''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]

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Liam Gil' Sayan



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Liam Gil' Sayan
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Race : Humain
Classe : Phusicien, ou druide-ensorceleur:
Métier : Explorateur / Free-lancer
Croyances : Déesse de l'Equinoxe
Groupe : Rebelles

Âge : 25 ans

Messages : 58

Fiche de Personnage : Liam Sayan ~


Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]  _
MessageSujet: Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]    Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]  EmptyMar 14 Juin 2011 - 3:44

Ô Enfer. Ô Damnation…

Jamais il n’avait ressenti une telle douleur. La peur surenchérissait le tout. C’était rien au début, juste une petite bestiole. Vraiment rien, rien du tout. Puis cela devint trois fois rien. Dix fois rien. Vingt, trente, quarante, cinquante fois rien. Cent, peut-être même mille fois rien. Et là, ça faisait beaucoup. Vraiment beaucoup. Une goutte de sueur perla sur son front, et commença sa descente. Elle roula, passa près de son œil, traversa sa joue puis resta en suspension sur son menton et tomba. Comme au ralenti. Il respirait fort. Mal, très mal, mais fort. Et cette chaleur, cette chaleur à l’intérieur de lui. Comme une boule de feu qui naissait dans son ventre… Elle lui faisait souffrir le martyre. Mais il était toujours debout. Prêt à combattre contre l’ennemi qui revenait à la charge. Il ne se laisserait pas tomber. Mourir n’était pas dans ses projets avant au moins cinquante ans. Il ne se laisserait pas mourir sans se battre. Ô non.

. . .


Le soleil est déjà haut dans le ciel. Les oiseaux chantent, le ciel est bleu, la rivière rafraîchit l’air. Journée parfaite.

Liam était loin de tout. Physiquement et mentalement. Quelque part entre Venill et Beolan. Il marchait sans réel but, totalement perdu dans ses pensées. Les bras derrière la tête, un épi de blé dans la bouche. La vie est belle quoi ! Là, le doux son que faisait l’eau de la rivière contre les rochers le distraya. Journée parfaite, certes, mais journée vraiment chaude. Il couru jusqu’au point d’eau qui était à une vingtaine de mètres de là, puis posa son sac au sol. Il regarda bien si personne n’était dans le coin puis enleva sa tunique et son pantalon. Nu, il pénétra lentement dans l’eau. Qu’est ce que c’était bon ! L’eau était ni trop chaude, ni trop fraîche. Juste ce qu’il fallait pour ne pas mourir de chaud. Il joua quelques minutes dans l’eau, à essayer d’attraper des poissons à mains nues. Difficile, voire quasi impossible, mais cela l’amusait. Toujours dans l’eau, il se posa ensuite entre deux rochers et savoura la douce sensation du soleil sur sa peau. Il se serait presque endormi comme ça s’il n’avait pas une longue route à faire.

Les scientifiques de la cité royale l’avaient envoyé en mission dans un petit bois, quelques kilomètres avant la cité magique de Beolan. Une étrange créature y avait été aperçue. Pas de danger, juste une créature inconnue. Plusieurs personnes avaient tenté de la chercher, mais ces bois étant toujours « sauvages » car vierges de routes ou d’autres praticables, plusieurs en étaient sortis blessés. Certains n’en étaient même pas revenus. Ils avaient donc demandé à Liam d’y aller pour y mener ses recherches. Il était habile, agile et avait un sens de l’orientation très développé. S’il réussissait, la paye serait triplée. Il accepta donc ! Il avait rudement besoin d’une nouvelle couverture. Il était doué pour plein de choses, mais alors la couture…

Il mit ses sous-vêtements, son pantalon et ses bottes. Il posa sa tunique sur son épaule, préférant attendre d’être totalement sec pour la mettre. Il se remit donc en route, sortit une pomme de son sac et croqua dedans. Il se souvenait que cette rivière menait directement à ce petit bois justement. Cela faisait près de deux semaines qu’il marchait. Il ne devait plus en être très loin. Plus loin du tout même car les hautes cimes des arbres était déjà visible de là où il était.

« - Enfin. »

. . .


Ils se jetaient sur lui. Lui perçaient la peau de toute part. Liam se battait comme il pouvait. Il propulsait des boules de feu devant lui, cramant quelques bêtes, mais il y en avait trop. Concentration. Ne pas détourner l’attention du combat. C’était un point vital à ce moment-là. D’une part, il contrôlait l’eau du marais qui était derrière lui, faisant naître comme une tour d’eau putride qui s’agitait tel un tentacule de calamar et capturait quelques lutins. Et d’autre part il faisait sortir des pics de terre sous les pieds des démons, les empalant ou les écrasant par dizaines. Mais son pouvoir d’eau, même ici où il sentait que ses pouvoirs étaient décuplés, était maigre. La tentacule d’eau n’était pas très grande, ni très puissante. Elle ne le débarrassait que de quelques dizaines de monstres, à peine, et plutôt lentement. Mais il déchaînait les éléments, s’épuisant de plus en plus. Mais la fatigue n’était rien. Vraiment rien.

. . .


Tunique remise depuis un bout de temps, il était dans les bois depuis longtemps déjà… Et rien. Des oiseaux, des insectes, quelques autres animaux basiques, des arbres. Normal. Des crevasses, des rondins de partout, des lianes, des branches, des racines, des rochers. Normal. Mais lorsqu’il était rentré dans ces bois, il s’était de suite senti bizarre. Un picotement dans le creux de l’estomac permanent. Plus il avançait et plus cet étrange sensation se faisait sentir. Il avait même tendance à croire qu’une force l’appelait, l’attirait vers elle. Ha ! Encore son imagination qui allait bien loin. Il ne se doutait pas le moins du monde que son imagination ne voyait en fait, pas loin du tout. Il était un bien piètre rêveur comparé à ce qu’il allait lui arriver.

Là ! Enfin ! C’était donc ça, la créature. Liam écarquilla les yeux. Fasciné. C’était donc ça qui faisait tant peur aux villageois pas loin ? Un jeune dragon, ou alors il était plus petit que la moyenne. Certes, ce n’était pas rien. Mais ceux qui s’instruisent un minimum savent que le dragon est dangereux que s’il a faim, et cette forêt regorge d’animaux. Ils ne risquaient donc rien. Il s’apprêta à faire demie tour, laissant la pauvre bête seule et…

//SBAAAM//

Il se prit la branche d’un arbre dans la figure. Il mit sa main sur son front et fit une grimace de douleur. Enfin… cela ne lui avait pas fait trop mal, mais surprit.

« - La vache ! »

Il fit un pas à reculons. Puis un deuxième. Le troisième était le pas de trop. Il glissa à cause d’une racine et dégringola le long d’une pente. Par chance il ne se prit aucun coup à la tête, et esquiva les rochers ou les arbres sur son chemin. Enfin, il se retrouva en bas. Sonné et des feuilles mortes plein la bouche et les cheveux, il les cracha puis se leva. Son sac était resté à mit chemin, accroché à une branche.

« - La belle affaire… »

Il regarda autour de lui, et à part des feuilles et des arbres communs, il n’y avait rien de nouveau. Il était en fait tombé dans une sorte de crevasse. Tellement large que cela ressemblait à une forêt dans la forêt. Mais ça, il ne l’avait pas encore remarqué. Il tenta alors une remontée, sous l’œil amusé du dragon, qui n’avait pas du tout, mais alors pas du tout envie d’aider cette pauvre créature.

. . .


Les petites bêtes montaient sur lui et lui déchiraient la peau. Mais avec sa magie de vent, il les propulsait à des centaines de mètres de là, les assommant pour la plupart. Il agita ensuite ses deux bras en l’air, faisant naître une immense boule de feu au-dessus de sa tête. Elle grandissait, encore et encore, et atteignit près de trois fois sa taille. Dans un cri de rage, il tendit les bras devant lui, projetant la boule devant lui. Elle fonça droit devant, carbonisant tout sur son passage. Lutins, végétaux… Le sol s’était déchiré sur la route du mastodonte de flammes. Mais il restait près de deux cents petits lutins au moins. Ils étaient, en soi, quasi inoffensifs, mais en grand nombre ils devenaient féroces. Il en avait fait les frets. Et ils revenaient à la charge !

* Ça ne finira donc jamais… *

. . .


Il grimpa le long de la pente. Il avait à peine fait trois pas qu’il sentit quelque chose derrière lui. Le picotement dans son estomac se fit ressentir encore. Plus fort. Il se retourna, observant les lieux. Là, au milieu, entre des arbres, il voyait quelque chose. C’était comme si cela l’appelait. Il abandonna son sac et redescendit. Qu’est ce que c’était ?

Il était en face de la force inconnue. Il la voyait à peine, mais il sentait qu’elle était là, à bout de bras. C’était plutôt grand. De la hauteur d’une porte. Et c’était flou autour. Il sentait une force s’en émaner, une force magique. Une puissance magique qu’il n’avait jamais ressenti auparavant. Le picotement devint douleur. Il voulut faire demie tour, mais il était happé par cette force. Sans savoir pourquoi, il tendit le bras devant lui, et pointa son index. Il toucha la force invisible. Rien. Il se risqua alors d’aller plus loin. Son bras était dedans jusqu’au coude Il remarqua que cela ne sortait pas de l’autre côté. Qu’est ce que c’était ?

Il retira vite son bras, car il avait senti quelque chose lui tenir la main. Non, ça ne pouvait pas être ça. Il hésita un instant puis remit son bras dedans. Là, une force le tira complètement dans la faille. Cauchemar. Des cris, des visions atroces d’enfants désarticulés, décapités, mais toujours en vie. Encore des cris. Stridents. Et tout bougeait autour de lui. Vite. Tellement vite que sa tête partait dans tous les sens. Son cœur et son estomac se soulevaient. La sensation sur sa peau passait du glacial au brûlant. Il ferma les yeux pour ne plus rien voir, mais les images se mirent à défiler dans on esprit. Et à ça, il ne pouvait pas y en échapper. Ça tournait maintenant, et une odeur horrible de corps en putréfaction lui monta jusqu’au nez. La nausée monta elle aussi. Il fallait que ça cesse ! Soudain, tout se stoppa. Tout. Ce fut si direct que Liam ne put se retenir. Il posa un genou et une main à terre, et vomit la pomme qu’il avait mangée plus tôt. Tout c’était arrêté. Tout, sauf l’odeur horrible des lieux.

Liam se releva lentement et observa les environs. Il était face à un marais. Il avait les pieds dans ce qui ressemblait à de la boue, ou à de la vase. Le ciel était gris et deux lunes illuminaient ce qu’elles pouvaient. Le marais était aussi grand qu’un lac, et de l’autre côté, à l’horizon, des arbres se dessinaient. Une forêt sombre. Il se retourna et… Changement de décor. Un désert. Non, pas le genre de désert avec du sable et des cactus. Un désert fait de quelques arbres sans vie et de roches noires. Une sorte de terrain vague sans vie aucune. Et Liam était entre les deux. Il faisait un pas en avant et trempait dans la boue, un pas en arrière et ses pieds foulaient de la terre dure. Il tournait sur lui même, incroyablement perdu.
« - Qu’est ce que je fous là… »

D’un coup, une douleur à la jambe, comme une piqûre. Il regarda, rien. Une autre piqûre, à la fesse cette fois. Il toucha, toujours rien. Il se retourna, rien. Personne. Il ne sentit pas la petite créature qui grimpait jusqu’à son épaule en s’accrochant à ses vêtements. Il ne la remarqua que quand celle-ci se posa sur son épaule. Liam la regarda dans les yeux. La bestiole souriait. Elle était à peine plus grande qu’une oreille, était vêtue d’un bout de tissu noir simple qui lui recouvrait tout son petit corps. Il avait une petite tête toute ronde, des yeux rouge vif et des petites oreilles pointues. Lorsqu’il souriait, on pouvait apercevoir des petites dents pointues elles aussi.

« - Salut petit lutin. Ho, t’es avec un ami ? »

Un deuxième démon apparut devant lui, à ses pieds. Il le regarda un instant, sourit à son tour, puis sortit un objet brillant de derrière son dos et courut vers Liam pour le lui planter dans le pied. Il eut à peine le temps de crier, que celui sur son épaule sortit une arme du même genre pour lui barrer la joue droite d’une fine coupure. Liam shoota dans le petit lutin au sol, attrapa celui sur l’épaule et l’envoya au milieu du marais.

« - Saloperies ! »

Lorsqu’il se retourna vers le « désert », des milliers de petits lutins du même genre se mirent à sortir de partout, tous armés de petites épées à peine plus petite qu’un cure-dent. Liam fit jaillir les flammes de ses mains tout en reculant. Pas trop car sinon il tomberait dans l’eau. Et rien qu’à l’odeur, il ne valait mieux pas.

« - Qu’est ce que je fous là ?! »

. . .


Il se déchaînait ! Il lançait des boules d’eau qu’il congelait lorsqu’elles passaient du marais derrière lui, aux lutins devant. Cela en explosait le crâne de quelques-uns. Avec le vent, il les envoyait au loin quand ils commençaient à grimper sur lui. La foudre était attirée par leurs petites épées en métal, ce qui engourdissait leurs bras et les désarmait. Mais leurs dents et leurs griffes faisaient plus de mal. La terre tremblait sous leurs pieds et les déstabilisait. Parfois, Liam réussissait à envoyer des rochers sortis de terre dans la masse noire des démons, mais à gérer tous les éléments pour se défendre, ses sorts étaient bien minces. Mais la colère montait. La douleur ressentie plus tôt dans les bois, au creux de son ventre, dans son estomac, cette chaleur envahissait maintenant tout son être et montait dans sa tête. Il posa un genou à terre. La douleur était insoutenable.

Trois lutins parvinrent à grimper sur lui. La masse arrivait vite, mais plus de terre. Dix lutins. Le marais était calme, plus d’eau. Il ne pouvait plus respirer, plus de vent. Trop de lutins qui lui déchiraient la peau à coups de griffes, de dents et d’armes aiguisées. Les blessures étaient certes minimes et bénignes, mais il y en avait trop. Son sang perlait sur tout son corps. Et cette chaleur dans son corps… Il avait l’impression qu’elle allait s’échapper par tous ses pores. Non, ce n’était pas une simple impression. Des flammes. Elles sortirent d’abord de ses mains. Non pas de ses gants, mais bel et bien de ses mains. Les flammes montaient le long de ses bras, brûlant quelques bestioles qui s’acharnaient sur ses membres supérieurs. Le feu atteignit ses épaules. Il sentait les flammes naître dans ses jambes. Les lutins s’affolaient. Liam ne voyait rien, il avait la tête dans la boue et se défendait du mieux qu’il pouvait. Mais les lutins criaient. S’ils avaient peur, que devait faire Liam ? Devait-il s’inquiéter ? Que se passait-il ?

Liam sentit la fin arriver. Non, pas la fin. Le début de sa nouvelle ère. Mais il ne le savait pas encore. Il était encore coincé. Coincé dans la peur de l’inconnu. Il n’avait qu’à s’abandonner, s’abandonner pleinement à ce qu’il gardait au fond de lui. Le feu de son âme, qu’avaient sondé ses gants. Il était temps pour lui de laisser place à La Flamme.

Liam lança un cri de rage, attisant les flammes de son corps. D’un coup, tout son corps dégageait des flammes. Les lutins sur Liam prirent feu, tandis que les autres s’arrêtèrent net pour voir le spectacle.

// Dans le gris du ciel et le noir de la terre, un homme devient lumière éclaireuse des âmes égarées, devenu feu purificateur, flamme de l’espoir, flamme de la vie. Cet homme se lève face aux démons //

Liam se tenait debout face aux lutins qui commençaient à avoir peur. Seuls ses yeux, devenus aussi brillants que le soleil, étaient distinguables au travers des flammes. Liam, comme guidé par un sixième sens, joignit ses deux mains ensemble, resta comme ça quelques instants, fit une danse invocatrice, jeta ses bras en arrière, les cogna devant lui puis, paume droite sur dos de main gauche, lâcha son feu sur l’ennemi. Une vague de flammes partit alors. Si vite, que les petites jambes des diablotins n’étaient pas suffisantes pour fuir. Si dévastatrice, que la terre se soulevait parfois. Liam criait de rage, de désespoir, de fatigue, de peur… On ne le voyait pas, mais derrière les flammes, il pleurait. Tout partait. Absolument tout. Douleur, blessures… disparues. Le feu l’avait comme guérit de tous ses maux. Mais pourtant, il s’écroula au sol. Exténué au plus haut point. Il avait la respiration haletante, il suffoquait. Il ne pouvait plus lever un doigt, ni contracté le moindre de ses muscles. Sa tunique était déchirée, laissait dehors son nombril, son flanc gauche, un peu de son torse, et le trois quart de son dos.

Allongé sur le ventre, toujours conscient mais incapable de bouger, il ne sentit pas, ni ne vit l’espèce de tatouage en forme de flamme qui était apparue dans le bas de son dos. Une minuscule flamme qui semblait bouger, comme une véritable flamme de bougie…


Il était seul à nouveau. La terre, calcinée jusqu’à cent mètres devant lui. Aucune trace de cadavres de lutins. Plus rien. Là, quelque chose. Une créature ? Quelqu’un ? Cette chose s’approchait, mais Liam ne voyait qu’une sorte d’ombre qui se mouvait devant lui. Si c’était un ennemi, c’en était fait de lui. Sinon et bien… * Salut l’ami ! Dis, tu voudrais pas m'aider, parce que je viens de me farcir mille lutins. T'voudrais pas m'aider ? *

Espérons que ce soit un ami...



[ Hors rp: Celui qui aura le courage de me lire, et surtout, de répondre... Qu'il sache que là, c'était juste un élan d'inspiration, et que donc la suite sera moins, beaucoup moins longue et élaborée.... Shame on me ! xD Si personne ne répond, on va dire que le post s'arrête quand Liam s'effondre et qu'à mon réveil, je me retrouve dans les bois, en bas de la colline où y'a mon sac xD .... cela deviendrait donc qu'un post pour faire avancer les pouvoirs de Liam, et rien de plus ^^' ]
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Pourrie Morteury



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Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]  _
MessageSujet: Re: Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]    Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]  EmptyVen 1 Juil 2011 - 23:58

Eurybie détestait les marais. Oh oui ; elle détestait cette couleur verdâtre qui paraissait déteindre sur sa peau terne, elle détestait son humidité. Elle détestait aussi cette odeur de mort, préférant ce qui était vivant. Elle haïssait patauger dans ces eaux sombre qui vous laissent imaginer des atrocités à vos pieds : Eurybie était vraiment en rogne. Mais ce qu'elle détestait par dessus tout, c'était d'être sous estimée. Elle trancha l'air de ses mains pour frapper la surface de l'eau :

- Je ne comprends vraiment pas pourquoi Arphoss voulait que tu m'accompagnes!

Sa voix éraillée perçait le silence qui régnait autour d'eux, suivie du bruit de l'eau en mouvement qu'elle générait. Il ne fallait pas qu'elle soit trop bruyante, sinon ils seraient facilement repérables, mais l'idée d'être accompagné comme un enfant la mettait hors d'elle. Elle murmura tout en laissant voir son agacement :

- Je n'ai besoin de personne, et surtout pas de toi Moriharty.

En réalité, ce qu'Eurybie détestait surtout dans cette l'histoire, c'était pas ce cadre peu accueillant ni le manque de confiance d'Arphoss. Non. C'était la présence d'Adam. Adam. Celui qui lui faisait de l'ombre. Adam, celui qu'Arphoss commençait dangereusement à préférer. Adam, celui qui lui ressemblait bien trop. Ils n'avaient pas le même caractère, mais jamais la Pourrie n'avait rencontré de personne avec laquelle elle avait autant de similitudes. La Morteury avait réussi à se créer un nom, à tracer son histoire... Mais ce Moriharty était arrivé comme un parasite, représentant son vague reflet ; la perturbant dès qu'elle le voyait. Ils n'avaient pas le même passé, mais avaient du vivre des atrocités de la même échelle. Il suffisait qu'elle le regarde dans les yeux pour se voir, elle, telle qu'elle était. Alors ce n'était plus la vampire magnifiquement terrifiante qu'elle voyait. C'était juste la Pourrie, celle qu'on méprisait, et celle qui finirait noyée dans sa propre merde.

Bientôt des lumières atteignirent ses yeux habitués à l'obscurité. Des lumières vives, bien trop vives, insupportables. Elle jura tout en se masquant les yeux, tandis qu'Adam continuait d'avancer. Les vampires ont bel et bien des faiblesses... Puis petit à petit elle se forçait à ouvrir les yeux pour voir ce spectacle stupéfiant. Là, sur un morceau de terre en plein milieu des eaux puantes, un homme littéralement enflammé était recroquevillé au sol. Et tout autour de lui des lutins illuminés luttaient, comme des pauvres insectes piégés, contre le feu qu'il propageait. L'homme de feu se leva et jeta une puissante boule de enflammée, la vampire n'avait encore jamais assisté à une scène pareille, la bouche entrouverte elle ne pouvait s'empêcher de regarder le feu bien qu'il lui brûlait la rétine.

Son pouvoir paraissait gagner en puissance et tous les nains qui se lançaient sur lui étaient tout aussi vite éloignés par ces avalanches de feu. Les cris des lutins et celui de l'homme se confondaient, mais ils décrivaient tous la souffrance physique profonde. Puis, une fois que les cris des lutins se dissipèrent et qu'il ne resta que le souffle de ce personnage stupéfiant ; les marais redevinrent sombres et dénués de la moindre trace de vie. Il était au sol et il ne restait qu'eux trois. C'était lui. C'était l'homme que voulait Arphoss ; vivant avait-il bien précisé. En bonne lâche la Pourrie redoutait déjà la confrontation avec ce bipède dont les pouvoirs égalaient ceux des démons. La jeune femme se baissa spontanément. Elle referma la bouche, avala sa salive, et la rouvrit pour murmurer dans un souffle :

- Je crois qu'il serait judicieux d'utiliser la ruse, plutôt que de se jeter sur lui.

Puis, enfin, elle finit par prendre la peine de regarder son rival et de le consulter d'un regard -qui se voulait- assuré.


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Adam P. Moriharty



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MessageSujet: Re: Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]    Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]  EmptySam 2 Juil 2011 - 18:58

Une mission avait été confiée à Adam, capturer un bonhomme, un homme, juste un homme, et le ramener à Arphoss. Adam se traînait dans les marais, péniblement. *Quelle merde! C'est vraiment dégoûtant!* C'était la chose la plus horrible dans ce monde pour lui: les marais dégueulasses et d'une odeur à vous pourrir le nez méchamment. L'odeur de la mort, par contre, ne le dérangeait pas. Il marchait, il marchait... C'était le silence, à par les sons de l'eau qui avançait avec les jambes d'Adam. Puis un bruit violent de claquement d'eau se fit entendre.

"Je ne comprends vraiment pas pourquoi Arphoss voulait que tu m'accompagnes!"

Cette voix tuait le silence. Il n'était pas seul cette fois. Elle était avec lui. Elle, la beauté ensorcelante. Eurybie, dit La Pourrie. Cette magnifique beauté cadavérique devait faire équipe avec Adam. Elle ne semblait pas être très joyeuse de cette alliance, mais il s'en fichait. Ce n'était qu'une mission, et puis, avec cette femme au caractère bien trempé et aux formes plus que généreuses... ce n'était pas désagréable. "
Chht." murmura Adam. Elle semblait agacée au plus haut point. Elle chuchota une phrase incompréhensible. Moriharty continuait d'avancer, sans trop faire attention à ce qu'elle pouvait dire ou faire. Cette femme était vraiment intrigante, à chaque fois qu'elle semblait poser les yeux sur Adam, elle semblait frustrée. Il ne comprenait pas cela. *Elle devrait m'admirer, je deviens le roi, le chouchou d'Arphoss!, pensa-t-il* Il marchait, encore et encore. *C'est peut-être bien pour cela qu'elle te hais, dit Arytio, dans sa tête* Peut-être, mais il n'allait pas changer pour cette malheureuse! Enfin, remonter dans l'estime d'Arphoss, c'était plus que bénéfique pour le démon.

Voilà que des lumières aveuglantes transperçaient les yeux d'Adam, qui marchait devant Eurybie. Il mit la main devant ses yeux, pour se protéger de ces lumières, tout en continuant d'avancer. Il le fallait. Loin devant eux, était couché sur le sol une sorte d'énergumène enflammé de partout, et des lutins, en flamme aussi, s’agitant, courant, tourbillonnant, vacillant, zigzagant... L'énergumène au sol se leva, poussa un énorme cri et déchargea une vague enflammée. Ils avaient tous l'air épuisés, perdus, angoissés, terrorisés et surtout souffrants. Il y eut une dernière vague éblouissante, puis plus rien. Le marais redevint lugubre, sombre. A présent il n'y avait plus de lutins, ils avaient tous été carbonisés par cet impressionnant personnage.

Eurybie se baissa d'un seul coup, avala sa salive.

"Je crois qu'il serait plus judicieux d'utiliser la ruse, plutôt que de se jeter sur lui."

Elle le regardait avec insistance. Il lui rendit son regard.

"
Mouais... Mais non."

Il avança, sans faire attention à ce que pourrait penser La Pourrie, il avait trop l'habitude de travailler seul. Il s'approcha lentement de l'homme au sol. Il avait les vêtement déchirés. Adam sortit son poignard de sa poche,
*On ne sait jamais, t'as raison, dit Arytio*. Oui, on ne sait jamais. L'homme était couché sur le ventre, haletant, les yeux ouverts. Se baissant, Adam approcha son visage du sien, histoire de voir si il était un peu lucide. Puis il se redressa et se retourna vers La Pourrie en lui faisant un grand geste de la main.

"
C'est bon! On peut l'achever!"


Dernière édition par Adam Moriharty le Sam 6 Aoû 2011 - 9:25, édité 4 fois
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Liam Gil' Sayan



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MessageSujet: Re: Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]    Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]  EmptyDim 3 Juil 2011 - 10:44

Toutes les douleurs s'estompèrent. Seule la fatigue avait pris place. Tout son être recelait d'une nouvelle magie, encore inconnue et pas maîtrisée, mais elle venait d'envahir son être. Mais même cette nouvelle force intérieur il ne la ressentait pas. L'odeur putride des marais ne lui chatouillait plus le nez, ni ne lui donnait la nausée. Seule la fatigue était là. Rien d'autre n'était définissable ou palpable. Ou presque. Des voix se firent entendre. Un homme et une femme. Et ils sortaient des marais. Il voyait encore un peu flou, mais les deux carrures se distinguaient l'une de l'autre.

La première personne, probablement l'homme, partit devant, sortit de l'eau noire du marais pour fouler la terre dure et sèche de ce mini désert. Totalement en contradiction avec les paysages classiques d'un marais. Le jeune homme, extrêmement pâle, se pencha près du visage de Liam. Liam l'observait attentivement de ses deux grands yeux vert émeraude. Comme l'inconnu était près de lui, il put distinguer clairement ses traits de visage. Des traits fins, presque enfantins. Mais après cette expérience avec les lutins, il venait d'apprendre qu'il ne fallait pas se fier aux apparences. Ho non.

Liam voulu lui parler. Lui demander de l'aide ou bien savoir ce qu'il voulait. Mais rien. Aucun son, autre que celui de son souffle rauque s'échappait de sa gorge. Lorsqu'il avalait sa salive, c'était comme s'il avalait une boule de feu. Il ne souffrait pas, mais sentait juste la chaleur descendre. Une douce chaleur. Mais une chose attira son attention. Un reflet. Le sien. Son visage se reflétait sur la lame d'un poignard que tenait l'inconnu de type masculin. * Merde, non. Pas encore ! *

Le jeune homme se releva alors, se retourna vers son amie en lui faisant de grands gestes de la main. Il lui cria alors qu'ils pouvaient... l'achever !?

" - Pas cette fois ! "

Liam puisa dans ses toutes dernières forces pour que ces quelques mots sortent. Avant que l'homme au poignard ne se retourne vers lui, Liam fit flamber sa main et attrapa sa cheville. Il joignit alors ses deux mains et le vent qui s'en échappa propulsa le jeune homme en avant, tout en faisant reculer Liam sur le sol. Le recul le traînait sur le sol noir et cendré. Il se fit stopper par un rocher qui lui claqua dans le dos, une bonne vingtaine de mètres plus loin. Sa respiration se coupa encore une fois.

* C'est pas vrai ! *

Il ouvrit les yeux péniblement, et vit les deux individus courir vers lui. Il posa ses mains au sol et se donna une légère impulsion de vent pour se mettre debout. Il courut, par miracle, sur dix mètres de terres rèches, avant de pénétrer dans une forêt d'arbres morts, où seuls des troncs imposants gris peuplaient ces lieux. Là, une douleur à la cuisse gauche. * Ne pas se retourner ! *

Il ne savait pas ce que c'était. Blessure ? Claquage ? ... Morsure ? Qu'importe, il continua ainsi sur moins de dix mètres, en boitant et en tournant derrière pleins de troncs, avant de finalement se cacher derrière le plus gros des arbres qu'il ait croisé depuis le début. Il était loin d'être en sécurité ou véritablement caché, mais il ne pouvait plus rien faire. Plus rien. Seul un miracle pourrait l'aider, même s'il était sûr qu'encore une fois, il se battrait jusqu'à la fin.

La petite flamme dans son dos se mit à grandir un peu et à frétiller doucement.

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Pourrie Morteury



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MessageSujet: Re: Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]    Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]  EmptyJeu 14 Juil 2011 - 17:57

- Mouais... Mais non.

Insolence. Ce regard et cette voix lui donnèrent envie de lui sauter dessus et de lui arracher les cordes vocales d'un coup de canines. Mais dame vampire savait se contrôler. Parfois. Elle regardait avec attention comment ce Moriharty s'y prenait, les bras croisés, les marais jusqu'aux hanches. Et cette même lueur démoniaque dans ses yeux. Ça allait être une sacrée fête. Alors elle oublia qu'elle était trempée jusqu'au os, et s’abandonna à la contemplation de cette scène.

- C'est bon! On peut l'achever!

Ces paroles parurent résonner sur la surface de l'eau, comme une parole divine. Sacré Adam. La vampire se mouvait pour rejoindre le malin, tandis qu'une main enflammée encerclait déjà la cheville du malheureux. Le cri du vainqueur se transforma en cri de vaincu quand l'humain le propulsa quelques mètres plus loin comme une marionnette. Idiot, qu'elle pensait. Pourtant, Moriharty se releva rapidement et se rua sur Liam qui était échoué sur un rocher. La Pourrie fit de même, sortant de l'eau complètement dégoulinante, ses longs cheveux blonds plaqué contre son visage. Elle se mit courir et, entre deux souffles, ne pu s'empêcher de provoquer son coéquipier en le bousculant d'une main. Petite capricieuse.

- Je t'avais dit d'utiliser la ruse, Moriharty!

Ils suivaient cet homme à la trace, coude contre coude. La Morteury et son nez fin n'avaient point de mal à suivre cet individu au sang sucré. Même dans la clarté ou l'obscurité les plus aveuglantes. Elle sortit de sa main gauche la fine lame qu'elle gardait au chaud dans son corset avant de le lancer vers l'individu devant eux. Elle avait visé le dos mais dans sa course n'avait eu que la cuisse. Une fois entrés plus en profondeur dans cette forêt, les arbres morts étaient tellement nombreux qu'ils ne laissaient passer qu'une lumière grise, valorisant ainsi l'obscurité de cet endroit désert à vous rendre fou. Puis, un silence s'installa, les pas du lièvre ayant cessés. Eurybie s'arrêta, à peine essouflée, grâce à ses capacités inhumaines.

- Je lui ai lancé une lame, s'il est mort Arphoss me tuera ; il le voulait vivant.

Elle se tourna vers Adam et le regarda en disant cette phrase. Une atmosphère étrange régnait. Une atmosphère de mort. Tout était figé, même nos deux démons qui s'abandonnaient dans un regard. Puis une odeur fit frémir des narines de la Pourrie. Il saignait. Fermant ses yeux, elle se concentra afin de visualiser l'endroit d'où cela provenait. Eurybie se mit à avancer d'un pas de loup, tandis que l'odeur s'intensifiait. Elle s'arrêta devant un arbre dont la largeur était remarquable, avant de faire volte face pour coller son dos contre l'écorce. Dans un sourire, elle fit comprendre à Adam que leur victime se cachait juste derrière...

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Adam P. Moriharty



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MessageSujet: Re: Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]    Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]  EmptyVen 15 Juil 2011 - 1:30

Il était tourné vers Eurybie. Il lui faisait un signe de la main en lui criant qu'ils pouvaient achever le bonhomme à terre, pensant qu'il était à bout de force. Il sentit soudain une douce chaleur près de ses jambes puis, d'un coup, cette chaleur se transforma en une insupportable brûlure à la cheville droite. Il baissa la tête ainsi que le regard, ceux-ci se posèrent sur le jeune homme à terre, qui avait une main, enflammée, posée sur la cheville d'Adam. Celui-ci avait un regard des plus noirs. Sourcils froncés à l’extrême, bouche entre-ouverte, laissant paraitre ses dents pointues et bien rangées, et lèvres arquées vers le bas. Il serra fort les dents, et laissa échapper de sa gorge un hurlement de douleur. L'homme à terre frappa une fois dans ses mains, ce qui propulsa Adam en avant. Il fit une sorte de salto à l'horizontale puis tomba violemment au sol, sur son profil gauche.

Il ne prit pas son temps pour se relever, légèrement tremblant mais retrouvant vite la forme pour courir énergiquement vers l'homme qui se releva soudain lui aussi et commença à courir pour échapper aux deux partenaires. En courant, Adam pu voir la Pourrie se mettre elle aussi à courir, pour se placer à côté de lui. Ils couraient et Eurybie bouscula soudain Adam, certainement pour le provoquer.

"Je t'avais dis d'utiliser la ruse, Moriharty!"

Ils suivaient l'individu à la trace, côte à côte. Ils se retrouvèrent dans les profondeurs d'une forêt. Adam et la Pourrie stoppèrent leur course, pour observer les alentours, et trouver l'individu qu'ils avaient perdus de vue. La lumière était très faible, ce qui n'empêchait pas Adam de voir parfaitement bien. Une odeur de bois sec et mort, ainsi que de boue régnait lourdement dans l'endroit.

"Je lui ai lancé une lame, s'il est mort Arphoss me tuera ; il le voulait vivant.
-
Je suis au courant, répondit Adam."

L'atmosphère excitait curieusement l'instinct et l'envie de tuer du démon. Une odeur de mort, de sang. Peut-être était-ce une fois de plus la Mort elle-même qui l'appelait. Il ferma les yeux, mis la tête en arrière et pris une grande inspiration, poings serrés. Ceci le fit frissonner de plaisir. Il regarda ensuite la Pourrie, qui, curieusement, faisait de même, mais certainement pour une autre raison. Elle se mit à avancer en direction de l'arbre le plus gros et large qui était dans cette forêt. Elle se mit dos à lui. Adam la regarda, elle se mit silencieusement dos à l'arbre, puis lui adressa un sourire. Cela traduisait le fait que la proie était derrière cet arbre. Il approcha alors lentement à son tour. Il se plaça juste en face de la Pourrie, il avait le corps près du sien, et posa doucement les mains sur l'écorce de l'arbre. Attiré par le regard de la Morteury, il se mit à sentir sa chevelure dorée. Puis il reprit ses esprits, sortit de nouveau sa lame, toujours lentement. Il observa une dernière fois le visage d'Eurybie, et enleva une mèche de cheveux qui s'était posée en plein milieu du beau visage de celle-ci.

Il s'approcha vivement de la victime, qui était assise, dos à l'arbre. Avant qu'il n'ait pu faire un geste, il mit sa main gauche sur la bouche de l'individu, pour qu'il ne crie pas et écoute ce qu'il avait à dire. Il mit son poignard très près de la gorge du jeune homme. Voyant qu'il essayait de crier, il sortit un lent, doux et envoûtant "
Chht" de sa bouche, en lui faisant gentiment signe de se taire. Il approcha son visage près de celui de sa proie, puis se mit à inspirer profondément, une fois de plus. Il le regardait, les yeux à moitié fermés, sourcils légèrement froncés. Il avait une telle envie de le tuer...

"
Je n'ai malheureusement pas le droit de te tuer, dit-il d'une voix douce et envoûtante. Alors tu n'as pas à avoir peur, ou pas vraiment...

Il fit signe à Eurybie de venir près de lui afin de rassurer la victime, presque morte de peur.

-
Moi et mon... amie... sommes ici pour t'amener dans le Vein..."

Il s'arrêta là. Il adressa un regard à la Pourrie, pour qu'elle prenne le relais. Il ne savait pas vraiment quoi dire, malgré sa nature de beau parleur. Il avait toujours la main sur la bouche du jeune homme, histoire de ne laisser aucun mot, aucun son sortir de sa bouche, pour qu'il écoute entièrement leurs explications, dans le calme.

Le désir d'assassiner cet énergumène était plus présent que jamais. Mais il essayait de se contenir, il devait obéir à Arphoss et lui ramener ce gamin.
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MessageSujet: Re: Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]    Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]  EmptyLun 1 Aoû 2011 - 21:38

Spoiler:
 

Une proximité dérangeante. Attrayante, troublante, excitante. Le démon avait capturé la vampire contre cet arbre tout droit sorti d'un autre monde ; leur regards s'étaient mêlées, leurs odeurs : les expirations de l'un étaient les inspirations de l'autre. Eurybie frissonna lorsqu'elle sentit la respiration du démon sur son cou, ses mains se plantèrent silencieusement dans l'écorce alors qu'il s'éloignait d'elle pour sortir son arme. Détail qui la marqua. Un dernier effleurement pour dégager son visage et Moriharty s'en alla définitivement. La colère qu'elle avait envers lui s'était dissipée durant ce cours moment mais elle venait de réapparaître ; alors qu'il était à présent loin d'elle.

La Pourrie imita son concurrent en sortant sa dague de sa bottine, après quoi elle marcha sur ses pas pour l'observer, lui et ses talents de charmeur. Il s'était divinement baissé à la hauteur de leur victime, dans le but de déposer sa main sur sa bouche prête à débiter un flot de paroles. Il ressemblait presque à un vampire expérimenté avec ses traits fins et sa voix qui susurrait au jeune homme de se taire. Captivant, il observait leur proie avec une intensité pertinente ; Eurybie se l'avoua à elle même, ce Moriharty n'était pas si incompétent qu'elle le croyait...

- Je n'ai malheureusement pas le droit de te tuer. Alors tu n'as pas à avoir peur, ou pas vraiment... Moi et mon... amie... sommes ici pour t'amener dans le Vein...

Étrangement, le démon fit signe à la Pourrie de le rejoindre pour l'aider à charmer l'homme de feu. Elle ne se fit pas prier et consciente de ses talents vampiriques elle s'approcha, pompeuse, avant de s’agenouiller à son tour aux pieds du garçon. Elle le regarda, se voulant pénétrante ; un rictus léger sur le visage de Liam témoignait d'une souffrance physique. Peut être était-ce la lame qu'elle lui avait envoyé? Ou l'étreinte du démon était-elle trop forte? Elle parcourait son visage humain, sa blondeur éclatante et fraiche ; puis elle se pencha sur lui, posant délicatement une main froide sur son cou chaud, sa voix habituellement froide se voulait rassurante et douce au maximum :

- C'est juste pour un contrôle... Si tu coopères tout se passera bien. Ne nous oblige pas à utiliser la force, lève toi et marche avec nous...

Son regard était persuasif et intense ; elle fixait les pupilles de l'humain et jubilait intérieurement au contact d'une peau si humaine et si chaude. Si leur plan fonctionnait, cette mission serait accomplie avec succès. Son visage s'approcha de celui de Liam, tout en caressant sa joue de son nez froid elle lui murmura une phrase qu'Adam ne pouvait entendre ;

- Je vais te prouver de suite que je suis de ton côté, je peux te sauver d'ici, il faut juste que tu aies confiance en moi... Je sais que c'est difficile à croire... Mais fais moi confiance.

Sur quoi elle détacha son corps humide de celui de l'homme avant de se tourner à nouveau vers Moriharty. Elle se pencha vers lui à quatre pattes pour simuler le début d'une discussion secrète mais, surprenant ce dernier, elle posa ses lèvres glacées sur sa joue douce. Durant cette fraction de seconde la Pourrie avait envoyé sa dague en plein dans le cœur du démon, l'avait-elle visé? Peu importait car elle était déjà debout, tendant sa main salie par la lâcheté à l'homme de feu :

- Suis moi!

Eurybie n'avait pas de complexes, elle ne se battait que pour Arphoss et le reste était sans importance. Le Seigneur des ténèbres n'aurait pas accepté une telle faiblesse de la part d'un de ses disciples : la vampire n'avait pas trouvé de meilleur moyen pour discréditer son ennemi, que d'arriver seule devant son seigneur avec l'homme qu'il voulait... Quel dommage pour ce Moriharty, que la Morteury ne soit qu'une Pourrie. La gamine ne pouvait pas accepter d'avoir de l'ombre ; en bonne enfant gâtée par son protecteur. Quelle fierté inconsciente elle avait, de croire amener cet homme chez Arphoss sans accrochages...
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Liam Gil' Sayan



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Liam Gil' Sayan
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Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]  _
MessageSujet: Re: Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]    Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]  EmptyMer 3 Aoû 2011 - 8:23

Une main se posa sur sa bouche et une lame froide sur son cou. Le jeune homme l'avait retrouvé et le plaquait contre l'arbre, le forçant à se taire et à coopérer. Mais la surprise fut grande et un son commença à sortir du fond de sa gorge. Alors, tout en s'approchant, le démon à la beauté blanche rapprocha son visage tout prêt du sien et chuchotant un léger "Chhhht". Liam tenta de regarder la lame qui risquait de lui percer l'aorte du'ne seconde à l'autre, mais il ne voyait que le prolongement du bras du démon, et le début du manche du poignard. Des mots atteignirent ses oreilles, mais il ne comprit que le fait qu'il n'avait pas le droit de le tuer. Le droit ? Le droit venant de qui ? Qui s'intéressait à lui ? Il n'était qu'un petit rebelle à la noix, un magicien moyen, un druide exécrable. Un jeunot blondinet lambda. Qu'est ce qu'on lui voulait à la fin ?!

Le démon fit un signe à la jeune fille qui l'accompagnait, et elle s'approcha. D'autres mots arrivèrent à ses oreilles. Mais il était toujours un peu dans le brouillard et seul le sens de "l'amener dans le Vein" fut audible. Le Vein ? Jamais il n'avait entendu parler de ce... Si. Une seule fois. C'était une vieille légende que lui contait l'elfe qui l'avait quasiment élevé. Un monde où la bonté n'existait pas. Où tout n'était que mensonges, trahison, sang, violence, colère et ténèbres. Si l'homme à la beauté démoniaque lui dit qu'il doit l'y conduire, cela doit signifier qu'il y est déjà à moitié. Comme s'il était devant les portes des enfers. Il s'était un peu trop rapproché de la serrure...

L'Amie du jeune homme s'approcha et s'agenouilla près de lui. Il sentit alors une douce douleur lui éreinter le cou: la main glaciale de la démone. Main froide, dents pointues visibles au moindre écartement de ses lèvres, une vitesse surhumaine... Serait-il possible qu'elle soit ... ? Une chose stoppa net la réflexion de Liam. Un doux visage. Une voix chaude et rassurante. Envoûtante. Quel doux chant de promesse de mort... Il détailla le visage de cette créature qu'il sentait ô combien diabolique. Un visage qu'il se surprit à aimer par sa beauté. Mais tout le monde sait que la beauté du diable n'est que supercherie.

- C'est juste pour un contrôle... Si tu coopères tout se passera bien. Ne nous oblige pas à utiliser la force, lève toi et marche avec nous...

Leurs yeux se rencontrèrent et c'est alors que Liam sentit que l'âme était loin d'être pure à l'intérieur de ce corps. Et qu'il était loin du doux pays de ses rêves. Il en vint à regretter les ivrognes agressifs aux détours des ruelles de Madorass. Il savait qu'il était bien loin de tout ce qu'il connaissait. Il en avait marre des combats. Trop de questions, trop de constats négatifs... Et si le mieux c'était de rien faire ? De tout laisser pisser tranquillement et d'attendre qu ça passe ? Il allait commencer à se lever lorsqu'il vit le visage de la fille s'avancer vers le sien. Plus près, encore, encore, encore... Le nez de l’hypothétique vampire se frotta à la joue de Liam, et encore d'autres mots brouillèrent son esprit. Cette fois, il était question de confiance. De confiance en elle et qu'elle allait le prouver. Difficile à croire ? Impossible plutôt. Mais Liam en avait marre des questions, et se promit de tout laisser couler... Il était fatigué de luter.

Mais encore une fois, rien ne se passa selon ses plans. Et quelle surprise ! Elle s'était approchée lentement de son supposé ami, mais elle lui avait envoyé son poignard en pleine poitrine. Si le coeur n'était pas touché, il en était pas moins éraflé ! Liam resta bouche bée un instant puis vit le main tendue vers lui.

- Suis moi !

Liam ne se le fit pas prier. Déjà de nouvelles idées arrivèrent dans son esprit. Il devait se battre contre deux démons, mais maintenant, il n'en avait plus qu'un à fuir. Combattre n'était plus au goût du jour... Il lui saisi la main, et moins d'une seconde après, ils étaient déjà en train de courir dans les bois déserts. Ils couraient à pleine foulées, mais la blessure à la jambe de Liam saignait de plus en plus et lui donnait la sensation qu'on lui sciait la jambe un peu plus à chaque pas. Il supportait la douleur tout en essayant de ne pas trébucher et en cherchant un plan pour échapper à cette furie qui, même de dos, ne le laissait pas indiffèrent...

Il était en pleine réflexion lorsqu'un misérable petit caillou se mit sous sa botte et fit fléchir le genou de sa jambe meurtrie. Et c'est la chute. Sa main lâcha celle de la jeune femme et son visage se rapprocha dangereusement du sol. Il eut néanmoins le réflexe de passer son épaule par devant afin de ne faire qu'une roulade plutôt qu'une bonne grosse chute sur la face. Et ce n'était pas une, mais cinq roulades sur le côté qu'il effectua. Il resta sonné un quart de seconde, et déjà la jeune femme accourut vers lui. Elle l'aida à se relever et... Liam se jeta sur elle en serrant de toutes ses forces ses bras autour d'elle pour bloquer ses membres supérieurs.

- Chhht. Chhht. Je te demande juste de me faire confiance. Je sais que c'est difficile mais il le faut.

Il relâcha légèrement son étreinte et remit une mèche de cheveux de la vampire derrière ses oreilles. Il en profita pour caresser sa joue et son oreille glacées. Il approcha son visage du sien, ferma les yeux et posa tendrement ses lèvres sur les siennes. Leurs lèvres se décollèrent et Liam lâcha complètement la jeune femme.

- Je voulais savoir ce que ça faisait d'embrasser la fille de satan.

Il lui sourit puis... SBAM ! Il reçut un coup violent à l'arrière de la tête qui l'assoma direct. Il s'effondra sur le sol. Noir total.
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Adam P. Moriharty



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Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]  _
MessageSujet: Re: Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]    Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]  EmptyMer 3 Aoû 2011 - 13:28

La jeune vampire approcha du jeune homme apeuré. Elle le regarda d'un regard envoûtant. Elle avait des talents de vampire, son pouvoir de séduction était immense. Tout était sous contrôle, tout ce passait bien. Elle lui dit alors d'une voix bien audible, mais rassurante, que ce n'était qu'un simple contrôle et elle lui ordonna de se lever et de marcher avec eux. Tout était sous contrôle, tout se passait bien. Elle se pencha alors vers le petit blondinet qu'était leur mission, leur contra. Puis elle lui chuchota quelque chose à l'oreille. Adam n'eut pas réussi à comprendre un traitre mot de ce qu'elle disait. Elle se redressa ensuite, se pencha vers Adam, à quatre pattes, et déposa un baiser sur sa joue avec ses lèvres glacées. Simultanément, elle enfonça une dague dans sa poitrine, ayant apparemment visé son cœur. Tentative ratée, heureusement. La lame s'était plantée en plein milieu de son thorax. Le contrôle n'était plus, une douleur insupportable prenait place.

Sa respiration se bloqua à la simple sensation de la lame enfoncée dans son thorax. Il ouvrit de grands yeux, tremblant. Il posa lentement le regard sur la dague, enfoncée dans sa poitrine, et cria. Un hurlement de douleur qui fit trembler le peu de feuillage présent dans cette forêt. Il entendit les deux autres partir en courant. Lui, suffoquait. Il laissait échapper de sa gorges des petits hoquets, afin d'essayer de respirer. Les larmes lui montaient aux yeux. Il leva lentement ses deux mains tremblantes, et agrippa la lame. Il serrait si fort qu'il enfonçait ses griffes pointues dans la paume de ses mains. Il tentait à présent de respirer, pour se donner le courage d'enlever cette lame de son thorax. Il puisa toute sa force et l'amena dans ses bras, puis il retira la lame d'un coup sec, en hurlant de plus belle.

"
Oh ! la putain ! cria-t-il, plein de haine en essuyant le couteau sur son pantalon."

Il se releva brusquement, sans se soucier de la douleur que lui procurait sa blessure, prit une grande inspiration, afin de repérer l'odeur des deux fuyards et se mit à courir dans leur direction. Il était bien en colère à présent. Il gardait la dague de la Pourrie dans sa main droite. Son cœur battait la chamade. Il était presque certain qu'il allait tuer l'un d'eux. Ce qu'il espérait, c'était simplement que cela ne tomberait pas sur le blondinet. Il entendit un cri. Ils s'étaient arrêtés, c'était certain. Il était à quelques pas de ses proies. Il se cacha discrètement derrière un arbre, et observa les alentours. Son regard se posa alors sur Liam et la Pourrie qui... s'embrassaient ?! Qu'est-ce que cela voulait dire ?! Enfin, il n'avait pas à se mêler des affaires des autres. Surtout pas de ceux-là. Mais quand même... un homme qu'ils devaient ramener au Seigneur Arphoss...

Il profita de la situation pour approcher les deux jeunes gens, sans bruits. Il attendit la fin de leur étreinte pour asséner un violent coup avec le manche du couteau à Liam. Celui-ci s'écroula alors sur le sol. Adam posa vite son regard sur la Pourrie et, sans qu'elle n'ai pu faire un geste l'attrapa avec sa main gauche, bloquant ses bras, et posa la lame de sa propre dague sur sa gorge froide avec l'autre main. Il serrait de toutes ses forces.

Il respira une nouvelle fois le parfum de ses cheveux dorés, enfonçant légèrement la lame déjà ensanglantée dans sa gorge. Il posa un pied sur le dos de Liam, qui était couché sur le ventre, afin qu'il ne puisse pas trop bouger et qu'il ne puisse pas le mutiler par surprise une fois de plus.

"
Alors ma jolie, dit-il d'une voix rauque. T'as voulu me doubler, maintenant tu vas payer..."

Son regard avait complètement changé. Il n'était plus lui-même. Ses iris avaient pris une forme rectangulaire. Il souriait à pleines dents. Il resserra plus fort ses bras, compressant de plus belle la beauté qui était à l'instant dans son emprise. Il avait bien fait attention à ce que ses bras étaient hors d'atteinte de son emprise à elle, ainsi que de ses dents.

"
On va ramener tous les deux ce putain de blond à Arphoss.

Il enfonça la lame encore plus, ce qui transperça la chair de la Pourrie et fit couler un petit filet de sang rouge sombre. Puis il renifla à nouveau ses cheveux et lécha la joue de la vampire.

-
Hmm... C'est bien dommage... Tu étais bien à mon goût."

Il était maintenant prêt à lui trancher la gorge...
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Pourrie Morteury



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MessageSujet: Re: Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]    Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]  EmptyMer 3 Aoû 2011 - 19:24

Eurybie emprisonna la main de l'humain et poussa discrètement un soupir de soulagement, dans un sourire timide et sincère ; satisfait. Elle entremêla ses doigts fins dans ceux de l'homme de feu afin d'avoir une meilleure prise et sans perdre plus de temps, elle prit les avants et commença à fuir... Dans les marais où l'air humide était asphyxiant il était bien plus difficile de courir sans essoufflements ; ils étaient pour le moment sur un îlot désert et sombre mais la Morteury craignait qu'ils ne doivent à nouveau rejoindre l'eau pour échapper à ce Moriharty qui voulait leur peau, mais surtout, sa peau.

Quelques branches d'arbres morts lui fouettèrent le visage quand elle se rappela qu'elle traînait un humain, du long de ses phalanges. Elle ne ralentissait pas pour autant la cadence : n'ayant aucune notion de sa faiblesse humaine, bien que son sang précieux s'écoulait le long de sa plaie dont elle était l'auteur. Elle sentait son regard sur elle et se rendit compte du danger qu'elle courrait : il suffisait qu'il sorte un couteau pour la plaquer sur le sol et l'égorger. Une angoisse la saisit quant elle imagina cette scène... Elle sursauta quand l'humain lâcha sa main, avant de faire volte face rapidement. L'homme était tombé au sol et avait eu le bon réflexe de protéger son visage, néanmoins sa chute était impressionnante, son corps avait parcouru plusieurs mètres... La Pourrie pensa qu'il devait être compliqué de vivre en tant qu'humain ; que l'intelligence était la seule clef qui pouvait les sauver face au danger de ce monde impitoyable. Leurs corps étaient si vulnérables... Si délicats.

Elle n'attendit pas plus longtemps et se rua sur lui pour le relever, mais l'arroseur fut arrosé et c'est la Pourrie qui eu une surprise une fois que l'homme fut levé. Il se rua à son tour sur elle, l'emprisonnant sans qu'elle ait le temps de réagir :

- Chhht. Chhht. Je te demande juste de me faire confiance. Je sais que c'est difficile mais il le faut.

La Pourrie le fixait, incrédule : il faut dire qu'elle n'était pas habituée à un comportement pareil de la part d'un humain mortel. Avait-il perdu la raison? Sa main parcourra son visage, emplissant la vampire d'une chaleur qui lui procurait une immense sensation de plaisir. S'il y avait bien une chose qu'elle enviait à l'espèce humaine, c'était leur chaleur naturelle, qu'elle ne connaîtrait jamais. Trente sept degrés. Pendant que l'humain approchait son visage du sien, la Pourrie se dit qu'elle était en train de vivre un rêve : il déposa sa bouche sur la sienne, mêlant leurs salives. La vampire fut enivrée par ce goût humain entre ses lèvres et répondit au baiser avec passion, oubliant le cadre sinistre qui les entouraient, oubliant qu'ils étaient traqués comme des proies... Alors qu'elle allait commencer le mécanisme du baiser vampirique ; aspirer du sang à travers sa bouche, l'homme se détacha d'elle :

- Je voulais savoir ce que ça faisait d'embrasser la fille de Satan.

Il sourit et tomba à terre, comme ça. Évanoui. Eurybie regarda ce corps qui l'avait passionné tombant lourdement au sol, avant de relever les yeux. Moriharty. Merde? En deux temps trois mouvements il l'attira vers lui de sa main gauche, posant un métal froid sur son cou. Le rythme cardiaque de la vampire s'accéléra. Son souffle à nouveau sur son cou faisait
étrangement frissonner la Pourrie ; elle n'avait pas peur. Pas encore. Mais chacune de ces proximités avec ce démon la mettait dans un état étrange ; elle, la grande Morteury entre ses mains se sentait plus petite que jamais. Sa voix éraillée raisonnait en elle, sa dague commençait à irriter sa chair ;

- Alors ma jolie, t'as voulu me doubler, maintenant tu vas payer... On va ramener tous les deux ce putain de blond à Arphoss.

Mais voilà que le démon changeait de plan et paraissait opter pour la suppression de notre belle Pourrie:

- Hmm... C'est bien dommage... Tu étais bien à mon goût.

Pendant qu'il parlait tout en augmentant la pression qu'il exerçait sur sa dague, la Morteury serra les dents avant d'entrouvrir ses lèvres pour laisser apparaître ses canines. La dague finit par transpercer la peau de son cou délicat et un filet de sang s'écoulait sur sa chair blafarde. Elle fixait les yeux du démons, son sourire, son visage. Il faut dire qu'elle commençait sérieusement à se poser des questions ; il avait l'allure d'un être possédé, loin du démon calme auquel la Pourrie pensait être confrontée. Il était malsain, elle n'était plus en confiance. Pourtant, fière, la Pourrie refusait de se soumettre à celui qu'elle voyait comme son concurrent. Dans un sourire aussi malin qu'affichait l'inhumain, elle susurra lentement, marquant des pauses pour avaler sa salive, entre deux souffles :

- Tu n'en es pas capable Moriharty. Ça serait du gâchis... Tu le sais tout autant que moi. Tu ne pourrais vivre en paix avec la conscience de ne pas m'avoir connue, comme tu aimerais me connaître. Pourquoi en arriver là? J'avais calculé mon geste, tu perds du sang mais tu ne mourras pas si tu te soignes, je ne voulais pas que tu meures. Je voulais juste qu'Arphoss soit fier de moi...

Une actrice hors pair : des larmes pourpres avaient envahies ses yeux clairs, alors que son sourire s'évanouissait, laissant ses lèvres entrouvertes. C'était son dernier recourt pour échapper à la mort ; attirer la pitié des autres, les faire espérer. Les faire croire l'espace d'un instant qu'en elle il y avait quelqu'un de spécial, de torturé, de perdu. Comment pouvait-on tuer une pareille créature? Comment aurait-on pu voir clair dans son jeu et comprendre qu'elle était malhonnête?
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Adam P. Moriharty



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MessageSujet: Re: Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]    Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]  EmptyJeu 4 Aoû 2011 - 15:43

Spoiler:
 

La Pourrie avait dût se rendre compte que la situation se dégradait bien vite pour elle. Elle commença à le supplier. "J'avais calculé mon geste...", "Je voulais qu'Arphoss soit fier de moi...". Elle croyait pouvoir attirer la pitié du démon. Mais malheureusement pour elle, Adam n'était en ce moment plus la même personne. Ce qu'il voulait à présent, c'était du sang, de la chair déchirée, des cris, des pleurs, des os broyés. La pitié n'était plus qu'un simple mot sans aucun sens dans son vocabulaire, le "Pourri" avait fait son entrée. Il avait peut-être l'intention de la tuer, mais comme elle l'a dit : il ne pourrait pas continuer de vivre tranquillement sans avoir pu la connaître, car il voulait la connaître. Il le savait, il était réellement attiré par cette beauté démoniaque. Mais, tous le savent, Moriharty était attiré par toutes les créatures d'apparence presque humaine et féminine. Leur apparence, leurs traits fins, leur parfum... C'est vrai qu'il voudrait, ne serait-ce qu'un peu, la connaître un peu mieux. Ensuite, il la tuera. Mais d'abord, ils devaient ramener tous les deux ce blondinet au Seigneur Arphoss. Ainsi, la confiance d'Arphoss en lui ne serait que plus grandissante. Si il leur avait confié cette mission, à tous les deux, c'est qu'il y avait une raison.

Il sentait déjà le blondinet bouger, donc il était réveillé. Il le poussa avec son pied, de sorte à ce qu'il se couche sur le dos. Il le vit ouvrir les yeux, puis lui dit, d'une voix qui apportait la confiance et le respect :

"
Lève-toi.

Puis, à la Pourrie, d'un air menaçant :

-
Nous allons le ramener tous les deux au Seigneur Arphoss. Je ne te tuerais pas encore.

Il la libéra alors de son emprise. Avant cela, il la dépouilla de toutes ses armes, pour éviter une nouvelle course-poursuite trop incongrue. Il se pencha ensuite pour ramasser Liam et le mettre debout. Il retourna alors son regard vers Eurybie.

-
Amenons-le d'abord à Arphoss."

Il avait repris son calme, lentement, progressivement. Son cœur battait de nouveau normalement. Il n'avait plus une once de confiance en cette jeune beauté. Il rangea dans ses poche tout l'attirail que se trimballait la Pourrie. Il se voulait cependant confiant et rassurant pour le jeune blondinet qu'ils devaient amener au Seigneur Arphoss. Il le tenait debout, il ne manquerait plus qu'il tombe une nouvelle fois.


Dernière édition par Adam Moriharty le Sam 6 Aoû 2011 - 9:25, édité 1 fois
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Liam Gil' Sayan



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MessageSujet: Re: Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]    Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]  EmptySam 6 Aoû 2011 - 5:08

Spoiler:
 

Une douleur immense à l'arrière de la tête, et un poids sur le dos... Un poids sur le dos ? Liam ouvrit les yeux et émit un léger gémissement de douleur. Il sentit alors le poids sur son dos s'agiter puis il se retrouva plus face contre terre, mais sur le dos. Une voix qu'il aurait espéré ne jamais entendre de nouveau s'éleva. Le démon blanc. Une voix sèche. Froide mais bizarrement, dénuée de toute agressivité. C'était comme s'il venait d'entendre son père lui donner un ordre. Son sang se glaça.

- Lève toi
- Plus facile à dire qu'à faire... Tu m'as démoli le crâne.

Liam toussota et tenta vainement de se remettre debout, mais ça tournait trop et tous ses membres étaient endoloris. Il entendait du bruit près de lui sans vraiment savoir ce que c'était. Mais surtout, il s'en fichait. Il posa le bout de ses doigts sur l'arrière du crâne puis les mis devant lui. Ils étaient tachés d'un liquide rouge sombre. De la terre s'était mélangé à son sang... Il se redressa grâce à ses coudes, au risque de se les écorcher eux aussi, et tenta, en gémissant, de se relever. Là, il sentit qu'on lui prit le bras, et en moins de deux secondes il se retrouva sur ses deux jambes. Tellement rapidement qu'il se posa une main sur le front et mit l'autre sur une vieille branche d'un arbre mort pour éviter de tomber.

Crac ! La branche céda et il se retrouva encore une fois au sol dans une position lamentablement ridicule. Il se releva d'un bond en faisant fi de ses multiples douleurs qu'il n'arrivait même plus à compter. Et ouais, il pouvait se vider de sons sang, il s'en fichait tant que son honneur était sauf. Même face à des démons prêts à le bouffer si on leur en donner l'ordre. Il leva une main et afficha un grand sourire forcé.

- Ca va ! Je n'ai rien ! Tout, tout va bien !

Liam remit sa tunique en "ordre" et s'enleva la poussière avec quelques coups sur les épaules et le ventre et les regarda. Le démon blanc finit de ranger les armes de la vampire et le tint ensuite par le bras.

- Quoi ? C'est pas parce que je suis tombé une fo... Ok, deux fois ! Que je vais le faire continuellement !

Il se défit de l'emprise du démon en tirant son bras d'un coup sec, mais avec l'élan, il recula d'un pas, posa son pied sur un rondin et tomba sur le dos. Liam toussa à cause de la poussière qu'il venait de soulever et se releva doucement.

- Je retire ce que j'ai dit.

Liam lui tendit alors son bras.

- Et sinon, il est encore loin le type qui veut me voir ? Arpuss ? Arpo ? Arko ?

Adam lui prit le bras et commencèrent à avancer. Après dix bonnes minutes où que quelques paroles s'échangèrent, Liam lança un léger, discret, innofensif...

- Sinon, c'est courant chez vous de s’entre tuer quand on est en équipe ? C'est charmant. En même temps, je ne peux pas demander à deux démons d'avoir une oncette d'empathie, surtout l'un envers l'autre. C'est comme promettre une récompense à quelqu'un en lui disant de se taper trois fois dessus avec une cuillère, mais sans lui donner la cuillère. Morbide hein ? Et puis c'est quoi vos p'tits noms. On a un bout de chemin à faire ensemble et je vais sans doute finir par mourir, donc autant que je sache le nom de mes bourreaux, ça fait un peu moins boucherie. Ha, mais vous êtes des démons, vous avez sans doutes pas de noms, ou alors vous allez pas me les donner parce que le "ça évitera de faire trop boucherie" justement vous vous en fichez parce que la boucherie c'est ce que vous recherchez. Être démon, ça fait quoi ? S'en foutre de tout, être totalement hypocrite et égocentrique, ne jurer que par le mal... Psychologiquement ça vous apporte quoi ? J'veux dire, moi je vis selon la formule " Ne dépendre de personne, ne laisser personne dépendre de soi ". ça parait tout aussi égocentrique et c'est sans doute vrai, mais ça ne m'empêche pas de faire le bien. Vous êtes génétiquement fait pour être méchant ou c'est par choix ? Si je vous gonfle, vous me le dîtes hein.

* C'est le but recherché... Blaireaux *

Il était bien décidé à leur prendre la tête jusqu'à ce que, peut-être, ils le laissent partir. De l'espoir ? De la folie ? Ouais. Complètement. Mais il attendait aussi surtout de reprendre un peu de forces pour s'enfuir avant qu'il ne soit trop tard. Mais voir ce pourquoi on l'a demandé l'intrigue un peu. Qui pouvait bien être ce Arphoss ? Avait-il réellement envie de le savoir au final... ?
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Pourrie Morteury



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MessageSujet: Re: Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]    Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]  EmptyLun 8 Aoû 2011 - 13:34

Adam Moriharty était définitivement devenu quelqu'un d'autre. Sa voix envoûtante était à présent glaciale et intimidante, et son regard à l'origine mystérieux était terrifiant. Pourtant, cela ne suffisait pas à impressionner notre Pourrie ; faut dire qu'elle en avait croisé souvent, des regards haineux qui la menaçaient. Elle se contenta de rester silencieuse pour ne pas se faire tuer mais à voir son visage, il n'était pas difficile d'y lire une grande déception. La Pourrie boudait : son plan n'avait pas fonctionné et elle s'était mis un nouvel ennemi sur le dos pour rien. Leur proie paru bouger sur le sol, Moriharty lui ordonna avec autorité de se lever avant de s'occuper de la bonne vieille Pourrie :

- Nous allons le ramener tous les deux au Seigneur Arphoss. Je ne te tuerais pas encore. Amenons-le d'abord à Arphoss.

Pendant quoi, il lui arracha les deux dagues qu'elle portait à un ceinturon avant de se baisser pour lui enlever celle cachée dans sa bottine... Il ne lui restait qu'un couteau minable coincé quelque part dans son espère de corset souple. Le démon paru soulagé ou au moins apaisé d'avoir confisqué ses armes à la vampire : Adam reprenait possession de lui même et son allure de détraqué maniacodépressif se dissipait. L'homme de feu ne tenait plus debout ; il voulait garder sa dignité en refusant d'être appuyé par un démon qui voulait sa mort mais n'en était même pas capable.

Il tomba une, puis deux et encore une troisième fois avant qu'il ne comprenne que c'était tout bonnement utopique de vouloir marcher sans appui avec son état physique. A force de tomber dans la terre devenue boue ou dans la boue devenue terre, l'humain s'était sali tout seul. La Pourrie toujours frustrée par sa défaite regardardait la scène, impénétrable, l'air exaspérée. Il finit enfin par tendre sa main à Adam qui le releva, il posa ensuite quelques questions auxquelles la vampire ne répondit pas ; laissant ce privilège au démon. Silencieuse, elle ne disait rien et n'écoutait même pas les paroles qui s'échangeaient, marchant dans la boue, ses cheveux humides, ruminant en tête à tête avec elle même.

- Sinon, c'est courant chez vous de s’entre tuer quand on est en équipe ? C'est charmant. En même temps, je ne peux pas demander à deux démons d'avoir une oncette d'empathie, surtout l'un envers l'autre. C'est comme promettre une récompense à quelqu'un en lui disant de se taper trois fois dessus avec une cuillère, mais sans lui donner la cuillère. Morbide hein ? Et puis c'est quoi vos p'tits noms. On a un bout de chemin à faire ensemble et je vais sans doute finir par mourir, donc autant que je sache le nom de mes bourreaux, ça fait un peu moins boucherie. Ha, mais vous êtes des démons, vous avez sans doutes pas de noms, ou alors vous allez pas me les donner parce que le "ça évitera de faire trop boucherie" justement vous vous en fichez parce que la boucherie c'est ce que vous recherchez. Être démon, ça fait quoi ? S'en foutre de tout, être totalement hypocrite et égocentrique, ne jurer que par le mal... Psychologiquement ça vous apporte quoi ? J'veux dire, moi je vis selon la formule " Ne dépendre de personne, ne laisser personne dépendre de soi ". ça parait tout aussi égocentrique et c'est sans doute vrai, mais ça ne m'empêche pas de faire le bien. Vous êtes génétiquement fait pour être méchant ou c'est par choix ? Si je vous gonfle, vous me le dîtes hein.

C'en était trop. La vampire se rua sur lui, l'arrachant de l'étreinte d'Adam avant de le plaquer violemment contre un arbre fin qui manqua de se briser. Une main sous sa gorge, elle ne pouvait plus entendre ces dégradations sur les créatures qu'elle chérissait. Elle n'avait pas de fierté, mais un amour et une admiration pour toutes les créatures qui provenaient du Vein. Comment un petit humain pouvait se permettre d'avoir de telles affirmations alors qu'il ne savait rien, absolument rien, et sa misérable existence éphémère faisait de lui un être qui n'avait pas le dixième de la grandeur d'un démon ou d'un vampire respectable. Les démons n'avaient pas peur du mal et de l'insanité du monde, ils étaient honnêtes, lucides et affrontaient la vie d'un stoïcisme remarquable. Elle se justifia à sa façon, d'une voix calme mais intimidante :

- Écoute moi bien espèce de morveux, Arphoss te veut vivant mais il n'a en aucun cas mentionné le fait qu'on devait te ménager. Je me ferais un plaisir de te lacérer la moindre parcelle de ta peau fragile, avant de t'obliger à boire mon sang pour rester en vie, tout en ayant été victime de tortures insupportables. Et tu sauras alors ce que c'est que d'être une créature du diable, d'accepter la douleur et la peine. De se sentir proche de la mort sans pour autant y succomber ; il n'est pas question d'égocentrisme mais de lucidité. Le bien n'existe pas, ce n'est qu'une illusion créée par ceux qui ont trop peur de voir la réalité en face.
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Adam P. Moriharty



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Adam P. Moriharty
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MessageSujet: Re: Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]    Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]  EmptyJeu 11 Aoû 2011 - 21:39

Ils commencèrent à marcher. Ce môme était un véritable moulin à parole. Il ne faisait que parler, parler et encore parler ! Adam gardait son calme, mais sentait qu'il allait craquer dans quelques secondes, et qu'il allait l'égorger. Ouais, l'égorger. Et lui couper tous les doigts. Des mains et des pieds. Lui arracher les dents, peut-être ? Non, trop dégoûtant, même pas amusant. Il pensait à tout ce qu'il pourrait lui faire, pour ne pas entendre ses paroles.

"
... Si je vous gonfle, vous me le dîtes hein."

Sur cette dernière phrase, Adam amena une de ses mains à ses yeux, pour les frotter, et soupira. Simultanément, la Pourrie arracha le jeune homme de son emprise et le plaqua contre un arbre. *Et merde* il haussa les épaule, frustré. Il les regarda pendant quelques secondes, sans rien faire. Pourquoi fallait-il que cette jeune femme soit d'un tempérament pire, peut-être bien, que lui ? Ils étaient en quelques points similaires, et affichaient finalement une certaine rivalité. Pourtant, il avait le sentiment de vouloir d'elle. Ne serais-ce qu'un peu, quelques secondes. La Pourrie tint un discours au jeune homme comme quoi les démons étaient respectables. Adam, lui, n'y croyais pas vraiment. Il s'approcha à son rythme des deux bougres et posa doucement sa main gauche sur l'épaule d'Eurybie et se plaça à ses côtés.

"
Voilà donc un discours plein de sens et de réalité. Mais cela valait-il la peine de s'énerver ?

Il sourit à Liam et lui donna deux petites tapes sur la joue gauche.

-
Appelle-moi Moriharty. Et choisis mieux tes propos à l'avenir."
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Liam Gil' Sayan



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Liam Gil' Sayan
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MessageSujet: Re: Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]    Ô Enfer. Ô Damnation… [ Libre / Libre ? ]  EmptyDim 4 Sep 2011 - 7:25

Ô Enfer, Ô Damnation…


Il sentit une main l’attraper par le cou et le plaquer contre un arbre. Les ongles s’enfonçaient de plus en plus profondément dans sa chair au fil des paroles de la vampire. Serait-elle vexée, voire blessée de s’être faite appeler « Démon » ? Non. Elle semblait plutôt faire l’apologie du mal. Elle tentait lamentablement de faire croire à Liam que le mal, il n’y avait que ça de vrai. Et elle avait peut-être réussi… Il y avait tant de force dans ses mots. Elle croyait dur comme fer à sa tirade.

Là, l’homme se rapprocha et calma la vampire d’une simple main sur on épaule. Elle lâcha Liam et partit en tête de file, plus énervée que jamais. Il tapota la joue du blondinet après s’être finalement nommé, et suivit les pas de la gentille vampire raffinée… Liam porta sa main à son cou, là où les ongles de la démone étaient à deux doigts de rentrer dans sa chair, en mimant une grimace de douleur. Dix mètres plus loin, La Pourie cria :

« Hey le blond, si tu veux pas qu’on t’y amènes avec un membre en moins, t’as intérêt de rappliquer ! »

Sans plus attendre, il avança, passa devant Moriharty qui ferma la marche. Ils marchèrent relativement vite et plutôt longtemps. Sans une parole. Rien. La jeune femme ne semblait pas s’être calmée, Moriharty l’observait, presque avec inquiétude, et Liam… Liam était ailleurs. Comment cela allait-il se terminer ? Bien tristement, il décida de s’abandonner à son propre sort. Il y a des combats que l’on ne peut gagner. Alors autant perdre le plus tôt possible, on évite bien des peines inutiles…

Néanmoins, il se risqua à, sans doute, une dernière parole :

« Hé ! Heu… La Vampire ! … J’voulais m’excuser. Ça ne signifie sans doute pas grand chose pour toi, mais voilà »

Elle s’arrêta un instant, sans pour autant se retourner. Liam se stoppa également, trois mètres derrière elle. La peur commença à monter. Allait-elle se retourner pour le tuer et en finir une bonne fois pour toutes ? Allait-elle le menacer, encore ? Elle ne fit rien de cela, à la plus grande surprise de Liam.

« Nous sommes arrivés »

Elle poussa la branche qui était juste devant elle, laissant entrevoir les ruines d’un vieux château. Liam regarda par dessus la cimes des arbres, et vit une dernière tour du château qui tenait miraculeusement debout. La Pourrie avança. Liam, bouche bé, ne faisait que fixer le sommet de la tour où une faible lumière orange s’échappait par l’unique fenêtre. D’un simple coup de main (au sens littéral du terme) de la part de Moriharty, Liam passa par le même chemin que la vampire.

Une vision des plus effrayantes. Des démons. Partout des créatures hideuses, de toutes les tailles, de toutes les formes, les textures et les odeurs. Mais les mêmes couleurs dominaient. Le noir, le rouge et le marron. Quelques créatures dans les tons de vert se mouvaient plus rapidement que les autres. Elles étaient partout. Sur les murs encore debouts, autour des gros blocs de pierres gisant au sol, en train de voler, de se mordre, de dormir… Ce ne fut que lorsqu’ils se trouvèrent au centre de ce qui semblait être auparavant la cour du château, que toutes les bêtes se turent pour fixer ces trois petits êtres capables de se tenir sur deux pattes.

Moriharty attrapa entre ses deux doigts une sorte de moustique qui s’était approché d’eux, et l’écrasa entre son pouce et son index. Il souffla sur le corps inerte de l’insecte et voulu s’essuyer les quelques gouttes de sang sur la tunique d’Eurybie, postée juste à côté de lui. Au moment où il allait la toucher, elle lui attrapa le poignet, et sans paroles, il pencha sa main en arrière pour montrer qu’il ne le ferait pas. C’est alors que l’immense porte du bâtiment commença à pivoter dans un crissement des plus stridents. Eurybie lâcha la main de l’effronté et tous deux se campèrent sur les deux pieds, totalement raides. La moitié des démons partit en courant, tandis que les autres se cachèrent dans des trous ou derrière des troncs d’arbres. Moriharty et La Pourrie se courbèrent pour faire une révérence, alors que Liam restait droit comme un « i », intrigué par cet étrange spectacle. Agacée, la vampire força Liam à les imiter en lui donnant un coup derrière la tête et en lui attrapant sa tunique pour le baisser.

Liam voulut lever la tête pour voir ce qui s’approchait d’eux, mais Moriharty l’en empêcha en lui maintenant la tête baissée quelques petites secondes. Ce ne fut que lorsqu’une paire de bottes se trouva dans son champ de vision, que ses deux anciens bourreaux reculèrent de trois pas, le laissant seul avec…

Il vit une main gantée s’approcher de son visage, puis un index le forcer à lever la tête avec une pression sous le menton. Un visage presque angélique se retrouva en face Liam. Presque. Une peau extrêmement lisse, des yeux gris magnifiques, des cheveux châtains mi-longs propres et brillants, des traits fins, un sourire éclatant… Et deux petites cornes rouges qui dépassent légèrement de sa masse capillaire. Presque angélique.

« C’est donc toi, Liam Gil’ Sayan. Le jeune homme qui a décimé le trois quart de mes diablotins. Le jeune homme malencontreusement tombé ici bas. Le jeune homme que j’attendais depuis bien longtemps… »

L’homme descendit son regard jusqu’aux chevilles de Liam, et y vit du sang s’y échapper. Il porta un regard noir aux deux démons qui venaient de le ramener à lui, pour demander des explications. La Pourrie prit la parole.

« Je n’ai pas eu le choix. Il court vite. »

Son expression se changea en un sourire et il s’approcha de la jeune femme :

« Eurybie, ma très chère Eurybie ! Je ne t’en veux pas le moins du monde ! Je sais bien que je ne vous ai pas demandé un travail facile, et je sais également que jamais, au grand jamais tu ne ferais du mal à l’homme que j’ai demandé par pur plaisir ! N’est ce pas ?
- Bien sûr. Loin de moi cette idée.
- C’est d’ailleurs pour cela que tu n’étais pas seule pour cela. »

Il se rapprocha de Moriharty.

« Alors ? Comment s’est déroulée votre mission ? Vous avez du former un véritable duo de choc pour la mener à bien, je me trompe ?
- Mis à part quelques accrochages avec l’objet de la mission, tout s’est bien passé »

Moriharty passa son avant-bras devant la blessure causée par le poignard d’Eurybie, pour pas qu’Arphoss ne la voit, et refit une révérence. Arphoss congédia ses deux serviteurs en leur disant que leur récompense était au lieu convenu et qu’il devait être seul avec Liam. Lorsqu’ils furent définitivement partis, Arphoss se repositionna devant Liam, le fit se lever en le tenant par la mâchoire du bas parce qu’il était toujours courbé, mais bizarrement, son acte fut sans violence ni force. Juste une légère pression l’invitant à se lever. Il affichait toujours un immense sourire. Il semblait heureux.

« Je me présente. Je suis Arphoss, maître de ces lieux et de tous les démons. Et j’ai l’honneur de te dire qu’à partir de maintenant, tu es ma propriété… »

Liam plongea ses yeux émeraude dans le gris perçant de ceux d’Arphoss et sa respiration se coupa. Il aurait sans doute préférer la mort…

[Rp Terminé!]

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