie ne laissait pourtant jamais leurs assassins partir en mission avec leurs contrats, c'était risqué et stupide... Enfin... Peut-être que les choses avaient changé, ou que ces types étaient vraiment idiots. Tiens, une lame s'était logée dans son cou.
Posant sa main sur le pommeau, Darion termina le travail sectionnant sa gorge. Une coulée de sang noir s'écoula sur le sol alors que son cou se reformait dans une fumée noire. L'instant d'après, trois autres têtes fusèrent, quittant leur corps respectifs pour venir rouler sur le sol. Il ne restait plus qu'un type encore vivant. L'Ombre s'approcha de cette fameuse personne et se pencha sur elle, celle-ci étant à genoux devant lui.

- Bien, tu es l'élu, celui que je choisis pour raconter ce qu'il vient de se passer ce soir. Va. Va dire à tes supérieurs que l'Ombre ne peut être tuée. Et change de vie, pour ne plus jamais me revoir...

Le voyant sangloter, Darion ricana alors que ce pauvre type se relevait et partait en pleurant, ses jambes se déplaçant à une vitesse folle. Alors qu'il se trouvait à cinq mètres de Darion, un pique noir sortit du sol de manière vive, et empala le malheureux qui, lorsqu'il vit l'Ombre se téléporter devant lui souffla un misérable "pourquoi".

- Pour le plaisir voyons. Pour le plaisir de te voir mourir toi qui as voulu me faire disparaître.

Séparant son lien d'ombre, plusieurs morceaux du type finirent leur route sur le sol maintenant couvert de sang. Observant Drael'Nat qui avançait en évitant les morceaux de cadavres, Darion tendit sa main vers elle doucement.

- Viens très chère, Carl nous attend, et je déteste le faire attendre. Et puis, je me dois de voir son nouveau laboratoire.
- Pardon, j'attendais que tu en ais fini avec ces types... Allons y.

L'instant d'après, ils se remirent en route, alors qu'un bruit de sabots se faisaient entendre derrière eux...
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Camelle Elwhang

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Métier : Intendante de l'Alliance- Assassin perdue.
Croyances : Déesse de l'Equinoxe.
Groupe : Alliance- Alliance des Ombres.

Âge : 23 ans.

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Histoire de Personnage : "L'Ambition est née de rêves brisés":
- Diffusion
-Proposition



MessageSujet: Re: Quand un Roi meurt, les Ombres dînent après le Crépuscule... [Camelle/Carl]   Ven 12 Juil 2013 - 15:05


Le soleil était à son zénith. Dehors, quelques nuages s'étiolaient, laissant dans le ciel une fine couche blanche atténuant quelque peu les rayons puissant de l'astre du jour. On entendait au loin la clameur de la cours, tandis que gazouillaient, courageux, des oisillons intrépides. Oui, on aurait facilement pu dire que c'était une belle journée. Mais pas moi. J'étais assise face aux monticules de papiers, d'ordres de missions et autres obligations m'obligeant à être dans cette salle où les carreaux crasseux filtraient la lumière, tant et si bien que l'on se serait cru en fin d'après midi. Une bougie laissait échapper une douce flamme que je m'amusais à faire vaciller tout en sirotant le fond ambré de mon verre. Le liquide brulait la gorge, une sensation plaisante. Il y a quelques temps déjà, je n'avais pas compris comment Maël était tombé aussi bas, s'enfilant verre d'alcool sur verre d'alcool: a présent je comprenait. Il n'y avait dans son geste nulle couardise, mais simple volonté de se donner un peu de courage à la tâche. Je n'étais pas arrivé à un point de non retour mais il me plaisait parfois de couler dans mon verre un peu de Fortifiant. Alors que je me remettais au travail -dont le principal sujet était de vérifier les 'donateurs' de contrats-, on frappa à la porte du bureau. Il s'agissait d'une chose plutôt commune, aussi, ma réponse fut des plus banale: "Oui ?". "C'est Edmund, on a reçu un corbeau de Venill". Je relevais rapidement ma tête. Il était rare qu'on nous envoie des corbeaux. Plus rares encore lorsqu'ils provenaient de la ville où se trouvait la Confrérie. Notre récente fusion était restée secrète pour des raisons évidentes. Envoyer un corbeau était un risque incommensurable d'être découvert. Cela ne voulait dire qu'une chose: il s'agissait de quelque chose de grave. "Entre, et ferme derrière toi.". Des pas lourds et sûr, il était d'une carrure plutôt impressionnante mais ce qui en faisait une aide précieuse dans l'administration était sa stupidité, autant apparente que mentale. Il avait, le pauvre, bien du mal à réfléchir plus d'une minute. Il n'en restait pas moins un excellent bretteur. La porte claqua légèrement et il déposa sur ma table un petit papier enroulé, dont le sceau n'était pas encore brisé. Un sceau identifiable entre mille, le crâne, l'oeil et la dague. Nul doute possible, c'était bien le Conseil. Et tout benêt qu'il était, il avait au moins un minimum de cerveau pour le remarquer. "Vous pensez que c'est grave ?". Je lui lançais un regard lui rappelant que ce n'était en rien ses affaires. Où si ça l'était, ce n'était qu'indirectement. "Merci Edmund, tu peut disposer.". Ni une ni deux, il débarrassa mon bureau, refermant soigneusement la lourde porte derrière lui. Je brisais alors immédiatement le sceau pour lire le contenu du papier:

"Chère Dame,
Voilà fort longtemps que nous ne nous sommes point vu. Détestez-vous tant ma compagnie? Votre parfum embaume encore mon esprit comme autant de fleurs multicolores. N'y a-t-il pas plus beau spectacle que celui là? Vous me rappelez le printemps, bien que l'été arrivant, s'annonce la défloraison, et à fortiori, une dégradation de l'état de vos fleurs. Je ne suis pas dupe à ce sujet, nous nous connaissons que trop bien pour en convenir.
Est-ce pour cela que toute visite n'est pas possible? L'état de votre magnifique jardin aux senteurs égayé vous préoccupe-t-il toujours autant?
Quoi qu'il en sois, ma chère Dame, je vous en prie, pardonnez mon audace de notre dernière rencontre. Je n'aurais point dû vous voler ce baiser et je le regrette amèrement. Nous n'avons signés aucun contrat nous liant l'un à l'autre, aussi, c'est à vous de juger si nous sommes fait pour nous entendre encore un peu. Je crois que je suis entiché de vous. Je pourrais m'enfuir à vos côtés sans attendre si le coeur vous en dit, mais je ne crains que vous ne soyez pas une belle fleur aventurière. C'est ainsi que je vous aime, ma mie, attaché à votre terre natale. Aucune Ombre ne saurait masquer votre si doux visage dont le sourire me manque tant.
Dans cette vie, comme dans celle d'après, j'espère vous retrouver sur le sentier qui mène jusqu'au mon humble demeure un jour prochain. Je subirais toutes vos punitions, même si la vie m'en coutait.
L'urgent n'est que vous.

Je vous embrasse ma Dame,
Votre doux serviteur."

Je souriais. La lettre était codée à la perfection, si bien qu'il me fallut même un peu de temps pour comprendre tout les tenants et aboutissants. Comment se faisait-il qu'un de nos contrats étaient tombé dans les mains de simple voyous? Surtout un aussi gros contrat. Je ne savais pas qui était l'Ombre chargé de s'occuper de ce dernier, mais il risquait de ne pas être impuni. Une main se porta sur mon ventre. Une petite douleur me le cisaillait gaiement. Effectivement, mon état ne me permettait pas de long voyage mais comment faire lorsqu'on y est contraint. Et puis, peu de gens savaient que je portais la vie. Trois, peut être quatre. Ma volonté de le dissimuler était tellement forte que ma grossesse ne se voyait presque pas. J'en étais au septième mois et je n'avais presque pas pris de poids. A peine un ventre un peu arrondi, mais l'on pouvait mettre ça sur le compte de repas trop fastes. Il y a des choses difficiles à comprendre, celle-ci m'était tombé dessus. Je ne savais pas comment m'y prendre avec un nourrisson, mais je devrais faire avec. En fait, j'avais déjà prévu de l'envoyer dans le Manoir, sous l'Egide de Kyren afin qu'il apprenne indépendamment de moi son futur métier: celui d'assassin. Je n'avais pas encore décidé ni quel nom lui donner ni s'il saurait jusqu'à mon existence. Après tout, c'était peut être mieux comme ça: il était pour moi un fardeau. Quiconque voudrait s'en prendre à moi, s'en prendrait d'abord à l'enfant. Ensuite, c'était une charge pour ascension. Comment arriver au sommet si l'on a à sa charge un bambin? Et puis, j'étais jeune. Peut être trop pour devenir mère. Bref, je ne me sentais pas l'âme maternelle, et les obligations étant ce qu'elles étaient, je me devais de me rendre à Venill pour régler cette affaire. L'Ombre dont parler le message m'intriguait et plus encore, ce petit incident menaçait la prospérité de nos affaires. Je partirais donc à la nuit tombée.

Avez-vous déjà visité Madorass la nuit? C'est une ville pleine de contraste. Le nord de la ville est baigné dans une atmosphère festive constante: on y trouvait alors toutes les tavernes, dont les chants à boire emplissaient les rues comme autant d'hymne à la débauché. L'artère principale, que quelques ivrognes titubants essayaient vaillamment de suivre descendait jusqu'à la porte sud: tout du long on y trouvait des petites rues de traverses sombres dont l'étroitesse et le silence ne présageait jamais rien de bon, surtout la nuit. Le caniveaux de la Grande Rue laissait échapper des odeurs propres à la ville: décomposition, sang, déjections... Bref, tout un panel merveilleux pour le nez. Lorsqu'on y vivait, l'odorat se dégradait tellement qu'on finissait par ne plus rien distinguer du tout. Avantage ou inconvénient, à vous de choisir. Même si les animaux étaient bannis de la cité, il n'était pas rare de voir des rats grouillaient un peu partout, glanant quelques aliments à se mettre dans la panse. Mais ce qui faisait la magnificence de la ville, c'était ses personnes, aigris par quatre années sous Kaull, regardant tout étranger d'un oeil mauvais comme s'il était venu pour tuer tout ce qui bouge. De plus, les conjonctures actuelles avaient permis à ce que je m'amusais à nommer 'Les Petits Chefs' de mener leur propre campagne de terreur. Si la bourgeoisie et la noblesse semblait épargnée, le petit peuple lui, croulait sous les coups de fouets en place publique. Mais cela n'était pas le pire: il restait la maladie qui décimait à présent une personne sur cinq de la Capitale. Impossible de trouver la source, impossible d'endiguer le phénomène. En trois semaines de temps, elle avait emporté tellement de personnes que le temple de Solstice avait été mis à disposition des malades. Une sorte de quarantaine totalement inefficace, prouvant encore un fois de l'efficacité du gouvernement. Et le plus drôle, c'est que le malheur de l'un fait le bonheur de l'autre; les croquemorts, embaumeurs et fabricants de cercueils exultaient littéralement. C'était une aubaine pour leurs affaires nécrotiques. Les hérauts hurlaient même une rubrique dédiée aux morts, lorsque les familles les payaient assez grassement pour faire parvenir le deuil de cette dernière dans toute la ville. Pour beaucoup, ce serait une ville banale. Ces gens là n'ont jamais mis les pieds dans la fabuleuse Madorass... Passant la porte sud, je me dirigeais vers la seconde écurie, -l'édit royal prononcé par Kaull interdisait l'accès de tout animal dans l'enceinte de Madorass, faisant pulluler les écuries aux abords-, et lançait une pièce de cuivre au garçonnet d'écurie. L'Alliance avait placer tout ses animaux dans cette dernière qui au final nous était réservé. Une dizaine de belles bêtes, achetés à Béolan à l'éleveur le plus en vogue du moment. Mon venter se contractait encore, me tirant une petite moue: c'était un sacré gaillard qui ne semblait jamais

La route vers Venill n'est pas très longue en sois mais les chemins faisaient beaucoup de détours et semblaient être dégradé par les dernières intempéries. La lune guidait mes pas, et j'avais soigneusement poser sur ma tête un capuchon noir, dissimulant mon visage aux voyageurs tardifs, bien qu'ils étaient très peu nombreux depuis l'arrivée des Capes Blanches. Les pas de ma monture étaient réguliers, martelant le sol à un rythme lent. J'avais la nausée, et mon ventre me tiraillais encore. Mais ce qu'il y avait deplus inquiétant, c'était la lumière blafarde qui s'avançait vers moi...
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Carl Sorince

Grand lâche - Le Squelette

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Race : Humain
Classe : Maître Nécromancien.
Métier : Chef de l'ordre du crépuscule (Squelette)
Croyances : Lui-même
Groupe : Ordre du crépuscule

Âge : Une centaine d'année au minimum

Messages : 245

Histoire de Personnage : Je ne me souviens plus de mon histoire...A vrai dire je ne sais même plus quel âge j'ai...Ma mémoire me fait défaut de plus en plus souvent en ce moment...Quel dommage.

MessageSujet: Re: Quand un Roi meurt, les Ombres dînent après le Crépuscule... [Camelle/Carl]   Jeu 18 Juil 2013 - 18:15

"-C'est un cauchemar...Vous êtes un cauchemar...Ce n'est pas possible..."

Carl observait d'un œil intéressé le prisonnier se traîner sur le sol dallé et crasseux de la salle, ses jambes avaient été partiellement broyés par les puissantes mâchoires de Morgar et l'un de ses yeux n'avait apparemment pas supporté la chaleur des flammes de la lame de son futur bourreau. Aussi sanglotait-il, balbutiant des phrases sans queue ni tête en tentant de mettre le plus d'espace entre lui et cet espèce de démon qui lui devait désormais deux jambes et plusieurs hurlements. Le plus ridicule restait le fait que le nécromancien ne bougeait pas, se contentant de sourire devant le futur cadavre avec un certain intérêt, se délectant de la souffrance que ce dernier ressentait, frissonnant à chacun de ses gémissements.
Autour d'eux : Des morts, sur le sol, au plafond, pendus aux poutres au-dessus d'eux, ou entassés par dizaine dans des bassins de sangs séchés. Des squelettes d'enfants, de femmes, d'hommes, d'orques, d'ogres...De démons. Aucunes différences, ils étaient tous là, parfois, quelques lanternes étaient accrochées à leurs os, permettant au propriétaire de se déplacer dans la salle sans torches.
Des tables en pierre, regroupées au centre de l'énorme salle soutenaient le poids morts des quelques créations de leur étrange possesseur : Plusieurs amalgames de créatures difformes, un cadavre à la peau verte partiellement déchiquetée, auquel on avait ajouté deux bras supplémentaires pourvus de griffes et une tête de saurien. Un énorme tas de graisse attendant patiemment que son futur maître se décide enfin à recoudre sa panse difforme débordant de substances explosives trouvées sur le marché noir.
La passion que Carl avait pour l'art de la nécromancie ne s'était jamais autant sentie que maintenant. Il avait toujours rêvé de pouvoir créer ses propres sous-fifres, et avec l'ordre...Les rêves pouvaient devenir réalité. L'admiration que le nécromant avait pour son propre "laboratoire" était telle que ce dernier avait presque oublié sa victime. Presque.

"-Un cauchemar..."

Tout en lâchant un soupir agacé, le tortionnaire franchit les trois mètres qui le séparait des restes de cet imbécile de paysan avant de poser sa botte sur son crâne.

"-Voilà un songe particulièrement réaliste alors...La pression que j'exerce n'est pas trop désagréable? Carl ponctua sa phrase en déplaçant sa botte de quelques centimètres, histoire que cette dernière vienne lacérer l'oreille de sa victime.
-Un cauchemar...
-Répète encore une fois ce foutu mot et je t'ouvre en deux avant de mettre le feu à tes entrailles."

Long silence, le nécromant esquissa un discret sourire avant d'écraser le crâne de sa victime sous son pied botté...Ce qui prit un certain temps. Fort heureusement, au troisième coup, le pauvret n'était déjà plus de ce monde...Bien sûr cela n'empêcha pas son bourreau de continuer jusqu'à ce que la cervelle de sa cible sorte de sa boite crânienne, mais au moins les cris avaient cessés.
En face du dément nécromancien et du cadavre encore chaud du paysan s'étant un peu trop approché du village de Haute-Roche se trouvait un escalier de pierre menant à la cour du manoir, faiblement éclairé lui-aussi par une lanterne posée sur sa première marche...Et par celle que tenait un homme tout de noir vêtu qui fixait son maître avec son habituel air blasé.

"-Monsieur?
-Walter?
-J'ai mis la diligence à l'abri, vous n'aurez plus besoin de moi aujourd'hui?
-Absolument pas.
-Bien, dans ce cas vous me trouverez dans ma loge, j'ai besoin de repos.
-Parfait, parfait. Tout en adressant un geste fatigué à son sous-fifre, Carl frappa une nouvelle fois la carcasse a ses pieds et se délecta du bruit humide qui suivit. Quelle douce mélodie...Peut-être que les membres restants de ce pauvre bougre pourrait être utile?
-Au fait, Les domestiques en haut m'ont demandés de vous transmettre que l'Ombre viendra aussi pour vous parlez d'une affaire particulière.
-Ah...Hé bien, voilà qui est singulier. Le nécromant remarqua que son fidèle cocher venait de hausser un sourcil, chose plus que grave, sachant que ce dernier avait pour ainsi dire l'habitude de rester immobile, tel une statue, jusqu'à ce que son maître lui donne un ordre.
-Certes, je leurs répèterais cela alors...Oh, l'équipe de nettoyage a retrouvé le jeune Richard, il s'était aventuré dans le cimetière du village.
-Fichtre, encore un? Mais qu'ont-ils tous à toujours vouloir s'aventurer là-bas?
-La fascination du diable, sans doute.
-De quoi donc?
-Le goût du risque.
-Hum, je n'ai jamais compris ce genre d'idiotie.
-Moi non plus monsieur, bonne soirée.
-Bonne soirée mon cher Walter."

Satisfait tout deux de voir cette conversation s'arrêtée, Carl et son sous-fifre repartirent chacun de leur cotés, le premier se dirigeant avec nonchalance en direction de l'une de ses tables d'opérations, le deuxième remontant avec classe les escaliers glissant du "laboratoire". Tout redevint silencieux. Pendant quelques minutes, le nécromancien profita de cette absence de son, fermant les yeux en inspirant doucement...Puis il les rouvrit, prit possession d'une lame, d'un fil et d'une aiguille...Et alla s'occuper de ses futurs esclaves, le sourire aux lèvres, en espérant sincèrement que cette histoire de noble soit une mauvaise blague.

Hrp : Voilà voilà, court poste, peut d'inspiration, beaucoup de fatigue et de sueur. Foutue chaleur :x

_________________
Vivre en côtoyant la mort, dormir avec elle, rêver d'elle, manipuler ses enfants...C'est plus qu'un simple don, c'est de l'art. -Carl Sorince au sujet de lui-même.

Un être aux longs cheveux, au rire sardonique et aux dents de scie. Un véritable démon, le maître des morts. Celui dont j'aurais la tête. -Slade Lion-Noir au sujet de Carl Sorince.

Je peux vous parler de l'ombre si vous voulez, de sa puissance infernale, de son pouvoir colossal, de l'admiration que j'ai ressentie lorsqu'il a sectionné le torse de mon capitaine comme si c'était un simple morceau de papier ! Mais par pitié, par pitié...Ne me demandez pas de décrire Le Squelette et ses expériences... -Un soldat traumatisé au sujet de Carl Sorince.

Ahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahah !!! -Carl Sorince au sujet d'approximativement tout.

Musique !
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Darion Sombrelame

Régent du Crépuscule | L'Ombre

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Race : Demi-démon : Ombre humaine
Classe : Éclat-d'ombre
Métier : Chef de l'Ordre du Crépuscule ( L'Ombre )
Croyances : Nuit étenelle
Groupe : L'Ordre du crépuscule

Âge : 25 ans (physiquement)

Messages : 179

Fiche de Personnage : Juste derrière toi...


MessageSujet: Re: Quand un Roi meurt, les Ombres dînent après le Crépuscule... [Camelle/Carl]   Sam 20 Juil 2013 - 16:04

Se retournant subitement, Darion observait le cheval qui s'avançait vers eux un peu plus loin. De ce que Darion voyait, c'était une femme qui le montait.

- Hum... Intéressant tout cela. C'est un rassemblement ou bien?

N'attendant pas de réponse de Drael'Nar, l'Ombre avançait tranquillement en direction du cheval qui ralentissait petit à petit. Suivi par la démone, Darion n'était pas vraiment visible, la lanterne de Drael'Nar le masquant presque entièrement dans les ombres.
Disparaissant subitement, il laissa cette dernière continuer seule en direction de l'étrangère, caché et restant en attente pour la suite.

Après quelques secondes, la démone s'adressa à la nouvelle arrivante, sa capuche reposée sur son visage.

- Bien le bonsoir inconnue. Je regrette de devoir vous informer qu'à partir d'ici, la route n'est plus praticable, même à cheval. Aussi, je pense qu'il vous serais préférable de vite rebrousser chemin, pour ne pas le voir...

Ne voyant pas de réels réactions habituelles, ou de mouvements de fuite, elle continua.

- Si vous avancez de nouveau, il vous trouvera. J'ai put rester en vie car il m'a demandé de ne pas dire aux gens de continuer... Ma vie comme la votre est en danger!

Elle feignait d'être terrifié, allant jusqu’à faire trembler ses mains, faisant vaciller doucement la lumière de la lanterne. Soudain, alors qu'elle allait continuer sa comédie, plusieurs hommes surgirent des ombres. Au vu de leurs tenues, il s'agissait de capes blanches. Ils étaient une bonne vingtaine. Drael'Nar avait beau être forte, elle ne pouvait pas vraiment se battre contre autant d'hommes. Un orc s'avança, hurlant presque.

- Hey vous! Nous recherchons l'Ombre! L'auriez vous vu?
- Je... Non, nous ne sommes que de simples voyageurs...
- Voyageuses... Hum... Les gars, on a moyen de s'amuser hahaha! Je prends l'encapuchonnée, je vous laisse vous farcir l'autre...

En plus d'être malpolis, ces types étaient stupides. La cavalière sembla esquisser un léger mouvement mais ne put rien faire contre la cape la plus près, car celle-ci perdit subitement la tête, arrachée par un petit fils noir sortit des ombres.
Se dégageant des ombres doucement, Darion faisait son apparition comme s'il sortait d'un lac invisible. Ne fixant pas l'étrangère, ce dernier lui tournait le dos, la laissant seulement observer le symbole de l'Ordre qui se trouvait brodé sur sa cape noire.

- Hahahaha! C'est ainsi que vous me cherchez? En violant de pauvres femmes? Allons... Cela n'est pas très professionnel...


Un coup de hache fusa, visant le crâne de Darion qui le dévia d'un petit mouvement de poignet. Observant son agresseur, il pointa le doigt vers lui, le laissant retomber sur le sol, son coeur arraché par une main noire et sombre, sortie de son ombre. Les autres capes hurlèrent, sortant leurs armes à leurs tours et se lançant à son assaut. Disparaissant dans un nuage noir, il réapparut derrière un roux qui sentait assez mauvais, le débarrassant d'un surplus de poids: ses deux bras. Visiblement, ce surplus n'était pas ce qui encombrait la cape car ce dernier tituba lamentablement en hurlant, actionnant une sorte de mécanisme des ombres, laissant une "boite" se refermer autour de lui, avant de disparaître, ne laissant qu'un corps en morceaux retomber sur le sol. Pour les cinq suivants, ce fut plus rapide. Un lien sortait de leurs ombres et les éviscérait littéralement, ne leur laissant pas le temps de crier.

Quatre autres venaient de se munir d'arcs, chose non stupides contre Darion puisqu'ils évitaient ainsi le corps à corps. Malheureusement, leurs ombres étaient à sa portée. Apparaissant derrière le premier archer, il insuffla ses ombres en lui, le forçant à tirer sur ses collègues. Ils mirent quelques secondes et laissèrent l'un des leurs mourir transpercer avant de se rendre compte de la chose.

- Plus que dix...

Tournant vivement la tête vers la femme à cheval, Darion observa Drael'Nar à ses côtés, comme pour s'assurer que cette dernière ne fuirait pas. Elle avait suscité la curiosité de l'Ombre et il allait bientôt savoir de qui il s'agissait...
Tiens, une flèche venait de se planter dans son ventre... Ah oui, il était en plein "combat". Levant la main droite, une multitude de liens achevèrent quatre autres types, et les deux archers encore en vie. Une cape tenta de s'enfuir, mais ne reçut que la flèche anciennement plantée dans le ventre de Darion dans sa propre nuque, un arc d'ombre ayant aidé à l'envoi de cette dernière. L'orc qui avait voulu violer l'étrangère et Drael'Nar tombait à genoux, visiblement choqué en comprenant qui il avait tenté de violer. Darion se précipita donc et lui insinua ses ombres, obtenant ses souvenirs. Camelle Elwhang... C'est là tout ce dont l'orc se rappelait, ainsi que... Tiens tiens tiens... L'alliance des ombres... Quel charmant nom... On se croirait même face à la confrérie elle même...Surtout quand on voyait la peur qu'il avait ressentie en analysant le visage de cette femme.

Décapitant l'orc en passant son doigt sur sa gorge, Darion termina ensuite sa besogne sanglante en faisant reprendre sa forme de faux à Drael'Nar et en déchiquetant les deux derniers combattants. La laissant ensuite reprendre forme humaine, l'Ombre se lécha les doigts, y enlevant le sang qui tâchait ses mains. Observant ensuite "Camelle" qui semblait stoïque, il déclara.

- Pardonnez mon arrivée si... Fantaisiste. J'aurais voulu me présenter autrement, je n'ai pas coiffé mes cheveux ce matin... Oh, je sais qui vous êtes ma dame Elwhang... Enfin, je le sais dans une certaine mesure naturellement. Aussi, je ne pense pas que vous et votre enfant souhaitez continuer la route, chassés par les capes blanches n'est-ce pas? Nous sommes encore assez loin de Venill, votre probable destination et je suis certain que vous mourrez de faim.

Décpitant soudainement la monture à l'aide d'une tentacule d'ombres, il fit attention à ce que Camelle ne chute pas violemment contre le sol et la fit se réceptionner sur quelques liens d'ombres. Claquant du doigt, tous les cadavres de capes blanches passèrent dans les ombres, et un carrosse fait de fumée noire apparut soudainement, tiré par deux étalons d'ombre aux yeux rougeoyants.  Ouvrant la porte du carrosse, Darion laissa entrer Drael'Nar puis il fit un signe de main poli à Camelle.

- Bien, voici gente dame. Vous êtes mon invitée, et ceux jusqu'à nouvel ordre. Aussi, vous prierais-je de bien vouloir monter à l'intérieur pour ne pas subir un châtiment néfaste. Ce serait dommage que la douce mélodie que j'entends au travers des battements de coeur de votre enfant ne cessent suite à un acte stupide n'est-ce pas? Bien, montez, il nous reste encore un peu de route en attendant de parvenir à notre destination, je suis certain que mon ami sera heureux de voir ce que je lui apporte, ce qui devrait le calmer face à votre arrivée ma dame.

L'observant monter après quelques secondes de réflexion, un large sourire s'étira sur son visage alors qu'il grimpait à son tour dans le carrosse, qui entamait alors sa course en direction du manoir de Hautes-Roches, ils y seraient très rapidement.
Croisant les jambes et en jetant un rapide coup d'oeil à Drael'Nar qui fixait Camelle d'un regard toujours aussi beau, l'Ombre attendait patiemment, que Camelle ne réagisse et lui pose des questions, ou fasse quoi que ce soit d'autre. Il voulait savoir si sa vie à elle était assez intéressante pour être vécue. Ou si elle était d'un ennui qui s’avérerait... Mortel.

[Hrp] Voila, tu me diras si un truc te gêne ou si quand tu poses tes futurs questions tu as envie de connaître ma réponse. ^^ Et désolé pour les fautes qui seront nombreuses je pense, je suis fatigué, et j'ai la flemme de me relire! [/Hrp]
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Camelle Elwhang

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Race : Séraphin-Démon Commun
Classe : Archère.
Métier : Intendante de l'Alliance- Assassin perdue.
Croyances : Déesse de l'Equinoxe.
Groupe : Alliance- Alliance des Ombres.

Âge : 23 ans.

Messages : 542

Fiche de Personnage : Ne clique pas

Histoire de Personnage : "L'Ambition est née de rêves brisés":
- Diffusion
-Proposition



MessageSujet: Re: Quand un Roi meurt, les Ombres dînent après le Crépuscule... [Camelle/Carl]   Mar 23 Juil 2013 - 18:43


La lumière se rapprocha doucement. Les pas de ma monture se firent plus rare. Avez-vous déjà entendu parler de l'instinct féminin et maternelle ? C'est, je crois, ce qu'il se passa en moi. Une forte douleur dans le ventre, des haut-le-coeur au fur et à mesure de ma progression. Tout, je dis bien tout m'intimais de rebrousser chemin et de retourner au quartier général. C'était comme si une voix fluette me rappelait de ne pas empreinter seule cette route, qu'au bout, ce n'est pas la douceur de l'aurore sur les plaines du Royaume qui m'attends mais autre chose. Quelque chose de bien plus monstrueux, de bien plus dangereux. Mon estomac fit une autre embardée, tant et si bien que je n'avais même plus la possibilité de bouger ou de me concentrer sur autre chose que mon mal. Oh, je savais que j'avais délibérément choisie de supporter ce fardeau mais croyez vous que le parchemin 'douleur, vomissements et nuits sacrifiées offert en complément de votre déshonneur!' vous ait donné lors du choix que vous prenez ? Bien sûr que non. Alors, c'est là où une question hante votre esprit. Pourquoi avoir accepté d'endurer les critiques, la douleur et la honte de soi-même? Pourquoi ne pas être aller au barbier le moins regardant pour subir une petite incision ou même le tuer de l'intérieur. Certains prétendent que les chamans sont capables de chasser l'enfant du ventre de la mère en un rituel. Je n'y croyais pas plus qu'en la Rédemption. Voilà la raison pour laquelle j'avais accepté tout ça: nul pardon pour une faute. Était-ce vraiment une faute? J'en doutais. Au final, ce n'était que le prix à payer pour la réussite et l'ambition qui rongeait mon être. Je pouvais bien subir quelques mois de galère si ce que j'avais appris me servait pour des années prospères. Il faut toujours peser équitablement les choses. Je me plaignais maintenant mais dans quelques mois, tout cela serait finit. Bien sûr, je sentais cette chose, cet hôte vivre en moi, je le sentais bouger. Il était mon sang, du moins en partie. Mais je m'étais résigné, même si c'était difficile: Une semaine après sa naissance, il partirait dans les bras de Kyren Antus. Il ne saura peut être même pas qui je suis, ni même comment il est arrivé dans le Manoir de l'Alliance des Ombres. J'espérais seulement pour lui qu'il serait aussi sage que son père et aussi fort que j'ai pu l'être. Au final, je le regretterais surement mais tout a un prix, qu'il faut payer un jour ou l'autre. Je fus tirée de mes pensées par une voix. Une voix de femme, une voix calme et claire. " Bien le bonsoir inconnue. Je regrette de devoir vous informer  qu'à partir d'ici la route n'est plus praticable, même à cheval. Aussi, je pense qu'il vous serait préférable de vite rebrousser chemin, pour ne pas le voir". La lanterne brillait, mais pas assez pour dévoiler mon visage, ce qui était une bonne chose. C'était une joli femme, certes, mais un brin menteuse: quand on ne connait pas les personnes à qui l'on s'adresse, on s'abstient de sous estimer leurs capacités. Mes origines me permettaient quelques privilèges, comme celui d'une vision parfaite de jour et plus élevé que la moyenne la nuit. Même si je ne distinguais pas exactement les détails, la route me semblait plus ou moins bien faite. Elle se payait ma tête. Aussi, je ne bougeais pas d'un iota, restant stoïque. Elle se mit à trembler, prenant un ton affolé. Bonne comédienne, il faut bien l'avouer. Mais cela ne me convict pas plus que sa première tirade. Les gens sont vraiment étranges. Je ne connaissais pas cette femme et voilà qu'elle s'amusait à se moquer ouvertement de moi, bien que cela sois fait avec conviction.

Mais ce qui coupa court son élan théâtrale fut un bruit de feuille, provenant du bosquet de buisson voisin. Ma tête se tourna instinctivement. Des hommes se dévoilèrent aussi, la Comédienne s'arrêta net, préférant se concentrer sur les étrangers qui venaient d'arriver. Ces étrangers, d'ailleurs, n'étaient autres qu'un groupe de Capes Blanches. Leur chef se présenta aussitôt: un Orc, grand -près de deux mètres- avec une carrure fort impressionnante. Pas de doute possible, il ne pouvait s'agir que de l'excellent mais pas moins stupide Arag'Naer, commandant chef de la troisième division des Forces Royalistes et chef d'un groupuscule de Capes Blanches -si présent- qui avaient pour réputation d'être de "fins cogneurs mais de grossiers parleurs". Maxime devenue populaire dans le quartier Est de Madorass. D'ailleurs, ce n'était pas le genre d'homme à parler, mais plutôt crier comme un poissonnier les jours de marché. Il en fit une excellente démonstration la seconde d'après, fronçant les sourcils qu'il n'avait pas: "Hey vous! Nous recherchons l'Ombre. L'auriez-vous vu?". L'Ombre? Cela lui parlait effectivement. Depuis quelques temps déjà, l'ordre du Crépuscule avait redoublé ses revendications... Et donc coupé de manière éhonté l'herbe sous notre pieds. Nous avions perdu ainsi quelques contrats qui auraient mérités une attention particulière. Mais là n'était pas le problème: c'était la Comédienne qui mettait en péril notre petite-vie-bien-tranquille. La première chose, quand vous voyager de nuit et que vous êtes une femme, c'est de montrer 'qui a la plus grosse' avant tout. Les hommes sont ce qu'ils sont. Et les temps aidant, la femme n'avait plus que pour place la cuisine et le lit. Pire étant les Capes Blanches: ces monstres lubriques profitaient bien trop souvent de leur rafles. Nombreuses sont les fois où j'avais vu des femmes mortes, égorgées et nues. C'était certes indigne mais quel est la valeur de la dignité pour ce genre de personne? Telle était la véritable question. Toujours était-il qu'elle avait joué la carte de la femme seule et sans défense. Mauvais choix. Maintenant, une vingtaine d'hommes n'attendaient qu'une chose: leur tour pour pouvoir baisser leur chausses. Mon ventre se tordit une énième fois pour me signifier 'tu as vu, la prochaine fois tu m'écouteras', mais je ne laissais rien transparaitre sur mon visage. J'avais sur moi sept armes. Je ne comptais pas fuir le combat. Surtout une fois qu'ils auraient compris à qui ils avaient à faire. Cependant, la tournure des évènements devint tout autre: une forme noire, surgit du Néant de la nuit. Et tout se passa rapidement malgré tout. Tout au plus une dizaine de minutes. Une vraie boucherie. C'était loin de m'émouvoir pour autant: lorsqu'on ait un assassin, c'est le genre de choses que l'on voit au quotidien: du sang, des cris, des supplications. Sauf qu'aujourd'hui, mon estomac en avait décidé autrement et me le faisait savoir. Je résistais tant bien que mal mais la douleur, cela m'empêchait simplement tout mouvement. Mon cheval lui, ne bronchait pas. Un cheval de l'Alliance des Ombres est aussi trempé de la foule et les combats. La forme, que j'identifiais comme l'Ombre en personne grâce au sceau bordé sur sa cape prit la parole au moment où il achevait ce pauvre Arag'Naer que je voyais une mine horrifiée sur le visage: "Pardonnez mon arrivée si... Fantaisiste. J'aurais voulu me présenter autrement, je ne me suis pas coiffé les cheveux ce matin". La forme indistincte était devenu, à la lumière de la lanterne un homme charmant mais certes mal coiffé, bien que cela soit un brin d'humour que je trouvais fort mal venu. "Oh je sais qui vous êtes Dame Elwhang... Enfin, je le sais dans une certaine mesure, naturellement. Aussi, je ne pense pas que vous et votre enfant souhaitez continuer la route, chasser pas les Capes Blanches n'est-ce pas ?". Une main se porta instinctivement à mon ventre, comme si cela pouvait protéger son contenu. D'ailleurs, comment avait-il su ? Mon capuchon était toujours sagement posé sur ma tête mais mon regard avait quitté leur bleu-gris habituel pour prendre leur teinte si étrange, où tout pouvait se refléter comme un miroir, ou comme dans une lame. Qu'il essaye d'attenter à nos vies et il risquait de le regretter, amèrement. Il continua à parler quand, soudainement, il trancha la tête de mon destrier. Je laissais un 'Oh!' surpris tandis que je tombais légèrement dans des liens tissés d'ombres. Dommage, c'était une bonne bête. Je me redressais, faisant face aux deux personnes qui semblaient se connaitre à merveille. Comme quoi, le hasard fait parfois bien les choses. "Bien voici gente Dame, vous êtes mon invitée", dit-il en me montrant un carrosse fait de nuages noires. Bizarrement, je trouvais cela encore plus mal venu que son humour précédent: j'aurais bien voulu lui répondre, mais pour le moment, il ne semblait pas avoir la moindre intention belliqueuse. Je me méfiais cependant. L'Alliance avait pour habitude de marquer "On ne doit faire confiance à personne, même pas à soi même". Maxime qu'il me plaisait d'appliquer.

J'hésitais à monter dedans. Après tout, rien ne me garantissait de sa bonne volonté et 'son ami' n'étant pas le mien, cela pouvait vite dégénéré. D'un geste lent et gracieux, je faisais tomber la capuche, dévoilant mon visage qui commençait à être rongé par le tatouage. Il prenait à présent la moitié de mon cou et remonté jusqu'au coin de ma mâchoire. A cet instant, je n'avais rien d'humain. Inutile de jouer un jeu avec lui. Si ce que j'avais entendu sur lui s'avérait vrai, alors cela risquait d'être fort intéressant. Il avait même avoué ne pas connaitre beaucoup de choses à mon sujet, ce qui pouvait être un sérieux avantage pour la suite. Je plantais mes yeux dans les sien avant de rentrer précautionneusement dans les ombres, un lieu où au final, je me complaisais. Je m'asseyais et lui se fraya un chemin jusque face à moi, me dévisageant. "Ne vous a-t-on jamais appris à ne pas regarder les gens de la sorte? Certains pourraient mal le prendre". Ma réflexion était faite tout ce qu'il y a de plus calmement, plantant mes yeux dans les siens sans ciller alors que la voiture se mettait en branle. Contre toute attente, il étira un sourire grotesque. Vraiment grotesque. Et il accompagna cet air d'une majestueuse révérence. "Veuillez m'excuser, je ne voulais pas paraitre impoli, mais vous savez la politesse est une chose bien vague quand on est dans votre cas". Il ne s'était pas départit de son sourire resplendissant. "Hum, avant de paraitre plus mal poli encore, avez vous des questions auxquelles je pourrais répondre?". Je le regardais stoïquement. Rien ne semblait transparaitre sur mon visage. "J'en ai effectivement. Quel est cet 'ami' à qui nous allons rendre visite? Mais surtout... Pourquoi? Surtout si vous connaissez pas d'estinati...". Un haut le coeur me pris et je ne pus réellement finir ma phrase. J'espérais simplement que le voyage serait court, où que l'on aille.
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Darion Sombrelame

Régent du Crépuscule | L'Ombre

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MessageSujet: Re: Quand un Roi meurt, les Ombres dînent après le Crépuscule... [Camelle/Carl]   Jeu 5 Sep 2013 - 21:16

Darion la fixait en silence, son large sourire barrant son visage. Observant son invitée avoir un haut le cœur, il ne put retenir un petit rire face à cette situation.

- Mon ami? Oh... Mais vous allez le découvrir bien assez tôt. Ne vous inquiétez pas, le voyage ne sera pas long. En fait, nous sommes déjà arrivés depuis une dizaine de minutes. Voyager dans les ombres offre une rapidité certaine. Que pensez-vous, de mon royaume? Les ombres vous plaisent?

Frappant de son poing la porte du carrosse, ce dernier révéla un monde en négatif, identique mis à part cela au vrai monde. Oh, il allait vite faire sortir le moyen de transport et Camelle de son monde des ombres, cela avait tendance à rendre les gens fous, ou les tuer. Claquant des doigts, ils se retrouvèrent en un instant dans la cour du manoir de Carl. Grâce au transport par carrosse d'ombres, la dirigeante de l'alliance des ombres ne pouvait savoir où se trouvait l'habitat du co-dirigeant de l'Ordre.

- Bien, voila qui va devenir intéressant.

Descendant en premier, il tendit la main et aida Camelle à descendre. Elle n'en avait pas vraiment besoin mais Darion aimait exagérer les gestes coutumiers, surtout quand on lui avait auparavant reprocher de ne pas être poli. Il faut dire, depuis son enfance il n'avait jamais vraiment connu et aimer les codes sociaux. Trop pompeux, trop stupides, trop nombreux. Du coup, il s'amusait à en abuser, spécialement pour agacer.
Laissant Drael'Nar derrière eux, il mena son invitée jusqu'aux lourdes portes du bâtiment. Les bannières de l'Ordre pendaient de ci de là, ainsi que deux trois corps inanimés. Des hurlements sinistres semblaient provenir de l'arrière du bâtiment et deux trois charrettes remplies de cadavres ( probablement provenant des cimetières voisins) attendaient que le nécromancien ne s'intéresse à elles. Les gardes, des espèces d'abominations à plusieurs bras et mesurant quelques mètres de haut fixaient le vide alors qu'ils avançaient vers eux. Lorsqu'ils aperçurent Darion, ils tournèrent les arcs et épées qu'ils maniaient vers l'Ombre, avant de se rendre compte qui ils menaçaient. Ils abaissèrent leurs armes, et l'un d'eux ouvrit la porte, grommelant un dialecte difficilement compréhensible.

- Pardonnez nous seigneur. Nous ne sommes pas habitués à vous voir passer par la porte.

Il leva la main droite en signe de réponse, et continua sa route. Il observa le visage de Camelle pour voir un peu ses réactions. Il ne savait pas si elle était effrayée, ou impressionnée. Quoi qu'il en soit, si la vue de ses deux aberrations l'horrifiait, alors la suite des événements allaient être ridicules. Les créations de Carl étaient des chefs-d’œuvres, et les pauvres bougres gardant la porte seulement des amuses-gueules. Laissant son pouvoir s'échapper petit à petit, l'Ombre observait les nuages de fumées noire tournoyer autour de son corps doucement, avant de plonger dans son ombre et de tournoyer de nouveau. Ce petit spectacle lui donnait un air de fantôme, ou de spectre. Il faut dire que sa chevelure d'ébène, actuellement composée de fumée, n'arrangeait rien. Le pouvoir transpirait de son corps, et par dessus tout, il adorait ça.
S'arrêtant dans la hall ensanglanté du manoir, Darion indiqua un fauteuil à peine tâché par un viscère à sa convive.

- Si jamais vos jambes faiblissent, vous pourrez patienter ici. Bien que mon ami ait surement été prévenu de notre arrivée. Et de votre présence.

Sa phrase à peine achevée, un assombri lui fit signe que le propriétaire de ces lieux était là. Carl, était venu, dans son peignoir ensanglanté, histoire de rester dans le thème du manoir. S'approchant en ricanant, Darion écarta les bras en voyant son ami.

- Ah! Squelette! Quel plaisir de te revoir! Décidément, j'aime beaucoup le nouveau look de ton chez-toi. Sanglant à souhait! J'ai hâte de voir le fameux laboratoire dont tu me parles tant, te voir perfectionner ton oeuvre est une chose vraiment agréable. Oh, je manque à mes devoirs. Je te présente Mademoiselle Elwhang, dirigeante d'un groupe allié entre mercenaires, et mes anciens amis de la confrérie des ombres... Elle est notre "invitée". Je pense que lui faire le tour de la propriété peut être amusant, mais avant, peux-tu bien nous mener dans l'ancienne salle d’occultations? J'ai un présent pour toi mon ami.

Carl étira un large sourire, dévoilant ses dents pointues avant de les amener dans la dite salle. Une fois arrivés ( Camelle toujours avec eux ), Darion claqua des doigts et chacun des lits furent recouvert d'ombres, avant de laisser des corps sans vie apparaître petit à petit. Finalement, les ombres se dissipèrent dans un nuage noir et les morts, ailés, restaient là, certains ayant perdus un ou deux membres.

- Vingt-quatre séraphins. Ils me sont tombés dessus au détour des ruines d'Ascelnoth. Malheureusement, Adiryl ne semble pas avoir encore compris que des séraphins de ce genre là ne peuvent rien me faire. Ah et je te conseil celui qui porte un soleil sur son torse! Il fut robuste, c'est pour ça que j'ai seulement arracher son cœur! Tout le reste de son corps est intact, et je pense qu'il fera une bonne matière première. Je ne t'ai pas vu encore utiliser des adiryliens, je suis sûr que des créatures ailées te seront utiles pou tes expériences...

Avançant un peu en observant les cadavres, l'Ombre s'arrêta soudainement et se tourna vers Carl. Levant la main droite, il laissa les ombres venir jusqu'à sa main et laisser un cœur dans sa paume.

- J'oubliais ceci, la pièce maîtresse! C'est le cœur de l'autre là-bas. Tu peux t'en servir ou le dévorer, c'est comme tu le sens. Personnellement je te conseil de le manger, le cœur des anges est d'une tendresse affolante, ils fondent dans la bouche. Sur ce, je vous laisse faire connaissance, j'ai envie de faire éclater tout mon pouvoir, par conséquent, il vau mieux que je sois assez haut dans le ciel pour ne pas vous gêner dans les discussions, et dévorer la demoiselle ici présente.

Riant de nouveau, il se dirigea vers la porte en saluant son ami et Camelle, puis attrapa le bras de Drael en quittant la pièce. Il allait revenir assez vite, mais au moins, le Squelette et la dirigeante de l'alliance des ombres allaient pouvoir échanger quelques mots, si Carl ne la laissait pas à ses monstres...
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Camelle Elwhang

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Race : Séraphin-Démon Commun
Classe : Archère.
Métier : Intendante de l'Alliance- Assassin perdue.
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Âge : 23 ans.

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Fiche de Personnage : Ne clique pas

Histoire de Personnage : "L'Ambition est née de rêves brisés":
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-Proposition



MessageSujet: Re: Quand un Roi meurt, les Ombres dînent après le Crépuscule... [Camelle/Carl]   Sam 7 Sep 2013 - 22:24


Elle était sortit du carrosse sans savoir où elle se trouvait. La seule chose que la pénombre nocturne laissait transparaître était bien entendu les formes indistinctes d'un manoir austère dont les pierres formaient une machoire granitique tournée vers les cieux. Cela aurait pu paraitre un endroit charmant, ou du moins une retraite pour personne abusée de la vie en ville si le long du chemin ne trainaient pas corps et membres. L'odeur qui planait en ses lieux étaient somme toute familière: du sang, de la mort et de la corruption des chairs. Un mélange fort peu agréable mais dont les subtilités me rappelait bien des choses. Un second haut le coeur me prit. Je détestais l'état dans lequel la chose qui grandissait en moi me mettait. Elle n'avait aucune pitié pour sa génitrice, vraiment. Je suivais l'Ombre de peu. Il avait une foulée ample et sûr, et malgré tout une aura quelque peu troublante. De lui émanait une puissance telle que seule son arrogance avait capacité à l'étouffer. Peut être même était-ce là un point faible. En attendant, il ne m'avait pas traiter comme une ennemie, ni même montré un quelconque désintérêt. Ne nous leurrons pas: il semblait assez intelligent pour savoir qu'il ne faut jamais baisser la garde, même lorsque le risque est minime. Nous arrivions devant une porte imposante, mais surtout devant deux... Créatures autrefois humaines, voir même vivante un jour lointain. D'une taille colossal et avec quelques petites modifications physiques, ils n'avaient plus rien de très humain. J'esquissais un sourire de façon à ce que mon 'guide' ne le remarque pas. J'allais donc avoir à faire avec un nécromancien. Soit, cette perspective ne m'effrayait pas. De plus, la peur est l'araignée la plus dangereuse qu'il sois. Tomber dans sa toile revient à signer son arrêt de mort. Et j'avais la ferme intention de vivre encore de longues et glorieuses années. Sans même prendre la peine d'attendre une seconde de plus, nous pénétrions dans l'édifice qui sans surprise était de la même teneur que l'extérieur: morbide. Je n'avais pas de problème avec la mort ou même la torture mais il fallait vraiment être peu soigné et complètement obnubilé pour réussir à vivre dans un endroit pareil. Darion m'invita à m'assoir si une faiblesse me prenait. Je le toisais un instant. J'étais peut être une fille, enceinte de plusieurs mois mais je ne supportais pas que l'on me traite comme une personne amoindrit. Je n'étais pas le genre de femme à qui l'on dit où l'on s'assoit ou même quand on s'assoit. J'étais avant tout une femme assassin, et depuis peu une femme de pouvoir. Je détaillais l'homme devant moi. Il était plutôt séduisant et le côté mystérieux qu'il semblait aimer entretenir faisait de lui un homme attractif. Après tout, tout le monde aime 'les vilains garçons'.

Nous n'attendions pas longtemps. Un homme en peignoir apparut dans le hall sale dans lequel nous nous étions arrêté. Ils semblaient s'entendre à merveille et l'Ombre avait la langue bien pendu. Vraiment. Presque un peu trop, on aurait dit une petite fille. Cela m'amusait plus que m'incommodait au final, m'enfin. L'"ami" les conduit ensuite dans une pièce plutôt vaste jonchée de plusieurs lits. Les deux dirigeants ne prêtaient qu'une attention distraite à ma présence. Apparemment, ils avaient pas mal à se dire. Je n'allais pas non plus me plaindre de ma condition de quasi inexistence: c'est ainsi que l'on survit le plus facilement. Alors qu'ils parlaient, j'observais un peu la pièce. Austère, composé du stricte minimum. Aucun confort et... Des Séraphins?! Ils venaient d'apparaitre. En fait, elle n'avait plus prêtée d'attention à la discussion, aussi avait elle surement loupée le moment où l'on annonçait la venue intempestive de corps mutilés pour la plus part. Des êtres d'Adiryl qui ne reverraient jamais leurs familles. Bizarrement, cette pensée me laissait stoïque. En fait, les cadavres n'étaient plus que des cadavres pour moi. S'apitoyer sur leur triste sort ne les refera pas vivre à nouveau, aussi, était-il préférable de se concentrer sur sa propre existence. Quelle chose étrange que la vie. On ne se rend pas compte de sa valeur tant qu'on l'a, on n'a plus le temps de le regretter une fois mort. Cela dit, l'agonie permet de réveiller en nous le remord. La haine contre sa propre stupidité. Beaucoup embrassait une carrière de bourreau, de sadique, de tueur juste pour cette noble pensée. Sous prétexte de se croire Juste, ils faisaient souffrir afin que tous prennent conscience qu'il est trop tard. Et plus encore étaient ceux qui prennent plaisir à voir cette lueur de désespoir dans les yeux d'un mourant. Combien redoute la mort pour une mauvaise raison? Toutes ces absurdités me faisaient doucement rire. Dans le monde réel il n'y a pas de justice. Il n'y a pas de bien, ni de mal. Simplement une essence vitale, un feu sacré qu'il faut protéger. Aussi, on ne vit pas, on survit. On ne meurt pas, on perd. Ces nuances sont la Leit Motiv. Et, le pire dans cette vérité, c'est que l'on est forcé de perdre à un moment donné: contre la maladie, contre un ennemie, que la chute sois glorieuse ou non, on perd tous. Il suffit d'attendre le moment où le lancer de dé sera mauvais. Attendre. Au fond de la salle dans laquelle je me trouvais se présentait un Séraphin à la poitrine trouée. On lui avait retiré le coeur et ses traits n'étaient pas paisible. J'avais très rarement vu des pensionnaires d'Adyril dans le Royaume. En fait, j'étais presque sûre qu'il y avait dans la pièce plus d'hommes ailés que je n'en avais vu jusqu'alors.

"Sur ce, je vous laisse faire connaissance, j'ai envie de faire éclater tout mon pouvoir, par conséquent, il vau mieux que je sois assez haut dans le ciel pour ne pas vous gêner dans les discussions, et dévorer la demoiselle ici présente". L'Ombre s'éclipsa en ricanant. Tout séduisant qu'il était, il n'en restait pas moins étrange. Il ne me terrifiait pas, mais il imposait une certaine vigilance. Il était un peu trop mystique. Et surtout, son égo monstre tapait vite sur les nerfs. Encore que, il s'agissait surement d'un mauvais jugement de ma part. Les hormones amplifient tout. Surtout ce qui ne nous semble pas le plus agréable. Et je ne savais même pas comment se prénommait mon nouvel interlocuteur. Enfin, sous son peignoir tâché de sang, je me doutais qu'il avait certainement plus l'habitude de converser à des morts qu'à une femme encore en vie. Il avait dans le regard une lueur étrange, entre la folie et la passion. C'était presque beau de voir cet air d'enfant auquel on offre un jouet dans ses yeux. Pour le reste... Il était plutôt bien accordé avec le thème général de la maison. Et je n'avais rien à lui à ce gentil monsieur. Je n'étais même pas là par choix. Je ne savais pas pourquoi l'on m'avait amené ici. Je le regardais et m'apprêtait à soupirais quand un énième haut le coeur me prit. Aussi, mon nouveau compagnon eu de la chance de se trouver trois centimètres plus loin. Je vomissais tripes et boyaux. On voyait clairement la composition de mon dernier repas... Voir même celui d'avant. Une main se porta instinctivement à mon ventre. Ce petit démon m'enlevait tout crédit et en plus, j'avais de plus en plus l'impression qu'il me bouffait de l'intérieur. Parfois, je détestais mon ambition. Parfois, je me haïssais tout court. Je relevais la tête, esquissant un sourire. 'Désolée que ça ne reste pas dans le gout de votre décoration". Je n'avais plus qu'a attendre la réaction de l'hôte, calculant le temps qu'il me faudrait pour dégainer une de mes dagues si je le devais...
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Carl Sorince

Grand lâche - Le Squelette

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Race : Humain
Classe : Maître Nécromancien.
Métier : Chef de l'ordre du crépuscule (Squelette)
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Âge : Une centaine d'année au minimum

Messages : 245

Histoire de Personnage : Je ne me souviens plus de mon histoire...A vrai dire je ne sais même plus quel âge j'ai...Ma mémoire me fait défaut de plus en plus souvent en ce moment...Quel dommage.

MessageSujet: Re: Quand un Roi meurt, les Ombres dînent après le Crépuscule... [Camelle/Carl]   Mar 10 Sep 2013 - 0:03

Carl fixait le cœur du séraphin d'un air plus qu'intéressé, tentant de trouver à ce dernier une utilité cachée, cherchant dans les méandres de sa cervelle quelques schémas d'abominations nécessitant le cœur d'un séraphin pour bien fonctionner, puis, n'en trouvant aucun, se contenta de le poser sur une petite table en attendant d'avoir une fringale, analysant par la même occasion l'état de l'un des cadavres. Darion avait décidément un problème avec les habitants d'Adyril, comment diable faisait-il pour en croiser autant? En tout cas, ces petits gars disposaient de tout leurs membres, en plus d'avoir des ailes, bien. Ses sbires avaient tendances à ne lui ramener que des restes hachés de viandes à moitié consommées, il était bon de savoir que certains savaient encore tuer autrement qu'en démembrant. Remerciant par la pensée son ami qui, d'ailleurs, s'éclipsait un instant, le nécromant se rappela soudainement que quelqu'un d'autre stationnait dans sa pièce.

Le Squelette leva la tête en direction de la dame...Comment déjà? Elvon? Elwa? Peu importe, elle n'avait pas l'air très importante. Enfin si, elle était la dirigeante de l'alliance des ombres, certes, mais...Aux yeux de Carl, quelqu'un d'important était quelqu'un qui pouvait l'atteindre...Et qu'est-ce qu'un groupement d'assassins et de mercenaires pouvait bien faire à l'ordre du crépuscule? Personne n'entrait dans ce manoir sans être corrompu, mort, ou les deux. Et bien peu d'assassin était capable de tromper la vigilance d'une abomination dotée de quatre têtes... A moins que...L'importance de la prime sur la tête du squelette était si grande que la dirigeante en personne avait décidée de se déplacer? Peut-être avait-elle manipulée l'Ombre pour qu'il l'amène ici, peut-être s'apprêtait-elle à dégainer une dague pour déchirer sa splendide gorge?! La paranoïa quitta son esprit lorsque l'invitée surprise vint tâcher le tapis de la pièce avec le dîner que ses sbires avaient dû lui servir quelques heures auparavant.

'Désolée que ça ne reste pas dans le goût de votre décoration".

La seule réaction que le concerné eut fut un haussement de sourcils. Durant deux longues minutes, ses yeux passèrent de la flaque d'aliments à moitié digérés finissant de s'épanouir sur le sol à la créatrice de cette merveille... Les esclaves allaient avoir du travail, encore, d'ailleurs l'un d'eux étaient mort d'épuisement la semaine dernière, son imbécile de gardien mort-vivant avait "oublié" de lui accorder une ou deux pauses...Au bout de 34 heures de travail acharné, l'esclave avait fini par s'évanouir en descendant les escaliers menant au hall principal, a l'atterrissage, sa nuque formait un angle droit particulièrement voyant. Enfin bref.
Constatant que la maîtresse de l'alliance commençait à un peu trop s'inquiéter pour rester calme, le nécromant décida qu'il était de bon ton de briser le silence :

"-Je vous rassure, j'aurais voulu vous tuer, vous seriez d'ors et déjà en train de souffrir le martyr."

Visiblement, cette réflexion, pourtant prononcée de la manière la plus calme et rassurante possible, ne détendait aucunement l'invitée en face de lui... Carl secoua la tête en maudissant par la pensée son collègue trop sûr de lui puis, après s'être humecté les lèvres, siffla un grand coup. Le bruit suraigüe parcouru l'intégralité du manoir, son écho se perdant dans les trop nombreuses pièces vides et obtenu une réponse...Bestiale. Un grognement d'une intensité déstabilisante pour les non-initiés, accompagné par de désagréables crissements visiblement causés par les griffes d'une créature massive errant dans une salle voisine.

"-L'ami qui vient de répondre à mon appel est un saurien mort-vivant de cinq mètres de long prénommé Morgar. Il est plus rapide qu'un cheval et est capable de trancher en deux un séraphin d'un seul coup de mâchoire. Je ne l'ai pas fait entrer pour la simple et bonne raison que je ne vous veux aucun mal pour l'instant. Aussi aimerais-je vous demander de laisser vos armes où elles sont si vous en avez, et je suis sûr que c'est le cas, durant l'intégralité de cette discussion. D'accord?"

Le nécromant ponctua sa phrase par un sourire suffisant puis enchaîna, sans même vérifier que la concernée avait hoché la tête, sur un ton plus détendu :

"-Bien. Je me nomme Carl Sorince, Boulanger...Non je plaisante, je suis Nécromancien, je suppose que vous l'aviez deviné. La plupart de mes sbires aiment m'appeler "Le Squelette", à cause de ma ligne surement... Mais la seule chose que vous devez retenir, c'est que tout comme l'homme qui vous a déposée ici il y a peu, je suis dirigeant de l'ordre du crépuscule. Haussant de nouveau un sourcil en réajustant son peignoir ensanglanté le maître des lieux se rapprocha d'un pas de l'importune qui avait osé déversé son déjeuner sur le sol du manoir."Ceci étant dit, j'aimerais...Vraiment. Savoir pourquoi l'Ombre ne vous a pas simplement saignée. Auriez-vous une idée?"

Puis il se tut, écoutant avec amusement les grognements précédemment entendus doubler d'intensité en attendant une quelconque réponse.

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Vivre en côtoyant la mort, dormir avec elle, rêver d'elle, manipuler ses enfants...C'est plus qu'un simple don, c'est de l'art. -Carl Sorince au sujet de lui-même.

Un être aux longs cheveux, au rire sardonique et aux dents de scie. Un véritable démon, le maître des morts. Celui dont j'aurais la tête. -Slade Lion-Noir au sujet de Carl Sorince.

Je peux vous parler de l'ombre si vous voulez, de sa puissance infernale, de son pouvoir colossal, de l'admiration que j'ai ressentie lorsqu'il a sectionné le torse de mon capitaine comme si c'était un simple morceau de papier ! Mais par pitié, par pitié...Ne me demandez pas de décrire Le Squelette et ses expériences... -Un soldat traumatisé au sujet de Carl Sorince.

Ahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahah !!! -Carl Sorince au sujet d'approximativement tout.

Musique !


Dernière édition par Carl Sorince le Sam 21 Sep 2013 - 7:42, édité 1 fois
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Darion Sombrelame

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MessageSujet: Re: Quand un Roi meurt, les Ombres dînent après le Crépuscule... [Camelle/Carl]   Jeu 12 Sep 2013 - 19:33

Méditant sur le toit du manoir, Darion se repassait les récents événements qui avaient marqués sa vie, ainsi que le nombre de fragments de clé qu'il avait obtenus auprès des Hérauts des Ombres. A vrai dire, l'Ombre ne savait toujours pas ce que cette clé signifiait, et ce qu'elle libérait. Une porte? Un coffre? Rien du tout? Les questions le démangeaient, mais ni Drael'Nar, ni les Hérauts ne se souvenaient de cette clé. D'après la faux, c'était une puissante magie qui était responsable de leur perte de mémoire. Mais après tant de siècles, Darion était le premier surpris de voir qu'elle faisait toujours effet, Drael'Nar ne pouvait en effet pas lui mentir, à cause du lien qui l'unissait à elle.
Se relevant doucement, il rouvrit les yeux alors qu'un halo de fumée noire l'entourait petit à petit, le faisant léviter dans les airs. Lorsqu'il fut assez haut dans le ciel, il se transforma.

Spoiler:
 

Depuis l'affrontement qu'il avait eu avec son père, la forme de Darion s'était véritablement libérée, et le cristal qui avait fusionné avec son âme, réagissait beaucoup plus à ses émotions. Ces derniers temps, sa orme avait changé, plus proche de celle d'un dragon que celle d'une ombre, des traits de lumières parcourant son corps de ci de là. Drael'Nar lui avait expliqué que cela était dut aux grands nombres de nouveaux assombris, ainsi qu'aux fragments, qui semblaient être légèrement enchantés. Ce changement de style n'était que pur détail esthétique, la force de Darion quand à elle, était toujours la même : effroyable.

Parcourant les cieux, il ne fallut pas longtemps à l'Ombre pour trouver un petit village paisible, où il pourrait se nourrir en âmes. Plongeant vers le sol, le Dragon crépusculaire frappa le sol violemment en se posant, commençant à corrompre le sol de son pouvoir. Basculant la tête en arrière, l'Ombre déversa ensuite un flot de flammes d'ombres sur les maisons des habitants qui couraient un peu perturbés par l'attaque soudaine. Se redressant fièrement, Darion déclara aux mortels face à lui.

- Subissez la colère du Régent du Crépuscule! Vous qui n'avez pas rejoint l'Ordre du Crépuscule, nourrissez-moi!

L'Ombre manipula ensuite les flammes d'ombres pour en faire sortir des créatures sorties de son imaginaire.

Spoiler:
 

Les créatures d'ombres se ruèrent alors sur les habitants du petit village, les dévorant, les tranchants, ou les attirants dans les ombres pour les faire disparaître.
Amusé, l'Ombre observait le massacre, tandis que sa faim baissait petit à petit. Une fois le village décimé, Darion insuffla ses ombres dans le dernier survivant, pour qu'il raconte aux autres villages ce qu'il s'était passé ici. Répandre le mal était devenu un art et un plaisir pour Darion qui faisait toujours tout pour que ce soit spectaculaire.
Peu après, il reprit son vol et fit la même chose à deux autres petits patelins, mais cette fois surtout pour se divertir et laisser son pouvoir se libérer. Quelques longues minutes passèrent, puis Darion retourna au manoir, espérant que Carl n'avait pas éventré Camelle, ou bien que Morgar ne l'ait fait. Il se souvenait de ce pauvre seigneur qui avait osé dire à Carl qu'il devrait plus manger, et qui avait finit dévorer par le dragon nain. Carl s'était alors excusé devant la troupe de ducs qui attendaient en déclarant qu'il n'était pas responsable des actions de son dragon.
Un nuage de fumée noire quitta les naseaux de Darion tandis qu'un sentiment amusé le parcourait. Le visage des autres spectateurs avait été si beau. Cette peur dans leurs yeux était un délice sans nom.

Reprenant forme humaine alors qu'il se posait sur le toit, l'Ombre garda néanmoins ses ailes, bien que ces dernières n'avaient été réduites pour aller avec la taille de Darion. Son haut en avait été déchiré et c'était torse nu qu'il emprunta les ombres pour retrouver Carl et Camelle, ils n'avaient même pas quitté la pièce.

- Ceci étant dit, j'aimerais...Vraiment. Savoir pourquoi l'Ombre ne vous a pas simplement saignée. Auriez-vous une idée?

Sortant de l'Ombre d'une des tables de la pièce Darion ricana doucement en observant les deux autres être vivants le fixer. Marchant doucement dans la salle, l'Ombre déshabillait du regard l'invitée tandis que la lumière dans son bras droit continuait son mouvement perpétuel comme un serpent s'enroulant autour d'une proie. Se téléportant derrière elle, il passa son doigt le long de son dos, coupant ses vêtements avec les ombres. Chaque fois qu'une couche d'habit tombait, des liens d'ombres formaient une sorte de tissu à l'endroit qui fut nu quelques secondes. Au final, c'était une robe noire que possédait Camelle, privée de ses anciens habits, et de ses armes, qui se trouvaient maintenant sur une table un peu plus loin, les liens ayant en même temps désarmé la dame. Il passa sa main le long du cou de Camelle, déclarant en ricanant.

- Ha ha ha... Même si je connais la réponse à ta question Carl... Je trouverais ça amusant que notre invitée ne réponde à cette question... A votre avis Camelle, pourquoi respirez-vous encore? A cause de votre enfant? Non... Je pourrais vous arracher la tête ici et maintenant, que mon pouvoir maintiendrais votre progéniture en vie jusqu'à ce que nous le ferions sortir de votre corps... Pour jouer? Peut-être, voyez-vous, dans l'Ordre du Crépuscule nous avons tous gardé un cœur d'enfant... Dans un bocal, quelque part sur une étagère. Alors? Pourquoi est-ce que je laisse votre cœur battre encore, alors qu'un dragon nain ne désire que vous croquer? Dîtes-nous donc.

Terminant sa phrase, il insuffla en elle un extrait de mélancholia, mais ce fut surtout des émotions de plaisir qu'il lui transmit, avant de finalement terminer par une douleur aiguë, la douleur de plusieurs coups de couteaux dans le ventre, douleur ressentie naturellement par plusieurs femmes enceintes assombries...

Laissant la dame pour se téléporter aux côtés de Carl, l'Ombre fixa Camelle, révélant ses canines pointues dans un sourire sinistre. Il murmura à son ami.

- Je ne me suis pas assez nourri... J'ai besoin de plus d'âmes. J'espère que tu as toujours un ou deux esclaves en vie dans tes caves.

Finalement, il reporta son attention sur son invitée, qui venait de se relever après avoir mis un genou à terre.

- Voyez Camelle... Votre réponse vous apportera bonheur ou malheur hahaha !

Impatient, Darion attendait la réponse de la concernée, la fixant toujours de ses yeux écarlates.
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Camelle Elwhang

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MessageSujet: Re: Quand un Roi meurt, les Ombres dînent après le Crépuscule... [Camelle/Carl]   Lun 16 Sep 2013 - 19:25


Les yeux de l'hôte passaient inlassablement de ma flaque peu ragoutante à moi même. Il avait haussé les sourcils, et de longues secondes s'écoulaient tandis qu'il poursuivait son petit manège. La psychologie de dégénéré tel que lui n'avait rien de simple, mais au premier abord, cette scène pouvait paraitre plus que comique. Une jeune femme, penché sur son défunt repas et un... Qu'était-il d'ailleurs? Un fou peut être? Non, la folie avait bien des visages, mais pas le sien. Il était beaucoup plus profond, plus vicieux que ça. A vrai dire, je doutais que l'on puisse faire passer ses abominations pour de la démence. Elles semblaient sa fierté, sa raison de vivre: un choix bien calculé comme celui d'adopter un animal jusqu'à sa mort. Le problème étant que dans le cas présent, les animaux étaient déjà morts ou presque. Il n'avait toujours pas bronché et son impassibilité me devenait exaspérante. Je serrais les dents pour ne pas lancer une réflexion bien sentit: il n'avait pas l'air de grandement aimer ça et je tenais à ressortir d'ici le plus vivante possible. Le choix était donc fait, se taire pour moins subir. Toute ironique que semblait cette phrase, j'allais m'y tenir fermement. Le moindre faux pas et je terminais en centaure à 5 bras et 9 jambes. Rien de bien envieux. "Je vous rassure, si j'avais envie de vous tuer, vous seriez dors et déjà en train de souffrir le martyr". Voilà un point qui semblait plutôt rassurant dans les faits, mais qui pour autant ne me tranquillisait pas totalement. Il n'avait pas encore envie de me tuer, qu'est ce qui me prouvait que la situation n'évoluerait pas? Je le regardais avec méfiance. La prudence était de mise, j'étais déjà dans la gueule du loup, autant qu'il ne s'aperçoive pas avoir un mouton entre les crocs. Il siffla. Un bruit suraigüe, désagréable. La pierre laissa courir cet appel le long de ses murs et l'horrible son se répéta des dizaines de fois dans toute les pièces de la deumeure... Jusqu'à trouver son écho. Un cri animal. Une force impressionnante qui me raidie tout les muscles. J'étais prête à me défendre si cette chose que le Nécroman venait de convier semblait un peu trop agressive à mon gout. J'étais au aguet, m'attendant à tout sauf à ce qui pénétra dans la pièce. "-L'ami qui vient de répondre à mon appel est un saurien mort-vivant de cinq mètres de long prénommé Morgar. Il est plus rapide qu'un cheval et est capable de trancher en deux un séraphin d'un seul coup de mâchoire. Je ne l'ai pas fait entrer pour la simple et bonne raison que je ne vous veux aucun mal pour l'instant. Aussi aimerais-je vous demander de laisser vos armes où elles sont si vous en avez, et je suis sûr que c'est le cas, durant l'intégralité de cette discussion. D'accord?". J'avais eu raison sur un point: son envie de non-meurtre n'était pas acquise et son... sa chose se ferait une joie de me manger d'un coup si son maitre en donnait l'ordre. Croyait-il vraiment que dans la position dans laquelle il me mettait j'allais accepter de lui offrir mon dernier gage de survie si son chien m'attaquait malencontreusement? Connaisez-vous l'histoire de la noble qui pactisa avec l'énnemi pour que sa garde ai la vie sauve? La Dame, d'une bêtise sans pareille accepta de se rendre avec sa garde pour peu qu'aucun ne sois tué. Devinez à présent qui eu la tête joliement tranchée une fois qu'elle était au prise de ses assaillants. Dans la pièce à ce moment là, il y avait moi, la Dame, le Nécro man pour rival, la chose pour bourreau et enfin, mes armes pour garde. Jamais je ne me ferais avoir aussi facilement qu'une dinde pomponné pour son roi dans l'espoir de se faire sauter royalement au moins une fois. L'honneur est si bas dans ce monde là... "-Bien. Je me nomme Carl Sorince, Boulanger...Non je plaisante, je suis Nécromancien, je suppose que vous l'aviez deviné. La plupart de mes sbires aiment m'appeler "Le Squelette", à cause de ma ligne surement... Mais la seule chose que vous devez retenir, c'est que tout comme l'homme qui vous a déposée ici il y a peu, je suis dirigeant de l'ordre du crépuscule. Ceci étant dit, j'aimerais...Vraiment. Savoir pourquoi l'Ombre ne vous a pas simplement saignée. Auriez-vous une idée?". Bizarrement, je n'en avais pas plus connaissance que lui et cela me mettait mal à l'aise. Et les grognements perpétuels de son chien de garde n'était pas la meilleure façon de calmer mon agacement toujours grandissant.

Un ricanement se fit entendre. Je tournais vivement la tête tandis que sortant des ténèbres se présentait l'Ombre. Son haut avait été déchiré, laissant son torse à découvert. Deux ailes noires lui barraient le dos musclé. Un de ses bras semblait parcouru de lumière dansante, traçant des sillons sans réelle logique sur sa peau. C'était un spectacle tout aussi enivrant que son corps. Il était fort bien fait à vrai dire. Et le sourire qu'il arborait alors lui conférait une petite aura mystique. J'étais toujours tendue, prête à réagir au quart de tour. Mais me yeux se fermèrent une fraction de seconde, ou du moins, c'est ce que je crus. Il s'était téléportait derrière moi mais ne semblait pas plus menaçant que plus tôt. Sans baisser ma garde, je retins quelques vieux réflexes mal venus. Il passa un doigt le long de mon dos et tout bascula. Tandis qu'il me désarmait physiquement, il m'offrait un accès à la plus puissante de mes lames: il venait de réveiller la Chose. Elle grogna en moi, je sentais sa présence prendre petit à petit tout les recoins de mon être. Nous étions à présent et pour toujours des jumelles. Elle était une partie de moi, une partie qui me nourrissait et que j'entretenais. Seulement, elle n'était pas ce qui a de plus prévisible et son caractère trempé serait certainement un mauvais point pour la suite des évènements. Mon tatouage que l'Ombre recouvrait doucement me brulait mais c'était une douce brulure que j'avais appris à accepter. Bientôt, nous fusionnerons, et nous parlerons d'une seule est même voix. *Danse les Ombres sur le monde*...

La main délicate de l'homme passa sur mon cou. Le contact n'était pas désagréable et la Chose ricanait de bon coeur. Elle sentait. Elle sentait ce qu'il se passait en lui, et ce fugace touché lui avait permis d'établir un lien infime. Je sentais le petit filament fragile qui reliait mon ravisseur et moi même. Je n'en étais certes pas l'instigatrice mais la Chose savait où elle nous menait, et nous partagions les mêmes plans. Et les mêmes ambitions. *Puisqu'une en vaut deux*. Sa voix était aussi limpide que de l'eau de source dans ma tête. Elle avait une voix calme mais qui imposait un certain respect. Dominance naturelle pensait-elle. Et peut-être étais-je simplement folle, peut être... *Tais-toi donc. Il est temps ma soeur que tu acceptes ma présence. Nous ne sommes pas là pour nous entretuer et tu sais bien qu'à ce jeu là, je suis bien plus forte*. Elle attira mes yeux sur la lame posée un peu plus tôt par les liens de Darion. Elle bougea imperceptiblement. Nous n'étions qu'une seule et même personne, aussi, elle avait autant d'inffluence sur mon corps que moi... *Un accident est si vite arrivé*.[color=#darkslategrey]"- Ha ha ha... Même si je connais la réponse à ta question Carl... Je trouverais ça amusant que notre invitée ne réponde à cette question... A votre avis Camelle, pourquoi respirez-vous encore? A cause de votre enfant? Non... Je pourrais vous arracher la tête ici et maintenant, que mon pouvoir maintiendrais votre progéniture en vie jusqu'à ce que nous le ferions sortir de votre corps... Pour jouer? Peut-être, voyez-vous, dans l'Ordre du Crépuscule nous avons tous gardé un cœur d'enfant... Dans un bocal, quelque part sur une étagère. Alors? Pourquoi est-ce que je laisse votre cœur battre encore, alors qu'un dragon nain ne désire que vous croquer? Dîtes-nous donc"[/color]. A la fin de sa phrase, ses lèvres frôlaient mon oreille et il insuffla en moi un doux parfum. Des souvenirs de nuits sans sommeil. *N'y cède pas*. Je n'avais plus qu'un lien relatif avec la réalité et la Chose qui coulait en moi me ramenait tant bien mal. Jusqu'au moment où je n'y fus plus. Comme un coup de poignard dans le ventre. Non, l'enfant. Une main se porta au niveau de l'être que je portais en moi mais quand j'observais mes doigts, il n'y avait pas de sang. Il n'y avait jamais eu de plaie. Pourtant la douleur... *La douleur est une notion abstraite*. Je fixais les deux hommes face à moi. Mes yeux virèrent de teinte. Je n'avais plus rien d'humaine à cet instant précis, bien que je ne possédait pas d'ailes ni même d'un air carnassier. Je laissais la Chose se répendre doucement. *J'ai compris*. En une fraction de seconde, je sentais l'objet que je convoitais. Une forme froide. Une forme dans laquelle je pénètrais sans problème, une forme morte. Mais tout ce qui est mort n'est pas impropre à la vie, Carl le savait certainement. - [color:c9ab=#darkslategrey]"Voyez Camelle... Votre réponse vous apportera bonheur ou malheur hahaha !". Il me fixait de ses yeux carmins tandis que je me relevais élégament. Je lui souriais en quoi, certaine qu'il ai sentit. Après tout, il y avait ce lien à présent, trop infime pour être exploitable, juste assez pour servir de conducteur. "La mort est une notion aussi abstraite que la douleur". Le général séraphin s'anima enfin, tandis que je laissais la Chose s'occupait de ses mouvements. "La mort ne représente pas grand chose, ni pour vous deux ni pour moi. Pourquoi me tuer alors que vivre aurait le même effet?". Je prenais le relais et la Chose prit la parole à son tour: "Il y a des choses qui n'ont pas de valeurs matérielles, qu'un coeur ne fait pas battre, qu'un souffle ne rend pas plus solide. Des choses comme toi, Régent du Crépuscule. Des choses comme moi. Nous ne sommes qu'au travers d'une puissance, nous ne sommes qu'au travers des yeux innocents". Je souriais. Elle avait enfin appris à parler convenablement. *Offre lui*. Je jetais le séraphin cadavérique sur mon interlocuteur, sachant pertinemment qu'il n'aurait aucun mal à le stopper. "Corrompre pour une Justice qui n'en ai pas une, et être à sa place par chance. Voilà donc l'Ordre du Crépuscule que nous chuchotons dans le Vein. La puissance n'est qu'un mot quand on l'emploi à mal". Pourquoi fallait-il qu'elle nous mette dans des situations pas possible?
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Carl Sorince

Grand lâche - Le Squelette

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Histoire de Personnage : Je ne me souviens plus de mon histoire...A vrai dire je ne sais même plus quel âge j'ai...Ma mémoire me fait défaut de plus en plus souvent en ce moment...Quel dommage.

MessageSujet: Re: Quand un Roi meurt, les Ombres dînent après le Crépuscule... [Camelle/Carl]   Sam 21 Sep 2013 - 10:17

Carl avait l'habitude d'observer les choses se faire avec un flegme assez inhumain, blaser à un point rarement atteint par la tache qu'avait créé les régurgitations de la dame présente ici-même, le nécromancien n'avait suivit qu'une partie du manège de Darion...Aussi s'était-il contenté d'hausser une nouvelle fois un sourcil lorsque les habits de la "prisonnière" avait été remplacé par une robe d'ombre...Le chevelu n'avait bien sûr pas plus réagit a la vue du changement de couleur des globes oculaires d'Elwhang, au contraire, pour passer le temps, Le Squelette s'était empressé de se plonger dans une analyse comportementale plus qu'intéressante :

Ses yeux n'avaient plus rien d'humain, aucun doute sur le fait qu'un démon cohabitait avec elle dans son corps. Mais était-ce une possession voulut ou non? Vivaient-ils en symbiose? L'un prenant le relais de l'autre en fonction de la tâche à accomplir? Et si c'était le cas, quel genre de tâche pouvait bien accomplir l'être du Vein? Etait-il une horreur aux pouvoirs affreusement puissant ou un petit être manipulateur et sadique? La première solution semblait bien plus logique, les manipulateurs ne se montraient que rarement. Ah, aussi : pourquoi diable l'alliance chassait autant les démons que les créatures originaire de Feleth? Est-ce que le possesseur s'était disputé avec sa famille avant de quitter le Vein? Ses connaissances en démonologie n'était pas assez élevée pour savoir si ce genre de pitrerie était possible mais émettre des suppositions n'avait jamais tué personne...Enfin...Si ces suppositions n'étaient pas proférées a haute voix en tout cas.

Le bruit métallique que fit le cadavre du séraphin mort-vivant que "Dame Elwhang" venait d'envoyer sur Darion le ramena à la réalité. D'un air à demi surpris, Carl détailla le tas de chair morte aux pieds de l'Ombre en tentant de trouver un moyen de ne pas s'énerver. Est-ce que cette... Vile invitée...Venait de contraindre son ami à démembrer un amas de chair angélique...Dans son manoir? Non, clairement...Il n'y avait clairement aucun moyen de rester de marbre face à ce spectacle. Le maître des lieux caressa le bois de la table sur laquelle son fessier était posé avant de se lever, lâcher un "Veuillez m'excuser.", passer entre la dénommée Camelle et son collègue en enjambant les détritus sanglant sur le sol, se diriger vers la porte se trouvant à droite de l'invitée, l'ouvrir, laisser entrer Morgar, la refermer, frapper dans ses mains, se tourner vers la dame et dire :

"-Vous souvenez-vous lorsque je vous ai dis que je n'avais nullement envie de vous tuer? Oui? Je vous conseils vivement d'oublier cela, puisque je dois vous avouer que le désir de vous voir hurler de douleur tandis que mon dragon vous arrache les viscères est finalement venue frapper a la porte de mon esprit ! Morgar ajouta un grognement particulièrement convainquant avant de traverser la pièce d'un pas lourd, à la recherche d'un endroit suffisamment espacé pour qu'il puisse se coucher, sous le regard amusé de son maître, qui s'empressa d'hausser le ton en recentrant son attention sur l'invitée de l'Ombre : Mon ami ici présent aime jouer avec la nourriture, ce n'est pas mon cas, je n'apprécie pas non plus le fait de voir le sol de mon manoir saccagé par une proie trop confiante, et encore moins constater que cette même proie s'amuse à réveiller mes cadavres pour que son discours prenne plus d'ampleur ! Aussi, ma chère amie, veuillez cessez de prendre cette salle pour un terrain de jeux et adopter un discours bien plus humble et mesuré...Vous êtes chez moi ! Et si vous voulez une réponse a la question "pourquoi me tuez alors que vivre aurait le même effet."je vous répond ceci : Pour le plaisir !" Se tournant cette fois vers son compatriote, le nécromancien désormais rouge de colère déclara d'un ton plus froid que prévu : "Maintenant, mon cher Darion, j'aimerais que ce jeux se termine, c'est donc à toi que je pose la question : que fait-elle ici?!"

hrp : fatigué, petit post, principalement pour débloquer, voilà voilà...

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Vivre en côtoyant la mort, dormir avec elle, rêver d'elle, manipuler ses enfants...C'est plus qu'un simple don, c'est de l'art. -Carl Sorince au sujet de lui-même.

Un être aux longs cheveux, au rire sardonique et aux dents de scie. Un véritable démon, le maître des morts. Celui dont j'aurais la tête. -Slade Lion-Noir au sujet de Carl Sorince.

Je peux vous parler de l'ombre si vous voulez, de sa puissance infernale, de son pouvoir colossal, de l'admiration que j'ai ressentie lorsqu'il a sectionné le torse de mon capitaine comme si c'était un simple morceau de papier ! Mais par pitié, par pitié...Ne me demandez pas de décrire Le Squelette et ses expériences... -Un soldat traumatisé au sujet de Carl Sorince.

Ahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahah !!! -Carl Sorince au sujet d'approximativement tout.

Musique !
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Darion Sombrelame

Régent du Crépuscule | L'Ombre

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MessageSujet: Re: Quand un Roi meurt, les Ombres dînent après le Crépuscule... [Camelle/Carl]   Lun 23 Sep 2013 - 14:39

Darion éclata de rire, suite aux différents discours des deux humanoïdes présents dans la pièce avec lui. Le cadavre de Séraphin gisait à ses pieds, Drael'Nar ayant visiblement voulu s'interposer et disséquer l'angelot. Cette dernière fixait actuellement Camelle d'un regard glacial, des lames sortant de ses avants-bras. Un seul mot de Darion, une seule pensée à l'encontre de la jeune femme, et cette dernière se retrouvait avec les membres séparées de son petit corps.

* Ne fait rien. Pour l'instant... *

Carl s'était adressé à lui, sur un ton plutôt froid, ce qui montrait que le Squelette avait littéralement envie de trancher l'invitée de l'Ombre. Passant sa main dans ses cheveux les démêlant, Darion les laissa ensuite retomber doucement dans son dos et plongea son regard vers Carl, déclarant simplement.

- Mais enfin... Pour profiter d'elle... Et de son pouvoir.

Laissant son ami analyser ses paroles et leur réelle signification, il plongea ensuite son regard dans celui de Camelle, se léchant les canines.

- Ainsi, on nous chuchote seulement? J'en suis déçu... Parler ainsi de puissance, alors que votre éveil à vous deux n'est pas complet. Je trouve ça tellement amusant. La puissance... Qu'est-ce donc réellement? S'agit-il d'être littéralement puissant, mais seul? Ou bien être faible mais entouré d'une foule colossale pouvant tout détruire? Enfin... Je ne pense pas vous avoir laissé vivre pour seulement philosopher sur le terme de puissance. Non, comme j'ai dit à mon ami, je compte profiter de vous.

Claquant des doigts, Drael'Nar se jeta sur elle, frappant avec une force relativement forte au niveau de sa glotte, faisant déglutir Camelle. Disparaissant ensuite pour laisser son pouvoir dans les canines de l'Ombre, ce dernier attrapa son invitée qui commençait à tomber, s'envolant et la plaquant à plusieurs mètres du sol, la tenant là aussi par la gorge.

- Cependant. Je ne pense pas que vous ayez ici le loisir de vous amuser et d'agir comme si vous étiez dans une fête de famille. Nous ne buvons pas le thé, et nous n'avons pas massacrés les enfants ensemble...  Aussi j'aimerais, à l'avenir, que vous ne jouiez plus avec les cadeaux que je donne à mon collègue, ou que vous ne l'offensiez. Je vous laisse encore consciente de vos actions pour l'instant, mais la prochaine fois que vous faites un acte aussi stupide, je ne ferais rien pour empêcher Carl de laisser Morgar se repaître de votre chair.

Plantant ensuite ses canines dans son cou, du sang coula le long de sa peau claire, contrastant avec cette dernière. Le pouvoir de la chose se dissipait face au pouvoir de Drael'Nar, et Camelle regagnait petit à petit sa réelle apparence, tandis que son sang coulait dans la bouche de l'Ombre. Se séparant finalement de la peau de Camelle, il utilisa les ombres pour refermer la plaie qu'il avait provoqué et après un baiser empli de magie, qui scella le sceau de la chose, le temps que Camelle ne se régénère, il chuchota.

- Maintenant dormez... Et réfléchissez donc à vos futurs arguments, qui pourront vous laisser la vie sauve...

La laissant à des sbires d'ombres qui la firent redescendre doucement et la posèrent sur un des lits d'auscultations, Darion se posa à côté de Carl, et lui déclara.

- Cette petite dirige l'une des plus grandes organisations criminelles du royaume. Mais cette fameuse organisation n'aime pas forcément être connue et chassée par le dit royaume. De plus, l'autre partie de son groupuscule ne se concentre que sur l'argent, et les biens que peuvent apporter un contrat. Aussi, je pensais pouvoir nous servir d'elle pour asseoir encore plus notre réputation au travers du royaume, et insufflez encore plus le chaos et la peur dans le cœur des vivants. Enfin... Nous verrons à son réveil si elle est assez futée pour elle même se rendre compte de ça, et de ce qu'elle aurait à offrir... Allons Carl, ne devais-tu pas me montré les avancées de ton laboratoire? Je vais laisser mes sbires d'ombres la conduire dans ma chambre et l'empêcher de bouger le temps de la visite. Ensuite, nous parlerons de ce qu'elle voudra bien offrir à l'Ordre. D'accord?

Attendant la réponse de son ami, Darion passa sa langue sur ses crocs, repensant au liquide écarlate qu'il avait goûté quelques minutes plus tôt, et qu'il appréciait tant...
[Hrp] pitit post également, mais bon. x) Camelle, quand tu te réveilleras, tu pourras te balader dans ma chambre sans la quitter, il y a pleins de trucs qui je suis sûr te plairont, comme des dizaines de grimoires et d'autres trucs à faire, ainsi qu'une garde robe xD [/Hrp]
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Camelle Elwhang

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MessageSujet: Re: Quand un Roi meurt, les Ombres dînent après le Crépuscule... [Camelle/Carl]   Mer 25 Sep 2013 - 22:33


Devant notre charmant et néanmoins dangereux ravisseur, le corps du séraphin tomba au sol, démembré sans d’autres formes de procès. La femme qui m’avait abordé plus tôt se tenait là, lame au bout des bras, les yeux ruisselant de haine. Elle ne sillait pas. Elle semblait totalement figée dans le temps et l’espace, tant et si bien que son air menacé restait gravé dans l’air et dans mon esprit comme une statue, inébranlable et impérieuse. *Qui est-elle ?*. A vrai dire, je n’en savais pas beaucoup plus que la Chose, mais les questions trouvaient toujours des réponses à un moment donné. Peut-être n’étais-ce pas pour de suite mais nous le saurons et cela même certainement bien assez tôt avec son petit discours. *Il n’a été énoncé que la vérité*. La vérité est multiple. Elle dépend de chacun de nous, aussi, ne partagent-ils pas ta philosophie ? Quoi qu’il en sois, nous nous retrouvions en une très mauvaise posture et je doutais du calme olympien de mes deux interlocuteurs. Après, le fond sonore n’était-il pas les douces menaces de la bête de garde du Nécroman ? Nous ne bougions plus. La tête droite, passant doucement les yeux de l’un à l’autre, veillant à ne pas céder à la panique qui n’attendait que de prendre possession de nous. *La panique n’est que le reflet d’une logique incomprise : celle de l’instinct le plus primaire*. C’était d’ailleurs pour cela certainement que l’on nommait ça la panique. La peur incontrôlée. La Dame à la Toile la plus vile, cette chienne qui vous attrape plus vite que vous ne le croyez. Vous n’avez pas le temps de vous débattre. Pas le temps de résister. Dame a déjà toute main mise sur vous. Sur vos actions. Elle est tellement joueuse la Dame Noire, fâcheuse annonciatrice d’actes funestes. Est-ce totalement faux ? *La vérité est multiple*. C’est à ce moment précis que je me haïssais le plus. Ce moment où je ne pouvais même pas compter sur moi-même. "-Vous souvenez-vous lorsque je vous ai dis que je n'avais nullement envie de vous tuer? Oui? Je vous conseils vivement d'oublier cela, puisque je dois vous avouer que le désir de vous voir hurler de douleur tandis que mon dragon vous arrache les viscères est finalement venue frapper a la porte de mon esprit ! : Mon ami ici présent aime jouer avec la nourriture, ce n'est pas mon cas, je n'apprécie pas non plus le fait de voir le sol de mon manoir saccagé par une proie trop confiante, et encore moins constater que cette même proie s'amuse à réveiller mes cadavres pour que son discours prenne plus d'ampleur ! Aussi, ma chère amie, veuillez cessez de prendre cette salle pour un terrain de jeux et adopter un discours bien plus humble et mesuré...Vous êtes chez moi ! Et si vous voulez une réponse à la question "pourquoi me tuez alors que vivre aurait le même effet", je vous réponds ceci : Pour le plaisir !" "Maintenant, mon cher Darion, j'aimerais que ce jeux se termine, c'est donc à toi que je pose la question : que fait-elle ici?! ». Bien maintenant il était clair que nous n’étions plus du tout dans une position confortable. Carl avait prit un ton froid, sec et sans détour, prouvant de sa détermination. Je n’avais vraiment pas envie de finir dans le ventre d’une chose étrange et pire encore, je n’avais pas l’intention de mourir ici. Ce serait beaucoup moins glorieux. Tuer un cochon dans une porcherie cela relève de la logique mais tuer un cochon en pleine rue, là, ça a un sacré cachet. Dans le cas présent, j’étais le cochon. Ma main caressa mon ventre et une douce chaleur m’envahit. *Il va bien. Pour le moment. Tu crois qu’il mange les fœtus comment ?*. Comment faire pour ne pas se frapper pour faire taire cette saleté de voix ? Un poids m’écrasa la poitrine. *Même en te frappant, tu n’arriverais qu’à te blesser. Je suis plus forte que toi*.

« Mais enfin... Pour profiter d'elle... Et de son pouvoir. ». Un frisson me parcourut l’échine. Je n’étais pas dupe, je savais pertinemment que ce n’était pas pour taper la causette mais ce qui m’inquiétait le plus, c’était la manière dont ils s’y prendraient et les derniers évènements n’auguraient rien de bon. *Ils n’oseraient pas*. Je n’en étais pas aussi sûre. Darion prit la parole. Son ton était calme et clair. Il n’en restait pas moins intransigeant mais ce petit air sérieux qui se répercutait sur la sobriété de son visage n’avait rien de désagréable… Jusqu’au moment où le coup fut porter à ma gorge. La réponse de la chose fut immédiate et indépendante de ma volonté : Elle n’en eu aucune. Elle n’était pas là au moment où j’en avais besoin. L’air était comme extirpé de force de mes poumons et ma déglutition douloureuse. Ma vision commença à se brouiller ; tout autour de moi semblait comme un voile de brume, près des marécages. Avant que ma main ne se pose tout à fait sur ma gorge meurtrie, celle du Régent du Crépuscule y posa la sienne fermement, sans toutefois m’étouffer. Pitié de sa part ? Non, je le compris lorsque mes pieds ne touchèrent plus le sol. J’étais contre un mur et il me faisait face. Ses canines et son air menaçant n’arrivait même pas à venir à bout de son charme certain. *Tu tombes amoureuse ?*. Voilà que la Chose refaisait surface. Et c’était loin d’être le cas. Simplement, ce qui est dangereux a toujours joli apparence, car le danger est séduisant. « Cependant. Je ne pense pas que vous ayez ici le loisir de vous amuser et d'agir comme si vous étiez dans une fête de famille. Nous ne buvons pas le thé, et nous n'avons pas massacrés les enfants ensemble... Aussi j'aimerais, à l'avenir, que vous ne jouiez plus avec les cadeaux que je donne à mon collègue, ou que vous ne l'offensiez. Je vous laisse encore consciente de vos actions pour l'instant, mais la prochaine fois que vous faites un acte aussi stupide, je ne ferais rien pour empêcher Carl de laisser Morgar se repaître de votre chair. ». Des menaces. Je n’avais pas peur de lui, mais je n’étais pas assez folle pour prendre ses paroles à la légère. Avant que mes lèvres ne se soient ouvertes pour lui répondre, un étrange sentiment m’envahit. Je sentais une pression dans mon cou et j’imaginais alors qu’il avait disparu de mon champ de vision direct… La vérité c’est que je n’en savais rien. Je ne savais pas, j’étais comme dans un autre monde. Je n’avais plus de soucis. J’entendais un vague ronronnement, des bruits étouffés et une respiration lente. La mienne ? Celle de la Chose ? Je n’en savais trop rien, mais le fait était que rien ne me paraissait plus réel. J’étais ou je n’étais pas. *N’oublie pas* … La voix de la chose semblait si loin et quelque chose se verrouilla en moi. Je ne planais plus, j’observais Darion. Le sang qui marquait son visage lui donnait quelque chose de puissant, un air divin et follement attirant. Le danger est toujours séduisant. Ses lèvres touchèrent les miennes. Le baiser ne dura pas longtemps et déjà mes yeux se fermaient. J’étais si fatiguée…

Je me réveillais en sursaut dans des draps qui n’était pas les miens. Je n’avais pas cauchemardé. Où est-ce que je me trouvais à présent ? Mes yeux s’habituèrent peu à peu. La pièce était plutôt spacieuse. Elle était richement ornée mais restait tout de même très sobre. Face à moi, ma tête encore un peu endolorie, se trouvait une grande bibliothèque. Curieuse, je me levais prestement et passa mes yeux sur ces grimoires vieux parlait du Royaume et d’autres notions plus vagues et plus anciennes encore. Mon attention fut attirée par un ouvrage sur les plantes curatives. Une belle pièce dont on avait pris le plus grand soin. A l’intérieur, les lettres manuscrites étaient accompagnées de fleurs séchées. Je reposais le livre à sa place et me mis en quête de je ne sais trop quoi. Je me doutais bien que la porte était verrouillée, alors tant qu’à être enfermée, autant fouiller un peu. En me retournant face au lit, je me retrouvais nez à nez avec une immense fresque. Du noir, des gerbes de couleurs, du sang, de la violence, de la tristesse. De là où je me situais, je n’avais pas une excellente vision mais l’apparence globale, quoique très finement représenté, n’avait rien de très joyeux. A la droite du grand lit, se trouvait une coiffeuse et d’une armoire que je m’empressais d’ouvrir : robe de grande qualité, ouvrage fait main, bref, la femme qui portait ces vêtements ne devait pas être démunis. De même, à l’opposé se trouvait une autre armoire. A l’intérieur des habits de noble manufacture. Une chambre nuptiale ? Pourquoi m’avoir enfermée là-dedans ? Je ne comprenais pas trop. Je passais doucement les doigts où jadis furent plantés les crocs du Régent du Crépuscule. Aucune marque n’était restée et pourtant, j’avais l’amère impression de le sentir, à cet endroit même. Le danger est séduisant… La porte s’ouvrit sur deux personnes. « On vous attends dans la salle à manger ».
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Carl Sorince

Grand lâche - Le Squelette

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Race : Humain
Classe : Maître Nécromancien.
Métier : Chef de l'ordre du crépuscule (Squelette)
Croyances : Lui-même
Groupe : Ordre du crépuscule

Âge : Une centaine d'année au minimum

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Histoire de Personnage : Je ne me souviens plus de mon histoire...A vrai dire je ne sais même plus quel âge j'ai...Ma mémoire me fait défaut de plus en plus souvent en ce moment...Quel dommage.

MessageSujet: Re: Quand un Roi meurt, les Ombres dînent après le Crépuscule... [Camelle/Carl]   Dim 29 Sep 2013 - 18:45

"Allons Carl, ne devais-tu pas me montré les avancées de ton laboratoire?"

Carl hocha la tête, se dirigeant vers la sortie de la salle après avoir attrapé le cœur qui traînait sur la table, essayant de réassembler le puzzle que lui avait fournit Darion dans sa tête... Il l'avait amenée ici pour profiter d'elle ? Mais...Au sens propre ou au sens figuré? Le Squelette ne mangeait pas de ce pain là voyons ! Est-ce que les dernières mutations de son collègue avaient endommagés son cerveau? Tournant une nouvelle fois la poignée de la porte, le maître des lieux laissa passer l'Ombre, la compagne de ce dernier, puis Morgar, avant de sortir a son tour et marcher d'un pas vif jusqu'au prochain couloir, lâchant par la même occasion un "suivez-moi" a peine audible.
Sa colère ne s'était pas apaisée, et ce pour une raison plutôt simple, Camelle respirait encore et ne souffrait même pas le martyr. Aussi son habituel sens de l'humour glauque était passé a la trappe pour être remplacé par un mutisme qui s'était très vite propagé dans toute l'assemblée, ses yeux verts fixaient un point invisible en face de lui et ne semblaient pas désirer détailler le groupe qui le suivait silencieusement. Un esclave hurlait dans une des pièces voisines, ses cris étaient accompagnés par des grognements rauques, mais la souffrance dans sa voix ne suffit pas à mettre fin a la mauvaise humeur du Squelette qui se contenta de s'arrêter, faire un vif geste de la main droite en direction de la porte d'où venait les cris et finalement serrer le poing. Aussitôt, les cris cessèrent et l'on entendit un craquement humide.

"-Les gardiens ne sont décidément pas assez rapides...Si je ne prend pas directement le contrôle de leurs corps, ils ne trouvent pas nécessaires d'achever proprement les esclaves récalcitrants..."

Puis il reprit sa marche, suivit de près par ses "amis", ils traversèrent deux autres couloirs au sol rouge et aux tapisseries usées, appartenant à l'ancien propriétaire, désormais mutilées par quelques lames et couteaux plantés dans les yeux ou le corps des personnages que ces dernières représentaient. Carl s'amusait comme il pouvait, et désormais, les armureries étaient aussi garnies de piques que les ornements des diverses pièces du manoir, un cadavre desséché finissait d'ailleurs de pourrir juste en dessous d'un tableau représentant un nourrisson dans les bras de sa mère...S'en était presque drôle.

Bref.

La fine équipe passa par le grand hall avant de finalement sortir dans la cour, croisant par la même occasion un énorme squelette animé d'ogre qui accompagnait deux prisonniers vers leurs futures cellules...Malheureusement, ou heureusement pour eux, le bruit des fers qu'ils avaient aux pieds agressa les oreilles du Nécromancien qui congédia son sous-fifre mort-vivant en déclarant :

"-Vous allez nous suivre tout les deux, bien gentiment. Le labo est juste ici au fait, des lanternes se trouvent à droite de l'escalier, faites attention, le plafond est bien bas."

Ceci étant dit, Carl fit quelques pas en direction de l'escalier en face de celui menant à l'entrée du manoir...A la différence prêt que ce dernier descendait dans des profondeurs obscurs bien peu accueillantes, descendant les premières marches en s'assurant de ne pas s'écraser en bas, le sol étant devenu glissant suite à l'averse qu'il y avait eue dans la journée, le nécromancien, fier de sa création, ou plutôt de celle de ses esclaves, commença son exposé, toujours sans se tourner vers ses invités :

"-Il a fallu du temps pour creuser tout ça, tu ne peux pas t'imaginer ! Pour l'instant je n'ai qu'une grande salle mais je compte en avoir deux ou trois autres, il n'y a pas assez de place pour tout nos cadavres...Mais je me sens plus chez moi là-dedans que dans le manoir à vrai dire."

En bas des escaliers, la luminosité n'était pas bien élevée, une petite porte en bois au milieu d'un mur de pierre solide semblait être la seule et unique entrée. Carl tourna la poignée avec empressement et prit une grande inspiration, appréciant l'odeur de chair en décomposition qui emplissait les narines de chacun désormais, Morgar émit quelque chose ressemblant a un ronronnement avant de suivre avec empressement son maître qui enjambait les restes du pauvre bougres précédemment étripé ici-même, sa cervelle avait fini de s'étaler sur le sol et offrait donc un spectacle des plus alléchants pour qui aimait consommer la viande humaine...Comme tout les êtres présents ici-bas.

"-Alors, qu'en dis-tu Darion?"

Les poings sur les hanches, le maître des lieux observait son ami détailler les lieux en souriant sans prêter trop attention aux gémissements que poussaient les prisonniers derrière-lui. Puis, une fois tout le monde dans la salle, il ferma la porte avant de poursuivre son exposé :

"-Soixante dix-sept humains, douze ogres, vingt démons, grâce à toi j'aurais bientôt un arrivage d'anges, imagine un peu les choses que je peux créer ici !"

Le sourire aux lèvres, Carl avait presque oublié Camelle, trop content de présenter son nouveau lieu de travail... et sa bonne humeur retrouvée le surprenait lui-même. Le rictus qu'arborait Darion laissait à penser que lui-aussi, la vue de ces tables "d'opération" en pierre remplie de cadavres, de cette dizaine d'outils lugubres, allant de la tenaille a la scie en passant par le simple couteau de cuisine le satisfaisait. Bien alors, très bien...Le Squelette se rappela soudainement la présence du cœur sanguinolent dans sa main gauche et s'empressa de mordre dedans, savourant le goût du liquide tiède qui ne tarda pas à gicler.

"-Ceci étant dit...Il essuya sa bouche en sang d'un coup de manche. Je pense que nous devrions tout de même aborder le sujet de cette femme que tu m'as amenée, ne crois-tu pas? Oh, et tu peux manger ces deux imbéciles hein, j'ai suffisamment de corps comme ça..."

S'appuyant contre un mur en finissant son coeur, le Nécromancien se délecta des hurlements de protestations des deux prisonniers concernés en attendant la réponse de son collègue.

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Vivre en côtoyant la mort, dormir avec elle, rêver d'elle, manipuler ses enfants...C'est plus qu'un simple don, c'est de l'art. -Carl Sorince au sujet de lui-même.

Un être aux longs cheveux, au rire sardonique et aux dents de scie. Un véritable démon, le maître des morts. Celui dont j'aurais la tête. -Slade Lion-Noir au sujet de Carl Sorince.

Je peux vous parler de l'ombre si vous voulez, de sa puissance infernale, de son pouvoir colossal, de l'admiration que j'ai ressentie lorsqu'il a sectionné le torse de mon capitaine comme si c'était un simple morceau de papier ! Mais par pitié, par pitié...Ne me demandez pas de décrire Le Squelette et ses expériences... -Un soldat traumatisé au sujet de Carl Sorince.

Ahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahah !!! -Carl Sorince au sujet d'approximativement tout.

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Quand un Roi meurt, les Ombres dînent après le Crépuscule... [Camelle/Carl]

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