''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Poignard Espoir Têtard [ Libre ]

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Pourrie Morteury



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Pourrie Morteury
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Race : Vampire
Classe : Rôdeur
Métier : Au service d'Arphoss
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Fiche de Personnage : Ma Fiche


Poignard Espoir Têtard [ Libre ] _
MessageSujet: Poignard Espoir Têtard [ Libre ]   Poignard Espoir Têtard [ Libre ] EmptyDim 12 Sep 2010 - 12:34

Une odeur de poisson décomposé flottait dans l'air. Le trafique était particulièrement important aujourd'hui, c'était au crépuscule et les braves hommes rentraient chez eux après une journée de travail, heureux de retrouver leur famille et la chaleur d'un foyer qu'ils avaient formés. Eurybie tournait le dos à la route pavée sur laquelle les sabots faisaient un bruit rythmé mais lent, pareil à celui d'une marche funèbre. Ses coudes étaient appuyés sur la rambarde en pierre. Froide. Aussi froide que tout son corps qui frémissait. Elle était venue ici dans l'après-midi, après qu'Arphoss l'ait chassé du Vein pour plusieurs jours, mêlant sa colère aux tortures. Bien qu'aucune trace de cette violence n'avait marqué la chair de la jeune femme, elle sentait au plus profond d'elle que tout son corps pliait sous ces brûlures, ces coupures, ces lacérations...
- Tu devais me le ramener VIVANT! Tout est fichu à cause de toi! Je t'ai tout enseigné! Je t'ai sauvé de la misère, regarde seulement comment tu me remercies! Tu n'es qu'une incapable. Tu devais les tuer n'est-ce pas? Parce-que tu es une espèce de peste prétentieuse qui ne supporte pas qu'on lui fasse du mal...
Emmenez-la et faîtes lui comprendre.
Fermant les yeux, elle se demanda si au monde, il y avait quelque chose de pire à la colère d'Arphoss. Il représentait tout pour elle et sa haine était plus douloureuse à supporter que les châtiments qu'il lui avait réservé. Quelques gouttes de sang apparurent aux coins de ses yeux et glissèrent le long de ses joues pâles, laissant une traînée sombre... Elle avait ressenti le besoin de revenir à cet endroit, d'où elle venait. Le Venill avait gardé cette même allure paisible qu'on rencontre à chaque coucher du soleil ; l'envol des oiseaux sereins, la légère brise qui vous caresse délicatement la peau... Elle se revoyait sauter de ce pont avec ses frères, si bien qu'elle avait l'impression de voir des fantômes qui apparaissaient à quelques mètres à côté d'elle. Heureux, ensemble. Trop occupée à se perdre dans ses vieux souvenirs lointains, elle n'entendit pas qu'on s'approchait d'elle et ne sentit qu'une lame froide posée sur sa nuque. Était-ce une fin? Un début? Connaissait-elle cette personne qui menaçait une femme seule qui sanglotait innocemment ? Personne n'avait pu la reconnaître de dos, à moins qu'on la connaisse vraiment, vraiment bien. Elle se calma et lança cette phrase d'une voix indifférente et monotone, sans faire le moindre mouvement :

- Je suppose que je peux vous être utile.


Dernière édition par Eurybie Pourrie le Jeu 4 Nov 2010 - 19:15, édité 2 fois
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Helio Nyx



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Helio Nyx
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Race : Élu
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Croyances : Athée
Groupe : Ange

Âge : 27

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Fiche de Personnage : Ma Fiche


Poignard Espoir Têtard [ Libre ] _
MessageSujet: Re: Poignard Espoir Têtard [ Libre ]   Poignard Espoir Têtard [ Libre ] EmptyDim 12 Sep 2010 - 19:47

(Ambiance)

Mon ancienne maison, lieu où ma vie a basculée de l'ignorance à la connaissance. Début de ma reconversion en Élu. La même odeur de poisson flotte dans la rue, la même brise chaude courre sur les toits. Sur les toits. Je suis perché en haut d'un toit en face de mon ancienne maison appartenant maintenant à une nouvelle famille. La porte a été remise en état et je suppose que l'intérieur a subit le même traitement. Il ne doit plus y avoir aucune trace de mon passé ici. Les voisins doivent penser que nous sommes tous décédés, aucun ne m'a reconnu quand je suis passé une heure auparavant dans la rue. Étrange sensation, je me sens vraiment quelqu'un d'autre et les réactions de ces humains me le font de plus en plus penser. J'aimerai entrer à nouveau dans la bâtisse, vérifier que nos cachettes sont toujours présentes, retrouver le contact dru et râpeux des poutres, l'habitude de passer derrière le comptoir du magasin et de piquer quelques confiseries en cachette. Je me lève, descend d'un bond souple et agile dans la rue et me dirige vers le pont.

-Futilité... Ma Vérité n'est pas ici.

Je me dirige vers le grand pont, situé à quelques dizaines de mètres d'ici. J'aimais à la traverser, je me sentais libre lorsque je sautais sur les rebords du pont. J'ai bien faillit plusieurs fois me retrouver tout en bas, mais j'arrivais toujours à me rattraper au dernier instant. Je ne met d'une poignée de minutes pour atteindre l'extrémité du pont qui s'étale alors devant moi de toute sa longueur. Il y a encore quelques passants qui emprunte le pont, mais à cette heure-ci les Venillois sont plutôt au pied de leur cheminée. Je m'engage sur la construction en pierre d'un pas serein. Une fois de l'autre côté j'ouvrirai un portail vers Adyril pour rentrer. Je marche les yeux rivés vers le fleuve s'écoulant paisiblement des mètres et des mètres en dessous de mes pieds. Et alors que j'arrive à la moitié, un détail détourne mon regard. Une femme est penchée au dessus du rebord, perdue dans ses pensées. Je m'arrête et la regard, voyant dans son comportement ce que je ressens en ce moment. Je la trouve nostalgique, elle fondrait en larme que je ne m'étonnerai pas. Je ne la connait pas du tout, je ne l'ai jamais rencontrée de mon temps dans cette ville. Peut-être vient-elle d'ailleurs ? Mais un mouvement attire mon attention. Un homme encapuchonné s'approche de la demoiselle, la pointe d'une lame brillant au bout de la manche de son long manteau. Je crois l'avoir déjà vu quelque part, ce manteau, mais je ne suis plus certain. Ce dont je suis sûr par contre, c'est qu'il en a après la demoiselle. Il passe sa lame sous la gorge de cette dernière. Elle ne réagit pas, prononce juste une phrase que je n'entend pas. Un instant de battement s'installe avant que je ne me décide à réagir. Je m'approche des deux inconnu, décidé à en savoir plus sur ceux-ci de façon pacifique. Je garde quand même à l'esprit que je dois me munir rapidement de mon bouclier si les choses tournent mal. Je m'adresse à eux avec un léger sourire espiègle.

-Belle soirée pour admirer le fleuve, n'est-ce pas ?
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Karl V.M

Invité

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Poignard Espoir Têtard [ Libre ] _
MessageSujet: Re: Poignard Espoir Têtard [ Libre ]   Poignard Espoir Têtard [ Libre ] EmptyMer 22 Sep 2010 - 16:34

Depuis combien de jours et combien de nuit ? Devait-il compter en semaines ? A moins que les mois furent une meilleure unité de mesure. Karl Von Morlag était sûr d'une chose, cela faisait moins d'une année. Oui, son altercation avec le Roi Kaull Hendenmark remontait à moins d'un cycle solaire. Autant de temps que le Général de la Deuxième Armée de Madorass demeura en une coquille vide. Il aimait à conter ses pas et ses gestes, les parfums et les chants qui l'entouraient. Mais Karl n'était plus et il savait ses jours comptés.

Au début, il erra à Madorass, puis se cloîtra dans ses quartiers. Il en oublia ses deux montures et son aigle ; la boisson devint son unique ami. Il était vide et absent. Comme mort. Si Karl prenait le temps de s'observer et de faire un constat, il tirerait les mêmes conclusion que nous ; il considèrerait qu'il est un fantôme, errant, son corps libéré de toute âme humaine. De son âme. Seule son enveloppe corporelle survivait à sa déchéance, monument honorant sa gloire passée.

Comme arraché à son repos éternelle, Karl Von Morlag avait reçu une missive. Des personnes de la haute société de Venill, qu'il avait connu du temps où il portait la bannière de la Cavalerie de la Première Armée de la cité, le conviaient à un dîner. Devait-il refuser ? Ou bien fallait-il accepter ? Certes, il était toujours Général mais il se sentait moins qu'un homme. Certes le Roi avait finalement renouvelé sa confiance mais il livrait alors un conflit en son for intérieur. Laisserait-il les paroles du roi le tuer comme un poison ou lutterait-il pour honorer la mémoire de ses parents. Telle était le dilemme qui oppressait Karl Von Morlag.

Finalement, après une longue réflexion, et de nombreuses larmes versées, il avait choisi de se rendre à Venill, rencontrer à nouveau ceux qui croyaient en lui, et peut être retrouver le goût de la vie, voire même sa passion pour le combat. Tout ceci lui paraissait terriblement utopique, pourtant il se faisait violence pour tenter sa chance et qui sait parviendrait il, avec le temps à pardonner son Roi et à rebondir. Tant de peut être... Tant d'incertitudes. Et si peu de certitudes...

Karl ne marchait pas sur les pavés des ruelles. Non. Karl errait, fantomatique, à travers les ruelles sinueuses de Venill. Il avait rendez vous de l'autre côté du pont. Le pont... Ses rambardes de pierres... Le fleuve paisible qui glissait sous ses arches... Il suffirait de grimper sur les pierres et de sauter. Le poids de l'armure ferait le reste, aidé par le courant des eaux, aussi faible soit-il. En un geste les soucis et la douleur de Karl disparaîtrait. Tout lui sembla si simple tout à coup. Il faisait nuit noire, il s'en irait dans l'indifférence, loin des regards des curieux...

Alors que des voix attirèrent l'attention du général, le regard de Karl qui restait jusque là accroché au muret de pierres glissa lentement en direction des protagonistes. Le pont parut soudain bien agité. Un homme encapuchonné menaçait une femme avec une lame, tandis qu'un troisième énergumène se tenait dans leur dos, dans une posture pacifique, mais alerte. Comme une chute de pierre entraîne une avalanche, les dilemmes de Karl en entraînèrent un autre. Bien entendu, ce nouveau dilemme promettait de l'action, de la violence, du sang... Et peut être finalement n'aurait-il pas besoin de se jeter dans le fleuve.

Dès lors, sa décision fut prise. le destin plaçait sur sa route une nouvelle aventure. De la résolution de celle-ci dépendrait le devenir de notre héros. Une main sur le pommeau de son épée, l'autre sur son marteau, Karl avança, d'un pas lent, vers son avenir, sa cape de lion blanc flottant dans la brise. Karl ne sourit pas. Karl ne fronça pas les sourcils. Nulle émotion n'émanait de lui. Et c'est avec cette même froideur qu'il lança :


- Salutations fauteurs de troubles. A qui ai-je l'honneur ?
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Le Peintre

Simple rêveur

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Le Peintre
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Classe : Sorcier
Métier : Artiste
Messages : 50


Poignard Espoir Têtard [ Libre ] _
MessageSujet: Re: Poignard Espoir Têtard [ Libre ]   Poignard Espoir Têtard [ Libre ] EmptyDim 26 Sep 2010 - 9:21

Un pied qui n'en avait pas l'habitude se posa sur les pavés. L'œil terrifié du Peintre regardait les innombrables bâtisses. Heureusement, peu de monde. Oui la foule n'était pas là, car la lune imposait son règne. Une brise, elle siffla dans les ruelles. Le démon avança, prudent. Nombres de ses ongles se rompaient sous ses dents. Il faisait valser ses pupilles d'un endroit à l'autre, sans qu'elles ne se fixent. Pourquoi ? Pourquoi donc oser pénétrer dans une ville ? Cela semblait inutile.

En réalité, le Peintre avait songé ces derniers temps : chaque épreuve pouvait être surmontée, voila la pensée qu'il avait tirée. La ville de Venill était plus petite que celle de Madorass, bien plus petite. Mais ça donnait un avant goût, un peu comme pour se préparer. Se préparer a affronter la Citée Royale. Car son tableau, car Le tableau, était toujours enfermé dans ses murs de pierres grises. L'artiste ne pouvait s'empêcher d'y penser, cela le rongeait. Ses entrailles ne pouvaient éprouver plus de souffrance que de voir la représentation de leur essence s'en aller. S'en aller, dans un endroit inaccessible, qui était pourtant juste là, sous ses yeux. Voilà pourquoi il avait décidé de "s'entrainer", "s'exercer" a l'intérieur de Venill, afin de, peut-être un jour, réussir a entrer dans Madorass. Quitte à goûter à l'impureté. Quitte a côtoyer ces milliers de regards, noirs, rouges, jugeurs. Quitte a fréquenter ces hommes qu'il détestait tant pour leur futilité, leur stupidité et leur déshonneur.

Ses jambes flageolantes le menaient, sans certitude, entre les maisons. Le Peintre faisait attention de ne passer que par les endroits peu fréquentés. Il fallait y aller petit à petit.
Le bruit rassurant de l'eau qui s'écoule.
L'oreille du démon fut attirée, il sourit, innocemment. Et, sans qu'il l'eut ordonné, ses chausses le menèrent au pont. Afin de retrouver le son. Les mains du Peintre se posèrent sur le rebord. Ses doigts frôlant la pierre rugueuse. Il observait l'onde sombre, sans oser perturber la plénitude du paysage. Il marcha encore, lentement, l'esprit ailleurs et le regard absorbé.
Soudain, le Peintre fut tétanisé. Une voix proche, très proche, venait de surgir à côté de lui. Un goutte de sueur perla, ses mains tremblantes vinrent se poser sur sa bouche. Il tourna rapidement ses pupilles. Quatre personnes, il y en avait quatre, si proche qu'elles l'avaient surement toutes aperçues. Il remarqua que l'une d'elles avait un couteau, qu'elle tenait posé sur la gorge d'une femme. Il ne fallait pas l'énerver, il ne fallait pas décevoir tous ces gens. Huit yeux, c'était bien trop. Hélas, le démon ne pouvait s'enfuir, ça serait s'imposer à un jugement encore plus rude. Le visage de l'artiste trembla légèrement, il était à la limite de pleurer. Qu'attendaient-ils tous de lui ? Il regarda à nouveau le couteau. Il ne pouvait se permettre de le mettre en colère. Poli, être poli.

- B...B...Bonsoir.

Finit-il par prononcer, en espérant que tout le monde en soit satisfait. Cette soirée promettait de lui apporter des épreuves.
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Pourrie Morteury



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