''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar]

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Oliana Mésyrhis

Celle d'ailleurs

________________

Oliana Mésyrhis
________________


Race : Seïrdan
Classe : Invocateur
Métier : Domestique
Croyances : Aucune
Groupe : Rebelle

Âge : Une vingtaine d'années...

Messages : 43

Fiche de Personnage : Fiche d'Oliana Mésyrhis


Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar] _
MessageSujet: Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar]   Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar] EmptyLun 4 Juil 2011 - 19:30

Ce matin-là, rien ne laissait présager à Oliana que quelque-chose de spécial pouvait arriver. Rien du tout, à part peut-être un orage suite à la chaleur de ces derniers jours. Mais rien de vraiment exeptionnel. Elle avait ainsi normalement commencé sa journée en allant chercher le déjeuner du maître aux cuisines, et le lui avait ensuite apporté sur un plateau dans sa chambre, le plus naturellement du monde. Sauf que ce matin-là n'était pas comme les autres, et lorsqu'elle pénétra dans la pièce, elle vit tout de suite que le regard que le maître avait posé sur elle laissait présager quelque chose d'inhabituel.
Tout en regardant sa domestique depuis son bureau, Kaëdereth examinait les missives apportées ce matin même par un messager. L'une d'elle avait d'ores et déjà attiré son attention et il l'avait ouverte sans que la destinataire ne s'en doute, puisqu'en général elle ne recevait pas de courrier. Il savait donc exactement de quoi l'affaire retournait et cherchait à ce moment même comment l'arranger. Une raison pour Oliana d'aller à Beolan... ? Il ne lui en trouvait aucune.


Tiens, cette lettre est pour toi.

La démone fut tellement surprise que le plateau qu'elle tenait lui échappa presque. Dans un sursaut elle put le rattraper de justesse, une goutte de la tasse qu'elle transportait volant sur quelques centimètres avant de s'écraser au sol en une centaine de particules plus petites. Le regard du maître se durcit et elle se dépêcha de déposer le plateau avant qu'une autre catastrophe ait lieu. Ses mains tremblaient à présent, elle ne pouvait plus les contrôler. Elle tenta donc de les cacher dans sa robe, hors de la vue de son maître. Quel était donc ce message qu'on lui avait fait parvenir ?
Kaëdereth se leva et s'avança lentement vers sa domestique afin de lui remettre la missive en main propre. Le geste finit de surprendre Oliana. Pourquoi donc ne l'avait-il pas simplement déposée sur le bureau pour qu'elle s'en saisisse ? Toujours est-il qu'il lui fallut reprendre le contrôle sur ses bras pour saisir l'enveloppe. Son regard se planta dans celui du maître, comme pour le défier, et dans un rapide mouvement, elle s'empara de l'objet convoité.

* * *

Elle marchait sous le soleil, son éventail aux dentelles rouges et noires à la main. Elle avait bien vu juste, des nuages commençaient à appesantir le ciel au-dessus de sa tête. S'ils étaient encore peu nombreux, ils ne cesseraient bientôt de se multiplier c'était certain. L'air trop lourd en disait long. Mais ce n'était pas à cela que songeait Oliana qui s'éventait paisiblement, mais plutôt à sa mission ici... ou plutôt à ses missions ici. Tout d'abord il y avait celle de la lettre, celle qui lui ordonnait de se rendre à un rendez-vous Rebelle dans le port, sur un navire (il était précisé « spécial et reconnaissable » mais elle ne voyait pas très bien ce que cela pouvait signifier...) qui serait alors amarré. Pour elle qui n'avait jamais visité Beolan, les indications étaient vraiment brèves, d'autant plus qu'en ce moment elle avait le chic pour se perdre en ville. Toutefois il ne fallait pas se leurrer, sa fierté de démone la pousserait à chercher seule le port et le bateau mystère sans qu'elle demande rien à personne.
La seconde mission était celle, tombée du ciel, que lui avait donné le maître et qui l'avait officiellement poussée à se rendre ici, sans même avoir à inventer d'excuse. Elle devait commander des articles ensorcelés très particuliers à un marchand de la ville qui seraient ensuite livrés à la propriété Mésyrhis. Le maître lui avait ensuite recommandé de prendre un congé, ce qui avait manqué de la faire s'évanouir et lui avait avancé son salaire du mois qui débutait à peine.


*Il se passe quelque-chose de vraiment louche dont je ne dois pas être au courant... Le maître me cache des choses, quoique ce soit en partie normal puisque je ne suis que son employée, mais en général tous les domestiques sont au courant de ce qui se trame, ils ont entendu une conversation derrière une porte, ont ouvert une lettre importante et là... rien ! Il va falloir que j'espionne davantage. Je ne peux pas le laisser garder ses secrets alors qu'il y a toujours un risque qu'il agisse sous les ordres du Royaume. *

Et puis il y avait également ce fait inquiétant : comment se faisait-il que le maître lui donne un congé et l'envoi à Beolan au même moment que la Rébellion lui demande de s'y rendre ? Si c'était une coïncidence elle était miraculeuse, autrement il lui faudrait considérer le fait que Kaëdereth Mésyrhis, membre du Royaume, avait pu ouvrir sa lettre et l'avait envoyée ici dans l'intention de prendre au piège le groupe qu'elle s'apprêtait à rejoindre. Cette seule pensée l'arrêta au milieu de la foule des rues. C'était malheureusement une hypothèse plus que probable... Alors que faire ? Elle ne pouvait tout simplement pas arriver au rendez-vous et courir le risque que tout le monde soit pris par sa faute.
Oui mais alors quoi ? Que faire maintenant ? Rentrer et annoncer qu'elle ne prenait pas de congé, finalement ? Non elle ne pouvait pas, les Rebelles l'attendaient. Le tout était donc de s'assurer qu'elle n'était pas suivie. Entreprise difficile dans le cadre d'une ville qu'elle ne connaissait pas. Elle se retourna presque aussitôt et observa les gens qui l'entouraient. Des attitudes bizarres ? Des gens déjà croisés plusieurs fois ? Non rien. Elle se concentra intensément, finit par faire naître au bout de sa main droite une fumée d'un noir de suie. Sa créature espionne ne tarda pas à apparaître et sans même qu'on le lui dise assuma le rôle qui lui incombait. Dans un léger courant d'air, elle disparut entre les badauds.

À présent il n'y avait plus grand chose à faire. Elle ne pouvait éviter le rendez-vous et son petit démon lui rapporterait sous peu les informations qui lui suffirait à savoir si elle était suivie. Si c'était le cas, il faudrait prévenir le groupe qu'elle s'apprêtait à rejoindre, et dans le cas contraire, il lui faudrait juste se montrer méfiante. La coïncidence qui aurait conduit son maître à arranger sa venue ici sans qu'il ait lu la lettre n'était que trop étrange. Oliana jeta un dernier regard à la direction empruntée par son invocation puis bifurqua dans une autre rue d'où elle commençait à entendre monter des clameurs de marins.
Son ouïe ne l'avait pas trompée et elle déboucha sur un large port ensoleillé. Se délectant de l'air chaud à l'odeur de sel qui passait dans ses cheveux, elle avança lentement entre les marins, chercha des yeux le bateau « spécial et reconnaissable » dont parlait la lettre. Mais ici il lui apparaissait que tous les navires étaient en tous points identiques. Des voiles blanches partout, des marins plus ou moins grands que ceux du vaisseau précédent... mais rien de foncièrement distinctif mis à part le nom, la proue ou les couleurs dominantes. Le regard de la démone se perdit sur l'eau du port, et rien pour s'y repérer.


*J'aimerais bien savoir où est-ce qu'il est ce bateau si orignal ? Parce qu'ici en attendant il n'y a qu'un ensemble de vaisseaux presque parfaitement uniforme... *

Malgré ses pensées légèrement irritées, elle ne pouvait s'empêcher d'apprécier sa sortie. Et ce d'autant plus qu'elle allait rejoindre les Rebelles sous peu. Enfin si elle trouvait le...bateau. Oliana ouvrit de grands yeux devant le spectacle qui s'offrait à elle. Pour un navire spécial, c'était bel un bien un navire spécial. Ses couleurs vives, ses sculptures pour le moins impromptues... oui, ce devait être ce bateau que mentionnait la lettre.
Un murmure à son oreille la dérangea dans ses pensées. Un flottement dans l'air, une ombre rapide, cela apparut et disparut dans le même temps. Le tout ne laissa qu'une maigre fumée noire. La démone comprit aussitôt le message laissé par sa créature... personne ne l'espionnait, la voix était libre. Alors elle prit son courage à deux mains et s'approcha du navire qui lui faisait face.

Elle monta à bord sans encombre, étrange. Ses bagages en main et le regard attentif, elle rechercha une personne pour lui confirmer qu'elle se trouvait bien sur le bateau des Rebelles. Sauf que là se posait un gros problème. Si elle s'était trompée, la personne à laquelle elle finirait par parler pourrait faire partie du Royaume, mais si c'était bien le navire de la Rébellion, on allait très certainement lui poser des questions pour savoir si elle faisait véritablement partie du groupe.
Elle pénétra par la première porte qui se présenta et se retrouva dans un long couloir. Des sentinelles étaient postées à intervalles réguliers. Avec un regard circulaire, elle considéra les issues qui s'offraient à elle, et allait questionner les gardes lorsqu'elle aperçut une autre porte qui retint son attention à deux pas. Elle s'approcha lentement, sûrement, craignant l'attitude de ses hommes immobiles et muets : « Oliana Mésyrhis », était-il écrit. Sans plus réfléchir, elle assura la prise sur son bagage et entra d'un pas décidé.
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Ryu Shingen

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Ryu Shingen
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Race : Démon Commun-Élu,,, mi-élu (mère), mi-démon (père), présenté comme humain
Classe : Ninja
Métier : Espion,collecteur d'âmes démoniaques
Croyances : Aucun
Groupe : Rebelles

Âge : 40 ans

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Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar] _
MessageSujet: Re: Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar]   Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar] EmptyMer 6 Juil 2011 - 1:54

Je me trouvais dans une cabine d'un officier , je regardais par le hublot le port de Beolan et je me replongeai dans mon esprit tous les évènements qui m'avaient amené jusqu'ici. L'exorciste était habillé comme un marin officier accoutré d'une gabardine rouge avec des épaulettes de couleur abyssale et une redingote noire en cuir prolongée par des bottes montantes.Sur le côté gauche il portait une garde d'une rapière ,ces mains n'étaient pas gantées .Mais ce qui pouvait choquer la chevelure de Ryu avait été coloré, ces cheveux étaient de couleur rouge sang.Sa coiffure avait pris un style tout fait raffiné, il portait en plus une boucle d'oreille à droite.

Trois semaines auparavant

L'exorciste était dans un cimetière , il combattait plusieurs viles créatures aux yeux rouges avec les canines bien visibles. Le long bâton avait exécuté une danse endiablée et les vampires donnaient le ton quand ils devenaient les partenaires de la chorégraphie avec Ryu .L'éclatement des corps en poussières sonnaient le battement comme une explosion musicale.Un autre être regardait au loin cette scène c'était son supérieur le père Shanji surnommé noir, il observait avec attention comment son apprenti enchainait les coups et les mouvements du bâton long .Les coups et le déplacement devaient donner vie à l'arme longue faite d'un cristal métallisé.Pour le moment le spectre maitrisait la situation, tout ceci était un entrainement.Tout à coup on entendit un cri qui venait du ciel, Noir leva les yeux et vit un corbeau noir qui se posa juste e à côté de lui. Sur la patte de l'animal il y avait un petit rouleau de papier . Le père Shanji déroula le document et remarqua qu'il s'agissait d'une demande de porter main forte à un groupe de rebelle. Le lieu de l'entrevue était le port de Beolan sur un vaisseau hors du commun.

Au moment ou Ryu cribla plusieurs vampires en même temps par l'intermédiaire de sceaux sous forme de longues cartes avec des kanjis qui signifiaient libération. Le père réfléchissait et au moment il reposa ces iris sur son élève, celui-ci avait fini sa danse en revenant sur une position de garde .Noir ramena son disciple auprès du monastère et lui donna la missive, il lui ordonna d'aller là-bas car maintenant il était prêt à le succéder .Cependant Ryu fut surpris car il pensait que le rendez -vous allait se passer dans une cathédrale mais son supérieur lui répliqua que celui-ci était particulier.L'enseignant exorciste avait pour habitude de déguiser complètement pour ces entretiens.Ryu voulu essayer cette méthode et le voilà accoutrer de manière complètement exceptionnelle, il revêtait un habit d'oofficier.Le père Shanji s’appliquait du moindre petit détail pratique, comme l'arme devait être changée.Ryu dut laisser le long bâton de côté pour le moment et quand il sut le genre d'arme qu'il devait se coltiner, il crut que c'était une blague.

Ryu fut contraint de s'entrainer à se battre au combat rapproché avec la rapière qui se spécialisait dans la finesse et la dextérité.Grâce à ces lectures, il put à se défendre moyennement mais il manquait de pratique.L'essentiel c'est qu'il connaissait les bases pour être crédible et le père Shanji lui montra une exécution qui pouvait être une botte secrète si dés le départ il le prenait de vitesse.La second partie consistait à faire les nœuds marins et connaître les termes marins.Mais ce fut une partie de gâteau car il avait déjà vu les pages d'un livre qui les décrivaient.La dernière partie concernait l'équitation le spectre allait devoir chevaucher une monture de manière très particulière.

Le moine exécuta des postures très acrobatique avec le cheval pour éviter des carreaux de flèches pour en tout galopant.Il était fin prêt.Noir lui donna alors une couverture et lui donna un ordre de mission qui stipulait la fonction suivante comme second et traducteur du capitaine.Il devait embarquer pour remplacer un autre officier qui avait été blessé.Le faux officier partit cavaler à travers tout Feleth et arriva au port. Là il chercha le vaisseau en question et vit le phénomène et il se demanda :


*C'est un bâtiment naval, ça , non je dois rêver ou c'est encore une blague?*

Il se présenta devant la passerelle et montra le dite lettre, les hommes en uniforme exécutaient sur le champ, le salut militaire avec le bras plié et la main plate tendu contre la tempe.On l'amena dans les quartiers des officiers et dans l'une des cabines.Il posa son sac en baluchon et examina la pièce.


Présent

Le voyage dans les brumes de mon esprit fut fini et ma vision revint sur le moment présent , je me demandais ou allait partir ce vaisseau et ce que voulait ce groupe de rebelles de moi ?.Je regardais l'activité frénétique d'une fourmilière de marins et d'objets.

Spoiler:
 
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Judlena Kleinveister



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Judlena Kleinveister
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Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar] _
MessageSujet: Re: Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar]   Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar] EmptyVen 8 Juil 2011 - 15:09

Elle était pensive, les coudes posés sur ses genoux et la tête dans les mains. Sans vraiment s'en rendre compte elle grimaçait, pourquoi ... et bien il se trouve qu'elle détestait voler ... or là maintenant ... elle détenait un objet que ne lui appartenait pas, elle en était certaine, le propriétaire la retrouverait, et ça en serait fini de sa petite vie paisible. C'était assez flou dans son esprit, la journée d'hier lui apparaissait comme la pire de toute son existence, et si il s'avérait que celui à qui elle avait « réquisitionné » l'objet fasse parti du Royaume, et qu'il découvre qu'elle était membre des Rebelles, non seulement elle encourrait la prison, mais en plus de cela – comme si ce n'était pas suffisant – elle serait privé de tout ce qui la maintenait dans des conditions acceptable : son « travail », et de ce fait son « salaire » ... Mais qu'avait-elle bien pu faire pour mériter cela ?

En fait, elle n'en avait pas la moindre petite idée, elle savait bien ne pas être « la » personne que tous convoitaient, mais aucune raison ne forçait d'après elle non plus à ce qu'on la déteste au point de réduire en l'espace d'une minute – le temps qu'il avait sans doute fallu pour que l'homme perde ce qui lui apartenait – ce qu'elle trouvait le plus agréable : vivre. Enfin, elle espérait ne pas avoir contrarié l'homme à ce point qu'il veuille la voir mourir, car si après tout il n'était pas du Royaume, elle ne risquait rien de trop grave. Préoccupée, peut-être même trop, elle ne fit pas attention à un obstacle – un petit cailloux – sur la route, qui fit faire un maigre bond à la roulotte – car soit-en passant elle était toujours à l'intérieur – et elle se retrouva à voir son tissu rempli de pièce qu'elle comptait tomber sur le sol et s'éloigner de plus en plus sous le choc du petit haut-bas du véhicule, alors que la roulotte avançait, et tout ceci sous ses yeux sans qu'elle ne le remarque.

Seulement lorsqu'elle voulu reprendre le compte de ses économies, elle ne vit ni le tissu, ni les précieuses pièces rondes et polies. Une grimace, elle jura, non franchement la malchance devait la frapper fort en ce moment, elle devait même être sa victime favorite à martyriser avec ses coups tordus. L'idée de ne même pas pouvoir s'offrir un bout de pain en arrivant en ville lui tira une nouvelle grimace, elle devrait vraiment bien « travailler » pour regagner l'équivalent de ce que la route lui avait prit. Elle songea à un gamin, ou à un vieillard, marchant main dans les poches ou canne à la main, et voir sous ses pieds frémir une pièce d'or, un tintement singulier et si rare qu'il lui tirerait un sourire, ou posant sa canne sur une petite pierre étrange que le mi-aveugle aurait vu trop ronde et trop brillante, et en reconnaissant un maigre butin, il aurait remercié allègrement la Fortune.

Sous ses visions, Jude eu presque envie de sourire : pourquoi s'apitoyer sur son sort sceller lorsqu'il peut faire le bonheur des autres ? Il ne lui restait que la fini enveloppe, posée à ses côtés et qui semblait lui jeter des regards mauvais de temps à autre. Oui, c'était cette enveloppe cachetée qu'elle avait inconsciemment prise à son propriétaire. Elle ne l'avait pas ouverte – en plus de l'accuser de vol, on lui aurait reproché de s'immiscer dans les affaires privées – et n'y avait pas touché depuis l'incident. D'ailleurs, à bien n'y réfléchir elle n'avait pas le moindre souvenir du moment où elle avait du prendre l'objet, en fait, elle avait plutôt l'impression d'avoir vu un passant étrange juste à ses côtés alors qu'elle marchait dans la ville. Plus rien. Et là elle se retrouvée avec une enveloppe dans les mains ... comme si ... comme si on la lui avait volontairement donnée.

Décidemment, plus elle y pensait, plus cela semblait étrange qu'elle ai cet objet en sa possession. C'était décidé, elle allait retrouver l'homme qui était le plus impliqué la-dedans, et qui l'avait tourmentée de la veille à l'heure présente, un début clair de calme de matinée. Comme souvent elle rejoignait la ville très tôt, afin d'être sûre d'avoir assez de temps pour se ressourcer tranquillement. Mais maintenant, sans argent, elle aurait pu venir un peu plus tard. Mais comment lui avouer la chose, à cet homme mystérieux ? Comment lui demander si simplement il avait égaré cette enveloppe. Elle ne se souvenait pas vraiment de lui, mais elle savait qu'il portait un chapeau à bords larges, qui empêchait justement de bien voir les traits de son visage, qu'il était plutôt bas, et sans doute un peu plus âgé qu'elle, avant une cape sur ses larges épaules.

Il est difficile de reconnaître un homme que l'on a peu vu, mais justement elle devait le retrouver, si elle tenait à ne pas devoir tout laisser en plan pour partir loin. Loin ... Elle allait d'habitude aux alentours de Vénil, sauf hier où – prise d'une lubie – elle s'en était allé à Béolan. C'est donc là-bas qu'elle trouverait l'homme peut-être, et qu'elle pourrait lui rendre son bien. Un sentiment étrange lui prenait tout le corps : la tentation d'ouvrir cette enveloppe. Après tout, même si elle détestait s'infiltrer dans la vie des autres de cette manière, elle pouvait toujours avoué qu'elle en avait terriblement envie, et qu'elle voulait juste être fixée quand au contenu. Sans même s'en rendre compte, elle tenait déjà l'enveloppe, ouverte, dans ses mains fine et tremblotantes ... savoir ...

Elle n'aurait en fait jamais au grand jamais du ouvrir ce bout de papier. Cette lettre ... lui était adressée ? « Chère Mademoiselle Kleinveister » rien que la première phrase voulait tout dire : non seulement « il » connaissait son nom, mais en plus c'était bien vers elle que – en lisant la suite – cette invitation « cordiale » était dirigée. Certes, rien qu'aux mots « [...]Nous vous prions de bien vouloir accepter de rejoindre le groupe de Rebelle que nous formons, nous sommes dans la nécessité de demander votre aide[...] » et encore d'autres futilités du genre, à croire que quelque part on arrivait à tant manquer de renforts que l'on devait demander son aide à elle. Pourtant toujours dans cette conviction de retrouver le l'ancien porteur de la la lettre, afin de découvrir un peu plus sur cette escorte de laquelle peut-être il faisait parti.

Elle était enfin là où elle voulait, une grande grande place au centre de Béolan, là où l'homme avait laissé dans sa main « l'invitation » avant de disparaître. Cependant, même en cette ville magique, elle doutait que l'on puisse d'éclipser dans un claquement de doigt, elle finirait donc par le retrouver. Elle marchait en toute tranquillité – ayant laissé chevaux, roulotte et bien personnels à l'entrée de la ville - quand soudain elle le reconnu, l'homme ... cet homme ... et elle a courut vers lui, sans même le prévenir, elle a planté devant son nez l'enveloppe blanche, et, le regard lourd de sens, elle a cherché les mots juste pour commencer sa tirade ... ou sa suite de question. Toujours l'air aussi petit et faible, l'homme ne céda pas devant ce regard presque supérieur, le sourire au lèvre – fin, le sourire – il a posé ses yeux sur elle et a attendu, le plus simplement du monde. Elle décida de s'approcher de lui, encore.


- Vous ... Enfin ... Je me suis retrouvée hier avec ça, elle pointa l'enveloppe, dans ma main, alors que vous passiez juste à côté de moi. Le problème c'est que l'objet en question m'était destiné.

Il étira un peu plus son sourire, et lentement, il passa un bras derrière le dos de la jeune femme, l'entrainant un peu plus loin. Par la suite il lui expliqua, en faisant des pauses pour la laisser digérer chaque nouvelle, ce que l'escouade lui voulait. En fait, il était messager de ce groupe, et ce même groupe la voulait chercher, ce que Éric – à son bon souvenir il s'appelait ainsi – avait bien voulu faire. Aussi il lui dit que c'était juste une mission comme une autre, et qu'en ce moment l'escouade l'attendait dans un vaisseau pour le moins remarquable et ... original. Au départ elle voulait juste parler à cet homme, et voilà qu'elle se retrouvait entraînée dans un groupe de Rebelle.

Rapidement ils arrivèrent à un port, et là, oui là, il y avait ce fameux ... « bateau ». Il était vraiment étrange, enfin, digne d'un dessin fantaisie, ou quelque chose du genre. Lorsque l'homme lui indique que c'était dans celui-ci qu'elle devait embarqué, elle recula de trois pas et se prit à rire. Se frottant les yeux, les fermant, les ouvrant, les fermant, les ouvrant, et ainsi jusqu'à ce qu'elle se rende bien comte que le vaisseau était réel. Le messager lui indiqua le vaisseau du doigt et lui dit que sa chambre était déjà préparée, qu'elle la trouverait facilement car elle portait une plaque de fer simple où était gravé : Judlena Kleinveister.

Elle n'était pas convaincu. Retournant vers sa roulotte pas à pas, elle la ramena vers le bateau. Elle indiqua à l'homme de dire aux autres qu'elle ne venait pas, mais à peine eut-elle posée un pied dans son véhicule, qu'elle se retrouvait tirée par le poignet vers le bateau, bien sûr il lui promit d'amener ses chevaux dans une écurie et qu'il garderait sa roulotte. Elle ouvrit de grand yeux, déjà il l'avait traînée jusque sur le pont, ses affaires en main – il n'y avait pas grand chose – et lui était retourné près de la roulotte, il tenait les chevaux par la bride, et faisait à Jude de grands signe de la main. Tout ceci c'était passé si vite ...

Elle ne se retourna pas, cherchant sa cabine et la trouva finalement, y installa ses « bagages » et commença à se remémorer la journée d'hier, puis celle d'aujourd'hui, ne pu toujours pas mettre la main sur l'élément ayant déclenché sa malchance. Elle s'installa, et tranquillement de mit à plonger dans le sommeil, et elle oublia, vite, très vite, tout les problèmes l'ayant mené jusqu'ici.
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Aerandir Ashna



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Aerandir Ashna
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Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar] _
MessageSujet: Re: Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar]   Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar] EmptyVen 8 Juil 2011 - 15:47

Forêt des Amanites une semaine plus tôt


    Je ne pensais pas faire de telles rencontres dans une forêt comme celle ci mais, malgré tout, je ne m'étais pas résolu à la quitter car j'étais son gardien et, quoi qu'il arrive, je retournerais toujours vers elle. Je n'y pouvais rien, c'était ma nature d'elfe qui me guidais.
    La solitude est un sentiment vraiment affreux mais pourtant, dans cette forêt, je ne m'étais sentis que rarement seul et, ces fois là, c'était parce que j'avais pris moi même la décision de m'éloigner pour réfléchir.
    A quoi pouvais je bien réfléchir ? A tout et à rien en même temps. A ces années que j'avais vécu en me disant que j'en avais encore beaucoup à vivre. J'avais tellement de chose à découvrir, tellement de gens à rencontrer. Cependant, je finissais toujours par retourner à mon point de départ : la forêt.
    J'étais libre. J'étais un majordome sans maître, capable d'aller où bon lui semble, sans rendre de compte à personne et pourtant, je me sentais prisonnier de cette liberté – paradoxal non ? - parce qu'au fond de moi, je recherchais quelqu'un.
    Une personne qui me comprendrais, avec laquelle je pourrais ouvrir mon coeur sans avoir peur que cette personne ne me trahisse. Avais je trouvé cette personne, finalement ? Le vent avait soufflé une réponse : non. Pourtant, j'en étais tellement certain....
    Je me souvenais de cette escapade dans les docks, dans la ville de Venil. Cette domestique qui était parti faire des courses pour son Maître. C'était la première personne qui m'avais paru, tellement sincère malgré une terrible révélation : elle était, en réalité, un démon.
    Cependant, au fond, qu'est ce que cela changeait pour moi ? Moi non plus je n'étais pas humain car j'étais elfe. J'avais alors levé la tête vers la cime des arbres avant que ma voix ne s'élève dans le vent, dans une prière, presque désespérée :

    « Maître Meneldil, s'il vous plait. Guidez moi, envoyez moi un signe, je suis perdu...Je ne sais plus où aller, qui croire, à qui ouvrir mon coeur. Je vous en prie Maître Meneldil »

    Le vent m'avait il entendu ? Je l'ignorais car il continuait à souffler dans les arbres, jouant avec les feuilles de ceux ci qui s'agitaient avec insouciance pendant que j'étais assailli par mes doutes. Cela faisait longtemps que je n'avais pas rendu un tel hommage à mon Maître et cela m'avais fait du bien. Rasséréné par cette prière, je pris sur moi et me levais, quittant la forêt d'un pas lourd


Jour J : Port de Beolan

    J'avais quitté l'atmosphère de la forêt pour me retrouver dans celle, plus tumultueuse, des villes. Je m'étais rendu à Beolan, cela m'avais prit une semaine en coupant à travers champ, courant sous mon apparence de Tigre Blanc pour finalement, arriver à destination.
    Comme je le pensais, la rue grouillait de monde et je m'arrêtais dans une auberge pour me reposer. Deux personnes discutaient à une table puis partirent en laissant quelque chose derrière eux. Je me levais alors pour voir de quoi il s'agissait : une lettre ? Curieux – même si j'avais conscience que ce serait un vilain défaut – j'ouvris la lettre car j'eus la surprise de constater qu'elle m'étais destinée. Voilà ce qu'il y avait d'écrit :

    « Messire Ashna. Nous sommes honorés de vous accueillir au sein de notre nouveau groupe de Rebelles. Montrez cette enveloppe à qui de droit et vous serez autorisé à nous rejoindre. Le rendez vous à lieu au port de Beolan. Un bateau vous y attend.
    Au plaisir de vous rencontrer »


    La lettre finissait ainsi, sans signature. Aussitôt, prenant l'enveloppe, je courus vers le port, avant de m'arrêter devant un....Bateau ? Je me figeais. Était ce une blague ? Même si la lettre était sérieuse, le bateau semblait moins l'être.
    Des hommes peut avenants étaient postés prêt du bateau. Prenant sur moi, je leur présentait l'enveloppe. Ils ne bronchèrent pas ni ne bougèrent d'un pouce. Ils restèrent parfaitement immobile et je montais dans le bateau sans encombre.
    Arrivé là, je m'engageais dans un long couloir, sans savoir où mes pas me guidaient jusqu'à ce que je ne tombe sur une porte sur laquelle mon nom était gravé ? Fallait il que j'entre ? Après quelques instants d'hésitation, je finis par pousser la porte et m'engouffrer dans ma cabine
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Liam Gil' Sayan



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Liam Gil' Sayan
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Fiche de Personnage : Liam Sayan ~


Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar] _
MessageSujet: Mais comment... ?    Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar] EmptySam 9 Juil 2011 - 23:45

Voilà presque deux mois que Liam ne s'était plus posé dans une ville, qu'il n'avait pas dormi dans un bon lit douillet ou n'avait pas mangé autre chose que des fruits ou de la viande d'animaux chassés dans la journée. Non seulement les deux agences pour lesquelles ils travaillait lui avait donné plein de quêtes à faire pour en apprendre encore d'avantage sur le territoire de Feleth - qui était encore empli de surprises - mais en plus il avait fait plusieurs rencontres sur sa route. Les deux plus marquantes restent celles de l'elfe et son aventure dans un monde terrifiant: le monde du dessous. Ces deux "accidents" sur son parcours de jeune explorateur l'ont grandi, mais celle dans les marais putrides avait fait plus que ça. Il n'était plus le même car il avait compris que s'il fallait changer les choses, le sang et la mort étaient parfois plus que nécessaire. Et puis, il n'était plus seul maintenant. La flamme qui vivant dans le bas de son dos grandissait et devenait un feu ardent lorsque le danger arrivait. Cette Flamme était devenue une sorte d'ange gardien maléfique. Maléfique, parce que son pouvoir ne sort qu'une fois qu'il est dans un état critique, proche de la mort. Son âme et son être se font torturer avant d'être aider.

Enfin les grandes portes de Venill étaient maintenant visibles et le soleil avait débuté sa descente depuis quelques heures. Liam eut un immense sourire et se mit à courir vers la ville. Heureux de revoir un endroit familier et rassurant ? Bien sûr que oui. Il courut dans toute la ville, écharpe autour du cou, sac en bandoulière sur l'épaule et solidement tenu d'une main. Il courait en riant, faisant sourire quelques passant de le voir si heureux, et alarmant d'autres personnes, jalouses ou coincées du uc face à tant de bonheur. Durant quelques dizaines de mètres, deux enfants tentèrent de le suivre, en riant presque autant que lui. Ils abandonnèrent très vite voyant qu'ils ne le dépasserait jamais. Les enfants s'arrêtèrent, le regardant se perdre dans le dédalle des rues de la ville. Ils firent la moue quelques instants, puis virent un chariot transportant des animaux en cage. Ils lui coururent après.

Liam ouvrit en grand les portes de la Taverne des Gobelins. Personne s'y trouvait, sauf son vieil ami derrière le comptoir.

" - Liam ! J'ai cru qu'il t'était arrivé une bricole ! Ça fait des lustres que j' t'ai pas vu par ici !
- Il peut rien m'arriver à moi, tu le sais.
- ça me fait vraiment plaisir de te voir. Il doit me rester un fond de ragoût. J'ai testé une nouvelle recette.
- Envoie la sauce mon gars ! "


Ils mangèrent tous les deux, seuls dans la taverne car il était maintenant très tard. Liam se leva après deux bonnes heures de rires et d'histoires entendues dans la taverne pour son ami, et entendues dans d'autres villes et campagnes pour Liam. Il sortit sa bourse pour payer le repas et la chambre, mais son ami l'arrêta, lui disant que c'était son plaisir de l'avoir près de lui. Ils s’appréciaient vraiment tous les deux, au point que Liam le prenait pour un père à part entière. Ou alors comme un grand frère. Un très grand frère. Il remonta alors les escaliers menant aux chambres et prit celle qu'il prenait tout le temps. Celle de droite, avec un pot de fleurs sans fleurs près de la porte. Il rentra, déposa son sac au pied du lit, ouvrit la fenêtre - parce qu'il aimait bien se faire réveiller par les rayons du soleil au bon matin - se déshabilla entièrement et se glissa sous un drap fin. Les nuits ces derniers temps étaient particulièrement chaudes. Doucement, le sommeil l'enveloppa.

À son réveil, seul un immense sourire illuminait son visage, en plus de la douce lumière du soleil qui baignait la chambre d'une teinte orangée. Il se débarrassa du drap blanc, se leva et se dirigea à la fenêtre. Il avait vue sur le petit lac derrière l'auberge. Si petit le lac, qu'avec la perspective, il ressemblait plutôt à une grande mare. Des oies et des canards y faisaient trempette, tandis que deux jeunes enfants jouaient avec des bâtons. Les mêmes que la veille ?

Lorsqu'il se retourna, il aperçut un plateau posé par terre au pied du lit, contenant une théière, une tasse, du pain, du beurre, de la confiture et une lettre avec son prénom écrit dessus. Il s'en approcha, se servit du thé, se beurra une tartine, goutta la confiture avec son doigt, puis en mit sur le pain beurré. Pendant son petit rituel, il n'avait cessé d'observer la lettre. Il prit une bouchée dans sa tartine puis la reposa dans le plateau. Il prit l'enveloppe, l'ouvrit et lu la lettre :

" Lord Gil' Sayan... "

Liam écarquilla les yeux et s'assit sur le lit. Comment connaissaient-ils sont véritable nom ? Il s'était toujours présenté en tant que Liam Sayan, jamais avec la particule qui l'attachait au monde de la haute bourgeoisie. Au monde diabolique du Royaume. Plus diabolique que le monde du dessous. ... Ouais non peut être pas. Il ferma les yeux, but une gorgée de thé et continua la lecture.

" ... Nous connaissons votre ambition d'un monde libre et en paix. C'est pour cela que les Rebelles font appel à vos dons pour les mettre aux services du bien. Nous vous attendons dans un navire que vous ne pouvez rater, dans le port de Beolan. Pour la liberté. "

Liam enfila sa tunique et son pantalon, finit son thé d'une traite, prit son sac et partit en courant, la tartine dans la bouche.

" Pour la liberté "

Enfin Beolan. La tour des mages surplombant toute la ville de sa magnificence. Liam ne fit pas attention à toutes les autres beautés de cette citée qu'il avait visité maintes et maintes fois. Non. Il avait un visage fermé, tendu, et marchait d'un pas rapide jusqu'au port. Effectivement, il n'eut aucun mal à reconnaître le bateau. Deux hommes bolquaient la passerelle. Deux montagnes qui ne laissaient paraître aucune émotion sur leur visage. Il les fixa un instant, puis tendit la lettre. Sans même prendre le temps de la lire, ils lui laissèrent suffisemment de place pour qu'il passe.

Il déambula sur le bateau, puis tomba sur un couloir, avec des portes et des noms gravés sur des plaques en fer. Il se dit alors que le sien y serait. Et effectivement, il y était. Au moment où il ouvrit sa porte, il entendit un rugissement qui lui était familier, à l'autre bout du couloir. Aerandir... Liam sourit et pénétra dans sa cabine. Il ressortit deux minutes plus tard, avec son poignard à la main. Il y raya la particule " Gil' ", puis retourna dans sa cabine.

" Liam Gil' Sayan "
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Oscar A. Lone



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Oscar A. Lone
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Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar] _
MessageSujet: Re: Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar]   Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar] EmptyLun 11 Juil 2011 - 22:05



Oscar parcourait son doigt fin et blanc sur le dos de chaque livre qui ornait la somptueuse bibliothèque. Il en avait mit du temps à trouver ces archives royales et maintenant qu'il s'y trouvait, il pouvait enfin savourer l'odeur du vieux papier qui régnait. Le squelette marchait d'un pas lent dans les différents rayons, scrutant chaque couverture une à une. Il s'arrêta finalement devant un livre particulièrement vieux, de part son dos abîmé et les quelques feuilles déchirées qui dépassaient. Il l'attrapa lentement et le tira vers lui avant de se déplacer devant une des fenêtres des archives. Naturellement Oscar n'avait pas attendu le jour pour pénétrer dans ces lieux, il n'aimait pas s'attarder sur des futilités, et puis "le client n'attend pas" comme il le disait si souvent. Sa main osseuse tournait inlassablement les pages usées du grimoire. Certaine dégageait même un petit vent de poussière. Dehors, la lune était pleine, ce qui facilitait grandement la lecture. Oscar s'arrêta sur une page en particulier, ornée d'écritures étranges et de schémas en partie effacés. Si il avait eu des lèvres, un sourire de contentement se serait fait voir, mais il ne laissa échapper qu'un rire sordide presque inaudible. Il l'avait finalement trouvé, ce qu'il cherchait depuis des lunes. Il referma brutalement le grimoire qui dégagea des amas de poussière grise. Le squelette reposa le livre à sa place et retourna vers l'entrée principale qu'il avait préalablement fracturé. Le col remonté et le manteau fermé, il glissa ses mains une à une dans ses gants avant de baisser légèrement son large chapeau sur son visage blanchâtre. A présent, le plus restait à faire.

Le squelette errait dans les rues de la capitale, englouti par la noirceur de la nuit. Cette ambiance ne le gênait guère, au contraire, il avait pris pour habitude de ne vivre pratiquement qu'à la tombé du jour. Son apparence repoussant l'empêchait de faire autrement, et il préférait limiter le contact humain ou avec les autres races. Même si il refoulait la solitude c'était ça ou se faire incarcérer pour avoir causé du grabuge sur une place publique. La vie d'un mort-vivant n'était pas facile tous les jours !
Oscar profitait du calme nocturne pour se laisser planer et titubait joyeusement sur les pavés du boulevard principal. Cette nuit là le froid était rude, du moins c'est ce que s'imaginait le squelette, ne pouvant sentir le souffle du vent sur sa peau. Cela faisait tellement longtemps qu'il se trouvait sous cette forme qu'il en avait presque oublié cette sensation. Le seul attrait humain qui lui restait encore était la fatigue. En effet, son âme étant accrochée sur sa carcasse osseuse il ne devait pas s'abstenir du peu de repos qu'il pouvait ou il ressemblerait bientôt plus qu'à un vulgaire tas d'ossements. Oscar chercha donc un lieu pour s'abriter, plus à l'écart du centre-ville. La capitale était d'une immensité incalculable et les bâtiments qui l'ornaient étaient tous aussi d'un beauté aussi remarquable les uns que les autres.

Après plusieurs minutes de marche, il fini par trouver un endroit qui lui était sied. Un arbre puissant et majestueux s'élevait au ciel en formant une étrange coupole avec son épais feuillage. Oscar attrapa son chapeau sur son crâne et d'un geste souple et léger il tira sa révérence à ce maître des lieux. Cette salutation était un rituel chez lui. Il n'aimait pas s'inviter à se poser contre un être vivant, se considérant lui-même comme étant mort. C'était pour lui une façon de s'excuser du dérangement qu'il provoquait chez son hôte. Le squelette s'installa contre le tronc de tout son plein et s'étira en prenant le temps de faire craquer chaque jointure. Oscar reposa ensuite son chapeau sur son crâne blanc en le rabaissant quelque peu, dissimulant ainsi son horrifiant visage. Les heures s'écoulèrent à une vitesse folle et très vite les cloches de la cathédrale firent leur tintamarre matinale. Oscar grommela dans son col et se résigna à se lever afin d'entamer sa future mission. Dans sa route pour quitter la capitale, il glissa une main dans sa poche et en ressorti une enveloppe jaunie par le temps. Il l'ouvrit et déplia un papier aussi bien conservé qu'il lu attentivement. Un sourire dissimulé au coin de sa bouche montrait une certaine satisfaction du document. Il le chiffonna bruyamment jusqu'à ce qu'il forme une vulgaire boule de papier qui s'immola dans le creux de sa main.

Le squelette avait trouvé cette fameuse lettre à l'intérieur du livre qu'il feuilletait la veille. Son "client" l'avait placé, comme prévu, entre les pages du tome II de "comment cuisiner le choux". N'allez pas essayer de deviner qui a eu pareille idée. Oscar poursuivait donc son petit bonhomme de chemin vers le lieu-dit : le port de Beolan. Cette ville presque aussi grande que la capitale et réputée pour son commerce en tout genre possédait les quais les plus imposants de tout Feleth. Il était impossible de ne pas trouver un navire qui desservirait une région de Feleth. Même les villes les moins fréquentées possédait au moins une branche commerciale avec Beolan. Certain voyageait même jusque dans les profondeurs du Vein. Mais revenons à nos moutons. Oscar parcourait les quais de long en large à la recherche du fameux bateau qui leur servirait d'escorte. Celui-ci était, d'après les écrits, facilement reconnaissable mais le squelette ne s'attendait pas à une telle... plaisanterie ? Il resta la bouche béante devant cette horreur des flots et ne préférait même pas penser au voyage qui l'attendait à bord d'une telle frégate. Pour des rebelles recherchés par tout le royaume, vive la discrétion. On pouvait même remarquer son nom orné l'arrière du bateau : "L'Armanal". Cela signifiait-il quelque chose en particulier ? Allez savoir.

Oscar rechigna un moment avant de s'engager sur le pont du rafiot. Il parcouru du regard les alentours avant de s'engouffrer dans un long et sombre couloir. Celui-ci semblait mener aux cabines des passagers, du moins c'est ce qu'il en déduisit en observant les différents noms gravés sur les portes en bois. Le squelette s'arrêta devant celle qui comportait le sien. Oscar A. Lone. Tant mieux, au moins "ils" avait l'air d'ignorer son véritable nom, c'était un bon début. Peu après l'arrivée du dernier passager, le navire se mit à tanguer brutalement. Oscar se dirigea vers l'unique hublot de sa cabine et observa discrètement l'extérieur afin de ne pas effrayer la populace avec son crâne blanc. Il aperçu les voiles qui se dépliaient et entraînaient une résistance face au vent. L'Armanal. était en route vers le grand large.

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Oliana Mésyrhis

Celle d'ailleurs

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Oliana Mésyrhis
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Fiche de Personnage : Fiche d'Oliana Mésyrhis


Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar] _
MessageSujet: Re: Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar]   Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar] EmptyMar 12 Juil 2011 - 0:33

[HRP : Thème sonore pour les parties d'échec]

Des affaires en vrac étaient étalées dans la cabine, comme criantes de vie. Des robes, un poignard, une souris volante cherchant sa place dans le fatras... le tout formant un assemblage qui ressemblait à peu de choses près à celui qui accaparait la chambre de leur propriétaire. Celle-ci, un éventail à la main, assoupie depuis quelques minutes à peine, semblait déjà assujettie par un cauchemar, et son expression de tension tranchait avec le décor dans lequel elle se trouvait. On lui avait raconté que petite, à son arrivée à la propriété du maître, elle ne cessait de faire un cauchemar récurrent, le même toute les nuits. C'était Kaëdereth Mésyrhis qui avait un jour glissé cela dans la conversation, laissant la démone désemparée sans qu'elle ne le montre. Lorsqu'elle s'était résolue à demander de plus amples précisions plusieurs jours plus tard, il s'était contenté d'esquisser le portait d'une nuit d'hiver, d'une nuit plus noire que le noir lui-même, et d'un éclair saisissant qui aurait zébré le ciel sur toute sa longueur. Il rajouta que c'était ce qu'elle lui avait décrit un soir où cette même vision hantait ses nuits, et qu'elle avait également se sentir aspirée par la force de la foudre et projetée vers le sol neigeux dans une chute sans fin. Si sur le moment et encore aujourd'hui elle ne s'était pas rappelé de cela, c'était à cette heure l'occasion pour elle de retrouver la mémoire.

L'invocation pénétra dans le sac qui jonchait le sol, à moitié vide, de sa jeune maîtresse, et farfouilla. Sous un éventail abandonné dans l'heure même où il avait été volé et laissé pour compte au fond du sac, la souris trouva de quoi grignoter un peu. Ses ailes disparurent et elle tira à l'aide de sa petite mâchoire un morceau de toile qui contenait du pain. Parvenue en dehors du sac elle s'arrêta et, suspicieuse, jeta un oeil à celle qui, endormie, ne lui prêtait pas la moindre attention. Elle garda son regard posé sur elle pour sortir la nourriture de sa protection, pour prendre la première bouchée... toujours aucune réaction. Cela devint trop étrange pour elle et, n'y tenant plus, elle abandonna son repas là où elle s'apprêtait à le déguster pour grimper sur le lit de sa maîtresse en tirant sur ses petites pattes. Arrivée sur les draps elle renifla jusqu'à la démone endormie et la jaugea du regard. En général, elle avait une fâcheuse tendance à s'éveiller à son approche. Mais à ce moment-là rien n'y fit. Elle eut beau se blottir contre elle et tirer un pan de sa robe, rien ne semblait pouvoir la réveiller. Vexée qu'on lui témoigne si peu d'attention, la petite souris redescendit pour engloutir un morceau du pain, son regard oscillant toujours entre sa nourriture et sa maîtresse.

Oliana ne s'éveilla que lorsque deux coups doux furent frappés à la porte. Sous le coup de la surprise, elle eut un sursaut et sa souris également, masquant alors comme elle le pouvait l'objet de son larcin. Elle s'étira avant d'examiner la cabine qu'elle sembla découvrir pour la première fois. Un orage embrumait son esprit et le souvenir de la lettre, du départ à Beolan et de l'étrange embarcation dans laquelle elle avait élu domicile pour un temps tardait à revenir. Elle ne revoyait de tout cela que l'air insistant qu'avait pris son maître la veille pour lui tendre un papier, rien de plus. Les coups à la porte ne furent donc dans son esprit qu'une illusion et le bazar qui l'entourait, bien réel lui, un objet de lassitude soudaine. Xirih refit surgir ses ailes pour se lover sur l'épaule de la démone, juste avant que deux autres coups, plus secs, ne retentissent contre le panneau de la porte. Cette fois-ci, après avoir cacher ses affaires derrière le lit pour que la pièce paraisse plus propre, Oliana se décida à aller ouvrir, et se trouva quelque peu stupide lorsqu'elle découvrit qu'il n'y avait plus personne. Elle allait rentrer quand elle vit une enveloppe dans le couloir, juste devant sa cabine.

Elle décacheta la lettre en retournant s'asseoir sur son lit. Le papier mentionnait qu'elle devait se trouver sur le pont dans une dizaine de minutes pour y passer une épreuve qui l'introduirait dans le groupe. Elle se crispa. Elle n'avait pas encore songé à un test de ce genre, et pourtant à cet instant elle pensa qu'elle aurait dû le faire. C'était évident, on ne la laisserait pas intégrer le groupe de Rebelles sans qu'elle ne passe un test ! Mais en quoi allait-il consister ? Elle se tourna vers sa souris comme pour trouver la réponse dans ses yeux, mais Xirih ne lui retourna qu'une expression de parfaite incompréhension.


*Comment vais-je faire ? Quelle genre d'épreuve vont-ils me faire passer ? Une épreuve physique certainement... mais dans ce cas-là je suis cuite. Je ne suis vraiment pas assez en forme là tout de suite pour me lancer dans ce type d'exercice...*

Elle tira une pomme de son sac et sortit de sa cabine. Il lui fallait se préparer, et pour cela rien de tel que changer d'air : elle allait donc faire le tour du navire pour y prendre ses repères. Dans le couloir, elle croqua dans sa pomme avant de s'avancer. Sa souris s'agitait sur son épaule alors que les gardes, impassibles, se tenaient au même endroit que la dernière fois qu'elle les avait vu. Fait qu'elle n'avait pas remarqué en entrant dans le bateau, d'autres plaques indiquaient le nom des autres membres du groupe sur les portes qui jalonnaient le couloir. Elle se glissa vers elles, lisant au fur et à mesure ce qui était écrit, jusqu'à s'arrêter nette devant l'une d'elle... Aerandir Ashna. Si elle avait voulu s'ôter l'épreuve de la tête, c'était gagné, seule la journée qu'elle avait passé avec l'elfe occupait à présent ses pensées. Devait-elle frapper à la porte ? Elle se retint de justesse. Non elle ne devait pas, elle devait d'abord se rendre sur le pont. Xirih leva ses yeux vers elle en sentant sa préoccupation mais Oliana ne s'en rendit pas compte, elle s'éloignait déjà vers le bout du couloir.

L'air marin la détendit passablement lorsqu'elle se retrouva à l'extérieur. Quelques marins s'affairaient autour d'elle, occupés à diverses tâches qu'elle ne connaissait pas. Ils avaient bien avancé depuis tout à l'heure et Oliana, qui n'avait jamais mis le pied sur un bateau, sentit poindre le mal de mer. Le mouvement du navire lui sembla soudain plus marqué, et elle espéra que cela se calmerait à un moment ou à un autre, quoiqu'elle douta de la réponse. Mais elle ne s'appesantit pas vraiment sur ce point puisque ses pas la guidaient déjà vers le pont, et que quelques secondes plus tard elle était abordée par un marin qui lui demanda de la suivre. Ils finirent par pénétrer dans une pièce, la faible luminosité qui sortait par un hublot percé en face d'elle dans la coque laissait entrevoir un échiquier et derrière lui un vieillard et un enfant.
Hésitant sur la conduite à suivre, elle commença par faire disparaître son invocation. La porte se referma derrière elle dans un bref claquement. Elle avança sur un signe de tête de la personne la plus âgée qui lui faisait face. Alors c'était cela l'épreuve... une partie d'échec ? Elle n'y avait jamais joué de sa vie mais connaissait les règles, les ayant apprises en voyant son maître faire parfois quelques parties dans son bureau. Seulement elle doutait que cela soit suffisant pour gagner.


*Et bien voilà... tu peux dire adieu à ton groupe... tu vas perdre, c'est sûr. Ce vieil homme à l'air d'être un sage et si l'épreuve est une partie d'échec, c'est que lui doit être un spécialiste...*

Elle s'assit sur une chaise qu'on lui désignait et à sa grande surprise l'enfant prit place sur celle qui lui faisait face. Alors elle allait jouer contre un enfant ? C'était étrange... même si son air énigmatique laissait supposer qu'il cachait quelque chose, la démone doutait qu'il soit aussi fort que son aïeul dans cet exercice. Mais ce n'était pas cela qui comptait après tout, il fallait qu'elle se concentre pour gagner.

Depuis qu'elle avait pénétré dans la pièce, une atmosphère pesante régnait. Aucune parole n'avait été échangée, seul le son du silence encombrait la pièce. Oliana était méfiante, cela ne pouvait que masquer quelque chose. C'est alors que le vieillard se décida à parler.


Tu es ici parce que tu désires intégrer une escouade de Rebelles, mais pour cela tu dois passer une série d'épreuves, comme tous les autres futurs membres. La première est celle-ci, gagne la partie, et tu auras gagné l'épreuve.

La tension monta encore d'un cran dans les veines de la démone. Si elle perdait, pas de groupe. Mais elle n'était pas au bout de ses surprises, car l'homme reprit la parole.

Sauf que durant cette partie tu joueras contre Thomas, et que Thomas lit dans les pensées. Tu peux commencer à jouer, acheva-t-il.

Le petit garçon en face d'elle lui envoya un clin d'oeil malicieux alors que, éberluée, elle tentait de réfléchir à ce qu'elle allait faire. Une évidence s'imposa alors à elle : elle ne gagnerait pas cette partie. Il était impossible de jouer aux échecs lorsque l'adversaire pouvait anticiper vos attaques.

Les premiers mouvements ne lui posèrent pas vraiment de problème. Elle les réalisa en évitant d'y songer, ce qui n'était pas difficile puisqu'ils étaient un peu hasardeux. Sauf que cela commença à se corser lorsqu'elle perdit trois pièces d'affilée. Que faire ? Ne pas réfléchir, tout choisir à l'intuition. Elle s'obligait à ne pas regarder le plateau entre ses tours pour qu'elle n'ait pas le temps de monter une quelconque tactique qui aurait pu être interceptée. Ses choix finirent par s'enfiler tout seuls.

Lorsque la fin de la partie approcha, elle se sentit perdue. Elle ne gagnerait pas, c'était certain. Et pourtant, c'était ce qu'elle voulait absolument. Elle voulait absolument intégrer ce groupe, elle voulait absolument défendre la population contre le Royaume. Elle bougea une pièce, quitta l'échiquier des yeux, songea à autre chose, à sa vie en général, reposa son attention sur le plateau, s'arrêta. Sous ses yeux ébahis, elle venait de découvrir qu'elle était en position de force.


Échec... déclara-t-elle après avoir jaugé la situation.

Et elle avait raison. Le jeune garçon fit bouger une pièce mais se trouvait dans l'incapacité de la contrecarrer. Un sourire énigmatique se dessinait sur son visage qu'Oliana ne comprit pas.


...Et mat, annonça-t-elle plus tard sans y croire.

Elle se leva sur un signe du vieil homme. Complètement déboussolée par sa victoire qu'elle jugeait elle-même trop étrange pour être crédible, elle ne comprenait pas vraiment ce qui lui arrivait. Ce ne fut qu'après avoir encore gardé le silence un moment qu'il reprit une nouvelle fois la parole.


Durant cette épreuve nous avons appris ce qu'il nous fallait savoir sur toi. Tu as rendez-vous avec la prochaine. Au revoir Oliana.

Médusée, celle-ci quitta la pièce. « Nous avons appris ce qu'il nous fallait savoir sur toi »... qu'est-ce que cela voulait dire ? Qu'à présent ils savaient qu'elle pouvait se débrouiller aux échecs lorsqu'on la laissait gagner ? Car elle en était certaine, ce gamin l'avait laissé gagner ! Ou alors... Oliana s'arrêta tandis qu'elle avait continué d'avancer vers un lieu inconnu du bateau. Le petit lisait dans les pensées... Ces deux-là s'étaient-ils servi de la partie uniquement pour savoir ce qu'elle avait dans la tête ? Et si c'était le cas, qu'y avaient-ils découvert ?
La démone songea aux autres membres du groupes qui devaient très certainement passer une épreuve analogue en ce moment même. Eux aussi seraient-ils testés de la sorte ? Et croiserait-elle à un moment ceux dont elle ne connaissait pour l'instant que les noms ? C'est sur ces pensées qu'elle s'accouda au bastingage, son esprit voguant sur les eaux tranquilles qui l'entouraient.


Dernière édition par Oliana Mésyrhis le Dim 17 Juil 2011 - 15:41, édité 2 fois
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Ryu Shingen

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Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar] _
MessageSujet: Re: Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar]   Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar] EmptyMar 12 Juil 2011 - 19:43

Quatre coups tamponnaient la porte en chêne, ils sonnaient comme un appel de phare alors que j’observais le va et vient des vagues sur la coque du vaisseau. Je tournai les talons et mon regard se porta devant l'arche de bois, j'invoquai un mot non magique qui invitait le déplacement de la porte dans ma direction. L'ouverture donna un passage et me présenta un jeune homme aux cheveux noirs vêtu comme un officier, il tenait dans ces mains une petite boite, mais je ne distinguai pas sur le moment ce qu'elle représentait car je ne voyais que la fente de l'objet.Il se présenta comme étant un émissaire du groupe avec lequel je devais me concerter. Il m'expliqua alors que mes futurs membres voulaient me faire passer un test pour évaluer mon potentiel.Le jeune officier m'invita à le nommer , Kenneda, il prit une chaise , se posa dessus et ouvrit la boite délicatement.Je reconnus de suite ce qui occupait l'intérieur de celle-ci des pièces de jeu d'échecs.

On installa les pièces sur le plateau de bois, je regardais le jeune homme aux cheveux noirs pour déceler un petit indice qui me donna une info sur sa personnalité.Il était impassible, une fois toutes les pièces mises en place.On allait décider pour quel camp de couleur je me battrai, il prit une pièce de monnaie et la jeta dans les airs.Le petit objet circulaire commença son ascension tout en tournoyant sur lui même verticalement dans le sens de la hauteur. Puis elle entame sa phase descendante je la regardais avec attention, j'avais l'impression de la voir au ralenti. Une sensation de chaleur traversa tout corps , je jouais mon avenir , ma vie juste avec ce lancer .Une main gantée l'attrapa au vol d'un coup net et Kenneda posa main gauche fermée sur le dos de sa main droite.Le coup exécuté fut rapide, j'essayais de me référer à un livre de sciences sur les taux de chance selon la face choisie.Le jeune officier aux cheveux noirs me fixa dans l'attente d'une réponse.Je décidai de porter mon choix sur face.

Le faux jeune officier marin découvrit ce que cachait la main gauche sur le dos de la main droite.Une tête du roi Kaul couronnée de côté.Il allait choisir la couleur qu'il voulait mais avec son enseignement religieux et ces origines la liberté du choix paraissait cornélienne et un casse tête se présenta devant le Spectre.Il prit le plateau et l'observa attentivement , il 'essayait de s'imaginer la couleur de son armée dont il allait être le tacticien. Au moment où Ryu tournait le plateau pour la couleur de son armée face à lui, Kenneda l'arrêta dans la course.Il avait oublié de lui notifier deux conditions spéciales pour un participant de sa trempe. Il devait jouer contre lui même et finir la partie sur un match nul. De plus le temps serait un facteur déterminant sur la partie car celle-ci se finissait quand la poudre orange prendra congé de l'autre côté totalement du sablier. Le jeune officier était juste là pour l'avertir du temps qui lui restait pour aboutir à cet exploit.

Je fus complètement décontenancé quand j'entendis les deux conditions, ma réputation de génie m' avait précédé et malheureusement pour moi elle me portait un joli cadeau . Mais je décidai de prendre ça comme un défi à relever le combat contre soi même, cela paraissait intéressant et je fis un acquiescement de la tête en signe d'acceptation.Mais quand ma main gauche toucha le pion pour le déplacer.Je me sentis comme aspiré et je fus dirigé vers un lieu que me semblait familier. J'arrivais le reconnaître avec un trône immense vide et un sol aux couleurs d'un échiquier .Je m’époumonais pour appeler le gardien de ces lieux que je connaissais très bien ,Phenix noir le résident démoniaque qui séjournait dans mon esprit .Un bruit suspecte résonna des pas feutrés se firent entendre au loin et là je vis un autre moi spectral mais avec une couleur différente et derrière une escouade représentant la morte dans tout sa blancheur.Ma tête fit un semi mouvement circulaire vers l'arrière , les mêmes êtres étaient présents prêts à en découdre.

Le plus étrange c'était que Kenneda était là lui aussi flottant dans les airs.A côté de lui un objet qui servait de mesure du temps était devenu géant dans l'esprit de Ryu, il lévitait sur la surface d'air.Les grains étaient devenus des pierres qui s'abattaient comme une pluie sur la partie vide du sablier.Un soldat blanc commença sa charge sur le moine en personne, il fut aussitôt interrompu par l'autre côté du terrain avec un homme chevauchant une créature ailée.Le côté obscure de Ryu avait répliquer par le biais de cette personne qui balaya cette attaque simple.Le soldat vêtu comme un samouraï décrocha son katana et courait les bras en tendus en l'air, mais il fut brûlé sur le champs par le souffle destructeur de la créature ailée.Un tas de sable blanc joncha sur le sol, la créature faisait un tour sur elle même.Un orage se fit entendre au loin et une pluie s'invita sur le champs de bataille.Les deux côtés se portèrent coup par coup avec les pièces représentées de manière particulière comme les fous apparaissaient en elfe ninjas spécialisés dans les attaques sournoises , transversales.Les tours comparaissent sous la forme de cyclope de pierre portant un fléau qu'ils faisaient tournoyer et abattaient sur l'adversaire quand ils éliminaient celui-ci.Mais une pièce étonna par sa représentation guerrière à savoir la reine, celle-ci était un séraphin avec de grandes ailes , portant un heaume qui laissait choir le visage.Elle était armée deux glaives , son attaque se caractérisait par un déplacement rapide et une exécution d'un mouvement tournoyant sur lui même puis attaquait avec sous une forme de tornade verticale se mouvant à la manière d'un serpent qui fonçait sur sa proie.La dernière pièce fut représenté par Ryu lui même enfant assis sur un siège porté par quatre démons ou anges sans ailes pour le camp de la lumière.Le petit Ryu portait une couronne et une cape longue trop grande quand il voulait déplacé il vociférait côté démoniaque et de l'autre il pointait du doigt d'un air fier .

La bataille donnait un spectacle de tout beauté pour Kenneda , les deux aspects de la personnalité de Ryu ne laissait pas faire bien au contraire.Les exécutions étaient des chefs d’œuvre car même voyant la mort fondre sur eux les participants avaient tous ce regard de celui qui faisait face ne regrettant rien. Le bouquet final se concrétisa par l'affrontement par deux paires de séraphins des deux côtés,elles combattaient en se zigzaguant entre elles sur le sol de l'échiquier des deux côtés les petits Ryu étaient inquiets juste à côté de chacun l'exorciste sous forme spectrale qui donnait les ordres juste par le pensée. Celles-ci résonnaient dans le ciel orageux, Les deux jeunes Ryu étaient attachés à leur séraphins et décidèrent de porter le coup de grâce.Les deux enfants sautèrent de leur siège et se précipitèrent face à l'autre.Ils prirent leurs armes une sorte de catapulte miniature et tiraient des pierres de manière frénétique tout en esquivant .


-"Nous vous voulions pas que vous mourriez pour nous, c'est pour ça que nous participions nous aussi à ce combat.Nous allions utilisé l'ultime attaque contre eux"

Entonnaient en même temps les petits Ryu des deux côtés, ils se concentraient et un cercle apparut rayonnant dans le sol puis vint un bâton qui terminait en deux branches, une corde géante.Les enfants disparurent et réapparurent sur la corde , recroquevillés.Le coup parti au même moment les séraphins n'étaient plus que deux une dans chaque camps et se précipitèrent et se mirent face devant l'arme géante de leur camp.Un bruit de gong se répandait dans ciel qui s'arrêta de pleuvoir.Un petit claquement de mains ,il venait de l'examinateur.Puis un immense flash blanc vint, quelques secondes plus tard Ryu se retrouva devant le hublot comme auparavant mais une voix rigola dans sa tête et elle lui expliqua qu'ils avaient une idée du potentiel.D'autres tests l'attendaient , Kenneda lui suggéra de prendre l'air sur le pont. L'exorciste suivit le conseil et partit à l'extérieur et se mit sur le bastingage.Sans le savoir il se trouvait à quelques mètres d'une prochaine et hypothétique membre nommée Oliana.

Spoiler:
 
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Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar] _
MessageSujet: Re: Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar]   Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar] EmptySam 16 Juil 2011 - 19:33

Le temps devenait long à bord du bateau. Elle était encore à moitié endormie, les yeux semi-clos et le regard presque éteint. Elle tourna la tête vers la fenêtre : l'eau, cette immense étendue bleue dont les vagues venaient se briser en millier de cristaux liquides contre la coque du vaisseau. La belle ne savait pas exactement où le géant de bois l'emmènerait, seule restait l'idée de défendre les Rebelles en temps que membre de cette mystérieuse escouade, dont elle n'avait pour l'instant même pas vu un passager du bateau. Enfin, elle avait tout de même rencontré Mérik, oui, Mérik, pas Érik, lui qui l'avait poussé – inconsciemment peut-être mais tout de même – à se lamenter longuement sur le sort qui l'attendait aux portes du Royaume. Pourtant, toutes ces scènes plus farfelues les unes que les autres qu'elle s'était faite n'avaient même pas lieu d'être.

C'est en pleine réflexion qu'elle se trouva dérangée car elle entendit distinctement les trois coups contre la porte. Jude avait à ce moment l'étrange impression que cet appel, car oui une voix – attendant maintenant derrière le montant de bois depuis plus de trente secondes – s'éleva, masculine et lui demanda d'un ton où l'on percevait l'impatience qu'il tentait de cacher, de venir lui ouvrir afin qu'il lui remette un message de haute importance. Aussitôt elle fit quelques pas et la porte fini par pivoter sous le fait qu'elle avait délicatement abaissé la poignée et tirer le montant de bois vers elle. Un messager, il était vêtu tel que Mérik, et portait lui aussi une enveloppe, qu'il l'invita à prendre et à ouvrir en sa présence, afin qu'il puisse bien rapporter que la jeune femme était au courant de ce qui l'attendait.

Elle appréhendait la lecture du message, ses yeux trahissait son angoisse alors qu'elle décachetait l'enveloppe blanche, sous le regard impassible de celui qui la lui avait apportée. Elle tira le papier porteur de l'information et le tint fermement entre ses doigts. Lorsqu'elle eut terminé de lire l'intégralité du message, l'homme qui le lui avait porté lui demanda si l'information était bien acquise, elle hocha la tête en signe d'affirmation et il se contenta de lui dire de ne surtout pas être en retard, sous peine de voir la légitimité de sa place sur ce bateau remise en question. Ses mains se crispèrent sur le message : elle venait d'apprendre qu'une épreuve l'attendait, qu'elle devait être sur le pont dans une dizaine de minutes. Préférant l'avance au retard elle rangea les quelques affaires qu'elle avait sorties il y avait de cela quelques heures sans doute, et se prépara mentalement à ce nouveau défit.


*Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ? Cela aurait été plus qu'étrange si j'avais intégré l'escouade sans être mise à l'épreuve. Mais dans ce cas, que m'ont-il préparé ?*

C'était le genre de moment où elle s'attendait à tout sauf à sortir vainqueur d'un quelconque défi, peu importait sa nature. Au vu de tout ces évènements, elle était maintenant certaine que la malchance – ou une force similaire – l'avait prise pour cible, et qu'elle ne pourrait pas échapper aussi facilement à son emprise. Perdue, elle était perdue, jamais elle ne pourrait participer à la mission des Rebelles, et même si parfois un esprit optimiste peut contribuer à certaine chose pour qu'elles se fassent – ou au moins dans de meilleurs conditions. Elle songeait, songeait ... et prenait surtout un peu plus de retard à chaque secondes écoulée. Elle ne se jugea pas assez rapide pour manger en vitesse un morceau de pomme oublié dans sa sacoche, et parti donc vers le pont le ventre vide.

Ses pas la guidèrent rapidement à sa destination ... où malheureusement elle ne vit personne d'autre que de simples marins, et rien qui fasse mention à une quelconque épreuve. Était-il possible qu'elle ai prit trop de retard pour qu'on la test, qu'elle ne sois pas arrivé à temps ? Elle n'en savait rien, mais à ce moment elle se sentit tomber de bien haut, elle n'aurait pas l'occasion de participer à la mission, n'en verrait même pas la couleur. C'est alors qu'un homme ... sortit de nul part ... vint devant elle et se présenta comme étant celui qui – durant quelques heures – lui ferait passer son épreuve. Elle fut immédiatement rassurée, quoique ce sentiment l'abandonna aussitôt, lorsque l'homme tout de noir vêtu la guida vers le fond, et lui montra une simple table. Sauf que non, elle n'était pas banale, comme toute celle que l'on pouvait croiser, enfin, en elle même bien sûr elle restait un meuble tout à fait anodin, mais en son centre, elle reconnu un échiquier.

Un flot de souvenirs, ses yeux qui se fermèrent, puis elle reprit contenance et s'installa face à l'homme, sur une chaise de bois simple qu'il lui indiquait. De mémoire elle n'avait jamais – ou presque – joué aux échecs. Et c'était justement cette seule fois qui lui revint en mémoire, faisant appel à ses souvenirs elle tenta de se concentrer. En face d'elle, une rangée de pion gris comme si ils étaient fait de pierre. L'homme lui annonça qu'il lui laissé le libre choix de la couleur qu'elle manipulerait, mais qu'elle devrait en subir toutes conséquence. Sur le moment elle ne comprit pas, mais observa bien les deux camps sur le plateau. L'autre côté était celui des pions rouges, un assortiment peu ordinaire qu'elle n'avait jamais pu observer. En les regardant d'un peu plus près, elle vit que ces pions étaient étrangement enfermé dans leur forme en verre, et rempli d'une substance qui leur donnait leur couleur étrange, allant du gris pierre jusqu'au rouge sang pour l'autre camp.

Elle se rappela de sa première et ultime partie avec celui qui avait du partager sa souffrance pendant trois ans effacés de sa mémoire. Oui, elle se rappelait bien d'un plateau noir et blanc semblable à celui devant lequel elle se trouvait maintenant, si ce n'est prendre compte des couleurs. Il lui avait apprit avec patience certains coups et positions afin qu'elle soit des meilleurs en cette matière, mais leur seul affrontement remontait à de cela plusieurs années, et de ce fait elle n'en avait que très peu de souvenirs. Et le peu qu'elle avait était désespérément flou. Elle se trouvait pourtant bien dans cette pièce, dans cette salle à manger avec une table ovale en bois de hêtre, assise sur une chaise d'osier. Sur la surface de bois, il y avait ce plateau à soixante-quatre cases, blanc de neige et noir de jais. Les pièces étaient sculpté dans l'ivoire même, puis peinte du côté des adversaire couleur suie.

La belle fixait attentivement ce plateau, à un tel point que Achiel, elle s'en rappelait maintenant, lui proposa de jouer, avant qu'elle ne décline l'invitation en se justifiant du fait qu'elle n'avait jamais touché à une seule de ces pièces, et encore moins engagé une partie. De même elle lui demanda un peu plus tard de lui apprendre même si elle doutait qu'un jour cette leçon lui servirait beaucoup, doutait même qu'elle réitérerait l'expérience à nouveau, dans un futur proche ou lointain. Durant quelques heures simple il s'était pourtant appliqué à ce qu'elle comprenne, et finalement elle était devenue aux échecs ce qu'un maître Lame était au combat. Plusieurs tactique mise en pratique avec grâce et astuce, et un sourire malicieux lorsque son adversaire – en l'occurence : Achiel – perdait un de ses pions, et même échouait lors d'un essai.

Ainsi, elle se rappela assez rapidement de ce qu'elle avait apprit, et mis en application, en alternant les coups avec son adversaire, une première position de défense de son couple royal. Déjà, la partie commençait, et l'anxiété se faisait clairement ressentir, surtout du côté de Judlena. Elle était sortie de ses pensées pour entamer le jeu avec « l'homme noir » appliquant certaines des choses dont elle s'était rappelé. Seulement, c'était sans compter sur ce testeur qui avait l'air bien renseigné pour ce qui était des échecs, et dès son cinquième coup, il lui prit un pion. La belle sentit alors quelque chose d'étrange sur le bout de ses doigts, mais n'y prêta pas grande attention. Ce ne fut que plus tard, que de son côté elle observa une main à moitié prise dans la pierre, et de l'autre un adversaire avec une légère grimace de douleur, et masquant la paume d'une de ses mains aux yeux de la jeune femme.

Elle venait d'ailleurs de remarquer qu'il portait un gant à l'autre main. Ne sachant pas quel mal le frappait, elle faillit stopper temporairement la partie avant de sentir à nouveau la pierre entamer un peu plus sa main libre. Heureusement, ce maléfice lui laissait l'autre amovible, et elle pouvait sans peine – ou presque – poursuivre le jeu. Elle avait était assez inattentive, si bien que plusieurs de ses figures se retrouvaient brisées – car c'est ainsi que les pièces prises finissaient – à côté du plateau carrelé bicolore. Mais enfin, à bien tout regarder, elle était sur le point de gagner. Elle ... Vaincre ce maître du jeu ? Non ... C'était impossible. Et pourtant, elle avait l'échec de son adversaire à porté. Alors sans qu'il s'y attende, elle ôta toute possibilité de mouvement pour le roi. Aussitôt elle comprit, bien qu'encore incrédule, elle revit à deux fois comment annoncer sa victoire.


- Echec et mat.

- Bravo, je pense que je peux concidérer que j'ai les informations sur toi que je souhaitais.


Une simple phrase de trois mot, lourde de sens. Mais une réponse guère très satisfaisante, elle n'y prêta pas grande attention. Que faire, elle jouait depuis maintenant plusieurs heures, et sa main libre était entièrement recouverte de pierre. Il fallu quelques secondes qui parurent terriblement longues, pour que cette dernière se libère totalement de cette solide emprise. Contrairement à la belle qui affichait sur son visage un air presque fier, l'homme grimaçait toujours, et même plus que d'ordianire. Elle s'enquit alors de son état et à ça il lui répondit qu'il avait un simple mal à la main. Toujours aussi curieuse et butée elle décida de se lever, souleva la main recouverte du gant avec d'enlever ce dernier, et de tourner la paume vers elle. Interdite, elle vit gravé dans la chair les mots « échec et mat » cicatrisés mais toujours bien visibles. Des souvenirs encore. D'où venait donc cette étrange cellule qu'elle voyait dans sa mémoire, et ce plateau d'échecs qu'elle était maintenant certaine d'avoir déjà vu ?

- J'ai besoin d'expliquations.

À cela il sourit, comme si il savait exactement de quoi elle parlait, et même, comme si il s'attendait à ce qu'elle lui demande ces fameuses explications. Il rangea le matériel de jeu et l'invita à le rejoindre du coté non occupé du bastingage. Elle s'y adossa tandis que lui s'y posta face à la mer. Devant la belle, une jeune femme aux longs cheveux blancs-gris semblait pensive, et à côté un garçon brun qui portait ses cheveux courts, venait sans doute à peine de remarquer la présence de ladite jeune femme. Jude se tourna vers l'eau en imitant l'homme qui l'avait conduit à sa réminiscence. Elle n'osa pas prendre la parole la première, car elle doutait en fait que ce soit à elle de faire le premier pas, et elle avait raison, car peu après il commença à lui parler ...
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Liam Gil' Sayan



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Liam Gil' Sayan
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Fiche de Personnage : Liam Sayan ~


Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar] _
MessageSujet: Vive la révolution !   Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar] EmptyMar 19 Juil 2011 - 5:53

Echec(s).


Spoiler:
 

Le sommeil de Liam ne fut pas doux, ni ponctué de jolis rêves avec des lutins et des fées. Non. Il avait rêvé – ou cauchemardé – de choses horribles. Il se revoyait sur ce bout de terre, près des marais, entouré par des milliers de démons. Mais la fin n’était plus la même. Dans cette fin là, il mourait dans d’atroces souffrances. Mordu et griffé à mort. Il ne se faisait même pas dévoré. Non. Son corps était mutilé par plaisir, par pur sadisme.

Le réveil fut lui aussi très brutal. Un bruit, un seul. Sourd. Qui l’avait fait sursauté. Il se redressa sur le lit, le drap et le matelas trempés. Son cauchemar lui avait donné des sueurs froides. Sa respiration était haletante et son rythme cardiaque avait triplé. Un mauvais rêve. Ce n’était qu’un mauvais rêve. Un deuxième coup retentit. On frappait à la porte. Liam posa ses pieds nus sur le sol de bois, et se dirigea vers la porte. Là, il se vit dans la glace d’un immense miroir placé à côté de la porte de sa cabine. Il était nu. Il prit alors le drap et se le mit en boule devant ses parties génitales. Il ouvrit la porte en avalant sa salive, toujours sous le choc des craintes que la nuit eût fait apparaître dans sa tête.

L’homme présent devant la porte se tenait le dos bien droit, les bras croisés derrière le dos et ne regardait même pas Liam dans les yeux, mais droit devant lui.
« Lord Liam, une épreuve vous attend. Elle nous permettra de mieux vous connaître et de déterminer si oui, ou non, vous continuerez le voyage avec nous. »

Il plongea son regard dans le sien. Liam eut alors un haut-le-cœur, comme s’il venait de faire une chute de plusieurs mètres en quelques secondes. L’officier continua sa tirade.

« Sachez, Lord Liam, que les Rebelles n’ont pas besoin de peureux. C’est pour cela que cette épreuve est toute particulière pour vous. Je vous y conduirai lorsque vous serez habillé. Evidemment.
- Evidemment. »


Liam referma la porte et enfila son pantalon et sa tunique en quatrième vitesse. Il allait vers la porte, lorsqu’il se souvint de prendre un truc dans son sac. Il l’ouvrit et en sortit une banane. Oui oui, une banane. Le fruit hein ! Pas la petite sacoche. Il ouvrit la porte, mais plus de monsieur. Il tourna sa tête à droite. Personne. À gauche et là, il le vit au bout du couloir, tourner sur la droite. Il ferma la porte de sa cabine et s’y dirigea en courant tout en commençant à enlever la peau autour de sa banane. Il ne le vit pas, mais entendit une porte se refermer. Il n’y en avait que deux dans ce couloir. Il s’y engagea et tenta d’ouvrir la première porte mais elle était verrouillée. C’était donc la deuxième porte.

Dessus, se trouvait la même enseigne que sur sa porte. Son nom n’y était pas gravé, mais elle indiquait « La cale ». Sans trop réfléchir, il l’ouvrit et descendit l’escalier qui menait dans les fondations même du navire. Au bas des escaliers se trouvait un vieil homme. Autour d’eux, il n’y avait que du noir. Aucune lumière mis à part celle des torches sur les murs des escaliers. Liam lui sourit et voulu lui serrer la main. Surpris, le vieillard lui tendit la main également. Liam voulut la lui prendre, mais sa main traversa la sienne, comme s’il ne s’agissait que de fumée.

« Navré Lord Liam, mais je ne suis pas physiquement ici, avec vous. Ce n’est que la projection de mon esprit. Je suis actuellement en train de faire passer les épreuves à plusieurs d'entre-vous, c'est pour cela que mon esprit n'est que simili.
- Je vois. Fascinant. »


Liam se trouvait émerveillé. Le vieillard lui sourit.

« Lord…
- Non ! Je vous en prie. Pas de Lord. Juste Messire. Je n’appartiens plus au monde de la « noblesse »… Je n’y ai jamais vraiment appartenu.
- Comme vous voudrez, Messire. Nous vous avons fait venir ici pour un test. Nous vous avons déjà observé et savons que votre âme est pure. Mais une chose noircit votre cœur. »


Liam baissa le regard.

« Quelle est votre plus grande peur ?
- Je n’en sais rien… Peut-être ai-je peur de la peur elle-même, ou bien de la mort. L’obscurité me terrifie. »

Lrsqu’il releva les yeux, le vieillard avait disparu. Des torches s’allumèrent alors toutes seules, révélant une salle immense. Tellement grande, qu’il était impossible qu’elle se trouve véritablement sur le bateau. Il remarqua que le vieillard était à l’autre bout de la salle, près d’une torche. Entre eux deux, c’était le noir le plus total. Là, une petite chandelle s’alluma au centre, révélant la présence d’une table et de deux chaises. Un bruit de porte qui claque fit sursauter Liam. Il se retourna et vit que les escaliers de derrière lui, avaient disparus. Lorsqu’il reporta son attention sur le centre de la pièce, le vieil homme était assis sur l’une des chaises et lui fit signe de venir.

Liam s’assit alors en face de lui, et vit qu’un échiquier y était disposé. Les blancs étaient en face de lui.

« Je vois de la lumière en vous. Comme j’en ai rarement vu. C’est pourquoi je vous propose un duel contre l’obscurité. Je suis aveugle, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué. Je ne vois pas ce que j’ai sous le nez la plupart du temps, mais je vois et j’entends ce que personne ne peut voir ou comprendre. J’écouterai attentivement tout ce qui se passera durant cette épreuve. Absolument tout. Commencez. »

Liam fut surpris et assez perplexe. Un duel contre l’obscurité ? Qu’est ce que cela pouvait bien signifier ? Liam laissa glisser ses pensées quelques secondes. Le vieillard ne bronchait pas et restait patient. Liam prit alors un premier pion et le fit avancer. Liam se posa alors une question… S’il est aveugle, comment fait-il pour…

Il n’eut pas le temps de finir sa question intérieure, que le vieillard fit un geste de la main, souleva un pion et le déplaça sur le plateau. Il jouait donc grâce à la magie. Liam eut un immense sourire sur son visage

« - Fascinant »

Il reporta son attention sur le plateau et déplaça le même pion, tel un solitaire. Les deux coups suivants, il bougea le même pion, encore. Là, il se le fit prendre par le vieillard. Un pion de perdu. Liam pensa déjà à une nouvelle stratégie, mais un grondement sourd se fit entendre dans la salle. Une des nombreuses torches présente s’éteignit, le sol se mit à trembler, et il vit un morceaux du sol s’effondrer à quelques pas de lui. Le sol n’était pas soutenu par quelconque poutre ou fondation, c’était le néant. C’était comme s’il flottait.

« Que se passe-t’il ?!
- L’obscurité et le néant deviendront vos nouveaux royaumes si vous échouez cette partie. »


Liam ne se le fit pas répéter deux fois. Il prit un pion et le fit avancer. Trois coups après, il fit tomber un pion du vieillard. Liam l’observa pendant sa réflexion. Même s’il était aveugle, à cet instant, Liam vit l’âme du vieillard dans son regard. Un regard qui exprimait tant de sérénité et de sagesse. Il se surprit à penser qu’il voudrait ressembler à cet homme une fois vieux.

Plusieurs coups plus tard, Liam avait fait tomber quatre pions, et lui avait perdu plus de la moitié des siens. Il ne restait que deux torches allumées et, par on ne sait quel miracle, le sol sous Liam était présent qu’à un mètre carré autour de lui. Il ne pouvait gagner, il le savait. C’était perdu d’avance. Mais il n’abandonna pas. Il savait, par quelques vieilles leçons des années plus tôt, que la reine était le pion le plus puissant. La reine défendrait son roi jusqu’à la mort. Et elle était proche…

Il réussit néanmoins à créer une percée, et un cavalier se retrouva tout près du roi adverse.

« Echec »

Un fou s’avança vers son roi.

« Echec »

Et cela continua pendant plusieurs minutes. Liam n’y croyait plus. Il faisait tomber les pions adverses les uns après les autres, rendant le roi du vieillard de plus en plus vulnérable. Mais là, il ne la vit pas arriver. La reine adverse. D’un coup d’un seul, il vint et fit tomber son roi. D’une voix calme, sereine et rauque, l’aveugle annonça l’échec et mat. Il se leva et salua Liam d’une poignée de main.

« Je suis désolé »

Les torches restées allumées s’éteignirent dans un coup de vent qui balaya toute la salle, et la dalle qui soutenait Liam céda. Son corps tomba dans les ténèbres. S’il n’était pas en train de chuter, il se serait certainement mis à pleurer. Non. Il ne lâcherai pas comme ça ! Il ferma les yeux dans sa chute et fit appel à la magie du vent pour le propulser vers le haut. Il s’approcha d’un rebord, mais le vent commençait déjà à disparaître. S’il survivait, il se promit de régler ce problème de concentration une bonne fois pour toutes !

Il tendit le bras. Il y était presque, mais le poids de son corps prit le dessus. C’était l’attraction, on ne pouvait rien faire pour ça. Il tomba comme une pierre. Rater si près du but était pire que tout pour lui. Encore, s’il était mort en tombant de la passerelle en montant sur le bateau, ça ne l’aurait pas dérangé, il n’aurait pas su ce qu’il ratait. Mais là. La victoire était à bouts de doigts. C’était à la fois frustrant, rageant et triste. Il se laissa donc tomber. Abandonnant ses désirs de paix pour y laisser que l’acceptation de la mort qui arrivait. L’obscurité régnait partout et enveloppait Liam de toute sa douceur. Oui, la douce obscurité. Elle ne lui faisait plus peur. La mort ? Il l’attendait de pieds fermes, alors le noir n’était plus un soucis. Il était désolé de ne pas pouvoir donner son aide aux rebelles, mais il se dit qu’ils en trouveraient de biens meilleurs que lui pour les prochaines missions et ferma les yeux pour attendre l’impact avec le sol. S’il y en avait un. C’en était fini de lui.

Ou pas.

Àsa grande surprise, il y avait un fond. Mais lorsqu’il l’atteignit, il ne s’écrasa pas comme une fiente de dragon. Non. C’était comme s’il était seulement tombé du lit. Il garda quand même les yeux fermés pour essayer de sentir son corps. Il tâtait bien le sol de toute sa face gauche et respirait toujours. Mais le sol lui semblait bien glacé et des parties de lui assez intimes se frottaient sur le… plancher ? Il ouvrit les yeux et vit qu’il faisait jour. Une douce lumière matinale illuminait sa cabine en passant par le hublot. Il avait une vision parfaite sur ce qu’il se passait sous son lit. Il se releva et était nu comme un ver. Décidemment.

On frappa à sa porte. Il reprit le drap qui était, toujours à sa grande surprise, sur le lit au lieu d’être en boule par terre. Il recacha sa nudité avec le tissu blanc et ouvrit la porte. Le même officier se trouvait face à lui.

« Une impression de déjà vu ? »

Surprit, Liam écarquilla les yeux et fit légèrement tombé le drap. Il le rattrapa juste à temps, mais même s’il s’était retrouvé nu devant lui, cela n’aurait plus eut d’importance.

« Votre test a été passé avec brillot. Votre persévérance lui a beaucoup plu. La journée s’annonce plutôt belle. Peut-être qu’une ballade sur le pont vous ferait du bien, après toutes ces émotions. Au plaisir, Messire. »

C’était donc ça ? Rien n’était réel. Le vieillard l’avait pourtant averti. Et l’illusion avait commencé dès son réveil. Prodigieux. C’était lorsqu’il était prêt à mourir, lorsqu’il avait accepté la noirceur du monde qui l’entourait qu’il avait enfin pu atterrir sur le sol. Il n’avait plus peur de mourir, alors de quoi d’autre pouvait-il bien être terrifié ? De rien. Et pendant tout ce temps, on épiait ses pensées. C’était donc ça le véritable but du test ? Savoir s’il était prêt à mourir. Retirer ce qui serait susceptible de l’arrêter lors d’une mission. La peur de mourir. La peur du noir total, comme un enfant.

« Tout ça juste pour un monde en paix. Il suffisait carrément de me le dire, que mourir était au programme. J’vous aurai présenté des gars bien plus courageux. »

Là, une question germa dans son esprit. Pourquoi lui ?

Il poussa la porte qui menait au pont. Habillé cette-fois. Il mit sa main devant les yeux parce que les rayons du soleil l’éblouirent. Il poussa un juron car il ne s’y attendait pas et fit quelques pas en avant.

« Ils auraient dû me faire passer un test pour rester poli… »

Il continua d’avancer et se prit le mat en pleine tête. Encore un juron.

« J’suis sûr que c’est la prochaine épreuve : Ne pas dire d’insultes, vous le paierez de votre vie. Ou une connerie du genre. »

Il s’avança doucement jusqu’au bord du bateau, et posa ses coudes sur le bastingage. La tête dans les mains, il ne voyait pas les autres membres de la rébellion près de lui. Il se faisait bercer par le bruit des vagues contre la coque du navire, en attendant la prochaine étape de leur voyage.

« Vive la révolution… »



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Aerandir Ashna



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Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar] _
MessageSujet: Re: Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar]   Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar] EmptySam 23 Juil 2011 - 13:21

    Une fois arrivé dans ma cabine, je posais l'enveloppe sur le lit en m'affalant sur le matelas. Qu'est ce que cela pouvait il bien vouloir dire ? Pourquoi cette envelopper m'étais destinée alors que je l'avais trouvé sur la table d'autres personnes ? Tant de questions pour un esprit aussi tourmenté que le mien....ça commençait à faire beaucoup pour une seule personne.
    J'entendis alors des bruits dans les couloirs du bateau : je n'étais pas seul. Puis, quelqu'un approcha de ma chambre et ouvrit la porte. Aussitôt, je me mis sur mes gardes, montrant les dents comme l'animal féroce que je pouvais être quelques fois. Ce fut un homme masqué qui apparut devant moi, ce qui ne me rassura pas le moins du monde. Voici ce qu'il me dit :

    « N'ayez pas peur Messire Ashna. Je suis venu à vous pour vous proposer une partie d'échecs »
    « Une partie d'échecs ?! Pourquoi faire ? »
    « A ce que je peux constater, vous êtes fidèle à votre réputation »
    « Ma réputation ? Je suis désolé mais je ne comprend pas... »
    « J'ai des sources voyez vous. Et celles ci vous décrivent comme un animal méfiant prêt à mordre lorsqu'il se sent traqué »

    Des sources ? Mais de quoi parlait il ? Et pourquoi me proposait il une partie d'échecs ? À quoi cela pouvait il bien lui avancer que je sache, ou non, jouer aux échecs. De plus, j'étais un elfe donc...Je ne me souvenais pas vraiment d'avoir jouer à un tel jeu.
    Cependant, cela ne semblait pas déranger l'homme masqué le moins du monde car il me regarda avec une étrange bienveillance qui me fit, pourtant, froid dans le dos. Il s'avança d'un pas et j'eus un mouvement de recul en lâchant un grognement, le regard déterminé : j'avais des armes et, même si cela me coûtais, si je me sentais acculé, je n'hésiterais pas à m'en servir !
    L'homme sembla le comprendre et il se recula, inclinant ensuite la tête, pour reprendre la parole :

    « Soit. Je ne vous forcerais pas. Si jamais votre curiosité l'emporte sur votre méfiance, sonnez moi. Une sonnette est d'ailleurs installée auprès de votre lit »

    Puis, il partit sans plus d'explication. Je me retournais ensuite vers le fameux lit en constatant qu'il avait raison : une sonnette y était bien installée. Totalement perdu, je retournais m'assoir sur le matelas en me demandant de qui cet homme pouvait bien parler en parlant de sources.
    Le temps passa. Les secondes devinrent des minutes et ma curiosité se fit de plus en plus forte. Je tendis alors ma main vers la sonnette et l'enclencha. Aussitôt, l'homme masqué revint en s'inclinant devant moi.
    Je sautais alors du lit et le suivit sans un mot dans une pièce à moitié éclairée ou un jeu d'échecs avait été installé. Me raclant nerveusement la gorge, je demandais à mon « adversaire » de jeu :

    « Comment connaissez vous mon nom ? Et pourquoi cette lettre m'était elle destinée ? »
    « Cela vous intrigue Messire ? Soit. Je vous donnerais de plus amples explications pendant la partie. Pouvez vous attendre jusque là ? »

    Je hochais la tête puis l'homme me proposa qu'elle partie je souhaitais prendre. J'hésitais entre les deux couleurs. Devrais je prendre les blancs ou les noirs ? Dans un soupir, je finis par choisir les pions noirs et le laissais commencer.
    L'homme eut un sourire discret lorsqu'il me vit hésiter mais il ne dit rien. Il commença alors à bouger son pion, en me posant une question :

    « Pourquoi avoir hésité pour, finalement, prendre la couleur noire ? »
    « Je pensais que c'était à vous de répondre à mes questions »

    L'homme ne répondis pas et je déplaçais mes pions sur l'échiquier. La partie continua comme cela, silencieuse, jusqu'à ce que je me mette à grogner : il avait renverser mon cavalier avec son pion. Je ne l'avais pas vu venir.
    Ma main commençait à trembler lorsque je vins à déplacer mon fou. Puis, après une réflexion plus approfondie, je finis par lâcher cette pièce pour m'intéresser à ma tour que je déplaçais pour protéger mon roi.
    J'entendis un sifflement d'admiration de la part de mon adversaire :

    « Félicitations ! Excellente stratégie de défense ! »
    « Ce serait plutôt à moi de vous féliciter. Je n'avais pas vu que votre pion allait prendre mon cavalier »
    « Après cela, aurais je l'honneur de remonter dans votre estime, Messire ? »

    Je ne lui répondis pas, trop concentré sur ma tour, que je déplaçais pour renverser un pion blanc qui me gênais. Soudain, alors que j'étais perdu dans ma concentration, pour essayer de visualiser mon prochain coup, je sentis quelque chose contre ma jambe.
    Je regardais mon adversaire dans les yeux. Était il entrain de me déstabiliser ? Car oui...Il me caressais bien la jambe avec son pied. Savait il pour mon passé de prostitué ? Si tel était le cas, il me lançais clairement un défi et j'allais le relever !
    Mon sourire s'agrandit et je pris une voix aguicheuse, pour dire, sans aucune pudeur :

    « Messire. Si votre intention du départ était de me mettre dans votre lit, il fallait me le dire plus clairement. Je ne suis pas idiot, j'aurais compris »

    Le sourire de l'homme s'agrandit également : apparemment, ce petit « jeu » lui plaisait et il arrêta aussitôt de caresser ma jambe. J'en profitais pour déplacer ma tour vers le coté gauche de l'échiquier, tandis que son cavalier protégeait son roi.
    Fronçant les sourcils, je décidais de sacrifier mon autre cavalier pour laisser a ma reine la possibilité de coincer son roi. Après quelques instants d'efforts et de concentration, je finis par annoncer :

    « Echec ! »
    « Félicitation ! Mais pas encore mat je le crains »

    En effet : il déplaça son roi à gauche mais je savais d'ores et déjà la stratégie à mettre en oeuvre pour le coincer. De plus, je continuais de le regarder en approchant discrètement, mon pied de sa jambe pour la lui caresser.
    L'homme eut un sursaut imperceptible avant de déplacer sa tour vers un mauvais endroit : son roi était alors à découvert, à portée d'attaque de ma reine. J'insistais dans mes « caresses » dans le seul but de le mettre mal a l'aise, pour gagner.
    Quelques instants plus tard d'ailleurs, je m'écriais :

    « Mat, Messire ! Vous avez perdu cette partie, je le crains »
    « En effet, je m'avoue vaincu. Encore une fois, toutes mes félicitations »
    « Consentez vous donc à me donner des explications ? »
    « Patience, Messire. Mais je peux quand même répondre à une de vos question »
    « Allez y, je vous écoute. Je suis toute ouïe »
    « Mon intention du départ n'était pas de vous mettre dans mon lit »

    Le sale.... ! Il répondait à la seule question à laquelle je ne souhaitais pas forcément de réponse. Cependant, il me remercia et me raccompagna dans ma cabine, me laissant à mes réflexions, qui n'avaient pas cessées, loin de là
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Ryu Shingen

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Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar] _
MessageSujet: Re: Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar]   Le second espoir chez les rebelles, naissance d'une légende [Pv : Oliana / Ryu / Judlena / Aerandir / Liam / Oscar] EmptyDim 31 Juil 2011 - 18:27

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Pendant que les futurs membres se prélassaient soit dans leurs cabines ou sur le pont, dans la cabine du capitaine se déroulait une petite réunion entres plusieurs membres d'équipage.Tous avaient l'air d'officiers, certains habillés avec la tenue de marins, d'autres étaient vêtus comme des civils.Ils regardaient fixement le milieu de la planche.La décision fut prise, celui qui était au en bout de table se leva et sonna que la séance était finie, ils avaient les sélectionnés.Sur une table il y avait plusieurs tas de feuilles posées , elles étaient empaquetées avec un ruban de papier.Puis elle furent remises à certains officiers qui ordonnaient à leur subordonnés de faire regagner les candidats dans leurs cabines.

Vous êtes invités à rejoindre vos cabines par les membres d'équipage.Le voyage allait durer plusieurs jours pour arriver à destination entretemps ceux ou celles qui n'étaient pas sélectionnés pour la seconde épreuve furent rapatriés chez eux par l'un des membre du bateau avec sa capacité psionique : la téléportation.Une fois le pont libre, le bateau donnait une sensation visuelle de changer de couleur et de forme, il ne fut plus le vaisseau aux couleurs et aux formes burlesques. C'était un voile magique pour berner tout le monde du port et surtout la division armée du royaume qui patrouillait.Un tour de magie exécuté par l'un des membres de l'équipage, le but de la manœuvre faire passer le vaisseau marchand un peu folklorique.Mais il était maintenant tout de noir vêtu, avec trois mâts, son vrai nom visible à l'arrière,la sirène noire .Une supercherie de plus qui avait réussi, dans les cales tous les marins en reparlaient entre eux.
Un officier regardait une carte fixée sur le mur dans la cabine du capitaine, il mit une aiguille avec un embout rouge sur une série d'iles avec des tailles différentes.Un marin entra à ce moment là et se mit son corps tout droit avec les mains le long du corps.Le lieutenant lui permit de se mettre en position de repos avec un signe de main puis le marin demanda pourquoi son supérieur avait mis en évidence ce réseau d'îles. L'homme aux cheveux noirs lui répondit que c'était le lieu de la seconde épreuve pour les sélectionnés, le marin s'approcha de la carte et lisait en dessous le nom donné c'était l'archipel des îles basses

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