''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Au détour d'un arbre [PV Zyl'hote]

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Nariwen Tauron

Lumière Solitaire ternie par les humains

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Race : Elfe
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Fiche de Personnage : Ca c'est moi !

Histoire de Personnage : RP en cours :

RP terminés :

MessageSujet: Au détour d'un arbre [PV Zyl'hote]   Ven 28 Nov 2014 - 8:26

J'ouvris les yeux, papillonnant un peu sur ma couche et pas encore prête à me lever. Il est vrai que j'avais vagabondé tard hier soir, et passer la journée à courir en forêt, en particulier pour chasser, et faire des aller et retours entre chez moi et la jungle, c'était plutôt épuisant. Mais j’aimais cette vie sauvage et libre que j'avais. Bien sur, parfois on se sentait un peu seule. Mais je m'arrangeais dans ces cas là pour rejoindre une meute de loups et je passais quelques jours avec eux. Je n'avais aucunement à me plaindre. La guerre et le chaos avaient largement bousculé Feleth ces dernières années, et j'avais réussi à éviter d'entrer dans ce combat. Après tout, ce n'était pas le mien, c'était celui de ces pathétiques humains. A tous les coups, c'était encore retombé sur la Nature.

Il était grand temps maintenant de me lever. Je m'habillais et fis un tour de mon antre. Hum... Il me manquait quelques plantes, et quelques potions aussi. Bon bien sur, c'était des potions basiques, je n'étais pas alchimiste ! Je me contentais de réaliser quelques petites soupes  à caractère vaguement magique et qui m'aidaient bien parfois. Toujours est-il que je devais retourner en foret pour me trouver ces plantes et ces ingrédients. Bon, je n'avais pas besoin de pousser jusqu'à la jungle, il suffisait que j'aille voir du côté des sentiers, je trouverais bien ce qu'il me faudrait. Je m'arrêtais, m'étirais telle un félin qui sortait de sa sieste et sortit. J'inspirais un grand coup une fois dehors. La journée allait être belle et ensoleillée.

Quelques minutes plus tard, je me faufilais entre les branchages. Les humains marchaient dans les bois, moi je volais, sautais et courrais. Pathétiques... Enfin bref, je n'allais pas encore râler toute la journée ! Tant que je n'en croisais pas un, tout irais bien. Je me stoppais et analysait les odeurs environnantes. Bien ! Pas d'humains en vue... Enfin au nez... Je souris, contente d'avoir une journée au calme, et repris ma course. Je repris mon chemin et refis de même un peu plus loin, cherchant cette fois ci les odeurs des plantes que je devais cueillir. Ah, justement en voilà une tout près, sur ma gauche...

Sans prendre garde ni faire attention, je bondis sur le minuscule sentier qui était a côté. C'était un sentier peu usité, aussi je ne pensais pas trouvé un quelconque humanoïde ici. Erreur... J'atérris presque sur un homme immense (ou en tant qu'elfe, je suis petite par rapport aux autres espèces). Enfin homme... Il n'avait rien d'un humain, mon nez ne m'avait pas trompé. Grand, fin, il avait une apparence quelque peu hétéroclite. La peau blanche, vraiment blanche, un vêtement ne recouvrant que le bas de son corps, toujours aussi blanc et des marques, différentes marques foncées ça et là. Mais je ne détaillais pas plus l'homme en question, mon regard étant irrémédiablement attiré par ses yeux turquoises irréels. Et tandis que je cherchais à en savoir plus sur sa personnalité, essayant de lire dans ses yeux, on pouvait lire mes propres interrogations dans les miens.

*Pas humain... Démon ? J'espère pas... Hum... Je devrais quand même me renseigner sur tous les humanoïdes qui trainent par ici... Dangereux ou non... Hum à voir...*

Et pourtant, j'étais totalement calme et détendu. J'avais mon arc et mes deux dagues, et en forêt j'étais sur d'avoir l'avantage... normalement...
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Zyl'hote Veophobia

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MessageSujet: Re: Au détour d'un arbre [PV Zyl'hote]   Ven 28 Nov 2014 - 18:43

Mes pas devaient me mener à Venill. Aussi sur que le soleil ne peut être interrompu dans sa course, ma longue existence devait trouver un regain de vie dans la cité sur le fleuve. Le chemin du renouveau serpentait entre les troncs de l'inextricable forêt des Amanites. Alors que mes pieds nus foulaient silencieusement un sentier oublié de tous, je me laissais envahir par l'envahissante présence des plantes. Tout autour de moi tourbillonnait l'essence de la vie, partout l'air transportait les murmures des arbres, et sans cesse résonnait le chant des fleurs. Il n'existait pas de plus beau lieu en ce monde... Et au coeur de cette ouragan végétal, battait un coeur, fort et agile. Ce n'était pas un animal, mais je sentais au plus profond de mon être que la forêt aimait, respectait et chérissait ce coeur battant. Je fermai doucement mes yeux, plongeant plus avant dans ce tourbillon, m'imprégnant plus encore de la vie. Les feuilles me soufflèrent la vérité. Une femme, aux oreilles en pointes et aux mains douces et aimantes. Elle avait protégé les arbres à plusieurs reprises et semblait vivre en harmonie dans ces lieux. Un sourire se dessina sur mes lèvres et je soulevai mes paupières, me dévoilant la vue de cette dryade. La petite elfe avait un visage fin, au creux duquel luisaient ses yeux comme deux perles bleutées, ses cheveux cascadant sur ses épaules. Elle mêla son regard au mien et je compris presque aussitôt qu'elle m'examinait. Et elle n'arrivait pas à savoir ce que j'étais, ce que je pensais. Du coin de l’œil je vit qu'elle était armée, et que ses mouvements, en plus d'être gracieux et agiles, étaient en tout point mesurés. Si je devais réagir de façon suspecte, nul doute qu'elle attaquerait. Je fis un pas en avant et, plaçant une main sur ma poitrine, je m'inclina en un salut formel. Alors ma voix vint briser le silence :

- Et dire que je croyais ce chemin oublié de tous... Dis moi, protectrice des bois, quel âge as-tu ?

La jeune femme ne répondit pas tout de suite, continuant de me jauger en silence. Je crus apercevoir une lueur d'hésitation dans ses prunelles aussi j'ouvris mes mains, paumes vers le haut, et laissa libre cours à ma magie créatrice. Un bourgeon prit pied entre mes doigts, se développant à une vitesse hallucinante, pour finalement devenir une épaisse liane fleurie. La plante s'enroula tout autour de moi, rampant à la manière d'un serpent. Mais elle ne me voulait aucun mal, elle était mon enfant après tout. Je continua alors, de cette voix calme et assurée :

- Je suis né dans les bras d'un cadavre mais j'incarne la vie. Mon nom est Zyl'hote Veophobia, buveur de sève et liche végétale.
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Nariwen Tauron

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MessageSujet: Re: Au détour d'un arbre [PV Zyl'hote]   Ven 28 Nov 2014 - 19:45

L'homme... enfin, la personne qui me faisait face ne tarda pas à réagir, calmement, posément. Tout en lui me semblait remplis d'une zénitude absolue. Il avança d'un pas, me salua. Bien que son attitude générale et que son regard me rassurent, je me méfiais encore. Je me méfiais de l'eau qui dort plus que tout, et je savais que le plus paisible des Lacs contenait surement le plus grand démons des eaux. Je me contentais donc de continuer à observer l'individu sans bouger d'un cil.

- Et dire que je croyais ce chemin oublié de tous... Dis moi, protectrice des bois, quel âge as-tu ?


Je ne répondis pas tout de suite. Après tout je ne savais toujours pas à quelle bestiole j'avais à faire. Bon d'accord, la façon qu'il avait de me décrire était pour l'instant aimable, mais bon, c'était aussi assez banal non ? C'était bien connu, la forêt et les elfes, ça fait généralement bons copains. Je continuais à observer celui qui me faisais face, quand il fit une chose étrange. Les paumes vers le ciel, il créa quelque chose. Et ce quelque chose me fascina : il s'agissait d'une longue plante grimpante, une sorte de liane ornée de magnifiques fleurs. Ma méfiance fondit, et mon regard ne se fit que fascination. La Nature était pour moi tout et surtout la seule chose qui me restait maintenant que je vivais loin des elfes. Alors dans mon esprit c'est vrai que quelqu'un de lié à la Nature ne pouvait être une menace pour moi. Peut-être qu'un jour, je regretterais cette pensée...

- Je suis né dans les bras d'un cadavre mais j'incarne la vie. Mon nom est Zyl'hote Veophobia, buveur de sève et liche végétale.

Sa voix s'éleva et malgré sa douceur, cela me tira de ma fascination et j'inspirais un peu. Je repris un certain sérieux et le regarda de nouveau lui. Bon, je n'allais quand même pas jouer les mur de pierres et de silence non plus... Je m'inclinais légèrement à mon tour, penchant la tête en avant et la remontant doucement. Un sourire assuré vint s'accrocher à mes lèvres et ma voix s'éleva.


"- Je suis Nariwen Tauron, simple elfe. Et mes 167 ans dans ses bois peuvent te dire que c'est elle qui me protège."


Et c'était plus que vrai. La Nature était mon ange gardien, ma plus grande Protectrice. Et ces fichus humains... Ma haine remonta un peu et mon regard se remplit un instant de flamme. Je détournais alors le regard, fermant les yeux un instant. Je ne voulais pas montrer cela à ma nouvelle connaissance. Une elfe colérique c'est... Dangereux... Toujours est-il qu'en rouvrant les yeux, j’aperçus une des plantes que je cherchais. Sans me préoccuper d'avantage de Zyl'hote, je m'accroupis à côté de la plante. L'effleurant de mes doigts, je cherchais la branche la plus vieille du buisson et sortis ma dague blanche. Je la réservais pour les plantes non toxiques, tandis que sa sœur s'occupait de cette autre besogne. Je coupais d'un coup sec et rapide la branche puis rangeait l'arme. Je sentis un instant une des fleurs et rangeais la plante délicatement dans ma sacoche. Me relevant, je sentis le besoin de me justifier :
"Certains créent, d'autres exploitent. Mais je vous promets que l'avenir de ce bout d'être sera des plus noble."

Mon sourire était maintenant apaisé et j'étais totalement calme. Mon côté lumineux d'elfe avait repris le dessus. Pour combien de temps ? Bonne question...
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MessageSujet: Re: Au détour d'un arbre [PV Zyl'hote]   Mar 2 Déc 2014 - 9:37

-Certains créent, d'autres exploitent. Mais je vous promets que l'avenir de ce bout d'être sera des plus noble.
- La nature est la disposition de ceux qui la respectent.

Son regard avait changé, je ne lisais plus une once de colère, seulement un profond dévouement pour cette forêt, et une légère pointe d'admiration, peut-être à mon égard. Je l'enviai quelque peu. Sa vie me rappelait cruellement la vie que j'avais mené, il y a bien longtemps, au plus profond de la jungle. Une vie simple parmi les miens, une vie sans souffrance... Une vie qui avait pris fin avec une violence inouïe. Et cette fois encore les cadavres avaient constitués le théâtre de ma renaissance. Cette jeune femme vivait toujours au coeur de la forêt, alors que moi je l'avais quitté, poussé par cette sinistre quête de l'immortalité. Mon regard s'attarda sur mes doigts qui jadis avaient été de chair et d'os. Mais qui désormais étaient emplis de feuilles et ronces. Une quête sinistre oui, mais dont le résultat s'était avéré magistral ! J'effleurai l'écorce d'un arbre et m'imprégna de ses "souvenirs". Cette forêt était très ancienne, et certains chênes étaient si vieux que l'on pourrait se demander s'ils n'étaient pas nés en même temps que ce monde-ci. Je rompis le contact et secouait la tête : quelle impolitesse de ma part.

- Je suis désolé... Les arbres me parlent et il m'est parfois difficile de les ignorer.

Elle ouvrit la bouche pour répondre, mais n'en fit rien, interrompue par un bruit dans les sous-bois. Un bruit trop inhabituel, qui ne pouvait pas évoquer un bruit animal. Ce son était violent agressif... Des pas rapide, qui ne se souciaient pas de ce qu'ils piétinaient. Un masque de haine apparut sur le visage de Nariwen et sa main courut jusqu'à son arc, qu'elle serra si fort que ses jointures en devinrent blanches. Je fermai les yeux un court instant, juste le temps d'interroger la forêt. Et ce que je vis m'emplit d'une rage folle. Les arbres souffraient, dévoré par leur plus grand ennemi. Un feu ravageait la forêt, et les hommes qui en étaient la source fuyaient la zone. Je me doutais qu'ils n'avaient pas volontairement voulu tuer mes frères. Mais je ne pouvais certainement pas les pardonner ! Je ne perdis pas un instant de plus, et m'élançais en direction des flammes. Alors que je courais entre les troncs, je me demandai ce qu'il était advenu de Nariwen...
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Nariwen Tauron

Lumière Solitaire ternie par les humains

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MessageSujet: Re: Au détour d'un arbre [PV Zyl'hote]   Mar 2 Déc 2014 - 17:08

 La nature est la disposition de ceux qui la respectent. 

J'inclinais de nouveau la tête, montrant mon accord. Nos regards se croisèrent un instant et je  compris que chacun de nous essayait de comprendre un peu plus l'autre. Puis, les pensées de Zyl'hote semblèrent s'éloigner. J'avais quelque part envie de m’effacer et de partir discrètement comme j'en avait l'habitude, mais c'était la première fois que je rencontrais ce genre de créature et j'avais envie d'en savoir un peu plus. Mon regard ne se détachait pas de lui, tandis qu'il touchait de sa main un arbre. Je ne savais pas ce qui se passait dans sa tête, je n'étais télékinesiste... Heureusement !

 Je suis désolé... Les arbres me parlent et il m'est parfois difficile de les ignorer.

Alors que j'allais répondre, un bruit léger mais bien présent parvint à mes oreilles sensibles. Je fermais les yeux pour mieux entendre, mais c'est mon nez qui répondit en premier. Les Hommes... Immédiatement,t une haine immense m'envahit et ma main rejoint mon arme favorite. Saleté d'humains... Sans attendre une seconde de plus, je sautais entre les branches de l'arbre le plus proche et entamait une course effrénée. C'est alors que je sentis l'odeur du feu. En plus de ma haine, j'avais une raison supplémentaire de tuer ces humains. Je n'allais certainement pas m'en priver. 

Dès que je vis une ombre d'humains entre les branches, je tirais ma première flèche. Sans m'en rendre compte, j'ajustais la trajectoire par ma maîtrise du vent. Sans m'arrêter une seconde, je tirais ne deuxième flèche au moment même où le premier humain tombait à terre. Deux, trois, quatre... Je ne me serais pas arrêter de ci-tôt si un bruit n'avait pas attirer mon attention. Là au cœur des flammes, une biche était prise au piège. Je la connaissais bien, je l'avais croisée plusieurs fois et épargnée, car elle portait la vie en elle. Il était hors de question que les humains la conduise à sa perte. 

Ni une ni deux, je me jetais dans les flammes. Qu'importe la chaleur, les brûlures, qu'importe la douleur. Je rejoignais rapidement l'endroit où la biche, paniquait, tournait en rond. Je m'approchais et plongeait mes yeux en elle. Elle me reconnu et se colla à moi. Je me rendis compte à ce moment qu'elle s'était réfugiée près d'une rivière. Je pris un tissus dans ma sacoche et lui bandait les yeux, pour éviter qu'elle ne panique. Puis, à l'aide de l'anse de ma sacoche que je passais autour de son cou, je la menais dans le cours d'eau. 

Une fois prête, je sentis le vent. Ainsi, je savais vers où l'incendie se propageait et je pouvais aller dans l'autre sens... Et je me mis à marche, la biche a mes côtés. Qu'importe la chaleur, les brûlures, qu'importe la douleur.... Au bout de vingt longues minutes, nous furent en sécurité. Les poumons remplit de fumée, je déglutis péniblement en remontant sur la berge. J'enlevais le bandeau des yeux de la biche et nous tombions d'épuisement l'une à côté de l'autre. 

J'avais la tête qui tournait et le souffle saccadé, la douleur commençant à monter de mes bras et de mes jambes agressées par le feu. Qu'était devenu Zyl'hote ? Je ne m'en préoccupais pas... Je ne m'en souvenais même pas...
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Zyl'hote Veophobia

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MessageSujet: Re: Au détour d'un arbre [PV Zyl'hote]   Ven 5 Déc 2014 - 12:32

Je marquais un temps de pause, devant la source de l'incendie, estomaqué. J'avais commis une erreur de jugement, ce feu ne pouvait pas découler d'une simple erreur, il était beaucoup trop vorace et étendu ! Un puissant pyromane était à l'oeuvre, et ces flammes étaient magiques... La douleur me terrassa et je dus poser un genoux et une main à terre. J'étais si lié à cette forêt que je ressentais à quelle point elle souffrait... C'était intolérable. Une colère noire, abyssale, prit possession de mon corps et je me relevai. Le rideau orangé crépitait avec violence, une fumée noire emplissait l'air. Je n'avais plus de poumons, elle ne me menaçait pas... Mais de voir que c'était sous cette forme que de vénérables arbres quittaient ce monde me mettait hors de moi. Mes yeux semblaient avoir redoublé d'éclat, alors que la magie irriguait abondamment mes bras. Je n'essayai même pas de contenir l'incendie : tant que je ne trouverais pas la source magique du brasier, je ne pourrais rien y faire. Je craignais pour mon corps, mais je me forçai à courir entre les flammes, sentant des langues de chaleurs m'enveloppait avec une envie de meurtre palpable. Soudain je la vis. Là, entre les racines calcinés d'un vieux chêne, qui avait vécu bien plus longtemps que moi. Il était malade, mais ce n'était pas comme ça qu'il aurait du partir... Cet arbre - ce frère - n'était désormais rien de plus que le foyer d'un feu magique aux intentions purement néfastes.
Niché au pied de l'arbre, une salamandre enroulée sur elle même. Un démon mineur, mais qui exerçait une maîtrise exceptionnelle sur le feu... Lorsque je tentais de m'en approcher, les flammes qui l'enveloppaient redoublèrent d'intensité et elle se réveilla, passant en position d'attaque. Elle avait beau ne mesurer qu'une trentaine de centimètres, elle était d'une rare dangerosité, comme pouvait en témoigner le carnage ambiant. C'est alors que je vis que ses chairs étaient putréfiés, et que son corps était transpercé de pieux métalliques, enfoncés si profondément dans son corps qu'on les voyait à peine. Ainsi cette créature incarnait tout ce que je détestais au plus haut point... Le feu et la mort. Je fis appel à toute la magie possible, puisant dans le sol et la forêt elle même, avant de projeter une sphère d'eau dans la direction de la salamandre. Agile, elle bondit sur le côté, et cracha un torrent de flammes sur moi, que je ne parvins qu'à éviter in extremis. D'un mouvement de bras, je fis jaillir des ronces de terre, qui s'enroulèrent aussitôt sur le petit monstre. Elles furent carbonisées presque instantanément mais, elles avaient fait leur oeuvre. Immobilisée pendant un court instant, la salamandre cadavérique reçut de plein fouet une bulle aqueuse, qui l'engloba. Mais loin de mourir, les flammes continuèrent de brûler même sous l'eau. Je créai alors un dôme de boue solidifiée autour, pour que l'eau ne puisse pas retomber et garde le démon de feu prisonnier. Je consolidai le tout avec de solides et épaisses racines. La salamandre ne pourrait pas sortir, et son pouvoir était affaibli. Mais je ne pouvais pas la tuer.

Fatigué par ce déploiement de magie, je regardai autour de moi. Les flammes étaient moins virulentes, puisque la magie ne les alimentait plus. Mais l'incendie continuerait se propager si rien n'était fait. Je tentais d'invoquer la pluie, mais c'était futile, jamais je ne pourrais couvrir toute la zone qui était en train de brûler... Mon regard s'attarda quelques instants sur les nuages gris, lourds, qui parcouraient le ciel. Il allait pleuvoir dans quelques jours. Peut-être que si j'arrivais à affaiblir un peu plus le feu la nature parviendrait à le tuer définitivement... Je fermai les yeux et inspira un bon coup. Je sentais l'énergie positive des bois me régénérer lentement. Puis je me mis à arpenter ce coin de la forêt, projetant des lances aqueuses sur les arbres qui agonisaient lentement. Je ne pouvais guère faire mieux pour le moment. Soudain je repensais à la rencontre que j'avais faite un peu plus tôt. Il fallait que je l'informe de la situation ! Après avoir brièvement interrogé les plantes encore en vie, je pus déterminer de manière plutôt grossière sa position, et je me mis en chemin. Je la découvris allongé tout contre un biche enceinte, sur les berges d'une rivière. Elle ouvrit les yeux en m'entendant approcher et, avant qu'elle ne puisse ouvrir la bouche je lâchais :
- La forêt est en danger. Un puissant pyromancien est à l'oeuvre...
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MessageSujet: Re: Au détour d'un arbre [PV Zyl'hote]   

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Au détour d'un arbre [PV Zyl'hote]

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