''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Au nom du mal... [Dernière partie de l'Aube sanguine / Solo]

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Darion Sombrelame

Régent du Crépuscule | L'Ombre

________________

Darion Sombrelame
________________


Race : Demi-démon : Ombre humaine
Classe : Éclat-d'ombre
Métier : Chef de l'Ordre du Crépuscule ( L'Ombre )
Croyances : Nuit étenelle
Groupe : L'Ordre du crépuscule

Âge : 25 ans (physiquement)

Messages : 179

Fiche de Personnage : Juste derrière toi...


Au nom du mal... [Dernière partie de l'Aube sanguine / Solo] _
MessageSujet: Au nom du mal... [Dernière partie de l'Aube sanguine / Solo]   Au nom du mal... [Dernière partie de l'Aube sanguine / Solo] EmptyLun 30 Mai 2016 - 20:11

Plusieurs mois s'étaient écoulés depuis les événements de l'Aube sanguine... Plusieurs lunes étaient passées dans le ciel étoilé de Feleth...

" ... Et lorsque l'éclipse sanguinaire poindra... Les ombres trembleront... "

Une rumeur... Aussi folle que surprenante, s'était mise à circuler dans les terres les plus éloignées du fief crépusculaire. Une rumeur, subtile et qui se plaisait à disparaître lorsque les chevaliers assombris patrouillaient, mais une rumeur vivace. La disparition de l'Ombre.

" ... Au centre de ce soleil noir, s'éveillera l'épée du néant, esprit dévoreur de mondes... "

Pourtant, chaque fois qu'un sbire du crépuscule se faisait capturer, chaque fois qu'il se retrouvait à l'agoni, dans une situation où le mensonge ne pouvait exister... L'individu persistait. Le régent du Crépuscule veillait toujours sur les siens. Et lorsque sa colère s'éveillera, il dévorera ceux qui oseront se dresser sur sa route.

" ... Flammes crépusculaires, ailes faites de fumée, de son souffle une nouvelle terre sera formée... "


Conrad soupira longuement en refermant le grimoire qu'il était en train de lire. Le paladin, accompagné par quelques membres de l'église du Solstice, avait entamé la lecture des textes impies appartement à la secte mystérieuse s'opposant à l'Ordre du Crépuscule. Des fous contre d'autres fous. Voila ce que l'homme aux yeux d'argents pensait. Depuis qu'il avait rejoint sa petite bande d'inquisiteurs, et qu'il s'était aventuré sur les terres "dominées par l'Ordre du Crépuscule", le paladin n'avait cessé de se questionner sur le côté mystique qui entourait l'organisation crépusculaire. Ses membres étaient tous mus par une foie aveugle envers leurs dirigeants, bien plus que ne pouvaient l'être les plus fanatiques de l'église du Solstice, mais pourtant... Conrad doutait. Il doutait de la légitimité des légendes qu'on lui avait raconté. De cet homme changé en démon capable de rayer une ville d'un claquement de doigt, de ce démon camouflé en homme capable de ranimer des cités entières à la vie tout en soumettant ses créatures abjectes à sa volonté. De ce cauchemar envahissant le cœur de tous les faibles osant profaner les terres sombres, et enfin de ce géant de foudre et de lave, titan au service de l'Ombre et du Squelette, menant une cabale aussi redoutable qu'une colère divine elle même. Tous ces mythes n'étaient pour lui qu'une manière intelligente de régner sans faille sur les peuples les plus faibles de Feleth. Sans parler du fait que cette religion, profondément ancrée dans le cœur de ceux qui vénéraient le crépuscule, permettait une main d'oeuvre inépuisable, et des combattants redoutables. On disait, parmi les rumeurs, qu'un assombri valait au moins dix hommes au combat. Si Conrad de son expérience avait pu s'apercevoir d'une véracité relative à ce propos, il ne pouvait enlever le fait que les partisans de la secte restaient aussi dangereux qu'un soldat d'élite, même les deux bras coupés.

Quittant la tente dans laquelle il se trouvait, le paladin observa le village qui se trouvait en contrebas de la position que l'inquisition avait choisi pour analyser la situation. Enfin, il était assez amusant que les membres accompagnant le jeune homme se qualifie encore d'inquisition, vu le nombre de fois où ils avaient désobéis aux ordres de leur chef suprême et grand maître, officiellement car c'était Solstice qui s'était adressé directement à eux. La vérité? La plupart des joyeux lurons se trouvant autour de Conrad étaient des personnes ayant vécu des traumatismes surnaturels, ou bien ayant partiellement perdu la raison en observant ce que Solstice, justement, réservait comme sort à ceux qui se détournaient de sa voie. Le soleil entamait alors son ascension, et les oiseaux commençaient à chanter gaiement, tandis que le village s'éveillait peu à peu. D'ici, il était impossible de deviner que ce petit hameau paisible appartenait à l'Ordre. A vrai dire, seules les bannières présentes sur les fortifications de fortunes montraient la faction "protégeant" les villageois. La mâchoire du paladin se resserra jusqu'à ce qu'une douleur vive ne le force à se détendre. Il lui était impensable qu'on ose faire passer cette bande de profonds malades pour des hommes bons. L’oppression des chefs de l'Ordre était réelle, et bien que certains rapports officiels démontraient que bon nombres de peuplades considéraient la secte comme une organisation divine veillant sur eux, Conrad était certain au fond de lui qu'il n'en était rien, et que seuls le pouvoir et la violence intéressaient l'Ombre et le Squelette.

Cependant, le jeune homme n'était pas fou, et il y a de ça quelques mois, jamais il n'aurait osé s'en prendre à cette force, certes composée de personnes complètement folles, qui semblait invincible. Les exploits de Béolan l'avaient prouvés, lorsque l'Ordre passait à l'action, les choses devenaient affreuses. Alors, pourquoi décider de s'attaquer à cette montagne immuable? Et bien, les événements de la fameuse Aube sanguine, avaient changé la donne. Tout était parti d'un seigneur, une fois l'attaque de l'Aube réalisée, qui avait refusé un traité d'alliance avec les forces crépusculaires. Au refus du nain engraissé qui dominait la cité, tous s'attendaient à une fin atroce, menée par la cabale et l'Exécuteur de l'Ombre. Cependant, même si une fin atroce avait effectivement rencontré les habitants de ce bourg malchanceux, ce n'était pas la cabale qui était venue, mais des troupes de l'Ordre, et des revenants, menés par quelques nécromanciens zélés. La punition n'avait pas été instantanée, et avait laissé assez de temps à la moitié de la ville de fuir la cité, et d'ainsi survivre à l'attaque. Cette historie s'était répandue comme le feu rongeant la forêt, et quelques jours plus tard, un autre seigneur, possédant plus grande armée, refusa également. A nouveau, l'Ombre ne se montra point. C'est ce qui avait motivé Conrad, cette possibilité, certes infime, que l'un des deux régents ait disparu, ou soit peut être mort. L'Ordre restait cependant la plus grande menace que la paladin ait pu observer, et il était plus qu'évident qu'il frappait peu à peu dans un nid de frelons, risquant l'éveil de ces derniers à tout instant.

Deux villages, avaient ainsi été "purgés" des suivants de l'Ordre, le zèle improbable des partisans crépusculaires ne marquant visiblement pas toujours l'entièreté de la population, les gardes et personnels religieux étant pourtant toujours du côté de la secte. Ce petit hameau allait être le troisième à bénéficier de la libération du Solstice, et Conrad avait hâte de pouvoir de nouveau croiser le fer avec certains guerriers du crépuscule. Une bonne heure passa ainsi, la petite troupe se préparant peu à peu au combat. Finalement, ils descendirent au zénith vers le village, Conrad à la tête de son équipe.
L'arrivée fut surprenante. Aucun garde, aucune opposition n'attendait les justiciers. Il n'y avait dans le village que des paysans, s'affairant à leurs tâches respectives sans prêter plus attention que cela au groupe venu perturber le calme du hameau. Faisant avancer son cheval au pas, Conrad se rendit compte qu'il retenait sa respiration. Tentant de retrouver son calme, les sens du paladin restaient cependant en alerte constante. Il y avait en cette terre quelque chose de malsain, et le guerrier le sentait. Mais pourtant... Aucune force armée ne s'opposait à eux, et les villageois qui daignaient lever la tête de leurs récoltes leur souriaient et faisaient signe, comme s'ils saluaient de vieux amis.


- Elle est mignonne la petite boulangère, là bas...
- Tobias, reste concentré veux-tu? N'oublie pas que nous sommes en territoire hostile.
- Hostile? Allons Conrad, regarde les... Et puis, elle a tout l'air sauf hostile la petite là... Regarde moi ces beaux yeux d'émeraudes et cette poitrine... Je suis juste qu'elle veut me montrer comment on enfourne par ce coin!
- Tobias!
- Roo, ça va l'ami, tu me connais, je fais toujours attention, pas vrai?
- Il a raison Conrad, tu devrais te détendre un peu, c'est toi qui va déclencher des tensions, à force d'être aussi nerveux.
- Je reste méfiant, Amalia, c'est différent.
- Appelle cela comme tu le désires, mais tu ne profites même pas d'une des rares fois où nous tombons sur un village qui n'est pas rempli de gardes complètement cinglés...

Conrad soupira longuement sous son heaume. Il était inutile de tenter de raisonner ses deux camarades. Même si, dans le fond, ces derniers avaient peut-être raison. Des conflits lointains avaient peut-être forcé les troupes stationnées ici à quitter le village pour participer à l'effort de guerre crépusculaire? Ou bien l'Ordre était seulement arrivé comme les émissaires du Royaume par le passé, et avait "annexé" la ville assurant une grande protection contre une part des revenus produits?

Une silhouette força le paladin à s'arrêter net. Sur la place du village, assis par terre, jouait un enfant, qui semblait être évité par le reste du village. Mettant pied à terre, Conrad se dirigea vers l'enfant, la lame au clair. A quelques mètres de sa position, le paladin fut saisi d'effroi pour la première fois de son existence. Un enfant, d'à peine sept ans, s'était retourné vers lui, le fixant de ses yeux améthystes alors qu'une marque tristement célèbre ornait son front.

- Tu sais.... Mon père s'est beaucoup demandé s'il fallait attendre encore un peu, ou arrêter de jouer... Conrad-de-la-rivière-pourpre.

La poigne du paladin se resserra sur sa lame, alors qu'il avançait d'un pas résolu.

- As-tu seulement réfléchi aux conséquences de tes actes, paladin? T'es-tu seulement demandé si tu n'attaquais pas plus gros poisson que ta petite canne ne pouvait le supporter? Et surtout, surtout... Pensais-tu vraiment, que l'Ombre, était morte?

Cette dernière phrase glaça le sang du paladin, d'autant qu'elle s'était accompagnée d'un cri rauque et particulièrement bruyant, puis des rires de l'enfant.

- TOBIAS!

Sprintant vers l'origine des cris, plusieurs formes ombreuses se dressèrent sur la route de Conrad, le forçant à les balayer grâce à son bouclier ou divers coups de marteau. Chaque forme écrasée lâchait un rire moqueur et enfantin, similaire à celui qu'avait poussé l'enfant plus tôt. Au détour d'une ruelle, le jeune homme aperçut enfin la forme de son ami, avant de s'arrêter net, hurlant face à l'horreur qui lui faisait face. Un corps, séparé en cinq morceaux distincts et étendus au bout de divers pics sombres représentait le dit Tobias. En dessous de cette sculpture macabre, la boulangère qui se trouvait dos au paladin, ricanait tout en buvant le liquide carmin s'écoulant du cadavre au dessus d'elle. Fou de rage, le paladin s'élança, frappant la jeune femme à multiples reprises, lui arrachant des rires tout aussi sinistres que ceux de l'enfant. Lorsque le corps tuméfié s'écroula sur le sol dans son propre sang, Conrad le retourna du bout de son marteau, titubant par la suite en arrière. Le corps écroulé et mis à mal, était celui de son amie.

- Tu ne réfléchis pas. Paladin.

Furieux, le jeune homme se retourna, observant son interlocuteur. L'enfant aux yeux d'améthystes, debout au bout de la ruelle et souriant allègrement, restait pourtant immobile, les mains croisées l'une dans l'autre.

- POURQUOI? VOUS ETES DES MONSTRES! QU'AVEZ-VOUS FAIT?

Un rire sinistre s'échappa de la gorge du garçon.

- Nous? Rien. Tu ne peux t'en vouloir qu'à toi même Conrad, tu es celui ayant chassé l'origine d'un mal que tu ne connais pas. Tu es celui qui a causé leur mort, poursuivant une rumeur stupide, ne te posant même pas la question la plus simple du monde... " Et si... L'Ombre ne faisait que jouer, simplement? "

Les doigts du paladin s'écartèrent, alors qu'il lâchait son arme et tombait à genoux.

- Ce... Ce n'est pas un jeu. Vous êtes des meurtriers...
- Et pourtant... Tu es celui qui porte la mort de son amie sur la conscience, comme elle était celle qui portait la mort de ton cher Tobias sur la sienne. Vous avez choisi un chemin chaotique, et avez rencontré sa nature, sans l'assumer.
- Que... je ne...
- " ... Au centre de ce soleil noir, s'éveillera l'épée du néant, esprit dévoreur de mondes... "

Le regard de Conrad se dirigea vers les cieux, où l'obscurité régnait. Seul était visible un soleil noir, transparaissant dans un voile obscur. Lorsqu'il baissa de nouveau la tête, Conrad remarqua alors qu'il n'était plus dans le petit hameau, mais dans le tout premier village que lui et ses amis avaient voulu "purger". Tout était comme à la fin de leur "brillant assaut" excepté que des rivières de sang s'écoulaient sur le sol, et que l'obscurité régnait dans la zone. Le sang qui coulait, le jeune homme savait qu'il ne s'agissait pas de celui des hommes du crépuscule, mais de celui de ses troupes. Pourquoi n'avait-il pas remarqué plus tôt qu'ils étaient moins nombreux? Pourquoi le fait de n'être qu'une poignée à s'attaquer à la plus grande menace que Feleth rencontrait ne lui avait pas semblé étrange? Pourquoi était-il retenu à quelques centimètres du sol, par divers lianes sombres?

- Vous êtes dans mon esprit depuis votre attaque... Conrad-de-la-rivière-pourpre. Je sais tout de vous, et vous ignorez tout de moi. Vous avez osé attaquer notre ordre, mus par une rumeur que nous avions nous même propagée.
- Je...
- Et pire encore pour vous... Vous étiez une partie de son plan...

Une fumée passa alors entre l'enfant et Conrad, lui glaçant le sang. Tout son corps sembla réagir à ce qui venait de le traverser, et il ressentait de multiples brûlures alors qu'aucun mal ne semblait lui avoir été fait.

- As-tu peur... Conrad?

La fumée repassa devant lui, formant une tornade pendant quelques instants avant de se déplacer de nouveau pour passer dans son dos. La voix éthérée résonna alors dans son esprit.

- Sens-tu ce froid délicieux te parcourir la chair, grignoter tes os et tes muscles, avant de finalement atteindre ton cœur pour l'étreindre dans ce cocon de givre?

L'enfant recula alors, ricanant de plus belle avant qu'un écrin de fumée noire ne le fasse disparaître dans le néant, et que les corps de ses amis ne s'écroulent devant lui, suivis par les têtes tranchés de tous ceux qui les avaient accompagnés. Un cri étouffé s'échappa de la gorge du jeune homme.

- N'aie crainte... Tu survivras. Je t'ai choisi, Conrad.

Tentant de se débattre, le paladin déclencha le rire de cette voix terrifiante, augmentant le stress qu'il éprouvait déjà. Devant lui, la fumée refit son apparition, se solidifiant peu à peu alors que le sol semblait givrer. Une faucille d'un rouge écarlate quitta la fumée pour se planter à quelques centimètres du paladin, retenue par une chaîne qui la tira vers la fumée. Ce fut ensuite une lanterne qui quitta les brumes sombres, suivie par deux bottes, puis les griffes écarlates tenant la chaîne de la faucille et la lanterne. L'instant d'après, la fumée se dissipait, révélant le Régent du Crépuscule. Les yeux de Conrad s'écartèrent, alors qu'il détaillait celui dont il avait tant entendu parler. Il n'avait rien d'un humain...
Une armure détaillée ornait le corps de l'Ombre, jusqu'à ses avants-bras où les gants semblaient avoir fusionnés avec les griffes de leur propriétaire. Au niveau du cou, une fumée crépusculaire s'échappait de l'armure et soulevait un crâne démoniaque dont le front était orné d'une rune d'or. Trois tentacules disparaissant dans les brumes formaient la chevelure du démon. Pour le première fois de sa vie. Conrad pria le Solstice.

Marchant silencieusement sur le sol, l'Ombre s'arrêta à environ un mètre de sa victime, s'empressant de rire face aux prières du paladin. Le fils du régent avait visiblement brisé l'esprit de ce pauvre homme, et Darion n'allait rien arranger. Levant sa paume, la magie corruptrice du souverain crépusculaire se dirigea vers le paladin, pénétrant son corps comme le venin d'un serpent ayant enfin attraper sa proie. Une lueur verte apparut alors dans les yeux de Conrad, qui semblait hébété. Libérant les liens sombres qui l'entravaient un peu plus tôt, Darion fixa le pauvre homme.


- Tu vas marcher vers le Nord. Jusqu'à ce que tes pieds saignent. Lorsqu'ils saigneront, tu marcheras encore, cherchant à atteindre la plus grande ville que tu puisses. Une fois cette dernière atteinte, passe la garde, et va voir le seigneur local. Raconte lui ce que tu as vécu, la mort de tes amis, tout. Sois le héraut de notre Ordre, et lorsque toute la cour de ce pitoyable seigneur t'auras entendu, TUE LE! TUE LE ET TRANCHE TOI LA GORGE! Et qu'au nom du mal... Tous l'apprennent... L'Ordre du Crépuscule dominera ce monde.

Un rire éthéré accompagna la fin de la phrase du régent crépusculaire, alors qu'il disparaissait dans une brume bien plus épaisse qu'auparavant, laissant le voile obscur se rompre en même temps qu'il ne s'en allait. Seul demeurait par la suite Conrad, à genoux, dans un village abandonné. Se relevant avec peine, le paladin entama sa marche vers le Nord doucement, traînant les pieds et son marteau qu'il avait récupéré. Et dans la tête du jeune homme, parmi les centaines de voix qui lui répétaient encore et toujours son futur discours, une seule perçait l'esprit du paladin comme une lame aiguisée.

L'Ombre était toujours présente sur Feleth.
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Au nom du mal... [Dernière partie de l'Aube sanguine / Solo]

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