''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Tomber sur un os [Carl Sorince]

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Nephila Edulis

La veuve noire

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Race : Démon commun en sommeil
Classe : Aucune
Métier : ouch...pour l'instant jme tourne les pouces
Croyances : Aucune
Groupe : Royaume

Âge : 21

Messages : 98

Fiche de Personnage : La veuve noire


MessageSujet: Tomber sur un os [Carl Sorince]   Dim 6 Avr 2014 - 19:20


Une fuite sans fin, une course effrénée vers l'avant. Nul répit pour la jeune araignée livrée à elle même. Sans famille ni contacts, elle était vouée à l'errance. Activement recherchée par le royaume, il lui fallait éviter à tout prix les zones d'influence telle que Madorass.
Nettement affaiblie, la jeune femme aux joues creusées par la famine tenait à peine sur ses deux jambes. Peu débrouillarde, sa survie ne tenait plus qu'à un fil, un fil...c'était bel et bien le cas. Parcourant la campagne Felethienne, la créature avait trouvé refuge à l'orée d'un bois. Ses prises étaient maigres, et l'absence de chair humaine n'arrangeait en rien son état. Affamée et fragilisée par la perte de ses pouvoirs, elle se montrait moins agressive depuis sa séparation avec le colosse de fer.
Dans cet état léthargique l'arachnide passait le plus clair de son temps à dormir. Son sommeil n'était en rien salvateur, mais il avait le mérite de lui faire passer le temps. Ce dernier s'égrenait lentement depuis la mort de son père. C'était là le prix à payer pour ses méfaits. La cour et ses débordements...des souvenirs cruellement âpres pour celle qui venait de tout perdre. Son père, le prestige de son nom, sa place, son confort, tout jusqu'à sa dignité, forcée de se terrer comme un animal. Des années de décadence, et d'insouciance à force de côtoyer les grands de ce monde. Née avec une cuillère en argent dans la bouche, il lui était difficile de concevoir une vie de dur labeur. Cependant, elle avait gagné une chose...la liberté. Libérée de toutes attaches, l'araignée ne craignait plus aucunes retombées. Seuls ses instincts les plus bas la gouvernaient.

Le coin n'avait rien d'hospitalier, et de drôles de découvertes avaient faillit l'effrayer. Paresseuse l'araignée s'était contentée d'un simple piège camouflé parmi la végétation. Sa toile recouvrait la zone sur quelques longueurs et ne cessait de la tirer de ses songes. Le voisinage était quelque peu différent de ce à quoi elle était habituée.
Mainte fois excitée par le léger sursaut de ses sens, elle avait découvert en son piège des créatures tout droit sorties du cimetière. Claquant des dents dans le vide, ces êtres venaient s’empêtrer dans sa toile par dizaine. Un garde manger bien garni mais dégoûtant aux yeux de la jeune pimbêche, qui se contentait de les renvoyer à mère nature. Depuis son intronisation, le démon avait cessé de se poser des questions. Sa seule existence suffisait à prouver que des choses inimaginables peuplées ce monde. La nature l'avait dotée de pouvoirs exceptionnels, cette terre devait donc porter en son sein d'autres atrocités. Néanmoins, l'abondance d'individus cadavériques dans ce coin de campagne l'avait intrigué. Mais son manque évident d’énergie la forçait à se cantonner à cette forêt, qu'importe ses habitants si étranges soient ils.  

Au bout du troisième jour, elle le senti...infime tout d'abord. Il vibrait dans le creux de ses paumes chatouillant son estomac. Les sens en alerte, l'araignée suivi ce signal qui ne cessait de vrombir. Chaque vibration faisait écho dans sa petite cervelle. Enivrée, par ces secousses incessantes, elle se précipita en direction de la source.Un filet de bave au coin des lèvres, la jeune fille n'avait plus rien d'humain. Lentement elle descendit le long de sa toile pour voir ce qu'il en retournait. Espérant sincèrement retrouver un bout de viande porteur de vie.
Parcourue par de légers spasmes, elle se présenta à sa victime la tête à l'envers. Sa longue chevelure noire ébène retombait en cascade, alors que ses prunelles se délectaient du spectacle.

-Nephila ne dormira pas le ventre vide ce soir....
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Carl Sorince

Grand lâche - Le Squelette

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Race : Humain
Classe : Maître Nécromancien.
Métier : Chef de l'ordre du crépuscule (Squelette)
Croyances : Lui-même
Groupe : Ordre du crépuscule

Âge : Une centaine d'année au minimum

Messages : 244

Histoire de Personnage : Je ne me souviens plus de mon histoire...A vrai dire je ne sais même plus quel âge j'ai...Ma mémoire me fait défaut de plus en plus souvent en ce moment...Quel dommage.

MessageSujet: Re: Tomber sur un os [Carl Sorince]   Mar 8 Avr 2014 - 14:13

Dans le noir de sa salle de repos, avachi sur le siège qu'il avait volé a l'ancien propriétaire des lieux, un nécromancien dormait...A ses pieds, sur le carrelage froid, son éternel compagnon écailleux surveillait d'un œil fatigué la porte en bois renforcée, unique moyen d'accéder à cette pièce, en baillant toutes les trente seconde environs. Cela faisait deux jours que son maître ne s'était accordé ne serait-ce qu'un instant de repos, deux jours qu'il supervisait les travaux, conseillait ses disciples et s'acharnait dans les sous-sols a créer toujours plus de grotesques abominations. La grotte sous le château commençait à atteindre une imposante taille, tout comme les piles de cadavres qui n'avaient de cesse d'atterrir a l'intérieur...Et c'était presque malsain de voir cet homme au sourire si peu commun s'égosiller en ordonnant aux morts-vivants et autres assombris de creuser toujours plus loin, toujours plus profond, sous le manoir. Personne ne comprenait pourquoi Le Squelette désirait tant agrandir le souterrain, mais il était facile de deviner que ce n'était clairement pas pour y élever des lapins...En tout cas pas vivants.
Alors que Morgar baillait une centième fois, des bruits de pas provenant du couloir près d'ici le sortirent de sa semi-léthargie. Un unique grognement suffit à réveiller son paranoïaque maître qui ouvrit les yeux d'un air las avant de se masser la nuque...La porte s'ouvrit, un homme entra, puis déclara d'un ton monocorde :
"-Monsieur, les fossoyeurs de la forêt ont trouvé quelque chose.
-Quelque chose?
-Oui monsieur, il semblerait qu'une étrange créature tisseuse de toile s'amuse à, selon les dires de sire Teretchenko, "éparpiller" vos morts-vivants.
-Éparpillez cette bestiole aussi alors.
-Teretchenko pense qu'elle pourrait vous intéresser, il semblerait que ladite créature ait été en contact avec l'Ombre. "
L'intéressé haussa un sourcil, son habituel sourire commençant a lui déformer le visage :
"-Alors Darion n'arrive plus à tenir ses créations?
-Il semblerait monsieur..."
Morgar soupira, puis sorti de la salle aussi lentement que possible, Carl quant à lui, se leva avant de s'étirer bruyamment.
"-Ils ont envoyés un éclaireur?
-Oui, Teretchenko a dépêché un de ses hommes pour établir un premier contact, nous n'avons plus de nouvelles de lui depuis quelques temps."
Carl éclata de rire en attrapant son épée et quitta la salle en déclarant :
"-Pas étonnant, si Darion a touché à ce truc, c'est soit une catin, soit quelque chose de dangereux. Et une catin ne démembrerait pas mes zombies.
-En effet monsieur, j'ai pris l'initiative de faire préparer votre diligence." Continua Walter en suivant le propriétaire des lieux.
"-Parfait, parfait."

                                                                               *****

Teretchenko était un parfait représentant de ceux qu'on appelait Fossoyeur, les troupes d'élites du Squelette.
Grand, squelettique, pâle, un corps aussi tordu que son esprit, un sourire en dent de scie, a l'image du "maître", des yeux rouges, une hygiène déplorable, des tache de boue et de sang étant en effet visible un peu partout sur la tunique blanche recouvrant sa chair, une (beaucoup trop) haute estime de lui-même et, bien sûr, un armement tout droit sorti d'un cauchemar particulièrement glauque : Couteau, serpe, pique, pinces, scie, puis pour finir, l'inévitable ciseau rouillé.
Debout sur une colline d'herbe pourrie située a quelques centaines de pas de l'orée de la forêt, l'imposant et inquiétant personnage attendait, les bras le long du corps, que la charrette de son maître, pour l'instant à une dizaine de mètres, arrive jusqu'à lui. A ses pieds se trouvaient les restes d'un couple de combattant aux jambes broyées et au ventre ouvert ayant eut la très bonne idée de venir traîner par ici et dans son dos, les membres de la troupe sous ses ordres finissaient de se disputer l'équipement récupéré sur les deux pauvres bougres précédemment mentionnés.
Walter, le cocher de la charrette, stoppa cette dernière. Morgar, qui avait voyagé comme à son habitude sur le toit, rejoignit le plancher des vaches d'un bond puis la porte noire s'ouvrit...Et un être rachitique allant a l'épaule de Teretchenko, aux cheveux noir de jais et au sourire sadique descendit.
"-Bienvenue monsieur." Lâcha le fossoyeur d'un ton enjoué.
"-Merci bien." Répondit l'intéressé. "Alors, qu'est-ce que c'est que cette histoire?" Continua-t-il en se dirigeant vers le bois.
"-Cela fait quelques jours que nous avons remarqués que nos morts disparaissaient dès qu'ils rentraient dans les bois, aussi j'ai envoyé mes hommes inspecter les environs...Et tous me rapportent la même chose, quelque chose à tisser une énorme toile là-dedans.
-D'accord, et donc, tu es sûr que Darion a posé sa marque sur le tisseur?
-Certain, nos assombris sont catégoriques.
-Bien, bien, bien. Vire tes hommes, je vais à la rencontre de notre visiteur.
-Ça pourrait être dangereux monsieur, vous ne voulez pas d'accompagnement?"
Morgar poussa un beuglement qui fit sursauté l'auteur des précédentes paroles.
"-Je suis toujours accompagné mon cher."
Puis, sans autre cérémonie, Carl descendit la colline en direction de la forêt, précédé par son dragon garde du corps.
Il fallut bien peu de temps au duo pour trouver le repère de la bête, l'écailleux compagnon du nécromant ouvrant la marche, ce dernier n'eut a peine le temps d'entrer dans la forêt que déjà ses pattes se retrouvaient empêtrées dans le piège qu'ils cherchaient. Agacé par l'impressionnante solidité de la soie, Morgar se tourna vers son maître en grognant, implorant l'aide du nécromant du regard. Chose qui ne tarda pas à arriver, l'épée de flamme du Squelette se révélant particulièrement efficace contre ce genre de piège..Après avoir fini de dégager son ami, Carl se releva, manquant par la même occasion de glisser dans la boue et de tomber la tête la première dans la toile, puis balaya la zone du regard. Où diable se trouvait l'imbécile d'éclaireur envoyé par Teretchenko? Le trop plein de fougère, de ronces et autres saletés d'orties l'empêchaient de discerner quoique ce soit dans cette fichue toile, aussi opta-t-il pour une autre approche :
"-La bestiole propriétaire de cette toile est priée de se montrer, j'aimerais discuter ! Accessoirement, si cette dernière pouvait par la même occasion éviter de bouffer l'éclaireur, ça m'arrangerait, merci."
Ceci dit, Carl vint se poser sur le dos de Morgar, occupé a nettoyer ses pattes avant.

_________________
Vivre en côtoyant la mort, dormir avec elle, rêver d'elle, manipuler ses enfants...C'est plus qu'un simple don, c'est de l'art. -Carl Sorince au sujet de lui-même.

Un être aux longs cheveux, au rire sardonique et aux dents de scie. Un véritable démon, le maître des morts. Celui dont j'aurais la tête. -Slade Lion-Noir au sujet de Carl Sorince.

Je peux vous parler de l'ombre si vous voulez, de sa puissance infernale, de son pouvoir colossal, de l'admiration que j'ai ressentie lorsqu'il a sectionné le torse de mon capitaine comme si c'était un simple morceau de papier ! Mais par pitié, par pitié...Ne me demandez pas de décrire Le Squelette et ses expériences... -Un soldat traumatisé au sujet de Carl Sorince.

Ahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahah !!! -Carl Sorince au sujet d'approximativement tout.

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Nephila Edulis

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MessageSujet: Re: Tomber sur un os [Carl Sorince]   Mer 9 Avr 2014 - 14:56


Un craquement s’éleva à travers la végétation suivit d'un bruit de succion. Les doigts sales, la jeune femme décortiquait ce qui s'apparentait à un tibia, raclant le moindre morceau de chair avec ferveur.   D'un revers de la main, elle essuya le sang qui coulait le long de son menton. Alors que la créature se léchait goulûment les doigts elle ressentit quelque chose d'inhabituelle, fronçant les sourcils elle fit abstraction de cette alerte et continua sa toilette.
Ces quelques mois de captivité avaient laissé plus de traces qu'elle ne l'avait imaginé, à commencer par cet état de maigreur dans lequel elle se trouvait. La bouche pleine, elle mastiquait bruyamment son dîner, ses bouchées étaient petites et le simple fait d'ingérer ce repas lui tordait l'estomac qui n'y était plus préparé. Il lui fallait faire des pauses régulières pour ne pas risquer la mort. Enfin, ses chevilles portaient encore la marque des fers qui l'avaient maintenus prisonnière.

-La bestiole propriétaire de cette toile est priée de se montrer, j'aimerais discuter ! Accessoirement, si cette dernière pouvait par la même occasion éviter de bouffer l'éclaireur, ça m'arrangerait, merci

Sans tressaillir, l'araignée porta une oreille attentive à cette voix masculine qui osait la déranger.

-Voilà des exigences bien contrariantes de la part d'un homme qui pénètre mon territoire sans y être invité, hmmmmm.

La jeune fille hésita, puis du bout de ses doigts crochus tira sur un fil bien particulier, élément central de sa construction. Nichée au cœur d'un épais cocon de soie, elle lui dévoila sa position, entrouvrant une petite porte sur son monde. Sans prendre la peine de se retournait elle resta assise là en tailleur.
Ayant récurer son os avec minutie, elle le lança par dessus son épaule. Ce dernier alla atterrir aux pieds du nécromancien, un avertissement en réponse à ses demandes. Groggy, elle se releva non sans mal avant de prendre appuie sur sa toile, dévoilant un homme étendu sur le sol de sa tanière.

-J'ai bien peur que cela ne soit plus possible...

Lui faisant face, elle avait du mal à rester droite. Sa prestance semblait l'avoir quitté le jour de son arrestation. Famélique, elle observa l'être qui venait de la déranger.

-Même pas de quoi se remplir une dent creuse...Lança t-elle à son sujet.

Lui aussi paraissait tout droit sorti de prison, ou plutôt d'un asile au vue de sa monture. L’impressionnante bête semblait la fixer, ou bien était ce sa peur qu'il lui fit cette impression. Une chose était certaine l'animal n'était pas vivant et ressemblait à ses congénères qu'elle avait démembré. Comprenant bien vite ce qui se tramait dans cette foret, elle se mit à rigoler.

-AHAHAHAHA c'était à vous toutes ces ….choses... ?

Un pied posé sur la cage thoracique de l'éclaireur, elle tendit sa main droite en direction de l'inconnu. Celui-ci semblait toléré par l'étrange créature qui ne cessait d'observer son maître. Une forme de soumission indigne pour tout animal aux yeux de l'araignée.

-Tenez !

D'un impulsion, elle éjecta hors de son repère l'homme qui retomba lourdement sur le sol humide de la foret. La malheureux avait perdu ses deux bras ce qui pouvait se révéler quelque peu handicapant pour un éclaireur, encore fallait il qu'il survive à ses blessures. Le sourire aux lèvres, elle l'entendit gémir de douleur.

-Discutons....
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MessageSujet: Re: Tomber sur un os [Carl Sorince]   Sam 12 Avr 2014 - 17:04

"-Voilà des exigences bien contrariantes de la part d'un homme qui pénètre mon territoire sans y être invité, hmmmmm."

Carl haussa un sourcil, croisa les bras et observa le cocon de toile à quelques mètres de lui s'ouvrir pour dévoiler son contenu...Décevant. Il n'y avait là aucune gargantuesque araignée aux chélicères dégoulinantes de venins, juste une pauvre petite femelle humaine assise en tailleur aux airs de crève-la-faim. Au moins, elle avait le don de tisser, ce qui était une chose intéressante...Il était aussi possible qu'elle puisse se transformer en fier représentante de la famille des arachnides...Hm...Si c'était le cas, sa dissection pourrait se révéler particulièrement intéressante. Oh, non, pas une dissection...Plutôt une vivisection, oui, voilà qui serait nettement plus approprié...Encore que, si c'était une servante de l'ombre, le fait de la réduire en bouillie ne manquerait pas de faire jaser à coeur-ébène... L'atterrissage de ce qui semblait être un os dans la boue à ses pieds le sortit de ses délicieuses réflexions. Se penchant pour inspecter le détritus rudement bien nettoyé, Carl comprit vite d'où ce dernier provenait...Aussi s'empressa-t-il de se pincer l'arête du nez lorsque finalement la tisseuse de toile se tourna vers lui en déclarant :

"-J'ai bien peur que cela ne soit plus possible..."

Teretchenko allait devoir recruter du nouveau personnel...Se fendant d'un large sourire, le nécromancien retourna s'asseoir sur son garde du corps écailleux en écoutant la demoiselle faire des commentaires sur sa corpulence inexistante, chose plutôt comique vu qu'elle même semblait autant détester la nourriture que l'eau. Puis il sourcilla sévèrement en constatant que le fait qu'il soit nécromant la fasse rire, et finalement secoua la tête d'un air insatisfait lorsque la tisseuse jeta les restes de l'éclaireur sur le sol humide. Dépourvu de bras, le pauvret, face contre terre, se plaignait en faisant des bulles dans la boue, position fort peu gracieuse. Aussi Carl s'empressa de mettre fin à sa honte en plantant son épée entre ses deux omoplates.

"-Ne jamais faire confiance au petit personnel..."Grinça le nécromant en levant les yeux au ciel tout en tournant la lame de son arme dans la chair dudit petit personnel. Constatant que le repas était servi, Morgar se leva pour aller béqueter une partie du pauvret tandis que son maître rangeait l'outil de sa mort dans son fourreau. "Bon, avant toute chose, je tiens à vous corriger : Je ne suis pas..." Il mima le ton de la demoiselle en grimaçant : "Un homme qui pénètre dans votre territoire sans y être invité." Reprenant sa voix normale, toute aussi pleine de condescendance que celle de la jeune fille, le nécromant reprit : "Je suis l'homme possédant cette forêt, ainsi que le village d'à coté, ainsi que le manoir d'à coté, ainsi que l'armée de cadavres d'à cotés. Et VOUS êtes entrés dans MON territoire sans y être autorisée. Hm?"

Sans se débarrasser de son sourire mesquin, le double-centenaire posa son regard sur les mains plus que singulières de son "invitée". Ça, c'était très intéressant...Ses souvenirs se bousculèrent un instant, quelques discussions auxquelles sa propre personne avait participé des années auparavant lui revinrent en tête, puis il les chassa et ricana, observant Morgar fixer la demoiselle en grognant. Bien, son dragon ne voulait pas la réduire en charpie, c'était un bon point, même si de toute façon, rien n'était plus facile que de deviner l'alignement d'une jeune fille cannibale à la peau marquée par la captivité. Toussotant en brûlant d'un coup d'épée un fil de soie pendant au-dessus de lui, le nécromant reprit :

"-Bref, on me nomme Carl Sorince, Le Squelette, dangereux malade, arrogant psychopathe et, plus récemment, monsieur ou même sire. Je suis le propriétaire du manoir haute-roche, et l'un des deux dirigeants de l'ordre du crépuscule." Constatant que la demoiselle avait tiqué à cette dernière précision, il ajouta en souriant d'avantage : "L'ordre du crépuscule ne vous est clairement pas inconnu, n'est-ce pas? Alors, comment connaissez-vous mon collègue et ami, Darion? Vous lui avez échappé, trahi? A-t-il perdu le contrôle de votre personne? S'affaiblirait-il? Ou alors n'êtes vous qu'une de ses créations inutiles parcourant ces terres sans le moindre but? Répondez vite s'il-vous-plait, j'aimerais savoir si je peux vous tuer ou non."

Satisfait par ses propres dires, l'auteur des précédentes paroles croisa les bras, attendant avec impatience la réponse de l'interrogée en ricanant, comme à son habitude.

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MessageSujet: Re: Tomber sur un os [Carl Sorince]   Mer 23 Avr 2014 - 14:53


La créature se contorsionnait pour apercevoir le dragon du haut de son cocon, son cou formait un angle particulièrement dangereux quand le nécromancien reprit la parole. Les yeux exorbités, elle eu un mouvement de recul lorsqu'il lui confia son appartenance. Tout se bouscula dans son esprit encore embué par les événements, ses dents s'entrechoquèrent dans un affreux cliquetis appelant à la vengeance. La présence de cet homme ne pouvait être une coïncidence, il venait très certainement la narguer voire la tuer pour s'être enfuit. Se sentant prise au piège, l'araignée adopta une position de replis, alors que son corps se couvrait de chitine. La matière noire, courait le long de ses bras pales comme une deuxième peau. Tel un funambule, elle avançait sans aucune protection répondant au propriétaire des lieux avec précaution.

-Rien de tout cela...Disons que d'autres personnes m'ont mis la main dessus...

La jeune fille désigna les marques autour de ses chevilles.

-Il n'est pas bon dans ce monde de se montrer très différente...

Pouvait-elle lui dire la vérité alors qu'il envisageait déjà de mettre fin à ses jours ? A tâtons, la créature continua sur cette lancée.

-D'ailleurs comment peux tu t'exposer aux humains sous ce jour... ?

Son visage encore immaculé fut cerné par son armure qu'elle stoppa net à l'orée de ses lèvres afin de continuer à dialoguer à visage découvert.

-L'ombre m'a exposé précipitant ma chute, je me serai bien gardée de l'approcher. Il a ruiné le nom des Edulis, par sa faute...ma faute....je...ne sais...je...mon père...

Le processus prenait fin et la moindre parcelle de chair fut engloutit sous une épaisse carapace.

-Qu'importe ce que tu souhaites Sorince, mon nom ne peut perdurer alors qu'il est entaché.

Sa voix n'avait plus rien de féminin, crissant sous son masque de chitine. Décidant de prendre les devants avant qu'il ne le fasse, l'araignée sortit de sa tannière atterrissant un genoux à terre devant l'immense bête domestiquée par le nécromancien. Une fumée nauséabonde s'échappait de ses larges narines, un mélange de souffre et de pourriture.

-Le meurtre de mon père ne peut rester impuni.

Ses yeux clairs le fixaient sans tressaillir, prête à en découdre s'il mettait ses menaces à exécutions.
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MessageSujet: Re: Tomber sur un os [Carl Sorince]   Dim 27 Avr 2014 - 22:52

"-...Il a ruiné le nom des Edulis, par sa faute...ma faute....je...ne sais...je...mon père..."

Carl écarquilla les yeux. Edulis. Edulis...Edulis? Ce nom, il l'avait déjà entendu. N'écoutant pas le reste du sermont de l'étrange créature de chitine ayant remplacée la famélique demoiselle dévoreuse d'éclaireur, le nécromant se mit a fouiller dans le terrifiant chaos qu'était son esprit. Edulis. Cela faisait combien de temps que ce nom n'était pas parvenu a ses oreilles? Un an? Dix ans? Cent ans? A l'époque, Carl avait aidé les révolutionnaire en échange de...Oui, en échange de quoi? Qu'importe, ce n'était pas ça le sujet...Mais oui...Oui, c'était lors de la révolution, lorsque ce bon roi Hendenmark était monté au pouvoir. Un Edulis l'avait côtoyé, avant que ce dernier ne devienne une cape blanche. Boucher sanguinaire, vaniteux au possible...Lucius...Oui...C'était son nom. Un grand gars, qui le dépassait facilement de deux têtes, aussi froid qu'efficace, toujours partant pour un raid, un massacre, n'importe quoi entrainant la mort d'adversaires quelconques. Si ses souvenirs étaient bons, il avait une femme...Laura? Non, Lara ! Et...Une fille. Qu'étrangement, il ne voulait pas lui montrer. Son sourire réapparut à la commissure de ses lèvres...Puis s'élargit...Alors...Darion avait fait mourir ce vieux Lucius? Un soubresaut parcourut le corps du nécromant, puis un autre, et encore un autre...Et finalement, ce dernier laissa éclater sa joie en sombrant dans un long fou-rire. Alors que son maître hilare terrorisait le peu de créature vivantes étant encore dans ces bois à grand renfort de malsains gloussements, Morgar vint se placer entre lui et son interlocutrice en grognant d'un air mauvais.
Puis, durant deux longues minutes, la demoiselle et le dragon attendirent que le chevelu aborde le sujet de discussion d'un ton plus sérieux :

"-Lucius est mort hein? Hm, il aura suivit le roi jusqu'au bout alors." Cracha le nécromant, les sourcils froncés."Ce qui est frustrant là-dedans, c'est d'apprendre que Darion y soit pour quelque chose..." Tournant le dos à l'étrange bête de chitine, il se dirigea vers la sortie de la forêt. "Soit, je ne te tuerais pas, par contre tu vas venir avec moi." Carl marqua une pause, le silence s'installa aussitôt, il stoppa sa marche. "A moins que tu ne préfère moisir ici, ou encore m'attaquer...Dans ce dernier cas, sache que Morgar peux broyer un homme en armure lourde d'un coup de mâchoire et que...Mes hommes brûleront cette forêt et tout leurs habitants pour retrouver ma carcasse, si jamais je ne reviens pas." Réprimant un nouveau ricanement, il reprit sa route en marmonnant : "Il est vrai que, du coup, ça ne te laisse pas des masses de possibilités, d'autant que si je te vois encore dans ma forêt demain, j'oublierais sans doute ton appartenance à la famille des Edulis et laisserais mes hommes utiliser ton corps comme fosse sceptique."

Une dizaine de minutes plus tard, deux formes longilignes entraient dans la charrette d'ébène du squelette tandis qu'un zombie dépourvu de bras errait à l'orée de la forêt.
Alors que Carl s'étirait en mettant ses pieds sur la banquette face à lui, manquant par la même occasion de mettre un coup de bottes dans la mâchoire de la dernière représentante de la famille Edulis, le cocher Walter siffla, réveillant ainsi les deux chevaux morts-vivants tirant le véhicule qui se mirent en marche sans attendre en direction du manoir. Morgar sauta sur le toit puis s'allongea, provoquant un bouquant monstrueux qui ne manqua pas d'attirer l'attention de la tisseuse.

"-Y'a pas assez de place pour lui à l'intérieur, du coup il fait tout les voyages sur le toit..." Un grondement se fit aussitôt entendre, Carl ricana : "Je l'informe, je ne me moque pas, rabat-joie !"

Morgar se tut. Reprenant son sérieux, enfin plus ou moins, le nécromant redirigea son attention sur la jeune femme en haussant un sourcil. Hé bien, on ne pouvait pas vraiment dire que cette gamine avait beaucoup de points communs physiques avec ses parents... Certes, elle disposait du même regard suffisant que son père...Mais...Ce dernier n'avait ô grand jamais tissé de toile ou dévoré les bras d'un homme, non, c'était plutôt lui, l'expert dans le domaine du cannibalisme à l'époque...Hm...Et Lara non plus n'avait jamais eut ce genre de capacités, non, elle n'était qu'une faible humaine, même pas fichue de survivre à une simple maladie. Son sourire s'étira lorsqu'il repensa à la date d'enterrement de cette dernière, quel dommage d'avoir loupé cette splendide occasion de revoir de vieux amis. Une secousse plus forte que les autres le sortit de ses pensées, craquant ses doigts, le nécromant déclara d'un ton sans-gêne :

"-Bien, bien, bien. Alors, ton nom c'est...Mephila ! C'est ça?!" Sans prendre le temps d'écouter la réponse, il enchaina : "Bien sûr que c'est ça ! Dans une trentaine de minutes, nous serons au manoir, mon manoir. En attendant, j'aimerais que tu me racontes comment et pourquoi Darion à "ruiné le nom des Edulis", parce que, franchement, tu vois, ça m'intéresse beaucoup, le connaissant j'aurais plutôt dit qu'il l'aurait fait "sombré", mais après tout, les ruines c'est son truc aussi, ahah... Bref, raconte-moi tout, c'est toujours intéressant lorsqu'un ami en tue un autre...Oh, et ta mère, comment elle va? Toujours morte?"

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MessageSujet: Re: Tomber sur un os [Carl Sorince]   Lun 12 Mai 2014 - 18:26

Une main tendue vers l'étrange dragon qui ne cessait de la fasciner, la jeune fille essayait discrètement d'atteindre la peau écailleuse de la créature, ou du moins ce qu'il en restait. Parvenue à quelques centimètres seulement de son crâne, l'homme balaya tout son travail d'approche d'un éclat de rire. Retirant rapidement ses doigts, Nephila évita de justesse sa terrifiante mâchoire, avant d'échanger quelques regards de défiance avec la bête qui ne se laisserait plus aussi facilement berner.
Loin d'être une contrainte pour la jeune fille, la proposition que lui fit le nécromancien était en soi une délivrance. Sans se poser la moindre question sur ses réelles intentions, elle opina du chef et vint fermer la marche. Silencieuse, elle le suivit comme son ombre jusqu'à la charrette, où elle fut heureuse de retrouver la douceur du monde civilisé. Sans un regard vers la forêt, elle s'engouffra auprès de l'inconnu qui disait avoir connu son père. Cette seule raison était largement suffisante pour qu'elle accepte de l'accompagner, abandonnant ainsi son repère dans l'espoir d'un toit ou d'un repas. Après tout, cela avait fonctionné une première fois avec l'autre représentant de l'ordre.
Le regard dans le vide, elle ne vit même pas la queue de l'énorme bête retomber lourdement le long des vitres crasseuses du carrosse. Rythmant chaque parole de son maître, la créature ne cessait de se mouvoir dans un fracas étourdissant.

-Ce n'était pas ma mère, lui cracha-t-elle d'un air renfrogné.

Elle n'avait plus aucun doute maintenant sur ses origines ni sur son « adoption », et il lui était plus facile d'en parler, même si le souvenir de cette famille, de ce nom, lui était encore bien trop douloureux pour qu'elle ne se sente pas vexée par une telle remarque.
Repoussant les bottes de son interlocuteur du bout des doigts, elle reprit peu à peu son allure humaine.

-Lui non plus d'ailleurs..mais il m'a élevé comme sa fille, m'a donné un nom, une fortune, un avenir et m'a toujours protégé de ce monde....des ignorants qui y habitent...

Les paumes face au ciel, l'araignée semblait découvrir pour la première fois l'armure qui recouvrait ses avants bras. Une étrange matière vit le jour à la naissance de ses poignées, la jeune fille n'avait aucun mal à la contrôler, et alors que son esprit partait en quête de réponses, elle laissa ses doigts matérialiser une faux aux dimensions respectables.

-J'ai séjourné quelques mois plus tôt chez votre confrère, le royaume m'avait envoyée ainsi que ma troupe en reconnaissance. Très vite, nous mirent la main sur l'ombre ou bien était ce lui ? Qu'importe, intrigué par mes talents il me laissa une chance, et me demanda en retour de tuer ce qu'il restait de mes collègues, des crétins...De là les rumeurs allèrent de bon train. Une survivante parmi la faction dépêchée pour déterrer l'ombre, et qui plus est elle semblait avoir changé de bord. Tout alla très vite...ils capturèrent mon père, me demandant de me rendre à Madorass ce que je fis sans hésiter. Ce que je ne savais pas, c'est qu'ils pouvaient me mettre hors d'état de nuire. Je fus jugée coupable de sorcellerie et de trahison condamnée à la peine de mort, mais je ne m'explique toujours pas...Il semblerait que dans ce monde quelqu'un d'autre que mon père, souhaite me voir en vie. Non content de voir mon sang couler, les gardes prirent celui de mon père....
Sans l'ombre mon père serait toujours en vie, sans lui, sans ses délires, jamais ma nature n'aurait été exposée à la face du monde.....


Ayant terminé son histoire, elle posa l'objet éphémère qu'elle venait de confectionner entre elle et l'homme. Walter ne leur laissa pas le temps d'échanger une autre parole, arrivés à destination ils quittèrent le véhicule toujours dominés par l'ombre du dragon.
La bâtisse qui s'étendait devant la jeune femme n'avait rien d'un palace et dans une mou de dépit suivit le maître des lieux. L'intérieur n'avait rien a envié à la façade lugubre du manoir. La peinture défraîchie faisait la pige à l'amas de poussière. Bon nombre de ses sœurs avaient trouvé refuge dans les recoins du hall. Mais sans parler de la décoration qui manquait certainement d'un coup de jeune, tout semblait avoir était laissé aux mains d'un fou. Effectivement, une personne semblait s'être amusée à recouvrir d'un poignard chaque visage qui tapissait une toile. Ce sens de l’esthétisme frappa la jeune femme bien plus habituée aux dorures et autres pampilles. Comprenant que l'esprit qui venait de l'inviter en ces lieux était quelque peu dérangé, l'araignée se fit toute petite aux pieds de l'escalier principal.

-Je rajoute un couvert de plus... ?

Dans son dos, Walter fit son apparition. A l'idée de pouvoir se mettre à table, la jeune femme manqua de baver sur le tapis miteux qui garnissait le sol marbré. Sans se faire prier et oubliant qu'elle était sa place d'invitée, elle suivit précipitamment le valet. Pénétrant dans une salle de réception ou trônait une immense table en chêne, Nephila perdit patience et trépigna sur place.

-Un repas contre un jeu ?

Jetant un regard par dessus son épaule, elle adressa ces derniers mots au nécromancien, espérant susciter sa curiosité.
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MessageSujet: Re: Tomber sur un os [Carl Sorince]   Sam 24 Mai 2014 - 18:40

"-Un repas contre un jeu ?"
Carl cligna des yeux. Etait-ce une vraie question? Si oui, alors, cette petite était fichtrement drôle. Morgar s'assit au coté de son maître pour fixer le majordome, immobile, toujours en attente d'une réponse. Sans un mot, le nécromant analysa le faciès de la demoiselle une nouvelle fois. Sa crainte était palpable, tout comme son impatience et...Sa faim. Elle voulait sans doute du sang et de la chair humaine...Hm, oui, il avait de quoi la nourrir dans ce cas. Quel étrange spécimen que cette araignée adoptée. Ainsi, le mal était en elle, et pas n'importe lequel : Le désir de pouvoir, de puissance, de profit. Le mal le plus humain qui soit...Et qui créait les pires monstres. Oui...Oui...Tout comme son père adoptif. Lucius devait être fier. Carl imaginait parfaitement comment Darion l'avait emmener avec lui dans sa folie. "tu n'es pas humaine, tu es meilleure que ça, et ces types, tu peux les tuer, ce ne sont pas les tiens...tues-les et je t'apprendrais à devenir plus forte". Un faux-compliment, une promesse en l'air...Puis un vrai massacre. Le Squelette aurait tué pour voir la scène de ses propres yeux... En fait...Qu'importe, il voulait voir une scène semblable, alors...
Sans détacher son regard du visage de l'araignée, Carl déclara en souriant :
"-Elle n'aura pas besoin de couverts. Suis-moi, fille de Lucius, tu vas pouvoir jouer."
Walter haussa un sourcil, puis grimpa les escaliers sans demander son reste. Pendant ce temps, son maître, après avoir contourné Morgar, se dirigeait de nouveau vers la lourde double porte d'entrée en bois noir. L'araignée sembla hésiter quelque seconde, puis le suivit...Et le dragon s'étira avant de les rejoindre.
De nouveau dehors, Carl se figea un moment, le temps d'observer le champ de mort qui s'étendait tout autour de sa résidence. Des dizaines de caravanes de cadavres s'enfonçaient dans la boue, certaines, renversées, laissaient leurs contenus nourrir les fourmis et les scarabées assez courageux pour se frayer un chemin ici. Quelques serviteurs, humains, encadrés par d'étrange chimères cadavériques, triaient les corps, à genoux au milieu de ces derniers ou debout sur les bords des caravanes. Les moins endommagés descendaient en bas...Et les autres servaient de nourritures. Telles étaient les directives du maître. Les yeux de vipères de ce dernier, toujours aussi exorbités, se posèrent sur l'escalier de pierre grossièrement taillée, à droite de l'entrée, qui descendait dans les profondeurs obscurs, sous le manoir...Puis il se dirigea d'un pas rapide vers eux en marmonnant.
"-Pas de gestes brusques en bas, les gardes sont très soupe-au-lait...Même chose pour les serviteurs."
Morgar dépassa la demoiselle, puis son maître, en trottinant, descendit les marches quatre à quatre, avant de finalement disparaître dans les ténèbres. Carl l'observa faire en souriant, puis se tourna vers la dernière des Edulis :
"-Les femmes d'abord."
En réponse, elle le fixa d'un air hautain, et descendit à son tour.
La descente fut longue. En grande partie à cause de la pauvre petite araignée, qui commença a ralentir l'allure à la deux-centième marches, lorsqu'un pauvre type visiblement malmené par une quelconque bestiole, plus bas, fit part de sa douleur à ses proches en hurlant si fort que sa voix porta jusqu'aux trio en pleine descente. Fort heureusement, le cris fut vite stoppé par le grognement agacé d'un garde, qui, comble de bonheur, fut bien moins bruyant que le pauvre type lorsqu'il massacra ce dernier à coup de fouet.
"-Avance jeune fille, concentre toi seulement sur ta progression...Cela t'évitera d'imaginer ce qui à bien pu se passer." Cracha-t-il, le sourire aux lèvres.
Elle s'exécuta. Et pendant cinq longues minutes, le trio se contenta de progresser silencieusement dans le noir, en tentant de ne pas glisser sur les marches trop humides de l'escalier. Carl ne reprit la parole qu'une fois enfin arrivé à destination, alors qu'il posait sa main sur la poignée de la porte en bois noire, rongée par les termites, qui leurs barrait la route.
"-Bienvenue dans mon bureau."
Ils entrèrent. La faible lueur de deux lanternes, attachées sur l'une des poutres du plafond, les accueillit...Il leurs fallut bien entendu plusieurs seconde pour s'adapter à ce nouveau niveau de luminosité. Mais lorsque ce fut chose faite, les yeux exorbités de la demoiselle détaillèrent avec horreur les cadavres dépecés posés sur des tables d'opérations en pierre, les ribambelles de tripes pendant ici et là telles de sinistres guirlandes et finalement : Les créations presqu'achevées du maitre des lieux. Il y avait là, inertes et assis contre le mur, deux de ces énormes monstres, dotés d'une panse plus que rebondie, transparente et remplie de produits instables. Au-dessus d'eux, le dos transpercé par un énorme crochet, un être vaguement humanoïdes disposant de bras se terminant par des pinces de scorpions géants pendait de droite à gauche, en attente d'être réanimé par son maître... Et dans le coin le moins éclairés de l'énorme pièce, une araignée faisant la taille d'un chien, dont l'abdomen avait été remplacé par une tête de nourrisson à la bouche chargées de canines anormalement longues, était recroquevillé sur elle-même.
"-Le spectacle te plait? Ton père me trouvait très créatif, déjà à l'époque. Oh et désolé pour l'odeur, moi j'y suis habitué mais il paraît que ça fait facilement tourner la tête lorsqu'on ne s'y attend pas..." Court silence, Carl attrapa une lanterne avant de se diriger vers un couloir de terre s'enfonçant toujours plus dans les profondeurs."Enfin, ce n'est pas ça que je voulais te montrer, viens."
Hagarde, elle s'exécuta sans un mot.
Durant dix bonnes minutes, ils passèrent de couloir en couloir, croisant parfois d'étranges choses mortes et vivantes, tel ce minotaure noir ou cette femme serpent sans tête occupés a faire peur aux serviteurs chargés d'élargir certains couloirs à coups de pioches. L'aspect "en construction" était accentué par les chansons aux paroles fortement peu pertinentes que les fossoyeurs chantaient dans le noir tout en continuant a "travailler" à leurs manières, en creusant dans la chair de ceux qui avaient refusé de creuser la terre.
Finalement, Carl fit une halte devant un nouveau couloir, encombré de cellules aux barreaux d'aciers, d'environs deux mètres de larges pour autant de longueur, et déclara :
"-Tu m'as dis que Darion t'avais obligé à tuer tes anciens compagnons. Et tu as précisé qu'ils n'étaient que "des crétins". Alors je me pose la question...Tu as faim, n'est-ce pas?" Il fit un pas entre deux cellules, observa leurs contenus, des formes humaines, tremblantes et recroquevillées dans l'ombre, puis poursuivit son discours :"Je me disais...Tuer des collègues, des hommes d'armes et "des crétins" qui plus est. C'est facile." Continuant a slalomer entre les cellules, il attrapa par la nuque un serviteur vouté portant une sacoche de cuir remplie de trousseau de clés."Mais...Aimes-tu autant le sang des innocents?" Carl s'arrêta devant une cage. Une femme serrait de toutes ses forces le nourrisson dans ses bras...Devant cette dernière, un homme maigre comme un clou se dressait péniblement entre l'entrée de la cage et ses protégés."Cet homme n'est pas un crétin, juste un type un peu trop altruiste qui s'est attiré les foudres des capes blanches en aidant trop de gens trop souvent et qui, suite à cela, à dû fuir dans les plateaux de lunes...Mauvais choix, puisque mes fossoyeurs les ont trouvés lui et toute sa famille."
Le serviteur vouté attrapa l'une des clés dans sa sacoche avant de péniblement soulever cette dernière jusqu'au visage de l'araignée.
"-Leurs corps sont trop frêles pour me servir. Mais assez épais pour te nourrir."
Court silence, coupé par les sanglots de la femme dans la cage. Le sourire du dément s'agrandit au moment où il lâcha ces derniers mots :
"-Bon appétit."

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Vivre en côtoyant la mort, dormir avec elle, rêver d'elle, manipuler ses enfants...C'est plus qu'un simple don, c'est de l'art. -Carl Sorince au sujet de lui-même.

Un être aux longs cheveux, au rire sardonique et aux dents de scie. Un véritable démon, le maître des morts. Celui dont j'aurais la tête. -Slade Lion-Noir au sujet de Carl Sorince.

Je peux vous parler de l'ombre si vous voulez, de sa puissance infernale, de son pouvoir colossal, de l'admiration que j'ai ressentie lorsqu'il a sectionné le torse de mon capitaine comme si c'était un simple morceau de papier ! Mais par pitié, par pitié...Ne me demandez pas de décrire Le Squelette et ses expériences... -Un soldat traumatisé au sujet de Carl Sorince.

Ahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahah !!! -Carl Sorince au sujet d'approximativement tout.

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Dernière édition par Carl Sorince le Mar 27 Mai 2014 - 1:45, édité 1 fois
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Nephila Edulis

La veuve noire

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MessageSujet: Re: Tomber sur un os [Carl Sorince]   Dim 25 Mai 2014 - 14:38


Jetant un dernier regard à la grande table, l'araignée dut camoufler sa déception devant le maître des lieux. L'heure n'était pas au jeu mais au dîner même la lente chute du soleil indiquait qu'il était temps de manger ! Son estomac se tordit dans un affreux spasme qu'elle eu du mal à dissimuler. Une main sur son ventre, elle s’efforçait de l'enfoncer suffisamment pour que cette vive douleur disparaisse, mais c'était peine perdue.
Ne voulant pas froisser son hôte, l'araignée se mit en marche collant ce dernier comme son ombre. Après une petite marche qui ne fit qu'attiser sa faim, les deux comparses arrivèrent devant un escalier de pierre dans lequel s'engouffra Morgar. Tapant du pied, la jeune fille marqua son impatience avant que Carl ne la conviât à descendre. Énorme erreur pour ce dernier, l'étiquette voulait que l'homme devance une femme dans une telle situation en cas de chute. Regardant le drôle de spectacle qui se tramait devant le manoir, la jeune fille n'osa faire aucune remarque sur ce geste et se contenta de suivre le dragon en haussant un sourcil condescendant.
La descente fut aussi longue que pénible pour la créature qui s'arrêta net à la suite d'un hurlement. Cherchant une quelconque réponse auprès du nécromancien, elle n’eut droit qu'à un sourire malsain qui cachait certainement une dose de jouissance à la voir ainsi s’inquiéter. Reprenant leur petite balade, la jeune fille commença à émettre des doutes quant à son sens de l'hospitalité. Décidément ses bras avaient le chic pour l'emmener de coup fourré en coup fourré et celui-ci puait atrocement ! Une main devant le nez, l'araignée manqua de vomir au terminus de l'escalier, heureusement pour elle sa panse était vide. La poursuite de la visite se fit le nez pincé se moquant maintenant de contrarier son hôte. Malgré le subterfuge, les effluves de pourriture lui parvenaient encore, mais loin de l'odeur c'était la vision la plus ignoble qu'elle eu à voir. Dans cette pièce voûtée s'entassait sans aucune organisation un tas de cadavres surveillé par des hommes. Une chose était certaine ce bureau ne comportait aucun secrétaire, le nécromancien ne devait pas s'adonner à l'écriture. Non, il semblait avoir un goût quelque peu atypique pour la science. Étaient ce des monstres...des démons...Ou bien des expériences ayant mal tournées... ? Un frisson parcouru son échine au fur et à mesure qu'ils s'enfonçaient dans les ténèbres. Paralysée par la peur, l'araignée se stoppa devant le corps d'une de ses sœurs. Mutilée l'araignée n'avait plus rien de noble, affublée d'une tête de bébé, cette vision fendit le cœur de la jeune femme. Les poings serrés dans ses poches, elle du se contrôler pour ne pas laisser déferler sa haine. Cet homme était capable du pire, et son invitation n'avait rien d'une escapade champêtre. Peut être voulait-il terminer ce monstre avec ses bras... ? Chassant cette idée de son esprit, elle suivit le guide à travers un immense couloir. Jamais elle n'avait osé imaginer qu'un homme soit capable, à lui tout seul, d'un tel chantier. Évitant soigneusement d'approcher un quelconque cadavre, elle ne lâchait plus le nécromancien des yeux craignant qu'il ne l'attire dans un guet-apens.
Enfin, la petite troupe fit halte devant une cellule où se terrait dans le froid et l'humidité un jeune couple. Une clef pendue devant le nez, la jeune fille comprit où il venait en venir. Dans un long soupire, elle attrapa la petite clef.

-Décidément vous êtes bien du même bord que Darion.

La porte grinça et le chambranles tremblèrent quand elle s'engouffra à l'intérieur.

-Ne...ne bougez pas...ne faites pas de mal à ma femme ni à mon enfant...je vous en prie laissez en vie...ils n'ont rien fait...prenez moi, mais laissez en dehors de ça ma famille...mademoiselle...

-Soit !

L'homme était épuisé par ces conditions de détention et tenait à peine sur ses jambes. Il n'y avait là aucun challenge. Son bras passa à travers son ventre famélique sans rencontrer aucun obstacle. Les hurlements que poussèrent sa jeune épouse ne firent qu'augmenter son appétit. Ne laissant qu'un trou à la place de son estomac, l'homme tomba aux pieds de sa femme avant de convulser. La jeune veuve éplorée regardait son mari se vidait de ses organes qui s'affaissaient mollement sur le sol froid de la cellule.

-Je ne tue pas les femmes.....

D'un regard acerbe envers le nécromancien, la créature se dirigea calmement auprès de la jeune femme recroquevillée dans l'angle de la cellule. En sanglot, l'inconnue tenait fermement dans ses bras un nourrisson qui arborait étrangement un sourire innocent.

-Naaaa...naaa....n'approchez pas..

Doucement, Nephila s'approcha avant de poser une main réconfortante -bien qu'ensanglantée- sur l'épaule de la jeune veuve. Perplexe devant cette femme qui venait de tuer son mari, l'humaine hésita quelques secondes sur la marche à suivre puis devant le visage empathique de l'araignée elle consentit à se lever comme le souhaitait cette dernière.
Intrigué par ces bras peu communs, le poupon s'empressa d'agripper l'index de la jeune fille qui fut touchée par ce geste enfantin. Alors que deux femmes se faisaient face, Nephila arbora un sourire bien veillant avant de se pencher vers le bébé. De grands yeux noisettes, des joues roses et de petites lèvres qui ne cessaient de babillaient des sons enfantins. Ce fut ces dernières qu'elle décida d'embrasser, d'un baiser un peu trop appuyé pour une inconnue. Quelques secondes suffirent pour que le doigt de l'enfant lâche le sien avant de pendre lamentablement devant la face ahurie de sa mère.

-Qu'avez vous fait …. ? Mon bébé...mon tout petit...il...il..il ne bouge plus...que lui avait vous fait sorcière ?

La rage d'une mère était comparable à celle d'une tigresse lorsqu'on touchait au fruit de ses entrailles et déjà le feu qui dansait dans ses prunelles faisait d'elle une dangereuse adversaire. Comprenant qu'elle venait d'être roulée par l'araignée, la jeune femme recula avant de la griffer au coin de l’œil droit. Ce brusque changement de tempérament ravissait la jeune pimbêche qui passa tout de même une main en reconnaissance sur son visage de porcelaine. La garce avait manqué de l'éborgner, retroussant ses manches la créature attrapa la fermière par le cou la plaquant contre le mur de la prison. Sous l'impacte l'inconnue perdit l'équilibre, heureusement pour elle la jeune bourgeoise fut assez prompte pour rattraper le nourrisson avant qu'il ne touche le sol. Le bébé dans un bras, sa mère maintenue à l'aide de son autre main, la créature se retourna vers Carl.

-.....Sauf quand elles deviennent agressives !

La force contenue dans ses bras était spectaculaire, mais pas assez pour décapiter un être vivant d'un claquement de doigt. Virant au rouge puis au bleu, elle étrangla cette femme sous la pression d'une seule main. Quand elle fut enfin morte, l'araignée la lâcha avant de reporter son attention sur le nourrisson. Le petit souffrait encore de la paralysie de son poison. Cet enfant était parfait, nuls pleurs, nuls mouvements...juste le calme...

-Saviez vous qu'un enfant privé de sa mère...peut développer d'étranges capacités ?

Tout en berçant l'enfant, l'araignée se mit à travailler sur la confection d'un doux cocon.

-Effectivement, si vous interdisez à une mère de répondre aux cris de sa progéniture mais si vous la laissait cependant à portée de vue du bambin....ce dernier en grandissant sera....autiste...comme disent ces scientifiques.

Le fin visage de porcelaine qu'elle arborait en temps normal n'avait plus rien d'humain fendu d'un sourire qui dévoilait l'intégralité de sa dentition. L'image de cette femme berçant tendrement un nourrisson avait quelque chose de malsain d'autant plus que la soie continuait lentement son œuvre ne laissant bientôt aucune ouverture au cocon.

-Cette chose....cette bête s'appelle bien Morgar.. ?

A l'entente de son prénom le dragon releva la tête et accouru vers les deux protagonistes.

-Comment faites vous cela...est il en permanence relié à votre magie... ?

Le petit cocon toujours au creux de ses bras, la jeune fille referma son poing sur lui même.

-Ou bien est ce l'histoire d'une seule fois ? Vous écoute-t-il ?

Un goutte de sang perla le long des bandelettes de soie avant d'être rejointe par une autre. Toujours bien décidée à approcher l'immense créature, la jeune fille s'avança vers lui le bras tendu. Morgar piétina à son approche ne voulant certainement pas qu'elle aille plus loin, mais c'était sans compter sur l'offrande que lui fuit l'araignée. Sans geste brusque, elle fit rouler le cocon ensanglanté à ses pieds.

-Une friandise rien de plus....

Regardant une dernière fois son maître, le dragon ne fit qu'une bouchée de cette croquette délicieusement fourrée ravissant la jeune fille qui espérait ainsi pouvoir l'approcher un jour. Faisant volt face, elle se dirigea vers son hôte.

-Le repas étant servit à moi de vous présentez mon jeu...et MES règles.

Arrivée à la hauteur du nécromancien, elle continua sa route et se rendit auprès des corps sans vie des fermiers. Délaissant totalement le cadavre de la jeune femme, elle se jeta sur celui de son mari. Un pied sur la cage thoracique de ce dernier, elle attrapa son bras droit puis s'aidant de cet appui improvisé commença à vouloir l'arracher. Quand les ligaments lâchèrent ainsi que la peau, la jeune femme se retrouva sur les fesses. Époussetant sa tenue, elle se releva pour faire face à l'homme squelettique puis lui tint ce discours.

-Maintenant que vous avez vu ce que vous vous vouliez voir....maintenant que je peux me repaître..Je vous propose mes services...Se reprenant aussi tôt elle rajouta...Mes bras sont à votre entière disposition, je ferai ce que vous vous voudrez si vous m'aidez à venger mon père. Je n'ai plus aucun appui sur Madorass, le roi est mort et je suis recherchée...mais avec vous ! Oui avec vous, il serait si facile de tuer ceux qui ont fait ça à mon père !!!

Commençant par peler le bras du pauvre malheureux, elle prit la parole une dernière fois.

-Plus d'expérience sur mes consœurs...je ne tolérai pas que mes sœurs soient l'objet de créations expérimentales..
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Carl Sorince

Grand lâche - Le Squelette

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Histoire de Personnage : Je ne me souviens plus de mon histoire...A vrai dire je ne sais même plus quel âge j'ai...Ma mémoire me fait défaut de plus en plus souvent en ce moment...Quel dommage.

MessageSujet: Re: Tomber sur un os [Carl Sorince]   Mer 4 Juin 2014 - 22:59

"-Plus d'expérience sur mes consœurs...je ne tolérai pas que mes sœurs soient l'objet de créations expérimentales.."

L'intéressé aurait bien élargit son sourire encore une fois...Mais malheureusement, ce dernier avait déjà atteint sa taille maximale. Le Squelette passa sa langue sur ses dents un peu trop aiguisées, l'écorchant volontairement pour goûter à son propre sang, affamé qu'il était devant ce spectacle fascinant...Puis il éclata de rire. Un rire hystérique, malsain... Couvrant les grondements de son dragon, occupé à laper sur le sol le jus rougeâtre s'étant échappé de sa friandise lorsque ses canines étaient venus déchirer sa tendre chaire. Occultant les bruits métalliques des dizaines de trousseaux de clés que portait le serviteur effrayé par l'apparente crise de folie de son maître. Des soubresauts presqu'inhumain parcouraient le corps rachitique du nécromant tandis que des postillons composés de bave et de sang s'échappaient de sa bouche cauchemardesque. Les cris alentours cessèrent, l'entièreté des occupants des couloirs adjacents écoutèrent en silence la malsaine manifestation de joie de celui qu'on appelait "le maître". A la cinquième minute de rire ininterrompu, les yeux de vipères de ce dernier laissaient quelques larmes de joies couvrirent ses joues creuses et rejoindre les gouttes de sueur s'y étant déjà posée. A la dixième minute, l'araignée affichait un sourire gêné, fixant sans trop comprendre l'hilare personnage se tordre de rire sans la moindre explication rationnelle...Tout en sachant que la rationalité n'avait nullement sa place en ces lieux.
A la treizième minutes, il se stoppa enfin, essuya son visage humide, lécha ses lèvres sèches, recouvrant ces dernières de son propre sang...Et déclara d'un ton enjoué :
"-Bienvenue dans l'ordre du crépuscule."
Sans aucun autre mot, le nécromant entra dans la cellule, bousculant son invitée par la même occasion d'un coup d'épaule, pour s'accroupir aux cotés du corps de la jeune femme massacrée par l'araignée. Passant sa main sur le visage figé de la pauvre âme, il s'amusa pendant quelques instants a jouer avec ses globes oculaires, appuyant légèrement sur ces derniers, les faisant tourner à droite, à gauche, en haut...En bas...Une fois lassé, il les arracha de leurs orbites d'un coups de dents et les goba.
"-J'ai bien peur de ne pouvoir accéder à ta dernière requête, je n'ai...Malheureusement pour nos prisonniers, aucunes limites autres que mon imagination. Et je ne désire aucunement innover en m'en imposant ne serait-ce qu'une seule." Le nécromant se redressa en s'essuyant la bouche. "Pour ce qui est de cette demande de "vengeance", aucun soucis, dans l'ordre, nous aidons les notre...Je ne te demanderais pas de prêter serment à l'Ombre et au Squelette. Je ne te demanderais pas de jurer que tu ne vivras a partir de cet instant que pour le chaos...Et d'une parce que je déteste ce genre de stupidités grandiloquentes, de deux parce que nous avons, enfin surtout moi, des choses bien plus intéressantes à faire. Le temps viendra où tu devras faire comme tout le monde et prêter serment mais... Pas maintenant." Continua Carl en retournant aux cotés de Morgar, ce dernier ayant visiblement terminé son repas."Soit, nous éviscèrerons ceux qui ont tués ton père, ça sera ma manière de lui dire au revoir, ahah. Mais nous le ferons demain. D'abord, je vais dormir. Fais comme bon te semble, si tu souhaite une chambre, tu n'as qu'à demander à Walter...Il doit être en haut, en train de superviser je ne sais quoi ou de dormir..."Un hurlement venant d'une salle voisine lui coupa la parole, aussitôt, ce qui semblait être le son produit par un fouet lacérant la peau se fit entendre. Le cri cessa, le nécromant ricana, puis s'éclipsa, sans un mot, laissant la demoiselle seul avec ses différents encas.

***

Walter était assis sur sa vieille chaise grinçante. Celle qui était à coté de ce bureau au bois noir, posé dans un coin du hall d'entrée... Couvert de poussières ou de divers livres aux pages rongés par l'humidité ambiante et la vermine, ce dernier n'avait pas bonne mine. Les yeux fermés et la tête en arrière, son propriétaire toujours modéré se reposait en souriant. Il appréciait ces longs moments d'ennuis que ce travail lui conférait. Certes, suivre "Monsieur" Sorince partout ou presque était un travail parfois difficile, mais étrangement, bien moins que la plupart de ses anciens emploi. Certes, ce boulot nécessitait un certain détachement, pour ne pas dire un manque d'empathie flagrant, mais...Ressentir des émotions n'avait, d'aussi loin qu'il se souvenait, jamais été sa tasse de thé.
En parlant de thé, Walter ouvrit un œil, tendis la main vers la tasse posée sur le bureau et but son contenu d'une traite, réprimant tout de même une grimace sur la fin. Se brûler la gorge n'était définitivement pas une activité appréciable. Voilà qui lui apprendra à être trop presser. Un bruit de porte qui grince le tira de ses regrets de consommation. Instantanément, il se redressa, ouvrit les yeux et manda de son habituel ton neutre :
"-Tout va comme vous voulez monsieur?"
L'intéressé épousseta sa chemise tachée de boue et de sang avant de répondre :
"-Parfaitement mon cher, parfaitement.
-Avez-vous besoin de moi?" Enchaîna-t-il, sans bouger de sa chaise.
"-Pas pour l'instant. Je vais dormir vois-tu.
-Bien." Le majordome reprit sa position, croisa les bras et ferma les yeux, sans faire attention au monologue de son employeur montant les marches menant à l'étage supérieur. Malheureusement, son repos fut de nouveau interrompu, cette fois par un moustique particulièrement virulent ayant décidé de virevolter à proximité de ses oreilles. Pendant une dizaines d'interminables secondes, Walter resta immobile, imperturbable, jusqu'à ce que finalement l'agaçant insecte daigne se poser quelque part -en l'occurrence sur le lien de lin maintenant en place sa queue-de-cheval - puis, finalement, s'autorisa a hausser son sourcil gauche. L'instant d'après, deux parties de moustique, parfaitement égales, s'écrasaient sur le sol froid du manoir.
Franchement, qui, à part ces damnées bêtes, osaient ainsi l'importuner lui. Quelle mauvaise éducation. En silence, il passa sa main gantée dans ses cheveux noirs de jais et reprit sa sieste en attente d'un ordre quelconque.

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Un être aux longs cheveux, au rire sardonique et aux dents de scie. Un véritable démon, le maître des morts. Celui dont j'aurais la tête. -Slade Lion-Noir au sujet de Carl Sorince.

Je peux vous parler de l'ombre si vous voulez, de sa puissance infernale, de son pouvoir colossal, de l'admiration que j'ai ressentie lorsqu'il a sectionné le torse de mon capitaine comme si c'était un simple morceau de papier ! Mais par pitié, par pitié...Ne me demandez pas de décrire Le Squelette et ses expériences... -Un soldat traumatisé au sujet de Carl Sorince.

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MessageSujet: Re: Tomber sur un os [Carl Sorince]   Ven 13 Juin 2014 - 17:56


Laissée pour compte au milieu des cellules, son hôte s'était retiré dans ses appartements lui promettant tout de même de venger son père. Encore sous le joug la colère, l'araignée n'en revenait toujours pas qu'il n'ait pas accédé à sa demande. Les poings serrés, elle du se faire souffrance en repassant devant l'ignoble créature aux allures d'arachnide. Parvenue dans le hall, la jeune fille se remémora les dernières paroles du nécromancien et grimpa timidement les quelques marches qui la séparaient du premier étage. Mal à l'aise, elle avançait sur la pointe des pieds craignant d'être surprise en ces lieux. Prenant finalement son courage à deux mains et après avoir essuyé les restes de son dernier repas, elle osa frapper à la porte du majordome, du moins elle espérait que cela soit la bonne. Après un court instant de silence quasi royal, la porte s'ouvrit sur le visage pale du serviteur. L'air renfrogné, il la dévisagea sans pour autant desserrer les lèvres attendant certainement qu'elle lui explique la raison de sa visite. Reprenant du poil de la bête, la petite précieuse occulta l'aspect sinistre du personnage pour le traiter comme le simple domestique qu'il était. Sans lui adresser une quelconque marque de sympathie et d'une voix froide elle le pria de lui trouver une chambre convenable ce qui s'annonçait rudement difficile..Traversant tout deux le long couloir, il la mena à bon port et lui trouva une chambre avec une vue splendide sur une fosse à ciel ouvert, une façon comme une autre de lui témoigner ses sentiments..La jeune fille eu tout juste le temps de découvrir le pot aux roses, que l'homme s'en retourner déjà dans ses appartements.
Clouant la porte au double tour, l'araignée fit rapidement le tour de la petite pièce constatant l'étendu des dégâts : poussière, murs décrépis et voisinage quelque peu morbide. Faisant fi de tout cela, elle s'allongea tout de même, les bras croisés et le nez rivé vers le plafond. Non, il n'avait rien de grandiose, mais cette position lui permettait de réfléchir et c'est ce qu'elle fit durant toute la nuit ne trouvant son sommeil que le temps d'une courte pause.

Les yeux grands ouverts et ornés de magnifiques cernes, elle attendait assise sur la dernière marche du grand escalier que le maître daigne se lever. Son plan était parfaitement réglé, et cela dans les moindres détails : ils voyageraient de jour avant de s'introduire dans la capitale à la tombée de la nuit. Depuis la mort du roi, les contrôles aux portes de la ville s'était renforcé avec l'agitation des rebelles..c'était là le seul problème. Une fois chose faite, ils n'auraient plus qu'à retrouver le corps de son père si tant est qu'il ne l'ait pas brûlé avec l’épidémie de peste. Toutes ces données étaient bancales, mais cela valait tout de même le coup d'essayer.  Le reste ne serait qu'une partie de plaisir qu'elle laisserait au nécromancien.
Sursautant sous le grincement strident du parquet, la jeune fille se retourna pour voir une silhouette filiforme descendre les escaliers. Sans se soucier de l'heure matinale et de l'étiquette, elle se releva brusquement et empêcha le propriétaire de ce manoir d'aller plus loin l’assommant déjà sous un flot interrompu de paroles.  

-Il ne faut pas tarder !!! Madorass n'est pas tout prêt...il nous faudra prévoir de quoi faire la route...une carriole...un VRAI cheval, insista-t-elle, afin de passer les controles en toute discrétion, prendre Morgar serait du suicide, il est trop imposant, trop gros, trop mort ! Je sais exactement comment agir quand nous aurons passer les murailles de la ville, le plus dur sera de le retrouver...après je compte sur vous, sur votre magie...oui oui ça sera parfait !

Les yeux fixes, elle parlait sans s’arrêter prise de passion pour son récit, excitée comme une gamine qui ne pouvait plus tenir en place.

-OH j'oubliais !

Tirant un paquet derrière elle, elle le jeta à ses pieds

-Pour la déco !

Sous l'effet de l'excitation, l'araignée avait tissé des mètres de napperons tout plus ridicules les un que les autres, qui s'échappaient maintenant du sac dans lesquels elle les avait entreposé.
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