''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Chapitre un - Partie une - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Fearghas Forrester /Larynda Silentium]

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Fearghas Forrester



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MessageSujet: Chapitre un - Partie une - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Fearghas Forrester /Larynda Silentium]   Mar 24 Juil 2012 - 2:02

La nuit fut courte pour Fearghas car ce dernier avait eu beaucoup de mal à trouver le sommeil. Mais heureusement pour lui, Lola lui avait chanté une berceuse ... Oui oui, une berceuse, mais une berceuse du monde du dessus. Il ne s'agissait plus là d'une simple mélodie mais d'un véritable somnifère ... Passons ! La première chose qu'il fit en se réveillant fut de rédiger l'annonce et de commissionner un homme pour aller la placarder sur le panneau de la place centrale. Elle se tenait en ces quelques mots :

" Archimage cherche compagnon pour une expédition en terrain gelé. Ce dernier devra posséder des compétences de bases aux combats physiques et magiques, devra être en mesure de supporter de rudes conditions climatiques ainsi que la fatigue du voyage. Il devra en outre être en mesure de garder son calme en toute situation mais aussi de savoir rester discret de donc de ne pas poser de questions !

Par ailleurs, des compétences en survie élémentaires ou en premier soins sont aussi conseillées, ce n'est pas obligatoire mais c'est toujours un plus. Le voyage et les dépenses occasionnées seront à ma charge et votre peine sera récompensée à la hauteur de 500 pièces d'Or par jour qui seront vous serons versées dès le retour.

Si vous êtes intéréssé (e) et que vous correspondez à profil recherché, veuillez vous rendre à la tour des mages et demander le professeur Forrester avant vingt-deux heures. Merci de votre attention. "


Certes ce n'était pas la plus élaborée des annonces mais le principal y était résumé. Après tout, si quelqu'un ou quelqu'une était volontaire, il pourrait obtenir plus d'informations en se rendant au lieu indiqué. Mais, dans l'attente des premières visites, l'archimage prit le temps de préparer ses affaires. Il prit donc dans ses sacs une robe longue rouge en laine épaisse dotée d'une capuche, une écharpe blanche de même matière ainsi que des gants et des bottes garnies en cuir. Il prit en outre beaucoup de médicaments, de fortifiants, du matériel médical et de survie. Il opta pour de la nourriture sèche ou déshydratée, principalement des fruits normaux et à coque, et il n'oublia pas bien sûr sa baguette et son bâton de marche !

- Vous pensez que c'est raisonnable maître ? À votre âge ?
- Il n'y a pas d'âge pour la science ma chère !
- La science ? Mais risquez de claquer avant même d'arriver au glacier !
- J'irais à mon rythme, ne t'inquiète pas pour ça ! Et puis je ne serais pas tout seul, il ne faut pas l'oublier !
- Mais ça ne veut rien dire ! Vous êtes trop vieux ! Une simple descente d'escaliers vous épuise !
- Je serai à dos de cheval !
- Je vous répète que c'est une mauvaise idée ! Et puis rien ne dis que cette légende est vraie ! Vous prenez des risques inutiles !
- Je m'en fiche ! Et puis tu viens avec moi !
- ... Comment ça ?
- Bah oui, je ne vais quand même pas te laisser ici !
- Je suis bien ici moi !
- Non ! Je veux que tu viennes !
- Pourquoi ?


Fearghas qui était en train de faire son sac se releva et observa sa fée.

- Parce que je vais m'inquiéter pour toi, parce que tu vas me manquer et parce que si je venais à disparaître, je voudrais que tu sois présente !
- ... Vous êtes sérieux ?
- Oui !
- Mais vous pouvez aussi rester ici, ça reviendra au même ...
- Non.
- Vous ne changerez pas d'avis ?
- Exactement !
- ... Dans ce cas je viens mais ce n'est pas parce que je cautionne ce que vous faites mais uniquement parce que je me fais du soucis pour vous, vieux cinglé !


Ses élèves étaient en vacances pour trois semaines, il aurait donc tout son temps pour visiter ce glacier. Bouclant son sac, il déposa ce dernier près de son lit et prépara aussi une bonne somme, au cas où il en aurait besoin.

- Je pense que je n'ai rien oublié. Il n'y a plus qu'à attendre maintenant.

Aussi se rendit-il dans sa bibliothèque où il s'installa pour bouquiner à propos de cette peuplade et de son folklore, pipe à la main.


Dernière édition par Fearghas Forrester le Mer 25 Juil 2012 - 2:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie une - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Fearghas Forrester /Larynda Silentium]   Mar 24 Juil 2012 - 21:34

"J'ai peur maman !"

C'était une petite voix fluette, celle d'une petite elfe qui n'arrivait pas à dormir à cause de multiples cauchemars. La nuit n'arrangeait rien et elle ne voulait pas déranger son frère qui dormait à poings fermés, secouant un peu sa mère, Larynda lui demanda timidement si elle pouvait dormir avec elle. Sa mère se leva péniblement et attrape sa petite fille pour la mettre sur ses genoux, le dos contre un arbre, elle commença à bercer la petite elfe jusqu'à qu'elle se rendorme. Cette belle petite bouille endormie fit sourire sa mère. Même si elle ne dormirait pas ce soir, sa fille n'avait plus peur.

**
Une journée après les évènements de la mort d'Arthos, Larynda se trouvait encore en ville, bien qu'elle détestait ça. Son bras blessé ne lui permettait pas de repartir vers la forêt, pourtant elle aurait bien aimé. Elle repensait souvent à Eräzelith, le combat contre le magicien était une véritable épreuve et il s'était mal terminé pour l'aéromancien. Elle s'en voulait toujours d'avoir laissé la jeune fille se débrouillait seule pendant presque tout le combat. Mais à y réfléchir, elle n'aurait fait que la déranger, sa maîtrise de la magie était bien trop faible pour se battre contre des personnes qui avaient étudié cela toute leur vie. Mais par-dessus-tout c'est l'apparence qu'avait pris la jeune fille qui lui revenait sans cesse en mémoire. Une démone avait-elle dit, c'était la première qu'elle voyait ce genre de créature, ce souvenir restera dans sa mémoire pendant des années et surtout ce baiser. Eräzelith disait que c'était pour la remercier de son aide, mais quelle façon curieuse pour la remercier. Sa compagne l'avait quittée en lui disant comment quitter la tour des mages, l'elfe n'avait pu la répondre tant les choses qui s'étaient déroulés devant ses yeux l'avaient surpris. L'excès de violence dont avait fait preuve la jeune fille l'avait complètement terrorisée, même si le vieux lui avait mené la vie dure, le décapité et jouer avec sa tête n'était pas très respectueux... Cette créature devant ses yeux s'étaient tournée vers elle et lui avait parlé, prétextant que ces mensonges étaient obligatoire pour qu'elle lui vienne en aide. Au moins, cette démone avait été franche au moment de leur séparation.

De nouveau seule dans une ville, qui semblait n'avoir eu aucune connaissance de ce qui s'était passé la nuit derrière dans la tour des mages. Larynda regarda son bras, un bandage blanc l'entourait, c'était une vieille personne qui lui avait fait. Elles s'étaient croisés quand l'elfe était venu dans l'auberge pour se reposer. Ayant vu la blessure de l'archère, cette dame lui avait proposé de la soigner, ce qu'elle accepta avec un timide sourire. Elle aurait voulu la remercier mais celle-ci refusait catégoriquement, disant que cela lui faisait plaisir et qu'un simple merci lui suffisait. Rôdant dans les quartiers de Beolan, elle commençait à se demander si retourner dans la forêt serait utile. Après tout, plus rien ne l'y attendait et elle s'était dirigée vers le sentier pour quitter cette vaste verdure. L'elfe ne savait pas quoi faire, la ville apportait quelques divertissements mais rien n'attirait son intérêt plus de quelques minutes.


"Il n'y a rien faire dans une ville de magicien ? Comment est-ce possible ?"

"Prenez la direction de la place centrale, un panneau proposant des travaux s'y trouvent, vous trouverez votre bonheur."

Elle se retourna vivement et vit un grand homme qui la dépassait d'une tête, richement habillé, il la regarda de toute sa hauteur. D'un geste il lui fit signe de se calmer.

"N'ayez crainte mademoiselle, je vous ai entendus marmonner qu'il n'y avait rien à faire ici et je sais que beaucoup de personnes pourrait avoir un travail à vous proposer. Passez une bonne journée jolie demoiselle."

Il reprit son chemin et la dépassa rapidement, l'elfe le fixa avec de grands yeux jusqu'à qu'il disparaisse dans la foule. Même pas un merci, quelle impolitesse à l'égard de cet homme. Elle soupira et commença à se diriger vers la place centrale, elle arriva à destination assez vite. Le brouhaha de la ville se fit encore plus fort à cet endroit, de nombreux hommes et femmes marchaient et discutaient. Il y avait aussi des enfants qui courraient dans tous les sens en riant, ceci combiné au crieur qui annonçait les dernières nouvelles, en faisait en endroit extrêmement bruyant. Larynda aperçut le panneau et elle décida de rapidement s'en approcher, tout ce bruit l'agaçait et plus vite elle quitterait cette place mieux elle se sentirait. Arrivée devant les annonces, elle en lit plusieurs sans vraiment d'intérêt jusqu'à cette annonce :

Spoiler:
 

Cela lui correspondait bien et elle aurait fait n'importe quoi pour quitter cette place, arrachant l'annonce au panneau, elle prit la direction de la tour des mages, avant vingt-deux heures avait-elle lu. Même si on était en plein milieu de la journée, elle ne connaissait pas assez la ville pour se permettre de perdre du temps. Se dirigeant vers la tour des mages, elle essayait de se rappeler les chemins qu'elle avait empruntés avec Eräzelith, sans succès. Ce n'est qu'au bout de quelques heures qu'elle arriva devant la porte de la tour des mages, là où se trouvait deux gardes.

"L'accès à la tour est interdit aux visiteurs mademoiselle, des évènements tragique ont eu lieu hier soir."

"Veuillez pardonner mon audace messieurs, mais je suis ici pour répondre à cette annonce."

Larynda était resté polie envers ces hommes, ils ne faisaient que leur travail et leur en tenir rigueur aurait été de très mauvais goût, compte tenu qu'elle savait ce qui s'était passé la veille. Montrant l'annonce pour confirmer ses dires, l'un des deux gardes s'excusa et lui ouvrit la porte. L'elfe pénétra dans la tour tandis que la porte se referma derrière elle. De nombreux regards se posèrent sur elle, il y avait bien plus de monde que lors de sa première visite, mais peu importe cette fois, elle n'était pas ici pour tuer quelqu'un..

"Vous désirez ?"

Une dame plutôt âgée était venue à sa rencontre pour lui demander ce qu'elle cherchait.

"Je désire rencontrer le professeur Forrester s'il vous plaît, savez-vous où il se trouve ?"

Son interlocutrice lui fit un bref sourire et lui demanda de la suivre. Elles avaient marché pendant de longues minutes, cette fois elle avait le temps d'admirer l'architecture intérieure, jusqu'à que la personne s'arrête devant une porte en bois.

"C'est ici, je vous laisse frapper à la porte et vous souhaite une agréable journée."

Larynda la remercia sur un signe de tête, respirant à pleins poumons, elle frappa à la porte. Jouant avec la corde de son arc, elle attendit qu'on vienne lui ouvrir.
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Fearghas Forrester



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MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie une - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Fearghas Forrester /Larynda Silentium]   Mer 25 Juil 2012 - 0:30

Fearghas avait beaucoup lu et ses yeux rougis par cette fatigue visuelle criaient au repos. Il fallait reconnaître qu'il avait passé plusieurs heures à se renseigner sur ce mythe et sur le folklore qui y était associé mais sans grand succès puisqu'il n'avait pas appris grand-chose de plus que ce qu'il savait déjà si ce n'était que le glacier avait récemment été considéré comme maudit. Il était maintenant dix-neuf heures et il n'avait pas reçu de visite. Apparemment, personne n'était intéressé. Pourtant le travail était quand même bien payé mais, peut-être que la notion de voyage apeurait. Ou alors étaient-ce les pré-requis ? Cela inquiétait un peu le vieux magicien car si personne n'était volontaire, il devrait faire le chemin tout seul et cela ne l'arrangeait pas, il valait toujours mieux d'être bien accompagné que seul, surtout en cas de danger.

Se levant alors de sa place, il rangea les quelques livres qu'il avait utilisés et se mit en tête d'aller se préparer sa tisane du soir, ses rhumatismes n'allaient pas se guérir tout seuls ! Le problème était qu'il avait à peine eut le temps de la préparer qu'on toqua à sa porte. À cette heure-ci, qui pouvait bien venir le voir ? Sur le coup, il avait complètement oublié son annonce ... Ah les trous de mémoire ! Se rendant donc à cette dernière, il déverrouilla la massive serrure et l'ouvrit pour au final découvrir la charmante personne d'une Elfe ou du moins, en apparence. Il la regarda un instant, d'un air très étonné, ne comprenant pas vraiment ce qu'une Elfe faisait ici et devant sa porte avant de constater la présence d'un papier dans sa main. Il se rappela alors de l'annonce qu'il avait passé.

- Ah ! Vous venez pour l'annonce ! Mais je vous en pris, ne restez pas sur le palier, entrez !

Dit-il en l'y invitant. Chose faite, il lui demanda de se mettre à l'aise et d'aller s'asseoir, le temps d'aller chercher sa tisane. Peut-être en voulait-elle ? Quoi qu'elle ne devrait surement pas apprécier le goût ! Mais il lui rapporta tout de même à boire et à manger, peut-être avait-elle faim ou soif. S'asseyant sur le fauteuil qui lui donnait face, à côté de la cheminée, il se mit boire lentement son remède, sans prononcer le moindre mot de plus. Il se contentait juste de l'observer et de boire, la gestuelle et la morphogestuelle d'une personne en disaient très long sur sa personnalité, il était donc très important de prêter de l'attention à ces détails anodins.

Son breuvage écoulé, il alluma tranquillement sa pipe et continua de l'observer sans parler, pendant un long moment. Ses premières constations n'étaient pas mauvaises, apparemment, elle avait l'air d'une jeune fille simple, plutôt honnête et assez gentille. Faire le voyage avec elle n'était donc pas une idée inenvisageabl bien qu'il lui fallait encore vérifier ses acquis. Cependant, il y avait quelque chose qui l'interloquait dans son regard, une pointe d'émotion, de doute ou d'incompréhension même ... Ou alors s'agissait-il de peur ? C'était assez flou mais le mage prit finalement la parole.

- Et donc vous seriez intéressée par mon offre ... Vous savez que lorsque je disais " voyage en terres gelées ", j'entendais par là d'aller visiter les entrailles d'un glacier assez dangereux et réputé maudit ? Ne me demandez pas pourquoi, vous ne me croiriez pas. Cela dit, j'avoue que je m'attendais à tout sauf à une Elfe. À un homme bien portant, à un jeune inconscient prêt à prendre des risques ou même à une guerrière mais pas à une Elfe aussi jeune et frêle que vous, sans vouloir vous offenser.

Il avait remarqué qu'elle possédait un arc mais aussi une dague. Pour le combat, elle devait surement savoir se servir de l'un ou de l'autre du coup la question de la maîtrise n'était pas à envisager. Maintenant, pour la magie, c'était une autre chose.

- Mais cela ne veut bien sûr rien dire ! Hum ... Je suppose que vous êtes déjà au courant de toutes les modalités. Je cherche une personne disponible, discrète, professionnelle etc ... Pour le déroulement du voyage, je vous expliquerai cela après. Sachez seulement que si vous vous engagez, vous ne pourrez pas faire marche arrière ! Si vous êtes retenue, bien sûr, il vous faudra préparer quelques affaires chaudes et s'il vous faut de l'argent pour ça, je vous en donnerai, ça rentrera dans le cadre du voyage. Mais avant, j'aimerais en savoir plus sur vous, sur votre histoire, votre parcourt mais surtout, sur vos compétences magiques. Autant votre équipement m'indique que vous devez au moins posséder les bases du combat, autant rien ne m'indique que vous possédez des bases en magie. J'aimerais donc que vous me fassiez une petite démonstration de vos talents, quelque chose de très représentatif que je me fasse une idée claire. Rassurez-vous bien sûr, je n'ai pas l'intention de vous faire passer un examen mais je voudrais être sur de mon choix, j'espère que vous comprenez.

Dit-il en rapportant sa pipe à sa bouche. Le ton employé n'était pas hostile mais il n'était pas non plus particulièrement amical. Nous dirons qu'il était très formel, un peu comme à un entretien. Fearghas n'avait pas d'autres candidats mais il ne voulait pas lui faire sentir qu'il serait embarrassé si elle ne correspondait pas afin d'être sûr qu'elle ne chercherait pas à zigzaguer. L'observant depuis son fauteuil, il attendait maintenant des réponses.
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MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie une - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Fearghas Forrester /Larynda Silentium]   Mer 25 Juil 2012 - 4:35

Une flèche vint à la rencontre de la sienne et sauva l'animal qu'elle visait. Elle tourna le regard en direction de la deuxième, c'est son frère qui l'avait empêché de tuer une autre bête. Sur son épaule gisait un faisans d'une belle taille.

"Inutile de tuer plus d'animaux, nous avons ce qu'il nous faut."

Larynda ne lui répondit pas et partit chercher sa flèche en essayant de savoir comment son frère avait pu intercepter son tir, ramassant au passage celle de Kivan. Elle le remercia intérieurement, au moins cet animal pourra continuer à vivre quelques temps.

**
Elle attendit quelques minutes au pas de la porte à jouer avec son arc, quand la porte s'ouvrit dans un petit grincement, elle arrêta de jouer avec son arme et regarda la personne plus en détails. Il s'agissait visiblement de quelqu'un qui avait vécu, dans ses yeux régnaient une sagesse sans pareil, il serait sans nul doute très dur de supporter son regard. Il l'invita à entrer, elle le remercia d'un sourire avant de traverser la porte, le professeur l'invita à s'asseoir, ce qu'elle fit volontiers, elle marchait depuis des heures et un peu de repos lui ferait du bien. L'archimage lui demanda un instant, il partit chercher une tasse, revenant près d'elle, il s'assit lentement en face de l'archère. Elle avait commencé à se lever pour l'aider mais il lui intima sur un signe bref que c'était inutile.

Larynda n'osait pas dire un mot, se contentant d'affronter le regard du professeur, elle essaya de rester calme mais bien vite, elle reprit son arc et recommença à jouer avec la corde. S'amusant à parcourir la corde de long en large avec sa main, elle s'arrêta et releva les yeux quand le professeur prit la parole. Il ne s'attendait à voir arriver une elfe, une jeune elfe même et encore moins quelqu'un de son envergure. Elle leva un sourcil quand il dit qu'il espérait voir un jeune inconscient à sa place. Elle aurait voulu lui répondre, mais le professeur l'a prit de vitesse, il lui expliqua rapidement en quoi consistait le voyage, mais c'était presque inutile. Larynda avait lu l'annonce et elle disait précisément ce que son interlocuteur venait de lui dire. Cela dit, il n'avait pas tort par rapport à sa tenue, dans le froid, cela ne serait jamais suffisant. Il termina en disant qu'au vu de son équipement, elle devait posséder des bases pour le combat physique, mais que rien n'indiquait qu'elle pouvait utiliser la magie. Attendant plusieurs secondes, elle s'assura que le professeur avait terminé. L'archère n'avait pas cligné ni détournait les yeux quand il lui avait parlé, elle espérait prouver son sérieux de cette manière. Elle s'avança dans son fauteuil et commença à expliquer les raisons de sa présence.


"Si je suis ici professeur Forrester, c'est avant tout pour découvrir le monde. J'ai vécu toute ma vie, soit cent cinquante-quatre ans, dans la forêt des amanites en compagnie de ma famille, qui a aujourd'hui disparu. Je suis arrivée en ville il y a peu en compagnie d'une jeune fille, mais je vous conterai cela plus tard avec votre permission. Malgré mon apparence, je peux vous assurer que je suis en très bonne condition physique et que parcourir de longues distances, peu importe le climat, ne me pose aucun problème. Je voudrais maintenant revenir sur ma personnalité, en toute franchise, je ne suis pas très bavarde. C'est d'ailleurs une chose que mon frère détestait, mais passons, ce détail n'est guère utile pour vous. Je ne sais pas ce que vous entendez par professionnelle, mais je suis très attentive aux ordres et conseils que l'on peut me donner. Je ne suis pas une tête de mule prête à foncer dans le tas. Il est préférable de réfléchir avant d'agir."

Larynda prit une pause rapide avant de commencer un résumé de ce qu'elle avait vécu juste avant d'arriver ici. Mais avant toute chose, elle demanda au professeur si elle pouvait lui parler franchement. Il accepta sur un bref signe de tête, ce détail n'avait visiblement aucun intérêt pour lui, mais au moins, elle avait sa permission.

"J'ai rencontré une jeune fille dans les sentiers boisés menant à Beolan, trois brigands en voulaient à sa vie et je suis intervenue en éliminant deux d'entre eux, le troisième était déjà mort quand je suis arrivée. A partir de là, elle me demanda de l'aider dans sa quête de vengeance, selon ses dires c'est une personne de la tour des mages qui avaient envoyé ces brigands à ses trousses. J'ai accepté de l'aider et nous sommes arrivés à Beolan le lendemain, ma compagne m'a informée qu'elle était une magicienne de feu. Moi-même contrôlant la magie de l'air, à un niveau que j'estime convenable, je lui ai proposé d'entremêler nos magies. Nous avons réussi à créer une petite tornade de feu, un spectacle magnifique qui restera gravé dans ma mémoire. Le lendemain, nous sommes allées à la tour des mages pour tuer la personne responsable de l'attaque des brigands. Arthos était le nom de cette personne, un vieil aéromancien très puissant pour sûre, ma compagne lui a brièvement tenu tête sur le plan magique pendant que j'étais paralysée à cause d'un sortilège du magicien. Quand je suis revenue à-moi, je l'ai empêchée de tuer la jeune fille et c'est à ce moment-là que j'ai été blessée."

Montrant brièvement son bras, elle assura au professeur qu'elle allait bien et qu'elle ne souffrait plus.

"Après ceci, j'ai réussi à attaquer le mage de front, car avec un bras blessé il m'étais très difficile d'utiliser mon arc, tombant avec lui, je l'ai forcée à rester au sol en attrapant sa cheville entre mes jambes et en lui brisant. Il m'a ensuite projeté violemment contre un mur, le vieux s'était relevé et avait commencé à incanter un sort vers moi, il voulait probablement me tuer, mais à ce moment ma compagne s'était transformé en une créature étrange. L'aéromancien complètement paniqué ne savait pas quoi faire et grâce à ça je suis encore en vie maintenant. Ce qui se passa ensuite fut horrible et je préfère ne pas en parler. Ce que je peux dire, c'est que je ne suis pour rien dans cette morte sanglante."

Larynda lui avait raconté un bref résumé, si elle devait tout lui décrire, elle serait encore en train de narrer leur rencontre.

"Ah oui, concernant ma magie ! J'utilise celle de l'air et ne contrôle que très peu les autres. Utiliser les autres formes de magie m'épuise considérablement, c'est pourquoi je préfère ne pas insister."

Se levant, elle tira une flèche de son carquois et arma son arc, elle tira sur la corde de toutes ses forces, imprégnant la magie dans son arme, une aura grise vint tourner autour de la pointe de la flèche.

"Grâce à cela, je peux décupler la puissance et la vitesse de mon tir."

Dispersant la magie, elle replaça sa flèche dans son carquois et fit un bref sourire au professeur. Reprenant place, elle regarda le vieil homme dans les yeux. L'archère lui avait beaucoup parlé et cette démonstration était surement de trop.

"Veuillez m'excuser pour ces récits un peu long professeur Forrester, mais maintenant vous me connaissez mieux.
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MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie une - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Fearghas Forrester /Larynda Silentium]   Mer 25 Juil 2012 - 14:54

Fearghas n'était pas déçu. Il avait écouté le récit de l'Elfe dans sa totalité et avec attention. Le moins qu'il pouvait dire, c'est qu'elle était une personne forte étonnante. Par convention, une Elfe ayant vécu cent-cinquante-quatre ans dans la forêt des Amanites est ce que l'on appelle une Elfe des bois. Il se souvenait d'avoir rencontré une de leur peuplade et d'avoir gardé un excellent souvenir d'eux. Des êtres innocents et hospitaliers, peut-être même craintifs sur les bords mais tout ce qu'il y avait de plus brave. Donc, une Elfe semblable ne quitterait pour rien au monde la tranquillité de sa forêt pour venir en ville et encore moins pour aller se faire complice d'un meurtre ! Cela dit, elle avait eu la franchise de le lui dire, était-ce du culot ou avait-elle vraiment cru bien faire en aidant cette femme dont elle parlait ? Ou plutôt, cette créature étrange à en juger par son récits ...

L'étonnement, c'est tout ce que Forrester retenait de son résumé. Il était tellement étonné qu'il avait à peine remarqué sa démonstration. Le problème, c'est que rien ne pouvait à Fearghas qu'elle ne tenterait pas quelque chose contre lui également. Il l'observa bien. Son attitude, sa gestuelle mais surtout, ses yeux. Un regard ne pouvait jamais mentir, c'était le seul élément traître, et le sien semblait malgré tout très innocent. Il se renfonça donc dans son fauteuil.

- Peut-être aviez-vous cru bien faire mais un meurtre reste un meurtre, surtout que votre propre vie n'était pas spécialement en danger. Ni la vôtre, ni celle de la chose que vous avez aidée. Vous rendez-vous compte à quel point c'est grave ? Vous avez participé à ôter la vie d'un homme et je me demande par quel droit vous vous êtes conféré ce privilège. Auriez-vous aimé que l'on en fasse d'autant pour vous ? J'en doute !

Dit-il non pas sur un ton de critique mais plus de réprimande sans pour autant perdre son calme. D'ailleurs, un meurtre à la tour des mages ? Étrange qu'il n'était pas au courant ou que personne n'ait pris la peine de le prévenir. Quoi qu'en même temps, un tel évènement pourrait gravement porter atteinte à la réputation de la tour, mieux valait-il étouffer l'affaire. Il repensait à tout cela et à tout ce qu'elle venait de lui dire, en silence. Pouvait-il se permettre de lui accorder sa confiance ? Il était encore trop tôt pour se décider. Pouvait-il en revanche la choisir ? C'était encore possible.

-Quant à votre résumé et votre démonstration, ils étaient convenables. Vous avez correctement répondu à mes questions et votre maîtrise de la magie me semble suffisante. Rassurez-vous cependant, je n'ai pas l'intention de vous donner des ordres, ce que j'entendais par professionnelle, c'est une personne capable de comprendre mais aussi, de réfléchir, avec tout le sérieux qui va avec. Maintenant, je suis presque décidé à vous prendre mais j'ai une dernière chose à vous demander avant. Il se fait tard et il me semble que vous êtes fatiguée. Vous allez donc passer la nuit ici, si vous n'y voyez pas d'inconvénient, et vous en profiterez pour réfléchir à propos de ceci : " Le blé ou le mouton ? " Je veux que vous me donniez la réponse avant demain soir. Je profiterai de la journée pour accomplir les préparatifs du voyage et vous, vous en profiterez aussi pour vous trouver des habits chauds. Il y a un coffre là-bas et il contient entre autre l'Or, vous n'aurez qu'à vous servir. La chambre se trouve derrière cette porte.

Dit-il en la pointant du doigt.

- Pour ma part, et si vous me cherchez, je serais à la salle d'étude. Maintenant, passez une bonne nuit.

Rajouta-t-il en se levant et en quittant la pièce principale. Cela pouvait paraître étrange que Fearghas fasse preuve d'autant d'inconscience en laissant sa maison et son contenu à une parfaite inconnue mais il n'était pas idiot, il ne dormirait que d'un seul oeil. Non, c'était plus un test, nous verrons comment cette Elfe se comportera ...
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MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie une - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Fearghas Forrester /Larynda Silentium]   Mer 25 Juil 2012 - 17:44

"Je ne sais pas quoi te dire grand frère."

Il lui avait encore une fois parlé de son comportement quand elle était avec sa famille, la réponse n'avait pas changé, que voulait Kivan en lui posant cette question jour après jour ?

"Je suis attristé de voir que ta réponse ne change pas, mais promet moi une chose, petite soeur, si quelque chose ne va pas, tu nous le dirais ?"

Larynda leva les yeux sur son frère suite à cette demande, elle soupira brièvement.

"Promis."

**
Un meurtre reste un meurtre. Que croyait-il ? Qu'elle n'en savait rien ? Peut-être aurait-elle dû lui dire qu'elle comprenait le sentiment de vengeance de son ancienne compagne et que le même sentiment s'emparait d'elle vis-à-vis de son père. Non, ce n'est pas des choses à dire à des inconnus, elle avait, par ailleurs, déjà trop dit sur sa vie. Elle se contenta de baisser la tête quand le professeur la réprimanda, il est vrai qu'avec un peu de recul, l'archère était en tort. Mais pendant le combat contre Arthos, c'était elle ou lui. Elle releva soudainement la tête quand il lui demanda si elle aimerait que la même chose lui arrive.

"Non, pas du tout, je suis..."

Il leva un doigt et lui intima le silence, ce qu'elle pouvait s'en vouloir, mais visiblement il refusait d'écouter ses explications. Elle baissa de nouveau la tête en signe de résignation. Les faits étaient là et s'expliquait sembler bien inutile. Larynda n'osa pas relever les yeux quand le professeur lui parla à nouveau, elle n'était pas digne de le regarder. Il lui expliqua certaines choses qu'elle n'avait pas compris il y a une dizaine de minutes. Comprendre et réfléchir sérieusement, ça, Larynda en était capable. Bien que son récit ne laisse pas transparaître une telle chose, elle essaiera au moins de prouver ses capacités intellectuelles au professeur. Elle se leva d'un bond quand le vieil homme lui demanda si elle pouvait dormir ici cette nuit.

"C'est hors de question ! Je ne vais pas vous demander d'héberger une personne inconnue et qui en plus est en partie responsable d'un meurtre, je peux retourner à l'auberge pour ne pas vous déranger."

C'était purement et simplement de la politesse, dormir dans un endroit aussi calme, elle en serait plus que ravie.

"Asseyez-vous, ce n'est pas vous qui demandait, c'est moi qui vous propose, alors acceptez."

Larynda hocha la tête et reprit sa place. Elle le remercia avec un bref sourire, la question son interlocuteur faillit la faire éclater de rire. "Le blé ou le mouton ?" Larynda rigolait intérieurement, cela n'avait aucun sens et il voulait qu'elle y réfléchisse, que voulait-il ? Qu'elle meurt de rire ? Il finit par lui dire où se trouvait l'or pour trouver des vêtements chauds, il est vrai que sa tenue actuelle n'était pas adéquate, ses jambes et ses bras étaient complètement nus, elle se remémora certains hivers, si elle avait eu des vêtements plus chauds, elle les aurait mieux vécus. Le professeur se leva soudainement et l'informa qui si elle voulait lui parler, il se trouvait dans la salle d'étude, il disparut en lui souhaitant une bonne nuit. C'était une étrange rencontre, Larynda se repassa la discussion dans sa tête un nombre incalculable de fois, le professeur semblait être une personne digne de confiance, il lui avait également parlé sans tabou, osant même la réprimander pour son action de la veille. Au moins, il ne lui cacherait rien. Même si c'était elle qui devait faire bonne impression vis-à-vis du vieil homme, partir vers un glacier maudit en mauvaise compagnie était stupide et ce raisonnement fonctionnait dans les deux sens. Elle se leva d'un bond et pris la direction de la chambre, ouvrant doucement la porte, elle aperçut nombre de bouquins éparpillés sur une table et de grandes étagères remplis de livres. Même si tout cela pouvait l'intéresser, elle était bien trop fatiguée pour s'y attarder. L'archère posa ses affaires et retira ses bottes, prenant place dans un lit très douillet, elle s'endormit aussitôt.
Ses yeux s'ouvrit soudainement, comme la nuit dernière, la démone hantait son sommeil. Elle n'avait pu dormir que quelques heures et le jour commençait à se lever. L'archère se sentait quand même beaucoup mieux, elle n'avait jamais dormi dans un tel calme, même dans sa forêt. Quittant rapidement son lit, elle enfila et laça ses bottes, elle refit le lit du mieux qu'elle pouvait, ce n'est pas parce qu'on l'avait invité qu'elle devait mal se conduire. Elle attrapa son carquois et le plaça dans son dos, elle ramassa sa dague et la mit dans son fourreau, puis enfin elle prit son arc et sortit de la pièce. Le silence régnait dans la pièce où quelques heures plus tôt elle avait échangé des paroles avec le professeur. Il devait encore dormir, elle essaya de faire le moins de bruit possible pour ne pas le réveiller, c'était la moindre des choses. Larynda prit quelques pièces d'or dans le coffre et commença à se diriger vers la sortie. Ouvrant la porte avec une infime délicatesse, elle traversa l'entrée et referma la porte aussi silencieusement que possible. Elle avait l'impression de partir comme une voleuse, mais non, elle voulait seulement que le professeur profite encore de sa nuit de sommeil. L'archère rencontra quelques personnes dans la tour, elle les salua rapidement et tous lui répondirent en souriant. C'est agréable de rencontrer des personnes comme ça dès le début de la journée. Enfin, elle quitta la tour pour se dirigeait vers le marché, elle ne voulait pas perdre de temps pour une chose aussi banale qu'acheter des vêtements. D'autant que la question du professeur lui revenait en tête, elle s'efforçait toujours de ne pas rigoler, cette phrase n'avait aucun sens et c'est sans doute la réponse qu'elle fournira.


Presque trois heures s'étaient écoulés depuis qu'elle avait quitté la tour. Elle se trouvait de nouveau devant les portes de celle-ci, Larynda tenait son arc d'une main alors que dans son autre main, elle tenait un grand sac en cuir dans lequel se trouvait les vêtements chauds qu'elle était partie acheter. Elle passa devant les mêmes gardes qu'hier et leur adressa un large sourire, l'un deux lui rendit tandis que l'autre lui ouvrait la porte avec une grande facilité.

"Merci messieurs !"

Elle pénétra dans la tour et reprit le chemin des appartements du professeur. Elle arriva devant la porte et hésita à rentrer sans s'annoncer, posant son arc contre un mur, elle frappa deux fois de sa main libre. L'archère n'osait pas rentrer, même si elle avait un peu parlé avec le professeur, rentrait de cette manière était pour le moins impolie.
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MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie une - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Fearghas Forrester /Larynda Silentium]   Mer 25 Juil 2012 - 19:29

- ... À mon avis, ça doit être l'âge, je ne vois pas d'autres solutions.

Fearghas venait à peine de fermer les yeux, assis sur son siège, que Lola pensait à haute voix. Rouvrant donc les yeux, il se redressa quelque peu et, voyant que sa fée était assise sur la table et qu'elle lui tournait le dos, il engagea la conversation.

- Qu'est-ce qui ne va pas Lola ?
- Ce qui ne va pas ? Vous le savez très bien !
- C'est à cause de l'Elfe c'est ça ?
- Oui !
- Donc je répète ma question, qu'est-ce qui ne va pas ?
- Je n'ai pas confiance en elle, voilà ce qui ne va pas !
- C'est ton droit mais si tu prends son récits en considération, c'est diffèrent parce que rien ne nous prouve qu'elle est indigne comme ne nous prouve qu'elle l'est. De ce fait, je ne vois pas pourquoi tu te positionnerais d'office dans le mauvais camps.
- Mais que vous faut-il de plus ?!
- Je conçoit que c'était un mauvais acte mais tout le monde commet des erreurs. D'accord, là, l'erreur était de taille mais peut-être n'était-elle pas consciente de ce qu'elle faisait ?
- Consciente ou non, c'est une fille dangereuse et rien ne vous met à l'abris d'elle.
- Lola, crois-tu franchement que je suis dupe ? Si j'avais décelé ne serait-ce qu'une pointe de corruption en elle, je l'aurais renvoyé. Mais il n'y a rien de mauvais ! C'est pour ça d'ailleurs que j'étais étonné. Et puis, je ne crains pas les démons alors je ne vais pas craindre une jeune Elfe inexpérimentée. Honnêtement, que veux-tu qu'elle me fasse ?
- Je ne sais pas mais il m'en faudra plus pour être rassurée à son sujet.
- De toutes les façons, nous verrons ce qu'elle fera. Je l'ai soumise à beaucoup de tentations en lui dévoilant ma richesse et ma demeure, si elle cède, c'est que j'ai fais fausse route, si elle tiens bon, c'est que je ne me serais pas trompé et personnellement, je pense qu'elle tiendra bon. Je pense même que l'idée de me voler n’effleurera pas son esprit !
- Ce n'est pas suffisant ! Elle pourrait se douter de votre piège !
- Je n'ai pas dis que je me contenterai de ça mais il faut bien commencer quelque part et je te le redis encore une fois, il n'y a rien à craindre.
- Peut-être ... Mais en attendant, je tiens à la surveiller !
- Si tu veux mais ne le lui fais pas sentir.
- Pourquoi ?
- Parce qu'elle n'est pas là pour être surveillée ! Considère-là comme notre hôte et traite-là comme tel.
- ... Et si je ne le fais pas ?
- Tu irais réellement contre moi ?
- ... Non, mais c'est bien parce que c'est vous.
- Alors je te remercie Lola.


Dit-il avant de se renfoncer une fois de plus et de s'endormir. Lola, quant à elle, alla dans la pièce commune et s'endormit dans la tasse du vieux mage. Elle n'était pas une fée à proprement parlé parce qu'elle n'était pas composée de chair et d'os. Elle était constituée d'un étrange fluide violâtre qui lui conférait une consistance très gélatineuse et molle, presque liquide, et un corps totalement métamorphosable, pouvant alors se glisser dans les endroits les plus étroits et les plus tordus sans la moindre difficultés. Elle disait que ce fluide était d'origine magique mais Fearghas pensait qu'il était d'origine physique. Quoi qu'il en soit, installée dans la tasse, elle s'était totalement liquéfiée !

La nuit s'écoula paisiblement et ce fut l'Elfe qui se leva en première. Comme le magicien le lui avait indiqué, elle avait pris quelques pièces d'Or du coffre et elle partit en ville pour s'acheter des vêtements. Lola fut la deuxième à se réveiller et elle fut suivie de près par le professeur Forrester. Ce dernier quitta la maison assez tôt et elle le suivit d'ailleurs. Il devait tout d'abord prévenir le directeur de l'établissement au cas où son voyage serait plus long que prévu et qu'il ne reviendrait pas à temps pour les cours. Ce dernier fut assez compréhensif et un remplaçant lui fut attribué. Il devait ensuite aller louer deux chevaux. Pour le voyage, il lui en faudrait des jeunes scellés et ferrés. Il avait une préférence pour les robes Pie mais quand était-il pour l'Elfe ? ... L'elfe, l'elfe, il se rendait compte qu'il ne connaissait même pas son nom, il devrait penser à le lui demander mais, dans l’ignorance totale de ses préférences, il opta pour une couleur neutre, le blanc. Il indiqua par ailleurs au palefrenier, en échange d'un supplément, qu'il devait les lui réserver, car il viendrait les chercher en début d'après-midi. Ceci fait, il prit tout de même le temps de faire un petit tour dans la ville, après tout, il ne mettait pas souvent le nez dehors alors autant en profiter mais cela dura quand même plus de deux heures et lorsqu'il retourna chez lui, il était déjà midi ! Il fut en outre assez surpris de retrouver l'archère sur le palier.

- Déjà de retour ? Vous êtes là depuis longtemps ?

Apparemment oui mais la porte n'était pourtant pas fermée, Fearghas l'avait justement laissé déverrouillée pour qu'elle puisse rentrer au cas où elle reviendrait avant lui. Mais Forrester n'avait pas besoin qu'elle lui fasse un dessin pour comprendre pourquoi elle était restée dehors. Quelle bonne éducation, cela le ravissait ! Maintenant, ce n'était quand même pas agréable de patienter sur un palier ...

- Veuillez m'excuser pour mon retard, si j'avais su que vous attendiez, je n'aurais pas fais un tour !

Ouvrant la porte, il l'invita une fois de plus à rentrer.

- Bien, nous avons encore deux heures de libre après quoi il nous faudra partir. En attendant, prenez vos aises. Si vous avez faim, vous pouvez aller en cuisine, vous trouverez surement de quoi calmer votre estomac. Si vous voulez lire, la bibliothèque est à votre disposition et enfin, si vous avez besoin de quoi ce soit d'autre, vous pouvez demander à Lola, la fée violâtre à coté de la fenêtre. Ne faites pas attention, elle est un peu grincheuse ces temps-ci mais c'est parce que c'est l'hivers, ça la déprime. Par contre, si vous avez trouvé la réponse à ma question, je serais à la bibliothèque. Maintenant, je vous dis à tout à l'heure !

Dit-il avant de prendre la direction de la salle des livres. Seulement, il s'arrêta en chemin.

- Au fait, quel est votre nom ?
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MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie une - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Fearghas Forrester /Larynda Silentium]   Mer 25 Juil 2012 - 20:43

"Pourquoi fais-tu ça Kivan ? Je ne t'ai absolument rien fait et je ne t'ai rien demandé non plus."

"C'est simple, tu es ma soeur et je m'inquiète pour toi. N'espère pas te débarrassé de moi en ne disant rien."

Comme à son habitude, Larynda fuyait le regard de son frère, quand il ne s'entraînait pas, elle ne prononçait pas un mot. Il lui était impossible de savoir comment elle se sentait, ni ce qu'elle ressentait. C'est comme se réveillé tous les matins aux côtés d'une inconnue et peu importe ce qu'il faisait, le comportement de sa soeur ne changeait pas. Si Larynda comptait le faire abandonner de cette manière, elle se trompait.

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Larynda avait également posé ses achats au sol, elle attendait depuis près d'une heure, mais elle n'osait toujours pas rentré. Commençant à s'impatienter, elle attrape son arc et commença à jouer avec, tendant doucement la corde pour ensuite la détendre à la même vitesse, elle s'amusait aussi à se le lancer à elle-même, comme si elle jonglait. Alors qu'elle tournait la tête pour réceptionner son arc, elle aperçu le professeur. Elle lui fit un grand sourire et ramassa ses affaires. Elle hocha brièvement la tête quand il lui demanda si elle attendait depuis longtemps. L'archère entendit le vieux professeur s'excusait, bien qu'elle ne comprit pas pourquoi.

"Inutile de vous excuser, je ne vais pas tenir rigueur d'une chose aussi futile."

Sur ces paroles, elle suivi le vieil homme et après avoir posé son arc contre un mur, elle referma la porte. Elle ne serait dire pourquoi, mais cela lui plaisait d'être ici, dans cette petite maison, une ambiance très conviviale y régnait. C'était peut-être cela avoir un père. Il l'invita à prendre ses aises et à faire ce que bon lui semblait, mais tout cela était futile, elle accepta quand même une nourriture. Attrapant une pomme, elle croqua dedans une première fois. Quand le professeur lui parla d'une fée près de la fenêtre, elle tourna la tête vers elle. Larynda ne l'avait même pas remarqué la veille, avalant ce qu'elle avait dans la bouche, elle lui sourit brièvement.

"Ravie de faire votre connaissance... Lola, c'est ça ?"

Aucune réponse ne lui vint, même pas un regard, le professeur l'avait prévenu qu'elle ne sentait pas bien et Larynda ne fit pas attention. Quand le vieil homme lui annonça qu'il partait à nouveau dans la bibliothèque, elle croqua de nouveau dans sa pomme. Elle adorait ce fruit et il y avait bien longtemps qu'elle n'en avait pas mangé une.

"Au fait, quel est votre nom ?"

Elle faillit avaler de travers quand il lui posa la question, préférant finir ce qu'elle avait dans la bouche, elle attendit quelques secondes avant de répondre.

"Je me nomme Larynda, professeur."

Il ne répondit pas et partit dans la bibliothèque, Larynda l'avait trouvé un peu abrupte cette fois là, mais ce n'était pas bien grave. Il fallait patienter deux longues heures dans cet endroit. Bien que le vieil homme lui avait dit qu'elle pouvait faire à peu près ce qu'elle voulait, elle préféra se laisser tomber dans un fauteuil avant de très vite se relever. Elle avait senti la bourse d'or du professeur, terminant rapidement son fruit, elle se dirigea vers la bibliothèque. Donnant trois coups rapide sur la porte, une voix lui vint aux oreilles.

"Entrez !"

Elle poussa la porte et s'excusa pour le dérangement, le regard du vieil homme posé sur elle, Larynda referma doucement la porte. Bougeant les yeux dans tous les sens, elle aperçut nombre de livres et de papiers autour d'elle, cela mériterait un bon coup de ménage. Mais qu'importe, elle fit quelques pas vers le bureau du professeur et détacha la bourse de sa ceinture avant de la tendre à celui qui l'avait invité à dormir ici.

"C'est ce qu'il reste des achats de ce matin, cela vous appartient. Concernant votre question, pour être sincère, je n'ai aucune idée de ce que cela peut bien vouloir dire. Si encore vous aviez dit moudre au lieu de mouton j'aurais compris, mais là je suis incapable de vous répondre."

Larynda cacha son visage derrière ses cheveux, elle avait honte d'avouer qu'elle ne comprenait rien à une question, qui semblait pourtant très simple et elle ne voulait pas que le vieil homme la voit en train de rougir.
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MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie une - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Fearghas Forrester /Larynda Silentium]   Jeu 26 Juil 2012 - 1:33

Larynda ... C'était un bien joli prénom, assez original et peu commun en son genre bien qu'à première vue, le professeur ne comprenait pas ce qu'il pouvait signifier mais, peut-être que chez les Elfes, les noms ne fonctionnent pas de la même manière que chez les Humains. Quoi qu'il en soit, il était sûr qu'il n'oublierai pas ce dernier, enfin, presque sûr parce qu'il n'était pas à l'abris d'un trou de mémoire. Il alla donc dans la biblothèque et se mit en quête de plusieurs cartes des terres de Feleth mais aussi d'une boussole. Il y avait une grande distance entre Beolan et les côtes de l'est, il ne falait donc pas se tromper de chemin !

Mais bientôt, Larynda pénétra la pièce. Elle déposa sur la table, au milieu de la pièce, un sac d'Or. Apparemment, c'était l'argent qu'elle avait emprunté. Le professeur sourit discrètement en voyant son geste d'honnêteté sans pour autant sortir le nez de ses cartes. Cette fille était vraiment étonnante mais au moins, il ne s'était pas trompé. Elle lui dit qu'il s'agissait du reste des achats de ce matin et que cela lui appartenait enfin, elle lui informa aussi qu'elle ne connaissait pas la réponse à sa question. Forrester lui répondit en continuant d'examiner ses cartes.

- Pour ce qui est de l'Or, c'est très honorable venant de votre part et vous m'en voyez ravis. Maintenant, je vous demande de garder cet argent, considérez qu'il s'agit d'une avance sur votre paye. Pour ce qui est de ma question, vous n'étiez pas très loin. Il s'agit d'un trompe-oreille, quand je disais " le mouton " je ne parlais pas de l'animal mais bien du verbe moudre ... Dans un moulin donc. Mais ce n'est pas grave, je ne suis pas là pour vous juger, sachez juste qu'il vous faudra faire preuve de plus d'attention pour la suite du voyage.

Il marqua un silence.

- Par ailleurs, j'espère que vous avez aussi le sens de l'orientation parce que nous allons en avoir besoin ... Je sais que beaucoup d'hommes prétendent que les femmes ne savent pas se repérer mais je ne suis pas de leur avis, je me suis trompé maintes et maintes fois par le passé et je doute que vous puissiez en faire autant. C'est surtout pour cela que c'est vous qui allez nous conduire jusqu'aux côtes de l'est, j'ai bien trop peur de faire des erreurs, surtout à mon âge. Nous serions plus à l'abris si c'est vous qui vous en occupez, j'espère que vous me comprenez.

Dit-il en lui tendant les quelques cartes qu'il avait sélectionné ainsi que la boussole. Il quitta ensuite la bibliothèque et alla chercher son sac. Il y rajouta dedans quelques objets supplémentaires, comme des pipettes et des bouteilles mais aussi une deuxième baguette, on ne savait jamais ! Par là suite, le temps s'écoula assez vite et chacun vaqua à ses occupations. À quatorze heures moins le quart, Larynda, Fearghas et Lola quittèrent la demeure du vieux mage et prirent la direction des écuries. Là-bas, les deux " voyageurs " récupérèrent leurs montures respectives et entamèrent enfin le voyage ! D'après les calculs de Fearghas, il faudrait à peu près sept jours pour arriver aux côtes de l'est mais seulement après avoir traversé les grandes plaines et coupé par la forêt des amanites. Après tout, son accompagnatrice devait surement connaitre les lieux pour y avoir vécu cent-cinquante-quatre ans, ils ne risqueraient donc pas de se perdre !
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MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie une - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Fearghas Forrester /Larynda Silentium]   Jeu 26 Juil 2012 - 14:58

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MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie une - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Fearghas Forrester /Larynda Silentium]   

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Chapitre un - Partie une - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Fearghas Forrester /Larynda Silentium]

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