''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Des gladiateurs à Beolan

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Dumbark Sang-Noir

Le Briseur

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Race : Orque
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Fiche de Personnage : Qui est le Briseur ?


MessageSujet: Des gladiateurs à Beolan   Sam 14 Mai 2016 - 2:52

Le jour se lève, et j'ai déjà deux heures de marche dans les jambes. Ça fait trois jours qu'on est en route, à partir avant l'aube et à s'arrêter à la nuit tombée avec de trop courtes pauses, en espérant arriver à Beolan rapidement. Trois jours sans croiser de villages, de fermes, pas même une cabane où trouver un peu d'abri. A dormir dans la roulotte à tour de rôle, par terre sous les étoiles la plupart du temps, à manger de la viande séchée et du pain rassi, boire de l'eau de pluie. Surtout, trois jours sans se battre, sans même pouvoir s'engueuler un peu. Ça commence à me mettre en rogne sérieusement, et j'ai bien l'impression que je suis pas le seul dans la troupe, mais Bischoff déconne pas avec ça. « Si vous voulez vous battre, attendez qu'on puisse se faire de l'argent avec, racailles ! » qu'il dit. Toujours plus malin que tout le monde, le demi-elfe, mais un jour quelqu'un lui fera sauter les yeux hors de sa tête de fouine, et il pourra toujours gueuler.
Je devrais pas penser ça. C'est la colère qui parle, et il vaut mieux que je la réserve pour l'arène, ou je risque de m'attirer des ennuis. Encore.

La lumière qui émanait par magie de Theodra semble s'éteindre alors que le soleil se lève, même si un brouillard épais m'empêche toujours de voir plus loin qu'un jet de pierre. Elle ouvre la marche depuis qu'on est parti au milieu de la nuit, en éclairant la route pour nous et en repérant le chemin. Je suis à peu près sûr qu'elle fait surtout ça parce qu'on va à Beolan, où elle a fait ses classes de magie, et qu'elle veut être à la tête du groupe quand on arrivera. Je sais pas si elle pense avoir l'air importante ou si elle veut juste être la première à revoir la mer. Elles nous a rabattu les oreilles depuis au moins un mois sur ce jour. Soi-disant qu'on va enfin voir la plus belle ville du monde. Je crache par terre à cette pensée. Je suis loin d'avoir arpenté la terre autant que je voudrais, mais j'ai vu les lumières de Madorass quand la lune se lève, et Venill au lendemain de sa libération, je ne suis pas vraiment convaincu que Beolan puisse vraiment être au niveau.

D'un coup, Theodra se met à gueuler de joie et pousse son cheval au galop. Qu'est-ce qui se passe ? Est-ce qu'on arrive enfin à l'Océan ? J'y vois comme dans un cul avec ce brouillard, mais j'ai l'impression que l'air change. Je me tourne avec un air interrogateur vers Alexis, le barde de la troupe, qui marche derrière moi.
-On arrive, Dumb', tu sens pas l'air marin ? dit-il, un large sourire étalé sur le visage.
-J'en sais rien, j'ai jamais vu la mer, réponds-je. Je pensais que ça sentirais comme les quais sur le fleuve à Venill.
-Tu es parti pour une surprise, alors, s'amuse-t-il, le brouillard va pas tarder à se lever. Écoute les vagues, on est vraiment proches !
Je me retourne vers l'avant et, effectivement, j’entends quelque chose. Un tremblement sourd et régulier, qui gonfle encore et encore avant de disparaître, mais si lent... Un vent de tempête dans un roulement de tambour. Le soleil semble de plus en plus brillant alors que la brume commence à se dissiper et que j'arrive au sommet d'une colline qui devrait enfin me libérer un peu l'horizon.
Sang de merde...

La route se déroule devant nous comme un serpent sur encore quelques kilomètres, longue traînée blanche qui se détache au milieu des prairies d'un jaune sale, avec Theodra déjà plusieurs centaines de mètres plus loin, galopant vers l'Océan. L'Océan... Je m'arrête sans le vouloir, et je sens ma bouche s'entrouvrir alors que je suis aspiré par l'étendue marine. Face à l'Océan, sous le soleil levant, je me sens écrasé par le vaste monde, plus que jamais dans ma vie, je sens le poids de l'infini sur mes épaules. J'ai vu d'immenses montagnes couvertes de neiges éternelles, les armées des clans et du Royaume, des milliers et des milliers d'épées brillantes au soleil, et les plaines sans fin sous les étoiles, mais je n'avais jamais vu l'Océan, et plus jamais je ne verrais l'Océan comme je le vois pour la première fois. Un défi jeté à la face des races qui marchent et un ennemi invincible, je me sens à la fois insulté et extatique devant cette découverte, devant ce nouvel adversaire indomptable, une frontière et une nouvelle route à la fois.
Derrière moi, Alexis s'amuse de mon trouble et improvise une chanson.

"On pense qu'il mange des dragons
Des vieux, des femmes et des enfants
Il fait peur aux dieux et démons
Mais Dumb' n'a pas vu l'Océan

Il a massacré des géants
Brûlé des villes et des chaumières
Il a fait trembler les puissants
Mais Dumb' n'a jamais vu la mer

Le colosse est devenu nain
Sous le soleil de Beolan
Dumbark peut tuer d'une main
Mais n'est rien face à l'Océan !"



Le rire de la troupe se poursuit toujours alors que, une fois repris mes esprits, nous nous dirigeons vers le petit port en contrebas, et tout le monde réclame encore et encore la « balade de Dumbark face à la mer », à grands renforts de cris et d'exclamations. Il faut attendre qu'on ait finalement retrouvé Theodra et notre passeur, un navire qui fait la jonction avec Beolan, et qu'on ait tous embarqués pour que la passion collective pour cette nouvelle chanson se calme un peu.
Le temps passe lentement alors que nous prenons la mer, mais je suis toujours perdu dans la contemplation de l'infini, et un peu décontenancé par le roulis du navire, n'ayant jusque là connu que le train monotone et calme des barges fluviales. Je m'agrippe au bastingage et observe l'horizon. Je me sens un peu déçu mais, ce bateau n'étant qu'un passeur, nous ne nous éloignons pas de la côte, nous contentant de suivre les falaises à bonne distance en attendant d'approcher Beolan. Je rêve doucement qu'un jour je m'embarquerais peut-être dans un bateau plus grand, à travers l'horizon, et j'irais voir de l'autre côté, s'il n'y a pas d'autres terres, et j'y porterai la guerre et le nom du Briseur.

C'est ainsi perdu dans mes pensées que j'ai fait ma première approche de Beolan, et j'observais encore l'horizon vide sur la gauche du navire alors que la cité apparaissait à l'avant et que toute la troupe s'y entassait pour ne rien rater du spectacle.
-Dumbark ! Viens donc voir ici ! Je suis sûr qu'Alexis peut rajouter un couplet ou deux à sa chanson ! finit par me crier Bischoff pour me faire venir.
Je m'approche, toujours dubitatif quant à la beauté supposée du lieu, gratifiant au passage ce merdeux de barde d'un regard noir. Je finis par me frayer un chemin à coup de coudes au milieu de la masse de gladiateurs, tous obnubilés par leur vision. J'atteins enfin la proue et ma mâchoire tombe à nouveau. Beolan ! Une ville de magie sortie d'un rêve, c'est peut-être les seuls mots qui lui rendraient justice. Les tours de garde des épais remparts qui étincellent sous le soleil n'arrivent qu'à la cheville de ce qui doit être la tour des mages qui se détache, parfaite, immense, resplendissante, comme un coup de poignard déchirant le ciel. Une prouesse des hommes contre la nature, une citadelle posée au bord de l'abîme, si fragile et si forte. De l'orgueil, de la folie, un miracle. Cette fois, Alexis ne dit rien. Nous sommes tous réunis, également stupéfiés, bouches bées et silencieux, devant la cité des mages.

L'arrivée en ville s'est faite dans le silence, on a fini par débarquer dans le port au pied de la falaise, puis par remonter la tortueuse route qui remontait jusqu'à la cité. On est plusieurs, je pense, à pas être complètement rassurés par la chute vertigineuse vers les rochers en contrebas qui menace les maladroits qui auraient le malheur de trébucher. Heureusement, tout se passe bien, et on arrive enfin à rejoindre la ville. Petit à petit, l'ébahissement a fini par se dissiper, même si je jette encore des regards stupéfaits au paysage de l'Océan et aux tours de la ville. L'odeur du poisson sur les étals et le brouhaha familiers des foules citadines me remet d'aplomb, même si la magie de la découverte ne semble pas se dissiper si facilement. Il doit déjà y avoir une arène en ville, car Bischoff ne nous demande pas de monter les gradins et de répandre le sable de celle qu'on trimballe dans les carrioles. A la place, il nous donne quartier libre jusqu'au soir, où on fera nos premiers combats. A peine rentrée dans l'auberge qui nous accueille, je me sens soulagé d'un poids alors que je promène mon regard sur la grande salle. J'ai un léger doute en regardant l'assemblée. Des mages, des bardes, on est loin du pouilleux de base, quand même. Ça discute très sérieusement en tirant sur des pipes d'écume, ça débat avec animation, ça se montre même des livres en hochant la tête d'un air entendu... Je me demande si on aura beaucoup de spectateurs ce soir, et si certains habitants essaieront de tenter leur chance dans l'arène. De toute manière, merde à ça, l'essentiel est là : Le voyage est terminé, on va enfin se poser, on va enfin se battre.
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Wiryan D.Monrian

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MessageSujet: Re: Des gladiateurs à Beolan   Lun 27 Juin 2016 - 11:18

Béolan est une cité splendide, vraiment. Que ce soit par son architecture érigée un peu par les hmains et un peu par la magie; que ce soit par son marché, tourbillon de tentes colorés, festival d'odeur et de couleurs qui semble s'étaler de plus au plus dans la rue au fil des jours;  que ce soit par la Tour, flèche de métal et de pierre pulsant d'énergie magique et scintillant sous le soleil; ou que ce soit encore par la vue imprenable sur l'Océan offerte par les remparts, qui s'ouvrent sur les immenses flots bleutés de la mer; en bref j'aime beaucoup cette ville.

Cependant, il y a un soucis majeur, problématique qu'il faudrait régler au plus vite. Les tavernes sont remplis d'érudits consciencieux et sérieux, de nobles béoliens et d'une très très forte minorité de gens drôles. En plus, pas moyen de se saouler à mort pour oublier une mauvaise journée, les mages semblent pouvoir prévoir quand vous aller dépasser le seuil limite de vos tolérance à l'alcool. Alors ils vous éjectent loin des bouteilles qui sonnent comme une véritable délivrance à vos oreilles.

Mais ce soir je ne suis pas là pour boire, je suis là pour travailler sérieusement. Pour marchander sérieusement, plutôt.

-Définitivement pas. Vous êtes bien trop chers pour les piètres qualités que vous présentez.

Le mercenaire marque un temps d'arrêt. Me regarde droit dans les yeux. Plisse les paupières. Émet un intense gargouillement de réflexion. Puis me fait un signe obscène, pousse sa chaise et sort de la taverne, tirant derrière lui une jeune femme qui avait cru se faire passer pour une mage expérimentée. Tss. Je pousse un soupire et me passe la main dans les cheveux. Depuis le début de la soirée, j'ai vu deux duos d'incompétents et une bande de roublards qui tentait de me soutirer une énorme somme d'argent en "paiement d'avance". Je fais un signe à une serveuse:

-Une bière s'il-vous-plaît. Oui, juste ça.

Mon objectif de ce soir, recruter un mercenaire. Ce qui s'avère plus dure que prévu. J'ai simplement besoin d'une masse de muscle pour m'aider dans ma quête, pas d'une tête de fouine qui va tenter de me piquer le magot dès que j'aurais le dos tourné. J'ai demandé au tavernier de tourner vers moi toute personne qui chercherait un travail (bien payé, somme toute) mais pour l'instant ce n'est pas très concluant. La serveuse revient et pose ma chope sur la table. Je lui fait un petit sourire et paye ma consommation. Portant la boisson à mes lèvres, je lève les yeux vers la prochaine personne qui s'avance.

Un nouvel essai. Voyons ce que ça va donner. Je pose ma chope et attends patiemment que le prochain mercenaire se pose devant moi. C'est un jeune homme blond, avec une épée sur le flanc droit. De ses yeux marrons, il me dévisage intensément.

-C'est vous qui cherchez un volontaire ?

-Hum hum.

Il s'assoit. Attrape la serveuse par la manche, puis demande une bière. Puis il relève les yeux vers moi. Et reprend de sa voix traînante:

-C'quoi, comme genre de travail ?

-Principalement, vous allez devoir taper sur quelqu'un.

-Ah ?

-Vous êtes qualifiés dans ce genre de choses ?

-La castagne, ça me connaît.

-Hum. Preuve ?

-J'égorge des cochons, régulièrement. J'ai tué un coq, une fois. Une vrai saloperie, il étais impossible à attraper. Oh et je crois que ma meilleure prise, c'est quand j'ai pêché un énorme poisson.

Moment de silence, pendant lequel je n’arbore qu'un sourire parfaitement figé.

-Du coup, c'tait quoi le boulot ?

-Rien. Oubliez tout. Rentrez chez vous.

Le garçon, de 17 ans à peine, me regarde dans les yeux comme si j'étais devenu fou. Je me penche en avant, mains bien à plat sur la table.

-Dégage.

Il me jette un regard encore un peu paumé, puis se lève, attrape sa chope au passage sur le plateau de la serveuse, paye de manière grandiloquente et disparaît de ma vue. Tant mieux. Moi, je finis ma chope et j'appelle la serveuse. A ce rythme là, je vas y passer ma nuit.
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MessageSujet: Re: Des gladiateurs à Beolan   Mar 28 Juin 2016 - 6:51

Putain.
Assis sur une bûche qui fait office de chaise dans les coulisses de l'arène, je regarde mes deux paluches couvertes de sang en attendant que le petit bonhomme roux qui s'affaire autour de moi ait fini son ouvrage.
Deux jours à peine qu'on s'est installé à Beolan et je suis déjà obligé de me faire remettre d'aplomb par un putain de guérisseur. Je déteste ça. Premièrement, parce que ça coûte de l'argent, et que je déteste sacrifier la moindre pièce de ma part, surtout pour compenser une erreur dans l'arène, mais visiblement, là je risque de mourir si je ne fais rien. Deuxièmement parce que ce crétin a cru bon de me préciser que j'étais en de bonnes mains, celles d'un des meilleurs guérisseurs du monde, et que je n'aurais même pas la moindre marque pour rappeler cet "accident".
Connard.
Ce soir, j'ai brisé un chevalier et un ogre. J'ai frappé le premier si fort que personne n'a osé lui enlever son heaume pendant un long moment, de peur d'emporter une part du crâne avec, et presque tué le second en enfonçant ma hache dans son cou massif. Sans les innombrables guérisseurs de Beolan - tous très doués, j'en suis sûr - j'aurais deux morts à mon actif ce soir. En échange, j'ai reçu un coup de masse qui a dû briser plusieurs de mes côtes, et l'épée du chevalier s'est abattue sur moi si fort qu'elle s'est enfoncée dans mon épaule d'une bonne vingtaine de centimètres avant de s'arrêter, juste avant mes poumons. Quel genre de débile pourrait croire que je ne veux pas me souvenir de ça ? Les cicatrices sont une histoire à raconter et une prière au Dieu de la Guerre.
Je me crispe une seconde en sentant mes os se ressouder lentement. Ce n'est jamais le moment le plus agréable.
Du coup, quand ce con m'a dit que je n'aurais pas la moindre cicatrice après des blessures pareilles, je me suis senti obligé de l'interrompre et j'ai peut-être été un peu trop zélé sur le coup. En une seconde j'avais mis ma main sur sa bouche, glissant un doigt à l'intérieur, et d'un seul geste, comme on arrache une mauvaise herbe, je lui ai retiré deux molaires. Il a gueulé pas mal, pris un moment pour se soigner lui-même, exigé quelques menaces supplémentaires avant de finalement accepter de me soigner, et avec un peu moins de talent que prévu. Du coup, je suis sûr que si ça pique autant, c'est une petite revanche mesquine pour le roux momentanément édenté.

-Eh, Dumb', toujours pas fini ? demande Raledh, en apparaissant sur ma droite.
-Non, il prend son temps, fais-je, et une nouvelle décharge de douleur qui me traverse me fait comprendre que la remarque n'est pas passée inaperçue.
-Sors toi les doigts du cul, réplique-t-il, y a un type à l'auberge qui cherche un mercenaire, je suis sûr que tu ferais l'affaire.
-Et pourquoi tu postules pas, toi ? que je demande.
-Mmh... grommelle-t-il. Il m'a déjà dit que c'était mort. Pense pas que je peux gérer le truc.
-Ça, c'est parce que t'es con comme une table, que je dis. Tu peux tuer un ours avec une main, mais si t'avais pas une putain pour te rappeler où elle est, tu trouverais pas ta bite pour pisser le matin.




Me voila finalement retourné à l'auberge, après avoir réglé ce que je devais au guérisseur et m'être assuré de la présence bien réelle d'une large balafre toute neuve en travers de mon épaule. La peau a l'air brûlé, mais ça ira. En pénétrant dans l'atmosphère enfumée, je jette immédiatement la moitié de ma part de la soirée sur le comptoir en demandant assez de nourriture pour tuer un ogre et assez de bière pour en tuer deux. Un coup d'oeil à l'assistance me fait comprendre que le comportement des gladiateurs n'est pas vraiment ce qu'il y a de plus apprécié dans le coin alors pour leur dire d'aller se faire foutre bien correctement, je prends un petit moment pour racler ma gorge et expulser un gros mollard verdâtre sur le sol presque propre. Indifférent aux nouveaux regards désapprobateurs, je pense repérer le recruteur dans un coin : un type aux cheveux bruns, avec un peu de blanc, qui semble passer une longue soirée et regarde sa pinte vide comme si elle était la seule à le comprendre. Et c'est bien possible quand je regarde toutes la galeries de crétins qui jettent des regards furieux dans sa direction, probablement après s'être fait rembarré bien proprement parce que, admettons-le, ils ont l'air d'être mercenaires comme j'ai l'air d'être une chèvre. Du coup, il doit rester une place pour l'Orque. Ça serait pas mal, on a quelques jours de libres, l'arène étant réservée pour des putains de spectacle genre chant et tout le bordel. Du coup je fais un signe à la serveuse de me servir à table et m'installe sans plus de préambule en face du type, alors que la chaise grince dangereusement sous mon poids. Drôle de type. Il a l'air vieux, et pas si vieux en même temps. Fatigué, ça c'est sur. Habillé en gris, fumant la pipe et... C'est quoi ça ? Vaguement dévoilé sous ses manches, on dirait des tatouages. C'est pas banal, pour un mage de Beolan, mais pourquoi pas.
Le plateau débordant de nourriture et de bière se pose entre moi et le recruteur, qui n'a pas encore dit un mot. Du coup, j'attaque à la fois la conversation et le repas.

-Dumbark Sang-Noir, c'est moi, vieil homme, que je commence. Je suis venu sauver ta soirée, ta ferme, ta femme, ta vie, et tout ce que tu veux sauver. Je ferais le boulot, parle-moi du prix, qu'on en finisse, je suis déjà fatigué de toute cette parlotte.
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MessageSujet: Re: Des gladiateurs à Beolan   Mar 28 Juin 2016 - 14:51

La soirée s'annonçait longue. Jusque là tout allait plus ou moins bien. Pareil à hier, les clients se succédaient avec le même air légèrement snob, plus marqué chez certains que chez d'autres. De temps en temps, un mercenaire s'approchait pour s'intéresser à l'offre. Le fait d'être un mage n'est pas socialement très utile: soit les mercenaires sont méfiants vis-à-vis de la magie, et refuse d'aller plus loin en apprenant que le travail en inclue, soit ils estiment qu'à Béolan tous les mages sont riches. Du coup les mercenaires crédibles n'était pas nombreux ce soir. Il avait vaguement rencontré un gladiateur, mais ses facultés cognitives n'étaient pas vraiment à la hauteur.
Cependant le moment où la soirée s'était encore plus enfoncée, c'était quand il était arrivé. Le barde. Grand, vêtu d'un complexe ensemble de tissu bleu et vert, il était monté sur la scène dans le coin de la pièce sous les molles ovations du publique. Et depuis maintenant 2h, moyennant les pauses, il débitait des flots d'âneries sur la gloire de la Tour des Mages, le Signe, la Bataille de Béolan ou encore sa compréhension personnelle de l'art. A mon plus grand damne, le publique continuait d'applaudir sans conviction à chaque morceau, fouettant inconsciemment l'égo du ménestrel qui, devant ce qui s'apparentait au plus grand succès de toute sa carrière, ne semblait plus vouloir s'arrêter. Grr.

Alors que j'envisageais sérieusement de partir sous le coup de la fatigue, la porte s'ouvrit en grand. Un orque. Grand. Vert. Massif comme pas deux. Plein de cicatrices. Des sourcils broussailleux et des cheveux roux. Un orque quoi. Quoique, je les vois plus chauves ou rasé, à tout le moins. Bref. Un immense orque donc, qui fait irruption dans la taverne: hormis le fait qu'il fasse plus de 2 mètres et qu'il ait craché sur le parquet, rien de bien remarquable.
Il s'avance, commande de la nourriture et s'assoit à ma table. Je l'écoute parler, un petit sourire au coin des lèvres. Ma ferme, hein ? L'idée de faire de l'agriculture et d'avoir une famille est somme toute un projet auquel je m'attellerais... plus tard.

-Enchanté.

Un coup d’œil a ses cicatrices réponds déjà à ma question. Mais je veux plus de précisions.

-Le travail dont il est question concernera principalement de la violence physique. J'ai besoin d'un garde du corps, en fait. De quelconques spécificités dans le domaine de la baston ?

Ma voix est traînante, un peu languissante. Honnêtement, c'est la deuxième fois que je fais un tour de taverne pour me trouver un larbin pas trop stupide et suffisamment efficace pour faire le boulot. Pas trop cher, non plus. Béolan semble contenir plus de surprise que ce à quoi je m'attendais.

-J'espère aussi que vous n'avez pas de soucis avec la magie, aussi. Comme attendu à Béolan, le travail que je propose nous y confrontera sûrement.

Ensuite, je lève la main vers la serveuse. Un repas léger. Et un verre de lait, aussi. Je lui tends ma choppe vide, et la regarde partir. Puis mon regard se reporte sur le dénommé Dumbark. Rude, c'est le moins qu'on puisse dire.
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MessageSujet: Re: Des gladiateurs à Beolan   Jeu 30 Juin 2016 - 9:35

-Enchanté, dit simplement le recruteur, après mon entrée en matière fracassante.

Je dévore méthodiquement un morceau de poulet enveloppé de lard, avant de faire descendre tout ça d'une grande rasade de bière. Lui se contente de me demander si j'ai de l’expérience de combat, et si la magie ne me dérange pas. Il me vouvoie. Ça, c'est amusant. Ça m'est pas arrivé depuis mon passage au service du Royaume. Je descend tranquillement un peu plus de mon gueuleton avant de répondre, alors qu'il commande un repas qui ne me suffirait même pas en temps de guerre et un verre de lait. Un verre de lait. Ces mages... Le lait, c'est pour les nourrissons et les bêtes, pas pour ceux qui arpentent le monde sur deux pattes. Je me prépare à répliquer quand l'impensable arrive : Un barde, qui semblait en pause, se met à jouer de son putain de luth avec la voix la plus nasillarde que j'ai entendu dans cette partie du monde. Quelle horreur. Et pourtant, le connard en vert et bleu semble parti pour régaler son public de son chant, appréciable comme une coulée de merde dans le fond des chausses.Je me retiens d'aller lui mettre une mandale directement, et même de lui lancer ma pinte dans la tronche, histoire de pas pourrir l'ambiance en me faisant mal voir des deux millions de mages du coin. J'essaye de me concentrer à nouveau sur ce que m'a dit l'homme assis en face de moi, avant de finalement réussir à remettre la main sur ce que je voulais dire, en même temps que sur une autre aile de poulet.

-Très malpoli, que je dis enfin. Très malpoli d'éluder le sujet que j'ai soulevé. Sans tarifs, où va le monde, hein ? Mais si tu insistes, parlons plutôt de ce que je propose. J'ai tué plus de gens dans ma vie que tu ne peux en compter sur les doigts de tout les gens présents dans l'auberge en ce moment. Mon métier actuel consiste à tuer d'autre gens en public pour payer mon repas, et comme tu vois, je me débrouille pas mal.
Pour preuve, je me contente de désigner d'un large mouvement de bras l'étendue gargantuesque de ma commande qui s'étend entre nous deux.
-J'ai été mercenaire, que je poursuis, commençant l'énumération. J'ai affronté les clans pour le compte du Royaume, puis le Royaume dans les rangs de la Rébellion. J'étais au raid contre Thark Rouges-Dents, à la libération de Venill, à la Bataille des deux Rivières. J'ai pris le village d'Hellerin quand il était tenu par le clan du grouillot, et tué le Chef des Chiens de l'Enfer après un pari. Oh, et ce soir j'ai affronté un chevalier et un ogre dans un combat pas si loyal. Et j'ai gagné.
Je laisse passer une seconde, histoire de bien laisser mijoter ma bonne vantardise de vétéran.
-Mais je suis pas particulièrement amateur de magie. Ce qui veut dire que j'adore tuer des mages. J’espère que c'est la réponse que tu attendais. Maintenant on peut peut-être discuter prix ?

Au moment où je finis ma phrase, par la miséricorde du Fléau, le connard au luth finit également son dernier accord et - que les Dieux m'enculent ! - mais le reste de la salle applaudit. Putain de mages, trop polis pour lui dire d'aller se faire foutre. Je prend sur moi de mettre mes mains en porte-voix pour être bien entendu dans toute l'auberge, et jusque dans la rue.

-Si tu retouches à ces putains de cordes, que je gueule de toutes mes forces, et si j'entends encore ta putain de voix ce soir, je jure que je me servirais de tes propres côtes pour te crever les yeux, sang de merde !

Silence complet dans la taverne, où tout le monde s'est retourné vers moi, rapidement rompu par mon rire tonitruant en voyant la tête mi-outrée, mi-apeurée du barde. Il a quelques tics nerveux du visage, probablement parce qu'il hésite à se dessiner un sourire forcé, mais n'arrive pas à déterminer si j'étais vraiment sérieux ou pas.

-Je ne plaisante pas une seule seconde, que je reprends malgré mon rire étouffé. Alors tu prends ton luth à la con et tu décarres vite fait !

Finalement - bonheur ! - le voila qui dégage de l'estrade, et la serveuse vient me glisser un mot alors que l'assistance commence à se remettre d'aplomb et que les conversations reprennent.

-'sieur, fait-elle. Le barde fait partie du divertissement offert par la maison aux clients...
-Ben va danser le cul à l'air, que je dis en lui glissant quelques pièces supplémentaires. Et si tu préfères pas, au moins, rajoute moi un coup de gnôle et du fromage. Mais casse-toi, on parle affaire, là.
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MessageSujet: Re: Des gladiateurs à Beolan   Lun 4 Juil 2016 - 13:28

Une brute. Qui semblait tout de même intelligente. Et verte avec ça. C'était quand même un curieux mélange que pouvait pondre le Monde du Milieux, presque équivalent aux horreurs du Vein. Même moi, j'avais l'air moins monstrueux. Venue pour parler à Dumbark, la serveuse pose devant moi ma commande. Je commence tranquillement à boire mon lait.

-Parlons en, du prix. La prime de départ n'est pas particulièrement grande, mais l'objectif même du travail nous amènera à trouver des trésors intéressants. Je ne suis intéressé que par quelques unes de ces merveilles, donc tu pourra disposer du reste. Je me réserve le bazar magique, et je te laisse les trucs de valeur.

Je tire de ma poche une bourse de cuir, bien remplie, et la jette sur la table. Le son des pièces d'or qu'elle contient joue une douce musique aux oreilles des cupides et des envieux. J'aime bien l'or, mine de rien.

-Voici la moitié. Tu pourrais te tirer avec, et m'égorger dans mon sommeil. C'est aussi pourquoi je ne te règlerais que le quart de la somme due avant l'expédition. Le reste, tu l'aura à la fin.

D'un geste vif, je reprend la bourse et la fait disparaître dans les plis de ma cape.

-Tu devras me servir de garde du corps. Nous allons affronter un compère mage, qui détient un objet qui m'appartient. Nous aurons juste à le récupérer. Techniquement il n'y aura aucun affrontement, mais prépare toi à affronter des bêtes à mains nues ou des créatures de bois et d'écorce.

Tirant ma pipe, je l'allumais en quelques gestes. Quand des ronds de fumée atteignirent les voutes du plafond, je repris d'une voix légèrement distante.

-Le collègue, je me le garde.

Du coin de l'oeil, je le vis approcher. Un grand homme massif, aux cheveux et à la barbe poivre et sel, arborant avec fierté une incroyable moustache. Il portait un tablier blanc sur des vêtements en laine grossière. Le patron du bar, en fait, Teodore. Je n'ai jamais été capable de connaître son nom de famille. L'air légèrement contrit, il posa son énorme paluche a plat sur la table et commença d'une voix plutôt assurée:

-Je vais devoir vous demander de sortir messieurs. Vous... nuisez à ma clientèle. Je vous prierez de quitter cette endroit, sans faire de grabuges. Vous pouvez enmener vos consommations, si vous y tenez.

Il fallait admettre, il avait de l'aplomb. Venir demander expressément à un orc de sortir, c'était soit très courageux soit suicidaire. Cétait une parfaite occasion pour tester Dumbark. Je me contentais de tirer sur ma pipe, attendant patiemment sa réaction. Aucun mort, ce serait bien.

De toute façon je ne compte pas intervenir.
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MessageSujet: Re: Des gladiateurs à Beolan   Mar 5 Juil 2016 - 11:39

L'aubergiste est une splendide montagne de saindoux d'un bon mètre quatre-vingt-dix, avec une formidable moustache qui doit le gratter quand il s'enfonce vigoureusement la tête dans le cul. Solidement appuyé sur notre table, il nous demande de quitter la taverne, comme quoi on dérangerait l'assistance. Ce qui sous-entend "moi". Je reste tranquillement à dévorer mon repas, en laissant passer quelques instants. L’expérience m'a appris que la plupart des gens ont un vieux relent d'appréhension quand ils s'adressent à moi, en particulier quand il s'agit de me virer d'une taverne, et qu'il suffit de les laisser mariner dedans pendant un petit instant pour les regarder se décomposer. De plus, j'ai besoin de réfléchir quelques secondes, et si je peux m'envoyer un peu de lard et de bière et observer des gouttes de sueur perler sur le front d'un crétin moustachu, pourquoi pas ?
Un boulot de garde du corps. Normalement, c'est plutôt peinard, rien de bien méchant. Plus simple que le mercenariat, moins régulier que l'arène. Ça me changera. Par contre ça me remplira pas trop les poches, vu la taille de la bourse qu'il a exhibé devant moi. J'ai pas trop compris si c'était le quart ou la moitié, ou la moitié du quart, mais en tout cas je me fais plus que ça en quelques jours d'arène. Mais après tout, même si je ne saigne pas pour rien, je ne suis pas non plus particulièrement motivé par la paie. Je n'ai pas besoin de grand chose dans la vie : Un toit au dessus de ma tête, de la bière, un repas chaud, et une fille de temps en temps. Et tout ça, ça ne coûte pas cher. Ce qu'il me faut c'est du changement. Le boulot m'intéresse bien. Je porte un regard lourd sur le tavernier, qui m'observe avec une assurance qui me semble particulièrement feinte. Du coup, me faire virer d'ici par un aubergiste, ce serait ridicule, et me faire emmerder par la garde, ce serait déplorable. Le vieux mage s'enfonce dans son fauteuil, en parfait spectateur. C'est le vrai test d'embauche qui commence, j'ai l'impression.
Il va falloir la jouer diplomate, et c'est pas mon genre. Me sortir d'ennui en négociant, ça me réussit pas. En revanche, j'assure en ce qui concerne les menaces. Lentement, je repousse le plateau devant moi et me relève, parfaitement droit devant l'aubergiste qui se redresse et lève les yeux pour me fixer avec un air de défi. Je lui met une bonne tête et demie, et on dirait que j'ai été taillé avec deux mecs comme lui, en remplaçant le gras par du muscle. Pourtant, il ne se dégonfle pas immédiatement, même si je sens un léger frisson quand j'exhibe mon sourire carnassier, du genre monstre des rivières, avec l'option dents cassées. Lentement, sans mouvement brusque, je pose ma paluche sur son épaule. Son regard se pose sur cette énorme main qui pourrait briser son cou en quelques secondes.

-Je viens d'épargner à ta clientèle le pire barde de ce côté du monde, et tu voudrais que je m'en aille ? que je souris à voix basse, pour éviter de trop attirer l'attention sur nous.
-Monsieur, qu'il laisse échapper dans un souffle. Pas de grabuge, s'il-vous...
-Ferme ta gueule, que je grince entre mes dents maintenant serrées. Ferme. Ta. Gueule. Tu fermes ta gueule bien correctement. Je vais parler, maintenant, et quand j'aurais fini, tu vas retourner sans un mot derrière ton comptoir dégueulasse. Si tu m’interromps, si tu fais du bordel, si tu appelles la garde, j'aurais quelques ennuis, rien de bien grave. Mais, dès que ce sera réglé, je vais te tuer. Je vais briser chacun de tes putain d'os. Tu vas gueuler tant que tu veux, mais tu vas mourir. Je vais brûler ta taverne de merde. Je baiserais cette pute de serveuse qui te ressemble assez pour être ta fille, et je baiserai ta pute de femme, que je finirais bien par trouver. J'irais m'amuser avec elles dans un coin tranquille, et il ne m'arrivera rien, parce qu'il y a dans le coin une vingtaine d'amis gladiateurs qui seront heureux de raconter que j'étais en train de jouer aux dés avec eux quand il est arrivé ces choses horribles à ta famille. Et à la fin de l'histoire, j'aurai disparu de Beolan, sans qu'il ne me soit rien arrivé d'autre qu'une petite remontrance et deux culs blancs où me vider les couilles. Est-ce que tu comprends ça ?

Je suis vraiment pas du genre à violer. Honnêtement. Une fille qui veut pas, c'est la débandade direct pour moi. Même les putes qui ont l'air de se forcer un peu trop, ça me coupe. Mais je sais ce qu'il faut dire pour qu'un vieux chie dans son froc. Et ça a l'air de marcher. Rien que le contact de ma main contre son épaule lui avait fait comprendre que c'était moi qui contrôlait la situation, et qu'en une seconde, ce pouvait être fini pour lui, maintenant il sait que je suis ce que je semble être. D'abord rouge d'indignation, son visage est maintenant si pâle qu'il en parait translucide. Il voudrait disparaître, ne jamais avoir eu cette conversation, et en même temps il rêverait d'être assez fort pour me faire ravaler ces paroles. Personne n'est assez fort pour me faire ravaler mes paroles, vieil homme. Personne.

-En revanche, que je reprend doucement. Si dans la seconde tu disparais, il ne te sera rien arrivé, je serais toujours là, mais je ne ferais pas de bordel, vu que j'ai l'intention de finir mon repas, de me pinter un peu et d'aller me chercher un coup à tirer, avant de revenir avec finir le boulot dans ma piaule. Au pire, un client ou deux grommellera, mais tout le monde ira bien, et je continuerai même à consommer. Deux choix, vieil homme. Tu perds ta femme, ta fille, ton auberge, ta vie, ou tu gagnes quelques piécettes et une ou deux remarques désobligeantes de tes habitués.

Silence.

-C'est Beolan ici, commence-t-il finalement, nous n'avons pas peur de...

Ma main sur son épaule se place en un mouvement vif sur sa nuque. Je ne serre pas, je n'appuie même pas. Mais le simple contact de sa jugulaire gonflée de sang sous ma peau me donne des envies de tuer et suffit à le faire taire.

-Vous devriez, que je lui chuchote en me penchant vers lui. Vous devriez avoir peur.

Sa bouche se referme lentement, comme si son cerveau cherchait une porte de sortie sans pour autant accepter l'humiliation de m'obéir. Je simplifie son dilemme en sortant deux pièces d'or de ma poche et en les glissant dans les plis de son tablier.

-J'avais demandé à ta serveuse, mais elle a dû oublier, que je dis d'un ton guilleret. Ramène moi du fromage.

Et sur ce, je me rassois, dans un nouveau grincement de la chaise qui menace toujours de se briser sous mon poids, et me remet à dévorer mon repas. L'aubergiste se tient encore debout à côté de notre table quelques instants avant de partir, sans dire un mot de plus. Je ne regarde même pas sa réaction, j'ai le visage enfoui dans ma pinte de bière, et quand il émerge, je n'ai qu'une question pour mon nouveau patron.

-Alors, quand est-ce qu'on y va ?
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MessageSujet: Re: Des gladiateurs à Beolan   Lun 25 Juil 2016 - 17:57

L'altercation entre l'aubergiste et l'orc avait quelque chose d'ennuyeux. Un peu de sang sur les murs et des tripes par-ci par-là aurait été les bienvenues, en terme de divertissement.
Dumbark se rassit en grommelant quelque chose. Cessant de pianoter sur la table du bout des doigts et de reluquer le fond de mon verre comme si j'allais y trouver un trésor, je lève les yeux vers lui, sans arborer un quelconque signe d’ennuis ou de déception. Je crois.

-Dans deux heures, aux grandes portes de Béolan, avec une monture et du matériel si tu en as besoin. Nous nous rendons dans la forêt la plus proche. Le temps que j'aille chercher ta récompense, sommes toutes.

Je tirais à nouveau sur ma pipe de bois. Au même moment, la serveuse revint et posa une assiette de fromage devant le gros tas vert. Elle se tourna vers moi avec un regard perçant.

-Vous avez fini ?

La vaisselle. C'est vrai que c'est à eux.

-Oui oui, vous pouvez débarrasser. Bonne soirée.

Il ne me restait pas grand chose à dire à Dumbark. Quand bien même l'horaire ne lui convenait pas, je rentrais chez moi. Tranquillement, je me mis debout, attrapait mon chapeau et fit un signe de tête à mon garde du corps en devenir.

-Ne soit pas en retard. Sur ce, à plus.

J'avais dit ça sans aucune animosité, aucune remarque désobligeante sous-jacente. C'était un constat parfaitement normal, et je n'aimais de toute façon pas jouer le rôle du bourge désagréable qui sied si bien aux vieux de la Tour. En passant je lâchais quelques pièces sur le plateau de la serveuse: en dédommagement, si l'on peut dire. Puis je claquais des doigts, disparaissant pour réapparaître de l'autre côté du mur, dans la rue et loin des fenêtres. De la simple frime, mais j'aime bien la simple frime.

Rentrant la tête dans mes épaules, sous une fine pluie de fin de soirée, je rentrais chez moi. Il me fallait prendre un cheval, attraper un artefact caché à la maison, et me préparer pour aller en forêt. si tout allait bien, d'ici mois de 4h je serais de retour à la maison, un thé bouillant sur les genoux et un objet enchanté de plus dans mes placards. Il fallait que Dumbark fasse son boulot, en fait. Au dessus de moi, loin dans le ciel, la pleine lune dardait ses rayons d'argent sur la ville assoupie de Béolan.
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Dumbark Sang-Noir

Le Briseur

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Race : Orque
Classe : Berserker
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Fiche de Personnage : Qui est le Briseur ?


MessageSujet: Re: Des gladiateurs à Beolan   Dim 11 Sep 2016 - 0:02

Le type énonce les détails qu'il attend de moi. Dans deux heures, aux portes de la ville, avec une monture et du matériel. Pas le temps de lui dire que je monte à cheval comme un aveugle tire à l'arc qu'il se lève, fait quelques pas et disparaît subitement. J'en reste sur le cul, tout seul, devant ma table. Bah, après tout, c'est une cité de magie, ça doit se faire comme moyen de transport ici. Je me remet avec application à l'anéantissement de mon repas en réfléchissant à tout ce qu'il me reste à faire en deux heures. Trouver un cheval, déjà, et ça ce sera le plus dur dans une ville côtière. Je repère vite fait Raledh de l'autre côté de la salle et l'invite à me rejoindre un instant.

-Tu sais dans quelle autre auberge ils sont descendus, les gars ? que je demande alors qu'il installe son cul sur la chaise qu'occupait le vieux quelques instant plus tôt. Et où je pourrais trouver un cheval ?
-Un cheval ? Qu'est-ce que tu foutrais d'un cheval ? demande-t-il en tentant de récupérer discrètement un peu de fromage, que je lui retire des mains vivement.
-Occupe-toi de ton cul et répond, que je réplique en écrasant calmement sa main gauche qui s’avançait également vers ma pinte.
-Ils sont sur l'auberge du ciel de tempête, c'est plus loin, au nord de l'arène, reprend-il en massant sa main douloureuse. Et pour un cheval, je crois en avoir vu à louer à côté du poste de garde un peu avant les portes.
-D'accord. Ça ira, je pense. Tu pourras récupérer mes affaires et les déposer à l'autre auberge ? Je dormirais là-bas, je pense, l'aubergiste d'ici risque de m'en vouloir.
-Euh... Ouais, ouais, bégaie-t-il. Mais maintenant ? Tu me dis ce qui se passe ?
-Commande toi un repas et mange avec moi, ou dégage, mais occupe-toi de ton cul, Raledh. Poser trop de question, ça te mettra de l'acier dans la tête.

Le repas s'est achevé dans un calme relatif pour deux gladiateurs en goguette. Finalement, je termine ma consommation et abandonne Rahled à son sort avec une petite claque affectueuse sur le sommet du crâne. J'ai déjà l'essentiel : Mon marteau et un ventre plein. Tout ce qu'il me manque, c'est un cheval et régler mes problèmes avec le tas de saindoux. Je m'éloigne de la table, titubant un peu, assez surpris de la quantité d'alcool que j'ai pu descendre en moins de deux heures avant de rejoindre le comptoir où le patron me regarde approcher avec un air mauvais.
-Patron ! que je m'exclame avec enthousiasme en m'approchant de lui. Je viens régler ce qui manque !
-Manque huit d'or pour les dernières commandes, grommelle-t-il à contrecœur.
-Très bien, très bien. Ça, c'est pour la consommation, dis-je en mettant la somme sur le comptoir. Ça c'est pour ton dérangement, que je reprend en rajoutant quatre pièces de plus. Et ça, c'est pour mon dérangement.
A peine le temps de finir ma phrase que j'ai attrapé le vieux par l'arrière du crâne et brisé plusieurs de ses dents en cognant sa mâchoire contre le comptoir aussi fort que possible. La salle se retourne avec horreur juste à temps pour me voir lui briser le genou d'un coup de pied chassé.
-La prochaine fois, m'emmerde pas quand je mange, que je glisse à son oreille alors qu'il essaie de retenir le sang et les dents brisés de jaillir de sa bouche dans un joli geyser rouge.

Quelques minutes plus tard, j'arrive aux portes de Beolan, tirant par sa longe le cheval le moins cher que j'ai pu trouver à louer. J’espère que ce putain de mage me remboursera le prix de la carne, parce qu'il m'avait pas prévu qu'il y aurait des putains de frais annexes. Je sais pas combien de temps s'est écoulé, mais je crois pas être en retard. Même, je le vois pas aux portes. Ce serait un putain de miracle que je sois en avance mais faut croire que tout arrive. Je m’assois à côté de mon cheval en attendant l'arrivée du vieux. Ça me laisse un peu de temps pour essayer de penser à un petit discours pour tenter de le convaincre que j'ai pas besoin de monter à cheval et qu'y aller à pied serait bien plus simple.

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Des gladiateurs à Beolan

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