''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]

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Mortelame

Horreur nocturne

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Race : Démon
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MessageSujet: Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]   Mar 30 Juil 2013 - 3:23

Maitre, je fatigue.
Contente toi d'avancer.
Nous somment en plein milieu d'un village, ne pourrions-nous pas faire une pause?
Nous ferons une pause quand j'en sentirais le besoin.
Vous n'en sentirez jamais le besoin ... vous n'avez pas de besoin en général. Moi si.
Je pensais que ta condition d'esclave t'imposait de me respecter moi ainsi que mes volontés.
Vous pensez que j'ai voulu devenir esclave peut-être?


Le spectre cessa d'avancer, et se tourna vers le jeune homme dans son dos. Ce dernier avait effectivement l'air passablement épuisé par la route qu'il avait parcouru. Pourtant, cela ne faisait qu'une journée qu'ils étaient en route ... Mais le démon mit quelques secondes à réaliser que si lui même n'avait aucun effort particulier à fournir pour léviter comme il le faisait, il n'en était pas de même d'un être humain, qui en général devait pousser avec ses jambes pour empêcher son poids de l'entrainer au sol. Considération qu'il n'avait pas réellement observé avec grand intérêt depuis bien longtemps désormais ...

... C'est effrayant de ne jamais savoir ce que vous pensez.
Ce n'est qu'une question de temps avant que tu ne parvienne à le faire. Mon maitre y arrivait bien lui, et c'était le dernier des fous.
Peut-être, mais en attendant il est presque minuit, nous somment en plein milieu d'un village, je n'ai pas mangé et j'ai du mal à marcher avec ma blessure.
Je dois reconnaitre que c'est une bien désagréable condition que la tienne ... je suppose que tu entendrais plutôt faire halte par une auberge?


Le jeune homme blond hocha la tête, arrachant ce qui se rapprochait le plus d'un soupire au démon : un demi centimètre de décalage vers le bas au niveau de ses deux épaules. Un esclave était un investissement qu'il n'aurait pas pensé si coûteux quand il l'avait prit, quand bien même il n'avait rien payé pour l'obtenir. Cependant le rendre aurait été un acte assez insensé, et de plus il tenait à vérifier quelque chose par rapport aux hommes et au monde où il avait prit sa source ... Tout cela pour dire qu'il devait trouver un moyen de parvenir à subvenir aux besoins du jeune homme qu'il avait en face de lui pour l'instant. Entendant des rires dans son dos, le démon fit volt face, et vit à quelques mètres de là deux enfants en train de s'amuser dans la ruelle. Spectacle surprenant à cette heure là en fait ... Se tournant vers l'esclave, le démon profita de l'obscurité ambiante pour rapidement se mettre à disparaitre, se fondant littéralement dans les ombres.

Demande ton chemin à ces bambins si cela te chante. Il parait que je replis les cœurs d'effrois à cette heure là de la nuit.

Le jeune homme poussa un petit soupire, et se mit à marcher sur le gravier pour s'approcher des jeunes enfants avant de s'éclaircir la gorge à quelques pas d'eux. Ces derniers se tournèrent vers l'esclave, qui plissa les yeux pour les distinguer dans l'obscurité de la nuit.

Excusez moi les enfants ... Vu que vous n'êtes pas encore couchés, vous pourriez me dire ... où trouver une auberge ou une taverne dans ce village? Un endroit où je peux me reposer?

Un des enfants pointa un bâtiment avec un sourire, l'autre une autre direction. Avant que les deux n'éclatent de rire de concert. L'esclave croisa les bras, tapant du pied par terre, avant qu'un bruit de pas dans son dos ne l'enjoigne à se décaler pour éviter de se faire bousculer par une silhouette assez étrange ... Il regarda autour de lui, cherchant à voir s'il pouvait voir son maitre dans les environs. Mais point de démon ni d'horreur nocturne dans les environs, visiblement ... Pas qui soit disponible au regard des mortels.
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Talia Fictilem

La poupétière

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Fiche de Personnage : La fabrique à poupées!


MessageSujet: Re: Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]   Mar 30 Juil 2013 - 17:18


Assise sur l'un de ses fauteuils, Talia patientait doucement, buvant une infusion qu'elle avait préparé quelques minutes plus tôt. Elle était seule, en cette douce nuit. Profitant du silence qui régnait, elle buvait tranquillement le contenu de sa tasse avant d'aller la poser sur le petit plateau que lui avait laissé Sophie. Se relevant sans ranger le plateau, elle se dirigea d'un pas lent vers l'arrière salle, située après une petite anti-chambre, derrière le salon. Déplaçant les rideaux en tissus, la poupétière observa ses créations. Chacune d'elles avaient un détail particulier, une chose qui la rendait unique. Observant sa toute dernière arrivante, elle passa sa main délicatement sur son visage, tout en analysant sa chose.


- Hum... Il faut vraiment que je te trouve des yeux d'un vert aussi beau. Ceux que je t'ai mis pour l'instant ne sont malheureusement pas assez expressifs...

S'étirant ensuite, elle laissa ses poupées pour se diriger tranquillement vers les étages supérieurs de son manoir, pour regagner sa chambre et se changer. Elle enleva donc sa robe, et resta ainsi tout en continuant de se balader dans son lieu de repos, seulement vêtue de ses sous-vêtements. S'affalant sur son lit, elle fixa un moment le plafond, avant de commencer à bouger les jambes par impatience.

- Bon sang! Mais que fait Sophie à la fin???


*
*  *


Maîtresse m'avait demandée d'aller chercher des plantes pour fabriquer de nouveaux anesthésiants ! Je devais aussi aller au village pour prendre diverses choses. Maîtresse avait eu beaucoup de mal à me maquiller mais c'était bon maintenant, on ne pouvait pas me prendre pour ce que j'étais! Maîtresse était fantastique, elle réussissait toujours à me rendre très belle! Comme j'étais heureuse d'être sa petite sœur!

Quoiqu'il en soit, avec ma capuche je devais tout de même me dépêcher, maîtresse devait sûrement mourir d'ennui seule dans le manoir, aussi devais-je accélérer. Je mis tout de même quelques longues minutes pour récupérer ce qu'il me manquait, et finalement, je commençais le chemin de retour. J'avais si faim... J'espérais qu'à mon retour elle m'autorise à me nourrir. Oh, ça serait tellement bon qu'elle me laisse manger un ou deux yeux! Salivant à cette pensée, je traînais les pieds, tenant dans une main le panier d'objets à ramener et dans l'autre la petite lampe que maîtresse avait crée. Il suffisait de verser un petit liquide et d'utiliser une flamme et WROOF la lumière apparaissait, mais pas celle qui brûlait la peau de maîtresse. C'était une gentille lumière là.
Il faisait vraiment noir ce soir, et je m'approchais de l'extérieur du village quand j’aperçus les deux petits Rogrigs. Les parents de ces gamins étaient vraiment irresponsalbes! Oh.. C'est vrai... Maîtresse avait pris le corps de leur mère et les yeux de leur père. Père qui avait eu d'ailleurs très bon gout! Oh, mais ce n'était pas une excuse recevable oh non! Quelqu'un devait bien s 'occuper d'eux et ce quelqu'un devrait leur dire de rentrer. Il serait dommage que maîtresse ne les voit et décide de créer des petites soeurs... Vraiment petites.

- Excusez moi les enfants ... Vu que vous n'êtes pas encore couchés, vous pourriez me dire ... où trouver une auberge ou une taverne dans ce village? Un endroit où je peux me reposer?

Ah? J'avais à peine vu l'étranger, pourtant il était devant moi. Les Rogrigs lui jouaient un tour, encore un fois, ces enfants étaient de petits monstres, et de potentiels très bon hors-d'oeuvre. Décidant de leur jouer un tour moi aussi avant de rentrer auprès de maîtresse, je passais à côté de l'inconnu qui s'était tout juste effacer pour me laisser passer quand j'amenais la lampe auprès de mon visage.

- Allons les Rogrigs... Rentrez chez vous immédiatement! Ou maîtresse viendra vous faire un graaaaande piqure!

Leurs petits cris et le fait qu'ils partaient en courant montraient qu'il ne voulait visiblement pas rencontrer maîtresse... Me retournant ensuite vers l'inconnu, je montais la lampe vers son visage et l'observais un temps. Hum, il avait de beaux yeux, et un petit nez qui pourrait plaire à maîtresse. Autant la laisser décider! Oh et il était visiblement à bout de forces et un peu blessé, les conditions parfaites pour nos opérations. Je clignais rapidement des yeux, en lui montrant du doigt le chemin vers le sentier qui amenait au manoir des Filictem.

- Hahaha! Il n'y a point d'auberge ici mon bon monsieur! Je ne pense pas qu'un villageois voudra bien vous accueillir à cette heure tardive, aussi, si vous le désirez, je peux vous mener à ma maîtresse, celle-ci possède un manoir qui nous sert d'hôpital. Il n'est pas impossible qu'elle accepte de vous héberger, elle est vraiment très gentille et incroyablement belle! C'est ma maîtresse!! Je vous l'avais déjà dit?

Tournant ensuite les talons, je fis quelques pas avant de m'arreter subitement devant un sentiment étrange. Fixant un bout d'ombre sur ma droite, je ne cessais d'observer cette zone sombre avant de finalement détourner le regard et d'avancer devant l'inconnu qui visiblement me suivait. Un large sourire barrait mon visage. Maîtresse allait être contente.


Dernière édition par Talia Fictilem le Mar 27 Jan 2015 - 18:43, édité 2 fois
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Mortelame

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MessageSujet: Re: Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]   Mar 30 Juil 2013 - 22:19

Maitre?
Oui, cette étrange créature n'a pas spécialement l'air rassurante, mais je n'intente pas défoncer une porte et tirer de pauvres paysans de leur sommeil pour t'obtenir un lit. Suit là, je veillerais sur toi.

L'ombre resta un peu en retrait par rapport à son jeune esclave, qui emboita le pas à la silhouette de l'autochtone. Cette dernière semblait humaine, c'était un fait, mais le démon avait de nombreux doutes sur sa véritable nature. Premièrement parce qu'un être humain normal, tout esclave ou serviteur qu'il soit, n'a généralement pas tant de considération pour un de ses pairs au point de ne plus l'appeler que "maitresse". Secondement, parce que cette jolie petite chose avait dardé ses yeux verts sur le point précis où se tenait Mortelame à un instant précis. Et elle avait continué de fixer ce point de longues secondes encore avant de détourner le regard. Si le démon n'était pas certain d'être totalement silencieux, il se savait en revanche indétectable à l'œil, qu'il soit humain ou non ... Très étrange.

Glissant sans un bruit en profitant de l'obscurité ambiante pour rester toujours aussi invisible, le démon observa le chemin et le manoir auquel ce dernier menait. Cette lande était des plus inquiétantes, et les habitants n'étaient pas spécialement pour contraster avec le paysage, à l'image de ces enfants qui jouaient en plein milieu de la nuit en pleine rue ... Rien de plus normal, n'est-ce pas? A croire que ces bambins attendaient un passant pour le décapiter ... Ce village puait. Il puait les problèmes les plus dangereux. Il puait la mort. Et cette puanteur, le démon était le seul avec les sens assez aiguisés pour la percevoir ici. Son esclave était trop faible, et la créature ... Elle, elle vivait ici. En tout cas, il avait intéret à se tenir sur ses gardes.

Alors qu'il continuait d'observer la lande et les environs, Mortelame réalisa soudain qu'ils étaient tous trois arrivés à leur destination. Son esclave se posa une main sous les côtes, cherchant à travers son bandage à réprimer la douleur, mais ne parvint qu'à s'arracher une nouvelle grimace de douleur. Le démon le suivit, toujours sans bruit, mais resta sceptique ... La lumière dans le manoir lui interdisait de rester camouflé plus longuement. Il était face à un problème de choix ... Son esclave savait également cette contrainte, mais soit il l'avait oublié, soit il jouait parfaitement le jeu. En tous les cas, il ne fit pas montre d'une réaction particulière, et s'avança jusqu'au seuil de la maison, avant d'entrer sans se retourner.

L'idée de rester plus longtemps invisible était tentante, mais très difficilement réalisable, aussi le démon resta un instant à l'extérieur, à observer l'esclave à travers les fenêtres qui donnaient un peu sur l'entré du manoir. A l'intérieur du bâtiment, le jeune homme blond s'arrêta dans l'entré, à la suite de la silhouette, et observa son environnement quelques instants, avant de regarder par les fenêtres pour regarder vers l'extérieur ... Il se tourna une fois de plus vers son guide, et s'éclaira la voie.

Excusez moi, je vous remercie de votre proposition qui est ma foi fort aimable, mais ... Êtes vous certaine que cette "maitresse" tolérera ma présence? J'avoue n'être qu'un vagabond, et il serait compréhensible qu'elle ne veuille m'accueillir ... Si cela est nécessaire, je suis disposé à aller tenter ma chance ailleurs, mais si celà ne vous dérange pas, je ne m'avancerais pas plus avant en cette demeure et attendrais la maitresse de maison ici ...

Il adressa un sourire poli à celle qui l'avait guidé jusqu'ici, s'inclinant légèrement comme son maitre lui avait enseigné ( il valait mieux se conduire comme ce dernier l'entendait, si jamais il le surveillait ) et se redressa en observant le manoir. De l'intérieur ... Cette bâtisse n'était plus si effrayante que ça. Du moins, pour l'instant.
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Talia Fictilem

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MessageSujet: Re: Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]   Mer 31 Juil 2013 - 15:07

Talia s'était vite relevée en entendant le cliquetis caractéristique de la serrure de la grille du manoir. Trottinant doucement en sous-vêtements, elle attrapa rapidement une robe qu'elle enfila assez vite. Si Sophie prenait la peine d'ouvrir les serrures et de faire du bruit, c'est qu'elle amenait quelqu'un.

Descendant les escaliers discrètement, la poupétière écouta la voix d'un homme.

- ... Si cela est nécessaire, je suis disposé à aller tenter ma chance ailleurs, mais si cela ne vous dérange pas, je ne m'avancerais pas plus avant en cette demeure et attendrais la maîtresse de maison ici ...

Terminant les dernières marches volontairement bruyamment, Talia attendit que le jeune homme ne se retourne avant de déclarer.

- Et bien une chance que je sois là aussi vite alors. Bien le bonsoir étranger. Je suis la maîtresse de ces lieux, je me nomme Talia. Vous pouvez aller tenter votre chance ailleurs, mais je ne crains pour vous que les paysans de cette région ne soient guère accueillants. De récents enlèvements et meurtres ont eu lieu et ils sont assez à cran. La venue d'un inconnu frappant à leur porte ne risque pas de vous aider à dormir chez eux. J'accepte de vous aider et de vous héberger pour la nuit. Vous ne me semblez pas être une personne capable de me faire quoi que ce soit, peu de personnes osent s'attaquer à quelqu'un comme moi.

Elle montra ensuite ses canines, pour lui montrer la raison des craintes communes. S'étirant ensuite volontairement avant de se pencher légèrement en avant, révélant ses bas, elle se redressa puis après un petit sourire, se tourna vers Sophie.

- Veux-tu bien aller fermer les rideaux ma chère? Je n'aime pas que l'on puisse voir chez moi. J'ai l'impression d'être espionnée.
- Bien sûr !

Observant son assistante effectuer sa tâche, elle reporta son attention vers l'inconnu.

- Oh pas d'inquiétudes, je ne bois que très peu de sang, et en général, je récupère celui qui coule lorsque je soigne mes patients. Je suis femme-médecin. D'ailleurs, je constate que vous êtes blessé également, je pourrais vous soigner tout à l'heure si vous le désirez. En attendant, venez avec moi, j'ai fait du thé.

Le conduisant dans le salon, elle s'asseya sur le large fauteuil qui appartenait à son père et croisa les jambes, fixant ensuite Sophie qui restait debout bêtement.

- Et bien? Va nous chercher le thé!

La poupée sursauta et se précipita dans la cuisine, comme une enfant qui venait de se faire disputer.

- N'oublie pas d'y mettre les baies que je t'ai demandée de cueillir tout à l'heure, et met une baie de Rosenvalt, tu sais, les rouges là, pour notre invité! Ça soulagera sa plaie!

Fixant ensuite l'inconnu pendant que sa poupée faisait le thé, elle analysa chacun des traits du personnage. Son nez était récupérable en effet, et ses yeux étaient assez beaux, ses cheveux blonds également pouvaient se montrer intéressant, dans une certaine mesure. Ce dernier semblait assez gêné par le regard insistant de la poupétière, tandis qu'une lourde pluie avait commencé à tomber. Son assistante apporta finalement le petit plateau d'argent qu'elle plaça sur la table entre les deux personnages. Elle jeta ensuite un petit regard à sa maîtresse, puis un large sourire.

- Merci Sophie. Je vais servir le thé. Peux-tu aller dehors? J'ai crut entendre quelques chiens roder.
- Bien sûr, maîtresse!

Rendant son large sourire à son assistante, elle donna sa tasse à l'inconnu qui après un petit moment en but le contenu. Talia dégusta également son infusion, avant de finalement se relever et de s'étirer doucement.

- Bien, quel est votre nom?

[Hrp] Voila! J'ai fait un truc pas trop long, mais j'attend de voir si ton perso va sortir de l'ombre, puisque ma petite Sophie te cherche! :3 [/Hrp]
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Mortelame

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MessageSujet: Re: Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]   Jeu 1 Aoû 2013 - 1:59

Le jeune homme ne savait pas trop que faire. Avec des fenêtres fermés, son maitre ne pouvait pas le surveiller, et il n'avait aucun moyen de le prévenir en cas de danger ... Quoique, la servante elle semblait plus avoir un petit retard qu'être réellement méchante, et la propriétaire des lieux était tout ce qu'il y avait de plus aimable. De plus, bien avant d'avoir été ce qu'il était aujourd'hui, le jeune homme avait dans sa jeunesse croisé de nombreux vampires, lesquels lui avaient pour la majorité plutôt sympathiques, sauf quand ils avaient faim. Ce n'était visiblement pas le cas de cette femme, laquelle buvait tranquillement un thé et n'avait pas envie d'autre breuvage pour le moment. Du moins, en apparence. Brossant un peu ses cheveux blonds en se disant qu'il devrait peut-être les laver, l'esclave finit par prendre la parole.

Je me nomme Danalieth Crawford. Si le nom vous est familier, c'est normal ... Ma famille possédait des terres dans la région il y a bien longtemps ... Mais ça fait deux bonnes décennies qu'elle a été exproprié par des notaires et autres personnes du genre.

Le jeune homme observa sa tasse un instant, et palpa une fois de plus son bandage. Ce dernier semblait tenir la route, et la blessure en dessous se remettait, même si l'idée de marcher avec n'était pas forcément une bonne idée ... enfin, marcher toute la journée en tout cas. qu'est-ce que son maitre pouvait bien avoir dans la tête ... enfin bon, là n'était pas le sujet pour l'instant. Il approcha la tasse de sa bouche, et la renversa un peu en trempant ses lèvres, ne laissant pas le liquide en franchire la barrière, et la remit à l'horizontale en affectant une petite moue.

Il est bon, mais je le trouve un peu chaud ... je n'ai pas l'habitude des boissons chaudes. Mais il reste très bon ...

L'esclave observa les reflets troublés dans la tasse. Ces derniers formaient une sorte d'image déformé et tremblante du lustre et du plafond, même si la couleur sombre du breuvage n'aidait pas vraiment à distinguer quoi que ce soit d'autre que le fond de la tasse. Et encore, ce dernier n'était pas spécialement visible non plus. Danalieth lâcha un petit soupire, et adressa un sourire aimable à son hôte en relevant les yeux.

Sophie c'est ça? C'est une servante ici? En tout cas, elle se débrouille remarquablement bien ... Cette maison est très bien tenue. Il est probablement tard pour visiter ... et pour être honnête, je dois admettre que je suis un peu épuisé ... j'ai fais de la route ... Mais ... n'y a-il pas des cris dehors?

Posant sa tasse sur la table, l'esclave tendit l'oreille un instant ... Oui, effectivement, le silence de la nuit avait été brisé par des cris à l'extérieur ... ou des braillements.


*

* *


L'ombre étouffa un juron avant même d'avoir commencé à émettre le moindre son. Les fenêtres fermés, il serait bien en peine de savoir comment son esclave pouvait se porter, et l'abandonner à son sort pour venir le chercher le lendemain serait une idiotie. Autant chercher un moyen d'entrer ... Le démon resta devant la porte quelques instants, vérifiant ses différentes options. Il pouvait se rendre intangible, et pénétrer à travers le battant, mais on pourrait alors le voir, et il ne pourrait pas se rendre invisible à volonté dans la lumière. Il pouvait également chercher une autre entré et pénétrer de la même manière, mais le problème de l'infiltration dans le manoir était toujours un problème de taille. La limite de ses pouvoirs énervait parfois légèrement le démon, mais ici elle était véritablement contraignante, et cela tombait vraiment mal ... Soudain, le spectre toujours invisible entendit un bruit de bruissement dans son dos. Bien trop fort pour être le vent, plus proche de pas dans l'herbe, sur des feuilles mortes. Quelqu'un. Quelqu'un qui voulait également rôder près du manoir à cette heure là ... Interloqué, le démon se décida à se bouger du perron pour s'avancer dans le domaine, profitant de l'obscurité parfaite pour continuer à prolonger son sortilège. Bien lui en prit, car à peine quelques poignées de secondes après qu'il ne se soit éloigné, la porte s'ouvrit pour laisser passer une silhouette ... la créature de tout à l'heure. Sans savoir qui elle était, Mortelame ne lui faisait instinctivement pas confiance ... Trop heureuse de vivre dans un endroit qui ne s'y prêtait pas. Trop heureuse de servir une maitresse au castel des plus sordides. Trop contente de voir la peur que le nom de cette même maitresse pouvait évoquer. Cela dépassait largement ce qu'il fallait pour que le démon ne commence à devenir méfiant, et plus il y réfléchissait plus il avait de bonnes raisons de l'être. En attendant, cet intrus supplémentaire venait de lui donner une idée ...
Habitué à pister les créatures diverses du vein pour chasser de quoi manger pour son maitre, Mortelame était passé expert dans l'art de repérer la direction d'où provenait tel ou tel son, ce qui lui permit en bien moins de temps qu'il ne l'aurait cru de retrouver la trace du pauvre bougre. Enfin plutôt des ... Les enfants de tout à l'heure. La sœur fit signe à son frère de faire moins de bruit, marchant prudement en se dirigeant clairement vers le manoir. Le démon passa entre les deux et fit volt face, les faisant se figer par les feuilles qu'il avait remué dans son mouvement.

Tu ... tu as entendu ça?
C'était le vent .. Et je t'ai dis de la fermer!
Malheureusement les enfants, des ogres ivres seraient aptes à se déplacer plus discrètement que vous ne le faites présentement.

Les deux enfants poussèrent un seul et même cri de terreur de concert, avant que chacun ne se fasse soulever du sol par le col de sa tunique. Le démon se rendit enfin visible, et les regarda l'un après l'autre, qui s'agitaient dans tous les sens en tentant de se dégager. La lueur vacillante d'une lanterne s'approcha lentement de la position du démon, qui observa la silhouette qu'il avait vu tout à l'heure avancer sans bouger d'un pouce, ne libérant en rien les deux gosses qui criaient de plus en plus en se débattant. Il finit cependant par brusquement rapprocher leur crâne à grande vitesse, les assommant à moitié chacun sur le coup et les faisant taire. Ou du moins, les cris s'étaient juste changés en légers râles.

Excusez moi, mais il me semble que ces deux bambins ne devraient pas être ici en ce moment ... Je me permettrais, si j'étais vous, de les mener devant la propriétaire des lieux afin qu'elle statue de leur sort ... Car une tape sur les doigts ne me semble pas très approprié.

Le démon était, presque par définition quand on l'observait, inexpressif. En toutes circonstance, il paraissait d'un calme olympien. Et pourtant, à cet instant précis, il aurait aimé pouvoir sourire. Même si les seuls mouvements de son corps étaient les ballottements lents de petits morceaux de tissus de ses haillons au gré d'un vent inexistant, son esprit était en ébullition. Et il venait peut-être d'obtenir son passe-droit pour entrer dans le manoir par la grande porte ...



[HRP] Désolé pour la taille de mes posts d'avant ._. je manque un peu de souffle ces derniers temps en RP. En espérant que ça rattrapera un peu x) [/hrp]
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Talia Fictilem

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MessageSujet: Re: Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]   Ven 2 Aoû 2013 - 0:09

Allant jusqu'à la petite étagère non loin du canapé, Talia écoutait son invité attentivement. Crawford... Ce nom lui était en effet familier, bien que c'était surtout son paternel qui connaissait les autres familles. Ah son père... C'était vraiment un vampire formidable. Et c'était sans compter ses connaissances sur les corps et ses nombreux ouvrages que Talia avait eu plaisir à dévorer.

Posant sa main délicatement sur une peinture proche de l'étagère, la poupétière émit un petit sourire vant de revenir à elle, son invité s'adressant à elle.

- Sophie c'est ça? C'est une servante ici? En tout cas, elle se débrouille remarquablement bien ... Cette maison est très bien tenue. Il est probablement tard pour visiter ... et pour être honnête, je dois admettre que je suis un peu épuisé ... j'ai fais de la route ... Mais ... n'y a-il pas des cris dehors?

Un petit rire s'échappa de la gorge de la vampire en entendant ses paroles.

- Oui c'est vrai qu'elle se débrouille bien. A chaque fois que je regarde ses yeux vairons, j'ai l'impression de revoir mes défunts parents... Elle peut paraître étrange, mais elle détient toute sa tête. Effectivement, il est un peu tard pour vous faire visiter, de plus, il me semble que les bruits dehors sont une chose plus importante que cette fameuse visite. Suivez-moi je vous prie.

Empoignant son couteau, la poupétière emboîta le pas jusqu'à la porte d'entrée, où elle sortit en même temps que Danalieth.

- Voyons ce qui provoque tant de bruits.


*
*  *


Maîtresse m'a chargée de trouver l'intrus, alors je vais le trouver, et le tuer! Si ça se trouve, on pourra peut-être trouver de nouvelles pièces pour ma future petite soeur! Elle est encore incomplète et attend dans la fabrique, mais je suis certaine qu'elle sera sublime! Maîtresse nous fait toujours sublimes!

J'avançais doucement avec ma lanterne, après tout, je ne risquais pas de mourir, maîtresse m'avait faite immortelle. Cependant, je ne m'attendais pas à trouver ce que je cherchais, et surtout à ce que l'intrus soit en fait un... Mouchoir géant soulevant deux enfants. Hey! Mais c'étaient les autres enfants de tout à l'heure! J'avais bien dit que ces garnements auraient dut rester chez eux...

- Excusez moi, mais il me semble que ces deux bambins ne devraient pas être ici en ce moment ... Je me permettrais, si j'étais vous, de les mener devant la propriétaire des lieux afin qu'elle statue de leur sort ... Car une tape sur les doigts ne me semble pas très approprié.

Un large sourire s'étira sur mon visage. Après quelques secondes de réflexion, je ricanais doucement, m'approchant doucement de l'inconnu et des enfants, secouant mon doigt de gauche à droite.

- Alalala, la curiosité est un vilain défaut! Vous savez les enfants, des gens méchants comme ce monsieur peuvent apparaître et vous dévorer! Il paraît que la viande de garnements est excellente! Vous avez gagné votre droit de voir maîtresse, petits sots! Quand à vous inconnu, venez avec moi, maîtresse décidera que faire de vous. Même si je trouve que ça fait beaucoup en une nuit...

Tournant les talons, je regagnais la grille du manoir, entendant derrière moi le démon se rapprocher. Une lumière était visible, aussi maîtresse semblait être sortie pour voir d'où venaient les cris. Me retournant subitement, je bondissais sur les deux enfants, sortant deux seringues pour enfoncer un puissant anesthésiant. Les observant sombrer dans un sommeil artificiel, je reportais mon attention sur l'homme-haillon qui semblait prêt à se défendre.

- Pas d'inquiétude! Tant que maîtresse ne vous estime pas comme un danger, je n'ai aucune raison de vous attaquer!

Lui donnant un petit sourire, je remarquais un peu tard que la pluie avait commencé à enlever mon maquillage, et de fait à révéler mes cicatrices. Qu'importe, vu l'état de l'étranger, je ne pensais pas que c'était une chose qui pourrait le choquer. M'arrêtant à quelques mètres de maîtresse et du blond, j'éteignais la lanterne, pour attraper les deux enfants que l'autre tenait toujours pour les amener à maîtresse. Nous allions bien voir ce qu'elle allait faire à cette chose étrange.

*
* *

Ainsi, les deux Rogrigs avaient décidés de venir fouiner au manoir? Peu importait pour la poupétière, qui se focalisait plus sur le nouvel arrivant que les deux enfants. Faisant signe à Sophie de s'approcher, elle n'attendit pas réellement avant de rapprocher son couteau de la gorge de Danalieth et de le maintenir en place.

- Ne jouez pas au plus malin avec moi vous deux. Toi le démon, explique moi pourquoi tu as capturé les deux enfants? Oui, je connais votre condition, grâce aux livres de père. Cependant, c'est bien la première fois que je vois quelqu'un comme vous. Votre survie dépend t-elle de celle de ce monsieur?

Pressant légèrement la lame contre la gorge de Danalieth, elle se lécha les lèvres avant de poursuivre.

- Il serait donc dommage, si c'est le cas, que je ne lui tranche la gorge. Oh, après tout, si ce n'est pas le cas j'aurais un peu de sang et le plaisir de sentir un coeur cesser de battre pas vrai?

Ricanant doucement, elle fit semblant de lever sa main pour ensuite trancher la gorge au jeune homme. Seulement, elle stoppa la lame à quelques centimètres de ce dernier, mordillant sa lèvre inférieure, elle jubilait.

- Je rigole! Vous ne m'avez pas l'air agressifs. Tout du moins, si vous l'aviez été vous m'auriez déjà attaqué quand le pauvre bougre s'est retrouvé captif de ma lame. Bien, entrez vous aussi à l'intérieur, même si vous ne semblez être que haillons, je doute que la pluie vous soit également agréable. Ca doit vous rendre lourd haha!

Se tournant ensuite pour rentrer dans sa demeure, elle fut rejoint par Sophie qu avait bondi de la position du démon jusqu'à l'entrée, les enfants sous les bras.

- Amène les petits dans la salle de "repos". Et n'oublie pas tu sais quoi.
- Oui maîtresse!

Son assistante sautilla ensuite, quittant la pièce principale. Conduisant ses hôtes vers le salon, elle leur demanda de se rasseoir là où Danalieth s'était auparavant assis. La vampire lui tendit un bandage pour son cou, consciente qu'il n'aurait pas totalement confiance en elle. Lui tendant la tasse de thé, elle déclara.

- Il devrait avoir refroidi à présent. Il n'y a à l'intérieur aucun poison. Si j'avais voulu vous tuer, je pense que mon couteau aurait suffit. Non, cela soulagera votre douleur et empêchera toutes infections. C'est un des avantages de la baie que Sophie a mit dedans.

Terminant sa propre infusion qu'elle avait laissé sur le plateau, elle se reposa dans le fauteiuil avant de fixer le démon qui semblait impassible.

- Voila ce que je vous propose. Danalieth semble avoir besoin de repos, et de soins... Aussi vous pouvez rester ici pour la nuit. Aucun mal ne lui sera fait, je le jure, tant qu'il respectera mes règles. Autant jouer cartes sur table, je ne suis pas un ange. Vous aurez la chambre du premier, néanmoins, les sous-sols vous sont interdits.

Observant Crawford boire la tasse, elle l'observa ensuite s'effondrer sur le canapé. Avant que le démon ne réagisse, elle leva les mains.

- Pas de panique! C'est le manque de sommeil, la fatigue et les baies anti-douleurs en infusion qui ont fait que votre homme soit évanoui! Je sais que vous ne devez pas me faire confiance, mais si vous ne me laissez pas le soigner demain, je ne crains qu'il ne succombe à sa blessure. Je ne suis pas sotte, ce Crawford n'est pas avec vous par plaisir, mais par obligation. C'est votre esclave hein?

Remettant ses cheveux en place, elle bailla, dévoilant ses canines de vampire.

- Comme je disais à votre esclave, je suis une vampire. Cependant, je soigne les gens en journée, c'est pour ça que je pensais m'occuper de votre homme demain matin, j'ai d'autres tâches qui réclament mon attention ce soir. Après tout, vous m'avez montré les deux gamins qui venaient m'espionner, je vous dois bien ça. En attendant le retour de Sophie, voulez-vous bien me parler de vous, cher démon?

[Hrp] Désolé de ce post un peu wtf mais fallait que je trouve un moyen pour ne parler qu'à ton perso x) Sinon la taille de tes posts me va très bien, pas besoin de t'excuser ^^ [/Hrp]
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Mortelame

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MessageSujet: Re: Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]   Ven 2 Aoû 2013 - 13:09

Mortelame observa son homme tremper ses lèvres dans sa tasse, et s'écrouler. Si la vampire n'avait pas été si prompte à lui fournir une explication, il aurait probablement dégainé ses griffes et lui aurait collé sous la gorge jusqu'à ce qu'elle le fasse ... Ceci couplé à ce qu'avait fait la vampire dans le hall d'entré commença, ce qui était chose assez formidablement rare, à l'énerver assez franchement. Il attendit qu'elle ait finit de poser ses conditions avant de se décaler du fauteuil dans lequel il ne s'était pas encore assit et de s'approcher.

Vous voulez jouer carte sur table? Parfait, c'est également mon cas.

Même si le manque de luminosité ne permettait pas réellement de le voir, et les mouvement calmes du démon de s'en rendre compte, il était à présent clair que sous les haillons, quelque chose s'était lentement mit à palpiter. Quelque chose qui rougeoyait doucement.

Danalieth est bel et bien mon esclave. En tant que tel, il m'incombe de veiller sur lui, même si je ne prend pas encore bien la mesure de ses besoins ... de repos comme de soins. Je veillerais à y être plus attentif à l'avenir. Par contre, je vous ai clairement vu le menacer de mort sous mes yeux, ainsi que le droguer. Quand bien même cette dernière action se trouvait être pour son bien, il aurait été plus ... Convenant de lui demander son avis, ou le mien puisque vous savez la condition qui est la sienne.

Le démon passa une main sur son torse avec des gestes lents, ne précipitant pas les choses pour indiquer qu'il ne comptait pas réellement passer à l'action. Il défit la boucle de la courroie sur son torse, et prit son fourreau pour le passer de son dos à une position latérale, le plaçant face à la vampire. La taille de l'arme était visiblement supérieure à celle de la vampire quand cette dernière était assise comme en ce moment, mais ce détail importait peu à l'instant présent.

Cette lame s'appelle blanche. Quand je l'ai forgé il y a presque 2000 ans, j'ai fais en sorte que tout contact avec le métal de cette lame pour quelque chose de magique, quoi que ce soit, résulterait par l'absorption pure et simple de la magie en question. Ceci s'applique également à la nécromancie et aux arts qui en sont dérivés. "Sophie" n'est visiblement pas humaine, et je doute qu'elle survive au moindre contact avec ma lame de ce que j'ai vu. De plus, ce n'est pas le couteaux que vous portez qui pourrait vous protéger contre un tel tranchoir. Alors non, Danalieth ne m'est pas indispensable. Mais le tuer serait loin ... Très très loin de desservir vos intérêts. Nous respecterons vos règles, mais veillez à en faire de même avec vos engagements.

Le démon se redressa, la couleur rouge se calmant doucement pour revenir au vert pâle qu'elle adoptait en général, et l'être fantômatique se recula pour s'asseoir dans un autre fauteuille proche de celui de sa propriété. Il lâcha un soupire distinct, et posa son arme à coté de lui en croisant les doigts de ses gantelets. Ces derniers crissèrent doucement en s'entrecroisant, mais ne se plaignirent pas plus que cela lorsque le spectre posa ses coudes sur les accoudoirs du fauteuil.

Fabriquer des poupées ... Vous maitrisez là un art bien rare jeune fille. J'avoue que je n'en ai pas vu d'application depuis fort longtemps ... Mais j'oublie de répondre à vos questions avant de poser les miennes. Je me dénomme Mortelame, je ne suis qu'un démon commun qui a eut le bon sens de se tenir suffisamment éloigné du monde pour ne pas avoir a périr par les armes, mais suffisamment proche tout de même pour savoir ce qui a agité le peuple humain au cours du dernier millénaire. Je n'ai point de cause, je ne défend ni la veuve ni l'orphelin, et ne voue point mon existence à quelque but ténébreux. Je me contente d'être là et ici, faisant pour le moment simplement en sorte que ma route croise celle d'autres individus, que ce soit en bien pour eux ... Ou pas. Dalalieth fait partit du premier groupe de ces individus : lorsque je l'ai trouvé, le marchand d'esclave qui le possédait pensait le laisser se vider de son sang sur place.

Le spectre se demanda si il ne devait pas un peu plus détailler sa rencontre avec Bael et les conditions qui l'avaient mené à prendre cet esclave sous son aile, mais rien ne l'y obligeait et il se sentait encore une certaine réserve vis à vis de son hôte pour la soirée. Il continua donc en opposant son masque au visage de la propriétaire des lieux.

Du reste, il n'est point énormément de choses à dire à mon propos. Je dessert actuellement l'ordre du crépuscule, même si cette information n'est pas des plus intéressantes, et je pense encore passer quelques jours sur ce monde, le temps que danalieth se remette de ses blessures, avant de faire un tour dans le Vein, l'endroit qui m'a vu naitre.

Un léger bruit de parquet qui craquait sous les pas de quelqu'un se fit entendre, et le démon se tourna vers la porte d'entré, attendant que la dénommé "Sophie" ne daigne se montrer de nouveau à la vue des deux individus encore conscients présents dans la pièce.

Et vous? J'admet avoir surpris le nom de "Fictilem" à l'entré de votre demeure, mais je ne suis pas informé plus avant sur votre personne ... Voudriez vous bien y remédier?
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Talia Fictilem

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MessageSujet: Re: Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]   Ven 2 Aoû 2013 - 16:50

[Hrp] Je préviens par avance que ce que je vais écrire peut choquer, aussi les plus sensibles ne devraient pas lire, nan je rigole, lisez quand même, mais vous êtes prévenus! [/Hrp]

Lorsque le démon s'était levé et avait sorti son épée, Talia n'avait put retenir un ricanement. Tuer Sophie en la touchant? Réellement? Elle avait déjà eu affaire à un homme qui possédait des propriétés anti-magiques. Cependant, il semblerait que le lien qui unissait la poupétière et ses créations était un peu plus poussé. Tant que cette dernière restait en vie, ses sœurs continuaient de bouger, et pouvaient revenir à la vie une fois reconstruites. Si l'invité désirait s'en prendre à Sophie, grand bien lui en fasse, mais il devrait alors se battre contre toutes les autres sœurs. En effet, le couteau des Fictilem n'était pas l'arme la plus adaptée pour se battre, et puis Talia n'était pas non plus la personne la plus douée, néanmoins, le poison qu'elle appliquait dessus en combat pouvait faire fondre bien des matériaux... Quoiqu'il en soit, elle ne voulait pas se battre de toutes façons, elle n'avait rien à gagner.
Son interlocuteur ayant terminé, elle gardait toujours un léger sourire sur le visage.

- Je veux bien en effet. Je me nomme Talia Fictilem. Dernière membre de cette famille, je vis seule ici depuis la mort de mes parents. Fabriquer des poupées? J'espère que vous ne me considérez pas comme une vulgaire nécromancienne, mon pouvoir va bien au delà de la simple animation de cadavres. Mes petites sœurs ont leurs propres pensées et émotions, elles sont uniques. Je ne réanime pas de simples cadavres trouvés ici et là pour combatte. Non, je ne cherche qu'à créer la poupée parfaite, celle qui sera le chef d'oeuvre, la perle rare. En dehors de cet objectif, je ne fais pas grand chose. Je ne soutiens pas la rébellion ou le royaume. Je ne fais partie d'aucune secte ou groupuscule mystérieux. Cela ne m'intéresse pas. Comme je vous l'ai dit, je suis une Fictilem, et en tant que tel, j'ai étudié l'art des corps depuis mon plus jeune âge et connait toutes les anatomies qui peuplent notre monde. En journée, je soigne les gens qui viennent au manoir. Cela me donne de l'argent et entretient mes connaissances. Je soigne également les gens sans monnaie.

S'étirant alors qu'elle entendait le parquet craquer, la vampire reporta ensuite son attention vers Mortelame.

- Vous venez du Vein donc. Et vous comptez vous y rendre de nouveau? J'ai toujours été curieuse envers ce monde, ma famille l'aurait en effet quitté il y a de cela des siècles. Cependant, je ne ressens pas le besoin immédiat de m'y rendre, et puis mon travail m'occupe pas mal à vrai dire.

Faisant signe à Sophie d'approcher, cette dernière arriva à leurs niveaux, habillée en soubrette tandis que son maquillage était enlevé.

- Tu es bien plus jolie ainsi ma chère. Dis-moi, j'aimerais que tu aides notre invité à amener Danalieth jusqu'à sa chambre. Le laisser dormir ainsi sur le canapé dans cette position n'est pas très sympathique. Quand à vous Mortelame, je vous laisse donc en compagnie de ma petite sœur, qui vous fera visiter. Je vous rejoindrai dans l'arrière salle quand j'aurais terminé mon travail. Je dois également me changer, une nuisette n'est pas le meilleur vêtement quand on a des invités!

Se relevant donc, elle salua Mortelame et laissa Sophie avec lui. Comme elle n'avait pas d'intention hostile à son égard, elle savait que Sophie ne ferait rien contre le démon, tant que celui-ci n'essayait pas de s'en prendre à elle. Parcourant les marches qui menaient au sous-sol, elle se dirigea à grands pas vers la fabrique à poupées. Le petit garçon était là, assis sur le sol les mains et les pieds liés. Talia le sentait, Sophie avait "préparé" la jeune fille pour la suite. Cette dernière semblait avoir dans les onze ans, et possédait bien des atouts. Atouts qui allaient être dés à présent mis à disposition de la poupétière. La petite avait en effet un corps acceptable, mis à part ses jambes un peu faiblardes. Et ses yeux. En revanche, son frère en possédait des magnifiques. C'est là que ça devenait intéressant. La petite était en effet déjà transformé en poupée, en partie tout du moins, mais il fallait finaliser sa transformation, elle n'était pas encore parfaite mais avec les jambes que Talia avait récupéré quelques jours auparavant, et les yeux de son frère, elle le deviendrait.

Musique d'ambiance

Fermant la lourde porte, elle alluma ensuite doucement les bougies murales et alla vers l'enfant, qu'elle libéra grâce à son couteau, avant d'aller ensuite s'asseoir sur un canapé. Souriant à l'enfant, elle déclara.

- Allons, cesse donc de pleurer, regarde, tu es libre !
- Où... Où est grande sœur? J'ai peur sans grande sœur! Tu es méchante en plus!
- Qui? Moi? Allons, j'ai soigné tes parents! Comment pourrais-je l'être? Si je ne vous aviez pas endormi et amené ici, le vilain monstre vous aurait dévoré! Et puis, ta sœur est dans la pièce d'à côté!

Sans attendre, le gamin se précipita et ouvrit la porte, qui donnait sur une pièce plongée dans le noir. Un étrange gargouillis le fit reculer de quelques pas.

- Grande sœur?

Une main sortit des ténèbres, cette dernière était pleine de sang. L'enfant fit encore quelques pas en arrière, visiblement effrayé par la dite main. Un autre gargouillis se fit entendre, alors que le garçon commençait à comprendre. Talia se mordilla la lèvre inférieure, alors qu'elle tentait de se retenir. Finalement, le corps de la personne enfermée commença à apparaître.

Spoiler:
 

L'enfant poussa un cri, tentant d'ouvrir la porte que Talia avait soigneusement fermé à clé. Raclant la surface de cette dernière avant de commencer à taper dessus, il se retourna finalement vers la vampire, en pleurs.

- Haha, ça ne sert à rien, personne ne t'entendra, et la porte est fermée. Allons, va faire un câlin à ta soeur!

Il se retourna vers la poupée, qui avait déjà commencé à gagner du terrain. Pris dans une torpeur certaine, il la regardait s'approcher en gémissant. Ne pouvant réprimer son envie, la main de Talia glissa sur son corps pour finalement atteindre son entre jambe. Un violent bruit de déchirement se fit ensuite entendre tandis que la petite poupée, prénommée Isabelle, arrachait la jambe de son ancien frère. Ce dernier hurla sous la douleur, avant de se faire enlever son autre jambe. Après quelques secondes ce fut son ventre que la poupée attaquait, se servant de ses ongles pour ouvrir le corps du pauvre garçon.
Serrant ses jambes et se penchant légèrement en avant, Talia ne cessait d'observe le massacre, se léchant les lèvres.
Finalement, le garçon cessa de crier alors qu'Isabelle écartait en deux la peau de son ventre, et commençait à en sortir les organes. Après avoir soigneusement retiré chacun des viscères de ce dernier, elle posa ses mains sur les globes oculaires du garçon, et commença à plonger ses doigts au dessus et en dessous des paupières, et après un "blop" retira les yeux.
Poussant un petit cri au même moment, Talia se laissa ensuite tomber dans le canapé tandis que sa petite sœur rampait vers elle, les yeux de son ancien frère dans une main. Arrivant au niveau de sa maîtresse, elle lui tendit, murmurant.

- Pour toi... Grande sœur... C'est un cadeau...

Haletante, la poupétière attrapa les yeux et les déposa dans un bocal plein de produit, avant de soulever sa création quelques minutes plus tard et de la poser sur une table proche.

- Aahhh... Tu n'es pas encore parfaite ma belle, bientôt tu le seras. Demain, j'espère que je te trouverais de belles jambes... Pour te les donner en même temps que ces beaux yeux que tu m'as rapporté. En attendant, tu peux dormir.

Laissant sa poupée cesser tout mouvement, elle se dirigea ensuite vers l'armoire qui gardait les robes pour ses poupées. Elle était encore en nuisette, et il fallait qu'elle se change. L'une des robes ici allait forcément lui aller. Ensuite, elle pourra remonter voir Mortelame, et laisser Sophie nettoyer la fabrique... C'était, malgré tout, une très belle nuit.

[Hrp] Voila, je te laisse décrire ta visite du manoir, celui-ci est glauque à souhait ( comme tout les manoirs en fait ) et possède de nombreuses peintures et compagnie. L'arrière salle en question est là où les poupées finies sont entreposées, donc c'est là que je te retrouverais. Tu peux aussi ne pas le visiter et rester au près de Danalieth, c'toi qui voit! :3 [/Hrp]
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MessageSujet: Re: Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]   Dim 4 Aoû 2013 - 0:32

Vous ne voulez pas d'aide pour le transporter?
Ne t'en déplaise à toi ou à ta maitresse, je ne suis pour l'instant pas totalement certain de pouvoir vous accorder toute ma confiance. Ne le prend pas mal "Sophie", mais tu es pour le moment coupable selon mon jugement de ce qu'on pourrait appeler un délit de faciès ... Ainsi que de bonne humeur, même si c'est un cas assez inédit.

Le démon n'avait pas attendu la répondre de la poupée pour charger le jeune esclave sur son dos, prenant garde à ne point le percer en l'installant, et avait pris ses jambes dans ses bras pour le soutenir et l'empêcher de retomber à terre. Suivant la création de ce qui s'avérait être devenu son hôtesse pour la nuit, le démon garda le silence en montant les escaliers, ne faisant même pas grincer le bois sur lequel trainaient la partie basse de ses vêtements. Il se fit en remontant la réflexion amusante que mettre un pantalon et une paire de bottes lui permettrait certainement de devenir à la fois plus "visible" et surtout plus humains à la vue de ses confrères et de ceux avec qui il aurait à discuter à l'avenir, mais cette considération n'était de toute manière pas des plus urgente. Tournant à droite une fois arrivé en haut de l'escalier, la silhouette se contenta encore une fois de suivre la poupée jusqu'à une pièce lugubre et qui ressemblait à une crypte, très haute de plafond, mais qui s'avéra après une seconde de réflexion être une chambre. Le Démon déposa en délicatesse son esclave sur les draps, et regarda la poupée le border quelques instants en recroisant les bras dans le dos, avant de se remettre à observer l'endroit.

La première chose qui le choqua fut la hauteur du plafond ... Ce dernier avait du être pensé pour pouvoir installer un nouvel étage au sein même de la chambre, ou alors l'architecte aimait les hauteurs, mais en tout cas il était clair qu'il était largement plus éloigné du sol que dans une bâtisse normale. Cette impression était renforcé par le peu de lumière qui en était renvoyé, donnant clairement l'impression qu'au dessus de leurs têtes se trouvait un véritable gouffre ... Ce manque de luminosité mit la puce à l'oreille du démon, qui se permit d'allumer une bougie et de la poser sur la table de nuit, éclairant le visage blond et endormi dans les draps rouges sang. Si l'esclave avait été empoisonné, il n'en montrait aucun signe pour l'instant. Se tournant un peu, le démon observa encore la pièce quelques instants, laquelle révélait désormais quelques petits détails qui avaient jusque là échappé au spectre. Comme ce tableau, face au lit, où étaient représentés trois personnes. S'approchant lentement en tirant légèrement sa capuche vers l'arrière, Mortelame observa la peinture d'un œil critique, contemplant l'oeuvre et ses trois protagonistes. Un portrait de famille tout ce qu'il y avait de plus banal visiblement, où figuraient un couple et leur enfant. Malgré le temps qui semblait s'être écoulé depuis, au moins plus d'une décennie, il fut aisé pour le spectre d'identifier la jeune fille représenté, qui n'était autre que son actuelle maitresse de maison. Il conclu de la ressemblance plus ou moins forte avec les deux autres individus et surtout avec un peu de logique que le couple devait être constitué du père et de la mère de la vampire, même si ces derniers n'étaient visiblement plus de ce monde. Ou alors, ils laissaient leur enfant faire de bien drôle de chose de leur maison ... Un détail troublant fit cependant tiquer le fantôme. Se tournant vers Sophie, il l'observa un instant à son tour.

J'ai comme un léger doute Sophie, pourriez vous approcher?

La poupée s'exécuta avec un des sourires dont elle semblait avoir la recette, observant le démon puis la peinture à son tour.

Maitresse était déjà belle à l'époque, n'est-ce pas?
J'ai effectivement vu enfant plus laide à de bien trop nombreuses reprise pour te contredire. Dis moi, ta maitresse ... Ne te dis-elle pas de temps en temps qu'elle a l'impression de retrouver le regard de ses parents quand elle te vois?
Cela lui arrive de temps en temps oui, pourquoi?

Le démon passa lentement de la peinture et des deux anciens vampires au visage de la poupée, avant de se détourner vers l'entré de la chambre et d'en sortir lentement.

Disons que je vérifiais simplement une intuition, du reste elle a particulièrement raison. Bien ... Ne devais-tu pas me faire visiter cette bâtisse?

Même s'il ne le disait pas clairement, le démon préférait être certain que Danalieth était avec lui ou bien seul dans sa chambre ... Le doute était toujours de mise. Bien évidement, il pouvait également y avoir une autre création qui rôdait dans les couloirs, mais le démon n'était pas à ce point pessimiste. Et s'il se trompait ... Il avait parfaitement moyen de descendre régler son compte à cette vampire, avec ou sans l'accord de Sophie. Cette dernière semblait toujours empreinte d'un entrain a exécuter les ordres de sa maitresse qui, s'il laissait le fantôme de marbre en apparence, n'était pas sans titiller sa curiosité ... Et son esprit pratique. Ce dernier lui soufflait allègrement que n'importe quelle créature de cette trempe représentait la plus incorruptible et parfaite des mains-d'œuvre : non motivé par l'argent ou autre chose que la satisfaction de celui ou celle qui lui donnait des ordres, cette "poupée" desservirait probablement sa maitresse quel qu'en soit le coût ... et sans faillir coté fidélité. Le démon songea avec amusement à un certain Marondar, lequel devait à cette heure être en train de dormir parmi ceux qu'il avait l'habitude de maltraiter. S'il était toujours en vie ... Les anciens esclavagistes se retrouvaient souvent comme des poissons au milieu des requins quand ils passaient de l'autre coté du fouet.

Vous écoutez ce que je raconte?
J'admet manquer d'attention. De quoi m'entreteniez-vous?
Haaaa ... Je disais que cette aile du manoir remontait à 5 siècles au moins, et avait été bâtie sous l'influence d'un ancien membre de la famille de maitresse qui détestait tellement sa progéniture qu'il avait voulu s'en isoler.
J'avoue avoir du mal à saisir le point de vue de cet homme, de même que son goût pour des colonnades dotés de si vilains ornements, mais je suppose que, étant donné qu'il est mort depuis plusieurs centaines d'années, peu de monde peut encore témoigner à son sujet ... Votre maitresse ne serait elle pas arrivé?

La poupée tendit l'oreille, et sursauta un peu, tandis que le spectre se remettait à observer une gargouille miniature qui soutenait visiblement le plafond.

Sii, elle vient de claquer la porte du labo. Dépêchez vous monsieur le spectre, on ne va pas la faire attendre!
Si fait, je pense qu'il lui serait désagréable de patienter seule.

Se contentant encore une fois de suivre la poupée à travers les couloirs et descendant par l'escalier à sa suite, le spectre s'arrêta à en voyant la poupée faire de même, et pencha la tête en regardant sa maitresse de maison. Si cette dernière avait effectivement enfilé une tenue plus propre à la réception d'invités, elle avait cependant la peau légèrement luisante de sueur à la lueur palote de la chandelle qui l'éclairait.

Pardonnez mon indiscrétion et ma curiosité Mademoiselle Fictilem, mais vous me semblez revenir de quelque séance d'exercice physique, je me trompe? Si le cas échéant, il n'était point lieu de vous presser autant pour vous changer ... Je ne suis point pressé par le temps, et la visite que m'offrait Sophie était très instructive ...
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MessageSujet: Re: Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]   Mer 18 Sep 2013 - 15:52

Remontant les marches doucement, Talia repensait à ce qu'elle venait de faire, et savourait chacune des images qui défilaient dans son esprit. Alalala, elle s'amuserait tellement moins sans ses poupées... Heureusement que son père lui avait entièrement appris l'anatomie, ou bien cela venait-il de ses pouvoirs? Qu'importe, le principal était là: elle prenait énormément de plaisir, au sens propre comme au figuré.

Arrivant finalement à l'entrée de l'arrière salle, cette dernière attendit que Mortelame et Sophie redescendent la rejoindre. Une fois ces derniers arrivés, Talia fit un petit signe de main à Sophie qui lui rendit un sourire magnifique. Mortelame quand à lui, se contenta de prendre la parole.

- Pardonnez mon indiscrétion et ma curiosité Mademoiselle Fictilem, mais vous me semblez revenir de quelque séance d'exercice physique, je me trompe? Si le cas échéant, il n'était point lieu de vous presser autant pour vous changer ... Je ne suis point pressé par le temps, et la visite que m'offrait Sophie était très instructive ...

Ricanant doucement en mettant sa mai devant sa bouche, comme le faisaient souvent les petites princesses, la poupétière plongea son regard vers le démon et souffla doucement.

- Oh, il n'y a aucun problème très cher. A vrai dire, j'ai put entièrement... Achever ce que je devais faire, et croyez-moi, j'ai adoré ça!

Elle avait dit ses mots en se mordant légèrement la lèvre inférieure. Par la suite, elle invita d'un signe de main le démon à la suivre.

- Venez donc, Sophie ne vous a pas montré les deux plus belles choses de cette maison: ma chambre et la salle des filles!

Emboîtant le pas au démon, elle ouvrit doucement la porte et s'engouffra dans la pièce suivi par ce dernier et Sophie. Une fois à l'intérieur, elle le laissa poser son regard un peu partout dans la pièce, et désigna trois poupées.

- Voici Sarah, Angela et Hélène. Ces petites chipies adorent voler et cacher les affaires de mes invités! C'est pour cela qu'elles restent généralement ici.

Des petits chuchotements et ricanement se faisaient entendre au travers de plusieurs échos dans la pièce, comme si les poupées se parlaient entre elles.

- Oh pas d'inquiétude à avoir, elles ne vous voleront rien. Et puis, mis à part votre épée, elles n'ont de toutes façons rien à prendre.

Continuant de lui parler de ses poupées et de leurs spécificités, elle acheva la visite en montrant l'entrée de sa chambre, déclarant que Mortelame pouvait venir la trouver ici si jamais Danialeth réagissait mal ou était pris de spasme liés à sa blessure. Quittant son hôte, elle chuchota presque.

- Demain, je soignerais votre homme. Vous n'aurez qu'à l’amener dans l'arrière-salle, près de ma pièce d’auscultations. Je ne tiens pas à le soigner devant tous les autres paysans et à vrai dire, je sais que vous voudrez garder un oeil sur moi pendant que je m'occuperai de lui. En attendant, allez donc dans sa chambre et veillez sur lui, il en a bien besoin.

Elle rentra ensuite à l'intérieur de sa chambre et alla se reposer un peu, laissant Sophie reconduire Mortelame.

*
*  *

Alors que je reconduisais le démon, un bruit se fit entendre en dehors du manoir. Quelqu'un, ou quelque chose, tentait de s'y introduire... Inquiète, je me dirigeais rapidement vers la source du bruit, accompagnée par Mortelame. Finalement, nous tombions sur les fauteurs de troubles.
Quatre gardes et une cape blanche étaient là, et m'observaient tandis que j'avais préalablement placé une capuche sur mon visage, masquant mes traits. Hurlant un charabia incompréhensible à propos de leur identité, le chef des gardes déclara enfin, tandis que le démon restait dans les ombres.

- Bonsoir Mademoiselle Sophie, Je ne voudrais pas vous déranger vous ou Mademoiselle Fictilem à une heure aussi tardive, mais il se trouve que cet homme a reçu un témoignage déclarant qu'un monstre se serait dirigé par ici... L'avez-vous vu?
- Euh... Non absolument pas! J'ai passé la soirée à cueillir des baies pour maîtresse et ensuite cette dernière est allée dormir après avoir but son thé! Donc non! Pas de monstres ici hihihi!
- Très bien mademoiselle Sophie, nous allons chercher ailleurs, au revoir. Et faites attention, cet homme traque le monstre depuis plusieurs nuits, et il est très dangereux!
- Ne vous en faites pas pour nous! A plus!

Laissant la pression retomber doucement, je ne lâchais pas du regard la cape blanche qui me dévisageait autant que possible, lui faisant un grand salut d'au revoir un peu provoquateur. Une fois ce petitgroupe éloigné, je me retournais et cherchais Mortelame... Où était il passé bon sang? Laissant mon instinct me guider, je fixais un point dans l'obscurité, ne voyant rien cependant. Clignant des yeux, il apparu soudainement devant moi, me faisant pousser un petit cri.

- Ah! Mais ça va pas de sortir de nul part comme ça? Vous m'avez fait peur! J'ai faillit avoir une crise cardiaque là! Bon, j'ai put divertir et tromper ses gardes mais... Avez-vous des choses à me dire? A dire à maîtresse? Il n'est pas rare de croiser des gardes patrouillant à cause d'un bruit suspect mais une cape blanche... Maîtresse m'a déjà averti sur eux. Pourquoi ses hommes seraient-ils après vous?

Hrp : Voila un post très court mais je suis hyper crevé et j'ai déjà du retard par rapport à ce que je t'avais dit donc voila, pardonne moi x)
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Mortelame

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MessageSujet: Re: Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]   Sam 28 Sep 2013 - 0:37

Mortelame s'était un jour interrogé sur comment sa capacité de se fondre dans l'obscurité la plus totale lui était venue. Ce n'était pas simplement de la discrétion. Presque tout être vivant peut, théoriquement, être discret quand il le veut et que les conditions sont réunies. Non, il devenait purement et simplement invisible. Totalement indétectable à tout être vivant ( ou mort ) et à ce jour, aucune magie n'avait put percer ce sortilège. A part bien sur les sorts émettant trop de lumière, ou encore l'astuce simple ( mais peu y pensaient ) de faire en sorte de toucher le spectre avec un nuage, qu'il soit de fumée, de poussière, de brume, ou quoi que ce soit d'autre qui, une fois en place, indiquerait très aisément l'emplacement du spectre. Toujours est-il que ce don, il l'avait. Et il en usait quand bon lui semblait. Quelques fois, il s'aidait bien évidement de blanche, mais préférait éviter d'utiliser ses pouvoirs lorsqu'il pouvait s'en passer. Redevenir visible alors que ce n'était pas possible était une chose très désagréable ...

Cependant, lorsque la servante avait ouvert la porte, Mortelame s'était contenté de croiser les bras sur son torse, et de se dissoudre, comme si les étoffes qui le couvraient ( et le constituaient ) se dispersaient brusquement dans une tornade de vent. Sans un bruit. Sans une marque. Sans le moindre signe. Même si le démon n'avait toujours pas découvert l'origine de son pouvoir, il était par contre satisfait de savoir qu'il le maitrisait à la perfection. Un millénaire d'entraînement avait bien aidé, il fallait dire ... Peut-être même plus de 1500 ans, il n'en savait plus rien. Et sa "démonification" avait été à la fois si lente et progressive qu'il n'en gardait, là aussi, aucun souvenir tangible. Exepté du soir où, alors que son maitre s'était couché et qu'il était resté debout pour monter la garde, ses yeux ne l'avaient plus picoté. Puis, la nuit avait passé, sans qu'âme ne daigne se montrer. Et au petit matin, il était toujours là, à attendre, toujours aussi frais et dispo qu'avant de se coucher. La faim avait disparu également dans les jours qui avaient suivit. Insensibles tous les deux, le temps et le vein avaient fait leur oeuvre commune. L'homme était mort. Le démon était né. Un démon capable de se rendre invisible, de disparaitre sans laisser la moindre trace. C'est ce qu'il était.

Mettant finalement à part la flopée de souvenirs qui l'avaient assaillie à l'instant, le démon se tourna vers la porte, et écouta la jeune poupée opérer sans intervenir à quelque moment que ce fut, se contentant juste de se mouvoir en silence vers un recoin plus sombre. Analysant chaque garde du regard, avant de l'arrêter sur celui qui portait la cape blanche. Rien, en cet homme, n'indiquait réellement son expérience au combat, de l'extérieur. Il était donc, et de très loin, le plus dangereux. Tenue ample pour éviter que l'on ne puisse prédire trop précisément ses mouvements. Des mains hors de vue. Et un nombre inconnu d'armes sur lui. Rien n'était plus dangereux à affronter qu'une énigme complète aux yeux du démon, qui poursuivit son observation jusqu'au visage du soldat du roi. Ce dernier était mince. Lèvre fendue. Menton mal rasé et saillant. Des yeux gris perçant. Aussi expressif qu'une planche de bois sur laquelle on aurait cloué des vêtements. Parfaitement maitre de la situation et de lui-même. Il était définitivement dangereux ... Et Mortelame sut presque d'instinct où il l'avait déjà croisé. Il finit par se détourner, de même que le reste de la troupe, qui s'éloigna dans l'obscurité. La poupée ferma la porte, avant de se retourner et de fixer le vide. Le démon ne comprit pas son geste durant un petit instant, jusqu'à réaliser qu'elle le cherchait lui. Il s'avança alors afin de se placer devant elle, histoire de ne pas la faire regarder dans la mauvaise direction, et se rendit visible en une fraction de seconde durant lesquels une tornade de tissus sortirent de nul part pour se souder en un seul être, dont le masque de métal était toujours aussi impassible.

Ah! Mais ça va pas de sortir de nul part comme ça? Vous m'avez fait peur! J'ai faillit avoir une crise cardiaque là! Bon, j'ai put divertir et tromper ses gardes mais... Avez-vous des choses à me dire? A dire à maîtresse? Il n'est pas rare de croiser des gardes patrouillant à cause d'un bruit suspect mais une cape blanche... Maîtresse m'a déjà averti sur eux. Pourquoi ses hommes seraient-ils après vous?
Faire mon petit effet est l'une des rares distractions qu'il me reste, ne songez même pas à m'en priver ... Par contre, il aurait été judicieux d'éviter de crier si fort ... Outre le bon sommeil de votre maitresse, je crains que vous ne receviez de nouveau la visite de ces importuns dans les minutes qui suivent ... Quand à la raison de leur présence, je pense la connaitre, mais je ne la songeait pas utile à mentionner, étant donné que je ne penserais pas qu'ils nous suivraient jusqu'ici.

Il y a quelques jours, moi et Danalieth nous reposions tranquillement dans une auberge, à quelques dizaines de lieu d'ici. Enfin ... Comme je n'avais nul besoin de me restaurer personnellement, je l'ai laissé y aller seul, tout en restant invisible pour le surveiller dans le doute. Deux capes blanches, dont celui que nous avons vu ce soir, l'ont prit pour un esclave en fuite, et j'ai eut la mauvaise intuition de me montrer et de désigner Dan comme ma propriété. Je dois d'ailleurs deux des déchirures de mon épaule droite à ce duo, ils étaient remarquablement habiles, mais j'ai finalement réussi à les assommer avant de "disparaitre" de manière bien plus définitive ... Je crains malheureusement que la distance n'ait pas suffit à les dissuader de nous poursuivre.


Le démon tourna son masque vers la chambre de son esclave, avant d'observer la poupée de nouveau. Jauger la constitution d'un être né de la magie d'un autre était toujours une tâche complexe, certains mages parvenant à insuffler à leurs créations bien plus de force que les muscles et la chaire n'auraient pu en renfermer seuls. L'Ombre finit par croiser les bras en observant la porte.

Cependant, je dois avouer qu'en plus de 1000 ans, je n'ai appliqué qu'une manière de faire en sorte que les gens arrêtent de me suivre : les faire disparaitre de manière à ce qu'on  ne les retrouve jamais. Et le vein est un endroit parfait pour être certain que jamais personne ne parviendra à retrouver un cadavre, surtout s'il est de feleth ... Cependant, je m'en voudrais de sortir seul exécuter ce genre de besogne. L'idée de m'accompagner vous siérait-elle, Sophie?

Le démon, même s'il avait quelques motifs qu'ils n'expliquait pas, était parfaitement sincère dans sa demande. Sophie semblait suffisamment "robuste" pour lui apporter une aide, fut-elle mineure, dans une telle tâche. Cette dernière pourrait également pouvoir annoncer fièrement à sa maitresse qu'elle n'avait strictement pas quitté le démon des yeux avant qu'il n'aille à la chambre de son esclave. Et enfin, de l'autre coté, Mortelame pouvait lui aussi être certain d'avoir la poupée sous les yeux, même si ses doutes quand à sa maitresse s'étaient très lentement estompés. Il ne leur faisait pas confiance, mais il estimait cependant "sûr" de laisser Dan' seul pour une petite demi-heure supplémentaire ... Le temps d'une affaire un peu plus pressante.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]   Lun 14 Oct 2013 - 14:39

Il avait fait une proposition! Le démon voulait que j'aille tuer les gardes avec lui? Et maîtresse, qu'allait-elle en penser? Habituellement, j'attendais son accord, ou bien je me battais avec elle... Et je ne voudrais pas trop la laisser seule, l'autre endormi pourrait tenter de lui faire des trucs cochons! Aaaahhhhhhh non il ne faut pas penser ça! Maîtresse est forte, et l'autre endormi justement. Et puis... Il y a les autres sœurs pour protéger maîtresse.
Regardant un instant la manoir, j'hésitais encore quelques instants, avant de finalement reporter mon regard sur Mr Mortelame.

- Habituellement je ne me bats qu'avec maîtresse, pour éviter que j'aille trop loin et que je ne gâche une partie récupérable... Mais j'imagine que nous n'avons pas vraiment le choix, n'est-ce pas? C'est entendu, je vous suis !

Le laissant flotter un peu devant moi, je sautillais doucement, pleine d'entrain. J'allais pouvoir manger! Il avançait assez vite cependant, et visiblement, le fait de léviter rendait ses mouvements presque silencieux. J'étais un peu jalouse, j'avais beau être rapide et faire de grands bonds, mes pas provoquaient toujours un minimum de bruits. Sautillant une nouvelle fois et tapotant l'épaule de Mr Mortelame alors que nous nous approchions du groupe, je murmurais.

- Euuh... Je vous laisse l'autre cape blanche, je préfère m'occuper des gardes! Je ne voudrais pas revenir trop abîmée auprès de maîtresse vous voyez... Elle se tue littéralement à la tâche quand elle me recoud, donc j'aimerais éviter de trop la ménager. Et puis vous semblez fort, je suis sûr qu'il ne vous causera pas d'ennuis! Ah et je sais comment nous pouvons gagner un petit effet de surprise, laissez-moi faire!

Bondissant sur un arbre à l'opposé, je n'attendais pas vraiment de réponse. Sautant d'arbres en arbres rapidement, je me retrouvais à une cinquantaine de mètres des gardes, et retombais sur le sol. Courant de manière maladroite, j'hurlais.

- Atteeeeennndezzzz-moi!!! A l'aiiiiiiiiiiide! J'ai besoin de vouuuuus !!!!

Les gardes se stoppèrent et se retournèrent rapidement en me voyant. L'un d'eux commença à accourir vers moi, alors que je faisais mine de tomber au sol. Des larmes ruisselèrent le long de mes joues, tandis qu'il me prenait par la main et déclarait.

- Qu'y a-t-il Mademoiselle Sophie?
- Un... Un monstre est venu au manoir après votre venu... Il est rentré dedans, j'ai peur pour maîtresse! J'ai besoin de vous...
- Par le fléau! Invar! On doit y aller, cette ordure est là bas!
- Vous avez un beau cou...
- Pardon?

*Musique d'ambiance*

Me jetant sur son cou, je mordais de toutes mes forces, le faisant hurler de douleur, sous les yeux surpris et plein d'effroi de ses compagnons. Le laissant choir sur le sol après lui avoir arraché un oeil tandis qu'il se vidait de son sang, je me relevais doucement telle une poupée désarticulée. Un large sourire sur mon visage tandis que le sang coulait le long de ma peau, et que ma capuche tombait en arrière.

- J'adore... Ces sucreries!!!

Avalant d'une traite le globe oculaire, je le mâchouillais quelques instants tout en regardant le groupe de gardes me foncer dessus. La cape blanche en revanche, restait légèrement en retrait.
Derrière cet homme, une lame sortit de l'ombre, le forçant à esquiver une attaque sans doute mortelle. Ricanant alors qu'un premier garde venait de me manquer, je déclarais.

- Je ne suis pas seule voyons! Bien que je sois la seule à profiter du repas!

Attrapant le bras droit du fameux garde, je le faisais pivoter et le mettait dans une position étrange, avant de tirer dessus et de littéralement l'arracher. Riant aux éclats tandis que le pauvre homme souffrait, je frappais sa poitrine avec son propre membre, le projetant à quelques mètres, le faisant se briser les os sur un arbre proche. Ne laissant aucun répit, je bondissais rapidement sur quelques mètres et me retrouvait sur sa position, arrachant cette fois sa tête, et laissant son sang couler dans ma bouche.

- Ce doux nectar qui se répand en moi... Je comprend tellement le plaisir de maîtresse à ce sujet!

Plongeant mon regard sur les autres gardes qui s'avançaient, j'observais leur regard inquiets et terrifiés. Ricanant doucement, je me mettais à chanter doucement, tandis que je sautillais vers eux, de façon particulièrement nonchalante.
Arrivée à leur niveau, je m'étirais doucement, avant de lancer une lance que j'avais récupéré sur l'un des cadavres. Cette dernière vola littéralement en éclat sur le bouclier de l'un d'eux, après avoir transpercé le premier des ennemis qui se tenaient face à moi.
Une lame frôla alors mon ventre, et je dut faire un petit bond en arrière.

- Woooops! Faudrait pas que je me fasse blesser tout de même! C'est très inconvenant de vouloir faire ça à une demoiselle monsieur!
- Tu es un monstre!
- Non! Je suis la sœur de maîtresse, même si c'est presque la même chose!

Bondissant de nouveau, m'élevant ainsi dans les airs, je retombais derrière eux, et frappais le dos d'un es derniers gardes, transperçant son armure et son corps, laissant apparaître ma main de l'autre côté. Main qui tenait d'ailleurs le cœur du malheureux.
Le laissant tomber par terre en retirant mon bras, je plongeais mon regard dans celui du dernier homme debout, et murmurais.

- Tes yeux, sont si beaux... Ils doivent être délicieux!

Il hurla, et tenta de fuir. Malheureusement, je le suivais en courant après avoir ramassé un couteau par terre, et le rattrapais en l'espace de quelques secondes. Utilisant le fameux couteau, je sectionnais ses tendons d'Achille et lui brisais les os des épaules tandis qu'il s'effondrait sur le sol. M'allongeant sur on dos, je léchais son cou tout en remontant et déclarais doucement.

- Tu es mien!

L'instant d'après, sa nuque craqua, et je m'emparais de ses yeux, les jetant dans ma bouche. Pendant que je mordillais les yeux du type, j'observais Mr Mortelame faire ce qu'il devait faire. Il se débrouillait vraiment bien, même si ça ne m'étonnait pas, maîtresse m'avait toujours dit que les apparences étaient trompeuses, et que quand on avait affaire à un non humain, on était presque certain que ce dernier était vraiment puissant! Elle avait décidément toujours raison! Maîtresse est quand même vraiment forte! Et belle! J'aime vraiment maîtresse!
Léchant mes dents pour enlever les derniers morceaux de globes oculaires, je fabriquais un petit quelque chose, mettant des organes entre deux paumes de main. Avançant finalement vers Mr Mortelame qui semblait en avoir fini avec la cape blanche, je déclarais joyeuse en lui montrant mon repas.

- Regardez! Je me suis fait mon plat favori! J'ai baptisé ça un Croque-Monsieur! Vous en voulez? non? Tant mieux! ça en fera plus pour moi!

Mordant à pleine dent dans ce met délicieux, je fus surprise de voir un homme apparaître, armé et voulant visiblement se débarrasser de nous. Mâchouillant doucement, je regardais Mr Mortelame et après un petit soupir, je pris la parole, la bouche pleine.

- *Crounch* Je vous laisse le tuer! *Crounch* Je suis un peu occupée là!

Maîtresse devait bien dormir actuellement, et quand je lui raconterais tout ça, je suis certaine qu'elle sera fière de moi! Peut-être qu'elle me donnera un ou deux yeux du labo? Ça serait génial! J'adore les sucreries!

[Hrp] Voila, donc tout le post est rédigé et raconté par Sophie, la poupée de Talia, pour ceux qui n'auraient pas compris et devraient relire tout le rp! Morty, je te laisse t'amuser *-* [/Hrp]
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Mortelame

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MessageSujet: Re: Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]   Mer 16 Oct 2013 - 11:49

Être un démon sans visage était une chose à laquelle mortelame s'était fait depuis longtemps. Il ne pouvait donc, en conséquence, pas montrer la moindre expression faciale ... Et tant mieux, dans le fond, car il n'aimait pas qu'on puisse deviner ce qu'il pensait. Aussi, lorsque la poupée se mit en route après avoir acquiescé ce qu'il disait, il n'eut pas le moindre sourire de satisfaction à retenir. Certes, il était légèrement inquiet à coté de cela pour Danalieth, mais après tout ... La maitresse des lieux devait se douter qu'elle risquait bien plus à lui faire du mal qu'à le laisser tranquille. Sans compter que l'encapuchonné était sensé être à son chevet, et qu'elle était supposée dormir. De toute manière, ils n'en auraient pas pour longtemps ...

Faire route à coté de quelqu'un qui bondissait comme une enfant, par contre, c'était une chose relativement nouvelle pour le spectre. Ce dernier n'avait que rarement côtoyé d'enfants, et encore moins qui étaient piégés dans un corps d'adulte. Et à ses yeux, Sophie était bel et bien une enfant. Des plus inquiétantes, certes, mais la majeur partie des composantes essentielles étaient là tout de même : toujours enjouée, dévolue à souhait envers sa "grande sœur", faisant tout ce qu'on lui ordonnait et évitant de faire ce qu'on lui interdisait dans une certaine limite ... Ça, et sa manière de parler peut-être. La traiter comme tel n'était cependant pas forcément une solution. Et puis, si il commençait à faire cela pour une poupée, il pouvait presque se permettre de le faire pour absolument tout ce qui vivait et qui croisait son chemin ... à l'exception des autres démons bien entendu. Il fut cependant coupé dans sa réflexion par la vue du groupe de gardes, à quelques dizaines de mètres devant eux. La petite poupée dans son dos lui tapota l'épaule, et lui offrit la cape blanche sur un plateau ... De toute manière, Mortelame avait compté régler ses comptes avec cet individu dès le début, c'était donc parfait de ce coté là. Et pour ce qui était du plan, il laissa tout simplement la jeune poupée prendre la tête, tandis qu'il se volatilisait une nouvelle fois dans le noir.

Une fois le groupe contourné totalement, le spectre attendit le signal ... Qui survint lorsqu'un garde vit un ( ou était-ce les deux? ) de ses globes oculaires arrachés. La cape blanche, située un mètre devant le spectre invisible à peine, recula de quelques pas, avant de se figer.

Bien le bonsoir, monsieur l'ivrogne ...

D'un geste, il avait saisit l'épée de la cape blanche dans sa main. D'un second, il tenta de le transpercer avec, ce que la cible esquiva d'un bond sur le coté. Le spectre se rendit visible, observant l'arme qu'il avait dans la main un instant.

Courbe et lame parfaite ... Très aiguisée ... Et un acier de qualité. On peut dire que les hommes du roi ont un excellent matériel.
Parce que tu t'y connais en épée, démon?
Je suis forgeron, et je pense donc pouvoir affirmer que oui, bien mieux que vous ne pourrez jamais vous y connaitre en vous contentant de les manier ...

Le spectre lança l'arme d'un geste mesuré, la faisant pivoter en l'air jusqu'à ce que la poignée trouve toute seule la main de son propriétaire originel. La cape blanche se raidit un peu, et sortit un poignard d'un fourreau probablement attaché dans son dos et sous sa cape, et se mit en position face au démon. Ce dernier, inclinant son masque sur le coté, se contenta de se placer dans une garde traditionnelle de combat à main nues.

Tss ... Tu pense que je ne vaux pas la peine que tu utilise le tranchoir dans ton dos? Je sais très bien à quoi il ressemble, tu nous l'as montré la dernière fois ...
Oui, et il manquerait singulièrement de rapidité comparé aux armes, somme toute assez légères, que tu tiens.

L'encapé éclata de rire en se jetant sur son adversaire, utilisant des mouvements compliqués des deux bras pour réduire le démon au silence. Ce dernier se contenta, la plupart du temps, de dévier les lames de ses gantelets ou simplement de les esquiver sans frapper, son adversaire ne lui en laissant pas le temps. Il finit cependant, après une feinte d'esquive, à projeter son poing droit vers le visage de son adversaire, qui para en mettant ses deux lames devant le gantelet. Ce dernier s'arrêta dans un crissement métallique, et le démon pencha la tête. Sa main n'était qu'à quelques centimètres du visage du combattant royal, et ce dernier avait un peu de mal à l'empêcher d'avancer plus. Il se permit cependant un sourire en regardant le masque de métal.

Et alors, c'est tout ce que tu sais et compte me faire? Me casser le nez, au pire? Hé hé hé ...

Le démon ne répondit rien. Ses trois griffes jaillirent brusquement d'entre ses doigts, les deux extérieures se plantant dans ses joues, et la centrale dans le nez, le perçant proprement. Le cape blanche émit un cri de douleur, alors que le démon, balayant ses lames de l'autre main, fit descendre celle qui était accroché au visage de l'homme pour lui déchirer littéralement. Le soldat lâcha ses armes et tomba à genoux en hurlant, se tenant le visage lacéré dans les mains. Le démon se contenta de le contourner légèrement, et d'abattre son poing sur sa nuque, qui craqua dans un bruit sinistre. Le corps s'écroula dans la boue, secoué de légers spasmes, mais silencieux.

Le démon s'approcha un peu de Sophie, qui lui montra un en-cas de sa préparation ... Et dire qu'il y avait des lois interdisant le cannibalisme ... Remarque, la poupée n'était pas vraiment considérable comme "humaine", étant donné la force dont elle disposait. La jeune créature se tourna cependant vers un point dans le dos du démon, ce qui le fit pivoter et constater que visiblement, certains ont vraiment une piètre estime du niveau moyen des gardes ... Ou une très haute estime d'eux-même. Voir, les deux, ajouté à une tendance suicidaire.

- *Crounch* Je vous laisse le tuer! *Crounch* Je suis un peu occupée là!

Une enfant dans toute sa gloire ... Enfin qu'importe. Le démon croisa les bras en penchant la tête, alors que son opposant semblait hésiter sur la marche à suivre. Est-ce qu'il fallait s'attaquer à quelque chose qui semblait déjà mort, ou à une cannibale qui était encore en train de manger? Le démon simplifia son choix en s'avançant un peu, posant sa main sur le pommeau de blanche dans son dos.

Nous allons faire un marché mon jeune ami. Si tu parviens à me faire mal, je te laisserais partir. Sinon, je te couperais proprement et simplement en deux.

L'homme garda le silence un instant, frottant sa barbe mal rasée, puis se servit enfin de la lame qu'il avait en main en poussant un cri, visant le visage du démon. Ce dernier ne bougea pas d'un pouce, alors que la lame pénétrait son masque ... Sans la moindre résistance, ressortant par l'arrière de sa capuche sans le moindre bruit. Comme si tout le corps du spectre avait été constitué d'air. L'homme s'arrêta, observant la silhouette face à lui sans comprendre ce qui se passait. Il bougea sa lame, qui se mit à passer à travers les lambeaux de tissus comme s'ils n'étaient constitués que de vent. Mortelame soupira, laissa passer une dizaine de secondes, et mit sa main sur la droite. Le gant de métal, au paravent intangible comme le reste de son corps, bloqua la lame dans un bruit caractéristique de métal contre métal, alors que le démon dégainait son tranchoir.

Bien, vous avez joué, je pense que c'est donc à mon tour ...
Non ... Attendez ... Ce n'est pas ...

Tentant de retirer sa lame de la main qui la bloquait, l'homme comprit trop tard qu'il aurait plutôt du prendre ses jambes à son coup. Blanche, à la verticale, refléta un peu la lueur de la lune sur le sol, avant de s'abattre avec une vitesse, une force et une brutalité rare sur sa pauvre victime. Le pauvre homme fut, littéralement, tranché en deux selon un axe vertical parfait, et la lame cogna le sol, s'enfonçant un peu dans la boue en terminant sa course. Le démon pencha la tête, et la retira, avant de tirer sur le tissus de la chemise de son adversaire pour en arracher un morceau et commencer à nettoyer son arme. Se tournant vers la poupée, le démon l'observa en silence un petit instant, le temps que deux bruits distincts de corps chutant au sol se fassent entendre dans son dos.

Bien ... J'avoue que je me demande un peu ce qui l'a motivé à vouloir nous attaquer, enfin. Si vous avez fini votre "croque-monsieur", je suppose qu'il est l'heure de rentrer au manoir? Je n'ai pas envie d'augmenter le nombre de corps ici, si vous voyez ce que je veux dire ...
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Talia Fictilem

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MessageSujet: Re: Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]   Dim 11 Mai 2014 - 15:48

Le reste de la nuit passa tranquillement, et au petit matin, Talia ouvrit les yeux doucement, observant le plafond de son lit à baldaquin. S'étirant doucement, en baillant, la vampire sortit finalement du lit, jetant sa robe de chambre dans un petit panier pendant que de petites poupées récupéraient les affaires.

Ouvrant sa commode, la poupétière observa ses divers vêtements, avant de récupérer ses divers sous-vêtements et prendre sa belle robe bleue. Enfilant ses affaires, la demoiselle prenait le soin de out enfiler de manière parfaite, aucun pli ne devait apparaître de façon malheureuse. Une fois habillée, Talia avança doucement en direction de la porte, avant que cette dernière ne s'ouvre d'un coup et que Sophie bondisse sur elle, la faisant tituber et retomber sur le lit. La poupée la chevauchait et un large sourire éclairait son visage recousu.

- MAÎTRESSE EST DEBOUT! MAÎTRESSE EST DEBOUT!!!!! COMMENT VA GRANDE SŒUR?????

Toussotant et repoussant Sophie sur le côté, Talia ricana avant de déclarer.

- Je vais bien Sophie, je vais bien. Tu sens le sang... Qu'avez-vous fait hier soir?
- Je... On a chassé quelques cloportes maîtresse! Promis aucun n'a survécu et promis personne fera le lien avec grande sœur!
- Hum... Il faudra que j'en discute avec notre convive tiens... Allez viens, il faut que je te maquille avant que nous ne recevions les clients, et qu'on s'occupe de Danalieth.

La vampire passa ensuite une bonne heure à masquer les traces de coutures, et tout ce qui montrait que Sophie n'était pas humaine. Enfin par la suite, elle put quitter sa chambre et atteindre le salon en contrebas. Danalieth était assis sur le canapé, Mortelame à ses côtés. Sophie avait dut les faire patienter ici au petit matin. Talia fit un signe de main léger, telle une princesse, à ses invités avant d'aller faire un peu de thé. Bien que cela n'était pas ce qui la nourrissait, elle aimait le parfum de cette boisson.

Par la suite, elle alla s'asseoir dans le fauteuil, devant le démon fantomatique.

- Bien le bonjour messieurs. Danalieth, j'espère que vous avez passé une bonne nuit. Désolé pour la drogue, mais vos blessures sont profondes et vous laisser éveiller était trop stupide. J'espère que vous êtes prêt pour tout à l'heure, j’opérerais sans anesthésie, sinon je ne pourrais pas bien vous soigner. Sir Mortelame, Sophie m'a dit qu'hier vous avez fait une balade? J'espère que nos environs sont à la hauteur de vos espérances, le paysage n'est pas très varié, mais... La population est des plus intéressante.

Écoutant le démon, la poupétière termina sa tasse de thé doucement, avant de se lécher les lèvres pour prendre les dernières gouttes de la boisson. Par la suite, elle invita ses convives à aller se préparer dans l'arrière-salle, avant d'enfiler le tablier blanc qu'elle utilisait lors de ses diverses opérations. Sophie la suivait, portant elle aussi une blouse blanche et un petit masque de tissu autour de la bouche.
Allongeant Danalieth sur un des lits d'opération, Talia prit quelques objets qu'elle plaça sur un petit plateau d'argent situé à côté du lit. Se tournant ensuite vers Mortelame et Sophie, elle émit un petit sourire en s'emparant d'un petit scalpel.

- Tenez le bien.

Elle entama ensuite l'opération. Une bonne heure défila, avant que finalement Talia ne cesse de s'occuper de la plaie de Danalieth et ne prenne une sorte de pommade aux extraits de plantes. Elle appliqua la pommade sur la plaie du jeune homme et attrapa ensuite un tissu blanc qu'elle posa sur la blessure, le maintenant à l'aide de divers bandages. Ceci fait, elle imbiba un mouchoir d'un liquide bleutée, qu'elle appliqua sur le visage du blessé qui ferma doucement les yeux. Observant Mortelame, la vampire déclara.

- Oui, je l'ai encore endormi. Mais il se réveillera dans quelques heures, histoire que la douleur ne parte et que la plaie cicatrise. L'opération est un succès, il devrait être capable de vous suivre sans plus aucune douleur liée à cette plaie. Même si je pense qu'avec vous, il risque de souffrir de nouveau par la suite! Bien, je vais aller m'occuper des patients qui attendent dans le hall, et, j'espère, trouver quelques choses d'intéressant. Vous êtes libre de m'observer travailler si vous le désirez, il y a pas mal de zones d'ombres dans la salle d’auscultation et dans le pire des cas, murmurez, si vous voulez discuter, je serais ravie d'en apprendre d'avantage sur vous Sir Mortelame.

Enlevant ses gants avant d'en prendre des propres, la poupétière s'étira un peu avant de se diriger vers la salle suivante, il ne restait plus qu'à prier pour trouver de beaux morceaux!

[HRP] Pas un post folichon m'enfin, faut bien reprendre! :3 J'te laisse nous avoir des merdes si tu veux pimenter le truc, c'toi qui voit l'ami! [/HRP]
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Mortelame

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MessageSujet: Re: Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]   Ven 13 Juin 2014 - 19:42

Le démon n'avait jeté le morceau de tissus qu'il avait arraché à la chemise du pauvre bougre qu'il avait proprement sectionné en deux, quelques minutes plus tôt,  qu'arrivé à l'entré du domaine de Talia. En effet, ce qui originellement avait été une chemise, puis une demi-chemise, s'était peu à peu changé en un chiffon informe et souillé de toutes parts par le sang des victimes du démon. Ce dernier avait eut la politesse d'accompagner Sophie à l'étage et lui avait souhaité bonne nuit en se demandant si elle dormait réellement, avant de la quitter pour retourner au chevet de son esclave. Ce dernier n'avait visiblement pas effectué le moindre déplacement depuis les quelques minutes durant lesquels sont maitre l'avait quitté, et ne semblait pas disposer à effectuer le moindre mouvement autre que respirer avant au moins quelques heures. Pour la première fois depuis qu'il avait obtenu rien de moins que sa vie, Mortelame prit la peine de détailler un peu plus avant Danalieth. Ce dernier était blond, jeune. Il devait avoir dans les 25 ans grand maximum, probablement moins, et en voyant l'expression de son visage, on doutait de sa condition. Aujourd'hui, ce n'était qu'un esclave, mais qu'avait-il été auparavant? A part un jeune homme aux cheveux tombant jusqu'aux épaules et aux yeux bleus, Mortelame n'en savait rien. Et, fait notable, il sentit une certaine considération le prendre vis-à-vis de sa propriété. Lui qui connaissait le passé du monde, voilà qu'il sentait déjà un intérêt certain s'éveiller pour le passé d'un esclave ... Il pourrait toujours le questionner plus tard, il était peu probable que les deux compagnons reprendraient la route immédiatement après "l'opération" que le jeune homme subirait le lendemain. Le démon se remémora l'origine de cette vilaine blessure ... Et ses conséquences : un poumon percé, plusieurs côtes brisées, et une quantité non négligeable de sang perdue. En fait, maintenant qu'il y réfléchissait, l'ombre se demandait comment le jeune homme avait bien pu pouvoir le suivre ainsi sans s'évanouir ... Même avec les soins qu'il avait reçu à Madorass.

Se relevant un peu en détournant son masque de l'endormi, l'ancien forgeron se dirigea vers la porte, tout en saisissant le pommeau de l'épée dans son dos. Traversant le battant sans plus d'effort que si ce dernier n'avait été constitué de vent, l'encapuchonné se mit silencieusement à se mouvoir dans les couloirs de la demeure Fictelem en observant ce qui l'entourait. La visite, un peu plus tôt, que lui avait fait faire Sophie était certes intéressante, mais il n'avait pour ne pas la contraindre pas prit le temps de s'arrêter pour observer à loisir tout ce qui méritait d'être observé à ses yeux, ce à quoi il remédiait dans l'instant alors qu'il traînait ses loques dans les couloirs. Et "traîner" était réellement un terme juste, d'une part parce que les guenilles qui servaient de vêtement au spectre raclaient le sol, bien heureusement propre, et d'autre part parce qu'il lui fallu 2 bonnes heures, sans pour autant approfondir sa visite, pour s'estimer satisfait de la connaissance de la demeure où il résidait actuellement. Revenant dans la chambre de son esclave et s'y introduisant de nouveau sans le moindre bruit, le démon décrocha Blanche de son dos, et observa la poche qui y était accrochée. De cette dernière, et après quelques minutes de réflexion, il finit par sortir du gros fil gris, ainsi qu'une aiguille de couture. Le démon retira les loques qui constituaient sa "robe", ce qui donna purement et simplement l'impression que seule son torse flottait en l'air, et s'assit sur une chaise avec le tissus en main. Se revendiquant depuis des lustres déjà comme une créature de l'obscurité, le démon millénaire n'eut besoin de lumière pour entamer son travail, auquel il occupa le reste de sa nuit.

De fait, il n'avait terminé que depuis quelques dizaines de minutes et s'était attaqué à une autre tache lorsque le soleil vint percer par l'immense fenêtre. Le démon releva un peu la tête sous sa capuche, avant d'entendre des bruits de pas dans le couloir. Se relevant et croisant, comme à son habitude, les bras dans le dos, il assista a deux évènement simultanés, ou presque. Le premier fut l'irruption dans la chambre de Sophie, qui au point du jour ne ressemblait plus du tout, ou peu s'en fallait, à une humaine.
Ses cicatrices étaient nombreuses, et Mortelame fut forcé d'avoir une certaine admiration pour Talia, qui devait déployer des efforts de titans pour rendre chaque jour à sa création visage humain. Le second évènement fut le réveil de Danalieth, qui se redressa dans les bras en poussant un grognement de douleur, avant de poser une main sur ses cotes pour chercher à réprimer sa souffrance, sans succès. La poupée s'arrêta sur le seuil, et fit une petite moue en observant Mortelame. Ce dernier, debout devant la fenêtre, n'avait pas bougé depuis que le battant s'était ouvert, et semblait comme à son habitude aussi expressif qu'un bloc de marbre.

Qu'est-il arrivé ... à vos jambes? Elles n'étaient pas comme ça hier soir, ça non!
Mes jambes, comme tu les appelles Sophie, n'ont pas bougés. Le tissus qui les couvrait en revanche, si,la robe est devenue pantalon ... Et faute de bottes, j'ai enroulé des bandages autour de mes pieds. Solution je pense temporaire cependant ... Toujours est-il que je doute que tu sois venu ici simplement pour parler esthétique?
Oui! On commence votre opération dans pas longtemps Danalieth, prépares-toi! Venez au petit salon, pour le petit déjeuner.

Ne se formalisant nullement du manque léger de convenance de la poupée, le démon aida son esclave encore endormi à se lever, et l'escorta à la suite de la création aux yeux verrons pour descendre au petit salon en question, d'où la poupée disparu de nouveau. Le démon ne s'en formalisa pas, et regarda son esclave prendre un petit déjeuner nourrissant qui semblait avoir été préparé à son intention ... Et à celle de son maitre, en voyant les doses. Sophie avait du, même si elle se doutait probablement de quelque chose, penser que l'horreur nocturne avait les mêmes besoins alimentaires que les hommes ... Mortelame quand à lui s'étonnait de peu à peu reprendre un rythme de vie "humain". Manger 3 fois par jour. Faire des pauses pour boire. Ne rien faire de ses nuits ... Ou du moins les laisser passer de manière passive. Seul, le démon n'avait vu aucun intérêt à faire ce genre de chose. Accompagné d'un humain, il ne voyait toujours pas d'intérêt pour lui ... Mais se pliait bien à ces petites contraintes, après tout. Laissant une heure s'écouler dans le silence, l'esclave comme le maitre ne bougèrent pas spécialement, l'un debout à regarder par une des fenêtre, et l'autre dans le canapé à se reposer en cherchant à faire taire sa douleur. Alors que le démon se surprenait à se demander si, finalement, Sophie n'était pas allé faire une grasse-matinée après être remontée ( l'idée lui parut des plus comiques même s'il n'en montra rien ), cette dernière, accompagnée de sa "maîtresse" comme elle aimait tant l'appeler, descendit les escaliers, transfigurée par le maquillage. Point d'étonnement à avoir quand à la durée de sa disparition donc, quand on se trouvait devant le résultat accomplit. Se rapprochant et refusant avec politesse la tasse de thé qu'on lui offrait, au contraire de Danalieth, le démon se tint rigide pendant que la maitresse de maison prenait la parole, et laissa à son homme le soin de répondre en premier. Choisissant avec soin ses mots, Danalieh hésita quelques instants, avant de finalement se lancer sous ce qui ressemblait fort à un regard insistant de la part de son maitre.

Ma foi, la nuit a été fort bonne, bien que sans la moindre trace de rêve ... Et plus courte que ce que j'aurais pu désirer. Cependant, elle s'est déroulée dans un lit des plus confortable, et sachant tous les services que vous me rendez à moi et à mon maitre ... Je ne peux que vous en être gré, mademoiselle Fictelem.
Oh, vous avez eut vent de cette petite excursion ... Je crains en effet que Blanche n'ait fait connaissance de manière plutôt intime avec certains des gardes et un habitant de la région. Mais pour ce qui est du reste, les plateaux ne sont pas connus pour leur sécurité et la gaité de leur paysage, et mes espérances ils n'ont point déçu, de même que la charmante compagnie à laquelle j'ai eut droit.


Ces formalités de bon usage accomplies, le spectre emboita, littéralement pour une fois, le pas à Talia, la suivant elle ainsi que sa poupée et le jeune homme dans la salle d'opération, où Danalieth s'assit sur le banc, pâle comme un linge. Il redoutait de toute évidence les instants qui étaient à venir, et c'était des plus compréhensible ... Le démon soupira en l'observant, et se demanda si l'assommer n'était pas lui rendre service ... Suivant les instructions de la vampire, il constata que ce n'était au final pas la peine lorsque le jeune blond se relaxa dans ses gantelets, les yeux révulsés, poussé à la limite de la conscience par la douleur. De toute évidence, son cerveau se chargeait d'effectuer le travail qui aurait normalement incombé à un quelconque produit ... Tant mieux pour lui. Se retirant doucement, le spectre croisa les bras en observant Sophie et Talia à l'œuvre sur celui qui lui avait été offert, ne bougeant d'un voile, et parfaisant ses connaissances sur le corps humain. Il est une chose de savoir comment, plus ou moins proprement, couper un homme en deux, il en est une autre de savoir le recoudre. Et si ce genre de savoir n'était d'aucune utilité pour le spectre, il pouvait en revanche en tirer quelque enseignement à ré-utiliser un jour ou l'autre sur un humain dont le sort l'importait ... Le démon ne réagit encore une fois pas le moins du monde en voyant la poupétière faire passer de semi-conscience à sommeil l'état de son esclave, et accepta ses explication d'une légère inclinaison de la tête. Il aurait été bien en peine de comprendre quel but aurait suivit la vampire si elle avait voulu faire du mal au pauvre blessé, après s'être escrimé pendant une durée de temps monumentale à le remettre en état. La suivant sans rien lui couper la parole, le spectre passa à coté de Danalieth, dirigeant quelques instants son masque vers lui, avant de revenir vers la vampire. Les bras toujours croisés dans le dos, le démon se mit en marche à sa suite. Observant un silence qui lui correspondait tout à fait, le démon totalement inexpressif se dirigea vers le mur. Ayant parfait sa connaissance du manoir, il avait su deviner vers quelle pièce son hôte se dirigeait, et s'était donc tout naturellement mit à avancer d'un pas irréel tant il semblait calme, sans pour autant sembler lent le moins du monde. De fait, il leva doucement un bras devant lui, le passant par dessus son épaule.

Je prends note de votre curiosité, et je me dois de l'avouer réciproque ... Certains points de vos créations, Sophie pour ne citer qu'elle, m'intriguent, et je pense pouvoir affirmer sans me tromper que vous seriez la plus à même de m'éclairer. Par contre, je ne vois pas pourquoi vous me précisez que votre manoir est rempli d'ombres ...

Alors qu'il prononçait cette phrase, le démon leva un avant bras devant son torse, et posa ses doigts sur le pommeau de son épée, avant de ... Traverser le mur, ce dernier n'opposant pas plus de résistance au spectre que s'il n'avait jamais existé. Passant dans le couloir, le démon silencieux tourna sa tête couverte par la capuche vers la porte, et attendit tranquillement que cette dernière ne s'ouvre et que la jeune vampire et son "assistante" ne sortent pour les accompagner dans les couloirs, se rendant dans la pièce qui servait à la maitresse de maison, en journée, à recevoir ses patients. Au moment de rentrer dans la pièce, le démon eut un nouveau mouvement du bras, et se volatilisa en pleine lumière, semblant en un instant se déchirer en une myriade de lambeaux de tissus gris qui s'effacèrent comme des cendres au dessus d'un feu. Devenu parfaitement indétectable par tout être présent, le démon passa dans la salle, et se posa sobrement dans le coin le plus obscur qu'il put trouver, adossé au mur, les bras une nouvelle fois croisés sur le torse même s'il serait jamais le seul à en être au courant. Même si la matiné était déjà bien entamée, l'endroit était relativement calme, et peu de patients attendaient pour recevoir des soins. Un paysan dont le fils, de deux décénies environ, s'était profondément entaillé le bras avec leur vielle faux. Du moins, c'était ce que le démon avait déduit en voyant la manche du jeune homme trempée de sang frais, et la faux dans les bras de son père. L'image fit sourire le démon ... Comme si il était besoin d'apporter, pour une histoire de coupure, l'objet responsable de la blessure en question. Nombre de chevaliers auraient perdus leurs épées si tel avait été le cas ... A part ces deux spécimens, se trouvait une jeune femme qui ne semblait pas blesser, mais ressemblait à quelqu'un que le démon avait déjà vu ... Il mit quelques instants à reconnaitre, à travers le visage crasseux, l'expression un peu hagarde qu'il avait déjà saisit sur le visage des enfants de la veille, et en déduit que devait maintenant se tenir devant eux une tante ou une cousine qui les gardait. Pas si bien que cela malheureusement ... Et enfin, arriva quelques minutes plus tard un jeune homme, dont la beauté peu rationelle aurait fait hausser un sourcil à l'horreur nocture, si sourcil il y avait eut à lever. Grand, roux, une mâchoire droite et un sourire étincellant à une époque où beaucoup encore avaient plus de caries que de dents ... Le démon se recula un peu, et reconnu en cet étranger un pair, qui venait visiblement pour une histoire de troubles gastriques, ou une maladie bénine du genre. Il s'assit patiament dans un coin, attendant son tour avec un sourire qui ne signifiait rien de bon ...

Prenant une fois de plus le pommeau de Blanche au creux de son gantelet, Mortelame, une ou deux dizaines de minutes après être entré dans la pièce, glissa sans bruit vers Talya, qui recousait le bras du jeune homme en donnant des conseils à son père, assit un peu plus loin. Le fantôme, arrivé dans le coin de la pièce, bondit, et posa ses pieds sur les colones pour s'appuyer contre, restant suspendu en l'air. S'il n'avait effectué ce mouvement, la luminosité de la salle n'aurait probablement pas été suffisante à cet endroit, et il ne pensait pas pertinent de lui demander de bouger tout d'un coup. Attendant simplement qu'elle ne finisse de parler, l'ombre se pencha très doucement par dessus la vampire. Entrant dans une zone plus lumineuse, une partie de sa capuche sembla vouloir revenir à la disposition des yeux des mortels, laissant juste voir une sorte d'étrange chiffon gris flotter par instants, porté par un vent imaginaire. Parlant avec la discrétion d'un mort, le démon toujours ( presque ) totalement invisible émit un petit souffle sur la chevelure de la jeune femme pour attirer son attention, avant de prendre la parole une fois ceci fait.

Je ne vais en rien vous mentir, je me sentirais plus à l'aise si vous vous installiez dans le coin à votre droite plutôt que celui-là ... Et je crois que vous l'avez noté, mais si vous aviez un doute je vous l'affirme : le jeune homme qui est entré parmis nous il y a peu n'est pas originaire de Feleth. Je ne sais pas s'il est capable de se transformer, mais il n'a rien d'un sorcier ... Ni pour moi d'un humain.

Alors qu'il achevait sa phrase, son hôte elle finit de recoudre le jeune paysan, à qui elle offrit une petite tape sur l'épaule pour le féliciter de son courage durant l'oppération - le démon avait très facilement pu voir son visage crispé par la douleur, même s'il avait eut le bon goût de ne pas crier - avant de régler le paiement auprès de son paternel, puis de se décaller vers l'endroit plus sombre qu'avait indiqué la lame noire. Ce qui s'avéra être la tante des deux bambins fut éconduit en un rien de temps, et surprit presque Mortelame par la difformité de chacuns de ses traits. A n'en pas douter, si elle n'était pas sorcière, elle avait du bien plus qu'à son tour déjà écopper du surnom, et certainement pas dans un contexte favorable. Repartant en maugréant contre "ces deux sales gosses", la mégère sortit, laissant le démon, la vampire, et le spectre qui avait bougé seuls avec sophie dans la pièce. Et même s'il n'était en rien devin, Mortelame se disait que quelque chose ... Ne tournait pas rond. Du tout.
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Talia Fictilem

La poupétière

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MessageSujet: Re: Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]   Dim 14 Déc 2014 - 18:07

Un bruit sourd, c'est tout ce qu'entendit Talia lorsque la vieille quitta la pièce. Elle n'était pas folle, elle aussi avait pensé qu'il se passait quelque chose. Ces derniers clients avaient été trop... Renseignés sur elle.

Laissant sa magie vagabonder dans les murs du manoir, elle remarqua grâce à l'une de ses soeurs que les patients n'avaient pas du tout quitté le manoir, non, au lieu de cela, ils étaient en train de commencer une jolie exploration. D'ailleurs, ils n'étaient en rien des paysans, mais, au vu de l'aura qui s'en dégageaient, des démons.

- Ils se dirigent vers ma chambre Mortelame. Que diriez-vous de chasser le démon? Je ne suis pas une amoureuse des combats, mais lorsqu'on tente d'atteindre ma chambre, ça devient personnel.

Le fantôme réagit exactement comme à son habitude, c'est à dire par presque aucun mouvement. Talia se précipita donc dans les couloirs avec Sophie, qui de par ses traits, étaient incroyablement furieuse.

- Déranger ainsi grande sœur est intolérable... Intolérable oui vraiment!

Talia laissa un large sourire se former sur ses lèvres tandis qu'elle empoignait son couteau. Le groupe ne mît pas longtemps à trouver le trio démoniaque qui se retourna en les entendant. Le premier démon, qui était le "jeune homme" qu'elle avait soigné avait maintenant un visage difforme et plusieurs bras qui étaient armés. Les deux autres démons qui l'accompagnaient provenaient sans doute de la "grand-mère". Étrange collaboration et apparence pour laquelle ces démons avaient opté. Ils étaient tout deux assez petits avec une peau d'un gris marqué, et de multiples piques sortaient de leurs corps, leurs coudes formant de grandes lames aiguisées.

- Je pense, qu'ils ne sont pas là juste pour visiter. Sophie, Mortelame, je vous les laisse. Je ne suis pas amatrice de ce genre de choses comme dit précédemment.
- Okay grande soeur! Je peux tout manger?
- Absolument tout.
- Géniiiiiiiiiiialllllllllllllll !!!!

Observant sa poupée se lancer sur les démons, Talia se pinça la lèvre inférieure sous le plaisir de la violence à venir. Elle sentit une chaleur l'envahir alors que les premiers coups et gouttes de sang faisaient leur apparition.
Elle laissa ensuite sa main gauche glisser le long de son corps et entamer une petite course vers ses hanches, puis ses cuisses.
Alors qu'elle s'apprêtait à s'adonner à l'un de ses vices, un bruit la tira de la brume érotique dans laquelle elle commençait à s'enfermer. Derrière elle, un autre démon la fixait en grognant, levant les bras en l'air. Elle fit mine de se sentir paniquée et trébucha volontairement sur le col, se retrouvant jambes écartés et décoiffée sur le sol, comme une proie innocente.

Le démon la fixa en se léchant les lèvres alors qu'il observait son entrejambe et les dessous de la vampire. Se baissant et attrapant les poignets de Talia il grogna et bava sur les jambes de cette dernière qui bougeait les jambes, tentant de le repousser. Alors qu'il arrachait ses dessous, Talia poussa un petit cri puis commença à haleter, alors qu'elle se mordait les lèvres, fixant le démon. L'instant d'après, plusieurs rires d'enfants se firent entendre dans le couloir, et de nombreuses mains sortirent du sol et des murs, attrapant le démon et le tirant en arrière, laissant la nécromancienne seule sur le sol. Ce dernier se débattait vainement, complètement entravé et regrettant visiblement sa dernière situation. Se relevant après avoir attrapé sa petite culotte. Talia avança doucement vers le démon, se léchant les lèvres tout en poussant de petits râles. Elle s'arrêta à quelques centimètres de ce dernier et plaça ses dessous autour de la gorge du monstre, ricanant doucement. Ensuite, elle enfonça violemment sa lame dans le poitrail de son ennemi, faisant remuer sa lame de long en large, trifouillant les viscères de la bête. Ricanant de plus en plus fort en accélérant le mouvement, la créature avait déjà rendu l'âme depuis quelques secondes alors qu'elle enfonçait en lui sa main pour chercher un organe précis. Satisfaite de sa recherche, elle arracha d'un coup sec le cœur démoniaque, se recouvrant par la même occasion de sang et lécha sa main, avant de jeter le cœur encore chaud sur le sol et de l'écraser de sa botte.
Talia jubilait, sa langue passant frénétiquement sur ses lèvres, haletante.

Du sol et des murs, les mains lâchèrent le corps inanimé de la créature, avant de commencer à gratter les bouts de plâtres qui les retenaient prisonnières. Quelques secondes plus tard, une vingtaine de petites poupées, nues et poussant une multitude de petits rires cristallins se tenaient autour de Talia qui riait aux éclats. Mortelame et Sophie avait eu raison des autres démons, mais la vampire savait qu'ils n'étaient pas venus seuls. En effet, on voyait depuis l'une des fenêtres une bonne dizaine de personnes, humains pour la plupart, qui se réunissait en vue d'un assaut futur. Attrapant une missive sur le corps de son précédent compagnon de jeu, Talia en lut le contenu avant de la tendre à Mortelame, le seul démon qui était amical pour le moment.

- L'alliance, elle vient pour vous, visiblement votre appartenance à l'Ordre du Crépuscule en a énervé quelques-uns et un contrat a été placé sur votre tête. Pas d'inquiétude à avoir pour le manoir et ma sécurité, ça m'offre un peu d'action et puis... J'aime quand le sang coule...
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Mortelame

Horreur nocturne

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MessageSujet: Re: Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]   Mar 16 Déc 2014 - 23:24

"Chasser le démon" ... Un sport que l'horreur nocturne avait tant pratiqué, fut un temps, que c'en était presque devenu un art. Autre temps. Autre époque. Autre dimension. La proie restait la même. Le chasseur n'avait pas beaucoup changé non plus, d'ailleurs ... Hochant imperceptiblement la tête en se rendant visible à nouveau, le spectre suivit les traces de la vampire et de sa "petite sœur" en se demandant si cette nouvelle altercation méritait de tirer blanche du fourreau. Après tout, son épée n'était peut-être pas l'arme la plus recommandée, dans les pièces ou couloirs d'un manoir, vu ses ... Dimensions toutes particulières. Il n'eut pas le temps de répondre à sa propre question que, en quelques pas, le trio trouvait déjà les intrus dans un des couloirs de la demeure, lesquels se préparèrent instinctivement à en découdre. Humains, ils n'avaient certes pas l'air bien méchants. Démoniaques? Aux yeux de la créature pluri-millénaire qui les contemplait, ils étaient pathétique. L'un pensait pouvoir compenser son manque de dextérité par le nombre de bras. Les deux autres étaient visiblement frères, ou jumeaux, et ne tenaient pas à se séparer. Comme si leur nombre changeait leur manque de force ... Pathétique. Définitivement, ce n'était pas le moment pour l'ancien forgeron de tirer l'épée du fourreau. Il ne voulait pas salir la lame du sang de créatures si misérables.

L'encapuchonné et la poupée vivante prirent leur impulsion en même temps, pour bondir chacun sur leur adversaire respectif. Même s'il ne se sentait pas forcément "en danger" face à Sophie, le démon se fit la réflexion qu'il était tout de même assez aisé d'être de son côté. Si elle ne semblait pas dotée de capacités particulières, ou ne bénéficiait pas d'une pratique martiale, elle restait nettement plus forte, brutale, et sauvage que les humains conventionnels. Sans compter cette manie de vouloir gober ses adversaire. Laissant "la plus grosse part du gâteau" à son alliée, le spectre s'attaqua à l'adversaire possédant plusieurs paires de bras, sur lequel il sauta sans plus de cérémonie avant de le repousser en arrière, le faisant littéralement voler sur quelques mètres avant de percuter le sol. Ricanant en se craquant les poings, l'être difforme se releva, et fit plusieurs moulinets adroits de ses cimeterres, dans un espoir futile d'impressionner son adversaire.

Votre troisième bras gauche en partant du haut est trop rigide. Le poignet de celui du dessus manque également de souplesse. Quand à l'autre côté, vous manquez de coordination entre les deux bras supérieurs, vous avez failli vous amputer tout seul du coude.
Ohhh, j'ai affaire à un amateur de ferraillage on dirait ... Tu comptes me donner des leçons d'escrime?
Je suis probablement tout à l'exception d'un amateur, lorsqu'il s'agit de manier l'épée. Et non, je n'intente pas le moins du monde vous donner une leçon. Il serait bien inutile de vous apprendre quoi que ce soit avant de vous réduire au silence.
Mais bien sûr ... En garde!
Je suis déjà prêt.

Le faux paysan sembla surprit un instant, avant de lâcher un petit rire à mi-chemin entre l'amusement et le mépris. Il était clair que le démon, avec les bras le long du corps et les jambes positionnées de cette manière, était tout sauf en position de combat ... Du moins, c'était clair pour un combattant traditionnel. Mais, pas plus qu'il ne comptait utiliser blanche en cette heure, le démon ne daignerait accorder de la considération à son adversaire. Et adopter une véritable posture de combat, c'était, sans nul doute, considérer son adversaire comme un danger sérieux.

Le premier cimeterre faucha l'air avec un sifflement, mais ne rencontra rien de plus, puisque l'horreur nocturne se déporta sur le côté juste à temps. Le second, voulant faucher le corps au niveau du thorax, rencontra la protection métallique de l'un des avant-bras de l'encapuchonné. Le troisième fut stoppé au beau milieu de sa course, un gantelet métallique se refermant dessus. Quand au 4ème, il aurait presque pu décapiter le guerrier si ce dernier n'avait pas paré le coup avec ... Les pointes qui sortaient de ses haillons. Clairement surpris cette fois, le démon resta un instant figé à essayer de comprendre pourquoi il ne parvenait pas à trancher de sa lame cette excroissance qu'il avait pourtant à moitié entaillé, instant qui fut mit à profit par son opposant pour lui administrer un coup de genoux magistral dans le ventre, qui le fit reculer de nouveau. Remettant la pointe de ses armes devant lui pour prévenir toute avancée malvenue de son adversaire, la créature du vein, dont le visage évoquait celui d'un crapaud absurdement hargneux, jeta un œil furibond à son adversaire en crachant un peu de bile jaunâtre sur le sol.

Un superbe coup de chance! Si ma lame avait pu trancher cet os, ta tête aurait roulé au sol dans l'instant!
C'est amusant ... Vous donnez vous-même la raison de votre échec. Mais ... "Si" votre lame avait pu trancher cet os ... Un nouveau pique perça brusquement le tissus, naissant juste à côté de celui entaillé, parallèle à ce dernier. alors il ne se serait rien passé du tout.
Je vois ... Astucieuse garde que vous avez-là.
Et encore ... Ce n'est pas qu'un moyen de défense. Je trouve que vous avez décidément bien trop de bras ...

Levant les siens au niveau de son épaule, le démon saisit les deux pointes, et les tordit d'un coup sec, les arrachant proprement de son corps. Jouant avec comme une paire de couteaux, l'horreur nocturne eut un sourire parfaitement invisible, et en saisit une comme un poignard ... Avant de la planter profondément dans le visage d'un des deux nabots qui tentait de le prendre en traître. Visiblement, son frère tentait d'occuper Sophie. Tentait. Perdant l'avantage du nombre, il lui servit d'amuse-gueule juste après que la poupée n'ait fracturé son crâne d'un coup de ... était-ce un chandelier? Le démon au bras multiple fit de nouveaux moulinets, plus assurés, en observant son adversaire. Visiblement, cette fille monstrueuse n'allait pas tarder à l'attaquer aussi ... Mais son premier adversaire restait là, tranquillement, se contentant d'arracher un nouveau pique en laissant l'ancien dans le front du démon mort. Il était bien calme, pour un individu en combat. Trop calme, même. Soudain, le masque de fer poli se tourna brusquement vers lui. Le démon n'eut pas le temps de crier que l'horreur nocturne était sur lui, et lui plantait un pique dans le bras. Le second rejoignait un second bras, tandis que l'horreur en arrachait un nouveau de sa main libre. Et encore. Et encore. En une seconde à peine, le démon se retrouvait cloué au mur derrière lui par tous ses membres. Il n'avait pas eut le temps de se servir de ses armes. Même pas le temps de les lâcher, en fait. Face à lui, l'horreur nocturne se recula quelque peu, semblant observer un tableau. Des trous dans sa tenue jaillirent une foison de nouveaux pieux, prêts à servir visiblement. Le démon se demanda un instant s'il avait droit à une dernière parole. La réponse ne se fit pas attendre : elle vint sous la forme d'un coup de poing de métal, qui lui défonça le crâne et en répandit son contenu contre le mur. Secouant la main en se retournant, le démon nocturne eut le "plaisir" d'assister au petit spectacle de la maîtresse de maison en train d'arracher le cœur d'un adversaire à main nue, pour le jeter à terre et l'écraser. Charmant. Une minute ... Est-ce que ce démon avait une petite culotte sur la tête? L'horreur nocturne savait que le vein tendait à procurer de drôles de vices, mais tout de même ... Tendant sa main propre pour récupérer la missive que lui tendait la vampire, il la déplia, et la lut en quelques instants.

Ma foi ... Si des organisations que je ne connais pas veulent me donner des raisons de les détester d'elles-même ... Qui suis-je pour m'y opposer. Allons donc leur donner un véritable motif pour vouloir ma mort ...

Arrachant le haut d'une des créatures pour s'essuyer les doigts dessus avec un léger soupire, l'horreur nocturne se mit lentement en marche vers la sortie du manoir, prenant un soin tout particulier à faire en sorte que chaque pièce de métal de sa "main" brille de nouveau de mille feux. Ouvrant de cette dernière la porte d'entrée du manoir, le démon resta quelques instants sur le pas de la porte, immobile. Effectivement, au moins 12 personnes se trouvaient présentes ici, la plupart avec leurs armes sorties, et pour sûr presque toutes en armure. A l'exception peut-être d'un ou deux individus, plutôt à l'arrière du groupe. Le fait que l'un d'eux porte, et lise un énorme grimoire, indiquait qu'il s'agissait très probablement d'un mage débutant. L'autre semblait déjà plus sûr de lui, et en tout cas il était capable de se débrouiller sans révision de dernière minute. Finissant enfin par descendre les quelques marches de l'entré pour permettre à la vampire et sa petite sœur de passer la porte d'entré à leur tour, le fantôme croisa lentement ses bras sur son torse en observant un à un ses adversaires potentiels, sans rien dire.

Et bien ... Nos renseignements étaient justes du début à la fin : tu te trouvais bien dans cette région, et tu ressembles à un gueux! Ha ha ha ... Comme tu le vois, "mortelle âme", nous avons prit soin de venir en effectifs nombreux, rien que pour ta personne. Quand à toi ... Le supposé leader du groupe s'était tourné vers la vampire, et la jaugeait comme si elle n'était guère plus qu'un enfant dont on ne voudrait pas avoir à s'occuper, je suppose que tu n'es pas forcément au courant de ce que ton brillant ami a réalisé dans le compté la nuit dernière. Un de nos mages nous a montré la brutalité avec laquelle il a exécuté plusieurs gardes, accompagné d'une créature repoussante et grossière, parodie de ... Ho. Je vois.

Visiblement, il venait de réaliser que la "créature repoussante et grossière" n'était autre que Sophie, dont le maquillage était réellement efficace, même si le sang sur son visage avait tendance à le faire couler quelque peu. Le démon ne lâcha aucun soupire, même s'il fut très tenté de le faire, et décroisa finalement les bras pour passer une main par dessus son épaule, et saisir la garde de Blanche. La tirant lentement du fourreau, le démon se surprit à s'amuser des réactions que provoquait la lame en crissant contre ce dernier : pour la plupart, ils étaient surpris de la taille du tranchoir, et certains doutaient même visiblement de la possibilité d'utiliser une telle arme. Le spectre la fit miroiter à la lumière matinale quelques instants, avant de la dresser vers le leader. Rien qu'en tendant le bras et avec son arme, il couvrait bien un tiers de la distance qui les séparait, et un homme du groupe recula même quelque peu, effrayé.

Je tiens à vous préciser une chose. Je ne sais pas exactement ce que cette "Alliance" à laquelle vous répondez, même si j'ai déjà entendu plusieurs fois ce nom. Je sais juste que vous êtes venus ici pour m'abattre, et je tiens en premier lieu à vous informer d'une chose. Je vais vous tuer. Un à un. De ma lame. Je la nettoierais. J'aiderais Talia, ici présente, à se débarrasser des corps si elle en a besoin. Puis je reprendrais ma route. Et je vous oublierais ... Tous autant que vous êtes. Le sang d'autres personnes que vous viendra laver ma lame du vôtre, et bien des guerriers tomberont avec le même objectif que vous. Vous n'avez rien de spécial, à mes yeux. Vous n'êtes rien de spécial. Vous n'être même ... Tout simplement rien, pour moi. Si vous voulez fuir, je ne vous pourchasserais pas. Si vous voulez m'attaquer, je ne vous en voudrais pas. Mais vous mourrez.

Baissant lentement sa lame jusqu'à ce que le tranchant le touche le sol, l'horreur nocturne continua de renvoyer à la petit troupe leur propre reflet déformé. Visiblement, son petit discours en avait découragé plus d'un. Mais les plus gaillards n'étaient visiblement que plus impatients d'en découdre. Soudain, une boule de feu sembla se former dans le ciel, et chuta dans la direction du démon. Ce dernier l'observa, passif, sans bouger d'un centimètre. Alors qu'elle allait pour lui tomber dessus, il eut brusquement un geste de sa gigantesque épée, et faucha la sphère magique, la tranchant en deux. Les flammes semblèrent aspirées par le métal, et disparurent purement et simplement, alors que Blanche touchait de nouveau le sol. Le démon n'avait bougé, au final, que le torse et le bras.

Toi, derrière. Le jeune mage. Oui, toi. L'homme qui portait son grimoire le fit claquer en le refermant, livide. J'ai fini par me décider. Je te tuerais en dernier. Et je prendrais mon temps.

Le mage poussa un cri digne d'une fillette. Et ce bruit sembla sonner le départ pour le démon, qui s'élança vers la troupe sans se demander si Sophie allait l'accompagner dans sa danse macabre.
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Talia Fictilem

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MessageSujet: Re: Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]   Jeu 18 Déc 2014 - 23:38

Hrp: Le post entié se déroulera sous le point de vue de Sophie, la poupée de Talia.

Mon dieu! Mon dieu! J'étais tellement contente! Grande sœur m'avait laissé mangé tout ce que je voulais! J'avais tout eu pour moi seule! Oh, notre ami avait ridiculisé l'autre abruti qui nous avait attaqué! Et on avait même eu le droit à une mise en scène des plus jolies! Bien que je l'avoue, j'n'avais pas vu grand chose, j'étais trop occupée à manger mon repas!
Il y en avait d'autres visiblement, la fête allait pouvoir continuer un peu, et les amuses-gueules aussi! C'était une très belle journée!

Nous étions finalement allés dehors, pile là où se trouvait nos "invités"! Et, olalala, ils étaient si nombreux! Un vrai festin à venir!

- ... accompagné d'une créature repoussante et grossière, parodie de ... Ho. Je vois.

Quoi? Il venait de parler de moi là? Sérieusement? J'étais loin d'être repoussante! Une vraie jeune femme dans la fleur de l'âge et particulièrement séduisante! Qui plus est, je ne prenais jamais de poids, malgré tout mes repas! Ce n'était pas géant ça? Tiens, Morty venait de s'avancer et dégainer son arme, ça allait barder pour les vilains!

Hey! Nan! Ça allait me faire moins à manger ça, surtout vu la taille de son épée! Je m’apprêtais à dire un truc mais maîtresse me réprimanda en levant la main, j'allais le laisser faire? Oh.... Non... C'était nul ça...
Morty s'élança donc, et je le regardais, avec une folle envie de me joindre à lui je l'avoue, ils avaient tous l'air si appétissant, surtout celui dans le fond avec l'arc là, il était si beau... Un véritable bonbon. Il était, à croquer, littéralement. J'en tremblais presque, surtout que Morty ne semblait pas vouloir aller le toucher de suite. Je regardais maîtresse frénétiquement, comme si je demandais son autorisation, mais je n'avais en retour qu'un mur. Oh forcément, grande sœur était si chanceuse... Elle, elle était contente juste en voyant le spectacle, plus c'était violent, plus elle était contente! Et j'aimais quand elle était contente, mais là, j'avais aussi envie de l'être un peu... Et puis j'avais faim...

Un bruit siffla alors vers grande sœur, un bruit qui me tira de mes pensées, alors que je me jetais machinalement sur la source de ce dernier. Une flèche se planta alors en plein dans ma poitrine! C'était celui que j'aimais bien qui avait tiré! OHHHHH trop bien! Il m'avait touché en plein cœur! C'était un signe! Il m'aimait!
J'étais là, sur le sol, toute joyeuse, riant aux éclats alors que maîtresse me faisait un signe de tête, me faisant comprendre que j'avais son autorisation! Je me relevais donc de façon complètement désarticulé sous les yeux inquiets des soldats qui n'étaient pas concentrés sur Morty.

- Lorsque vous aurez fini ici, dis à Mortelame de me rejoindre dans la fabrique à poupées, en bas.
- Oh oui oh oui grande sœur! Je lui dirais! Il m'aime grande sœur tu as vu! Il m'a tiré dessus parce qu'il m'aime! Je vais le savourer celui-ci! Oh, j'ai des papillons dans le cœur c'est ça l'amour? OH grande sœur je suis amoureuse! Je le veux! JE LE VEUX!

Grande soeur ricana en rentrant dans le manoir, claquant la porte derrière elle alors que je remarquais qu'elle avait jeté ses vêtements sur le sol. Elle avait dut être vraiment contente pour faire cela! Je reportais donc ensuite mon attention sur ce type avec l'arc. Comment s'appelait-il? Oh mon dieu terrible femme que je faisais! Je ne connaissais même pas le nom de mon futur mari? Il fallait que je me démarque si je voulais que....

*SPLOSH*

Une autre flèche se ficha dans mon corps, celle-ci s'était installée dans mon ventre. Oooohhh il voulait un bébé! C'était sûr! Nos enfants allaient être magnifiques! Mais d'abord, il fallait mieux se connaître, c'était trop rapide, et... oh.... Il fallait que je le goûte avant! On n'épouse pas quelqu'un de mauvais goût!
Je commençais à marcher vers la position de mon amour, alors que quelques soldats se plaçaient entre lui et moi. Comment osaient-ils se mettre en mon cher et tendre, et moi?? INTOLÉRABLE!

Je commençais à courir vers eux, riant aux éclats en imaginant ma future rencontre avec cet amour. J’arrachais la tête du premier soldat devant moi, avant même qu'il ne lève le moindre pouce. Un autre en profita pour planter son épée dans mon bras gauche. Piètre tentative pour m'empêcher de voir celui que j'aimais, ils étaient tous jaloux! D'un coup de jambe, je lui brisais les siennes, le faisant hurler alors qu'il lâchait son arme, me laissant le soin de la retirer de mon bras et de lui enfoncer dans la bouche. Un véritable avaleur de sabre celui-là! Léchant le sang de ce dernier en frissonnant d'excitation, mon regard se reposa sur l'archer, qui encochait une nouvelle flèche à son arc. Mon maquillage était complètement parti, je le savais, mais ce n'était pas grave, maîtresse m'avait toujours dit que j'étais splendide même au naturel, encore plus belle même!Un autre type fonça vers moi. Qu'importe, il n'était pas de taille de toutes façons!

Ce dernier était cependant un peu plus imposant que les autres, et visiblement plus costaud. Une autre flèche traversa mon corps, pénétrant ma cuisse. Oh, je frissonnais encore plus alors que le bout de bois terminait de traverser ma jambe. Plus il m'attaquait, plus j'avais envie de le croquer! Un vrai bonbon je vous dit! Et olalala, que j'aime les bonbons!
Le gros balourd face à moi lança sa hache, et, je l'avoue, il avait été relativement rapide quand au maniement de cette dernière, elle devait peser une tonne! L'arme traversa ma chaire, déchirant les nombreux fils qui formaient mon bras gauche, l'arrachant et répandant mon liquide rouge sur le sol. Le bras convulsa par terre quelques instants avant de stopper tout mouvement alors que je regardais le gros soldat en riant encore plus fort. Je m'élançais sur lui avant qu'il ne puisse remonter son arme et frappait de toutes mes forces son épaule gauche, faisant littéralement éclater son épaulière, et tout ce qui se trouvait en dessous. L'homme grogna en titubant alors qu'il laissait sa hache rejoindre mon bras, par terre. Je laissais le gros râler alors que je reportais mon attention sur celui que j'aimais.

- Toi là bas, mon amour! Tu es à croquer tu le sais! J'ai hâte de te rejoindre! Olala, que je vais te savourer! Tu as l'air tellement bon!
- Eloigne toi monstre!
- Je ne m'appelle pas monstre! Je suis Sophie mon amour! J'arrive! Je vais te...
- Pars Torik! Elle veut s'en prendre à toi! Le démon a tué presque tout le monde! Va t-en!

Le gros avait eu le culot de me couper la parole! Soyons honnête, la meilleure des réponses que je pouvais adopter, était de lui arracher la langue pas vrai? Il m'a coupé la parole, hop, je lui coupe la langue! Malheureusement, ses mots avaient atteints mon beau Torik qui commençait à courir! Ces hommes, toujours vouloir que les femmes leur courent après, épuisant vraiment! Je m'élançais donc gaiement vers lui, mais, oubliant le gros porc, je reçus un vilain coup d'épée courte qui me coupa en deux. Alors que je me sentais m'effondrer, j'attrapais l'armure du gros avant de l'éclater au sol et d'arracher son échine avec ma main. Je commençais ensuite à ramper vers Torik qui continuer de fuir.

- Non... Reviens! Je... T'aime!

Il ne m'écoutait pas le bougre! Je rampais de nouveau, laissant mon sang se répandre un peu plus sur le sol tandis que je sentais l'un de mes boyaux s'enfuir.

- Je T'AIME!

Bondissant à l'aide de la force de mon bras, j'atterrissais pile sur Torik, sentant enfin sa délicate odeur! Comme je m'y attendais, il sentait vraiment bon! Après tout, les sucreries sentent toujours bon! Je m'accrochais à ses vêtements, le précipitant sur le sol, et rampant un peu plus sur lui, me retrouvant au dessus de lui, enfin, ma partie supérieure seulement. Je reçus uniquement un coup de dague dans la gorge en guise d'accueil, et moi qui m'attendais à un baiser...

- Mais tu ne meurs donc pas?????
- *Koff koff*... Je suis déçue mon amour... Je t'aime pourtant!
- Horreur démoniaque! Meurs! Meurs meurs meurs!

Il avait accompagné ses mots de multiples coups de dagues, chacun se fichant dans mon visage ou mon cou. Je sentais l'acier pénétrer ma chaire, mais n'en avait cure. Je stoppais un énième coup de lame avec ma main, brisant le métal et répandant pleins de petits éclats sur le sol, ce qui coupa Torik au bras. Il émit un petit gémissement qui me fit frémir, vraiment craquant le petit!

- Tu es à croquer... Allons, approche, n'aie pas peur mon amour! Je vais t'enfermer en moi pour toujours! Laisse toi faire! Réchauffe mon corps à jamais!

Il n'eut pas le temps de répondre, que j'enfonçais mes dents dans sa main, l'arrachant d'un coup sec alors que je la dévorais, le laissant hurler. Je ne pouvais m'arrêter, chaque fois qu'il criait, je mordais une nouvelle partie de son corps, et je prenais mon temps... Il criait de plus en plus, alors que j'évitais toute partie vitale afin de prolonger le plaisir. Me redressant alors qu'il se mettait à pleurer, sûrement à cause du fait qu'il réalisait enfin mon amour, je ricanais en caressant son visage couvert de sang, de son sang.

- Ne pleure pas mon amour, je t'aime tu m'entends. JE T'AIME.

Je me replongeais encore dans mon acte d'amour, c'était la première fois que je ressentais autant de frisson, c'était ça, que ressentait grande sœur à chaque fois? C'était vraiment génial! J'étais comblée! Au bout d'un moment, Torik cessa de crier, dans un énième gargouillis sanglant il cessa tout bruit, alors que je venais d'ouvrir son torse pour y attraper ce que je recherchais tant: son cœur. Il était à moi désormais, à moi à jamais! Je léchais avec appétit toutes les gouttes de sang qui s'échappaient de son organe, avant de commencer à mastiquer la surface caoutchouteuse de la pompe qui faisait circuler le flux sanguin dans le corps des hommes. Par la suite, je récupérais le reste des organes et en fit de même, savourant chaque parcelle de chaire, chaque boyaux et autres viscères que mon amour m'avait laissé. Lorsque, enfin, la cavité corporelle de ce dernier ne m'offrait plus rien d'appétissant, je me laissais tomber, collant mon visage au sien, qui était figé dans une expression crispé de douleur et d'effroi. Il était encore plus beau ainsi! Je léchais sa joue jusqu'à ses lèvres, les embrassant avant de commencer à elles aussi, les dévorer. Je finissais de dévorer son visage lorsque je me décidais à récupérer ce que j'avais trouver le plus beau chez lui, ses yeux. Deux petites perles vertes qui brillaient encore, malgré la lueur de vie qui s'était échappée de ces dernières. Je les gobais d'un coup, avant de me laisser choir sur les restes de Torik, ricanant doucement en passant ma main dans les cheveux noirs bouclés de cet homme qui m'avait tant nourri. Je sentais alors mes forces s'amenuiser, et le sommeil me gagnait, chose rare. Aussi, je me laisser aller aux songes, tandis que mes petites sœur, dont une grande partie avaient suivi grande sœur, vinrent récupérer mon bras gauche, et le bas de mon corps, comprenant tout ce qui se trouvait en dessous de mon bassin. Elles s'installèrent à mon niveau alors que je fredonnais un air doux, les yeux fermés, comme si je chantais une berceuse à Torik. Elles fredonnèrent en même temps que moi alors que quelques unes ricanaient, et arrachèrent de leur peau quelques fils et autres piques, avant de commencer à me recoudre. En l'espace de quelques secondes, mon corps était de nouveau en place. Je n'avais pas besoin de ça pour vivre de toute façon puisque grande soeur veillait sur moi mais tout de même, avoir des jambes ça aidait!

Je les laissais partir en courant, ricanant comme des pies à l'approche du dernier mage encore en vie avec lequel semblait jouer Morty. Ce dernier fixa ses anciens compagnons, et moi, avec une lueur d'effroi plus que vivace dans le regard. Je me relevais donc, complètement désarticulée et saccadée, penchant la tête sur le côté et mêlant mon regard au sien. Me léchant les lèvres afin de dissiper les dernières gouttes de sang qui se trouvaient dessus, mes yeux brillaient d'une lueur nouvelle.

- Tu ne devrais pas perdre du temps à me regarder petit, Morty va te trucider là!

Il n'eut le temps de rien dire, de ne rien faire, que le sus-nommé Mortelame commença à jouer avec, sous mes yeux. Je ricanais doucement en observant la scène, volant me déshabillant et attrapant les vêtements de Torik afin de les mettre. Maîtresse m'avait fait naître avec tous les attributs d'une femme, aussi ne voulais-je pas que notre ami ne me voit trop dans cet état charnel. OH oui! Le message! Me penchant légèrement en avant en ricanant, je me plaçais quelques instants devant le démon.

- Oh oui monsieur Morty! Grande sœur m'a dit de vous dire qu'une fois que vous aurez fini de jouer, elle vous attend dans la fabrique à poupées! Je vous guiderais si vous voulez!


Dernière édition par Talia Fictilem le Dim 18 Jan 2015 - 22:39, édité 1 fois
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Mortelame

Horreur nocturne

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Race : Démon
Classe : Lame noire
Métier : Anciennement forgerons et garde du corps.
Groupe : Ordre du crépuscule

Âge : Inconnu.

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Fiche de Personnage :


MessageSujet: Re: Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]   Lun 12 Jan 2015 - 23:40

Voir un seul être charger face à un groupe a quelque chose de déstabilisant. Surtout quand l'être en question ne montre aucune peur, aucune crainte ni hésitation, simplement une détermination. Un seul mot d'ordre transpire : réduire à néant. Et en cet instant, Mortelame était cet être, sans contestation possible. Le premier homme qu'il visait ne dut sa survie qu'à son camarade de derrière, plus prompte, qui le tira en arrière, lui évitant de perdre la tête. Le démon s'arrêta d'avancer, dirigeant son masque sur les individus du groupe de mercenaire, un à un. étrangement, ses mouvements, habituellement calmes et calculés, étaient devenus rapides, presque bestiaux. Il ne prenait plus le temps de réfléchir avant de parler. Il n'était plus l'incarnation même de l'iexpressivité, du contemplateur passif qui commente sans agir. Il n'avait plus rien de ce paisible nuage de loques de tissus qui volait tranquillement, formant à peu près la parodie d'un individu. Ses gestes étaient devenus à la fois rapides, et puissants. La manière dont il observait chaque individu, jamais plus d'une seconde, avant de passer à un autre, sa posture, sa garde ... Tout indiquait qu'il était prêt à en découdre. Et pourtant.
Il ne tenait son immense tranchoir qu'à une main. Cette dernière raffermit un peu sa prise sur le pommeau entouré de bandelettes de cuir, et serra pile au moment où le démon passa à l'action à nouveau.

En un bond, il était sur son prochain adversaire : un duelliste de talent visiblement, dont la rapière cependant n'était strictement d'aucune utilité pour parer blanche. Autant tenter de combattre un lanceur de javelots avec une fronde. Cependant, le jeune homme, probablement noble de naissance à sa tenue, ne devait sa survie qu'à son instinct, qui lui permettait de réagir assez vite pour esquiver des attaques brutales et sans merci, qui sans nul doute auraient raison de lui en un coup unique. Dans le même temps, le groupe s'organisa, se déployant autour du démon pour l'encercler et ne lui laisser aucune issue. A l'issue d'un coup particulièrement traitre, qui fit tomber le duelliste à terre, le démon leva son immense tranchoir à la verticale, avant de l'abattre. Le jeune homme poussa un hurlement en tentant de reculer, sans succès. La lame d'acier s'abattit dans son ventre, et le traversa pour aller s'enfoncer en dessous, dans le sol. Le souffle coupé, le pauvre humain senti une effroyable douleur, regardant avec des yeux ébahis la moitié intérieure de son corps, en partant à peu près du sternum, tranchée en deux, crachant le sang comme une fontaine. Il ne put en réalité même pas pousser de cri : son diaphragme ne lui permit plus de faire usage de ses poumons, et il s'écroula simplement complètement sur le dos, pâlissant à chaque seconde. La faucheuse viendrait le prendre dans quelques instants. Redressant la tête, le spectre vit autour de lui les différents combattants, qui gardaient leur distance. Les imbéciles. Ils voulaient l'abattre, mais avaient peur de se battre ... S'il fallait leur forcer la main.

Levant le bras, il planta son épée dans le sol, enfonçant peut-être une dizaine ou une vingtaine de centimètres d'acier dans la terre. Peu lui importait, le pommeau lui arrivait toujours à peu près jusqu'au coude, voir un peu plus haut ... D'un bond, la créature de haillons se retrouva dessus, tenant sur un pied, se baissant lentement pour maintenir son équilibre. Son masque n'exprimait rien. Il ne faisait que refléter les gens qui lui faisaient face, leur renvoyant l'image déformé de leur propre peur. Aucun d'entre eux ne le savait, mais s'il avait pu, le démon aurait probablement souri. Pas du genre de sourire qui rassure et réconforte, plutôt celui de l'être qui a trouvé une sourie avec laquelle faire ses griffes. L'horreur nocturne déplia lentement ses bras, donnant quelque peu l'impression d'un oiseau de sinistre augure dont les ailes se préparaient pour l'envol. Ses mains, lâches, se raidirent brusquement, et ses doigts se tendirent. Un son de crissement se mit à se faire entendre, qui fit tourner quelques tête, avant que tout le monde ne comprenne qu'il provenait du démon. En effet, d'entre les doigts de ce dernier se mirent, avec une lenteur très proprement exagérée, deux trios de griffes, qui prolongèrent les bras du spectre de quelques centimètres, renvoyant une lueur éclatante, laquelle n'était autre que celle du soleil pâlichon qui daignait ce montrer ce matin. La vue de ces nouvelles armes, si elle surprit la plupart des spectateurs, ne les intimida pas tant que cela pour autant. Qu'étaient deux-trois paires de couteaux, s'il lâchait cet énorme tranchoir avec lequel il venait de traverser un homme sans le moindre soucis? Cette réaction était plutôt logique. Les sourires qui naissaient sur les visages étaient logiques. Les mains moins tremblantes, et les prises plus assurées sur les armes aussi. Ils reprenaient confiance en eux. Parfait. Le démon allait enfin pouvoir se battre.

Deux attaques simultanées lui tombèrent dessus de chaque côté du corps, d'un côté par un lancier, de l'autre par une personne maniant un marteau de bataille. Tactique assez intelligente, même si elle n'était peut-être pas la plus appropriée ici. Le démon surprit, du coin de son champs de vision, Sophie qui semblait à son tour avoir des démêlés avec le groupe ... Il se demanda depuis combien de temps elle se battait. En tout cas, ces deux flèches qu'elle avait dans le corps ne semblaient pas du tout l'importuner. Le démon se concentra de nouveau sur ses opposants, alors que les armes allaient d'un côté l'embrocher, de l'autre l'écraser, selon toute vraisemblance. D'une main, il saisit la hampe de la lance, juste en dessous de la lame, pour la bloquer purement et simplement. Son autre bras se replia, puis se déplia en un clignement d'œil, les 3 griffes de pénétrant profondément dans le bois juste en dessous de la masse de fer. La force qu'avait placé le démon dans son coup stoppa net l'avancée de l'arme contondante, et de fait, plus de la moitié du manche était découpé par les 3 lames ... S'il n'y en avait eut qu'une, nulle doute que le marteau se serait brisé net. Les deux hommes qui maniaient les armes tentèrent de les retirer, sans effet : le démon, même s'il bougea légèrement sur son appuie, ne lâcha rien, gardant les deux armes bloquées. Un instant de silence prit lieux, pendant lequel la majeur partie des membres du groupe de mercenaires se demandaient s'ils devaient intervenir. Un éclair parti du fond du groupe, mais au lieu de percuter l'horreur nocturne comme prévu, il changea de trajectoire au dernier moment, et parti vers la lame de blanche, qui l'absorba sans laisser la moindre trace.

Tu commences réellement à devenir pénible, toi ... Attends que j'en ai fini avec tes camarades.

Le démon fit très simplement pivoter son avant bras, brisant le bois de manière nette, et faisant par la même chuter la tête du marteau à terre, cette dernière s'enfonçant dans la terre molle avec un bruit mat. Le démon, presque tout de suite après, tira brusquement sur la lance, que son possesseur garda fermement en main, peu décidé à la lâcher. Las, le démon décida alors au contraire de la repousser, percutant par le biais du bout de l'arme le torse de l'homme, dont la cage thoracique uniquement protégée de cuir bouilli émit un craquement. Probablement le sternum. Tirant à nouveau sur la lance, l'arrachant cette fois avec succès, le démon bondit de blanche sur l'ancien possesseur de marteau, qui leva son bout de bois pour se défendre ... Sans effet : l'arme d'hast se planta dans son front, traversant sa boite crânienne pour entrer dans le sol. Le démon se releva aussitôt, et se précipita vers l'un des adversaires à sa droite. 4 détails qu'il remarqua immédiatement : il avait une dentition atroce, portait 2 sabres sur le côté droit et un sur le gauche, n'avait qu'une protection menue sur les flancs de l'estomac et avait véritablement l'air de la personne qui se rend compte que sa belle mère vient dans deux minutes alors que rien n'est prêt. Les trois griffes rétractiles s'enfoncèrent dans sa chaire sur son flanc gauche, au niveau de ses abdominaux, et l'individu resta paralysé un instant par la douleur, stupéfait. Le démon en profita pour "sortir" ses griffes en en profitant pour littéralement lui ouvrir un flanc, subtilisa un de ses sabres, et le lança dans la face du lancier, qui se trouvait toujours debout à cet instant. 4 hors de combats. Sophie avait déjà mis à mort deux personnes, et en poursuivait une 3 ème, ce à quoi s'opposait visiblement une 4ème, parmi les plus imposantes du groupe. Et les deux mages dans le fond, qui semblaient préparer une invocation quelconque. Ce qui laissait, autour du démon, environs 2 opposants ... Des manieurs de hache jumeau? Visiblement : leurs attaques étaient parfaitement coordonnées lorsqu'ils les lancèrent, et si le démon n'avait pas eut une perception de l'espace et des choses qui l'entouraient si accrue, il aurait probablement été tranché en deux au début même de l'affrontement. Cependant, il ne lui fallut que quelques mouvements pour finalement bondir en arrière, pivoter sur lui-même en l'air, retomber parfaitement sur son épée, et rebondir de ce "perchoir" vers les jumeaux, les griffes en avant. Il percuta les deux crânes ( et les transperça ) en même temps, et accompagna les deux corps dans leur chute, enchaînant sur une roulade avant avant de se relever, et de regarder les deux mages, qui finissaient visiblement leur litanie.

En un bond, le démon était de nouveau à côté de son épée, qu'il tira brusquement du sol en regardant les deux mages sourire. Le monde entier sembla se déformer en un point précis, comme si une structure de l'espace voulait tout d'un coup s'amuser à changer de forme, les droites devenant courbes, les courbes anguleuses, et l'air solide. Un passage vers le vein, très probablement. Duquel sorti une entité ... étrange, mais visiblement redoutable. Probablement un démon assouvi par la puissance d'une arcane inconnue du démon. Voir même, une créature de magie pure ... Dans les deux cas, c'était futile. Alors que le mage le plus âgé hurlait un ordre à la créature, le démon s'élança, sautant dans le ciel. Il atterrit précisément sur le "crâne" de la créature ( si c'en était bien un ), qu'il transperça à moitié, traversant visiblement le palais uniquement. Cette dernière ouvrit la gueule en grand, hurlant de douleur alors que la lame de l'épée géante chauffait, aspirant sans discontinuer l'énergie magie. Au bout de quelques secondes durant lesquelles les mages ne purent proprement rien faire, la bestiole d'énergie pure avait disparu, le démon se tenait toujours face à eux, et son épée était rouge, visiblement proche de son point de fusion. Le démon la regarda un instant, avant de se retourner, comme s'il se détournait de ses adversaires. S'approchant du cadavres d'un des deux guerriers qu'il avait tué plus tôt à terre, il prit son imposante hache de bataille, et la souleva d'un bras, la soupesant. Un nouvel arc électrique tenta de l'atteindre, nouvelle tentative sans succès. Le démon se retourna, observa le duo pétrifié un instant, avant d'avoir un mouvement du bras. La hache dans sa main sembla disparaître, pour ré-apparaître dans le crâne du mage le plus âgé.

Tu te souviens lorsque j'ai dis que je te tuerais le dernier?

Le mage hocha la tête en guise de réponse, ouvrant son grimoire et faisant défiler les pages rapidement.

Je n'avais pas menti.

Le mage poussa un glapissement terrifié, se mettant à conjurer éclairs sur éclairs. Cette fois, plutôt que de parer de sa lame, qui chauffait bien plus qu'elle ne l'aurait dû depuis qu'elle avait absorbé cette quantité fantastique de magie brute, le démon se contenta d'esquives répétées, laissant à chaque fois les éclairs le frôler d'un cheveux à peine avant de continuer sur leur lancé, frappant quelque chose au hasard dans le décors. Visiblement, il ne savait que ce sortilège par cœur, et peut-être celui de la boule de feu, qu'il n'invoqua cependant pas. Le démon s'amusa de le voir réaliser petit à petit la mort de tous ses compagnons, et se tourner vers sophie en se demandant visiblement ce que cette demoiselle nue et bardée de coutures faisait là. Le démon profita d'ailleurs de cet instant de distraction pour ... Disparaître, purement et simplement. Le mage, tournant les yeux vers lui à nouveau, se mit à paniquer franchement en comprenant qu'il avait perdu son adversaire de vue. Le démon s'approcha en silence, alors que le jeune homme - il ne devait, à bien y regarder, pas avoir plus de 20 ans - balbutiait des menaces, les yeux plongés dans son livre à la recherche d'une formule de détection qu'il ne pourrait de toute manière probablement pas prononcer correctement si on lui en laissait l'occasion. Cependant, la sensation d'une brûlure intense sur l'abdomen, ainsi que le fait de voir ses vêtements entrer en combustion le coupa dans sa recherche, et il hurla de douleur sans comprendre. L'apparition du démon, qui se rendit de nouveau visible de même que sa gigantesque épée en face de lui, expliqua la raison de sa douleur ... Un quart de seconde à peine avant que l'épée en question ne ressorte dans son dos, et qu'il ne fasse un arrêt cardiaque, lâchant son dernier soupire alors que l'horreur nocturne l'envoyait valdinguer à plusieurs mètres de là d'un geste de sa lame. Soupirant en regardant le sang grésiller sur le métal et dégager de la fumée, l'ancien forgeron se tourna vers sophie ... Partie. De même que Talia. La rejoindre à la fabrique à poupées, n'est-ce pas? Fort bien ... Traînant sa lame derrière lui sur le sol en laissant une marque brûlée, le démon rentra de nouveau dans le manoir, sans considération aucune pour le carnage qu'il laissait derrière lui. Il l'avait déjà dit.

Il n'en avait rien à faire.
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Talia Fictilem

La poupétière

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Race : Vampire
Classe : Nécromancienne
Métier : Médecin
Croyances : Athée
Groupe : Solitaires

Âge : 22 ans

Messages : 24

Fiche de Personnage : La fabrique à poupées!


MessageSujet: Re: Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]   Dim 18 Jan 2015 - 22:40

Hrp: Mon post est clairement NSFW ou tout simplement interdit au moins de 16 ans. Et pour sa violence, et pour le reste. Aussi, vous êtes avertis.

Du sang, des cris, beaucoup de sang, encore plus de cris. Talia s'en mordait les lèvres alors qu'elle défaisait petit à petit sa robe, la laissant choir sur le sol comme une feuille lors de l'automne. Passant sa main sur ses courbes, la jeune vampire laissa ses envies la posséder peu à peu alors qu'en face d'elle s'engageait un violent massacre. Lorsque sa main arriva à son entre-jambe, elle laissa ses doigts danser doucement sous sa culotte, se courbant sous les vagues d'émotions qui s'emparaient d'elle. Lorsqu'une flèche se planta dans la poitrine de Sophie, Talia lâcha un petit cri s'échapper de sa gorge. Ce n'était cependant pas un cri de peur, car ce dernier fut suivi de plusieurs petits halètements. Laissant finalement tomber ce qui lui restait de vêtements, la poupétière donna simplement à sa poupée ses dernières instructions avant de quitter l’extérieur du manoir pour rentrer, tremblante.

Une fois à l'intérieur, la nécromancienne s'appuya sur les murs du couloir menant à sa chambre, où se trouvaient encore les restes du précédent combat. Le cœur de Talia battait à vive allure dans sa poitrine. Une forte chaleur s'était emparée de son corps, alors qu'elle peinait à marcher, l'envie de céder au plaisir se faisant de plus en plus forte. Tout autour d'elle, avançaient les différentes créations de Talia qui se faisaient un plaisir de rire et commenter les mouvements de leur "grande sœur". La poupétière ressentait chaque mouvement de Sophie, et chaque fois que cette dernière blessait un pauvre type, la vampire se courbait dans une nouvelle vague de plaisir. Finalement, elle parvint jusqu'à sa chambre où elle s'empara d'une clé qu'elle inséra au plus vite dans l'une des portes à l'arrière de son lieu de repos. Descendant les nombreuses marches qui se trouvaient derrière la porte, elle accéda finalement à son laboratoire, où une multitude de bras pendant au plafonds l'attendait. Léchant ses lèvres, Talia alla machinalement jusqu'à une sorte de grand bassin rempli de sang où attendaient cinq poupées, toutes plus belles les unes que les autres. Ces dernières ricanèrent à l'approche de leur maîtresse, certaines plongeant dans le grand bassin sanglant. L'une d'entre elles s'avança vers Talia, attrapant la main de la vampire pour déposer son couteau sur une table avant de lui sourire, l'attirant doucement vers le bassin. Le liquide écarlate vibra doucement lorsque la poupétière le traversa, celle-ci soufflant doucement en se laissant immerger. Sortant la tête du sang, la vampire se lécha doucement les lèvres, savourant le liquide carmin qui s'écoulait dans sa bouche alors que les poupées qui commençaient à s'approcher d'elle. La respiration de la nécromancienne s'accéléra alors qu'une des poupées se collait contre elle, passant ses mains le long du corps de sa maîtresse. Une deuxième attrapa la tête de Talia et commença à mordre son cou doucement, forçant la vampire à se courber par réflexe. Chacune des poupées s'approcha de la poupétière afin de commencer un balai avec cette dernière. Chacune des actions des poupées étaient en écho avec ce que ressentait Talia par rapport à Sophie. Chaque fois que la cannibale arrachait un membre ou recevait un coup, les poupées dans le bassin laissaient leurs mains danser sur les courbes de Talia. Chaque vague de plaisir ressentit par la nécromancienne n'était qu'un écho d'une douleur lointaine. La nécromancienne était maintenue fermement par ses "sœurs" contre le bord du bassin, ces dernières jouant avec elle en l'attisant comme un feu lors de l'hiver. Sophie approchait de sa cible, Talia le ressentait de plus en plus, littéralement. Une des poupées se montra plus audacieuse que les autres et laissa ses mouvements s'achever dans le bas-ventre de la poupétière qui lâcha un râle suivi de quelques respirations plus rapides. Sophie venait d'arracher un organe à sa cible, Talia poussa un cri. Sophie venait de prendre la vie de celui qu'elle "aimait" et commençait à le dévorer, sa maîtresse s'abandonna à la vague de plaisir qui l'engouffrait, déclenchée par les mouvements de plus en plus agressifs de ses poupées. La vampire crut devenir folle lorsqu'une ultime vague d'émotions apparut en elle, telle une tempête de feu dans son ventre qui fit résonner tout son être. Finalement, elle se laissa de nouveau glisser dans le liquide carmin qui l'entourait depuis tout à l'heure, ses poupées blotties contre elle. Laissant son esprit vagabonder, elle soupira doucement en laissant les ténèbres du plaisir l'emporter. Peu de temps après, elle remonta à la surface et se dirigea de nouveau jusqu'au rebord, un large sourire tiraillant ses lèvres pulpeuses. S'agrippant contre se dernier, elle se hissa pour sortir son corps du liquide écarlate afin de n'y laisser baigner que ses jambes. Assise ainsi, elle fut rejointe par deux de ses poupées qui se collèrent à elle, la caressant doucement alors qu'elle laissa un peu de sang couler entre ses lèvres. Ricanant doucement, la poupétière savait que Mortelame s'était adonné à un véritable massacre grâce au lien qui l'unissait à Sophie, et cela l'enchantait au plus haut point.

Quelques temps plus tard, Talia décida de se relever et de quitter le bassin définitivement, laissant ses poupées ricaner de nouveau alors qu'elle replongeait de nouveau dans le liquide écarlate, comme s'il s'agissait d'une baignoire habituelle. La poupétière se dirigea doucement jusqu'à une armoire, s'étant au préalable rincer le corps avec un peu d'eau pour chasser tout le sang qu'il y avait sur le corps plantureux de la vampire. Ouvrant finalement cette dernière, la vampire enfila des sous-vêtements et passa délicatement deux longs bas le long de ses jambes avant d'ensuite mettre une longue robe blanche à dentelle, qui révélait son dos nu. Le collier des Fictilem pendait le long de son cou, s'échouant à la naissance du creux de sa poitrine alors que la nécromancienne passait un chignon le long de ses cheveux, les laissant tomber en queue de cheval basse tandis qu'une mèche barrait son visage. S'observant dans un miroir et satisfaite du résultat, elle se dirigea ensuite jusqu'à une des nombreuses salles du laboratoire où se trouvait une table d'opération où jonchait le corps inanimé de sa future création. Passant délicatement sa main le long du visage de cette dernière, la poupétière s'empara du bocal détenant les yeux du petit frère de la créature tué il y a quelques jours. Prenant avec soin les deux globes oculaires, elle les incrusta avec minutie dans les orifices correspondant, faisant attention à ne pas tâcher sa robe. Elle laissa ensuite sa magie faire son travail après avoir recousu avec soin deux jambes sur le cadavre qui lui faisait face. La carcasse s'anima doucement, tandis que les coutures s'estompaient peu à peu, avant de finalement se fondre dans la peau qui les recouvrait. La créature toussota doucement alors qu'elle ouvrait les yeux et posait son regard sur sa maîtresse.

- Gr... Grande soeur!

La poupée semblait timide, comme gênée par le fait que sa maîtresse ne l'ai vue ainsi nue et à son réveil. Ricanant doucement, Talia posa un doux baiser sur le front de sa création avant de lui montrer une robe qui attendait au fond de la salle.

- Allons Isabelle, va donc t'habiller. Tu es magnifique, vraiment, je suis ravie de t'accueillir chez les Fictilem.
- Je t'aime grande sœur!

La poupée enlaça tendrement sa créatrice qui ricana de plus belle, avant de descendre de la table et de s'effondrer sur le sol, les ligaments de ses jambes n'étant pas encore complètement reliés entre eux. Elle se releva ensuite d'une manière complètement désarticulée avant de marcher vers sa robe, comme une enfant ayant tout juste appris à marcher. Une fois le vêtement enfilé, elle se retourna vers Talia qui écoutait une des poupées-espionnes lui rapporter l'arriver d'un nouveau régiment de mercenaires. Quelques bruit de pas se firent alors entendre, accompagnés par le chant joyeux de Sophie qui revenait vers sa maîtresse visiblement charmée. Peu de temps après, la silhouette typique de cette dernière se dessina, révélant par la même Mortelame qui la suivait et le bout de bras que la poupée grignotait. Faisant une petite révérence exagérée à son invité, Talia le fixa avec un sourire mesquin, tandis qu'Isabelle fixait le démon d'un regard timide et un peu méfiant.


Isabelle observa quelques temps le démon avant de commencer à reculer doucement pour aller jusqu'à Talia et se cacher derrière elle, attrapant sa robe comme un enfant timide se cachant derrière sa mère. Cependant, la curiosité semblait dominer la poupée qui passait fréquemment sa tête sur le côté pour apercevoir l'invité de la vampire. Cette dernière s'étira doucement avant d'attraper un gobelet qu'elle s'empressa de remplir de sang avant de le boire doucement tandis que Sophie lui racontait le combat qu'elle avait mené aux côtés de Mortelame. Terminant son verre et léchant ses lèvres écarlates, la poupétière ricana doucement.

- Et bien, vous vous êtes bien défoulés visiblement. Voici mon laboratoire Mortelame, comme vous l'aviez sans doute deviné, je ne suis pas qu'une simple femme médecin, à vrai dire, c'est dans cette pièce que s'exerce mon réel talent. D'ailleurs, vous êtes arrivé pile après la naissance de notre nouvelle amie ici présente, j'ai nommé Isabelle. Elle doit sûrement vous rappeler quelqu'un, vous vous souvenez de ces deux enfants que vous aviez croisé il y a quelques jours avant d'arriver chez moi? Je leur avais bien dit de ne pas trop traîner par ici sans leurs parents! Quoiqu'il en soit, je pense que nous ne pouvons pas encore nous reposer! Mes poupées me rapportent que d'autres mercenaires sont en route, j'ai bien peur qu'il s'agisse d'un véritable assaut, soit contre vous, soit à cause de la secte dont vous faites parti, s'il s'agit d'une secte d'ailleurs, j'avais plus entendu dire qu'il s'agissait d'une véritable armée. De toutes façons, je pense que nous pourrons les repousser sans grand efforts, mais il nous faudra tout de même faire attention. J'ai déjà déplacé votre cher ami ici bas, dans une pièce sécurisée qui est plus que bien gardée. Ainsi, il pourra se reposer sans problème, et sans risque de se faire égorger dans son sommeil.

Elle se tourna ensuite doucement avant d'aller récupérer son fameux couteau et de passer un petit chiffon dessus, alors que Sophie jouait et ricanait avec Isabelle. S'approchant ensuite de Mortelame, elle lui fit signe de le suivre, quittant le laboratoire pour retourner dans sa chambre.

Une fois dans la pièce, elle se laissa doucement choir contre le matelas de son grand lit, laissant son arme à côté d'elle tandis qu'elle levait doucement les mains vers le plafond, comme si elle cherchait à l'atteindre.

- Voyez-vous Mortelame, je n'accorde que très peu ma confiance, et je ne dispose pas vraiment d'amis. Mais vous, je vous apprécie profondément, même si je ne vous connais que depuis quelques jours. Je ne pense pas que vous êtes quelqu'un de bien, et je m'en contrefiche, je ne le suis pas non plus. Cependant, je ne sais pas, je vous aime bien quand même. Il y a quelques jours, j'avoue que j'aurais sans hésitation planter ma lame dans votre dos juste par curiosité, mais là non, j'ai surtout envie de me battre à vos côtés. Peu m'importe la raison de l'arrivée de ces pitoyables mercenaires, s'ils viennent pour se battre contre vous, alors ils se battront contre moi également. Sachez qu'il en sera de même pour tous les membres de votre groupe, l'Ordre du Crépuscule. Si vous, vous les acceptez, alors moi, qui m'estime comme votre amie, les accepterais de la même manière. Quand vous reprendre votre route, lorsque vous rentrerez dans votre repaire, vous pourrez leur dire, à tous ces malades qui sont vos camarades, qu'ici, chez les Fictilem, ils seront toujours les bienvenues. Oh et accessoirement, que s'ils peuvent me fournir deux trois personnes de choix, je ne dirais pas non hahaha.

Elle se redressa doucement, plongeant son regard dans le masque inexpressif de son ami avant de sourire doucement, révélant ses canines.

- Bien, déjà, avez-vous des questions à mon sujet? Je me souviens que vous aviez regardé Sophie d'une manière étrange après avoir vu le portrait de mes parents, et que, par la même vous savez maintenant qu'elle n'est pas humaine, qu'aucune de mes poupées ne le sont vraiment. Enfin, pas entièrement, car tout ce qui les compose, tout ce qui se trouve en elles, est humain. Je ne suis que celle responsable du mouvement de ces dernières, mais je ne suis pas plus leur grande sœur que vous n'êtes mon amant, même si vous êtes le premier être masculin à entrer dans ma chambre. Quoi que... Vous êtes masculin au moins? Je ne remet pas en cause votre virilité mais vous ne me semblez être qu'un amas de.... Tissus. Vous ne venez pas de ce monde, n'est-ce pas? Je me souviens avoir lu quelques livres de mon père à ce sujet... Le vain, ou le veir? Je ne sais plus. Quoiqu'il en soit, si vous avez la moindre question avant que nous n'affrontions ces stupides mercenaires qui ramassent en ce moment les cadavres en dehors de ma propriété, je serais ravie de vous répondre.
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Mortelame

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MessageSujet: Re: Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]   Jeu 29 Jan 2015 - 19:14

Le démon était resté silencieux. Que ce soit en suivant Sophie, dans le manoir, ou en descendant au laboratoire de la maîtresse de maison. Non pas qu'il ait été choqué par le massacre qu'il venait de perpétrer. Ni que la vue du sang en quantitée massive sur sa lame le dérangeait. Certes, il n'avait que très rarement passé par le fil de l'épée un nombre si conséquent de personnes en si peu de temps. Pour un peu, il se serait cru sur un champs de bataille. Mais un champs de bataille n'en est réellement un que si les deux partis en présence sont assez nombreux, non? Or, dans ce cas ... 2 contre 12. Aucune perte dans l'un des camps. Non, mieux valait parler de boucherie. Mais commettre cette boucherie ne heurtait en rien ses sentiments. S'il ne parlait, comme à sa grande habitude, pas du tout, c'était tout simplement parce qu'il n'avait rien à dire. Il n'y avait vraiment rien à dire, de manière générale. Il avait prévenu ces hommes. Il leur avait dit le sort funeste à l'encontre duquel, en dépit de leur nombre, de leur préparation et de leur envie d'en découdre, ils se présentaient. Il les avait avertis du fait qu'il allait les tuer un par un, et s'était montré clair sur le fait qu'il les oublierait dès qu'il en aurait terminé. Et s'il ne parlait pas beaucoup, Mortelame était pour autant un démon qui pensait chaque mot qu'il prononcait. Il se contenta de patienter à côté de Sophie lorsque cette dernière raconta à sa grande soeur et maîtresse comment elle avait trouvé l'amour de sa vie, et comment ce dernier avait très justement donné sa vie pour combler la "jeune fille", tant au niveau du coeur que de l'estomac. Détail amusant : elle semblait toujours conserver une ligne parfaite pour une demoiselle de son âge, en dépit de la quantité de viande proprement ahurissante qu'elle avait ingurgité. Enfin, une demoiselle de son âge ... Son âge "réel" était probablement équivalent au temps qui s'était écoulé depuis sa création. Et comment savoir à quand elle remontait ... Le démon releva également la présence d'une nouvelle créature qui semblait se cacher derrière la vampire. Une petite fille, si l'on s'y laissait prendre. Mais aux yeux inexistant de l'horreur nocturne, cette enfant était de toute évidence de la même nature que Sophie. Probablement une nouvelle "poupée". Amusant : même si elle n'était pas humaine, et aurait, si on se fiait au combat précédent de sophie, pas périr si aisément que cela, la nouvelle venue faisait preuve d'une certaine timidité, voir de crainte, en voyant le démon. Ce dernier fut tenté de lui faire un signe, avant de renoncer. Ca n'avait pas d'importance.

Il se décalla sur le côté pour laisser passer la jeune vampire lorsqu'elle voulu sortir du laboratoire, et la suivit en l'écoutant parler. Croisant lentement les bras dans le dos, il s'introduisit dans la pièce, referma avec douceur le battant, et se contenta de rester à côté de la porte, son masque poli tourné vers la poupetière pour lui donner l'impression qu'il écoutait ce qu'il avait à dire. Non pas qu'il n'écoutait pas, mais la dernière fois qu'il avait essayé d'écouter quelqu'un parler sans le regarder, la personne avait cru utile de faire plusieurs rappels à l'ordre ... Injustifiés. Elle voulait devenir son amie, à lui et à tous les membres de son ordre par extension? C'était un choix lourd de conséquence ... Mais quelque part, peut-être était-ce le bon. Le démon avait vu le QG de l'ordre. Il avait constaté par lui-même de la puissance d'au moins un de ses dirigeants. Et ne doutait pas que, des deux, c'était probablement le moins puissant en termes de puissance pure. Le jour où le crépuscule éternel s'étendrait sur la planète, il était probable qu'être un adversaire de l'ordre serait, au mieux, une peine de mort à exécution non définie. Mais la jeune femme ne semblait même pas faire ce choix par intérêt stratégique. Pas de cet ordre. Intriguant. Et, à n'en pas douter, très intéressant.

J'apprécie l'honnêteté dont vous faites preuve à mon égard, Talia, aussi permettez-moi de vous la rendre.

En premier lieu, j'ai été, à une époque, humain, effectivement. Quand à mon genre, j'appartenais à la gente masculine. Généralement, les gens considèrent que ma voie et ma stature seule suffisent à déterminer cette information ... Ou il n'osent pas demander. Je ne suis pas au fait des motifs qui poussent ces mercenaires à chercher ma tête à tout prix, mais je suis gré d'apprendre que vous m'aiderez à les confronter ... Même si vous n'y êtes obligée par rien. Pour avoir vu Sophie se battre, je sais qu'elle ne craint pas de prendre coups et blessures même mortelles, mais je gage que ce n'est pas votre cas pour autant.


Les bras croisés dans le dos, le démon s'avança d'un pas lent vers la fenêtre, et posa ses mains dessus. Le fer émit un cliquement léger en rencontrant la surface de bois, les deux gants de métal se mouvant avec un naturel et une fluidité proche de celles qu'auraient eut des mains de chaire. Derrière le carreau, le démon voyait le groupe, armé, qui remontait lentement le chemin de la propriété pour s'avancer vers le manoir. Certains des membres étaient jeunes. D'autre, pas vraiment. Il ne pouvait définitivement s'agir que de mercenaires, vu l'aspect hétéroclite des diverses armes, armures et protections des différents individus. L'horreur nocturne observa peut-être une minute de silence, à évaluer un par un ses futurs adversaires, avant de prendre la parole sans bouger.

"Avez-vous déjà entendu parler de l'ordre du crépuscule" ... Je me souviens de cette phrase comme si elle m'avait été dite hier. La personne qui me l'a adressé se fait appeller "le squelette". Il est suffisant, voir bouffi d'orgueil, sarcastique, macabre. Je l'ai rencontré devant une église en feu. A l'intérieur de l'église? Les restes de la population d'un village qu'il venait, "seul", avec son armée de zombies probablement, de massacrer. Je vous laisse deviner qui avait mit le feu à la charpente pour mieux écouter les hurlements de terreur. Il m'a demandé si j'avais entendu parler de l'ordre du crépuscule, et m'a proposé de le rejoindre. Pourquoi? Parce que je n'ai rien dit ni fait, pour le carnage. Parce que je n'ai porté aucun jugement sur ce spectacle de mort qui m'avait été offert, à part celui d'une prouesse technique. Parce que j'ai dis être un individu sans but. Et cela a suffit.

Le démon se redressa finalement, croisant de nouveau les mains dans le dos, avant de se tourner vers la jeune vampire pour l'observer. L'invincible manque d'expression du démon était toujours présent. Ce dernier, pour palier à cela, haussa les épaules, alors même que le geste en lui-même n'avait aucune signification particulière.

Vous m'avez dis que vous ne pensez pas que je sois une personne de bien. A cela je répondrais : je ne suis individu ni de bien, ni de mal. Je vais où bon me semble, j'observe ce qui m'entoure, et je fais ce qui me plaît, ou ce que l'on me dit de faire. Cependant, à n'en pas douter, l'ordre du crépuscule, auquel j'appartiens, est des plus ... Maléfiques. Quand à vous, vous kidnappez des enfants, les tuez, et ré-assemblez les morceaux de leurs corps pour fabriquer des "petites soeurs" ... Je suppose que vous dire que vous êtes une bonne personne serait, de ma part, au mieux une flatterie aussi grotesque qu'éronnée. Mais je ne me préoccupe pas de la manière dont vous vous comportez. Pour être honnête, tant que vous ne causez de heurt ni à moi, ni à mes alliés, alors vous pouvez me compter parmis les votres.

Et pour répondre à la question que vous n'avez pas réellement posé, oui, et non. J'étais humain, à une époque, vivant sur Feleth ... Même si c'était loin d'être le monde sombre et torturé que je vois aujourd'hui. Une ... Série d'évènements a conduit à ce que je doive, effectivement, me rendre dans le vein. Ce monde m'a ... transformé. Petit à petit. Je pense n'être plus rien de celui que j'étais à l'époque, et je n'en ai pas même conservé le nom. Je prendrais volontier le temps, si vous le voulez bien, d'une discussion avec vous pour que nous puissions apprendre à mieux nous connaître, mais malheureusement ... Je crains n'avoir déjà trop parlé.


Trois coups sourds, visiblement portés sur la porte du rez-de-chaussez, retentirent dans la maison, et quelque chose que le démon assuma être les pas de sophie y firent écho quelques instants plus tard à peine. Laissant ses griffes lentement glisser entre ses doigts de métal alors qu'il décroisant les bras et faisait quelques mouvements des épaules comme pour les échauffer, le démon rouvrit la porte de la chambre, avant de se tourner vers la vampire.


Je suppose que vous venez? Il serait inconvenant, en tant qu'hôte, de laisser vos invités patienter trop longtemps. Et je doute que vous n'ayez sorti ce couteau que pour le plaisir d'en voir la lame briller, même si elle renvoie un éclat proprement sublime.
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MessageSujet: Re: Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]   Jeu 19 Fév 2015 - 14:26

- Je suis d'accord, il serait dommage de les faire attendre... Et puis ce couteau mérite que je l'utilise quand même un peu.

La vampire se leva et s'étira, baillant grandement avant de commencer à marcher vers la sortie, Mortelame devant elle. Elle fredonnait doucement, contente. La souffrance était source de son plaisir, et elle savait qu'il y allait avoir encore plus de souffrance dans les minutes qui allaient suivre. Le duo descendit le long des couloirs, naviguant dans les nombreux détours qu'offrait le manoir, tandis que Sophie restait invisible, passant par le laboratoire.

Finalement, au détour d'un énième couloir, ils tombèrent nez à nez avec les premiers ennemi. Ces pauvres types n'eurent pas le temps de dire quoi que ce soit que le plus proche d'entre eux reçut le couteau des Fictilem dans la gorge, lui arrachant un gargouillis sanglant tandis que la vampire retirait l'arme tout en ricanant.

- Oulà!

Esquivant un coup de lance, elle courut en ricanant derrière Mortelame, faisant coucou au mercenaire qui avait tenté de la planter.

- Désolé mon grand, mais monsieur ici à quelques mots... Oui non enfin, quelques gestes à vous dire... Euh non.... Montrer!

Elle se lécha ensuite les lèvres, tandis que la première victime de Mortelame se faisait entendre. Une fois ce premier échange de politesse réalisé, le duo continua sa route, descendant les grands escaliers afin d'accéder aux étages inférieurs. Là, un grand nombre de mercenaires les attendaient, tous le visage mélangeant une expression de peur, de haine, et de dégoût. En effet, ces derniers venaient de rencontrer plusieurs des poupées "basiques" de Talia et avaient dut abattre des enfants, des femmes, et d'autres choses contre lesquelles ils n'avaient pas été préparés. Ils furent encore moins préparé au fait que les poupées ne s'animent de nouveau, même tranchées en deux lorsque la poupétière ricana. Certaines d'entres elles attrapèrent les jambes des soldats, tandis que d'autres s'attaquaient directement à la gorge, ou au torse de leurs victimes.

- Bon et bien... Morty, je pense que nous allons pouvoir nous amuser...

La poupétière n'attendit aucune réponse du démon avant de descendre les marches en ricanant, s'approchant d'un type entravé et l'égorgeant sans la moindre attention. Le sang gicla sur sa robe et son visage, lui donnant un air particulièrement timbré. Un craquement sourd attira néanmoins son attention, un des soldats ayant réussi à terrasser, ou tout du moins réduire en bouillie, les poupées qui l'entravaient. Il chargea sur Talia, persuadé qu'il allait pouvoir mettre fin à sa vie, avant de se rendre compte, un peu tard, qu'il venait de perdre ses jambes, les mains de diverses créatures animées étant sorties du sol pour les lui arracher. Il s'effondra en hurlant sur le sol, tandis que la vampire retirait sa culotte pour la laisser tomber sur son visage, se léchant les lèvres. La seconde d'après, elle enfonçait sa lame dans la nuque du type, mettant fin à sa vie dans une pose particulièrement grotesque. Elle se mordilla les lèvres en observant son oeuvre, avant de se tourner vers deux types qui hésitaient à se jeter sur elle.

- Allons messieurs... Je suis toute mouillée.... Vous pouvez bien venir vers moi? J'ai été très vilaine... Punissez-moi... Sinon... Je peux m'occuper de vous deux vous savez....

Son large sourire s'étira un peu plus lorsqu'ils lui jetèrent un regard incompréhensif. Ce fut donc elle qui s'élança vers eux, son couteau ensanglanté dans la main. Le plus près d'elle leva son écu, bloquant la lame alors que la jeune femme poussait un gémissement. Le second, profitant de la faille se jeta sur la poupétière avec sa lame, fermant les yeux alors qu'il enfonçait son épée dans la chaire.... De Sophie. La poupée fixa le mercenaire d'un regard sombre, tandis que sa maîtresse se retrouvait par terre sur le sol, jambes écartées et souriante.

- Vous avez voulu faire du mal à Grande Soeur?

Un craquement résonna dans la pièce, la poupée broyant les os des bras de sa victime, tandis que Talia se relevait doucement et reprenait son couteau en main.

- Assure-toi de prendre les coups à ma place et de les entraver Sophie. Je veux participer moi même à la fête!

Un rire enjoué de la poupée donna la réponse à la poupétière, qui enfonça sa lame dans le bas-ventre du soldat avant de remonter doucement le long de ce dernier, léchant le cou du pauvre homme qui sentait sa vie, et surtout ses boyaux, s'enfuir de son corps. Le deuxième soldat quand à lui était déjà plus loin, une expression horrifiée sur le visage alors qu'il se plaquait contre un mur et marmonnait diverses prières. Talia le regarda avant de soupirer.

- Tu sais.... Se coller aux murs n'est pas une bonne idée ici. Si on dit que les murs ont des oreilles, chez moi... Ils ont des dents.

Un bruit sourd termina la phrase de la poupétière, des mains sortant de la façade pour attraper le mercenaire, avant de le tirer au travers de la brèche que les membres des poupées avaient faite, ne laissant qu'un hurlement de douleur et du sang s'écouler le long du mur. Talia passa sa main entre ses jambes, satisfaite, avant de lécher ses doigts puis la lame de son couteau pour se tourner vers les autres soldats qui arrivaient. Elle frémissait d'avance en imaginant la suite des événements.
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MessageSujet: Re: Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]   Mer 4 Nov 2015 - 22:23

Contrairement à ce qui s’était déroulé quelques instants auparavant, c’était ici un combat en intérieur que le démon et la vampire allaient ici disputer … Et même s’il n’était pas « moins à l’aise » dans ce genre d’altercations, l’épéiste maudit était légèrement moins enclin à avoir ce genre d’échanges : il ne pouvait pas dégainer blanche sans risquer d’arracher le papier peint, et le mur sur lequel il était posé. Non pas qu’il accordait vraiment de l’importance aux bâtiments de manière générale, mais le bois ou la pierre étaient tout, sauf des matériaux qu’un fil aimait rencontrer brutalement : il ne tenait pas à réduire à néant des siècles d’efforts consacrés à l’entretient de son arme principale. C’était d’ailleurs sans compter le fait qu’ici, le bâtiment n’était rien d’autre que la maison de son alliée du moment : même si elle se permettait de laisser ses créations sortir des murs et du plancher, il n’allait pas l’imiter en frappant à tort et à travers comme un barbare. Dans tous les cas, il préférait laisser l’énorme espadon dans son dos atteindre une température moins … élevée avant de le dégainer à nouveau. Le métal ne se mettrait pas directement à fondre, mais sa condition présente pouvait le rendre plus mou voir cassant : même épaisse de 3 ou 4 bons centimètres, la lame n’était pas forcément à même d’entamer une armure sans elle-même en subir les conséquences.

Le premier intrus dans le manoir reçut un accueil des plus expéditifs : sa gorge fut nettement tranchée par la vampire, qui semblait tirer un certain plaisir dans cette exécution sommaire. L’instant d’après cependant, elle se réfugiait derrière l’amas de lambeaux de tissus, qui en aurait presque soupiré d’amusement. Si elle était la « grande sœur », il pouvait presque se permettre une plaisanterie sur le fait que lui était encore un « grand frère » au-dessus : il en avait autant la carrure que le caractère … Et tel un bon grand-frère, il protégeait ceux qui venaient se planquer derrière lui. Le lancier, hésitant, tenta bien une fente en profitant de la portée de son arme : cette dernière fut littéralement balayée sur le côté d’un simple geste du bras métallique. Le démon passa de l’amusement à la lassitude … Levant un poing fermé, il observa le soldat. Les 3 griffes d’acier se rétractèrent sèchement. Ne comprenant pas la manœuvre, le pauvre homme crut un instant qu’il allait être épargné … Du moins, jusqu’à ce que le poing  ne le propulse contre un mur, brisant plusieurs côtes. Restant sur ses jambes malgré la violence de l’impact, le soldat tenta de reprendre son souffle péniblement, crachant déjà un peu de sang. Levant les yeux, il eut comme dernière vision le démon, qui le dominait de toute sa stature. Un second coup de poing fit exploser les os qui avaient maintenu leur intégrité, de même que ce qu’ils protégeaient : les poumons durent être compressé à l’extrême, vu le flot de sang que vomit le pauvre hère en rendant son dernier soupire. Retirant son avant-bras, et laissant tomber le corps sur le sol, le représentant de l’ordre du crépuscule l’observa quelques instants, avant de se détourner. De plus en plus pitoyable.

En bas, c’était cette fois une … Parodie de champs de bataille qui s’était organisé. Si, plus tôt, le combat sur le perron du manoir avait été une vraie boucherie, ici il y avait environ un homme pour chaque poupée … peut-être pour chaque paire de poupée, après une courte inspection de la majeure partie des combats. C’était toujours mieux que le « deux contre tous » qui s’était déroulé plus tôt, mais pas vraiment plus équitable : il suffisait de voir les corps ranimés par la magie proche de la nécromancie pour déduire que dans quelques instants, il ne resterait plus rien des soldats … En imaginant que le démon et la vampire n’interviennent pas pour abréger encore l’échéance. Or, ils n’allaient pas s’en priver. Suivant Talia sans laisser un instant qui que ce soit se demander s’il accordait la moindre parcelle d’attention à ce qui l’entourait, la lame noire se mit à marcher entre les échanges de coups et de morsures, esquivant ceux qui ne lui était pas destiné, se demandant visiblement quel adversaire se choisir. Il finit par trouver ce dernier : un autre démon, qui visiblement avait été contraint par le nombre et l’immortalité supposée de ses adversaires à retourner à sa véritable apparence. Il ressemblait à un minotaure, à ceci près qu’il avait les avant-bras couverts d’écailles de dragons, et que de puissants sabots avaient ici cédé la place à des jambes tout aussi reptiliennes, dont les griffes noirâtres étaient couvertes d’un sang impropre. Se posant contre un mur en croisant les épaules, le spectre observa son futur adversaire achever d’écrabouiller chacune des poupées qui l’attaquait … Visiblement, il avait trouvé un remède plutôt efficace à cette encombrante capacité à ne pas mourir : même si les poupées étaient toujours capables de penser, l’état de tas de chaire informes dans lequel elles étaient laissées ne leur permettait pas de poursuivre le combat. Toisant son adversaire en se frottant la mâchoire pour retirer un peu de sa bave souillée par du sang, l’être du vein observa son confrère avec un air de défi, les yeux rougis par la rage et l’excitation du combat. Un sourire se forma sur son visage difforme … Mortelame consentit enfin à se décoller de son appuie, se tenant droit et fier, imperturbable au milieu du carnage.

Toi … Tu es nôtre cible, n’est-ce pas ?
Finement deviné.
Parfait … Je n’aurais pas à continuer de te chercher dans cette maison de fous.

Le masque de métal poli s’en serait presque fendu d’un sourire. Oui, sans le moindre doute … Ils étaient dans la demeure d’une folle. Mais le monde qui les entourait, voir même le Vein dont ils étaient issus tous les deux, ne l’étaient-ils pas encore un peu plus ? S’élançant avec une certaine synchronisation, les deux créatures semblèrent se percuter avec toute la délicatesse et la subtilité de deux lutteurs tentant chacun de renverser l’autre en arrière. A ce petit jeu, l’être de chaire sembla avoir légèrement l’avantage sur son opposant de tissus : ne pouvant ancrer comme son opposant les griffes de ses pieds dans le sol, le spectre fut contraint à reculer sur un mètre, peut-être … Avant qu’il n’ajuste sa prise : d’un geste aussi fluide que visiblement peu exigent en force, l’horreur nocturne fit passer son adversaire par-dessus sa tête, avant de l’abattre crâne en premier dans le sol, qu’il fractura nettement. Le minotaure, secoué par le choc, tomba sur le dos, écrasant au passage un de ses alliés : il tenta cependant de se relever, mais n’eut pas le temps de le faire complètement qu’un pic acéré venait se planter dans son œil. Un coup de poing enfonça ce dernier encore un peu plus, et la créature hybride recula, hurlant de douleur. Prenant un instant pour se recentrer sur le combat, il poussa un mugissement à en faire trembler les murs, et chargea le spectre. Ce dernier ne tenta même pas de prendre le taureau par les cornes : il se saisit du pommeau de blanche … Et se fit passer à travers. Continuant sur sa lancée, son adversaire défonça pratiquement le mur derrière lui, le faisant vibrer, ainsi qu’une bonne partie de la pièce.

Oh … Désolé, Talia. Je vais tenter de me montrer plus précautionneux, histoire d’éviter que votre demeure ne nous tombe sur le crâne.

L’homme bête avait de nouveau pivoté, prêt à charger … Mais il n’en eut pas le temps. En un instant aussi court qu’un battement de cil, l’horreur nocturne s’était glissé jusqu’à lui, et lui expédiait une droite qui aurait fait sauter la boite crânienne d’un homme normalement constitué. Ne s’arrêtant pas là, le spectre continua de le marteler de coups de ses gants de métal, esquivant les quelques ripostes peu précises qui tentaient de fuser vers lui : clairement, il ne laissait à son opposant ni le temps ni la capacité de regrouper assez ses esprits pour pouvoir opposer une quelconque résistance. Au bout d’un moment cependant, probablement motivé par la douleur, l’hybride replia ses bras contre son torse, et les déplia brusquement. Résultat surprenant : un choc, ressemblant presque à une explosion sans flamme, sembla partir de sa poitrine, repoussant le spectre en arrière sur plusieurs mètres. Surpris, Mortelame roula au sol sur le dos, se remettant sur ses pieds et s’arrêtant de glisser en remettant son regard sur son adversaire. Ce dernier n’avait visiblement pas l’habitude d’utiliser ce sortilège … Un « dernier recours », probablement : il semblait épuisé. Ou alors, les martellements qu’il venait de recevoir un peu partout sur son crâne et son torse l’avaient bel et bien affecté suffisamment. Le spectre ne repartit cependant pas tout de suite à l’assaut : avant, il pivota sur lui-même, et bloqua les deux poignets du soldat dans son dos. Ce dernier, armé d’une paire de couteaux longs, avait tenté de le poignarder en voyant une occasion … Dommage : il avait tenté de jouer dans une catégorie qui n’était pas la sienne. Une seconde peut-être s’écoula. Puis, les deux poignets de l’homme furent broyés par la poigne du démon qui les tenait, et il hurla, se cabrant en arrière sans se libérer. Un coup de pied, en plein menton, fit basculer encore plus sa tête en arrière, au point que sa nuque craqua sinistrement, et qu’il ne s’écroule comme un pantin. Récupérant les deux lames au sol, le spectre se releva, et se tourna vers son adversaire. Ce dernier se frotta les poings, retirant le pic de son œil avec un air mauvais.

Je dois admettre une chose … Tu es coriace. Et je doute que mes griffes soient assez épaisses pour traverser ta chaire … En revanche, j’ai un doute pour cette paire de lame.
He he … Je comprends pourquoi on a précipité tant d’hommes à tes trousses. Mortelame, c’est bien cela ?
En effet. Et vous, comment vous nomme-t-on ?
Mania le fléau …
Bien … Je veillerais à conserver en mémoire cette épitaphe pour la mettre sur votre tombe.
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MessageSujet: *** Attention, post assez violent avec contenu explicite, lisez à vos risques et périls ***   Sam 7 Nov 2015 - 20:02


- Dix petits singes, dansant sur les branches d'un arbre trop vieux pour les supporter...

Avançant en chantonnant, Talia fixa l'un des soldats qui était arrivé. L'homme avait assisté à l'horreur qu'offrait le spectacle mené par Talia, Sophie et Mortelame. Ce dernier, plein d'une rage visible, hurla des absurdités à la demoiselle qui avançait, un large sourire sur les lèvres. Sophie, surgissant devant la poupétière, ricana à son tour avant de se jeter sur le pauvre homme, qui tenta de lui asséner un violent coup de hache, ne parvenant qu'à légèrement entailler son bras. D'un violent coup de poing, la poupée lui arracha le cœur, ouvrant violemment son torse. Dévorant ensuite l'organe, la fille aux cheveux roses se délecta un moment alors qu'un autre guerrier se jetait vers elle. D'un pas de côté, elle continua son hors d'oeuvre, alors que juste derrière l'homme la vampire faisait son apparition, plantant sa lame dans la nuque du pauvret.

- Deux d'entre eux tombèrent, bataillant bêtement, et s'écrasèrent au sol. Les vers dévorent leur corps moisi.

Ce fut un être cornu qui stoppa la comptine de la nécromancienne, l'attrapant par les bras pour la soulever légèrement. Poussant un petit cri, la demoiselle gigota et bougea les pieds comme un enfant mécontent. L'instant d'après, quatre poupées, enfin plutôt huit bras de poupées, attrapèrent le démon depuis le sol, et arrachèrent les ligaments de ses genoux grâce à leurs ongles acérés. L'être cornu beugla, serrant un peu plus Talia qui pesta. D'un mouvement vif, les poupées attaquèrent les os se trouvant sous les ligaments sectionnés arrachant ce qu'elles pouvaient prendre. L'étreinte sur la poupétière cessa alors presque directement, le démon tombant sur le sol dans une mare de sang, avant que la lame des Fictilem ne vienne se planter dans son œil droit, puis dans son cou, pour finir par déchirer, littéralement, les lambeaux qui formaient autrefois son visage. Léchant sa lame, Talia se redressa doucement, observant sa robe qui était légèrement déchirée.

- Un autre donna son âme à la faucheuse, emporté par la maladie. Son corps propagea la peste...

Trois mercenaires encerclèrent alors la vampire, alors que dans le fond, Mortelame semblait "s'amuser" avec un espèce de minotaure reptilien. Enfin, si tant est que le démon pouvait s'amuser. Il était assez amusant de constater que les mercenaires étaient plus choqués par les actes de la vampire plutôt que par la nature de leurs camarades. L'ironie de la situation fit glousser Talia qui serra les jambes en passant sa lame sur sa main, s'entaillant légèrement la paume. Sophie sautilla alors vers elle, léchant sa plaie, avant de gémir à son tour.

- Le sang de maîtresse.... Hum..... Je peux y aller à pleine puissance? C'est ça?

Un sourire fut son approbation, alors que la poupée lécha de nouveau la main ensanglanté de sa maîtresse. Après un autre gémissement, la poupée se dressa de manière complètement désarticulée, avant de bondir avec une vitesse impressionnante vers le mercenaire le plus proche. Surpris par cet acte soudain, il n'eut pas le temps de réagir que sa tête roulait déjà sur le sol. Le second tenta bien une manoeuvre, mais Sophie esquiva son attaque aisément, avant de plonger sa main dans son cou, pour ensuite en arracher une bonne partie de la colonne vertébrale de ce dernier. Le survivant, ayant assisté à la scène digne des plus grands contes d'horreur, déglutit et leva son bouclier pour se protéger de l'attaque de la revenante. Malheureusement, le bouclier céda sou l'impact, et ce qui fut la protection de l'homme fut ensuite ce qui causa sa perte, les pans de métal pénétrant sa chaire et perçant ses organes vitaux. Tombant dans une flaque de sang, il eut la malchance de rester suffisamment en vie pour voir Sophie commencer son repas, ses boyaux servant de hors-d'oeuvre.

- Les trois suivants, attristés par la mort de leurs frères, voulurent cesser leur danse. Une fois immobile, ils périrent, emportés par la fatigue et le froid de l'hiver venu.

Trottinant nonchalamment vers la salle d'auscultation, Talia était suivie par Sophie qui grignotait un bras humain ainsi que quatre autres mercenaires. Mortelame avait de quoi s'amuser avec le démon, alors autant lui laisser de la place sur son terrain de jeu... Même si la poupétière espérait grandement qu'il ne ruine pas complètement sa maison, le sang et les murs c'était une chose, un pilier deviendrait plus embêtant. Parvenant finalement dans la salle souhaitée, Talia se retourna subitement vers ceux qui la poursuivaient, laissant choir sa robe pleine de sang sur le sol. Ricanant alors qu'elle reculait doucement voir les regards de ces hommes la dévorer malgré l'horreur qu'ils éprouvaient pour elle amusa, et excita la poupétière au plus haut point. Claquant des doigts, la nécromancienne laissa Sophie se jeter sur le soldat le plus proche, entamant un corps à corps contre ce dernier, qui s'était changé à la dernière minute en une autre créature grotesque. Les trois autres suivirent la demoiselle nue jusqu'à une sorte de bassin en céramique. Les stries sur le bassin montrait clairement qu'il n'était là que pour favoriser les écoulements sanguins, comme une table d'opération; et pour cause, il s'agissait du lieu où plaçait la vampire ses futures poupées lorsqu'elles venaient d'être "récupérées". L'homme le plus proche, visiblement confiant en l'absence de Sophie, tenta de s'approcher, mais regretta amèrement son geste lorsqu'une gigantesque herse de fer sortit du sol pour l'empaler, la poupétière s'approchant pour lécher le sang s'écoulant de sa bouche. Elle qui buvait généralement assez peu, avait ici de quoi boire tout son saoul.

- La salle est pié...

Le second type, qui avait voulu reculé ne put achever sa phrase, trois bras suspendus au dessus de lui s'animèrent subitement, arrachant sa langue puis ses yeux, avant de le suspendre au dessus du sol, serrant sa gorge jusqu'à un ultime gargouillis. Un peu plus loin, un autre cri retentissait.

- Un tomba ensuite sur des ronces en tentant de sauter sur une autre branche. Alors que ses deux frères étaient déjà trépassés, l'un dévoré par le second qui se pendit par la suite aux branches de l'arbre, regrettant d'être devenu un monstre.

Le sang remplissait presque la moitié du bassin, tandis que le dernier soldat estimait que la fuite restait sa meilleure chance. Lorsqu'il tomba sur Sophie, il dut sûrement faire ses dernières prières car la poupée tenait dans sa main la tête du démon qui était autrefois son ami, avant de lui jeter violemment, le faisant tomber sur le sol. Très vite, plusieurs poupées firent leur apparition et saisirent le mercenaire aux membres, l'attachant sur le sol ensanglanté du bassin. Talia, ricanant, approcha complètement nue du pauvret, alors que les corps sans vie de ses camarades étaient en train d'être suspendus au dessus d'eux. Quelques poupées arrachèrent l'armure de cuir du pauvre type, qui se retrouvait torse nu. La poupétière, ricanant, continua son approche, avant de finalement se placer à califourchon, juste au dessus du pommeau de sa lame qu'elle pointait vers le bras droit du dernier mercenaire.

- Le dernier singe, quand à lui, n'eut d'autres choix que de sauter de cet arbre maudit pour s'échapper. Il fut faucher par une flèche en plein vol, un homme passant par là et le prenant pour un gibier. Dix petits singes, pour dix petites tombes. Et l'arbre quand à lui, nourrit ses racines du sang des animaux,prolongeant sa corruption...

Commençant à se laisser choir, le poids de la demoiselle força la lame à pénétrer la chaire de sa victime, le faisant hurler, masquant presque les gémissements de la nécromancienne lorsque le couteau rencontra la résistance du sol. Recommençant son opération sur diverses parties du corps de sa proie, la nécromancienne se plaça finalement au dessus du cœur du mercenaire, avant de recommencer encore son opération malsaine, poussant un énième cri de plaisir, cette fois clairement distinct, les gargouillis sanglants de sa victime ne pouvant masquer sa voix cristalline. Les poupées qui avaient placé les cadavres des attaquants un peu plus tôt sectionnèrent les carotides des hommes, déversant un flot de sang sur la maîtresse du manoir, la couvrant de la tête aux pieds du liquide écarlate. Léchant ses lèvres tout en bougeant légèrement afin de savourer son plaisir, la vampire se délectait tant physiquement que mentalement de la scène. Quelques temps plus tard, elle laissa les corps sans vie ici, reprenant seulement son couteau alors qu'elle retournait vers la salle où se trouvait morty et quelques mercenaires encore assez chanceux pour être vivants. Couverte de sang et complètement nue, la poupétière avançait, accompagnée par Sophie et une bonne vingtaine de petites poupées. Se mordant la lèvre inférieure, Talia fixait ses derniers agresseurs, les rires de ces sœurs servant de glas à la vie de ces pauvres chasseurs de primes.
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Mortelame

Horreur nocturne

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Race : Démon
Classe : Lame noire
Métier : Anciennement forgerons et garde du corps.
Groupe : Ordre du crépuscule

Âge : Inconnu.

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Fiche de Personnage :


MessageSujet: Re: Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]   Ven 20 Nov 2015 - 0:56

Le démon avait répliqué avec un son, que son homologue spectral ne savait pas s’il devait l’interpréter comme un ricanement de défi, ou au contraire un son supposé exprimer son dédain. Faisant lentement tourner les deux lames jumelles dans ses mains, l’horreur nocturne avait incliné son masque vers ces dernières, les détaillants. Elles pivotaient entre ses doigts de métal avec une vitesse, une fluidité qui frôlait les limites imposées par l’ordre naturel des choses. Comme si le tas de loques qui les maniait avait passé toute son existence à faire cela … Son existence, ou une durée plus longue encore. Et après tout … C’était peut-être un peu vrai. Même s’il avait, bien entendu, combattu avec blanche ou ses griffes dans l’immense majorité des cas, il lui était arrivé de se doter, plus ou moins temporairement, d’autres armes … Or, celles-ci lui rappelaient deux poignards qu’il avait apprécié, durant quelques années, alors qu’il était encore au service du nécromancien. Les manches polis ne donnaient même pas réellement l’impression d’être touchés par les protections vides qui servaient de mains à l’épéiste immatériel : on aurait plutôt pensé à une chorégraphie parfaitement exécutée, un ballet où le métal dansait avec lui-même, et où le tueur et ses armes bougeaient ensemble, de manière synchronisée, sans avoir besoin de contact pour cela. Cessant brusquement ces gestes, le démon saisit fermement les deux couteaux, pointes vers le bas, avant de laisser ses bras se ranger le long de son corps. Lentement, ses pouces se positionnèrent sur les deux pommeaux, les frottant doucement, comme deux vieux amis.

Es-tu prêt, Mania ?

La créature reptilienne sembla hésiter pendant quelques instants sur la réponse. Ses yeux n’avaient pas quitté les lames de métal blanc durant la petite démonstration qu’on venait de lui faire : il était clair qu’il ne tenait pas à prendre son adversaire à la légère … Un sourire finit par étirer ses babines gercées, dévoilant des crocs larges, couverts de salive et de sang, et d’une teinte proche de celle de l’ivoire ancien. Relevant ses poings devant son visage en faisant mine de protéger son torse avec ses avant-bras, le démon sembla se concentrer quelques instants, une légère aura entourant ses poings … Avant que brusquement, deux excroissances osseuses ne sortent de ses mains : partant du côté opposé au pouce, elles rappelaient le croc d’un animal gigantesque, légèrement recourbées et surtout atrocement pointues. De manière amusante, ces deux armes naturelles imitaient quelque peu la prise qu’avait le démon nocturne sur ses lames : ce dernier finit par mimétisme par adopter la même pose que son adversaire, se préparant au combat. Quelques mètres les séparaient … Ce n’était rien, pour deux entités de leur acabit.

D’un nouveau bond, ils étaient encore une fois l’un sur l’autre : les os avaient cogné le métal en projetant des étincelles dans les airs, luttant l’un contre l’autre pendant quelques instants avant de se séparer, pour mieux se croiser l’instant d’après. Là où, précédemment, aussi bien Mortelame que le fléau se reposait sur leur force brute et leur vitesse, ici c’était un duel de technique qui s’engageait : de véritables passes d’armes, feintes, fentes et coups d’estocs ou de tailles étaient échangés par les deux adversaires, dont la danse macabre envoyait de manière relativement aléatoire voler les cadavres dans lesquels ils tapaient des pieds lorsqu’ils changeaient leurs appuis. Aussi bien des morceaux de poupées que de mercenaires percutèrent donc de temps à autres les quelques individus qui se tenaient trop proches de l’affrontement, sans que cette pensée ne dérange de quelque manière que ce soit un des deux démons. Ces derniers étaient bien trop pris dans leur duel pour prêter attention aux conséquences plus ou moins indirectes de leurs actes : seul comptait le fait de lutter, à armes égales, contre un opposant qui semblait en de nombreux point égal. Malheureusement pour l’une des deux créatures, elle avait sous-estimé la maîtrise qu’avait son adversaire de ses armes … et du combat de manière générale.

Mortelame était un guerrier. Il n’était pas né ainsi : il l’était devenu. A ses débuts, dans des temps dont lui-même ne se souvenait plus, il avait été faible, incapable. Tout juste bon à agiter son tranchoir, et à gagner ses duels sur des coups de chance. Mais sa mission de protéger le nécromancien l’avait forcé à développer ses talents martiaux, d’une manière ou d’une autre. En quelques mois, il était devenu un combattant correct. En un an, un guerrier confirmé. En plusieurs années, alors qu’il voyageait désormais dans le vein, c’était désormais un bretteur d’un excellent niveau, capable de rivaliser avec les êtres démoniaque qu’ils croisaient de sa simple lame, et par sa volonté. Puis, la magie corruptrice du chaos permanent et sa pratique perpétuelle avaient fait leur œuvre. Homme, il avait été : démon, il était petit à petit devenu … Un démon vivant par, et pratiquement pour sa lame. La chaire, les muscles avaient disparu, mais pourtant la puissance était là, impressionnante. Ses tendons, ses nerfs n’existaient plus depuis des dizaines, des centaines de générations, et pourtant la vitesse et la fluidité de ses mouvements étaient sans égale … pour les simples mortels. Et enfin, son cerveau, celui qui retenait toutes ses expériences guerrières, qui avait envisagé tant de situations, enregistré tant de gestes et de techniques, le siège de cet esprit qui s’était conformé à l’idéal d’un tueur plus performant que le meilleur des prédateurs … Cela aussi, cela avait disparu. Mais pourtant, même en l’absence de neurones, l’esprit fonctionnait. Le démon réfléchissait, à chaque seconde de son combat. Il savait où il avait frappé son adversaire, qu’est-ce qui se trouvait là, et avec quelle force il avait abattu ses poings. Il savait que ce dernier ne pouvait pas forcer autant qu’il le désirait, lors de l’exécution de certains gestes. Il savait qu’il ne serait pas à même de tenir aussi longtemps qu’il le désirait, même s’il pensait probablement le contraire. Et il savait comment le briser … alors que le fléau savait juste qu’il tentait à tout prix de défendre sa vie.

La lame métallique pénétra le cuir épais avec une facilité aussi bien dû au tranchant de la lame qu’à la violence mue en puissance qui était contenue dans l’exécution de l’attaque. L’avant-bras du minotaure, entre ses écailles, était désormais orné d’une longue estafilade, parallèle à l’os, qui devait faire horriblement mal … Mortelame recula un instant, observant le sang verdâtre sur son couteau. Son adversaire, lançant une bravade, tenta d’attaquer de l’autre bras. Une faille dans sa garde lui coûta un nouveau coup de couteau sur les côtes, qui exposa pratiquement à l’air libre ses côtes noueuses et trop nombreuses. Le démon hurla de rage et de douleur, alors qu’il reculait d’un pas. Mortelame ne cherchait pas à le poignarder : il n’y voyait pas d’intérêt. Il ne faisait que trancher la chaire, en surface. Sur une longue surface. Il foulait l’empêcher de bander ses muscles. L’empêcher de se mouvoir comme il voulait. L’empêcher de conserver dans ses veines ce sang qui lui était si précieux. Une des excroissances osseuses tenta de se planter dans le masque de métal poli. Sans la moindre hésitation, le démon planta son couteau dans l’avant-bras, peut-être une dizaine de centimètres en dessous de la lame osseuse : de son autre bras, il soutenait celui qui tenait la lame. Cette dernière s’enfonça pratiquement jusqu’à la garde : la faisant pivoter d’un geste vif, le spectre l’arracha aux chaires dont elle était prisonnière, les déchirant au passage. Le démon, dont le bras était à moitié coupé en deux, recula en tenant ce dernier dans sa main valide.

Un être normal aurait eu l’avant-bras amputé.
La belle affaire … J’ai perdu.
Tu es au moins assez réaliste pour l’admettre … Et assez noble pour me le dire en face. Une dernière volonté ?
… Fais ça vite. J’ai pas que ça à faire de ma journée.

L’horreur nocturne opina légèrement du chef, inclinant vers l’avant ce masque qu’elle ne quittait jamais. Le démon cornu, comme pour se défendre, leva son bras valide : l’excroissance osseuse qui s’y trouvait sembla se rallonger de quelques centimètres avec un léger crissement. Lentement, le représentant de l’ordre du crépuscule s’inclina vers l’avant … avant de prendre une impulsion largement supérieure aux précédentes. La conclusion du combat fut aussi brève que ce qu’avait désiré le perdant : privé d’une de ses deux défenses, il sentit son ventre se déchirer à la 2nd attaque, eut le cou tranché à la 4ème, et ne sentit même pas totalement une lame s’enfoncer dans son front, le tuant sur le coup. Le démon retira le couteau, regardant l’énorme silhouette s’écrouler sur le sol, avant de se retourner … Presque tous les soldats étaient morts. Presque. La poupetière, qui devait s’être absentée depuis quelques minutes, venait de revenir … Elle était nue, et couverte de sang. Le démon savait pertinemment que ce n’était pas le sien. D’un coin de l’œil, il saisit la silhouette d’un soldat qui tentait, désespéré, de s’enfuir, quitte à forcer droit sur la vampire. Il aurait pu laisser cette dernière, ou même Sophie, s’en charger, mais … saisissant brusquement le pommeau de son arme principale après avoir passé le couteau qu’il tenait dans son autre main, il disparut.

Le pauvret pilla net en se rendant compte de la jeune demoiselle sur laquelle il fonçait de manière si inconsciente. Une poupée lui avait arraché un lambeau de bras : il tenait lamentablement son biceps, comme dans l’espoir que ce dernier allait repousser par la suite. Sa lance était à terre, son couteau s’était brisé entre les dents d’une assaillante. Dans ses yeux écarquillés, on sentait aussi bien la terreur pure de voir ses compagnons massacrés les uns après les autres, qu’un brin de folie pure : aurait-il affirmé « je suis dans un rêve » qu’au ton de sa voix, on aurait su qu’il ne disait pas cela pour se rendre drôle. Cependant, il était certain d’une chose : il ne voulait pas se jeter sur la buveuse de sang, à aucun prix. La dévisageant un instant sans même parvenir à s’attarder sur son corps dénudé pourtant si attirant, il nota enfin la demoiselle aux cheveux roses et à l’expression passablement dérangée qui, lentement, contournait sa maîtresse pour s’approcher de lui. Mais Sophie n’eut pas non plus le temps de se repaitre de ce pauvre hère : brusquement, trois marques écarlates apparurent sur son torse : en les voyants, on pouvait discerner à l’intérieur les organes, le sang et les viscères qui étaient écartées par quelque chose … D’invisible. Le cœur était perforé. Les poumons aussi. Dans une tentative pitoyable de dire quelque chose, le mercenaire cracha un peu de sang, qui se retrouva sur le visage de la vampire. Un bruit de frottement se fit entendre, alors qu’il se courbait en avant : visiblement, ce qui lui avait transpercé le torse venait de se retirer. Cependant, quelque chose se planta avec un bruit mou dans sa nuque, le forçant à redresser le crâne. Cette fois, ce n’était pas 3, mais 6 fentes qui étaient nées sur son visage : l’une d’entre elles était même située en plein milieu de son œil, désormais crevé. Lentement, l’horreur nocture redevint petit à petit visible : ses griffes avaient toutes les 6 transpercé le crâne, et soutenaient désormais tout le poids du corps. Les rétractant, le démon l’observa tomber à terre, pantin désarticulé de plus dans la maison de fous de la doctoresse.

Je trouve ces couteaux intéressants … Pas seulement parce qu’ils ont été extrêmement bien forgés, mais … ils sont nus. De métal pur, d’un seul tenant : on ne voit pas de distinction claire entre la lame et le manche. Ils sont vides. Sans personnalité … On dirait les lames que manipulerait un pantin. Jouant un peu avec les deux armes dans une main, avant de les accrocher dans sa ceinture, le démon se tourna vers la vampire, et Sophie. Je présume que votre brève absence a été des plus plaisantes, Talia. Je dois l’avouer : je profite rarement de manière aussi intense de mes journées … c’est rafraichissant. Tout le monde n’a pas de corps dont il peut satisfaire les pulsions primaires, après tout …

Alors qu’il terminait cette phrase, le démon tourna la tête, fixant un pan de mur. Pour un peu, on aurait pu croire qu’il allait faire apparaître une paire de sourcils, et les froncer. Il n’en fit cependant rien : à la place, il leva doucement un bras, qu’il posa sur l’un des pics de sa poitrine. Le brisant, il le fit repousser dans l’instant, ne bougeant pas vraiment, comme un chasseur attendant le bon moment pour tirer sur sa proie. Puis, brusquement, son bras se déploya. Le pic se planta dans un mur en formant une tache de sang autour de lui … Avant que, progressivement, un démon rappelant fortement un caméléon ne sorte de son camouflage en criant de douleur.

Tes pieds sont couverts de sang, être invisible ne te sert à rien dans ces conditions mon jeune ami ... bien. Talia, je suppose qu’en tant qu’hôte, c’est à vous que reviendrait plutôt ce plaisir … Il m’a l’air de faire partie des tout derniers.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]   

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Il était déjà bien tard pour jouer à la poupée ... Et pourtant. [PV Talia]

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